- Speaker #0
Bonjour et bienvenue sur June Corp, le podcast qui vous accompagne dans votre réflexion professionnelle et vous aide à construire une carrière qui vous ressemble. Je suis Florence Verdier, coach spécialisée en évolution et transition professionnelle. Dans chaque épisode, je partage avec vous des outils, des réflexions et des histoires inspirantes pour vous aider à clarifier vos aspirations et pour passer à l'action. Que vous soyez en quête d'idées, de motivation ou d'un nouveau départ, ce podcast est là pour vous accompagner, pour vous guider. Et si vous l'appréciez, pensez à lui donner un avis 5 étoiles et à laisser un joli commentaire sur votre plateforme d'écoute préférée. C'est la meilleure façon de soutenir DUNCO. et de permettre à d'autres de les découvrir. Je vous laisse maintenant avec l'épisode du jour et je vous souhaite une très belle écoute. Bienvenue sur le nouvel épisode de Duneco. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Tan Long Bak, qui est photomentaliste. Salut Tan !
- Speaker #1
Salut Florence !
- Speaker #0
Un gros merci d'avoir accepté cette invitation.
- Speaker #1
Avec plaisir, avec plaisir.
- Speaker #0
Alors, chez Duneco, on dit souvent qu'il y a vraiment mille façons de construire sa carrière. Et là, vous allez voir, ceux et celles qui nous écoutent, que Tan, on est vraiment l'exemple parfait, puisque du coup, tu as vraiment construit ta carrière comme tu le voulais. C'est une carrière qui te représente bien au fil du temps. Donc, on va pouvoir échanger sur tout ça. Dans un premier temps, est-ce que tu peux nous dire dans quel environnement tu as grandi ? Comment tu as évolué le long de ton parcours scolaire ? C'est quoi tes premières expériences ?
- Speaker #1
Pourquoi je suis sur ce podcast ? J'imagine que c'est par rapport à un projet qui s'appelle le photogmentalisme. Là, je vais déjà dans le futur. Avant d'en arriver là, comment j'en suis arrivé là ? C'est un peu l'histoire que je vais raconter. Je suis né dans une famille vietnamienne. Mes parents sont vietnamiens. Je suis né en France. Et j'ai toujours baigné. on va dire, dans la bienveillance de manière générale, dans la bienveillance, dans le respect, dans plein de choses liées à la culture asiatique, j'ai envie de dire. Je ne sais pas si toi, tu connais beaucoup de personnes asiatiques dans le sens culturellement parlant, si tu as baigné dedans ou pas, mais il y a toujours cette histoire de respect déjà, envers chacun, peu importe envers qui, mais il y a une histoire de respect, il y a souvent aussi une histoire de bienveillance surtout. Alors la bienveillance, elle est au moins... à la surface parce que derrière dans la famille, peut-être qu'on se tire les cheveux, mais de manière générale, dans la société, on essaie d'être bienveillant, même si c'est peut-être que deux façades. Donc ça, c'est un peu l'univers dans lequel j'ai baigné. C'est un univers un peu bienveillant. Je suis allé souvent au Vietnam aussi avec mes parents quand j'étais petit. Et c'est un pays où on sourit tout le temps. Donc ça, c'est un truc qui m'a marqué aussi par rapport à la France, où on sourit, mais beaucoup moins. Ou en tout cas, on sourit peut-être en France. Il y a ce côté que j'aime beaucoup. beaucoup par rapport peut-être à l'Asie, c'est qu'on sourit parce qu'on veut sourire. C'est vraiment sincère. Alors qu'en Asie, c'est vraiment plus culturel. Mais voilà, il y avait ce côté très contraste entre ces deux cultures et c'est un truc qui m'a marqué, le sourire, le sourire. Et dans mon travail, j'ai toujours eu cette obsession pour le sourire, un truc que je trouvais magique là-dedans. Et de fil en aiguille, c'est ce qui fait... qu'on en arrive maintenant à ce projet photomentaliste. Alors, pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, qui nous écoutent maintenant.
- Speaker #0
Explique-nous juste rapidement, comme ça tu vas pouvoir après nous dire un peu ton parcours.
- Speaker #1
Voilà, je vais continuer mon parcours après. Donc, le photomentalisme, en fait, c'est l'art de capturer le sourire des gens en faisant des expériences de mentalisme. L'expérience de mentalisme, c'est plus un catalyseur pour faire sourire les gens de manière, ce que j'appelle authentique et sincère. Le sourire sincère, je le provoque par le mentalisme. Donc ça, c'est ça le projet. Et quand j'en suis arrivé là, c'est de part mon enfance de cette culture avec mes parents, et aussi parce que ma famille était liée au maître Thich Nhat Hanh, qui avait son petit village, c'est un maître moine bouddhiste très connu dans le monde, suivi par des millions d'adeptes, il y a beaucoup de gens qui le suivent, des millions de personnes. Alors il n'y avait pas des millions de personnes à l'époque, parce qu'il fallait créer ce village, et ce village est en... dans le sud de la France, pas loin, alors je ne me rappelle plus de la région exacte, mais c'est à quelques heures de Bordeaux, moi j'étais à Bordeaux à l'époque, et ma famille a aidé un peu à créer ce village-là. Pourquoi ? C'est parce que ma grande-tante... et celle qui est juste en dessous du maître, hiérarchiquement j'ai envie de dire, du maître Kishnathan. Donc c'est ma grande-tante, qui est toujours nonne là-bas, qui est toujours au vu de ce qu'on appelle le village des pruniers. Et moi, quand j'étais petit, chaque été, j'allais là-bas, pendant un mois avec ma grand-mère, du coup, qui aimait bien aller là-bas, et je baignais dans cet univers de... C'est un village qui met en avant l'instant présent. Encore une fois, la bienveillance, mais la vraie bienveillance. pour le coup, et moi j'ai baigné dedans. Alors je ne suis pas devenu moine pour autant et je ne faisais que des bêtises là-bas, mais ça m'a sensibilisé aussi à cet univers, à cette encore une fois bienveillance, encore une fois. Et je pense que c'est ce qui m'a construit pendant toute mon enfance à être ici en tout cas, d'être dans la bienveillance et à partager tout ce que j'avais de bienveillant chez moi. En tout cas, c'est dans cet aspect-là que le projet Photomentalisme est né. Parce que le photomentalisme, je capture le sourire des gens, mais c'est des gens que je rencontre pour la plupart du temps, enfin la grande majorité du temps, dans la rue, au hasard. Et l'idée, c'est de montrer aux gens, à eux-mêmes déjà, mais aux gens qui regardent des vidéos, parce que c'est des vidéos aussi, c'est un projet photo, mais qui est filmé par une caméra. Et c'est un projet qui montre que tout le monde peut sourire. Et tout le monde est bienveillant une fois qu'on a cassé cette petite... carapace, cette petite bulle où on est tous, surtout dans une ville comme dans Paris. Une fois qu'on a cassé cette bulle, c'est-à-dire que quand je les approche, les gens, ils ne sont pas forcément accueillants au début, mais c'est normal parce qu'ils ne me connaissent pas. Ils se disent, c'est qui lui ? Est-ce qu'il va me demander de l'argent ? Peu importe. Puis petit à petit, quand la confiance s'installe, au bout de quelques secondes, ce n'est pas très long, et qu'il y a l'expérience du mentalisme où j'essaie de les émerveiller, on va dire, et bien là, la magie se passe, ils se laissent Merci. faire, il y a le filtre qui tombe, il y a le sourire qui tombe, et là, c'est la vraie magie là-dedans, et c'est comme ça que le projet photomantélisme est né, en fait. C'est que je me suis dit, tiens, si on essayait de faire sourire les gens avec du mentalisme, et j'ai vu la magie que ça a fait, sur les gens, sur moi, et sur ceux qui le regardent, enfin, ceux qui regardent ce projet, grosso modo, c'est le parcours, c'est mon enfance, les petites rencontres, ce village bouddhiste zen qui m'a appris du coup aussi, mine de rien. sans que je le pratique, je ne suis pas bouddhiste moi-même, je suis même plutôt athéiste, j'ai envie de dire, mais cette philosophie sur la bienveillance et sur le moment présent, parce que les rencontres, c'est surtout un moment présent aussi, c'est de ne pas penser au passé ou au futur, c'est profiter du fait qu'on se rencontre en vrai. Et ça, ça vient, cette philosophie-là, en tout cas, vient de ce village-là. Il y a une phrase qui m'a beaucoup marqué, qui me suit un peu, c'est un peu mon...
- Speaker #0
Ton mantra ?
- Speaker #1
Oui, mon mantra, c'est le mot que je cherchais. Merci Florence. Donc mon mantra, c'est Maître Tishnathan qui dit « Il n'y a pas de chemin vers le bonheur, le bonheur est le chemin. » En gros, il ne faut pas chercher un but dans sa vie pour être heureux. Il faut le vivre, il faut être heureux. C'est un état d'esprit avant tout, ce n'est pas un but, le bonheur. Et en tout cas, moi, c'est comme ça que le conçoit, l'idée du bonheur et d'être heureux. Et c'est pour ça que moi, quand on me demande de... et qu'on me rencontre, je suis quelqu'un qui n'est jamais pessimiste parce que on a la chance de vivre, on a la chance de respirer on a la chance de vivre, d'être vivant, et rien que ça déjà il n'y a rien qui peut vraiment nous rendre plus bas ou triste, on peut être triste mais le bonheur c'est un état d'esprit et j'essaye moi justement comme je suis quelqu'un, je me sens bien dans ma vie, j'essaye de partager un peu cette de... cette vision-là au reste du monde.
- Speaker #0
Mais ça, on le sent bien, on le voit bien. Moi, je t'ai découvert sur ton compte Instagram, le photomentaliste. Je vous laisserai aller voir, vous allez voir, franchement, c'est magique. Et donc, effectivement, tu filmes ces rencontres avec des inconnus dans la rue où tu vas, du coup, leur proposer, par exemple, de penser à un mot ou penser à quelqu'un qui les rend heureux. Tu captes une photo, d'abord, d'eux, comme ça, un peu sur le fil. Et puis après, en fait, tu devines leur mot qui les fait sourire petit à petit. Donc, on voit le sourire en plus progressivement. On se dit, mais non, mais il va vraiment deviner, en fait, ce mot-là. Et là, d'un coup, tu dis, OK, je ne sais pas si c'est une personne, par exemple, c'est Julien. Et là, d'un coup, il y a le sourire, mais les visages vraiment s'illuminent. Et là, paf, tu captes la photo. C'est là que je capture la photo. Et vraiment, c'est assez incroyable. Et puis, du coup, c'est devenu viral parce que là, du coup, tu as 340 000 abonnés, c'est... énorme. Quand est-ce que tu as commencé à faire ces vidéos-là ? Qu'est-ce que tu faisais avant déjà ?
- Speaker #1
Comment j'en suis arrivé à faire du photomentalisme ? Le photomentalisme, c'est un mélange de plein de passions. Donc il y a la photographie, la rencontre, il y a le mentalisme. Et tout ça, c'est des passions que j'ai eues avant. Donc durant le reste de l'enfance, l'adolescence, j'ai envie de dire. Je suis tombé amoureux. Ma première passion, je m'en rappelle, c'était la magie. Je ne pourrais pas expliquer pourquoi, mais j'adore tout ce qui est lié à l'illusion en général. Donc, j'adorais David Copperfield. C'était vraiment le genre de magicien. À la télé, c'était un truc que j'adorais.
- Speaker #0
Las Vegas, quoi.
- Speaker #1
Las Vegas. Alors, il n'était pas encore à Las Vegas à l'époque, je crois. Enfin, je ne sais plus. Mais il allait partout dans le monde.
- Speaker #0
C'était lui qui allait à Las Vegas, c'était le mari de Dodie Schiffer, tout ça.
- Speaker #1
Oui, Alors, c'était à son apogée. Oui, c'était à Las Vegas. Mais il allait partout dans le monde pour faire ses tours. Il allait en Chine, il traversait la muraille de Chine. Ah oui. Oui, il traversait le mur de la muraille de Chine. tour qui m'avait marqué aussi.
- Speaker #0
Waouh, tu m'étonnes.
- Speaker #1
Un jour, il y a un magicien dans un magasin de farce à la trappe, un magicien m'a fait un tour de piège. C'est la première fois que je le voyais en vrai. C'est incroyable et tout. Et ensuite, il m'a dit si tu veux apprendre le tour, tu peux acheter la VHS, la cassette vidéo derrière. Mais moi, je ne savais pas qu'on pouvait acheter le secret quelque part. Donc là, je dis maman, Donc, toute la journée, je lui ai fait la misère. Le lendemain, elle m'achète cette cassette vidéo. sur la magie des pièces, et je suis tombé dedans. Donc, j'étais vraiment focus, Je suis quelqu'un d'introverti de base, donc je ne suis pas quelqu'un qui aime bien parler, enfin, qui aime bien, je ne suis pas quelqu'un qui est à l'aise, qui était à l'aise pour parler à ses camarades. Donc, ma manière de m'exprimer, j'en avais trouvé enfin un, c'était la magie. Donc, ma manière à moi de, dans une soirée, enfin, soirée, ce n'était pas, il n'y avait pas de soirée à l'époque pour moi quand j'étais petit, mais dans des groupements d'enfants, moi, ma manière d'exister, faire de la magie.
- Speaker #0
Et c'était genre en repas de famille, tout ça ? En repas de famille,
- Speaker #1
tous mes amis, ouais. Tous mes amis de l'époque, je leur faisais un tour de magie et tout. Ce que j'adorais, voilà, j'avais un nouveau pouvoir à l'époque, on va dire, quelque part. Non pas de la parole, mais je communiquais autrement, et c'était par la magie. Donc ça, c'était au primaire. Ensuite, vers le collège, j'étais en train de réfléchir un peu à mon avenir, et c'est j'ai envie de devenir quoi ? Donc moi, je suis d'une famille asiatique. Dans les années 90, du coup, c'était encore, et ça l'est toujours quelque part, mais ma famille, donc, ils viennent, ils sont nés dans les années 60. Ils ont débarqué en France avec la guerre, etc. Et cette génération-là d'Asiatiques, que ce soit les Vietnamiens ou les Chinois ou les Asiatiques de manière générale, comme ils sont arrivés en France avec rien, donc la plupart, ils ont fini restaurateurs, ouvriers, etc. ce qu'ils veulent pour leur enfant, c'est le meilleur. Et le meilleur, dans l'inconscient collectif asiatique, c'est être docteur, avocat, architecte, ingénieur, ce genre de métier-là. Donc moi, mes parents, c'était, bon, tu veux être quoi ? Tu veux être docteur ou avocat ? C'était mes choix, c'était ça. Donc moi, dans le collège, je dis, tiens, qu'est-ce que je peux devenir ? Je ne peux pas devenir magicien, parce que si je suis magicien, c'est comme être chanteur, ça ne va pas le faire. Mes parents, ils vont dire, mais non. de ne pas gagner de l'argent en étant un saltimbanque, quelque part. Je n'en aurais jamais vraiment parlé, mais je me suis dit, bon, c'est mort, de quoi qu'il arrive, c'est mort. Et je suis tombé amoureux d'un autre art qui était un peu saltimbanque aussi, aux yeux de mes parents, je pense, c'était le cinéma. Et pourquoi j'adore le cinéma ? Parce que c'est de l'illusion aussi. C'est à partir de bout de ficelle, on arrive à faire un monde, un film de cinéma, ce qui se passe, ce n'est pas la réalité, c'est plein de choses qui donnent l'impression que ce qui se passe dans le film se passe vraiment. je parle d'avatar, ça n'existe pas cette planète là mais on y croit quand même par des tours qui sont les mêmes les mêmes ficelles qu'un magicien qui ferait croire qu'on pourrait voler ou traverser la muraille de Chine et je suis tombé amoureux de cet art qui est le cinéma c'est magnifique et tout et j'ai plongé dedans de savoir comment on fait un film et du coup je faisais pas mal de films moi-même, des petits films de courts-métrages d'enfants avec un petit portable le... avec des amis, un petit montage, une petite musique. Je me suis dit, c'est magnifique, ça marche trop bien. Et durant mes années lycée, c'est vraiment mon passe-temps. Ma passion, limite la magie, je l'avais presque oubliée. J'en faisais aussi, mais beaucoup moins. Ma manière de m'exprimer maintenant, c'était de faire des films. Du coup, je faisais plein de films au lycée. Et au lycée, j'ai fait tellement de bêtises, quelque part, que j'ai été remarqué dans le bon sens par l'école. Alors, je ne sais pas si c'était le proviseur, je crois que ça s'appelle un CPE, je ne sais plus comment ça s'appelle.
- Speaker #0
Ouais, ouais.
- Speaker #1
C'est un CPE qu'on dit ? Je crois que j'étais remarqué par le CPE qui m'a dit, tiens, on peut essayer d'ouvrir une sorte de pôle cinéma avec un peu d'argent pour avoir une caméra à l'école pour pouvoir filmer les trucs. Et du coup, moi, je faisais des trucs. entre guillemets, pour le lycée. Et mes parents ont remarqué ça, que ce n'était pas qu'une passion où j'étais mauvais, mais une passion où j'avais quand même des qualités, du potentiel. Et là, ils m'ont dit, c'est pas mal, ok. Et sinon, tu veux faire quoi ? C'est le lycée, qu'est-ce que tu veux devenir ? Donc moi, c'était soit docteur, parce que j'aime bien la médecine, j'aime bien savoir comment on fait quelque chose, comme l'illusion, si je suis débarqué dans l'illusion, c'est surtout de savoir... comment ça marche et puis après le reproduire donc moi c'était soit docteur, j'aurais bien aimé finir docteur, en tout cas me lancer dans la médecine et puis il y avait cette passion je me suis dit bah moi j'ai envie de travailler dans le cinéma dans la vidéo, donc voilà j'ai dit j'ai envie de faire ça, regarde et tout et eux ils m'ont laissé la chance à ce moment là, donc ils m'ont dit ok bah on voit que t'as un potentiel bah tentons et du coup je me suis inscrit ils m'ont inscrit à une école école audiovisuelle où j'ai pu faire mes études en tant que monteur. Pourquoi le montage ? Parce que c'est ma partie préférée. C'est là où toute la magie se passe. En changeant les plans d'ordre, ça fait vraiment toute la magie pour moi et au moment où on fait du montage. J'ai complètement oublié la magie, j'étais à fond dans le montage et j'ai en effet mon métier. C'est-à-dire que depuis le temps, j'étais en stage à Paris avec une société qui m'ont pris juste après mon stage. Tout s'est... très bien passé parce que, encore une fois, j'étais très passionné. Je me faisais beaucoup remarquer parce que je suis quelqu'un qui aime bien toucher à tout. C'est-à-dire que je fais du montage, mais je fais beaucoup d'effets visuels aussi avec des logiciels de trucage. J'aimais bien faire de la musique, j'aimais bien faire du réaliser, filmer. Je n'étais pas juste en montage, je n'étais pas juste à une tâche. Il y avait cette passion qui, peut-être, je pense, a fait la différence quand j'ai commencé en tant qu'assistant.
- Speaker #0
que tu as commencé ta carrière en étant monteur vidéo, que tu fais toujours, et tu as commencé pour le cinéma, justement ?
- Speaker #1
Alors non, je suis rentré dans un monde... Alors l'histoire est très belle parce que, donc pour un stage, quand j'avais dû faire un stage, je voulais chercher une boîte, donc je faisais mes recherches et tout. Et il y avait une boîte qui m'intéressait parce que je suis tombé amoureux d'une publicité et de l'œuvre en général d'un réalisateur qui s'appelle Bruno Aveillant. C'est l'un des plus grands publicitaires. cinéaste publicitaire français, c'est-à-dire que si on travaille dans la pub, on connaît tous Bruno Aveyan, dans la pub vidéo. Et moi je dis, oh là là, mais c'est trop bien ce qu'il fait, j'ai envie d'être dans cette société, là où lui il est, mais pour me baigner, parce que pour moi, avant, j'étais amoureux du cinéma, mais pas forcément de la pub, pour moi la pub c'est pour vendre du fromage, ça ne fait pas rêver. En tout cas, en tant qu'artiste créatif, ça ne fait pas rêver de travailler dans la pub. En tout cas, c'est l'idée que je me faisais. et en fait ce réalisateur m'a fait comprendre les pubs de ce réalisateur Bruno Aveillant ça dure une à deux minutes mais on a l'impression d'être dans un on a les mêmes émotions que dans un film de cinéma il y a des pubs qui nous touchent comme ça comme quand on regarde un film, ils sont très rares c'est très rare parce que généralement ça vend du fromage ou je sais pas quoi et c'est très rare quand ça arrive à nous donner des petits poils des émotions et c'est ce que j'ai ressenti en regardant le travail de ce réalisateur là et donc j'ai fait waouh je veux aller dans cette société là donc voilà et je me suis fait remarquer en tant qu'assistant. Pour la faire courte, j'ai réussi à me faire remarquer par ce réalisateur. Et depuis, en fait, je suis son monteur attitré depuis plus de 10 ans maintenant et je monte les films de Bruno Réveillant depuis plus de 10 ans et c'est un rêve qui se réalise en fait. Et dans le monde de la pub, j'ai réussi à me faire un nom aussi parce que c'est pas n'importe qui Bruno Réveillant donc monter pour Bruno Réveillant, forcément, c'est tout de suite que des beaux projets et j'ai la chance d'avoir rencontré Bruno parce que ça m'a permis et puis... de tomber amoureux de ce monde qui est la publicité. Alors, il y a des trucs très mauvais, des trucs pas forcément éthiquement bien, mais il y a aussi des films que fait pour la plupart du temps Bruno Aveillant, où c'est vraiment une magie, il y a vraiment la magie du cinéma dedans et les émotions que ces pubs peuvent provoquer aux gens. Parce que moi, ce que j'ai remarqué, en fait, en faisant de la magie, ce qui m'anime, c'est pas le fait d'avoir des pouvoirs, c'est le fait de voir les émotions chez les gens, de les voir. C'est trop bien, c'est trop bien. C'est la petite magie. Et le cinéma, pourquoi j'adore le cinéma, c'est pour les émotions que ça provoque chez les gens. Et avec des petites techniques. Parfois c'est la musique, des fois c'est le scénario, des fois c'est le mélange de tout ça. C'est le choix des acteurs. Et c'est fou comment, à partir d'une illusion, parce que le cinéma c'est une illusion, on peut provoquer autant de magie dans les yeux des gens. Ça c'est la passion cinéma, vidéo. Ensuite, il y a la passion aussi partage. Et ça, c'est parce que je donne aussi souvent des cours à des élèves, souvent en Suisse d'ailleurs, il y a une école qui s'appelle CREA. Quand j'ai commencé à donner des cours, il y a plus de dix ans aussi, mes premiers cours, je me suis dit comment je peux arriver à attirer leur attention dès le début pour qu'ils me mettent dans leur poche. Ils se disent, peut-être qu'il est un peu plus original que les autres. Je me suis dit, tiens, moi je fais de la magie, pourquoi je ne leur ferais pas un tour ? Et c'est comme ça que j'ai replongé dans cette passion de l'illusionnisme et que pour le coup, par contre, ce n'était plus de la magie, c'était plus du mentalisme avec l'âge. La magie s'est transformée en mentalisme. Alors, c'est quoi la magie ? C'est quoi le mentalisme ? La magie, ça joue avec l'impossible. Ça joue beaucoup avec des objets, en tout cas avec l'impossibilité. Je me mets à faire disparaître un verbe. Ça, c'est impossible, mais on arrive à donner l'illusion. J'arrive à voler dans les airs. Ça, c'est impossible, mais on arrive à donner l'illusion. Et le mentaliste, lui, il joue avec le plausible, avec le fantasme des gens. C'est-à-dire que si pour vous, pour toi, c'est concevable... d'avoir, je ne sais pas, une super mémoire, par exemple, une mémoire d'éléphant, un mentaliste va jouer dessus, il va faire un tour, où son tour, c'est d'apprendre un jeu de cartes en trois secondes. Mais c'est une illusion. Si le fantasme des gens, c'est de dire, en regardant mon regard, en regardant mes micro-expressions, il arrive à deviner un mot dans ma tête, eh bien ça, c'est du fantasme. Le mentaliste va jouer ce personnage qui arrive, en tout cas, qui donne l'illusion. de deviner une pensée grâce aux micro-mouvements, aux désyeux, à faire comme un Sherlock Holmes, mais c'est un personnage. Donc voilà la différence entre magicien et mentaliste, c'est qu'un magicien joue avec l'impossible, le mentaliste joue avec le plausible et le fantasme des gens, grosso modo. Et ça se concentre surtout sur les gens.
- Speaker #0
Ouais, Capter les subtilités, l'écoute active à fond, quoi.
- Speaker #1
En tout cas, c'est que la présentation... Au lieu de se concentrer sur un jeu de cartes, par exemple, j'aime beaucoup le mentalisme parce que ça se concentre sur la personne, le spectateur. C'est pour ça que je suis tombé amoureux du mentalisme. C'est que ça m'enlève du poids, entre guillemets, de l'objet, un jeu de cartes ou moi-même, mais ça se concentre plus sur les gens, les spectateurs. C'est pour ça que le mentalisme, j'ai switché dessus direct. Ça utilise beaucoup de ficelles du magicien. Encore une fois, c'est lusionniste, c'est plein d'eux. trucage au pluriel, qui donne l'illusion d'eux, mais ça se concentre plus sur les gens. En gros, la différence, c'est ça. Donc, je suis tombé amoureux du mentalisme à ce moment-là, il y a 10-15 ans, en redonnant des cours à des élèves. Et ça, c'est la deuxième passion.
- Speaker #0
Voilà, tu animes toujours des cours, tu es toujours formateur ? Oui,
- Speaker #1
oui, toujours, toujours.
- Speaker #0
Ok, donc là, on en est à monteur vidéo, formateur.
- Speaker #1
Formateur. Alors, par rapport au montage vidéo, j'aimais bien, moi qui est tout le temps dans une salle, respirer. Et respirer, pour moi, c'est faire des bêtises. c'est-à-dire sortir, surtout sortir et faire d'autres créations. Donc je faisais beaucoup de photos, beaucoup de réalisations vidéo, beaucoup de mentalisme de rue, j'hésitais pas à créer. Et le photomentalisme c'est une de ces créations en fait, c'est parce que c'est avant tout une respiration, mélanger des passions, essayer des trucs, parce que j'ai toujours eu cette envie de créer. C'est ma manière de m'exprimer. Je ne suis pas le meilleur. Il y en a qui adorent parler. Moi, ce n'est pas forcément mon point fort ni ma passion. Mais par contre, la manière pour moi de m'exprimer, ça a toujours été l'art en général. Donc, j'ai fait toujours plein de choses. Et le photomentalisme, c'est un peu le projet parfait pour moi parce qu'il mélange. Généralement, je faisais des projets qui n'étaient que photos ou que vidéos ou que magie ou que mentalisme. etc. Et le photomentalisme, ça mélange tout ça d'un coup. C'est-à-dire que c'est la rencontre, j'adore rencontrer les gens dans la rue, j'adore faire de la vidéo, j'adore faire de la photo, j'adore faire du mentalisme, et tout ça mélangé, ça donne le photomentalisme. Et comment il est né ce projet ? C'est parce qu'un jour, je vais faire des photos d'artisans. Donc moi, j'ai l'habitude d'avoir des acteurs, des top modèles qui, quand je leur demande de jouer quelque chose, ils jouent. Par exemple, sourire. Ils peuvent sourire, on peut faire simplement le sourire. Et bien, quand on est avec... quelqu'un qui n'a pas l'habitude et qui en demande est-ce que vous pouvez sourire pour la photo ? Là, le sourire devient crispé. Et à ce moment-là, j'ai dit il est un peu crispé, qu'est-ce que je peux faire ? C'était une artisan en plus. Et je lui ai dit, tiens, soit je fais une blague et là, je me suis dit, non, en fait, je sais faire du mentalisme, on va tenter un petit tour parce que je sais que ça fait une belle réaction et peut-être qu'elle va se mettre à sourire. Donc je tente, je ne me rappelle plus ce que je lui avais fait. Et là, elle sourit. Quand je lui devine le mot ou le prénom, je ne me rappelle plus exactement, mais il y a eu un sourire, mais pas un simple sourire, c'est un émerveillement. Donc je prends la photo, je rentre chez moi. Et en développant les photos, en les regardant, je me suis rendu compte de la vraie magie, c'est que le sourire, on le sent à travers la photo. Et là, j'ai dit, il y a un truc qui est génial, on tient quelque chose. Et si je faisais ça dans la rue, parce qu'à ce moment-là, je faisais beaucoup de vidéos de mentalisme dans la rue, je me suis dit, mais en fait, c'est ça qu'il faut que je fasse. C'est que comme ça, j'aurai en plus l'aspect photo, l'aspect vidéo, enfin tout d'un coup dans un même projet. Et voilà comment est né le projet Photomentaliste.
- Speaker #0
Parce que c'est toi qui te filmes. Là, tu es tout seul.
- Speaker #1
Ah oui, alors l'intérêt aussi, c'est que moi, si on regarde mes vidéos, on ne voit pas mon visage. C'est une GoPro, une caméra que je mets sur moi et c'est une vue à la première personne. C'est un peu maintenant, tout le monde a les Ray-Ban, les Ray-Ban méta, donc tout le monde le fait maintenant. Mais avant ça, c'était très rare parce qu'il fallait s'y connaître un minimum. Ce n'est pas compliqué, c'est pas être une GoPro avec une fixation, mais c'était compliqué pour la plupart des gens. Et à l'époque où j'ai commencé, ça ne courait pas les rues, ce genre de point de vue-là. Et moi, ça m'arrangeait parce que je suis quelqu'un d'introverti. Je n'ai pas envie de mettre en avant moi, tout simplement. C'est pour ça que je suis toujours derrière la caméra, en montage ou en réel. Et le fait de mettre le point de vue, ça m'enlevait le poids de la caméra sur moi. Donc, c'était bien. Et surtout, ça mettait en avant le spectateur que je photomentalisais. La personne que je photographie. le sujet de la vidéo, ce n'est pas moi, c'est l'émerveillement de la personne. Et ça, j'ai dit, c'est ça qui manque quelque part sur les réseaux sociaux, parce qu'il y a un truc qui est que je ne suis vraiment pas fan de l'énergie de la plupart des vidéos des réseaux sociaux. Je suis quelqu'un qui n'est pas trop réseau social du tout parce que c'est très narcissique, c'est très égocentrique, c'est très moi, moi, moi, je danse devant la caméra ou je fais des blagues ou peu importe. En tout cas, je ne dis pas que c'est mal, je ne dis pas que ces personnes sont mauvaises. mais moi c'est un truc qui me dérange et du coup de remettre en avant les vrais gens et non pas moi c'est ce qui me plaisait dans ce projet c'est pour ça que j'ai fait ce projet là c'était aussi pour montrer aux gens qu'il y avait aussi des vrais gens des gens qui sont pas là pour se la péter j'ai envie de dire la vraie vie quoi et même à la base c'est un regret de mon projet c'est la faiblesse de mon projet j'ai envie de dire à la base je voulais Merci. aborder que des gens qu'on ne voit pas d'habitude, parce que moi qui travaille dans la publicité, c'est que des top modèles, c'est que des gens beaux, jeunes, la trentaine, et moi je voulais rencontrer que des seniors. Voilà, des gens qui ont bien vécu, voire des gueules cassées, peu importe, mais des gens qu'on n'a pas l'habitude de voir en caméra. Le problème, c'est que les seniors, déjà, ils ont pas... Soit ils veulent être tranquilles... soit ils n'aiment pas leur image, ils disent « je suis moche en photo, ce n'est pas la peine » . Et les réseaux sociaux, c'est très dur. Parce que moi, je leur dis, je ne vais pas cacher tout ça, je ne vais pas diffuser sans leur accord. Je dis que c'est pour les réseaux sociaux. Et les réseaux sociaux, ils ont un peu la même image que moi. Ah non, les réseaux sociaux, ce n'est pas bon pour moi. Donc, j'ai vite abandonné. Et je suis allé vers la cible facile, c'est-à-dire plus jeune, en dessous de 30 ans. Et eux, ils ont l'habitude d'être sur les réseaux sociaux. en tout cas ils ont moins peur d'apparaître sur les réseaux sociaux. C'est pour ça que maintenant, à 90%, voire 95% du temps, c'est des jeunes de 20 à 30 ans, la plupart du temps. Après, je fais quand même l'effort d'aller voir des gens qui sont plus âgés. Il y en a qui apparaissent dans mes vidéos, mais c'est beaucoup plus rare. C'est beaucoup plus rare parce que la plupart du temps, ils me disent non.
- Speaker #0
Tu as commencé à faire ce compte Instagram, à publier ces vidéos, il y a combien de temps ?
- Speaker #1
J'ai commencé en avril 2023. Ça fait un an, bientôt deux ans déjà. Oui,
- Speaker #0
mais à peine deux ans quand même déjà. Donc là, tu as commencé à diffuser. C'est devenu rapidement populaire ?
- Speaker #1
Ce n'est pas devenu viral tout de suite. Ça a pris, j'ai commencé en avril, ça a commencé à prendre vers juin, juillet. Ceci dit, j'ai diffusé quasiment tous les jours pendant tous ces mois avant que ça prenne. Alors, je ne cherchais pas le succès. Vraiment, c'était un projet comme un autre. C'est-à-dire que tous mes projets, s'il s'est vu par des gens, tant mieux. Il y a plus de gens, si ça devient viral, tant mieux. Mais ce n'était pas forcément pour ça que je diffusais tous les jours. Je diffusais tous les jours parce que je rencontrais plein de gens et j'avais plein de vidéos dans la poche. Je les diffusais parce que ça me faisait du bien pour moi de les faire. Quand je développe les photos ou quand je les monte, ces vidéos, j'ai toujours le sourire parce que les gens sourient. On sourit tout le temps et ça fait un peu mal au jou à la fin.
- Speaker #0
Mais ce n'est pas grave. Et ça me faisait du bien de le faire. Je suis mon premier fan, j'ai envie de dire. C'est la première personne qui adore voir ces vidéos. C'est moi-même.
- Speaker #1
Alors là, Tan, je suis mon premier fan. C'est tellement bon d'entendre ça. Et tu vois, quand tu dis les émotions que ça provoque chez les gens, et là, en t'entendant, je vois que tu es à la recherche, toi aussi, de ces émotions-là, de kiff.
- Speaker #0
Oui, si on peut se faire du bien gratuitement. Et encore une fois, dans la bienveillance, c'est tant mieux. Et moi, ça me fait du bien. Ce projet-là, je ne le fais pas. Et dans toute ma vie, d'ailleurs, j'ai eu la chance de ne faire que des métiers passion. On parle du cinéma. Le cinéma, en fait, depuis que j'ai commencé à travailler, depuis 2010, donc depuis 15 ans, je n'ai pas l'impression de travailler, en fait. Toutes ces vies qui sont un peu plus de bureaux ou ouvriers, où tout se répète un peu tous les jours, j'ai eu la chance de ne pas connaître. Mais c'est aussi un choix. Et un risque aussi que j'ai pris, c'est que tout est fait par passion. Et tout ce que j'accepte aussi, dès que j'ai des projets d'amis ou peu importe, en fait, quand je leur dis non, je leur dis tout de suite, non, ça ne me passionne pas, désolé, je ne préfère pas le faire.
- Speaker #1
Tu arrives à dire non ?
- Speaker #0
J'arrive à le dire non dans ce sens-là. C'est-à-dire que je dis comme je te dis maintenant, c'est-à-dire que moi, tout ce que je fais, c'est par passion. Si je ne suis pas passionné, je ne peux pas le faire.
- Speaker #1
Ok, concrètement, tu te connectes à quoi ? Comment tu sais ?
- Speaker #0
Je ne réfléchis pas trop, c'est de l'instinct pour le coup.
- Speaker #1
De l'instinct ?
- Speaker #0
Oui, c'est complètement… Comme je suis dans l'instant présent, je ne suis pas quelqu'un qui est calculateur, je ne calcule pas. Alors, c'est un défaut aussi, on pourra en parler si on tombe sur d'autres sujets, mais je ne suis pas quelqu'un qui dit « tiens, si je fais ça, ça va me permettre de faire ça, ça, ça, ça, ça » . Non, généralement, je suis en instinct, j'aime ou je n'aime pas. C'est un peu ça qui… Et c'est ce qui fait que je suis quelque part heureux dans ma vie, c'est que je n'ai pas de regrets à dire non.
- Speaker #1
De ce que je comprends, tu es connecté à ton cœur en fait. Tu sais, tu as un vocabulaire depuis qu'on a commencé nos échanges, qui soit n'est pas courant dans le monde professionnel ou soit les gens ont du mal à l'assumer. Tu as parlé plusieurs fois à chaque étape de ta vie professionnelle, je suis tombée amoureuse.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu vois, à chaque étape, je suis tombée amoureuse. Je suis tombée amoureuse de la photo, je suis tombée amoureuse de la magie, je suis tombée amoureuse de la pédagogie. Je suis tombée amoureuse. Tu utilises des mots comme le rêve, la passion, les émotions, le partage.
- Speaker #0
Le mot passion, c'est ce qui me fait vivre, clairement. Et alors, j'ai des passions, mais qui peuvent naître aussi encore. Il y a le sport qui est né il n'y a pas longtemps. Enfin, il n'y a pas longtemps, il y a 2018, il y a 7 ans. Je suis un gros, gros fan de CrossFit. Du coup, je n'étais pas sportif avant, je suis tombé amoureux du sport. Alors, je ne l'ai pas encore mis dans le photomentalisme, mais si ça se trouve, on trouvera.
- Speaker #1
On va voir bientôt.
- Speaker #0
les vidéos les vidéos avec des tractions je sais pas mais tout ce que je fais j'essaie de le faire par passion et quand il n'y a pas de passion bah vu que je suis habitué bah maintenant je sais mon mode de fonctionnement mais j'ai l'impression que c'est ce qui me rend heureux passionné parce que je suis passionné quoi qu'il arrive parce que tout ce que je fais ce n'est que par passion enfin ce n'est que en tout cas c'est motivé par la passion donc là
- Speaker #1
ton compte Instagram est devenu de plus en plus gros donc là jusqu'à on a dit devenir voilà 340 000 abonnés comment on gère ça en fait comment ça s'est transformé ?
- Speaker #0
Alors au début au début tout se bouge mais qu'est-ce qu'il se passe j'avais 10 000 abonnés par jour à un moment je me suis dit voilà c'est quoi qu'il se passe et tout bon bah je continue en gros je me suis dit bon bah ça me donne envie de continuer ok bah je continue donc ça n'a pas trop changé ma vie parce que j'étais très bien dans ma vie professionnelle en tant que monteur.
- Speaker #1
Ça, c'est important de le dire aussi. C'est que du coup, tu as construit d'autres projets professionnels qui se sont rajoutés, pas parce que tu en avais marre. Parce que des fois, tu vois les transitions, les évolutions professionnelles. On peut le faire en se disant, oui, mais moi, tout va bien. Ou alors, vraiment, j'attends que ça ne va vraiment pas. Mais non, en fait, on peut faire des projets qui se rajoutent à des projets dans lesquels on est déjà bien.
- Speaker #0
Alors moi, j'ai... En fait, il y a 15 ans, j'étais monteur, ensuite j'étais monteur pédagogue, ensuite j'étais monteur pédagogue, rédacteur photographe. Et en fait, je ne fais pas de transition, j'y rajoute. Quand je dis que je rajoute, il faut forcément enlever un peu d'eux pour faire de la place. Et en fait, j'adore parce que ça me permet, quand je retrouve le montage, je fais « Oh là là, mais c'est trop bien le montage » . Ça me permet de prendre du recul, de prendre l'air et de retrouver avec passion l'autre passion. le montage par exemple, et puis à un moment, le montage, on a passé une semaine dans une salle, ça fait du bien de donner des cours à des élèves. J'adore donner des cours à des élèves parce que ça me permet, un peu comme un podcast ici, ça me permet de, c'est une rétrospection sur soi-même, sur ses connaissances et ça nous fait réfléchir. La façon dont je donne les cours à des élèves, c'est un peu comme dans ce podcast, je suis un peu à... dans tous les sens, mais dans le bon sens. Et en tout cas, il y a la passion, quoi qu'il arrive, dans la façon, en tout cas, j'espère, de s'exprimer. Et ça, les élèves le ressentent, je pense. Et c'est ce qui fait que je suis, en tout cas, très apprécié des élèves. C'est parce qu'il y a ce côté passionné, peut-être pas structuré, mais passionné. Et ça, voilà, ça, c'est vraiment le truc. Il y avait pas mal de demandes, du coup, par dizaines, par centaines, qui disaient, mais est-ce que, par hasard, on pourrait venir à d'autres mariages ? ou venir dans notre entreprise, en tout cas, faire des séances de photomentalisme. Moi, je n'avais jamais pensé à faire de la prestation de ça, parce que pour moi, c'était une passion à côté. C'était de l'art avant tout. Et il y a eu pas mal, beaucoup de demandes. Et moi, au début, je disais, non, j'ai mon métier à côté, il me va très bien. Sauf que l'année arrivée, c'était à peu près vers la nouvelle année 2024, du coup, je me disais, tiens, qu'est-ce que je pourrais faire comme... comme défi cette année. Et je me suis dit, tiens, on n'a qu'à tenter une année un peu semi-sabbatique où je lève le pied sur mon métier principal qui était le montage et je tente l'aventure. Si je ne gagne rien, ce n'est pas grave, c'est une année sabbatique, on tente. Le photomentalisme en prestation. Donc à partir de 2024, j'ai ouvert les vannes, j'ai fait comprendre aux gens que je proposais maintenant du photomentalisme aux gens. Pourquoi j'ouvrais les vannes juste pendant un an ? Parce que je n'étais pas sûr de vraiment aimer faire des prestations pour des gens. Parce que moi, je me suis dit, si je le fais en tant que travail, peut-être que ça ne va plus être une passion. J'avais un peu peur de ça.
- Speaker #1
C'est intéressant ça aussi de se dire que chaque choix et décision n'est pas définitive, qu'on peut aussi essayer, s'autoriser à aller voir.
- Speaker #0
Ou tenter. Et puis si on n'aime pas, on n'aime pas, mais on aura tenté au moins.
- Speaker #1
Mais tu as fait aussi quand même ce que j'entends. un choix financier, de se dire je ralentis, donc je fais un pas en arrière au niveau rémunération pour pouvoir tenter quelque chose et accepter cette année semi-sympathique. Donc ce n'est pas complètement non plus se mettre en danger financièrement de se dire j'arrête tout, je me lance et on verra. Je garde une soupape.
- Speaker #0
Une petite soupape qui était, d'ailleurs j'en ai toujours des cours, je n'avais pas enlevé ça, mais c'était vraiment le pied sur le montage, parce que c'était vraiment 80% de mon temps. Je me suis dit, je vais refuser la plupart des... projets, j'ai gardé que les projets de Bruno Aveillant, justement le réalisateur dont j'ai parlé tout à l'heure, et on verra ce que ça donne. Et en final, en chiffre d'affaires, je gagne plus que quand je n'avais pas encore le photomentalisme. Donc ça, financièrement, ça s'est très bien passé, et surtout, c'est le gros kiff de faire le photomentalisme en prestation. J'avais peur de tomber dans le côté pro-travail et perdre la passion, mais en fait, c'est aussi bien de le faire en prestation entreprise ou mariage que de le faire dans la rue.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu entends par « j'avais peur que ça fasse trop de travail puisque ça reste mon travail » ?
- Speaker #0
J'avais peur que moi, en termes d'énergie, déjà, je ne sois pas aussi passionné parce qu'on m'a payé pour faire ça, peut-être que je ne sais pas. Mais vraiment, je suis dans l'inconnu. C'est un truc inconnu, c'est un truc que je n'ai jamais fait, le monde de la prestation. J'ai dû le faire deux ou trois fois, mais pas dans le sens photomentalisme. Donc, je n'étais pas sûr. Et au final, quand on voit le bonheur que ça donne aux gens qui sont en soirée, et en plus c'est plus facile parce qu'ils sont déjà dans le mood, il y a moins cette bulle à casser parce que les bulles sont déjà mélangées. Donc c'est encore plus simple et ce n'est pas plus le bonheur. Je préfère quand même la magie de la rue parce qu'il y a ce côté très… Moi qui suis introverti, je préfère parler à une personne que de parler à des groupes de personnes. Mais la magie est toujours là et les gens s'éclatent, ils sont super heureux. Et ça, en fait, à la fin de la soirée, on est content. On a donné du bonheur aux gens, on peut continuer à le faire. Donc le photomontage en prestation, je vais redire la phrase, mais je suis tombé amoureux aussi. Et du coup, cette année, je lève encore un peu plus de pieds sur le montage pour essayer d'être un peu plus de choses dans le photomontage. Alors, je ne dis pas que je laisse tomber le montage complètement, mais que je ne reviendrai pas à 50%. Si ça se trouve, il y aura un long métrage qui se fera avec peut-être... un réalisateur ou un autre et peut-être que ça va me prendre six mois à ce moment-là. Je ne réfléchis pas à l'avenir, encore une fois, mais cette année, par exemple, je lève un peu plus le pied pour essayer d'aller un peu plus dans le monde du photo-mentalisme. C'est le kiff du moment, c'est une envie. Je dis, ah, c'est bien, vas-y, je continue là-dedans.
- Speaker #1
Super inspirant tout ça. Qu'est-ce que toutes ces aventures professionnelles, qu'est-ce que ça t'a appris de toi ?
- Speaker #0
Je pense, paradoxalement, ce qui est marrant, c'est que ce qui... m'a appris de moi, c'est à force de faire parce que j'ai été invité à pas mal de podcasts, mais c'est ces podcasts-là je pense qu'ils me font réfléchir sur moi-même. Et qu'est-ce que ça a pris sur moi ? C'est que, en tout cas, c'est quelque chose que je savais déjà, mais il y a vraiment cette envie de donner. Je suis quelqu'un qui aime bien donner, en tout cas de la bonne énergie, de la bienveillance. Et ça, ce projet-là, il m'a vraiment conforté dans ce côté un peu de donner aux gens. Et ça, c'est vraiment un truc que j'ai envie d'explorer un peu plus. Ce côté, alors par exemple, il y a pas mal de projets bénévole, que j'ai envie d'aller, parce qu'on parle de prestations et tout pour gagner de l'argent, mais j'ai aussi envie d'aller dans ce côté un peu plus caritatif, j'ai envie de dire, pour explorer ce côté, qu'est-ce que je peux donner aux gens ? Qu'est-ce que ça m'a appris sur moi ? Je ne sais pas trop, je ne vais pas trop réfléchir là-dedans, et je ne me pose pas la question encore, mais voilà, par rapport à ça, ce que je peux dire.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu dirais à quelqu'un qui hésite à se lancer, qui va justement avoir l'étincelle pour un projet, quelque chose, mais qui hésite et qui est un peu freiné ? Parce que toi, tu as vécu quand même plein d'aventures, tu as été, malgré tout, effectivement, tu as rajouté à chaque fois des activités, donc tu avais quand même un backup, tu avais quand même une sécurité, mais tu as quand même fait des pas en arrière pour pouvoir en faire en avant. Comment, tu vois, qu'est-ce que tu pourrais conseiller pour pouvoir avancer ?
- Speaker #0
Moi, j'ai une autre philosophie qui me suit très souvent dans la rue. Le premier, c'est par rapport à la phrase de Tishnathan, par rapport au bonheur. Le deuxième, ce n'est pas une phrase, mais c'est une philosophie qui est la philosophie de l'erreur. J'adore faire des erreurs. En tout cas, tout ce que j'ai appris, tout ce qu'on retient, et même c'est un truc que j'adore dire aux élèves, c'est que vous allez commencer à retenir des choses quand vous allez faire des erreurs. C'est, ah tiens, ça n'a pas marché, mais pourquoi ça n'a pas marché ? Alors que si on n'a pas fait ces erreurs-là, on ne sera jamais posé la question du... Par exemple, la question que tu m'as posée sur qu'est-ce que ça a pris sur moi-même, maintenant que je ne sais pas y répondre, je pense que ça va me travailler pendant les deux ou trois jours, peut-être pour que je puisse y répondre. Moi, tout ce que j'ai appris, c'est en faisant des erreurs, des petites erreurs. Pourquoi j'adore aller dans la rue ? J'aime bien la rue parce que c'est des potentiels clients, entre guillemets, dans le sens où si on fait une erreur... Si on fait une bêtise, la personne, elle ne nous verra plus. Alors que si on fait une erreur devant un client, c'est un peu plus grave, quelque part. Et moi, dans le monde du cinéma, dans le monde de la pub, je n'hésitais pas à faire plein de bêtises, de petits courts-métrages à côté, justement, pour tenter des trucs avant de me dire, ok, ça y est, j'ai fait une erreur, ça n'a pas marché, ok, maintenant je sais. Et cet apprentissage-là, je l'applique dans le monde un peu plus sérieux, j'ai envie de dire.
- Speaker #1
Oui, d'accord. Donc, se trouver un peu un terrain de jeu pour expérimenter, pouvoir s'autoriser, se permettre de faire des erreurs sans qu'il y ait trop de conséquences.
- Speaker #0
Par exemple, je dis n'importe quoi, si on doit faire des trucs de tatouage, peut-être commencer par des amis qui ont envie de se faire tatouer, par exemple, ou l'erreur peut-être un peu moins grave qu'avec des vrais clients, mais ne pas hésiter à quand même aller dans l'art, enfin, je parle de l'art parce que je suis très, très dans l'art, mais dans ce qu'on veut faire, ne pas essayer avec... un milieu moins sérieux que le milieu final. En tout cas, c'est comme ça que je fonctionne moi. Si je devais faire un tour, si je devais faire un truc de spectacle, avant de le faire sur spectacle, je n'hésite pas à le faire à des vrais gens quand même, à tout seul déjà, ensuite le faire à des amis, ensuite le faire à des gens dans la rue. La rue, c'est vrai, on le sous-estime parce que la rue, généralement, c'est pour aller d'un point A à un point B, on n'y passe pas trop au sein du temps, mais en fait, c'est un très très bon vivier pour apprendre et faire des erreurs. Par exemple, il y a des amis photographes, si vous voulez prendre des modèles en photo, avant d'avoir un modèle que vous payez ou un client, demandez à aller aborder des gens dans la rue, demandez à faire un petit shooting photo de 30 secondes. Et après, ce sera plus facile, parce que vous avez fait le plus difficile dans la rue, les gens ne sont pas prêts et tout. C'est comme moi, alors ce n'était pas prévu pour, mais le photomentalisme dans la rue, quand j'ai commencé à le faire en prestation, c'est devenu tellement simple, rien que le fait d'approcher les gens, parce que c'est une énergie quand même d'approcher les gens dans la rue. prestations, ils disent oui, quoi qu'il arrive quasiment. Donc, mine de rien, ne pas hésiter à faire des erreurs, et pour faire des erreurs, il faut les provoquer aussi, c'est-à-dire qu'il faut tenter des choses.
- Speaker #1
Il faut expérimenter, il faut faire, quoi.
- Speaker #0
Il faut faire.
- Speaker #1
Petit pas par petit pas, mais il faut faire, peu importe le rythme, peu importe le...
- Speaker #0
Alors après, il y a aussi le grand saut, moi je suis un peu frileux, j'ai envie de dire, donc je ne fais pas forcément un grand saut, même si le photomontalisme, c'était Merci. plus ou moins un grand saut en prestation, mais moi, je le fais stratégiquement comme ça. Je teste, ça marche, on se lance. Le petit doigt de pied dans l'eau. un peu d'eau sur le corps et après on plonge.
- Speaker #1
Est-ce qu'il est bon ou pas ?
- Speaker #0
Il y a moins de chocs thermiques, mais il y en aura quand même un, mais moins de chocs thermiques.
- Speaker #1
Ok, donc pas de chocs thermiques, on évite l'hydrocution et on y va tranquillement. Écoute, pour terminer, Dan, qu'est-ce que tu voudrais que les gens qui écoutent retiennent de cet échange ?
- Speaker #0
Si vous avez un doute sur quelque chose, il y a un truc que j'ai remarqué, c'est que les gens, alors c'est des amis par exemple où leur enfant n'était pas bien dans leur peau et tout, il y a un truc que j'ai remarqué. mais ça, on y revient encore, c'est que ils n'ont pas forcément de passion. Ils n'ont pas trouvé leur passion. Et vraiment, trouvez-vous des passions, des envies. Alors, ça peut être l'envie de lire, ça peut être n'importe quoi, mais essayez de vous trouver des passions, parce que ça vous donne des petits piliers, et vous vous servez de ces piliers-là pour avancer dans la vie. Vraiment, le mot passion, c'est ce qui, en tout cas, moi, m'a fait avancer, et j'ai l'impression que c'est ce qui fait avancer beaucoup de personnes.
- Speaker #1
Super ! un grand merci un plaisir Florence pour cet échange hyper inspirant j'espère que ça pourra du coup aider les personnes à pouvoir ouvrir le champ des possibles pour eux écoute on te souhaite une très bonne continuation bien sûr on va te suivre je vais mettre les liens de ton compte Instagram bien sûr sur le descriptif de l'épisode allez voir prenez une bonne dose de belle énergie moi j'adore regarder tes vidéos franchement écoute vraiment fan A très bientôt pour de nouvelles aventures alors.
- Speaker #0
Bonne journée Florence.
- Speaker #1
Merci d'avoir pris le temps d'écouter cet épisode de Junko. J'espère qu'il vous aura apporté des pistes pour avancer dans vos réflexions et dans vos projets professionnels. Pour en savoir plus sur mes accompagnements ou me peser vos questions, rendez-vous sur mon site internet où vous trouverez tous mes contacts ou sur mon compte Instagram. Les liens se trouvent dans le descriptif de l'épisode. Et n'oubliez pas, chaque petit pas compte. Oser explorer, questionner et agir, c'est déjà avancer sur le chemin d'une carrière alignée avec vous-même. Prenez soin de vous et de vos projets professionnels et rendez-vous très bientôt pour un nouvel épisode de Junko.