- Speaker #0
Bonjour à toutes et tous, c'est Céline, kinésithérapeute près de Lille. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Kinécast de la FEDE, la communauté dynamique et innovante des kinésithérapeutes. Chaque semaine, vous découvrirez les témoignages, les conseils et les astuces de kinés passionnés et engagés sur des sujets qui vous interpellent dans votre pratique, et aussi sur l'actualité. Ensemble et avec la FEDE, bougeons les lignes de la kinésithérapie. Bonne écoute ! La Médicale accompagne près d'un masseur kinésithérapeute sur trois en France, assurant donc des assurances adaptées aux besoins des masseurs kinésithérapeutes,
- Speaker #1
tant professionnels que privés. La Médicale assure les professionnels de santé.
- Speaker #0
Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Kinecast. Aujourd'hui, lors de la deuxième journée annuelle de la Société française de gérontologie, j'ai le plaisir d'accueillir aujourd'hui Caroline Berbon. Bonjour Caroline. Bonjour. Quant allez-vous ?
- Speaker #1
C'est bien, ça va ?
- Speaker #0
Alors bien, je vais tout d'abord vous demander de vous présenter.
- Speaker #1
Oui, Caroline Berbon, je suis infirmière en pratique avancée au niveau de l'IHU Elphedge, au CHU de Toulouse, au Gérontopole. Et je suis également docteure en épidémiologie. Mon sujet de recherche, c'est la prévention du déclin fonctionnel de la personne âgée, donc du programme ICOPE de l'OMS.
- Speaker #0
Alors justement, qu'est-ce que vous pouvez nous dire à propos de ICOPE ? Comment ça se déploie ? Tout d'abord, ça s'est déployé sur Toulouse, c'est bien ça ?
- Speaker #1
Oui, alors en tant que centre partenaire de l'OMS, on a déployé ICOF dès fin 2019, début 2020. L'idée, c'était de pouvoir améliorer le parcours en partenariat avec l'OMS et puis l'implémenter concrètement en pratique. Et puis le ministère de la Santé a débuté une expérimentation au 1er janvier 2022. Donc nous, on avait déjà commencé avec le soutien de l'ARS Occitanie, qui est un fort soutien. Et puis donc le ministère de la Santé, à partir du 1er janvier 2022, l'expérimentation se termine à la fin du mois de décembre. Le ministère de la Santé a annoncé la pérennisation d'ICOP en juillet dernier. Et donc ce programme, il a plusieurs étapes, et notamment une étape très importante, qui est l'étape 1 de repérage, et qui est donc accessible. Et c'est ce qui va être développé et pérennisé en auto-évaluation par la personne âgée elle-même.
- Speaker #0
Alors, tu en as déjà parlé un petit peu, mais quels sont les grands objectifs de ce programme I-COP ?
- Speaker #1
Alors, le programme I-COP, le contexte, en fait, c'est d'accompagner la personne âgée dans le bien vieillir. Donc, l'idée, c'est que la personne, nous sommes tous remplis d'une capacité qui s'appelle la capacité intrinsèque. C'est ce que l'individu a en lui-même autour des domaines de la nutrition, de la mobilité, de la cognition, de la psychologie et de la sensorialité. Cette capacité croît tout au long de notre vie. Quand on commence à être un peu âgé, elle peut commencer à décliner. Décliner de manière physiologique avec le vieillissement normal, mais parfois décliner de manière un peu plus pathologique. C'est ça qu'on veut surveiller. On veut vraiment détecter un déclin de la capacité intrinsèque le plus tôt possible pour éviter d'en arriver à des maladies, à une fragilité. Ce qui change par rapport à avant, c'est qu'on avait tendance à voir la prévention de la dépendance par l'aspect... par les déficits que la personne rencontrait. Aujourd'hui, on veut l'avoir parce qu'elle maintient, parce qu'elle garde et par un vieillissement le plus réussi possible en fonction de ses projets et de ses motivations.
- Speaker #0
Donc maintenant, tu disais aussi, il y a ce déploiement national. Tout à fait. Ça se réalise partout en France. Alors, ça s'appuie sur quelles structures, justement ?
- Speaker #1
Alors, jusqu'ici, sur les soins primaires, les CPTS, les MSP. L'idée de l'expérimentation, c'était de financer des actes pour les soins primaires. Ces financements-là, ils vont se terminer, mais on attend d'éventuels relais possibles. Il y a la CNA aussi qui a débuté, mais surtout les CPTS actuellement encore, et puis en local avec leurs ARS ou d'autres organismes, peuvent continuer à déployer le programme. L'idée, c'est une auto-évaluation par le senior, bien sûr, mais bien sûr derrière un accompagnement. Et les professionnels de santé ont un fort rôle à jouer dans cet accompagnement. Nous, on l'a publié déjà, on l'a étudié en fait. L'accompagnement par un professionnel de santé, quel qu'il soit, alors bien sûr, beaucoup les infirmiers, mais les kinésithérapeutes, les pharmaciens, les ergothérapeutes, etc. Cet accompagnement augmente l'adhésion et l'observance du senior au programme ICOPE. Et pourquoi c'est important qu'il l'augmente ? Parce que faire une première évaluation, c'est bien, ça permet de repérer un éventuel déclin. de proposer la suite du parcours à la personne. Mais l'idée, c'est bien sûr de surveiller cette capacité tout au long de sa vie. Et pour ça, il faut adhérer au programme, renouveler les étapes de repérage tous les six mois. La communication par les professionnels de santé que les seniors connaissent bien est très facilitante avec un rôle majeur.
- Speaker #0
Alors quel est le public cible justement à partir de quel âge ? Est-ce qu'il y a un âge en barrière limite ?
- Speaker #1
Alors l'OMS dit deuxième moitié de vie, donc évidemment selon les pays ce n'est pas tout à fait le même âge. En France c'est 60 ans et plus et donc on s'adresse bien à des gens qui restent autonomes pour leurs actes de la vie quotidienne, qui vivent à domicile. Et il n'y a pas de limite d'âge supérieur, en fait, puisque tant qu'on n'est pas dépendant, on est dans la prévention sans limite.
- Speaker #0
Quels sont les domaines de dépistage pour Carmel à Kioch ?
- Speaker #1
L'idée, ça va être de proposer une étape 1 de repérage autour de ces 6 domaines que j'ai cités tout à l'heure. Par exemple, pour la cognition, on va demander à la personne si elle a une plainte mnésique, faire un test des 3 mots et lui demander l'orientation temporelle, comme dans les... évaluations cognitives classiques. Pour la nutrition, on demande s'il y a une perte d'appétit et s'il y a une perte de poids. Pour la timide, c'est ce qu'on appelle le PHQ2, c'est deux questions. Sur les 15 derniers jours, on demande au senior s'il a eu une perte d'intérêt ou de plaisir à faire les choses ou s'il s'est senti déprimé. Sur la sensorialité, sur la vision, c'est essentiellement des questions autour des maladies de l'œil, de comment il voit avec ses lunettes et du suivi ophtalmologique. La sensorialité, Il y a une part auto-évaluation, est-ce que la personne a une plainte ou son entourage ? Et quand c'est en hétéro-évaluation, on lui fait un test de chuchotement, c'est-à-dire qu'on se met derrière elle et on lui chuchote des mots, elle doit les répéter. Ce n'est pas facile. Et enfin, pour la mobilité, on fait un test de levée de chaise, que vous connaissez bien, qui fait partie du SPPB. Donc c'est cinq levées de chaise le plus rapidement possible, avec une limite qui n'est pas celle du SPPB, c'est-à-dire que Les experts qui ont conçu ce test ont regardé un peu ce qui se faisait, la littérature, et la limite c'est le test est anormal au-dessus de 14 secondes quand on a moins de 80 ans et au-dessus de 16 secondes quand on a plus de 80 ans. Alors on a chacun son avis sur le test, il fallait trouver un compromis pour être le plus efficace possible dans le repérage.
- Speaker #0
Donc ça, c'est cette première étape qu'elle est réalisée, tu disais, en auto-évaluation. Elle peut se réaliser aussi par le professionnel, par proche ? Oui, alors,
- Speaker #1
dans les modalités qui existent, c'est auto-évaluation ou hétéro-évaluation. Alors, avec un proche, avec un professionnel de santé, mais ça peut même être un professionnel non de santé qu'on a formé. Bien sûr, le professionnel de santé, lui, va interpréter les résultats et proposer la suite du parcours. Quand le non-professionnel de santé, je peux citer par exemple les agents des guichets seniors dans les communes, qui sont des personnes qui voient très régulièrement les personnes âgées de la commune, ils peuvent réaliser cette étape une, par contre ils s'arrêtent à la passation. Ils ne proposent pas la suite du parcours et les résultats, que ce soit en auto-évaluation ou par un non-professionnel de santé, ils sont analysés par un professionnel de santé. Alors la plateforme du Gérontopole au CHU de Toulouse par exemple, Mais en territoire, on a des professionnels de santé d'MSP, de CPTS, qui ont des arrangements avec la localité, avec la mairie, et qui vont pouvoir analyser les résultats. Et derrière, l'idée, c'est toujours un senior qui a fait le test de repérage a une réponse, et une réponse d'un professionnel de santé.
- Speaker #0
Alors, comment se réalise justement cette auto-réélation, cette première étape ? Est-ce qu'il y a un dispositif ?
- Speaker #1
Oui, alors il existe des applications en France, et notamment le système iCop Monitor, qui regroupe donc une application, un site Internet, et bien sûr, une base de données, un dossier informatisé, qui est un dossier de soins, qui va réunir toutes les informations qui arrivent depuis l'application et le site Internet. Alors, une application utilisable par tous, avec les mêmes codes d'accès que dans le site Internet. Le but, c'est que chacun trouve ses modalités. certains vont préférer l'application parce que c'est pratique sur le téléphone, d'autres l'ordinateur parce qu'il n'y a pas de problème de réseau et que c'est plus simple à manipuler. Donc ça, c'est accessible à tous. Et le dossier informatisé n'est accessible qu'aux professionnels de santé puisqu'il va contenir toutes les données de santé à analyser.
- Speaker #0
Et donc, suite à ce dépistage, l'étape 2, comment ça se déroule ?
- Speaker #1
Donc un professionnel de santé, il va analyser les résultats de l'étape 1. Donc on appelle une alerte. S'il y a une anomalie à un des domaines, il y a une alerte. Finalement, c'est comme quand une infirmière fait une prise de sang. S'il y a une anomalie, elle va se préoccuper de la suite. Là, c'est pareil. L'idée, c'est déjà de vérifier si cette anomalie, si cette alerte, elle est vraie. Parce qu'il peut y avoir des erreurs de passation. La personne n'a pas compris qu'elle devait aller vite au lever de chaise ou elle n'a pas entendu les mots. Donc ça, c'est une alerte fausse. Et quand elle est vraie, c'est-à-dire tout le reste, on va évaluer son impact clinique. Est-ce que le problème, il est nouveau ? Est-ce qu'il est déjà connu ? Est-ce qu'il est déjà... La suivi, une altération de la mémoire, peut-être qu'il y a déjà un suivi médical depuis longtemps en fait. Et ensuite l'impact sur le quotidien. Est-ce que l'altération dérange la personne ? Est-ce qu'elle influe son maintien à domicile et son quotidien ? Est-ce qu'elle a envie de faire quelque chose pour son problème ? Bien sûr on les encourage mais c'est peut-être pas le bon moment, ils n'ont peut-être pas envie. Et donc à partir de là, si on pense qu'il faut réaliser une étape 2, donc l'étape 2 c'est l'évaluation. approfondi de cette altération qui est composée d'échelles validées. On peut, à titre d'exemple, pour la mobilité, on va faire le SPPV complet, on va faire un FREED, on va vérifier l'IADL, et en plus, on peut rajouter d'autres tests, un appui nipodal, etc. Pour la cognition, on va faire le MMSE ou le MOCA, des tests reconnus. Et donc, s'il est d'accord et qu'on lui propose l'étape 2, Soit c'est le professionnel de santé qui a analysé l'alerte qu'il va lui proposer, mais dans les territoires il y a d'autres organisations. Il peut y avoir un professionnel de santé qui analyse et qui oriente ensuite l'étape 2 vers un professionnel qui habite plus à proximité du senior. Nous en l'occurrence au CHU, on va analyser des auto-évaluations de partout dans la région. L'intérêt ce n'est pas du tout de faire venir les gens à l'hôpital ou nous de nous déplacer, mais plutôt de relayer l'étape 2 au professionnel de santé du territoire. Parce que I-COP doit avoir ce contexte de proximité au plus près du senior et de pouvoir lui proposer derrière, je continue, c'est l'étape 3, le plan de soins et de recommandations. Des recommandations qui vont avec son quotidien, avec son mode de vie et ce qu'il y a sur place. Bien sûr, elles correspondent aux standards, activité physique, apport protéino-énergie, stimulation cognitive. Mais le but, ce n'est pas d'être schématique et de proposer à tous un atelier. cognitifs, des séances d'activité physique, parce que chacun a ses spécificités de territoire. Certaines communes, très vite, vous habitez dans la montagne à 40 km et ce n'est pas possible de venir seul à l'atelier, par exemple. Ou dans d'autres, marcher, c'est une gageur, parce que tout est en côte et qu'on ne met plus de bancs maintenant pour que les gens se reposent. Donc à chaque fois, il faut que les professionnels de santé connaissent bien leur territoire, connaissent bien ce qui est à disposition. quel hôte professionnel ils peuvent solliciter, comment ils peuvent orienter le senior. Et ça, ça ne fonctionne que quand on est en local et qu'on s'adresse aux gens sur le territoire.
- Speaker #0
Alors, est-ce que tu aurais quelques chiffres à nous partager, le nombre de personnes qui ont déjà été inclus dans ce programme ?
- Speaker #1
Alors, actuellement, dans nos outils, qui représentent 90% des adhérents à ICOPE en France, on a 105 000 seniors qui ont fait une étape une. de repérage, alors sous les différentes modalités. Pour vous donner une idée, l'auto-évaluation, elle représente maintenant près de 30%, avec une moyenne d'âge qui est autour des 73 ans. Alors pour vous dire ce que ça veut dire, un service de soins de gériatrie, c'est une moyenne d'âge de 85 ans. En hôpital de jour, on est plutôt à 82 ans. C'était l'âge à laquelle on a commencé à Ecop il y a 6 ans. Et puis comme l'intérêt, c'est d'aller vers les plus jeunes, les plus robustes. pour surveiller leur capacité le plus longtemps possible. On essaye comme ça de faire cette allée verte, et c'est une bonne nouvelle que la moyenne d'âge diminue, 73 ans. Un nombre d'étapines altérées autour des 84 %. Alors pour ceux qui s'y connaissent en test de dépistage, ce n'est pas forcément excellent, parce qu'on repère beaucoup d'anomalies pour l'instant. Mais finalement, c'est une bonne manière et un bon outil de permettre à la personne âgée euh... de se consacrer à sa santé, de repérer un éventuel déclin, surtout d'évaluer sa capacité intrinsèque. Et de derrière, c'est une première étape pour qu'elle prenne soin d'elle, tout simplement. Les altérations principales qu'on va repérer, c'est une altération à la cognition, surtout parce que les gens sont très inquiets pour leur mémoire. On va avoir des altérations à l'audition, ce qui est très utile pour... Encourager les gens à voir l'ORL et à s'appareiller. On sait maintenant l'enjeu d'un appareillage pour l'audition, que ce soit pour l'autonomie à la marge, pour la cognition, pour les interactions, bien évidemment.
- Speaker #0
Et précoce.
- Speaker #1
Et précoce, bien sûr. Et puis ensuite, de manière un peu moins importante, mais qui nous préoccupe beaucoup en tant que professionnels de santé, les altérations chimiques, les altérations à la nutrition, qui sont là entre 15 et 25 %. Donc moins nombreuses, mais quand elles sont là, elles impliquent vraiment une action rapide. Et puis on a plein de leviers, ne serait-ce que pour la nutrition, donner les bonnes informations à la personne pour corriger un petit peu. Voilà, globalement, entre 9 et 10% des étapes 1 donnent lieu à une étape 2. C'est indispensable parce qu'il faut faire un tri important. On n'a pas assez de professionnels de santé actuellement pour proposer l'étape 2 aux 105 000 personnes, évidemment. Donc l'intérêt, c'est que l'étape 2, elle soit proposée aux gens qui le nécessitent le plus. Et donc, il faut vraiment ce tri important. Ce qu'on sait quand même là actuellement, c'est que ce qui va impliquer le plus de déclin à six mois ou plusieurs mois après cette étape finale, c'est quand il y a une altération. à la mobilité, plus ou moins à la nutrition. Donc de l'intérêt de se concentrer notamment sur ces domaines-là.
- Speaker #0
Alors, Rydek, est-ce qu'il existe une formation pour les professionnels de santé pour s'accaparer ? Alors, nous sommes tout à fait faciles, mais peut-être pour les TAM2, pour accompagner les professionnels de santé ?
- Speaker #1
Complètement. Alors, l'étape 1, effectivement, un professionnel de santé, il regarde les outils, il regarde l'application et sait le faire. Mais s'il a besoin d'un renforcement, d'information, il peut aussi se former. Et on a fait toute une formation sur l'ensemble des étapes du parcours à la demande du ministère de la Santé. Donc, c'est icop-du6formation.fr. Cette formation, elle est accessible gratuitement à tous. C'est un e-learning, mais on n'a pas voulu le format classique du e-learning avec des dates, limites, etc. Vous vous inscrivez et vous avez tout le temps que vous voulez pour le faire. Ça, c'est très important. L'idée, c'est aussi d'avoir une boîte à outils. Selon votre profil, par exemple, les kinés n'auront pas forcément besoin de suivre tout le module sur la mobilité. Les médecins, il y a d'autres choses, etc. selon le profil qu'on a. Et ça va permettre vraiment de se former aux échelles d'évaluation, à leur interprétation. Et puis surtout, ce qu'on voulait, c'est avoir des soignants qui montent en compétence et qui savent proposer les recommandations derrière et les lier au territoire, au projet de vie du... du senior. En Occitanie, on complète le e-learning par une journée de formation en présentiel à Toulouse. Donc ça, c'est la version IHU, mais bien sûr, on a proposé à d'autres organismes de formation et d'autres collègues professionnels de santé de proposer la même formation. Donc actuellement, on a sept ou huit centres de formation qui proposent cette formation comme notre modèle, mais en deux jours en présentiel. C'est moi qui forme les gens à devenir formateurs. D'accord.
- Speaker #0
Alors, est-ce que les kinésithérapeutes se sont emparés, justement, de la COP ?
- Speaker #1
Oui, complètement. Alors, d'une part, parce que je pense que chez les kinésithérapeutes, il y a une vraie démarche scientifique au départ. Beaucoup plus avancée que ne peut l'être la démarche de recherche ou la démarche scientifique chez les infirmiers. On est en train de progresser, mais on a un peu de retard. Et c'est vrai que moi, depuis le début, c'est ce que je remarque. Vous avez une vraie performance et une vraie compréhension des éléments qui vont être appuyés sur une démarche scientifique. Et c'est le cas d'ICOP. Donc je pense que ça a d'emblée suscité un intérêt dans cette profession. Après, bien sûr, ils se sentent plus à l'aise sur la partie mobilité que sur le reste, d'où l'intérêt de la formation. Actuellement, sur les professionnels impliqués, en Occitanie, c'est 12 000 professionnels. Bien sûr, il y a 80 % d'infirmiers. Parce que c'est un peu intuitif pour la prise en charge globale. On l'apprend dès le premier jour de la formation. Le reste, ensuite, on va avoir 10 à 15 % de kinés, mais qui ont d'emblée une vision de parcours très intéressante. Parce qu'ils savent que peut-être sur certains points, ils n'ont pas toute l'ampleur des connaissances et qu'ils vont avoir facilité à s'organiser avec d'autres et à s'orienter avec d'autres. Donc oui.
- Speaker #0
Est-ce que tu souhaiterais ajouter quelque chose à notre échange ?
- Speaker #1
La seule chose, c'est que comme l'expérimentation arrive à sa fin, ça soulève des inquiétudes chez les professionnels de santé. Il faut garder en tête que le programme va continuer. Il continue, c'est très important d'encourager la communication, d'encourager les seniors à rejoindre le programme. Les questions très concrètes d'actes et de parcours vont se régler au fur et à mesure. Il ne faut pas avoir d'inquiétude. majeur. C'est une recommandation de l'OMS et comme on dit depuis le début, quand l'OMS donne une recommandation, il est évident que les pays vont le rejoindre. Donc, voilà, les questions très concrètes vont se régler au fur et à mesure.
- Speaker #0
Bien, merci beaucoup Caroline.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Et à bientôt.
- Speaker #1
À bientôt. Merci.
- Speaker #0
Merci. Merci de nous avoir écoutés. On espère que cet épisode vous a plu. Si c'est le cas, je vous invite à laisser un avis sur votre plateforme d'écoute préférée et à partager l'épisode autour de vous. N'hésitez pas également à nous dire quels sujets vous aimeriez que l'on aborde dans les prochains épisodes et quels invités vous souhaiteriez écouter. Pour ça, dites-le nous en commentaire. N'oubliez pas de nous suivre sur les réseaux sociaux et de visiter le site web de la FFMKR pour rester informé des dernières actualités et des événements à venir. Votre soutien et votre engagement sont essentiels pour faire avancer notre profession.
- Speaker #1
La médicale, un réseau expert d'agents généraux. ou accompagner les pylées dans leurs besoins professionnels et privés.