Speaker #0Bienvenue dans le podcast Kilo émotionnel, le podcast qui t'aide à décoder les vraies raisons qui te poussent à trop manger. Je suis Johanna Verdi, coach de vie, auteure du guide Mon Cahier Kilo émotionnel, créatrice du programme Déjeuner en Paix et moi-même ancienne mangeuse compulsive. Si la nourriture te rend dingue, si tu te jettes sur la bouffe à la moindre contrariété, si tu rêves de perdre du poids mais que tu es incapable de tenir un régime plus de deux jours ou deux heures consécutives, Tu es au bon endroit. Avec ce podcast, je vais te montrer comment sortir de l'obsession alimentaire et faire la paix avec ton assiette et ta balance pour que tu puisses enfin consacrer ton énergie à ce qui compte vraiment. Hello ! Je suis si heureuse de te retrouver après cette pause estivale. Alors aujourd'hui, j'ai quelque chose à te partager de très personnel et quelque chose que j'aurais probablement jamais imaginé te dire. Aujourd'hui... je fais le poids le plus élevé de ma vie. Ouais, t'as bien entendu, je suis coach en alimentation et pourtant je fais aujourd'hui le poids le plus élevé de ma vie. 70 kilos pour 1m62, ce qui correspond à un IMC de 26,7. Donc techniquement et officiellement, je suis d'après l'Organisation Mondiale de la Santé en situation de surpoids. Et ce poids, ce surpoids, il s'est installé depuis plusieurs mois déjà. Pour être très honnête, je m'en suis pas particulièrement occupée, je n'ai pas essayé de m'insir, je n'ai pas fait de régime, je n'ai pas entrepris de grands plans de remise en forme, je n'ai pas repris le sport à marche forcée, non pas parce que j'étais complètement dans le déni de mon poids ou inconsciente de ma prise de poids, mais juste parce que c'était pas le moment pour moi de m'en occuper et ce n'était pas un problème. Et ce qui est amusant quand même dans l'histoire, c'est que j'ai rien fait pour perdre du poids, Et finalement, le résultat, c'est que depuis plusieurs mois, mon poids n'a pas bougé. Et tu vois, il y a quelques années, j'aurais été vraiment catastrophée. Honnêtement, atteindre 70 kg pour ma taille, ça aurait été quelque chose de complètement aberrant. Sachant que mon idéal absolu, ça a toujours été ma taille moins 10 kg. Je t'en ai déjà parlé dans l'épisode sur le poids idéal. Mon poids idéal, c'était 52 kg. Donc avec une petite marge de sécurité, ça faisait 50 kg. Donc tu vois, là, c'est carrément 20 kg de plus. Mais si, il y a 10 ou 15 ans, tu m'avais dit un jour tu feras 70 kilos, et tu ne seras pas en train de faire un régime pour perdre ces kilos, je ne t'aurais probablement pas cru. Et pourtant, c'est exactement là où j'en suis aujourd'hui. Alors certes, je n'ai pas forcément envie de rester à ce poids-là, mais je ne veux surtout pas repartir dans le fonctionnement qui m'a fait souffrir pendant des années, ce fonctionnement qui consiste à se restreindre, se contrôler, être frustrée, repartir dans les compulsions alimentaires, la culpabilité, la honte et un contrôle encore plus fort derrière qui évidemment est voué à l'échec. Et finalement tu vois, c'est ça le point positif. C'est que malgré ces aléas, malgré cette prise de poids, j'ai pas continué à grossir. Parce que j'ai pas cherché à maigrir. Et c'est vraiment le paradoxe, c'est souvent chercher à maigrir qui continue de nous faire grossir. Donc pour moi, c'est déjà une première victoire et un premier signe clair de guérison. Mais cette rentrée est un peu spéciale et un peu différente, parce que je sens que c'est le moment pour moi de me remettre au centre et de me libérer de ce poids, de ce surpoids, qui a des conséquences physiques très concrètes. Typiquement, je suis davantage essoufflée, mes genoux sont douloureux et c'est assez problématique parce que je vis dans une maison qui est sur 4 niveaux. J'ai développé de la graisse au niveau de la sangle abdominale, une graisse que je sais mauvaise pour ma santé cardiovasculaire. Et puis, il y a aussi quelque chose de plus profond. Je suis dans une nouvelle période de ma vie, j'ai 45 ans, je commence clairement à vieillir, mon corps change et je ne veux pas faire comme si mon corps était encore celui de mes 25 ans. Donc ma façon d'en prendre soin doit aussi évoluer. Et puis enfin il y a une raison plus profonde, c'est l'émotionnel. Je sens que je suis prête à me libérer de certains points émotionnels que je porte depuis longtemps. Des choses que j'ai portées parfois pendant des années, des décennies. Un poids que mon corps a lui aussi. finit par porter. Donc oui, je sens que c'est le moment pour moi de me libérer de ce poids. Alors aujourd'hui, j'ai simplement envie de te partager exactement ce que je vais faire pour perdre ce poids et surtout ce que je ne vais pas faire. Alors la première chose, c'est qu'au lieu de me demander comment perdre ce poids, je vais commencer par me demander pourquoi j'ai pris ce poids. Ça c'est vraiment l'erreur commune. On veut perdre du poids, donc on se dit tout de suite ok, combien de calories j'ai le droit de manger, quel régime je dois suivre, quel sport va me faire brûler le plus de calories. On attaque directement le symptôme. On cherche la stratégie la plus efficace avant de comprendre la cause. Mais moi, je le sais mieux que personne. Il faut commencer par regarder ce qui s'est vraiment passé dans ma vie. Et on ne le fait pas assez, pourtant c'est capital. Dans mon cas, je sais que j'ai fait face depuis une année à la maladie neurodégénérative de ma mère. Ma mère souffre de la démence à corps de Lévis, une maladie qui grignote très progressivement la personnalité du malade. Et depuis un an, vraiment, la situation a empiré. Et honnêtement, ce n'est plus la femme que j'ai connue, ce n'est plus la mère que j'ai connue. Mais le fait est que je fais face à un deuil blanc, c'est-à-dire qu'elle est toujours là, elle est toujours de ce monde, elle est toujours avec nous. Mais j'ai envie de dire, la femme que j'ai connue, la Esther, elle s'appelle Esther, que j'ai connue, n'est plus parmi nous malheureusement. À ça, c'est ajouter un burn-out professionnel. Si tu es à ton compte, si tu travailles en tant qu'indépendante, tu sais que surtout quand on fait un métier passion, ce n'est pas toujours facile de mettre une limite entre la vie pro et la vie perso. Et finalement, les idées fusent en permanence et ça peut être assez fatigant à la longue. En plus de ça, il y a eu des tensions dans mon couple liées à l'argent parce que oui, le métier de mon conjoint est très très très exposé à l'intelligence artificielle et forcément, ça a entraîné des baisses de revenus et donc des tensions ou des prises de bec sur certains sujets liés à la gestion de nos finances. Et puis, à côté de ça, on avance en âge, il y a des amis qui s'éloignent, qui s'expatrient. Moins de lien social ou en tout cas plus de difficultés pour moi à créer du lien et à entretenir le lien. Et puis voilà, avec la pression des réseaux, l'entrepreneuriat solo, tout qui s'étiole un petit peu, je me suis sentie peut-être aussi moins soutenue, moins entourée et se sont invitées progressivement le stress, l'anxiété, la charge mentale. Jusqu'à l'année dernière, donc il y a un an, vraiment mon disjoncteur intérieur a sauté, je t'en ai parlé dans l'épisode 123. Et j'ai fait, alors j'aime pas les étiquettes, on peut parler d'une dépression, d'un burn-out, et j'ai dû prendre des antidépresseurs et des anxiolytiques. Donc des médicaments qui potentiellement en plus sont susceptibles de te faire prendre du poids. Et la dépression, chez moi, ça s'est exprimé aussi par l'arrêt du sport, par une forme de figement, je t'en reparlerai un petit peu plus tard. J'ai résilié mon abonnement à la salle de sport parce que je me retrouvais à être celle qui payait pour rien. Et donc ma sédentarité s'est développée en mode plus, Et puis il y a une prise de poids aussi, on va dire presque naturelle, inéluctable, liée aux variations hormonales de l'âge. Des repas moins structurés, plus de desserts, des plus grosses portions. J'ai mangé plusieurs fois pour m'anesthésier, pour me donner du courage. J'ai plusieurs fois acheté des pots de Nutella avec l'intention très claire de les vider. Donc tu vois, toute cette liste, qu'est-ce qu'elle montre ? Elle montre que je n'ai pas pris du poids sans raison. Il n'y a rien de diabolique dans ce processus. Mon corps n'a pas conspiré contre moi. Non, simplement, mon alimentation s'est déstructurée, s'est désorganisée, a perdu en qualité. La quantité de mouvements dans ma vie a été réduite à néant. Et tout ça, ça a simplement répondu à une période de ma vie. Et si je ne travaille pas sur ce qui m'a amenée là, je vais forcément recréer exactement les mêmes conditions. Donc derrière, tous mes efforts seront voués à l'échec. Quelque chose que je ne veux absolument pas risquer, évidemment. Donc avant de me demander comment perdre ce poids, j'ai besoin de comprendre pourquoi mon corps et mon alimentation en sont arrivés là. Parce que je peux essayer de combattre les kilos, mais si je ne m'occupe pas de ce qui se passe derrière, je risque surtout de recommencer la même histoire. Et c'est peut-être la première question que tu pourrais te poser toi aussi. Qu'est-ce qui s'est passé dans ma vie avant que mon alimentation et mon poids commencent à changer ? Est-ce qu'il y a eu une période de stress, un changement professionnel, une difficulté perso, une rupture, une fatigue qui s'est installée, moins de mouvements, plus de solitude, ou simplement une période où tu as commencé à utiliser davantage la nourriture pour tenir, te réconforter ou t'anesthésier. Parce que ton poids n'est peut-être pas arrivé là par hasard, lui non plus. L'erreur numéro 2 que je ne vais pas faire, c'est de croire que pour perdre du poids, il faut décider de manger moins et de contrôler plus. L'erreur commune, c'est que pour mincir, il faut compter les calories, les points, les macros. On se dit, je dois réduire mes portions, je vais manger moins. À partir de lundi, c'est décidé, terminez les desserts, seulement des salades de fruits, plus de chocolat, ou alors plus de glucides le soir, plus de pâtes, plus de pain, plus de pizza, etc. Moi, je suis consciente. que pendant plusieurs mois, j'ai mangé plus que mes besoins. Et que oui, parfois, j'étais déconnectée. Mais parce que j'avais ces challenges émotionnels, plus ma vie à 100 à l'heure, donc je m'étais mise dans ce mode pilotage automatique. Dans tous les aspects de ma vie et aussi dans mes prises alimentaires. Donc par exemple, je t'avais déjà parlé du fait que je prenais le même petit déjeuner tous les jours, donc deux toasts de pain de seigle et trois oeufs au plat, ça me convient très bien. Je t'en parle plus en détail dans l'épisode 106. consacré au petit déjeuner, ce qui est vraiment indispensable. Mais depuis mon retour de congé, je suis plus que jamais à l'écoute de mon corps et je respecte les signaux de mon corps. Et du coup, très naturellement, je suis passée de 3 œufs et 2 toasts à 2 œufs et 1 toast et demi. Ça paraît anecdotique, mais en réalité, j'ai diminué de 30% l'énergie apportée par mon petit déjeuner. C'est pas quelque chose d'ailleurs que j'ai fait volontairement, mais vraiment avec. conscience. Et c'est important de comprendre que ce n'est pas une décision mentale de réduire, c'est juste une capacité à écouter qu'on doit développer. Et je le sens en ce moment, mon corps ne veut simplement pas se charger de plus. Alors j'écoute, je respecte, j'ajuste. Hier soir en me couchant, j'avais très faim. Ce matin, j'étais vraiment affamée. Je me suis dit je vais remonter ma portion, je vais remettre trois oeufs et deux toasts. Et tu vois, comme par magie mais il n'y a pas de magie. j'ai envie de dire au bout de deux oeufs et demi, vraiment j'ai calé net et j'étais interpellée moi-même. Ça m'a rappelé à quel point le corps est parfaitement calibré et que ce qu'on doit simplement faire, c'est apprendre à le réécouter. Donc une diminution de tes prises alimentaires peut vraiment venir de cette reconnexion à tes sensations et à l'écoute de ton corps. Ce n'est pas nécessairement de la restriction. Et moi c'est exactement ça que je veux. Je ne veux pas juste manger moins. Je veux manger exactement ce dont j'ai besoin. Et si un jour c'est deux œufs, si un jour c'est trois, et si le suivant c'est deux œufs et demi, je veux être capable de me caler là-dessus et de faire confiance à mon corps et à l'expression de ses besoins. L'erreur numéro trois que je ne vais pas faire, c'est de croire que sans régime signifie sans structure. Bah oui, parce qu'à la base, on est convaincu que pour perdre du poids, Il faut mettre en place un plan rigide. Je dois contrôler chaque gramme, je dois contrôler chaque bouchée ingérée. Sauf que ça, si t'es dans le contrôle extrême, t'es dans une sorte de prison mentale. Ou alors à l'inverse, on peut être amené à se dire « Ok, moi je veux écouter mon corps, donc je vais plus rien mesurer, plus rien prévoir, plus rien structurer, je mange tout ce que je veux quand je veux. » Là, la réalité, c'est que tu tombes facilement dans le chaos. Moi. Je remets volontairement de la structure, c'est-à-dire un cadre, oui, mais un cadre flexible. Un cadre qui me permet d'avoir une enceinte littéralement, un espace sécurisant mais flexible parce qu'il y a de la souplesse. Donc par exemple, le cadre ça va être quoi ? Ça va être de peser mes féculents. Parce que oui, honnêtement, les féculents, quand on les verse dans la casserole, que ce soit le riz, les pâtes, On les verse comme ça à l'œil dans la casserole. On en fait toujours trop. Pourquoi ? Parce qu'on a peur d'en manquer. Donc on rajoute toujours la poignée de plus, la poignée qui finalement est en trop, qu'on se force à finir. Alors les gourmands finissent, mais quand t'es pas spécialement gourmand ou que justement t'as envie de remettre de la structure dans ton alimentation, c'est juste une portion de riz ou de pâte dont tu sais pas quoi faire. Donc tu le mets au frigo pour pas jeter. Mais en vrai, du riz ou des pâtes... Le lendemain, c'est quand même moins bon que quand c'est prêt le jour même. Donc tu vois, aujourd'hui, pour éviter le gâchis et pour éviter le bruit inutile autour de la nourriture en trop, je pèse mes féculents. Voilà, je sais qu'en général, il me faut entre 60 et 80 grammes de féculents, poivre en cuisson. C'est la seule chose que je mesure. Et ensuite, je me fie vraiment, en fait, à l'œil, à mon assiette. J'ai toujours la moitié de mon assiette en légumes, un quart de mon assiette en protéines de qualité. Et grosso modo, ce que j'ai pesé en féculents, ça représente à peu près le quart de mon assiette. Et cette structure, elle est d'autant plus facile à mettre en place que j'ai préparé à l'avance un certain nombre d'ingrédients que j'aime et que j'utilise souvent, qui sont faciles à congeler et qui sont portionnables. Typiquement, je ne vais pas faire d'avance, comme je te disais, des pâtes ou du riz blanc, mais le riz complet, le quinoa, du poulet, du porc qui sont déjà cuits et coupés en petits morceaux, que ce soit des fruits de mer au congélo ou des poêlés de légumes surgelés de toutes sortes qui sont portionnables, ça, c'est des choses que j'ai systématiquement sous la main. pour pouvoir me préparer très rapidement des repas qui sont goûtus, qui sont équilibrés et qui sont nourrissants. De la même façon, je structure mes desserts et mes snacks. J'ai des portions. Je privilégie par exemple tout ce qui est fromage blanc ou yaourt plutôt en portions individuelles, même si effectivement il y a un petit peu plus d'emballage, plutôt que les très gros pots. Je vais avoir des mini babybel. Désolée, je sais que ça fait un petit peu plus d'emballage. mais au moins ça m'évite le bruit mental de savoir quelle portion prendre, est-ce que j'en ai pris trop, est-ce que j'en ai pas pris assez, donc voilà. Et tout ça, ça ne m'empêche pas de manger des madeleines avec mon fils quand j'en ai envie et quand ça me fait plaisir. Mais tu vois, mon alimentation est structurée d'une telle façon que j'ai d'autres choix à disposition et je peux manger autre chose que les madeleines. Je peux manger des madeleines et un fruit, des madeleines et un yaourt, je peux combiner comme je veux, bref, j'ai... le choix. Donc tu vois, cette structure n'a pas pour but de manger le moins possible, mais simplement d'avoir une sorte de guide, en anglais on appelle ça un guideline, pour être sûr que je mange suffisamment sur le plan quantitatif et qualitatif. Parce qu'on ne peut pas toujours se fier effectivement à son oeil pour doser les différentes quantités. Donc voilà, le cadre ça m'apporte de la sécurité, mais la structure que j'ai mise en place, elle est souple et donc elle n'a rien à voir avec la restriction. Et je ne compte plus mes calories. À un moment, j'ai pensé, très honnêtement, le refaire. Et en fait, au bout d'une journée, je me suis rendu compte que ça créait trop de bruit mental, c'était trop compliqué pour moi. Donc aujourd'hui, je me fie encore une fois aux signaux de mon corps. Et pour moi, le meilleur indicateur, bien meilleur que est-ce que j'ai respecté le quota de calories que je m'étais attribué, c'est comment je me sens au moment du coucher. Est-ce que j'ai l'impression d'être repu, d'avoir encore le ventre plein, d'être encore en train de digérer ? Ou est-ce que j'ai ce tout petit creux à l'estomac au moment de m'endormir qui me fait presque me dire « Tiens, je serais capable de redescendre à la cuisine manger un petit quelque chose » . Si j'ai ce très léger petit creux à l'estomac, ça me laisse penser que je suis en très léger déficit calorique. Donc effectivement, ça va aller dans le sens de me libérer de mon surpoids. Donc tu vois, le contraire du contrôle, c'est pas le chaos. La structure, c'est pas la restriction, c'est la sécurité et la liberté. Ensuite, l'erreur numéro 4 que je ne vais pas faire, c'est de chercher à reproduire ce qui fonctionnait pour moi autrefois. Ça peut être ultra tentant de se dire, oh là là, j'ai déjà perdu du poids, on est nombreux à avoir perdu et gagné des dizaines, des centaines de kilos, bon voilà, on a déjà perdu du poids. Donc on se dit, ça, ça avait marché pour moi, donc si je remets en place les mêmes choses, ça va marcher encore. D'ailleurs, je pense que c'est pour ça que j'ai beaucoup, beaucoup de clientes qui ont fait plusieurs fois, voire des dizaines de fois Weight Watchers. Elles l'ont fait 3, 5 ou 10 fois parce que ça a marché une fois. Donc quand elles reprennent le poids, qu'est-ce qu'elles se disent ? En fait, je vais le refaire et ça va marcher de nouveau. Donc que ce soit compter les points Weight Watchers, compter les calories. Moi, je faisais du sport 5 fois par semaine en plus de compter mes calories. Et franchement, ça a marché à cette époque de ma vie où en fait, j'étais... au plus bas de mes troubles alimentaires. Mais ça, je ne le savais pas. Moi, j'avais l'impression que j'étais au plus haut sur, on va dire, le podium de la réussite concernant la perte de poids. Ben oui, ça a marché. J'approchais mon rêve absurde qui était un IMC de 18. Ben ouais, à l'époque, mon idéal, c'était l'IMC des mannequins. Et j'ai réussi, du coup, grâce à ces mesures très drastiques, à me rapprocher, dangereusement, j'ai envie de dire, de cet IMC de 18 qui correspond à de la maigreur. Mais tu vois, Aujourd'hui, avec le recul et surtout avec les connaissances et l'expérience que j'ai sur notre rapport à la nourriture et sur mon propre rapport à la nourriture personnelle, je sais qu'en fait, ce qui a marché pour moi avant ne marchera pas forcément aujourd'hui dans ma saison de ma vie. Et je voudrais te donner un exemple concret, c'est celui de la place du mouvement dans ma vie. Je te l'ai dit, avant je faisais du sport 5 fois par semaine, beaucoup de cardio, je courais énormément jusqu'à 100 km par mois, je faisais des semi-marathons. Des grandes courses, c'était vraiment le truc de ma vie, ça m'apportait aussi quand même beaucoup de plaisir et beaucoup de joie. Mais là, cette année, je suis tombée... Alors, je vais utiliser le mot dépression, même si finalement, je ne sais même pas trop comment l'appeler. On va dire disjoncteur qui saute. Ça s'est traduit par la fatigue et le figement extrême. J'ai arrêté la marche, que je pratiquais très régulièrement tous les matins. Après avoir déposé mon fils à l'école, j'avais l'habitude d'aller marcher 45 minutes. Ça, j'en étais plus capable, j'ai arrêté. j'ai arrêté d'aller à la salle, je te l'ai dit j'ai résilié mon abonnement parce que je voulais pas être celle qui paye un abonnement à la salle de sport et qui n'y va pas et ce qui me faisait plaisir avant ne me faisait soudain plus plaisir et du coup là je suis dans une évolution où aujourd'hui je sens que le plaisir repointe le bout de son nez je sens que l'envie repointe le bout de son nez mais je sens aussi que j'ai besoin de renouveau et j'accepte que ce qui a fonctionné à un moment de ma vie n'est pas forcément adapté à mes besoins aujourd'hui. Donc avant, j'aimais le running, j'aimais le fitness, j'aimais le cardio. J'étais dans la performance. Ça, c'était dans ma trentaine. Dans ma petite quarantaine, j'allais à la sage, je faisais des cours collectifs, du biking, du training, du crossfit. Je soulevais des poids. J'étais dans la force, le dépassement. Aujourd'hui, septembre 2026, j'ai envie de douceur. J'ai envie d'enveloppement. Et j'ai envie de rigolade. Donc, je me tourne cette année vers des cours dans l'eau. J'ai découvert l'aquaboxing, j'adore, c'est le bon compromis entre détente, le corps qui est soutenu et accompagné par l'eau, et puis la boxe qui est un des fouloirs assez exceptionnels. Et j'ai envie d'essayer trois activités sportives avant de me lancer. Le volleyball, sport collectif que j'ai pratiqué peu de temps au collège, mais que j'ai bien aimé. Je me dis tiens, pourquoi pas, on va retenter, peut-être aussi pour redévelopper le lien social. J'ai envie de faire une séance d'essai de ping-pong, parce que j'ai toujours été assez douée et ça m'amuse beaucoup, et de tennis aussi. Ça me plaît bien, l'aspect être en extérieur, travailler à la fois l'explosivité, la réactivité, puis aussi être quand même en contact avec d'autres personnes, parce qu'on est quand même moins solitaire que quand on court. Donc voilà, trois activités qui n'ont rien à voir, mais que je vais tester. Et je vais me laisser porter par quoi ? Pour prendre ma décision ? Par mes ressentis. Peut-être que je vais aimer une de ces activités, peut-être que je vais en aimer aucune, mais c'est pas grave, je continuerai de chercher et je trouverai autre chose. Donc tu vois, je ne cherche pas à renouer avec ce qui a fonctionné dans mon passé, je ne cherche pas non plus la meilleure activité sportive sur le papier, je cherche celle qui va me donner envie de bouger, celle qui va me donner la patate. Et je vais tester plutôt que de décider une fois pour toutes. Et vraiment en fonction de mes ressentis, en fonction de mon... plaisir, j'ajusterai. Et je fais un aparté, mais honnêtement, cette posture, ça fonctionne pour tous les sujets. C'est un reminder pour tous les sujets de ta vie. Ce qui a fonctionné pour toi à 20, 30, 40 ans, n'a aucune obligation de fonctionner pour toi aujourd'hui. Ça vaut pour la carrière, pour l'argent, pour les relations avec les autres. Moi, au début de ma vie professionnelle, je pensais qu'à une chose, gagner de l'argent, avoir des promotions dans le boulot, et puis sortir quand même suffisamment tôt pour aller au sport tous les soirs. Maintenant, je sais que ce que je veux, c'est une activité professionnelle qui soutient ma vie sans me voler chaque heure de mon existence. Je veux du temps de qualité avec mon fils, je veux pouvoir le récupérer à 16h30, aller au ciné le mercredi ou regarder un film installé dans mon canapé assis sur... Alors ça, c'est mon investissement bien net, j'adore. Mon siège de massage Shiatsu que j'ai acheté chez Naturalia à Noël. Je fais partie de celles qui achètent un siège de massage et l'utilisent. Ensuite, l'erreur numéro 5 que je ne vais pas faire, c'est juger mon apparence, vouloir disparaître et me cacher. Ça, c'est tellement commun de se dire « Ah là là, là je suis, je ne suis pas présentable. Quand j'aurai perdu X kilos, quand mon ventre aura diminué, après enfin, je vais pouvoir me remettre sur des applis de rencontre. Je vais me remaquiller, je vais m'acheter des vêtements, je vais sortir, je vais me filmer sur les réseaux sociaux. » Et du coup, en attendant, on se planque, on se cache, on veut être invisible, on porte des vêtements noirs ou sombres, des vêtements larges. Et moi, c'est tout le contraire. Moi, j'ai envie de me mettre en valeur maintenant. Et depuis deux ans déjà, j'ai fait un gros travail sur mon look et mon image. C'est quelque chose que j'ai toujours aimé, mais j'ai eu besoin d'approfondir après la naissance de mon fils parce que ma morphologie a pas mal changé. Donc j'ai refait des séances de travail avec ma conseillère en images sur ma colorimétrie, ma morphologie, je sais aujourd'hui parfaitement ce qui me met en valeur, et j'ai déjà développé une très bonne base de dressing dans laquelle je me sens jolie. Mais j'avoue, de la même façon, ces derniers mois m'ont fait glisser peu à peu, et peu à peu j'étais retombée dans le vite vite vite, hop le confort plutôt que l'effort. Donc... Une des choses que je vais faire pour me libérer de mon surpoids, c'est d'appuyer sur ce curseur-là. Remettre du maquillage, des bijoux, des accessoires. Ce que mon amie Chloé Crépin, conseillère en images, appelle les petits toppings de notre dressing. J'adore sa métaphore. Elle dit que s'habiller, c'est un peu comme faire une salade. Tu as des ingrédients de base, la salade, les tomates, mais tu rajoutes des petits toppings. Tu rajoutes des copeaux de parmesan, tu rajoutes des petits cubes. de pain toasté. Et là, tout de suite, ça devient intéressant. Donc voilà, remettre l'accent sur les petits toppings de mon dressing, retrier de nouveau ma garde-robe et mes accessoires pour vraiment avoir sous la main des tenues qui correspondent à la saison de ma vie, c'est-à-dire celle dans laquelle je suis aujourd'hui. Parce que oui, je peux vouloir perdre du poids et mettre en valeur mon corps aujourd'hui. Les deux ne sont pas contradictoires. Et c'est clair que je ne vais pas attendre d'avoir un corps différent pour commencer à vivre et à me sentir belle dans celui que j'ai. Et je sais d'expérience, même si je ne suis pas stratège mais un peu, qu'on a moins tendance à boulotter quand on se sent jolie et bien dans ses fringues. Et je pense que tu seras d'accord avec moi là-dessus. Ensuite, l'erreur numéro 6 que je ne vais pas faire, c'est de croire que se protéger et mettre des limites, c'est égoïste. Je suis déjà très forte pour ça depuis un certain temps. Et j'ai assaini ou mis un terme à bon nombre de dynamiques relationnelles qui ne me convenaient plus ou ne me faisaient plus du bien. Mais ces derniers mois ont représenté un gros challenge avec la maladie de ma mère. Cette maladie qui vraiment me bouffait littéralement à chaque visite. Donc j'ai dû réapprendre, apprendre avec elle, parce qu'avec elle je n'avais pas besoin. Mais j'ai dû apprendre avec elle à mettre des limites. à accepter ce que je peux faire pour elle par rapport à sa condition et ce que je ne peux pas faire. Et parfois, ça a consisté à réduire la durée de ma visite à littéralement 5 ou 6 minutes. Quand je sens, dès que je pousse la porte, que ça va être trop lourd, que ça ne va pas être un bon jour et que ça va me sucer la moelle. Parce qu'au final, si je reste plus longtemps, ça ne l'aidera pas parce que je ne suis pas en mesure de remettre de la sécurité aussi. ou de l'apaiser quand elle est en crise, et qu'en fait, ce ne sera pas bon pour moi non plus. Donc j'évite l'erreur qui est ce devoir de loyauté, je dois être là, je dois encaisser, je dois tenir bon, c'est mon rôle, je dois rester longtemps, parce que sinon je suis une mauvaise fille, moi je passerai après, c'est elle qui est importante. Non, ma mère est importante, mais je suis tout aussi importante. Face à cette maladie, certaines visites sont devenues extrêmement lourde et j'accepte que je ne peux pas tout porter. Et voilà, parfois réduire la visite à quelques minutes, partir quand je sens que c'est trop, ce n'est pas rejeter la personne, c'est l'aimer et la soutenir d'une façon qui soit pérenne pour moi. Aimer quelqu'un, ça veut pas dire être capable de tout supporter ou devoir tout supporter. Et pour rappel, si tu prends sur toi tous les jours ou régulièrement toutes les semaines, si tu passes tes journées comme ça à être vidé, ben sans surprise tu rentres chez toi et où est-ce que tu vas trouver du soutien, de l'énergie, de la ressource ? Ben dans la bouffe évidemment. Donc voilà, pour éviter ça, il faut travailler sur le problème à la source. Donc ça c'est un reminder pour toi si tu as besoin de l'entendre. Te protéger ce n'est pas abandonner les autres. C'est arrêter de t'abandonner toi-même. Et tu vois, au final, je ne sais pas combien de temps ça prendra. Je ne sais pas d'ailleurs combien de kilos je vais perdre. Et pour être honnête, en fait, je m'en fous des kilos. Moi, aujourd'hui, le seul indicateur qui compte, c'est mon tour de taille. Donc, j'avoue, la seule chose que je mesure, c'est mon tour de taille avec un mètre de couturière. Et je ne sais même pas si tout ce que je teste et tout ce que je mets en place va fonctionner. Mais je sais une chose, je ne vais pas chercher à être parfaite. Je vais observer, je vais apprendre et je vais ajuster. Parce que c'est ça le vrai respect de soi. Et comme on dit en anglais, « There is no failure, there is only data » . Chaque chose que je fais, même si ça ne se passe pas comme prévu, ce n'est pas un échec. C'est seulement des informations que je réunis et qui me permettront éventuellement d'ajuster le tir au prochain essai. Donc voilà, j'espère que cet épisode va t'aider et t'inspirer. Si c'est le cas, continue de soutenir le podcast en lui attribuant des étoiles, des commentaires et une note positive sur ta plateforme d'écoute préférée. Et moi, je suis heureuse de te retrouver la semaine prochaine. On va parler de quelque chose qui me tient particulièrement à cœur. Pourquoi est-ce que comprendre, ça ne suffit pas toujours à changer ? Parce que peut-être que toi aussi, tu as déjà... Lus les livres, écouté les podcasts, fait une thérapie, compris pourquoi tu manges. Et pourtant, tu continues à faire exactement la même chose et à reproduire exactement les mêmes erreurs et les mêmes excès. Alors pourquoi ? Et surtout, qu'est-ce qui permet vraiment de passer de « je sais » à « je fais » ? Je t'expliquerai tout ça la semaine prochaine. Je te remercie pour ta présence et je te donne rendez-vous au prochain épisode.