Speaker #0Bienvenue dans le podcast Kilo émotionnel, le podcast qui t'aide à décoder les vraies raisons qui te poussent à trop manger. Je suis Johanna Verdi, coach de vie, auteur du guide Mon Cahier Kilo émotionnel, créatrice du programme Déjeuner en Paix et moi-même ancienne mangeuse compulsive. Si la nourriture te rend dingue, si tu te jettes sur la bouffe à la moindre contrariété, si tu rêves de perdre du poids mais que tu es incapable de tenir un régime plus de deux jours ou deux heures consécutives, Tu es au bon endroit. Avec ce podcast, je vais te montrer comment sortir de l'obsession alimentaire et faire la paix avec ton assiette et ta balance pour que tu puisses enfin consacrer ton énergie à ce qui compte vraiment. Est-ce que t'as pas parfois l'impression d'avoir tout compris mais de ne pas aller mieux ? Tu sais pourquoi tu manges. Quand tu es seule, quand tu t'ennuies, quand tu es stressée ou quand tu manques de sommeil. T'as lu des livres, t'as écouté des podcasts... T'as regardé des dizaines de vidéos sur l'alimentation émotionnelle, les compulsions, l'hyperphagie. T'as peut-être même fait une thérapie, compris ton enfance, ta relation avec tes parents, tes frères et sœurs, tes amis d'école. T'as mis des mots sur ton passé, sur ton vécu, sur les expériences qui t'ont façonné, sur tes traumas aussi parfois. Aujourd'hui, tu sais reconnaître tes réactions et tes points de vulnérabilité. Et pourtant, tu ne vas pas mieux. Et tu continues d'être déclenché. Et tu continues de faire des compulsions. Si ça te parle, sache que tu n'es pas seule et c'est pour ça que je voulais t'en parler aujourd'hui. A titre personnel, j'ai vraiment vécu ça puisque je suis passée vers mes 30 ans par 3 ans d'analyse. J'étais vraiment au fond de la mine concernant mes troubles du comportement alimentaire. Je sentais que j'avais vraiment besoin d'aide et j'ai trouvé quelqu'un de super. Au total, en 3 ans, j'ai dû faire plus de 100 séances, je pense que je ne les ai même pas comptées, 6 à 7 000 euros. d'investissement étalé sur ces différentes années, j'avais l'impression qu'à chaque fois que je sortais de séance, j'avais compris quelque chose. Tous les rouages prenaient leur place, toutes les pièces du puzzle. Je me sentais plus légère, j'avais vraiment l'impression d'avoir compris la racine de tous mes tourments. Et pourtant, le soir même, une amie me disait quelque chose qui me blessait ou me mettait en porte-à-faux et je me vengeais sur la bouffe. Du coup, c'était vraiment la double peine. Parce que je sortais de séance de psy, je savais ce qui me faisait manger. Mais je me voyais le faire malgré moi et malgré ma compréhension fine de mon propre fonctionnement. Alors je me disais qu'il me manquait certainement une autre explication, que je comprendrais encore mieux à la prochaine séance de psychothérapie ou avec un autre livre, une autre vidéo, un autre stage de développement personnel, une autre réponse. Alors j'insiste sur quelque chose. Comprendre ce qui nous est arrivé, c'est une étape imp... importante. Pour beaucoup d'entre nous, c'est même un immense soulagement. On se rend compte qu'on n'est pas fou, qu'on n'est pas folle, qu'on n'est pas détraqué, que nos réactions ont un sens et une logique. On comprend que nos automatismes ne sont pas apparus par hasard et que ce fonctionnement est souvent le résultat d'années voire de décennies passées à vivre dans un environnement qui ne nous a pas apporté la sécurité émotionnelle et affective dont nous avions besoin. Un environnement qui a peut-être obligé de faire notre système nerveux à être toujours en alerte et à constamment s'adapter. Donc cette compréhension, elle permet de remettre de l'ordre dans beaucoup de choses. Elle enlève aussi énormément de culpabilité. Et je ne suis pas en train de dire que mes trois années d'analyse ne m'ont servi à rien. Au contraire, elles m'ont énormément apporté. Mais elles ne pouvaient pas à elles seules faire tout le travail. Parce que comprendre l'origine de nos dysfonctionnements, Ça ne nous apprend pas à faire autrement. Typiquement, tu peux parfaitement savoir que tu manges du chocolat quand t'es stressé. Tu peux savoir que c'est une stratégie de réconfort. Tu peux même savoir d'où vient ce besoin de réconfort. Peut-être une prise de bec avec ton boss ou tes collègues plutôt au bureau. Et à 21h devant ton placard, tu te retrouves malgré tout à avoir envie de manger ce chocolat. Et au final, tu ne manges pas le chocolat. Tu le défonces. On ne va pas se mentir, c'est extrêmement douloureux. Alors le piège dans lequel on tombe parfois, c'est de chercher une nouvelle explication. Parce qu'on oublie que le cerveau aime résoudre des problèmes. Il a été littéralement programmé pour ça. Alors lorsque quelque chose ne va pas, notre cerveau il fait naturellement ce qu'il sait le mieux faire. Il cherche des réponses. Et c'est là qu'on peut entrer dans une espèce de boucle. Pourquoi je fais ça ? Parce que je suis stressée. Mais pourquoi je gère mon stress comme ça ? Pourquoi je suis incapable de gérer mon stress autrement ? Pourquoi je me stresse d'ailleurs pour ce sujet-là ? Je ne devrais pas me stresser. Pourquoi je n'ai pas la volonté de résister à la bouffe ? Et notre culpabilité, elle nous pousse à chercher une nouvelle explication et une nouvelle solution. Par exemple, ne pas acheter les aliments qui nous font partir en crise, manger des yaourts 0% dans l'espoir de ne plus avoir envie de manger du chocolat. Et puis sinon, ça peut être se lancer dans l'achat et la lecture d'un nouveau livre, l'écoute d'un nouveau podcast, la découverte d'une nouvelle méthode, à la recherche d'une nouvelle prise de conscience. Et toutes ces questions, elles sont légitimes. Le problème, c'est qu'à un certain moment, on peut continuer de chercher des réponses, alors que ce n'est plus ce qui nous manque. Et l'analyse peut devenir un véritable piège, une véritable prison mentale, parce que la question n'est peut-être plus... Qu'est-ce que je n'ai pas encore compris ? Qu'est-ce que j'ai besoin de comprendre ? Mais plutôt, qu'est-ce que je n'ai pas encore expérimenté ? Et pour te faire un parallèle assez simple, imagine que tu veuilles apprendre à faire du vélo. Tu peux regarder 50 vidéos sur comment faire du vélo. Tu peux lire tous les livres que tu veux. Tu peux comprendre parfaitement comment fonctionne l'équilibre, la mécanique, comment le pédalier entraîne la chaîne qui entraîne les roues. Tu peux observer des cyclistes dans la vraie vie. Mais à un moment, la seule vraie façon d'apprendre à faire du vélo, c'est de monter sur la selle. Et même si tu penses avoir tout compris, tu vas probablement vaciller, tu vas même probablement tomber, recommencer, ajuster. Et c'est comme ça que ton corps apprend à faire du vélo. Pour ton comportement alimentaire, c'est pareil. Tu ne vas pas arrêter de manger tes émotions simplement parce que tu as compris pourquoi tu le fais. Tu peux parfaitement savoir que tu manges pour t'anesthésier quand tu es stressé, que tu cherches du réconfort quand tu es épuisé, ou que tu utilises la nourriture pour ne plus sentir ce qui se passe en toi. Et continuez à le faire, parce que comprendre le mécanisme ne suffit pas à faire disparaître le besoin profond auquel il répond. Ce qui va progressivement changer les choses, c'est quand tu vas pouvoir t'autoriser à ressentir ce que tu cherchais jusque-là à anesthésier. Quand tu vas apprendre à créer un espace entre toi et tes émotions pour ne plus les laisser t'embarquer et te submerger. Quand tu vas progressivement reconstruire de la sécurité en toi et autour de toi. Le but, ce n'est pas de devenir meilleur pour résister à l'envie de manger. Le but, c'est que cette envie ait progressivement moins besoin d'exister. Tu vas voir, quand tu vas monter sur la selle et faire tes premiers tours de pédale, qui vont consister par exemple à demander de l'aide pour la première fois, poser une limite, te reposer, pleurer, dire non, tu vas te rendre compte que plus tu pratiques, plus ça va devenir facile, moins tu vivras dans la tension intérieure, les peurs, les ruminations, et moins tu auras besoin de la bouffe pour te remonter le moral. Alors soyons clairs, il ne s'agit pas de remplacer la compréhension par l'action, mais de comprendre qu'à un moment, quand la compréhension a fait son travail, Si rien ne change sur le comportement, il est peut-être temps d'ajouter l'expérience. Alors concrètement, ça ressemble à quoi ? Déjà, il faut se rendre compte que notre problème principal, c'est qu'on vit dans notre tête et pas dans notre corps. Je t'invite à te poser la question. Est-ce qu'aujourd'hui tu habites ton corps ou tu vis dans ta tête ? Est-ce que tu fais partie de cette espèce qui est nombreuse dans notre tribu de femmes qui sont plutôt des têtes ? pensante qui marche dans la vie. T'as des pensées qui te traversent H24 autour de la bouffe, de la peur de grossir, mais t'as aussi une capacité extraordinaire à refaire le monde dans ta tête et à refaire les scènes de ta journée cent fois, que ce soit après une conversation ou après une dispute. Pourquoi j'ai dit ça et pourquoi j'ai pas dit ça et pourquoi il m'a envoyé ce texto et pourquoi elle m'a parlé comme ça et blablabla. Et à force d'essayer de comprendre et d'analyser chaque mot, chaque émotion, chaque situation, chaque réaction chez toi et chez les autres, tu peux avoir tendance à t'enfermer dans le piège de l'analyse. Parce que notre système nerveux et notre comportement alimentaire, ils apprennent à travers ce qu'ils vivent, à travers les expériences de sécurité que nous expérimentons encore et encore. Donc dans le moment quand tu sens en fait. que l'envie de manger monte. Qu'est-ce qu'on fait ? On respire, on prend ne serait-ce qu'une grande bouffée d'air. On se rassure, t'inquiète pas ma chérie, tu vas pouvoir aller manger tout ce que tu veux. Si tu veux vraiment, on va juste faire un petit truc avant. Et on ajoute une pratique simple, une à trois minutes. Je trouve ça extrêmement utile de mettre un timer, ça permet de cadrer sur le plan temporel et d'apporter encore plus une forme de sécurité et de sérénité. C'est quelque chose qu'on va faire qui est court. Il y a un début, il y a une fin et ensuite on pourra manger si on a toujours envie de manger. Donc pendant une à trois minutes, on peut simplement s'asseoir et respirer. On peut s'allonger sur le sol, sur la moquette, sur un tapis de yoga. On peut s'allonger sur le canapé et fermer les yeux. On peut prendre le temps de sentir ses pieds au sol. Et tu peux enlever tes chaussures, tes chaussons, tes chaussettes pour vraiment avoir la sensation du pied sur le sol. Tu peux relâcher tes épaules. Tu peux regarder autour de toi et nommer ce que tu vois. Tu peux prendre un post-it. Et y noter comment tu te sens, en une phrase, sans chercher à développer. Tu vois, toutes ces suggestions, c'est pas pour s'interdire de manger, c'est pas pour résister, mais c'est pour, tu vois pas mes mains mais elles sont en train de se décoller l'une de l'autre, c'est pour créer le tout petit espace nécessaire entre tes ressentis et tes automatismes. La preuve, si ensuite l'envie de manger est toujours là impérieuse, tu peux manger. simplement de nouveau tu vas faire quelque chose d'un petit peu différent. Tu vas vivre l'expérience de la prise alimentaire différemment, tout simplement en mangeant assise à table dans un contenant, c'est-à-dire une assiette, un bol. Oui, même si tu veux manger des gâteaux, des chips, du fromage, aucun souci. On va simplement s'offrir un moment agréable de ritualiser cette prise alimentaire. et tant qu'à faire, On va se poser avec une assiette, une chaise, à table, et tant qu'à faire sans distraction, on éteint les écrans, on éteint la télé, on ne va pas sur le téléphone. Pourquoi ? Pour pouvoir manger avec tous nos sens, pour pouvoir habiter notre corps, être avec notre assiette, être avec la nourriture, et savourer ce petit plaisir éphémère que la bouffe peut apporter. Parce que oui, pour rappel, le chocolat n'aura jamais de bras pour te faire un câlin, les chips n'auront jamais de bouche pour te dire ça va aller ma chérie. Mais par contre, il y a un petit plaisir sensoriel, un petit boost comme ça de plaisir, de nirvana qu'on peut aller extraire. C'est tout ce que ça peut nous offrir. Donc tant qu'à faire, s'offrir ce moment, le ritualiser en s'assayant et en allant extraire vraiment toute la saveur, c'est vraiment le plus joli cadeau qu'on puisse s'offrir. Et c'est une autre façon, tu vois aussi, de manger. C'est une façon qui va te permettre aussi de créer de l'espace, de ralentir et d'être vraiment ce qu'on appelle le fameux moment présent. Et idéalement, tu vois, au-delà du moment clé de la crise, idéalement, dans le reste de ta vie, il faudrait remonter le fil d'Ariane pour expérimenter une nouvelle façon de faire dans le reste de ta journée. Tu vois, dans ta vie, dans ton boulot, dans tes relations avec les autres, pour ne plus te retrouver en tension typiquement le soir quand tu rentres du boulot. Parce que manger en rentrant le soir, c'est quoi ? C'est juste plus facile que de dire non à ton boss dans la journée. Manger le soir quand tout le monde est couché, c'est plus facile que de demander à ton partenaire de faire le dîner. Manger seul dans ton canapé, c'est plus facile que de sortir, faire des dates pour peut-être trouver l'amour. Donc, à terme, on veut aussi travailler, expérimenter cette sécurité-là, cette sécurité autour de nous, et cette sécurité, elle va pouvoir s'installer par... tout dans notre quotidien, pas juste au moment d'ouvrir le frigo. Et ça, ça s'apprend en identifiant toutes les situations qui déclenchent les boucles automatiques et les comportements automatiques et en pratiquant autre chose sur le moment. Bref, tu vois, t'as beaucoup de vélos sur lesquels t'es peut-être pas encore monté. Je t'en parlais tout à l'heure, demander de l'aide, poser une limite, te reposer, pleurer, dire non, dire peut-être plus tard. Dire non, j'ai pas envie. Dire je suis fatigué. Dire je suis flatté, mais pas intéressé. Ou au contraire, en exprimant tes envies, tes besoins, ton grain de folie peut-être aussi parfois, sans peur de tomber, d'être moqué ou d'être jugé. Et tu vois, une phrase que j'ai répétée tout le long du défi que j'ai proposé au cours des derniers jours, c'est no failure, just data. Il n'y a jamais d'échec, seulement un apprentissage. et des informations que je vais pouvoir extraire. C'est vraiment un changement de mindset. Et quand tu adoptes cet état d'esprit-là, tu vas pouvoir observer le résultat de tes expérimentations et ensuite ajuster en fonction de ça. Donc tu vois, pour clôturer cet épisode, je voudrais vraiment te transmettre que comprendre ton histoire, oui, ça reste super important. Mais si t'as l'impression aujourd'hui d'avoir tout analysé, tout compris, mais de continuer à te retrouver dans les mêmes comportements, il ne te manque peut-être pas une nouvelle explication. Il te manque peut-être simplement de nouvelles expériences. Et bonne nouvelle, c'est exactement ce qu'on fait pendant les trois mois de l'immersion déjeuner en paix avec moi. Mon travail, il consiste exactement à ça. Pas seulement à t'expliquer pourquoi tu manges, pas seulement apprendre, pas seulement comprendre, mais mettre en pratique, ensemble, dans la vraie vie, face aux situations de la vraie vie. Et ce travail, il consiste à être là avec toi quand le comportement se présente, pour que tu puisses expérimenter progressivement une autre façon de répondre, une autre façon de réagir, et qu'à terme tu sois aussi capable de protéger ton énergie et de désamorcer les situations qui t'activent en amont. Donc si tu veux te lancer dans ce travail de déconstruction et de, on va dire vraiment d'expérimentation d'une vie plus simple, plus douce, plus fluide aussi et plus agréable avec les autres, eh bien ceci est ton invitation. On démarre lundi 28 septembre pour 13 semaines d'aventure, donc jusqu'au 28 décembre. Il y a seulement deux à trois sessions de mon programme Déjeuner en Paix par an parce que je fais le choix de travailler en mode artisan avec de très petits groupes. Donc c'est vraiment une occasion rare de travailler directement en proximité avec moi. Donc si le podcast te parle, si tu as l'impression parfois que je suis dans ma tête, eh bien écoute, n'hésite plus, rejoins-moi, je serai heureuse de faire ta connaissance et de pouvoir t'accompagner pas à pas pendant les trois prochains mois. Et dans tous les cas, moi je te retrouve la semaine prochaine pour te parler d'un nouveau sujet qui, je suis sûre, va résonner en toi. On va se parler d'amitié. Parce que oui, les amis, on les aime, mais ils et elles peuvent aussi parfois réveiller nos blessures, nous activer et nous faire manger. Donc on parlera de tout ça la semaine prochaine. Je te remercie pour ta présence et je te donne rendez-vous au prochain épisode.