- Speaker #0
Bonjour à toutes et tous, c'est Céline, kinésithérapeute près de Lille. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Kinécaste de la FEDE, la communauté dynamique et innovante des kinésithérapeutes. Chaque semaine, vous découvrirez les témoignages, les conseils et les astuces de kinés passionnés et engagés sur des sujets qui vous interpellent dans votre pratique et aussi sur l'actualité. Ensemble et avec la FEDE, bougeons les lignes de la kinésithérapie. Bonne écoute ! La Médicale accompagne près d'un masseur kinésithérapeute sur trois en France. Assurant non ? Des assurances adaptées aux besoins des masseurs kinésithérapeutes, tant professionnels que privés. La Médicale assure les professionnels de santé. Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Kinecast. Aujourd'hui, on part à la rencontre de deux jeunes kinés de terrain, Mathilde Rousseau et Michel Reisdorf. Tous les deux siègent au conseil fédéral de l'AFFMKR où ils participent. porte la voix d'une nouvelle génération de professionnels engagés. On parlera de leur parcours, de leur mission et de ce que cela signifie concrètement de s'impliquer dans la vie syndicale. Alors, prêts à découvrir l'envers du décor ? Bonne écoute ! Bonjour Mathilde, bonjour Michel, comment allez-vous ?
- Speaker #1
Bonjour Céline.
- Speaker #0
Je suis ravie aujourd'hui de discuter avec vous. Merci d'avoir justement accepté cette invitation. Pour commencer l'épisode, est-ce que vous pourriez tout d'abord vous présenter ?
- Speaker #1
Allez, je me lance. Donc moi, je suis Mathilde, je suis kiné depuis 8 ans maintenant. J'ai exercé dans différents départements, en Outre-mer et en métropole. Et là, je suis installée à Paris, pas très loin d'ici, depuis un an. Au cours de mon parcours, j'ai travaillé principalement libéral. Mais j'ai eu l'occasion de travailler dans des maisons de retraite, dans une masse, d'avoir des missions au sein d'une CPTS. sur la prévention de la dépendance. Et puis voilà, depuis peu je suis aussi de la prévention en entreprise et donc depuis quelques mois je fais partie du conseil fédéral de l'AFFMKR. Et toi Michel ?
- Speaker #2
Alors moi c'est Michel, je suis kiné en Moselle depuis 8 ans également. J'ai exercé d'abord à l'étranger où j'ai fait mes études en Allemagne et je suis installé depuis 2018 à Frémamère-le-Bac un petit... petite ville de Moselle où j'ai eu l'occasion d'exercer en libéral, de m'investir au fur et à mesure dans le syndicat, dans ma CPTS, dans différentes structures où j'ai la chance de pouvoir travailler.
- Speaker #0
Alors vous êtes tous les deux impliqués déjà localement au niveau de votre syndicat, c'est ça ? Oui tout à fait, moi comme j'ai bougé assez régulièrement,
- Speaker #1
ça fait je dirais 5-6 ans que... J'essaye dans chaque département où je suis passée de m'impliquer localement, de façon plus ou moins importante en fonction du temps où je suis restée. Mais j'ai été membre du bureau quand j'étais dans le Gard, j'étais secrétaire. Et là, je suis membre du CA à Paris, puisque ça fait assez peu de temps que je suis là. Et voilà, à chaque fois, j'essaye de m'impliquer autant que je peux, avec le temps que j'ai et le temps que je reste sur place.
- Speaker #2
Pour ma part, je me suis syndiqué en 2018 et... Dès mon engagement, j'ai commencé à assister à tout ce qui était possible en termes de soirée. En 2020, je me suis dit « tiens, je veux en faire plus, je veux aller au-delà de juste participer » . Je suis rentré au conseil d'administration et en 2023, je suis entré, poussé par mon conseil d'administration, au conseil fédéral en tant que représentant des moins de 30 ans. Et depuis l'année dernière, j'ai eu la chance de prendre la présidence de mon département.
- Speaker #0
Alors qu'est-ce qui a été... Est-ce qu'il y a eu un déclic ? Déjà, pourquoi vous vous êtes syndiquée ? Est-ce qu'il y avait eu quelque chose de particulier ? Moi c'est un peu familial, je n'avais pas trop le choix. Non,
- Speaker #1
sans blague. Oui, moi j'ai quand même été... Mon papa fait partie de la FED pendant un certain temps. Et puis, c'est lui qui m'a un peu initiée à ça. Mais en dehors de ça, mon premier congrès, c'était à Cayenne en 2019. Donc, c'était une année un peu particulière. Mais ça m'a permis de rencontrer plein de collègues différents, de départements différents, avec des façons de pratiquer différentes. Et j'ai trouvé ça assez incroyable d'avoir cette diversité. Et c'est un peu ça qui m'a fait revenir. À chaque fois, et m'impliquer localement pour, pareil en fait, se trouver. Il y a des initiatives locales même qui sont assez notables. Et donc faire partie de cette dynamique, c'était quelque chose qui était vraiment porteur et stimulant.
- Speaker #2
Alors pour ma part, j'étais déjà engagé lors de mes études dans un syndicat. On avait un directeur d'école qui était très engagé et très engageant d'un point de vue syndical. Et il faut savoir que je travaille avec mon grand frère qui a fait également ses études en Allemagne, qui a fini ses études quand moi je les ai commencé. En fait, quand lui s'est installé, le kiné dont il a repris l'activité l'a incité à se syndiquer en France. Et ayant été dans la même école, il a eu cet engagement syndical aussi. En rejoignant son cabinet, naturellement je me suis syndiqué aussi.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui vous a donné cette envie alors d'aller encore plus loin et puis aussi de vous présenter au niveau national ? Est-ce qu'on raconte cette petite aventure ?
- Speaker #1
En fait, ces postes des conseillers de moins de 30 ans ont été créés avec la réforme des statuts d'il y a quelques années je me souviens plus exactement quand est-ce que ça a été fait et moi quand j'ai vu ça mais je connaissais michel depuis assez peu de temps s'était rencontré en formation et puis rapidement en fait on a découvert qu'on avait des affinités des ont partagé des valeurs et qu'on était syndiqués au même endroit dans le même syndicat et donc je dis bah tiens rien si on y va tous les deux ça va être sympa enfin on partageait vraiment des choses vraiment des choses en commun et puis les statuts aussi ont fait que moi vu où j'habitais je pouvais pas et me présenter parce qu'il y avait déjà cinq conseillers fédéraux de la région d'où je venais, qui étaient bien plus qualifiés que moi pour le poste. Donc, je ne me suis pas mis en concurrence avec eux. Et donc, du coup, Michel s'est présenté et je l'ai rejoint il y a quelques mois.
- Speaker #2
Tout à fait. Je lui dis toujours tu m'as lâché, mais bon, elle m'a rejoint quand même. C'est chouette de pouvoir continuer cette aventure syndicale ensemble.
- Speaker #0
Alors donc vous formez aujourd'hui, tu disais Mathilde, le binôme des moins de 30 ans au Conseil fédéral de l'AFFMKR. Alors toi tu as été élu tout d'abord, c'est ça ?
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #0
Et ensuite toi depuis le congrès de Valence.
- Speaker #2
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Alors comment vous arrivez justement à concilier aussi justement votre activité professionnelle en tant qu'inné ? vos missions au niveau local mais aussi au niveau national ?
- Speaker #2
Alors, ça demande beaucoup d'agilité et de souplesse je vais dire parce que les charges de travail au niveau local sont très variables en fonction des périodes. Actuellement on a pas mal de boulot qui est arrivé dans notre département avec les contrôles pour suractivité mais avant ça on a eu une période un peu plus calme et avant ça encore une autre période où mon syndicat départemental a candidaté pour héberger le congrès de l'année prochaine. Et de ce fait, le boulot varie et c'est un des points que je trouve, je ne veux pas dire difficile, mais qui demande beaucoup d'adaptabilité parce que la charge de travail au cabinet, elle reste relativement toujours la même, c'est-à-dire très chronophage. La nature a horreur du vide et dès qu'il y a de la place, il y a quelque chose qui prend de la place là-dedans. Donc ça demande pas Pas mal d'équilibre, c'est un boulot d'équilibriste et heureusement des fois on a l'aide de son binôme pour aussi voir ce qui est important et des fois faire un pas en arrière et recentrer sur le plus important. Parce que quand on a la tête dans le guidon, c'est pas toujours évident de se consacrer aux choses qui peuvent être importantes pour la majorité et pas juste son point de vue.
- Speaker #1
Oui, je te rejoins tout à fait sur ça, c'est assez variable. Même au niveau national, il y a des moments où il ne va pas forcément se passer grand-chose. Et à d'autres moments, on va avoir plein de tâches à effectuer en un temps relativement court. Donc, il faut être capable de naviguer un peu entre tout ça, entre nos patients, notre vie privée aussi, parce qu'il nous en reste une quand même, et les différentes missions qu'on a au national, en local et dans les autres activités qu'on peut avoir en parallèle.
- Speaker #0
Alors depuis le début de l'épisode, on parle beaucoup du Conseil fédéral, mais finalement peut-être que pour nos éditeurs, ce n'est pas très clair sur son rôle au sein de la FED. Pourtant c'est essentiel justement à la FFMKR. Est-ce que vous pouvez justement nous expliquer un peu comment cela fonctionne, ses missions, qui appartient justement au Conseil fédéral ?
- Speaker #1
Eh bien en fait, la FFMKR c'est une association qui fonctionne comme telle. Donc on a le niveau national où vont adhérer toutes les fédérations départementales. Et donc, comme toute association, elle fonctionne avec un bureau et un conseil d'administration. Finalement, le Conseil fédéral fonctionne un peu comme le conseil d'administration d'une association. Donc il est composé de 18 conseillers fédéraux, plus deux conseillers de région, plus deux représentants des moins de 30 ans.
- Speaker #2
Vous.
- Speaker #1
Nous deux. Donc on fait un petit distinguo parce que les conseillers, donc moins de 30 ans et les conseillers des régions, au niveau de leur élection, c'est un peu différent. Mais voilà, globalement, on se retrouve quand même tous autour de la table. Et donc, au niveau du bureau, il y a huit membres. Et ensuite, le Conseil fédéral fonctionne en pôle. On a réparti, en fait, les conseillers fédéraux dans des pôles pour chaque conseiller fédéral à sa délégation. Et ensuite, on a des pôles d'exercice. Vas-y, Misa, je te laisse...
- Speaker #2
On a des pôles qui regroupent plusieurs délégations qui se regroupent. Par exemple, moi je suis dans le pôle exercice où on va retrouver du coup Stéphane Morales qui va être plus orienté sur tout ce qui est activité physique et prévention. On va avoir Damien qui va être de manière générale sur le bienveillir. On va avoir Félix qui va être notre chef de pôle donc qui va regrouper aussi tout ce qui est Prévention, en fait tout ce qui a trait à l'exercice. Félix étant vice-président à l'exercice, donc c'est lui qui est le chef de pôle et moi qui suis donc délégué aux spécificités d'exercice. Mais on a également le pôle vie conventionnelle, le pôle formation, le pôle impérataires pro. Et de cette organisation en pôle vont se créer des groupes de travail sur des thématiques spécifiques. Par exemple, on a un groupe de travail sur la syndicalisation, un groupe de travail sur la boîte à outils, sur l'exercice au féminin. Et c'est ces groupes de travail, par leurs recommandations et leurs travaux de groupe, qui vont mettre en place la politique de la FEDE, qui a été décidée en congrès par les départements. A savoir qu'au sein du Conseil fédéral, ce qui nous importe beaucoup, c'est ce côté vraiment démocratique. Que nous, au Conseil fédéral, on ne décide pas du chemin à prendre, mais c'est vraiment au travers du vote des départements, des motions qui sont proposées. que nous allons organiser certains travaux.
- Speaker #0
Et donc vous-même, comment vous êtes élu au sein du Conseil fédéral ?
- Speaker #1
De la même façon, on va être, comme l'a précisé Michel tout à l'heure, on est porté par nos départements. C'est le département dont on est issu qui présente notre candidature. On remplit un dossier de candidature qui doit être signé par trois membres du CA de notre département. Ça peut être visé par le Conseil des sages ou pas. Et ensuite, la candidature... acceptée la plupart du temps puisqu'elle doit être normalement, elle est conforme. Et c'est au congrès suivant, donc c'est la plupart du temps en juin,
- Speaker #0
qu'on est élu et donc ce sont les départements qui nous élisent. Et donc vous êtes élu pour combien de temps ?
- Speaker #2
Ce sont des mandats de 6 ans. A savoir que lors de mon élection en 2023, ça a été un peu particulier vu qu'il y a eu une démission au complet du Conseil fédéral pour une recomposition. dans le sens où il y a le nombre de conseillers fédéraux qui changeaient par le changement de statut. Et de ce fait, comme tout le monde a été élu en même temps et qu'on est sûr du renouvellement tous les six ans, les personnes les mieux élues ont été élues pour six ans, les autres pour trois ans. Ce qui veut dire que lors du congrès de Metz, en juin, ce sera un congrès électif où le CF sera renouvelé par moitié.
- Speaker #1
Et donc du coup, de par cette mécanique... Comme Michel était tout seul à se présenter en 2023, il a été élu pour six ans. Et moi, je me suis présentée donc en 2025 et donc je termine le mandat de trois ans. Donc ma mandature n'est que d'un an, elle se terminera en 2026. Et donc il y aura un poste à pourvoir pour une conseillère, une femme fédérale représentant les moins de 30 ans.
- Speaker #0
Oui parce que c'est un binôme mixte, c'est deux par les statuts de la FEDE. Alors, vous vous réunissez régulièrement au sein du Conseil fédéral ?
- Speaker #1
Eh bien, on a deux séminaires par an de deux jours et demi, trois jours. Trois jours. Trois jours, où les différents groupes de travail vont présenter l'avancée de leurs travaux. Et on peut avoir des thématiques de travail diverses et variées qui vont permettre de faire avancer la politique et le travail du Conseil fédéral et du bureau. Et puis après, on a... un Conseil fédéral de rentrée en septembre qui est sur une soirée et un Conseil fédéral en fin d'année sur une journée. Et puis après, au besoin, en fonction de l'actualité politique ou syndicale, le bureau peut nous demander de nous rassembler pour discuter de choses et d'autres.
- Speaker #2
A savoir que les CF dont Mathilde parle là, ce sont les CF pour la plupart en présentiel. En fonction de l'actualité, on se retrouve assez facilement entre midi ou le soir en visio pour parler de points d'actualité en fonction de ce qui est décidé. Par exemple, le CF de fin d'année, il est accolé à la journée des présidents où les présidents départementaux sont invités à se réunir pour parler aussi de l'actualité et du futur travail des du
- Speaker #1
CF. - Ça nous permet encore de rencontrer finalement les kinés de terrain qui sont vraiment dans les départements. Là on a une vraie discussion sur une journée où on a des remontées de terrain de leur part et on peut discuter comme ça, avancer sur les choses à mettre en place.
- Speaker #0
Et au sein du CF alors comment se déroulent un peu vos discussions, vos débats ? Est-ce qu'il y a des décisions qui sont prises ? Et si tel est le cas, comment sont-elles prises ?
- Speaker #1
- C'est souvent assez animé parce que Pour arriver jusque là, souvent on a quand même une sacrée force de caractère. Donc c'est assez animé, mais chacun peut s'exprimer, chacun s'exprime d'ailleurs je pense comme il le veut. Ça se fait relativement dans la bienveillance. Et finalement on discute de choses et d'autres et on arrive à se mettre d'accord. Parfois il y a des motions encore une fois qui peuvent être votées quand il y a besoin.
- Speaker #2
Les motions peuvent porter sur beaucoup de sujets. Et une chose que j'ai déjà entendue plusieurs fois et qui nous est reprochée, c'est que les votes sont toujours assez unanimes. Mais il faut savoir que ce n'est pas Sébastien qui arrive et qui dit « bon, on va voter ça » et tout le monde dit « oui, amen » . Non, il y a des discussions, on échange, on s'explique les uns les autres et c'est en fait un vote de consensus à la fin. Et c'est pour ça que ça peut paraître toujours… Allant dans une seule direction, c'est parce qu'au fond, on travaille tous pour la kinésithérapie. On travaille tous ensemble. Après avoir battu et après avoir discuté, on fait un vote. Et la motion, des fois, elle est retouchée. Je ne veux pas dire que la place de chaque virgule est pesée, mais la place de chaque virgule est pesée lors de choses vraiment très importantes qui donnent la politique professionnelle. Et ces échanges se font vraiment très démocratiquement. et Mathilde le soulignait avec beaucoup de bienveillance. Et pour ma part, depuis que je suis entré au Conseil fédéral, j'ai beaucoup de mal avec d'autres réunions où ça part en live complet, où ça part à gauche, à droite. Non, au Conseil fédéral, c'est prise de parole, on demande la parole, on nous donne la parole, on s'exprime. Pendant qu'on s'exprime, les autres vous écoutent, réagissent après. Et comme dit, d'autres réunions auxquelles je participe sont devenues insupportables parce que ça part dans tous les sens. Ce qui n'est pas le cas au CF.
- Speaker #0
On parle dans ces cas-là de réunionnistes, ce qui n'est apparemment pas le cas au CF.
- Speaker #1
On n'a pas trop le temps pour se réunir pour rien, donc généralement on est assez efficace. Il y a toujours des heures du jour et les réunions sont timées et on doit arriver à la fin de l'heure du jour dans le temps imparti. Parce qu'en fait, on a tous d'autres choses à faire. Donc on se réunit quand on a besoin et quand on se réunit, on est efficace et on fait ce dont on est là.
- Speaker #2
Pour ma part, ça m'a beaucoup aidé. un peu dans ma vie personnelle, beaucoup dans mes autres engagements, parce que j'ai pris les mêmes devants, par exemple dans mon syndicat départemental, où les heures du jour avant n'étaient pas forcément toujours claires ou quoi. Et là, j'ai tendance à dire « Hors du jour, on a ça, ça, ça et ça » . On se réunit en une demi-heure, une heure, pas plus, parce que sinon après on n'est plus efficace, et on déroule l'heure du jour. Et je constate que dans d'autres de mes engagements, l'heure du jour, il est un peu lacunaire, On commence à 21h, des fois les réunions s'arrêtent après minuit. Alors moi je trouve qu'après 22h, et déjà 22h je trouve c'est tard, on n'est plus efficace.
- Speaker #0
Ce mode de fonctionnement me fait penser aussi au congrès en fait. C'est vraiment calqué, alors le CFJ n'y est jamais assisté, mais c'est vrai qu'à des congrès oui, c'est vraiment calqué sur la façon de travailler.
- Speaker #1
Oui tout à fait, on essaye au maximum d'être démocratique que chacun puisse s'exprimer au congrès. Par exemple, chaque département ne peut s'exprimer qu'une seule fois sur chaque sujet, mais tous les départements ont la possibilité de s'exprimer. Et effectivement, c'est pareil, on demande la parole, on s'inscrit, etc. Donc, on est très nombreux, donc on fait au mieux pour que chacun puisse s'exprimer dans les temps qu'on a.
- Speaker #2
Et à savoir aussi que, comme au congrès, ce sont les représentants des départements qui s'exprime, c'est-à-dire que ce n'est pas parce que moi je suis là, que j'accompagne tel département et que, ah tiens, ce qui vient d'être dit, ça me fait penser à quelque chose. Ce n'est pas moi qui vais me lever et dire, hé, là, j'ai un truc à dire. Non, c'est le représentant du département qui va, qui monte à la tribune et qui s'exprime.
- Speaker #0
Qui a été mandaté de toute façon par ses adhérents.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Donc vous parliez des différents pôles au sein du CF. Donc chacun, vous avez vos missions... Au sein du CF, donc, toi tu parlais, Michel, de la spécificité d'exercice. Qu'est-ce qui t'anime dans ce groupe de travail justement ?
- Speaker #2
Alors pour ma part j'ai une spécificité d'exercice en rééducation de la main et du membre supérieur. Et ça va avec mon travail du quotidien parce que je suis également membre de la Société Française de Rééducation de la Main, dans laquelle je me suis également engagé. Et je vois au travers de mon engagement syndical, j'essaie de faire en sorte de valoriser ces spécificités. Il faut savoir qu'aujourd'hui ces spécificités c'est surtout important d'un point de vue communication pour le patient. Aujourd'hui, un professionnel, je comprends qu'il puisse se désintéresser des spécificités car la réponse que j'ai de beaucoup de kinéthéraens c'est oui mais ça ne me rapporte rien si ce n'est d'augmenter ma qualité d'expert et encore je n'ai pas besoin de ça pour faire reconnaître mon expertise. Aujourd'hui, que m'importent les spécificités ? Et le travail de ma délégation c'est vraiment de faire avancer ce point de vue-là. Actuellement, il y a le travail au niveau du CMK pour définir le cadre des spécificités où chaque société savante avec lesquelles on est en communication également, nous travaille sur ce cadre. Et de notre côté, nous avons fait en sorte qu'ils puissent nous remonter les problèmes conventionnels également ou les problèmes dans l'exercice au quotidien dans le cadre de leurs spécificités. Donc c'est dans ce cadre-là que ma mission s'inscrit.
- Speaker #0
Juste une petite précision, tu peux signifier ce que veut dire CMK ?
- Speaker #2
Donc c'est le CMK, excusez-moi, c'est vrai qu'à force on en devient accro aux acronymes. C'est le Collège de la Masso-Kinésithérapie, c'est le collège professionnel de notre profession.
- Speaker #0
Merci. Alors toi Mathilde, tu réfléchis beaucoup, tu en as souvent parlé dans cet échange de la relation entre le local et kiné de terrain et aussi le bureau national ? Donc tu es dans cette réflexion, je pense.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. C'est encore en réflexion. Ça a été soumis au bureau, donc j'attends leur réponse. Comme je suis là finalement pour un an, j'avais plein d'autres idées sur des sujets un peu plus politiques ou plus proches de la profession. Et finalement, ce dont je me rends compte depuis juin, c'est qu'il y a en fait un monde entre le kiné de terrain qui est dans son cabinet... et le Conseil fédéral finalement, où on réfléchit à des sujets actuels, mais aussi on réfléchit à ce qui va se passer dans 10, 15, 20 ans, comment ça va évoluer. Donc ce fossé-là, il existe aussi d'ailleurs avec le kiné de terrain qui est adhérent ou pas, mais aussi avec les membres des CA dans les départements et parfois même avec les membres des bureaux. Et donc je pense qu'il est hyper important de faire le pont entre cette politique nationale et ces engagements locaux. qui prennent beaucoup de temps, qui sont bénévoles aussi. Et en fait, si nous, on ne leur donne pas des billes pour avancer, si on ne les aide pas, on va avoir une crise d'évocation assez prochaine. Et donc, notre système sera un peu mis à mal. Je pense qu'il faut vraiment avoir une espèce de courroie entre cette politique nationale et ses engagements locaux encore une fois.
- Speaker #0
Alors avant de vous quitter, je voudrais vous poser quelques petites questions. Assez rapide, est-ce que vous pourriez nous expliquer un petit peu quelle qualité il faudrait pour s'engager au niveau syndical ?
- Speaker #2
Moi je dirais qu'une qualité qu'il faut absolument travailler pour s'engager au niveau syndical, ça paraît bête mais c'est l'engagement, l'envie de faire plus.
- Speaker #0
Et pour toi Mathilde ?
- Speaker #1
Moi je dirais que c'est le partage en fait, il faut être capable... capable d'avoir envie de discuter avec les autres, de partager et de se nourrir de l'expérience de l'autre pour avancer.
- Speaker #2
Et de faire évoluer son point de vue.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Alors justement, sur l'évolution, qu'est-ce qu'on développe justement en s'engageant ?
- Speaker #1
Alors moi j'avais noté en rigolant la résistance aux petites nuits, ce qui n'est pas complètement faux, puisqu'on reste kinés, donc on connaît notre appétence à... à sortir la nuit et à discuter tard le soir, très souvent d'ailleurs de travail. Mais je pense plus sérieusement qu'on développe une certaine humilité, je crois, parce que oui, on fait tous plein de choses, mais notre voisin en fait aussi plein et c'est en confrontant tout ça qu'on avance.
- Speaker #2
Je dirais le travail en équipe, parce que pour ma part, J'ai plutôt toujours été du genre à bosser tout seul, et là, travailler en équipe pour faire avancer le tout. C'est quelque chose que je travaille au quotidien avec la FEDE, et pour rebondir sur ce que tu disais. La résistance aux petites nuits, certes. Dormir utile.
- Speaker #0
Optimiser ses heures.
- Speaker #1
Je me permets de rebondir sur ce que tu as dit sur le travail en équipe. Finalement, nous à la FEDE, on porte aussi le fait que le kiné n'est pas tout seul. Il est au centre d'un système de santé ou d'un système de soins quand il est auprès de son patient. Ou finalement, c'est le fait de travailler avec les autres professionnels de santé qui fait qu'on avance et qu'on est plus efficients.
- Speaker #0
Vous disiez en début d'épisode que vous avez assisté à la même formation. Est-ce qu'il y a une formation, une personne qui vous a marqué dans ce début de jeune carrière que vous avez ?
- Speaker #1
On s'est rencontré sur une formation d'entretien motivationnel. On a fait nos deux niveaux ensemble. Moi, ça a vraiment changé ma façon de pratiquer la relation que j'avais avec mes patients. Le fait de le remettre vraiment au centre et d'avoir une relation très positive le plus possible horizontal où on confronte finalement notre expertise de kiné et son expertise à lui, de sa propre vie et de sa pathologie. Donc c'est là qu'on s'est rencontrés et moi c'est vrai que t'as été une rencontre assez marquante dans ma vie tout court d'ailleurs.
- Speaker #2
Je ne peux que partager ce constat et je suis extrêmement reconnaissant envers Guillaume Deville qui m'a incité à aller vers l'entretien motivationnel parce que cette formation a changé ma vie. De par la manière de communiquer, c'est un point que j'ai toujours essayé de travailler dans ma pratique. Je me suis formé par exemple à l'hypnose aussi, mais vraiment l'entretien motivationnel a changé ma façon de communiquer et pas que professionnellement. Dans ma vie privée aussi ça m'a apporté beaucoup et cette formation a aussi changé ma vie parce que j'ai rencontré Mathilde et qu'elle a transformé mon engagement syndical. Je ne sais pas si sans elle je me serais engagé au niveau national. Vraiment, j'en suis extrêmement reconnaissant. Parce que c'est... Certes, c'est beaucoup de travail, mais c'est très gratifiant. D'un point de vue personnel, d'un point de vue professionnel, ça permet de développer plein de nouvelles choses et d'avoir plein de nouveaux stimuli. Et ça, je suis reconnaissant à chaque personne avec qui je travaille ici et qui me permet d'avancer plus au quotidien.
- Speaker #0
Et quel est le plus gros cliché que vous souhaiteriez casser ? Voilà, certaines personnes peuvent avoir à propos de l'AFD.
- Speaker #1
On entend souvent quand on laisse traîner nos petites oreilles que l'AFD c'est plutôt le plus vieux syndicat et donc on défend plutôt les vieilles pratiques de kinétherapie si on peut le dire comme ça, plutôt dans le fait que ça fait un moment qu'elles existent. Moi je dirais plutôt qu'on est quand même, on défend une kiné de qualité, on est quand même sur un gros virage à l'AFD là où... On a changé les statuts en 2023, Sébastien Guérin notamment a un peu transformé la façon dont on travaille aujourd'hui. On est déjà relativement efficace, on essaye d'être le plus efficace possible dans nos échanges. Et donc on essaye que la kinésterpie soit reconnue à sa juste valeur tant financièrement que sur le plan de nos compétences. Et donc pour ça on a des propositions qui sont assez ambitieuses mais qui restent en accord avec le système de santé dans lequel on est. dont on connaît les difficultés actuelles. Pour toi ?
- Speaker #2
Moi, je suis arrivé à la FEDE avec des clichés sur certains kinés, pas sur la FEDE parce que je n'avais pas une image énorme de ce qu'était la FEDE, mais je suis arrivé avec des clichés sur les vieux kinés qui bossent d'une certaine manière. Et en fait, grâce à l'humilité et au retour de terrain, je me suis rendu compte et je suis devenu beaucoup moins... La critique est beaucoup plus ouverte de manière générale pour comprendre la manière dont les gens travaillent. Ils n'en sont pas arrivés à une certaine manière, je veux dire par amour de l'argent par exemple. Non mais c'est leur manière qu'ils ont appris à travailler, c'est comme ça qu'ils se sont développés au travers des formations, au travers de leurs pratiques professionnelles et je me dis que nous en tant que syndicat on est là pour les accompagner, pour les faire évoluer. tout comme on cherche à faire évoluer le métier vers une pratique qualitative avant
- Speaker #0
Merci à tous les deux de nous avoir partagé votre expérience, votre regard de la FED également. J'invite tout le monde au congrès de Metz en juin 2026. Je ne sais pas si tu as les dates exactes Michel ?
- Speaker #1
Oui effectivement j'invite tout le monde à nous rejoindre au congrès de Metz du 19 au 21 juin. On va essayer d'organiser plein de trucs sympas, une petite course à pied aussi, ça c'est prévu.
- Speaker #0
Ça c'est cool !
- Speaker #1
Ça devient notre petit rituel. Je suis sûr que j'aurai l'aide de Mathilde pour organiser ça.
- Speaker #0
Bien évidemment.
- Speaker #1
Et puis surtout, au nom de tout mon conseil d'administration, je vous remercie pour sa participation et son engagement pour l'organisation du congrès. On vous invite tous à nous rejoindre à Metz en juin 2026, du 19 au 21.
- Speaker #0
On s'organisera un épisode, Michel. Merci à tous les deux. Merci, c'est une bonne journée. Bonne journée. Au revoir. Merci de nous avoir écoutés. On espère que cet épisode vous a plu. Si c'est le cas, je vous invite à laisser un avis sur votre plateforme d'écoute préférée et à partager l'épisode autour de vous. N'hésitez pas également à nous dire quels sujets vous aimeriez que l'on aborde dans les prochains épisodes et quels invités vous souhaiteriez écouter. Pour ça, dites-le nous en commentaire. N'oubliez pas de nous suivre sur les réseaux sociaux. et de visiter le site web de la FFMKR pour rester informé des dernières actualités et des événements à venir. Votre soutien et votre engagement sont essentiels pour faire avancer notre profession.