Speaker #0Bonjour et bienvenue sur Junko, le podcast qui vous accompagne dans votre réflexion professionnelle et vous aide à construire une carrière qui vous ressemble. Je suis Florence Verdier, coach spécialisé en évolution et transition professionnelle. Dans chaque épisode, je partage avec vous des outils, des réflexions et des histoires inspirantes pour vous aider à clarifier vos aspirations et pour passer à l'action. Que vous soyez en quête d'idées, de motivation ou d'un nouveau départ, ce podcast est là pour vous accompagner, pour vous guider. Et si vous l'appréciez, pensez à lui donner un avis 5 étoiles et à laisser un joli commentaire sur votre plateforme d'écoute préférée. C'est la meilleure façon de soutenir d'une co et de permettre à d'autres de les découvrir. Je vous laisse maintenant avec l'épisode du jour et je vous souhaite une très belle écoute. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le nouvel épisode de Junko. On va prendre une direction pour cet épisode, c'est que chaque fois que tu dis non à quelque chose, tu dis oui à autre chose. Alors on va déjà un peu déconstruire ce non. Dire non, ce n'est pas être difficile, ce n'est pas être peu coopérative, ce n'est pas manquer de flexibilité et surtout, surtout, ce n'est pas juste poser des limites, cette expression qu'on entend partout. et qui sonne comme une injonction de plus. Comme si ton problème, en fait, c'était juste de ne pas savoir te défendre. Non. Dire non, c'est un acte de clarification professionnelle. Parce que chaque fois que tu refuses quelque chose, tu révèles ce qui compte vraiment pour toi et ce dont tu es compétente. Donc le non, ce n'est pas juste fermer une porte. C'est clarifier ce qu'il y a derrière celle que tu veux vraiment franchir. Alors pourquoi ? Pourquoi c'est si compliqué de dire non ? Déjà, il y a la peur de décevoir. La peur de passer pour quelqu'un de pas flexible, de pas impliqué, de pas pro. On a tellement intégré l'idée qu'être professionnel, c'est être disponible, accommodante, capable de tout gérer. Et ensuite, il y a cette illusion, celle de dire oui à tout maintient les portes ouvertes. Tu te dis, si je refuse ça, on ne proposera plus rien. Alors tu acceptes par précaution. Sauf que ça ne maintient pas les portes ouvertes, ça les brouille. Parce que si tu dis oui à tout, personne ne sait vraiment ce que tu fais. C'est pourquoi on peut compter sur toi, ce qui t'anime vraiment. À force de dire oui partout, en fait, tu deviens illisible. Pour les autres et surtout pour toi. Et puis, il y a le oui par défaut. Ce mode automatique qui se met en route dès qu'on te sollicite. Juste en fait parce que dire oui là, sur le moment, c'est plus simple. Pas de justification, pas de tension, pas de gêne. Et si tu es une femme, et je sais qu'il y en a beaucoup dans les personnes qui écoutent ici, Tu connais ce mécanisme de suradaptation, cette capacité à faire entrer plein de choses dans ton agenda, à jongler, à absorber les demandes des autres. Eh bien ça, mesdames, ce n'est pas une qualité, c'est un piège. Parce que ça coûte cher. Ça te coûte, un, de l'énergie. Tu passes tes journées sur des sujets qui ne t'intéressent pas vraiment, qui ne te font pas progresser, qui te dispersent. Ça te coûte, deux, de la clarté. À force de dire oui à tout, tu ne sais plus vraiment ce qui compte pour toi professionnellement. Et trois. Ça te coûte de la crédibilité. Parce que si tu fais un peu de tout, les gens ne savent plus vraiment ce que tu fais. Et en fait, ta valeur devient floue. Alors maintenant, hop, on renverse la perspective. Dire non, ce n'est pas fermer des portes. C'est arrêter de toutes les laisser ouvertes en créant un tour en air permanent. Dire non, c'est donner de la valeur à ton oui. Quand tu refuses certaines choses, ton oui devient lisible. Les gens savent ce que tu fais vraiment. Ils savent pourquoi ils peuvent compter sur toi. Et toi, tu sais où mettre ton énergie. Et dis-toi bien que tu leur rends service, car ça peut être très, très compliqué de travailler avec quelqu'un qui ne dit jamais non, car la responsabilité est déplacée sur eux. Chaque non est une information sur ce qui compte vraiment pour toi et ton non va révéler ton oui, parfois même avant que tu aies les mots pour le formuler. Et ça... ça va créer de la lisibilité professionnelle. Pas juste pour les autres, pour toi aussi. Quand tu commences à dire non à ce qui ne t'intéresse pas vraiment et qui ne correspond pas à ton territoire professionnel, celui-ci justement va venir se dessiner. Les contours vont devenir plus clairs. Tu vas savoir où tu veux aller, donc les autres aussi. Maintenant concrètement, il y a trois types de noms à apprivoiser dans ta vie professionnelle. Le premier, c'est le nom qui protège ton énergie. Alors celui-là, il n'est pas très glamour, mais il est très nécessaire. C'est refuser ce qui t'est puissant à portée de valeur. C'est la réunion inutile, le projet qui va te prendre trois soirées sans vraiment plus-value pour toi. C'est la mission administrative qui ne fait progresser personne. Ce nom-là, il ne va pas révolutionner ta carrière, mais il va te libérer de l'espace. et cet espace, tu vas pouvoir en faire quelque chose. Le deuxième type de nom, c'est le nom qui clarifie ta direction. Alors celui-là, il fait peur. Celui-là, il fait peur parce qu'il ferme des portes. C'est refuser ce qu'il dit de perdre. Tu refuses parce que ce n'est pas dans ta direction. Et même si c'est intéressant, même si c'est bien payé, et même si tu peux le faire, alors ce type de nom, il n'est pas confort. Mais c'est justement son intérêt. Il va t'obliger à choisir, à dire voilà ce que je veux vraiment. Et ce n'est pas ça. Le troisième type de nom, c'est le nom qui teste ta légitimité. De refuser ce pour quoi tu n'es pas la bonne personne. Accepter que tu ne sois pas polyvalente à l'infini, que tu es un territoire d'expertise. Et que de sortir de ce territoire, ce n'est pas rendre service en fait, c'est diluer ce que tu apportes vraiment. Et ce nom-là, il demande de renoncer à l'image de la professionnelle, parfaite, capable de tout gérer. Et ça, parfois, ça peut être difficile. Alors concrètement, comment tu fais ? Déjà, tu commences par les petits noms. La réunion où tu sais que ta présence n'importe rien, le projet périphérique qui te disperse, la sollicitation LinkedIn à un recruteur pour un poste qui ne t'intéresse pas. Et surtout, tu observes ce que ça révèle. Qu'est-ce que tu protèges quand tu dis non ? Du temps, de l'énergie, une direction professionnelle, une façon de travailler ? À quoi tu dis toujours oui par automatisme ? Quand est-ce que tu acceptes sans même te poser la question ? Et rappelle-toi... que le nom, il peut être progressif. Tu n'es pas obligé de dire des noms secs. Tu peux dire, pas maintenant, pas comme ça, pas moi, mais je connais quelqu'un qui serait plus pertinent. Ce nom, ce n'est pas la porte qui claque, c'est une clarification. Alors, dire non, c'est arrêter de laisser toutes les portes ouvertes en créant ce courant d'air permanent. C'est choisir celle que tu veux vraiment franchir. Et parfois, c'est dans ce que tu refuses que tu découvres enfin ce que tu cherches vraiment. Alors la prochaine fois qu'on te propose quelque chose et que ton premier réflexe c'est de dire oui, pose-toi la question mais à quoi je dis oui vraiment là ? Et rappelle-toi, chaque fois que tu dis non à quelque chose, c'est pour dire oui à autre chose. Si tu sens que tu es oui automatique, beauté, trajectoire professionnelle et que tu as besoin d'un espace pour démêler tout ça et clarifier ce qui compte vraiment pour toi, c'est exactement ce qu'on fait en coaching. Tu peux me contacter, tu as toutes les informations dans les notes de cet épisode. Je te remercie d'avoir écouté cet épisode de Junko. Je te retrouve très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là... Prends soin de toi et de ta vie professionnelle. À très vite.