- Speaker #0
Bonjour à toutes et tous, c'est Céline, kinésithérapeute près de Lille. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Kinécast de la FEDE, la communauté dynamique et innovante des kinésithérapeutes. Chaque semaine, vous découvrirez les témoignages, les conseils et les astuces de kinés passionnés et engagés sur des sujets qui vous interpellent dans votre pratique, et aussi sur l'actualité. Ensemble et avec la FEDE, bougeons les lignes de la kinésithérapie. Bonne écoute ! La médicale Un réseau expert d'agents généraux pour accompagner les masseurs kinésithérapeutes dans leurs besoins professionnels et privés. La médicale accompagne près d'un masseur kinésithérapeute sur trois en France. Rassurant non ? Des assurances adaptées aux besoins des masseurs kinésithérapeutes, tant professionnels que privés. Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Kinecast. Aujourd'hui, je suis ravie d'accueillir Damien Oulivon, kinésithérapeute. et président de l'AFK Corp. Bonjour Damien.
- Speaker #1
Bonjour Céline.
- Speaker #0
Comment vas-tu ?
- Speaker #1
Très bien, merci beaucoup.
- Speaker #0
Alors Damien, on s'était déjà vu dans un précédent podcast. J'invite d'ailleurs tous les auditeurs à aller l'écouter ou le réécouter. J'ajouterai le lien justement à l'épisode dans la description. À propos du kiné-coordonnateur, j'aimerais que cette fois-ci, on s'arrête un petit peu plus sur... la FKCOR, la Fédération des kinés coordonnateurs. Mais avant, est-ce que tu peux te présenter, s'il te plaît ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr, et merci de m'avoir invité à nouveau. Donc, Damien Olivon, je suis kiné libéral dans Toulouse et salarié à mi-temps dans un SMR de gériatrie dans l'Aveyron. Donc, cette activité mixte urbain, très urbain et très rural. Et puis, activité mixte libérale et salarié. Et je suis élu à la FFMKR au niveau national avec comme délégation le grand âge, le maintien de l'autonomie et la promotion du kinesthérapeute coordonnateur. Et je ne suis pas ailleurs. Depuis 2023, lorsqu'on a créé la fédération des kinesthérapeutes coordonnateurs, j'en suis le président.
- Speaker #0
Alors comment tu en es venu justement dans ton parcours professionnel à t'intéresser à la coordination ?
- Speaker #1
Alors... En fait, c'est venu il y a quand même quelques années. C'est venu depuis 2018-2019 avec la création de parcours. À l'époque, on avait les parcours PARPA ou le PRADO, etc. Et on voyait bien que le système de santé était en train d'évoluer de plus en plus vers la coordination. D'ailleurs, les médecins généralistes s'y sont beaucoup mis. On parle beaucoup de parcours et de parcours de soins. et je... Déjà à l'époque, je me disais, mais peut-être qu'il faudrait aussi coordonner un peu plus au niveau de la rééducation, voire même jusqu'à maintenant, créer carrément un parcours de rééducation et de réadaptation. Donc l'idée du clinique coordonnateur est apparue vers 2018-2019. Puis on a eu l'épidémie du Covid avec, et on s'en souvient tous, je pense, le confinement des établissements. et que les kinesthérapeutes ne pouvaient plus intervenir, en particulier en EHPAD. Et on a pu observer à l'époque, la FMQR a fait une enquête, on avait pu observer que les patients des kinesthérapeutes, durant le premier confinement, avaient beaucoup perdu d'indépendance fonctionnelle et typiquement avaient besoin d'une aide supplémentaire. Celui qui marchait avec une canne marchait ensuite avec deux cannes, celui qui marchait avec un rollator marchait avec un double-lator, quatre patins. mais aussi que... Un patient sur trois des kinesthérapeutes avait besoin d'une aide humaine pour se lever d'une chaise pour un transfert assis debout avant le confinement. Et à la sortie du confinement, c'était deux sur trois. C'est-à-dire qu'on voit qu'on avait très fortement augmenté la charge de travail des soignants, alors même qu'on manque de soignants et que les soignants sont déjà fortement exposés à de la pénibilité. Donc c'était à la fois délétère pour les résidents, délétère pour les soignants. C'est là qu'on a beaucoup travaillé pour... que la situation ne se reproduise pas. Et d'ailleurs, au deuxième confinement, les kinesthérapeutes ont pu, grâce à cela, continuer à intervenir puisqu'on avait pu alerter le ministère sur ce point. Il restait à formaliser cette coordination qui devient nécessaire. Et c'est ainsi qu'en 2023, on a créé la Fédération des kinesthérapeutes coordonnateurs.
- Speaker #0
Alors justement, pourquoi vous avez voulu structurer justement ce rôle de kiné-coordonnateur ?
- Speaker #1
Alors on a voulu le structurer pour déjà définir ce que c'était, qu'on parle tous de la même chose. ce que c'est, ce que ce n'est pas, et donc poser un cadre. Ce cadre-là qui a été posé par la Fédération des Kinecos en définissant le métier de kinéthérapeute-coordonnateur et ensuite de le faire connaître, de lui donner de la visibilité. Alors à la fois de le faire connaître auprès de la profession, de le faire connaître auprès des établissements, en particulier des EHPAD et des HAD, de l'hospitalisation à domicile, je pense qu'on en reparlera, et le faire connaître auprès des institutionnels. et des politiques. Donc, c'était pour donner de la visibilité. Pour cela, il fallait créer une fédération, ce qui est un statut associatif, qui va permettre de fédérer l'ensemble des kinesthérapeutes qui sont intéressés, qui va permettre aussi d'avoir cette force de travail avec le conseil d'administration qui travaille sur ce sujet et qui va être un interlocuteur privilégié des institutionnels, des autres fédérations aussi. Par exemple, on travaille beaucoup avec la FAMCO, la Fédération des médecins coordonnateurs. J'en profite pour saluer Dr Xavier Gervais, et de pouvoir aussi au niveau ministériel montrer que nous sommes structurés et donc évidemment porter cela. Donc à la fois la Fédération a pour mission de le porter au niveau du terrain et de le porter au niveau national.
- Speaker #0
Par qui et quand a été créé l'AFK Corp ?
- Speaker #1
Alors l'AFK Corp a été créé en octobre 2023. sur la volonté de la FFMKR, la Fédération Française des Masseurs Kinesithérapeutes, pour permettre à l'ensemble de la profession, cette association qui n'est pas un syndicat, de pouvoir se regrouper et de pouvoir porter ce message-là. Donc l'AFK Corp a bien pour mission d'intégrer l'ensemble des kinesithérapeutes qui exercent déjà en tant que coordonnateur, ou l'ensemble des kinesithérapeutes qui y sont intéressés. quel que soit leur statut salarié ou libéral, et quels que soient les domaines où ils vont exercer le métier de kinéste-thérapeute-coordonnateur. Et l'AFK-COR a cette mission, je disais, d'éviter la confusion des genres, et en particulier par rapport à d'autres rééducateurs ou des réadaptateurs. Donc je pense aux rééducateurs et les psychomotriciens, aux léisophonistes, aux réadaptateurs et les ergothérapeutes, par exemple. et puis... d'autres professionnels de l'activité physique adaptée, mais qui ne sont pas des professionnels de leur éducation et de leur adaptation, je pense aux enseignants en activité physique adaptée, pour pouvoir bien quand même structurer la place de chacun et donc structurer aussi certainement cette coordination et ces interventions entre parcours de soins, parcours de rééducation, parcours de santé.
- Speaker #0
Alors tu nous en as déjà... Évoquez quelques-unes, mais quelles sont ces missions, quels sont ces objectifs de l'AFK Corp ?
- Speaker #1
Alors, l'objectif de l'AFK Corp, comme je le disais, c'était d'abord, avant tout, de définir le métier. Et donc, le métier de kinésithérapeute-coordonnateur, on peut le définir de manière relativement simple, qui va être le professionnel qui va coordonner l'ensemble des rééducateurs et des réadaptateurs pour coordonner le parcours de rééducation. Il le fait... Selon la structure, s'il existe en binôme avec le médecin coordonnateur, qui lui sera plutôt le coordonnateur du parcours de soins, et il va aussi, le kinéco, faire le lien transversal avec les aidants, que ce soit les aidants naturels, on pense en particulier aux seniors à domicile, mais on peut penser à la HAD, les patients HAD qui sont à domicile avec l'aidant naturel, et les aidants professionnels. Donc les infirmiers, les aides-soignantes, pour prévenir leurs troubles musculosquelétiques, leur pénibilité, et on sait que les troubles musculosquelétiques impactent aussi sur les risques psychosociaux, et aussi pour peut-être les sensibiliser à se positionner comme valorisateurs des capacités. C'est-à-dire que l'aide-soignante, elle se sentira certainement valorisée de pouvoir solliciter les capacités de la personne plutôt que de faire à sa place. Donc c'est vraiment proposer et pousser un système gagnant-gagnant. Gagnant pour les patients, gagnant pour les aidants, gagnant pour les professionnels de santé.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a d'autres objectifs justement à l'AFK Corp ?
- Speaker #1
Alors oui, aujourd'hui on pousse beaucoup ce nouveau métier dans les EHPAD et dans les HAD, et en particulier les HAD... qui dépose la mention réadaptation. Et on va ensuite certainement s'intéresser au déploiement du clinico dans les RAC, donc les programmes de réhabilitation améliorée après chirurgie. Tout ça pour dire qu'en fait, aujourd'hui, on commence, depuis deux ans, c'est un début. Ça a vocation à être que le début d'une très belle et longue aventure. Et qu'il est fortement probable que ce métier se développe dans un important nombre de domaines. où en fait, on a besoin de la compétence d'un kinésithérapeute pour coordonner. une équipe ou des intervenants pluripro, plurientervenants, mais on a besoin de cette compétence de nos connaissances. Nous avons des connaissances qui sont transversales, nous sommes certainement les généralistes de la rééducation, ce qui nous permet de pouvoir échanger autant avec une orthophoniste qu'avec une psychomote ou avec une agothérapeute qui sont déjà des rééducateurs ou des réadaptateurs plus spécialisés. La mission de l'FK Corp va être de déployer dans différents domaines ce nouveau métier, d'accompagner les professionnels. Pour les accompagner, on fait comme aujourd'hui des émissions, on fait de la communication pour les sensibiliser. On a un site ressource fkcorps.org, mais on propose aussi des formations. Alors cela se fait via l'Institut National de Kinesithérapie, l'INK, qui propose donc des formations socles pour... pour mieux être informé de ce que c'est que le Kineco, donc c'est des formations courtes de 3 heures, et on va proposer pour l'année prochaine des formations plus approfondies par thématique, par domaine d'activité.
- Speaker #0
Alors quels profils de kinés sont représentés à l'FK Corp ? C'est une association, donc il y a des adhérents, quels profils de kinés ?
- Speaker #1
Alors, au sein de l'FK Corp, nous avons les adhérents, les adhérents qui ont ce profil. soit qu'ils exercent déjà comme kiné-coordonnateurs, soit aussi pour beaucoup qui sont intéressés, qui souhaitent participer à cette promotion, puisque c'est aussi à chacun, sur son territoire ou dans l'établissement avec qui ils veulent travailler, de pousser à la création de ce poste. Il y a un vrai travail de création de ce poste. Donc nous avons des kinés libéraux, majoritairement, mais nous avons aussi des kinés salariés qui sont intéressés, des kinés en activité mixte. Et puis des kinés aussi qui souhaitent éventuellement changer un peu leur manière de travailler, changer leur avenir professionnel ou le diversifier en se disant « Ce métier-là, je trouve que ce serait intéressant de le faire en complément d'une autre activité puisque le métier de kinéco, ça peut être un temps plein au niveau des HAD, pour les grosses HAD. Pour des plus petites HAD, ça sera un temps plus partiel. » Et en EHPAD, par exemple, c'est aussi un temps partiel. Donc, selon là où on souhaite travailler, ça peut être un temps plein, un temps partiel. Il y en a aussi qui souhaitent travailler beaucoup plus en pluripro. Et le kiné-coordonnateur, c'est très riche parce qu'il travaille en pluripro. Et puis, des fois, il y a des établissements qui souhaitent avoir deux kiné-coordonnateurs, par exemple deux à mi-temps, qui vont assurer une permanence sur la structure. Mais aussi, on sait qu'au niveau des ressources humaines, c'est un peu plus facile quand il y en a deux, puisque s'il y en a un qui est absent, il y en a l'autre, il y aura toujours une permanence. Et donc, ça peut permettre... Aussi, pour le kinesthérapeute, d'avoir plusieurs possibilités de travailler. Et on sait aujourd'hui qu'il y a beaucoup d'appétence des professionnels, avoir plusieurs expériences professionnelles. Et donc, en fait, il n'y a pas besoin de vouloir un exercice exclusif. Beaucoup d'établissements vont proposer cette richesse qui est de garder à temps partiel une activité de kinétraitant. et pouvoir avoir à temps partiel une activité de coordonnateur. Donc, il faut vraiment voir ça comme quelque chose qui se complète. Et d'ailleurs, c'est aussi intéressant de pouvoir travailler aussi comme kinétraitant pour garder une main sur le terrain. Donc, en fait, ça va certainement pour l'ensemble des professionnels qui sont en train aussi, on en connaît beaucoup, de se réinterroger sur l'activité professionnelle, qui peuvent aussi avoir des fois des frustrations sur la rémunération ou sur le fait d'avoir l'impression depuis des années, un peu une lassitude. de travail et souvent les kinésithérapeutes qui nous contactent qui ont envie de se remotiver en investissant un nouveau champ de compétences.
- Speaker #0
Alors comment fait-on pour adhérer à la FK Corp ?
- Speaker #1
Alors pour adhérer c'est très simple, il y a le site internet fkcorps.org avec un bouton, avec un onglet pour adhérer et ça se fait via ensuite le site Eloasso. La cotisation à l'année est à 40 euros. Et donc, pour les libéraux, cela peut passer en frais professionnels. Et aussi, pour nous suivre, nous sommes maintenant beaucoup présents sur les réseaux sociaux, avec un compte LinkedIn, par exemple. Donc, je pense aussi qu'il suffit de ne pas hésiter à suivre nos différentes publications et aller sur le site Internet. Et puis, on peut aussi... Écrire directement à l'FK Corp ou m'écrire, il y a l'adresse de secrétariat, mais vous pouvez aussi m'écrire directement président.fkcorps.org.
- Speaker #0
Quels sont les avantages pour les kinés, kiné-coordonnateurs d'adhérer à l'AFK Corp ?
- Speaker #1
Les avantages sont nombreux et importants. En premier lieu, ça va permettre aux kiné-stérapeutes d'adhérer à un réseau, de pouvoir échanger avec des pairs, de pouvoir bénéficier du partage d'expériences des plus anciens dans ce métier. La compétence du conseil d'administration de l'AFK Corp qui... Nous, on est là pour accompagner les professionnels. Ça arrive qu'on fasse des réunions en visio aussi avec les établissements qui souhaitent éventuellement, qui réfléchissent en tout cas, à créer un poste qui n'est pas un peu de coordonnateur. Donc on est là aussi pour être en relais. Le fait d'adhérer permet aussi d'accéder par exemple à des fiches bilantipes qui sont tout à fait modifiables en fonction de là où on travaille. L'idée, c'est de créer des groupes. des kinésithérapeutes-coordinateurs par thématique, EHPAD ou HAD, qui puissent ainsi partager leur expérience, puisque force est de constater que très souvent, chacun va réinventer les mêmes choses dans son coin, avoir les mêmes problématiques. Par exemple, si je prends l'exemple de la HAD, très souvent les kinésithérapeutes-coordinateurs ont, entre autres, pour mission d'évaluer la nécessité d'actes de rééducation ou de réadaptation. et pour ensuite trouver les professionnels adaptés. Et donc, pour ça, avoir une trame. Et cette trame d'évaluation, clairement, elle pourrait être partagée entre toutes les HAD. Proposer des bilans, une trame de bilans pour les kinesthérapeutes qui interviennent, par exemple. Définir ensemble ce qu'est la diagnostic kinesthérapie, cargotérapie, psychomotricien, et la place de chaque métier. Et donc en fait, dans l'ensemble des HAD, la question se pose. Et donc certainement qu'on peut, au sein de l'FK-COR, apporter une réponse commune et préconiser des recommandations. Donc adhérer à l'FK-COR permet à chaque kinesthérapeute intéressé par la coordination de pouvoir partager son expérience ou partager ses idées ou partager ses besoins. et donc participer au déploiement du métier et avoir comme ça ce retour d'expérience de ceux qui l'ont précédé. Et ça a aussi pour mission, je dirais, au niveau collectif et au niveau national, de participer à faire connaître ce métier, puisqu'on sait très bien qu'un nombre d'adhérents va être porteur, lorsqu'on s'adresse à des institutionnels, combien on représente et cette force du collectif. Puisque lorsqu'on met en place des actions, il est probable qu'une bonne partie des adhérents vont pouvoir les déployer sur le terrain. Je pense en particulier aux actions qu'on a menées les années précédentes de la semaine pour le maintien de l'autonomie et certainement à venir pour l'année 2026 de la journée nationale de prévention des chutes, d'avoir ainsi les adhérents qui vont s'investir sur une action commune portée par l'AFK Corp. Et enfin, ça permet évidemment d'être pleinement informé. de diverses actualités qui concernent le kinéthérapeute coordonnateur.
- Speaker #0
Alors pour créer cette communauté, vous avez utilisé des outils ?
- Speaker #1
Alors en particulier WhatsApp, ce n'est pas très original, mais il s'est créé des groupes WhatsApp par thématique. Et ensuite, c'est organisé des visios, des réunions en visio, pour permettre aux personnes à échanger. Donc il y a déjà eu des Jeudi La Fédé, par exemple, de manière classique. Et là, l'objectif pour 2026 serait de proposer des échanges par groupe WhatsApp et des visios entre kinesthérapeutes autour d'une même thématique sur un sujet précis pour effectuer un véritable travail collaboratif de co-construction pour l'avancée du métier. Puisque comme tout métier, évidemment qu'on ne peut qu'augmenter de la compétence et dans l'approfondissement de ce nouveau métier.
- Speaker #0
Par le partage d'expérience de... De chacun.
- Speaker #1
Un véritable partage d'expérience, évaluer les freins qui ont pu être retrouvés, les leviers qui ont fonctionné. Par exemple, une question qui revient de manière récurrente, c'est le financement. Ou c'est le temps nécessaire pour chaque mission. Et donc, comment on évalue le temps nécessaire pour chaque mission ? Le financement qui peut être nécessaire, qui va avec. Peut-être aussi répondre à des appels à projets qui permettent d'obtenir aussi des financements. Aussi, qu'est-ce qui relève ? réellement du métier, et qu'est-ce qui pourrait être un glissement de tâche. Donc là aussi, c'est important parce que, comme pour toute création d'un nouveau métier, et les médecins coordonnateurs sont passés là avant nous, qui était... Si un périmètre n'est pas bien compris, un périmètre de métier pas bien compris ou pas bien défini, il est facile que ça soit à géométrie très variable. Et ça, c'est quelque chose qui nous paraît un peu dangereux. Donc, vraiment, que sous le terme kiné-strapé-coordonnateur, il y ait bien la même structuration partout, ça, c'est quelque chose qui nous paraît très important. Il est hors de question, par exemple, qu'un kiné-strapé-coordonnateur, sur son temps de coordination, fasse du soin. Ce n'est pas un kiné-traitant. Je le dis parce que l'expérience a montré... avec les médecins coordonnateurs, que c'est un peu une tentation avec le manque de médecins qu'on le fasse. Et donc, par exemple, c'est très important de bien identifier les temps de coordination qui ne sont pas des temps de soins. Et ça, c'est un sujet qui revient régulièrement, puisque par exemple, les soignants, eux, ne font pas forcément cette différence au premier abord.
- Speaker #0
Par exemple aussi, parfois, il peut y avoir cet amalgame au sein des exercices coordonnés, par exemple aussi des MSP ou des CPTS.
- Speaker #1
effectivement parce que On m'a aussi régulièrement interpellé sur être kinéco de MSP. Non, ce n'est pas le métier de kinesthérapeute coordonnateur dans les MSP, par exemple. Ce sont des coordinateurs de MSP et tout le monde peut être coordinateur de MSP. Il n'y a pas besoin d'être kinesthérapeute. Et je rappelle bien que la définition de kinesthérapeute coordonnateur, c'est coordonner un ensemble d'intervenants pluripro, rééducateurs et réadaptateurs et faire le lien. lorsqu'ils existent, ce qui est quasiment toujours le cas, avec les aidants, qu'ils soient naturels ou professionnels, puisque nous avons cette véritable compétence de prévention des TMS. Ce n'est pas la même chose que coordonner une MSP ou une CPTS, qui est un métier de coordonnateur à part entière, mais peu importe le métier. Et d'ailleurs, souvent, par exemple, dans l'MSP, ce sont des infirmières. On ne dit pas que ce sont des infirmières coordonnatrices. Ce sont des coordonnateurs de MSP. Peu importe quelle est sa formation de base.
- Speaker #0
Alors, on va... Parlez peut-être du rôle plus spécifique du kinécoordonnateur en EHPAD. Quel est le besoin justement au sein des EHPAD ?
- Speaker #1
Alors, au sein des EHPAD, le besoin est important, puisqu'il y a un ensemble d'intervenants. Souvent, il y a beaucoup de kinéthérapeutes qui interviennent. Mais il y a d'autres professionnels, je pense à l'agrothérapeute ou au psychomotricien, des professionnels de la rééducation, alors psychomotricien, orthophoniste. de la réadaptation agro-thérapeute et d'autres professionnels qui vont faire partie officiellement de l'animation au sein des EHPAD, qui sont les enseignants en activité physique adaptée, qui ont pour objectif de maintenir ou améliorer le niveau de dépense énergétique et le niveau d'activité physique. Ce ne sont pas des aides-kinés, par exemple, ce ne sont pas des rééducateurs, ils sont là pour évaluer à l'entrée de la personne d'un établissement son niveau d'activité physique. ses appétences, qu'est-ce qu'il aime faire, et lui permet de continuer à faire, et s'il faut l'adapter en l'adaptant, les activités physiques qu'il aime faire, parce qu'on sait qu'évidemment l'activité physique est très bonne pour la santé, et donc important de maintenir ça. Les rééducateurs, eux, ils ont pour objectif de retrouver l'intégrité structurelle, donc de permettre à la personne de récupérer son intégrité structurelle, qui va lui permettre de récupérer sa capacité fonctionnelle. Les réadaptateurs, eux, compensent. C'est-à-dire au lieu de récupérer, ils vont compenser. Et donc, lorsqu'on ne peut pas récupérer l'intégrité structurelle, on va la compenser. Si je prends un exemple simple, j'ai des troubles de l'équilibre, par exemple pour un problème vestibulaire. Si je ne peux pas récupérer ce trouble de l'équilibre, alors je vais la compenser en utilisant une canne, puisque ça va augmenter, élargir le polygone de situation. C'est une compensation. Donc, c'est important d'avoir un coordonnateur qui va permettre d'évaluer Si cette personne est encore dans la phase de récupération, ou elle est en phase de compensation, est-ce qu'elle est en phase de progrès, ou est-ce qu'elle est en phase de perte des capacités, et quels sont les professionnels dont il y a besoin ? Le cliniste à peu de coordonnateurs n'est pas là pour faire du soin, mais il est là pour permettre à l'ensemble des rééducateurs et des réadaptateurs de poser leur diagnostic professionnel et de les faire se parler pour se mettre d'accord. Puisque Merci. En tout logique, ils doivent se compléter. Ils devraient se compléter. Or, des fois, ils s'opposent. Donc, l'idée, c'est bien d'arriver à cette complémentarité. Peut-être aussi à une stratégie thérapeutique avec ce médeaccord sur quel est l'objectif prioritaire et l'objectif secondaire. Et que, donc, toute l'équipe aille bien dans le même sens en travaillant le même objectif en priorité. Donc, pour faire simple, on pourrait dire que le kinesthérapeute-coordonnateur a pour mission de permettre la complémentarité. Voir dans un monde idéal la complétude. Éviter l'érododense, c'est-à-dire faire en sorte que le patient bénéficie de l'ensemble des soins qui le permettront de faire des progrès. En évitant que les professionnels rééduquent deux fois la même chose, peut-être avec des informations contradictoires, l'exemple qui me vient en tête, c'est les kinéthérapeutes et les ergothérapeutes qui ne sont pas d'accord pour la technique à la marche et qui ne vont pas utiliser la même technique parce qu'il y en a un qui dit mais avec ça il progresse et l'autre qui dit oui, mais il n'est pas en capacité de l'utiliser seul, donc moi je vais mettre une technique qu'il maîtrise mais qui compense. Donc le kinéco va permettre... de mettre en place une stratégie thérapeutique, à quel moment il utilise telle technique, à quel moment il utilise l'autre. Et aussi, l'autre question, ça va être qui a besoin d'actes de rééducation, qui en a plus besoin, organiser ce qu'on appelle les fenêtres thérapeutiques, puisque lorsqu'il n'y a plus d'évolution, peut-être que lorsqu'il y a une stabilisation, on peut peut-être réduire la fréquence des actes, voire les arrêter, mais assurer un suivi par bilan une semaine après, un mois après, trois mois après. et que tant que la personne se maintient, elle n'a pas besoin de reprendre des actes de rééducation. Et si elle perd, alors est-ce qu'elle a besoin de reprendre des sciences du kiné, ou est-ce qu'elle a besoin d'autres professionnels en complémentarité ? Donc l'idée, et j'insiste là-dessus, parce que c'est souvent un peu ce qui nous a été remonté, et puis il y a 20 ans, c'est ce qu'ont connu les médecins, cette peur que le kinéthérapeute-coordonnateur soit un cadre, soit quelqu'un qui va être au-dessus des autres, qui va dire à chacun ce qu'ils ont à faire. Non, c'est un facilitant, c'est un liant. C'est quelqu'un qui va permettre à l'ensemble des rééducateurs et des réadaptateurs de se parler et de se mettre d'accord sur la stratégie thérapeutique. Et quand on échange et quand on se parle, ça fonctionne. C'est ce que j'ai connu sur mes 20 ans de carrière actuelle en tant que salarié. On travaille beaucoup en pluripro. Et aujourd'hui, c'est certainement ce qu'on peut améliorer et faire. Alors que ce soit un EHPAD, tu prenais l'exemple de l'EHPAD, mais en HAD, c'est pareil. Et certainement qu'en RAC, ça sera pareil aussi. donc c'est faire en sorte que les gens se parlent pour se compléter, éviter les redondances et éviter les trous dans la raquette.
- Speaker #0
Oui, parce que ce n'est pas toujours un désaccord entre professionnels. C'est peut-être, et bien souvent, en fait, une absence de communication. En fait, ils interviennent parfois à différents moments, en fait, ou un manque de transmission aussi.
- Speaker #1
Alors, c'est vrai que très souvent, on ne se croise pas, par exemple. Donc là, ça va t'amener à se croiser, peut-être avoir des temps d'échange et qu'il soit indemnisé, ça j'insiste, on ne demande à personne de faire du bénévolat. On a une obligation de traçabilité, donc c'est aussi veiller à cette traçabilité, mais le kinésithérapeute-coordinateur, très souvent, il va faciliter le travail. Déjà, l'accès, si on est en EHPAD ou en CHAD, l'accès au logiciel métier, proposer des fiches bilan et en fonction des demandes des kinésithérapeutes, pouvoir l'adapter ou proposer différents bilans, peut-être faire une sensibilisation au diagnostic kinésithérapique, c'est quelque chose qui nous paraît très important de mettre en valeur le diagnostic kinésithérapique. C'est la vraie plus-value de notre métier, c'est le côté ingénierie, qui est ce diagnostic pour rappel, qui est la différence entre ce que le patient peut faire, ce qu'il veut faire. Ce qu'il peut, c'est la synthèse du bilan qui le dit, ce qu'il veut faire, c'est son projet. Et donc, le diagnostic kiné, c'est cette problématique gestuelle, la différence entre ce qu'il peut et ce qu'il veut faire. Et donc, en fait, le kinéco, il va être là pour améliorer sa traçabilité. Donc déjà, chacun va intervenir. va savoir quel a été le diagnostic de l'autre, et puis ensuite, le contenu des séances, mais de manière très simple, en quelques mots, puisque l'idée, c'est bien que ça ne prenne pas trop de temps, puisque je rappelle que la traçabilité se fait sur le temps de la séance, on ne demande pas aux gens de faire du bénévolat en plus, mais que très souvent, le kiné ou l'argot, etc., vont dire, « Ouais, mais ça fait deux fois que je mets en place cette technique, elle n'est pas utilisée, avec les soignants, ça fait plusieurs fois que je leur dis la chose et ils ne le font pas. » Eh bien, le kinéco, il sera là pour faire ce lien. Et pourquoi pas aussi faire des actions de formation, par exemple auprès de l'équipe soignante, qui n'utilise pas correctement une aide technique, parce qu'en fait, ils ne savent pas l'utiliser, ou ils n'ont pas compris l'importance que ça pouvait avoir. Et donc, en fait, très souvent, le professionnel, et je connais beaucoup de kinésithérapeutes qui se plaignent, de dire, mais ça fait trois fois que je répète, parce que je crois que c'est une aide soignante dans le couloir, et ça fait trois fois que je le répète, et elle ne le fait pas. Oui, mais est-ce que vous, si moi, je venais vous parler durant vos séances de kiné, est-ce que vous serez disponible dans vos traites ? dans votre tête pour entendre ce que j'ai à vous dire.
- Speaker #0
Peut-être pas. L'avantage du cliniste à peu de coordonnateurs, c'est que lui, il aura des temps de transmission avec les soignants. Il pourra même mettre en place des temps de formation où le professionnel sera disponible dans la tête, comme dirait certains, un temps de cerveau disponible pour pouvoir entendre une nouvelle information, pouvoir poser des questions et pouvoir l'intégrer et peut-être en être convaincu parce que le soignant va se rendre compte que ça lui facilite la vie et que le patient fait des progrès. Très souvent, en fait, quand on fait des actes de rééducation, on peut avoir cette tendance à oublier ce qui se passe entre deux actes. Et si je prends un exemple très simple, comment la personne fait pour se lever et s'asseoir, que je lui apprends à se pencher en avant, se lever et s'asseoir, il le fait durant la séance de kiné, mais est-ce qu'il le fait avec les dents ou avec le soignant ? Parce que si le soignant, derrière, tout le reste de la journée, il tire sur les bras, il ne fera pas de progrès. Et donc, pour le kinesthérapeute, c'est frustrant. Il dit, mais à chaque fois, je reviens à zéro. Oui, parce qu'en fait, la séance a duré 20 minutes, même une demi-heure. Oui, mais pendant 15 heures le reste de la journée, il y aura peut-être d'autres personnes qui vont lui dire il faut se tenir à la barre, il faut tirer sur les bras. Et donc, en fait, il n'y aura pas de bénéfices. Donc, l'idée, c'est comment maintenir les bénéfices de la rééducation entre les séances, le week-end, etc. Et je pense, si on est en EHPAD, par exemple, aux aidants, à la famille qui viennent. Et voilà, souvent, par exemple, qu'il faut marcher la personne, qu'il la promène, inciter la personne, le patient à faire tout ce qu'il peut faire et que la famille ne soit pas en surprotection, mais plutôt en valorisateur des capacités. Et je pense que chacun va se retrouver. Le patient va se retrouver, les familles se retrouvent, l'établissement se retrouve. On a fait une expérimentation dans le réseau Edenis pendant un an, deux postes de clinico dans deux EHPAD différentes. Et les retours ont été extrêmement positifs. Alors que ce soit des professionnels, des kinéco-ordinateurs concernés. Alors là, en l'occurrence, c'était des kinéthérapeutes coordonnatrices. Que ce soit les patients ou les familles. Et que ce soit les directions d'établissement. Donc, je pense que simplement, il faut oser essayer pour voir. Mais c'est normal, comme tout ce qui est nouveau, qu'il puisse y avoir des craintes. Et là, il ne faut pas héditer à nous écrire. Et on répondra. à l'ensemble des questions. Mais encore une fois, le kinésithérapeute-coordinateur, il est là pour faciliter le travail des kinésithérapeutes et le travail en pluripro. C'est d'ailleurs ce que demande beaucoup la profession et beaucoup les jeunes qui demandent à travailler en pluriprofessionnalité. Et donc, le kinésithérapeute-coordinateur, ça va être le moyen de travailler plus facilement, de communiquer plus facilement et plus efficacement avec l'ensemble des autres professions, qu'elle soit de rééducation et réadaptation, qu'elle soit soignante, ou y compris au niveau de la direction. Je pense par exemple à l'organisation des soins, l'organisation des plannings, parce que je crois qu'on a tous vécu ça, on va voir le patient et puis il y a la toilette, ou il y avait une animation auquel il était absolument y aller, on n'était pas informé, ou il est au PASA dans le secteur fermé, on n'était pas informé et qui impacte notre organisation. Donc le cliniciopédie-coordinateur va être facilitant sur l'ensemble de ces domaines.
- Speaker #1
Un sujet qui concerne notamment les EHPAD, c'est le sujet de la dotation globale. Alors justement, est-ce que ça impacte le kinéco-ordinateur ?
- Speaker #0
Alors effectivement, parce que le passage en dotation globale, et d'ailleurs il y a eu un kinécast sur le sujet, fait que c'est l'EHPAD qui va rémunérer le professionnel libéral qui intervient, kinéthérapeute ou médecin d'ailleurs. Et on voit bien que ça modifie profondément les pratiques, puisque des EHPAD se plaignent de ne pas avoir les financements suffisants. de vouloir réduire les dépenses, etc. Alors, juste un petit focus, sans refaire le kinecast auquel il faudra se référer, mais le financement des EHPAD se fait via le pathos, et donc c'est ce qu'on appelle la coup pathos, qui permet d'avoir de la rémunération pour les actes de rééducation, l'ensemble des rééducateurs. Mais quel que soit le métier, kinesthérapeute, agrotérapeute, psychomotricien, orthophoniste, tout ça va être sur le même budget. Aujourd'hui, c'est surtout les kinesthérapeutes qui vont amener des points à ce pathos, et demain, libre à l'EHPAD de redistribuer cette rémunération sur le kinesthérapeute ou sur d'autres professionnels de la rééducation. Pour cela, il est très important que le kinesthérapeute trace que le patient a besoin d'actes de kinesthérapie. Monter, descendre l'escalier, ça peut être fait par un national APA ou par un aide-soignant. Par contre... Réapproprier l'espace antérieur, effectuer du renforcement musculaire en excentrique des muscles antigravitaires, travailler la longueur et la hauteur du pas, travailler l'équilibre dynamique intrinsèque et extrinsèque. Tout ça, c'est ce que l'on peut faire. Mais ce n'est pas ce qu'on écrit. Et donc, c'est important aussi d'apprendre à tracer réellement ce que l'on fait. Alors évidemment, il faut le faire. Et pour ça, il faut savoir l'évaluer. Et là, je renverrai sur un bilan maintenant très connu et très utile, qui est l'équimogue, qui a été faite par l'équipe de Dijon, qui va permettre d'avoir des actes de rééducation qui soient beaucoup plus précis. Et donc, c'est vraiment important que le kinesthérapeute effectue de la kinesthérapie et trace ce qu'il fait. Et s'il trace réellement ce qu'il fait et qu'il justifie ainsi que c'est un acte de kinesthérapie, il n'y aura pas de souci pour qu'ensuite ce financement retourne au kinesthérapeute. Mais s'il met marche dans le couloir ou montée-descente de l'escalier, il ne faudra pas s'étonner si on peut considérer que d'autres professionnels, voire même des aidants, puissent le faire. Donc, c'est une problématique qu'on a avec les EHPAD de dotation globale, qu'elles doivent, et c'est normal, pouvoir mieux gérer cette enveloppe qui est fermée. Et donc, au kinesthérapeute, de mieux tracer ce qu'il fait. Et au niveau des EHPAD en dotation globale, il y a évidemment cette volonté de travailler plus en pluripro. Et donc, qui fait quoi, à quel moment ? Donc, pour ça, on a travaillé avec le CNP de gériatrie. qui a déposé une saisine auprès de l'HAS pour obtenir des recommandations sur la complémentarité des métiers en EHPAD. Donc, on ne sait pas encore si cette saisine sera validée par l'HAS, on l'espère, parce que là, il y a un véritable travail à faire sur qui fait quoi en EHPAD. Et évidemment, le vétable sujet est en totalité globale, puisque ce qu'on peut observer dans certains groupes, malheureusement, c'est qu'on cherche à réduire le temps de kinesthérapie. Si c'est au bénéfice d'autres éducateurs, ça peut encore se questionner, on peut échanger. Si c'est simplement pour faire des économies, c'est un scandale sanitaire. Donc pour ça, on travaille avec des fédérations, on a travaillé avec le groupe Edinis, on est en train de travailler avec la fondation Partagez-Vie, et on espère pouvoir travailler avec d'autres fondations. Et sur l'organisation des soins, par exemple, ce qu'on propose... C'est une annexe contre un type d'exercice en EHPAD pour que le kinéthérapeute puisse, s'il est intéressé, avoir une rémunération au forfait horaire plutôt qu'à l'acte. Donc, ça peut permettre aussi d'améliorer l'organisation des soins. On voit bien qu'avec les EHPAD en dotation globale, mais c'est la même chose qu'avec les HAD, la traçabilité est extrêmement importante pour justifier les dépenses. Et d'ailleurs, avec les HAD, depuis qu'on a cette nouvelle convention qui a été négociée avec la FNED, où les actes ont été très nettement revalorisés, l'échange, ce qui va avec, c'est d'améliorer la traçabilité, donc le bilan et le diagnostic kinesthéraplique. Donc je crois que le système de santé est en train de profondément changer et qu'on peut ne pas être d'accord en fait, mais ce n'est pas la question, parce qu'il change. La question c'est, est-ce qu'on souhaite qu'il change avec nous ? Où sommes-nous ? Quand le système a commencé à changer, c'est allé très très vite. Alors il faut savoir qu'avant, il y a quelques années, il n'y avait que 20% des EHPAD qui pouvaient être en dotation globale. Puis il y a eu une réforme juridique qui a permis que tous les EHPAD qui demandaient la dotation globale puissent y passer. Mais maintenant, c'est même l'inverse. C'est qu'on sent qu'il y a une poussée institutionnelle ou politique pour que les EHPAD passent, si ce n'est pas presque toutes, en dotation globale, alors que ce n'était pas forcément une volonté de leur part. Mais peut-être qu'elles n'ont pas totalement le choix. Donc, ce système-là, ce n'est pas nous qui l'avons décidé. La question, c'est est-ce qu'on est pragmatique et qu'on essaye d'être à l'intérieur pour pouvoir, en étant à l'intérieur, continuer à permettre aux patients de bénéficier de soins, de kinesthérapie et de rééducation et de réadaptation dont ils ont besoin ? Où est-ce qu'on ne veut pas y être ? Et dans ce cas-là, ça sera géré, je dirais, par des non-professionnels de santé qui ne font aucune distinction entre l'ensemble des professionnels et... et qui disent, de toute façon, qu'il est un enseignant à pas, qu'il est un psychomote, qu'il est un ergot, peu importe, de toute façon, il aura quelqu'un, voire même il aura de l'occupationnel. Donc, je pense que la question, ce n'est pas est-ce qu'on est d'accord avec ce système, c'est que c'est un fait, qu'est-ce qu'on fait avec celui-là ? Comment on peut s'assurer que les kinesthérapeutes et l'ensemble des rééducateurs ne soient pas une espèce en voie de disparition dans les établissements ?
- Speaker #1
Donc là, on a posé le sujet... Au sein des EHPAD, maintenant, quel est le rôle du Kineco en HAD et HADAIR ?
- Speaker #0
Alors, on a travaillé avec la Fédération nationale des HAD, de l'hospitalisation à domicile, pour travailler sur cette fiche métier de Kineco en HAD. D'ailleurs, la très bonne nouvelle, c'est que ça a été validé au niveau national de la FNÉAD. Et donc, s'est déployé ainsi, on peut espérer à terme, toutes les HAD, un kiné-strapute coordonnateur qui va coordonner, là aussi, l'ensemble des rééducateurs et des réadaptateurs. Mais on sait que les HAD qui sont les plus intéressés, alors il y a des HAD socle, mais celles qu'on a crucialement besoin, ce sont les HAD avec la mention réadaptation, puisqu'il y aura beaucoup plus d'intervenants rééducateurs et réadaptateurs, que financièrement cela a un fort impact, que la traçabilité a un fort impact. Et comme on a pu convenir avec eux d'une nouvelle convention avec une forte valorisation, il y a derrière, il ne faut pas se leurrer, un enjeu financier qui est important, du pouvoir auprès de leur tutelle. justifier les actes pour obtenir les financements. Au niveau des HADR, la grande majorité des intervenants sont des kinesthérapeutes. Et très souvent, des kinesthérapeutes libéraux qui sont à proximité du patient, qui est à domicile, puisque ça va limiter les frais de déplacement, tout simplement. Il y a certaines HAD qui ont des kinés salariés, mais très souvent, c'est par manque de kinés libéraux sur le terrain pour les compléter. Je pense en particulier dans les zones sous-dotées, où les kinés thérapeutes ne peuvent pas assurer... Un acte par jour, parce que très souvent en HDR, il faut au moins un acte par jour de rééducation, réadaptation. Donc certains ont des kinésithérapeutes ou des arcothérapeutes salariés, mais ça les arrange de manière générale de prendre les libéraux qui sont à côté. Donc il faut coordonner tout ce beau monde. Il faut mettre en place les techniques à la maison, donc le kiné-coordinateur va permettre d'évaluer les premiers besoins lors de l'admission du patient, les besoins sur l'aménagement de l'environnement du domicile. Sur la mise en place des techniques, que ce soit le lit médicalisé, que ce soit une aide au transfert, un guidon de transfert, un lait malade ou un verticalisateur, un drap de glisse, par exemple, pour rehausser le patient, etc. Une barre latérale de redressement. Donc, tous les aides techniques qui vont permettre à la personne de récupérer le plus possible. Contacter les professionnels de leur éducation et de leur adaptation pour qu'ils interviennent. Pouvoir les former éventuellement à l'utilisation de logiciels qui sont très souvent intuitifs et rapides à faire. pour qu'ils puissent aussi tracer leurs actes et aussi organiser le passage de chacun. C'est-à-dire que le clinique un peu libéral dit, moi, je peux y aller tel jour, tel jour, tel jour, vers telle heure et donc faire en sorte que les autres intervenants, ça ne se marche pas dessus. Donc, en fait, il va à la fois travailler sur l'environnement, à travailler sur l'accessibilité du logiciel, etc. sur le planning et sur le côté complémentaire de chaque profession, parce que ça peut aussi arriver à un cas professionnel, disent. Moi, ça, je sais faire, mais ça, je ne sais pas faire. Et donc, des fois, il va falloir peut-être deux kinéthérapeutes différents qui interviennent à domicile pour la complémentarité ou avec une oncothérapeute ou l'orthophoniste, etc. Je pense, par exemple, aux troubles de la dégouttition. Donc, l'idée, c'est cela. Et puis, je rappelle quand même qu'en HADR, en général, la durée de séjour, c'est un mois. Et donc aussi, c'est préparer la santé de l'HADR. Donc, il y a plusieurs possibilités. On a les HADR qui vont, pour certains patients, se situer avant. une hospitalisation, souvent en SMR, donc en service de soins médicaux réadaptatifs, ou qui vont être, au contraire, à la sortie du SMR, pour que la personne puisse sortir plus tôt de l'hôpital, à domicile, ça reste quand même le milieu hospitalier, avant ensuite d'aller en libéral. Donc, peut-être aussi que les cliniciens-thérapeutes-coordinateurs seront très sensibles à ce côté, mais j'ai tout intérêt à prendre un cliniciens-thérapeute de proximité, parce qu'au bout d'un mois, je sais que grosso modo, au bout d'un mois, il va sortir de la HADR, et il va falloir qu'il continue. les actes de rééducation en libéral. En consort de HAD, on n'a pas fini la rééducation. Donc si ça peut être aussi le même intervenant en libéral, tout cela sera plus facile.
- Speaker #1
Alors justement, tu as parlé déjà un peu, mais quels sont les bénéfices que ce soit pour le patient, mais aussi pour les professionnels libéraux d'avoir intégré un kinéco-ordinateur ?
- Speaker #0
Pour le patient, c'est clairement une valorisation de ses capacités. C'est avoir la chance euh d'avoir un professionnel qui va faire une première évaluation, mais qui va demander aux autres professionnels de faire cette évaluation, décapaciter la personne. Pour les cliniciens thérapeutes, de la problématique gestuelle. Pour les acro-thérapeutes, des compensations qui sont nécessaires. De faire en sorte qu'il n'y ait pas de perte de chance et d'éviter ce qu'on appelle la dépendance iatrogène évitable. C'est-à-dire la dépendance qui est due aux soins et qui aurait pu être évitée. Donc, l'idée, c'est bien en améliorant les échanges entre les projets du patient, entre ses capacités. Donc ce sont les deux premières étapes pour établir le diagnostic rééducatif. En échangeant avec les dents, et souvent on a des fois un travail à faire... On parle beaucoup d'éducation thérapeutique du patient, mais maintenant on parle aussi beaucoup d'éducation thérapeutique de l'aidant, pour que l'aidant aussi se positionne en valorisateur des capacités. Et donc, ce qui a gagné, c'est certainement une complémentarité. Levez les ambiguïtés, et des fois, tout à l'heure tu parlais de la communication, où chacun a un peu son prisme et ses idées préconçues. Et moi-même, qui ai un statut libéral et salarié, j'entends beaucoup ces idées préconçues. Les salariés qui disent que les libéraux ne pensent qu'au fric et les libéraux qui disent que les salariés passent leur temps à boire le café. Donc, c'est intéressant d'être un peu des deux côtés de la barrière. Et je crois que réellement, on est plus riche en pluripro et de chacun apporte son regard qui permet d'avoir certainement une vision à 360 degrés ou en trois dimensions. Alors que chacun, on ne peut pas seul avoir une vision complète. Et encore une fois, comment le patient va vivre en dehors des actes de rééducation ? Comment il va faire pour maintenir les capacités qu'il a acquis durant la séance ? Comment les dents vont être en relais ? Comment on aménage l'environnement ? Et le kinésithérapeute-coordonnateur, il va permettre le maintien des acquis entre les séances.
- Speaker #1
Plus globalement, est-ce qu'il y a un statut officiel du kiné-coordonnateur ?
- Speaker #0
Alors, pas encore. Ça ne fait que deux ans que nous avons créé ce métier. Juste à titre de comparaison, les IDEC, les infirmières coordonnatrices, je crois que tous ceux qui interviennent en EHPAD ou en HAD les connaissent, il faut savoir que ce métier, il a 20 ans, et il a été reconnu en septembre de cette année, en septembre 2025. Donc on voit bien que des fois, la reconnaissance officielle peut être très très longue. Aujourd'hui, officiellement, il n'y a pas de statut, il n'y a pas un diplôme officiel de kinésithérapeute coordonnateur. Nous, ce qu'on demande à la Fédération, parce qu'on tient quand même qu'il y ait... qui aient ces compétences. C'est avoir une expérience dans le domaine et on encourage les kinésithérapeutes coordonnateurs, on les encourage fortement dans les trois ans qui suivent leur prise de poste, d'avoir un diplôme universitaire. Donc il existe par exemple le diplôme KRG, kinesthérapie et réhabilitation en gériatrie avec France-Mouret, où il existe d'autres DU de coordination. Pourquoi je parle du DU KRG ? Parce qu'on peut se dire, mais quel est le rapport avec les kinecos en HAD ? Mais parce que 70% au moins des patients qui sont en HDR sont des seniors qui ont plus de 70 ans. Donc, pour ceux qui sont allés dans un service d'orthopédie, il est facile d'observer qui c'est qu'il y a dans un service d'orthopédie. La très grande majorité, ce sont des seniors avec des PTH, des PTG, des clous fémuraux. Ce sont des seniors. Donc, en fait, il y a certainement, pour ces deux domaines-là qu'on développe aujourd'hui, une compétence en gériatrie qui est importante, puisqu'on ne réduque pas un senior dès 60 ans comme on réduquerait quelqu'un de 20 ans. Donc, il y a cette volonté de formation continue. C'est pour ça que l'ENCA se mobilise sur le sujet pour proposer des formations DPC et SFPL, spécifiques de Kineco ou cœur de métier dans le domaine de compétence, par exemple de la gériatrie. Mais en fonction de là où on travaille, ça peut être de rééducation, de la décutition maxillofaciale, neurologique, vestibulaire. Là encore, ça va dépendre de la spécialité ou des spécialités dans lesquelles on travaille. Et puis, il existe aussi des diplômes universitaires de coordination. Donc là-dessus, c'est, je dirais, à chaque kinesthérapeute coordonnateur de se former en fonction de l'établissement auquel il est. dans lequel ils travaillent, avec le profil de patient dans lequel il est. On espère à terme de pouvoir faire reconnaître officiellement ce métier-là, mais comme ça s'est fait pour les infirmiers, c'est certainement la pratique sur le terrain qui fera la nécessité de cette reconnaissance. Pour les infirmiers, il a fallu 20 ans, nous on espère qu'il faudra beaucoup moins.
- Speaker #1
Alors justement, je pense que la FFMKR travaille pour l'ancrer en fait dans un projet de loi.
- Speaker #0
Alors effectivement, on a déposé une proposition de projet de loi, enfin on a travaillé une proposition de projet de loi avec le député Véry qui n'a pas encore été examiné. On connaît l'activité politique qu'il y a eu, donc cette PPL sera examinée à un moment ou à un autre. Et dans cette PPL, il y a un article, l'article 4 de la PPL, qui mentionne la reconnaissance du métier de kinesthérapeute coordonnateur. un professionnel engagé pour la qualité et la pertinence des soins en établissement. C'est quelque chose qui nous paraît très important. Cette PPL comporte une dizaine d'articles. Là aussi, c'est un vecteur législatif, on espère qu'il sera adopté, mais aussi de sensibilisation des politiques, de nos responsables politiques, qu'ils soient parlementaires ou gouvernementaux. Maintenant, c'est impressionnant en un an, comment euh comment Ce terme de kinésarpeute-coordinateur commence à être intégré. Avant, on regardait avec des grands yeux en disant de quoi vous parlez. Et maintenant, on voit bien qu'ils en ont entendu parler. Évidemment, les personnes politiques sensibilisées au sujet de la santé. Et qu'il n'y a plus cette interrogation de qu'est-ce que c'est que cet ovni, mais plutôt, en pratique, est-ce qu'on va s'en emparer et qu'est-ce qu'on va en faire ? Donc, plus ça sera occupé sur le terrain, et plus on en parle, plus on communique là-dessus, plus les établissements en ressentent le besoin. Et plus on travaille, nous, avec des fédérations nationales, plus ça fait connaître ce métier et ça crée ce besoin de reconnaissance.
- Speaker #1
Alors si on regarde un peu dans le rétroviseur, quel type d'événement, quel projet vous avez réussi à mettre en place ces dernières années ?
- Speaker #0
Alors déjà la première année, la fédération s'est structurée et organisée. Il a fallu quelques mois, c'est normal pour cela, créer l'association, le site internet. se faire le réseau et cette reconnaissance de la Fédération des cliniciens à peu de coordonnateurs. On est intervenu sur de nombreux congrès, je pense aux Assises nationales des EHPAD, aux Journées annuelles de la SFGG, au Congrès de la fragilité, au CPEG qui est le congrès de la coordination avec les médecins coordonnateurs et les infirmiers coordonnateurs. On a organisé au niveau de la profession des jeudis... de la FEDER, ce rendez-vous mensuel, des masterclass plus spécifiques. On a organisé, ça fait plusieurs années qu'on organise la semaine pour le maintien de l'autonomie avec une soirée conclusive qui a été retransmise et d'ailleurs tu étais là pour animer cette soirée qui a été retransmise et qu'après on peut voir en replay. Donc vraiment un ensemble d'interventions sur un ensemble de structurations, que ce soit à des congrès que ce soit des visios, que ce soit des masterclass, et puis aussi une présence maintenant accrue sur l'ensemble des réseaux sociaux.
- Speaker #1
Et quelles sont les priorités pour 2026 ?
- Speaker #0
Pour 2026, il y a certainement une priorité qui est de créer le premier congrès de la Fédération des kinés coordonnateurs qui aura lieu le 21 mai au Cipeg, à Montpellier. On encourage tout le monde évidemment à venir. C'est important puisque ça va permettre de mieux faire connaître le métier de kinéastérapeute-coordonnateur et de le faire connaître en pluripro, puisqu'à ce congrès, ce congrès est très pluripro, avec beaucoup de médecins, d'infirmiers, un ensemble de soignants, mais aussi beaucoup de professeurs en médecine qui vont permettre de voir cette nécessité-là. Donc là, ce congrès de l'EFK Corp va permettre... d'ancrer sur le terrain le kinesthérapeute coordonnateur. On a mis au point avec 2025, avec le groupe Edenis, l'annexe au contrat type. L'idée en 2026, c'est de la présenter à l'ensemble des fédérations d'EHPAD qui sont aujourd'hui, qui cherchent une solution pour répondre à leurs problèmes budgétaires. Et donc... montrer qu'on peut, avec la même enveloppe financière, on n'est pas obligé de mettre des kinesthérapeutes à la porte, loin de là, mais les rassurer avec cette annexe, qui, elle, respecte la loi, contrairement à ce qu'ils font. J'en profite pour rappeler qu'un contratime n'est pas modifiable et on ne peut pas le résilier de manière unilatérale, puisque c'est le patient qui fait appel aux kinesthérapeutes. Là, on vient de conclure, fin 2025, avec la Fédération nationale des HAD, cette... Fiche métier type de Kineco, et donc pour 2026, c'est faire vivre ce métier de Kineco auprès des HAD et veiller à cette harmonisation des missions, puisqu'aujourd'hui, mais c'est normal encore, tous les Kineco n'ont pas forcément les mêmes missions. Donc là, ça va être travailler sur cette harmonisation des missions. Et puis, continuer à déployer I-COP avec l'EHU Hills Edge de Toulouse. Je rappelle que l'EHU EJ de Toulouse est l'établissement collaborateur de l'OMS pour le déploiement du programme EICOP, le bien vieillir, d'une manière générale. Et nous, on pense à la Fédération des kinésiopathes coordonnateurs que... Cette prévention, évidemment, plus elle arrive tôt, plus elle est efficace. Donc, officiellement, le programme ECOB commence dès 60 ans. On pourrait même imaginer que ça commence avant. Et que là aussi, il va y avoir certainement des parcours de soins, des parcours de rééducation à mettre en place. Le lien avec l'exercice coordonné via les CPTS ou les MSP. Et donc, que la FK Corse soit au moins un relais de ces actions de prévention. Puisque là aussi, ça va permettre d'améliorer l'autonomie des seniors. mais de prévenir les risques TMS des aidants. Donc, j'ai parlé des HAD, j'ai parlé des seniors. Et puis aussi, on va peut-être commencer en 2026 à travailler sur la formalisation du kinéco-ordinateur dans le programme RAC, Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie. Donc, on voit que c'est un programme qui est très, très riche. Et à côté de ça, déployer des formations supplémentaires avec l'INK pour former les kinésiopathes coordonnateurs, mais cette fois, plus une formation socle. mais pour aller plus loin, une formation par domaine, par champ d'activité.
- Speaker #1
Alors, je vais faire une petite aparté, une grande aparté. Kinecast est partenaire de l'AFK Corp. On a participé sous l'invitation de l'ASFGG, justement aux journées annuelles de l'ASFGG. On a eu l'occasion justement d'interviewer plusieurs membres et intervenants. Vous retrouverez d'ailleurs leur... podcast dans les semaines qui vont suivre. Est-ce que l'AFK Corp pense aussi participer à d'autres congrès durant cette année 2026 ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Alors, on intervient au congrès du CPEG. Alors, on a notre propre congrès de l'AFK Corp, mais on va aussi intervenir dans les sessions plénières du CPEG. On va intervenir au congrès de la fragilité à Toulouse, qui est le grand rendez-vous international sur la prévention de la fragilité. C'est pour ça que tout à l'heure, je parlais d'ECOP. On va intervenir. à nouveau aux journées annuelles de la SFGG. Et l'idée serait aussi de participer à ce projet de journée nationale de prévention des chutes. Cela irait dans la droite ligne de la semaine du matin de l'autonomie qu'on organisait jusqu'à maintenant. Et ce sera l'occasion de montrer la compétence et l'implication des kinesthérapeutes dans le plan anti-chute qui a été créé en 2022 par le gouvernement. et... C'est important de montrer que les kinesthérapeutes sont des acteurs de santé publique, sont investis dans les programmes de santé publique, et donc sont investis dans le plan anti-chute. Et puis on va aussi participer à d'autres congrès, je pense en particulier au congrès organisé par la FNECPA, qui est une fédération nationale d'établissements médico-sociaux, donc en particulier EHPAD, mais aussi des masses ou des femmes hébergeant des... des personnes en situation de handicap, et aussi des établissements d'aide à la personne, les auxiliaires de vie. Et donc, on va participer à ce congrès qui s'appelle le congrès H3 et Handicap, qui ont lieu un peu dans toute la France.
- Speaker #1
Donc, ce sera l'occasion de venir rencontrer la FK Corp.
- Speaker #0
Tout à fait. Puisqu'on aura un stand, on sera présents toute la journée. Donc, si ce congrès a lieu dans votre ville, n'hésitez pas à venir nous rencontrer.
- Speaker #1
Donc voilà, on voit bien. Il y a différents moyens de venir se renseigner de par le site internet, les réseaux sociaux, la présence sur les congrès. Donc, je pense que l'année 2026 va être encore très active et très dynamique.
- Speaker #0
On continue.
- Speaker #1
Alors, Damien, on arrive à la fin de notre échange. Est-ce que tu aurais un dernier mot à partager ?
- Speaker #0
Contactez-nous. Donc, président.fkcorps.org. Allez voir le site de la Fédération des cliniques coordonnateurs, fkcorps.org. Et vraiment, je pense que c'est important de s'intéresser à ces nouveaux métiers qui apparaissent. Donc, on est là pour répondre à vos questions. On est absolument disponible pour vous. Il y a toute l'équipe de l'FK Corp qui se mobilise pour accompagner la profession dans ce nouveau métier. Et nous sommes convaincus que c'est important que la profession se mobilise maintenant. C'est maintenant qu'on a besoin. Dans deux ans, ça sera trop tard. Et que si les kinesthérapeutes ne se positionnent pas dans la coordination, ça sera d'autres. professionnels qui le feront. Nous, on pense que c'est important d'avoir cette compétence transversale des métiers pour permettre à chaque autre métier de travailler de la complémentarité. Donc, à aucun thérapeute de s'investir et de montrer qu'ils ont cette appétence pour la coordination. Et on peut, nous, être là pour répondre à toutes vos questions. aussi bien à long terme qu'à court terme de manière très pratico-pratique pour lever les interrogations et les freins. Et puis on vous invite donc à nous suivre sur les réseaux sociaux et puis pour les autres visios qu'on va organiser par exemple ou les autres émissions que l'on pourrait enregistrer.
- Speaker #1
Merci beaucoup Damien.
- Speaker #0
Merci à toi Céline.
- Speaker #1
A bientôt, au revoir.
- Speaker #0
Au revoir.
- Speaker #1
Merci de nous avoir écoutés. On espère que cet épisode vous a plu. Si c'est le cas, je vous invite à laisser un avis sur votre plateforme d'écoute préférée et à partager l'épisode autour de vous. N'hésitez pas également à nous dire quels sujets vous aimeriez que l'on aborde dans les prochains épisodes et quels invités vous souhaiteriez écouter. Pour ça, dites-le nous en commentaire. N'oubliez pas de nous suivre sur les réseaux sociaux. ... et de visiter le site web de la FFMKR pour rester informé des dernières actualités et des événements à venir. Votre soutien et votre engagement sont essentiels pour faire avancer notre profession. La Médicale, un réseau expert d'agents généraux pour accompagner les masseurs kinésithérapeutes dans leurs besoins professionnels et privés. La Médicale accompagne près d'un masseur kinésithérapeute sur trois en France. Rassurant non ? Des assurances adaptées aux besoins des masseurs kinésithérapeutes, tant professionnels que privés.