Speaker #0Tu sais ce qui est le plus dur quand on veut perdre du poids ? Ben ce n'est pas de résister à un carré de chocolat, ce n'est même pas de dire non à une pizza un samedi soir. Le plus dur, c'est de ne plus manger ses émotions. Salut à toi et bienvenue dans le podcast Keto Autrement. Ici on parle de keto, de jeûne intermittent, de liberté alimentaire et de transformation durable, surtout si tu es une femme de plus de 40 ans qui en a marre des régimes à la con. Je suis François Bellé, j'enseigne aux femmes à perdre du poids grâce... à l'alimentation cétogène et au jeûne intermittent, je les aide également à en finir avec les envies de nourriture émotionnelle. Chaque mercredi, je te partage des conseils concrets, des idées simples, parfois des coups de gueule et surtout beaucoup de motivation pour que tu reprennes le pouvoir sur ton corps, ton énergie et ta vie. Installe-toi bien, on démarre. Et juste avant de commencer, comme d'habitude, si tu m'écoutes sur Apple Podcast, prends 10 secondes pour me mettre 5 étoiles et écrire un petit avis. Ça fait une énorme différence pour faire découvrir le podcast à d'autres femmes comme toi et moi. Ben je les lis tous, donc merci d'avance. Donc aujourd'hui on va parler d'un sujet que peu de gens osent affronter. Manger pour sentir moins. Tu sais, ce moment où tu te jettes sur quelque chose à manger, pas parce que tu as faim, mais parce que tu veux juste éteindre un truc à l'intérieur. Tu sais, un vide, une tension, une fatigue. Et si je te disais que tant que tu n'as pas compris, ce qui se... passe dans ta tête. Avant que tu manges, tu ne pourrais jamais changer ce qui se passe dans ton assiette. Est-ce que ça résonne, Anto ? Je vais te raconter une histoire. Celle de Claire. Claire, elle a 52 ans, elle est cadre, elle a deux grands enfants et une vie un peu à 200 à l'heure. Le soir, elle rentre épuisée, avec le travail, etc. Elle ouvre le frigo, bon, juste pour voir, et un bout de fromage, un peu de chocolat, un verre de vin, et là, tout d'un coup, ça va mieux. Sauf que le lendemain matin, elle se réveille avec cette phrase dans la tête. J'ai encore tout gâché. Et c'est là que le cercle vicieux commence en fait. Parce que tu ressens de la culpabilité, donc tu vas enchaîner sur de la restriction. Tu vas ressentir du coup de la frustration. Cette frustration va enchaîner des craquages. Et ces craquages, devine quoi, ça va entraîner de la culpabilité. Tu veux savoir pourquoi c'est si dur d'en sortir ? Parce que tu crois que ton problème est dans la nourriture. Mais en réalité, il est dans ta tête. Et c'est là qu'intervient un outil que j'ai beaucoup utilisé avec mes coachers, le fameux modèle de Brooke Castillo. Ce modèle, c'est un outil que j'adore utiliser parce qu'il explique simplement ce qu'on vit intérieurement. Il te montre pourquoi tu fais ce que tu fais et comment tu peux reprendre le contrôle. Et je vais te l'expliquer tout de suite. Le modèle, il repose sur cinq éléments. Élément numéro 1, c'est la circonstance ou les circonstances. Ce sont les faits totalement neutres qui t'arrivent. D'accord ? Ça peut être des choses aussi simples qu'il pleut, ou il fait pas beau, ou je suis seul, ou seule. Des choses qui sont en réalité neutres. D'accord ? Qu'on pourrait prouver devant un tribunal, tout simplement. Le deuxième élément du modèle, c'est les pensées. Les pensées, c'est l'interprétation que tu donnes à ces faits neutres. C'est l'interprétation que tu donnes au fait que tu es seul, au fait qu'il pleuve, au fait que... Voilà, toutes ces choses-là. Le troisième élément, ce sont les émotions. Ce sont donc du coup les émotions qui sont générées par ces pensées, par l'élément numéro 2. L'élément numéro 4, c'est l'action. C'est tout simplement les comportements qui sont créés par l'émotion que tu as ressentie. Et numéro 5, ce sont les résultats. C'est les résultats qui découlent des actions que tu apprises. Et tu peux remarquer une chose, c'est que tout commence, non pas par la circonstance, ça c'est quelque chose qui t'arrive, qui est tout à fait neutre, mais parce que tu penses de cette circonstance. Prenons un exemple concret. Tu rentres du travail fatigué. Tu passes devant la cuisine et tu vois le paquet de biscuits. Ça c'est la circonstance, d'accord ? Tu rentres du travail. Tu te sens fatigué, tu passes devant la cuisine et tu vois le paquet de biscuits, c'est tout à fait factuel et tout à fait neutre en réalité. Ça c'est la circonstance. Et là tu penses, j'ai besoin de douceur, j'ai eu une journée horrible. Ça c'est ta pensée, la pensée que tu appliques à cette circonstance. Cette pensée elle crée en toi une émotion. Cette émotion ou ce mix d'émotions ça va être du soulagement, ça va être peut-être de la lassitude, peut-être même de la tristesse. Donc ça ce sont les émotions que tu ressens à ce moment-là. Alors, du coup, qu'est-ce que tu fais ? Tu manges. Et ça, c'est ton action. L'action qui est générée par ces émotions. Et le résultat, tu te sens coupable. Tu te sens ballonné, en colère contre toi, ça c'est le résultat qui découle de cette action d'avoir mangé. Et tu vois un petit peu le paradoxe. Le résultat en fait vient renforcer la pensée de départ qui était « j'y arriverai jamais » . Et ça devient en fait une boucle qui vient se renforcer de plus en plus. Mais la beauté du modèle c'est que tu peux changer, pas simplement en supprimant la nourriture, mais en changeant ta pensée. Et c'est là en fait que le travail émotionnel... commence, et crois-moi, il est bien plus puissant que n'importe quel régime en réalité. Parce qu'au lieu de te dire, allez, je dois arrêter de grignoter, tu vas commencer à te demander qu'est-ce que je pense, en fait, juste avant de craquer. Et tu vas t'apercevoir que 90% du temps, ce n'est pas de la faim. C'est une émotion que tu n'as pas envie de ressentir, en fait. Stress, ennui, solitude, colère, ce sont elles, en fait, les vraies responsables de tes pulsions. La nourriture, c'est juste ton anesthésiant préféré. C'est... Voilà ce que tu utilises pour faire passer ces émotions. Mais maintenant voici une bonne nouvelle pour toi. Quand tu comprends ce mécanisme, tu peux le désamorcer. Tu peux observer tes pensées sans t'y identifier. Tu peux ressentir une émotion sans chercher à la fuir. Tu peux traverser le moment inconfortable sans t'effondrer dessus. Et là un miracle se produit. Tu arrêtes de manger pour te calmer. Et tu commences à te calmer pour ne plus manger. Et ça, c'est exactement ce que je peux enseigner à mes coachés. À ne plus vivre leurs émotions comme une menace, mais comme elles signalent, comme un message du corps. Ton corps, il ne cherche pas à te trahir. Il essaie juste de t'avertir qu'il y a quelque chose à écouter. Et le kéto, dans tout ça, tu vas me dire, le kéto te donne un terrain stable. Quand ta glycémie est équilibrée, ton cerveau est plus calme, plus clair, tu n'as plus ces montagnes russes qui viennent tout amplifier. Tu peux, du coup, travailler sur l'émotion. Et pas contre elle. Je peux te donner un exemple vécu avec une de mes coachées qui s'appelle Sandrine, ou qui s'appelait Sandrine, c'était il y a quelques années maintenant. Chaque soir, elle avait cette habitude de grignoter du fromage, c'était toujours à la même heure, on permettait une heure devant la télé. Et elle m'a dit, je ne comprends pas François, j'ai dîné, ok, je faisais keto, je n'ai pas faim, mais je ne peux pas m'en empêcher en fait. Du coup, on a décortiqué un petit peu la scène avec ce fameux modèle. La circonstance, c'était elle est seule devant la télé. Circonstance tout à fait neutre. La pensée, c'est la journée est finie, j'ai que ce moment pour moi en fait. Tu vois, ça c'est vraiment ce qu'elle se disait à ce moment-là. L'émotion, c'était ok de la détente, mais surtout en fait un vide. Et elle peut décombler ce vide en mangeant. Ça c'était l'action et le résultat, elle s'endort généralement un peu lourde, frustrée et culpabilisée parce qu'elle sait très bien qu'en fait... Elle s'est gavée de fromage à ce moment-là, et même si elle est dans du keto, elle sait que ça vient l'empêcher d'avancer dans ses résultats. Donc on a juste changé la pensée, en fait. Elle a remplacé par « je n'ai que ce moment pour moi » , par « je mérite un moment pour moi, sans me faire de mal » . Et là, son action a changé. Et au lieu de manger, ce qu'elle a fait, c'est qu'elle a pris un bain, tout simplement, où elle s'est mise à lire peut-être un petit livre, et petit à petit, en fait, le besoin de grignoter a disparu. Et ça, c'est pas de la magie. C'est de la conscience. Et clairement, tu peux faire pareil. Tu peux dès ce soir appliquer le modèle à ta vie. Quand tu sens que tu veux manger alors que tu n'as pas faim, écris. 1. Quelle est la circonstance ? 2. Quelle pensée traverse ton esprit à ce moment-là ? 3. Quelle émotion ressens-tu ? 4. Quelle action fais-tu ? 5. Quel résultat obtiens-tu ? Puis essaie d'imaginer une autre pensée possible, une pensée qui te ferait du bien et qui changerait l'émotion derrière. C'est un peu comme recâbler ton cerveau. Et à force, ton rapport à la nourriture change sans vraiment avoir le sentiment d'avoir forcé, sans avoir fait d'efforts. Mais attention, ça ne veut pas dire que tu ne ressentiras plus jamais d'émotions. Ce n'est pas le but. Au contraire, tu vas juste apprendre à les vivre, à les accueillir, à les comprendre. Et c'est là que la vraie liberté commence. Parce que la liberté, ce n'est pas de ne plus rien ressentir. C'est de ne plus avoir peur de ce que tu ressens. Donc le modèle de Brooke combiné au keto, c'est une alchimie ultra puissante. Le keto veut venir t'équilibrer physiologiquement. Le modèle t'équilibre émotionnellement. Et les deux ensemble te rendent libre. Libre de ne plus subir tes pulsions. Libre de ne plus te juger aussi. Et surtout libre de manger en paix. En fait, j'allais dire. Tu sais, il y a beaucoup de femmes qui me disent, François, j'ai tout essayé. J'ai fait le keto, le fasting, j'ai compté mes macros, etc. Mais je retombe toujours dans les mêmes travers. Et là je leur réponds, ben tu ne retombes pas. Tu revis simplement une émotion que tu ne t'as jamais appris à traverser. Tant que tu ne comprends pas pourquoi tu manges, tu n'arriveras pas à changer ce que tu vends. Et c'est là que le vrai voyage commence. Celui qui ne se passe pas dans ta cuisine mais dans ta tête. Dans la façon dont tu te parles, dont tu te juges et dont tu te conçois aussi peut-être. Tu peux avoir le plan alimentaire parfait mais si ton dialogue intérieur est toxique, aucun keto ne tiendra. Et le jour où tu comprendras que la nourriture n'est pas ton problème mais ton miroir, tout changera. Avant de te quitter, je veux te laisser avec une phrase. Manger ses émotions, c'est tenter d'éteindre un message que ton cœur essaie de te faire entendre. Alors écoute-le ce message, pas pour le juger, mais pour le comprendre. Merci d'avoir été là, merci d'avoir pris ce moment pour toi. On se retrouve mercredi prochain pour un nouvel épisode de Quai d'Autrement. Et d'ici là, prends soin de ton corps, de ton énergie et surtout de ton cœur. Si cet épisode t'a aidé, partage-le à une amie à qui ça parlerait. C'est comme ça que le podcast grandit et que le message continue de circuler. 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