- Speaker #0
Bienvenue dans un nouvel épisode de KOPS, Keep Our Planet Safe, le podcast qui reconnecte. Je suis hyper heureuse de vous accueillir aujourd'hui dans ce nouvel épisode du podcast avec une femme exceptionnelle. Elle est solaire, elle est belle, de l'intérieur comme de l'extérieur. Aujourd'hui, c'est l'unique, l'iconique, hit girl belge, Laura Capeta. Hello !
- Speaker #1
Hello !
- Speaker #0
Je suis trop contente de t'accueillir ici, merci pour le temps.
- Speaker #1
Je suis trop contente d'être là.
- Speaker #0
Alors, la première petite question phare de ce podcast, comment est-ce que tu vas ? Mais ce n'est pas une question de politesse. C'est vraiment là, maintenant, dans le présent. Est-ce que tout va bien ?
- Speaker #1
Oui, franchement, aujourd'hui, je me suis levée du bon pied. Je suis très, très contente. J'étais contente de venir. Je pars en vacances demain, donc franchement, je ne peux pas aller mieux. Un peu stressée parce que ma valise n'est toujours pas faite. Mais est-ce que ça change de l'habitude ? Pas vraiment. Non,
- Speaker #0
pas du tout. Je t'ai un peu définie comme une hit girl. Les gens te connaissent notamment via les réseaux sociaux. T'es influenceuse, tu fais de la création de contenu, tu travailles dans le marketing, tu fais plein de choses. T'as fait un podcast aussi. Mais est-ce que tu pourrais te présenter, attention, sans citer ton prénom, ton âge, ni même ton métier ?
- Speaker #1
Ok. Du coup, je ne peux pas dire, c'est très difficile de ne pas dire, je suis Laura. Mais du coup, j'ai grandi avec mon papa et ma maman. Mon petit frère de 15 ans et ma petite sœur de 18 ans. C'est bizarre de le dire à l'envers. Mais je suis très proche de mon petit frère. Donc voilà, la grande sœur de cette fratrie. Et puis voilà, on est moitié portugais, moitié belge. Donc j'ai eu la chance de vivre un petit peu au Portugal. Ce qui m'a beaucoup forgé et forgé qui je suis parce que je suis partie seule. Donc forcément, ça t'apprend beaucoup de choses sur toi-même. Et aussi sur comment deal avec le manque, tant de ma famille que de mon copain, avec qui je suis depuis six ans. Je suis très proche de mon entourage et c'est très important pour moi, donc c'est pour ça que je commence par là. Et à côté de ça, on m'a toujours appris de faire ce qui me passionne. Donc c'est pour ça que je suis créatrice de contenu aujourd'hui et que j'aime partager avec les gens, tout simplement.
- Speaker #0
Et ça se voit beaucoup sur ton contenu et sur ce que tu partages avec nous tous.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Si tu devais te définir en quelques mots, tu dirais quoi ?
- Speaker #1
Solaire. C'est plus ce que les gens disent de moi au premier abord. Je dirais loyal. Et alors, c'est dur de trouver trois mots comme ça. C'est sûr. Bienveillance. Bienveillance.
- Speaker #0
J'avais invité Emma Anastasis, on en parlait en backstage. C'est à l'heure, sur le podcast, elle disait pétillante, mais je trouve que c'est un peu pareil pour toi.
- Speaker #1
C'est pour ça que je dis solaire, mais en vrai, souriante. Pour moi, le soleil, ça englobe un petit peu. C'est un peu comme ça,
- Speaker #0
c'est trop bien. Du coup, si je t'invitais aujourd'hui, alors j'y mets note parce que j'avais écrit une super intro sur mon podcast. Ce n'est pas vraiment pour parler de beauté, de mode, les sujets qui t'animent profondément, même si on va en parler, bien sûr, parce qu'on parle de passion sur ce podcast, mais plutôt d'image de soi. de cette notion de hit girl que tu as développée, notamment en forme de série sur les réseaux, de boss woman, d'empowerment, et j'ai trop du mal à l'articulation aujourd'hui, ce n'est pas grave, d'influence et du sens de la vie. Est-ce que tu es prête ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
La première petite question pour entamer ce sujet, c'est quel enfant étais-tu quand tu étais plus jeune, enfant, ado ?
- Speaker #1
J'étais un enfant facile. Je n'ai pas fait de crise d'adolescence, apparemment, selon mes parents. Donc non, une enfance facile. J'ai des parents qui s'aiment, qui sont toujours ensemble d'ailleurs. J'ai une belle et grande famille. On a même accueilli, du coup je n'en ai pas parlé encore dans l'intro pour ne pas spoiler, mais on a accueilli un enfant il y a quatre ans qui est placé par le juge. Donc on est famille d'accueil. Donc vraiment, ce partage a commencé au sein de ma famille tout simplement. Et donc un enfant facile, qui parle tout le temps à tout le monde, qui dit parfois les choses qu'il ne faut pas dire. Du genre, ma maman était chez les céticiennes hier. J'étais ce genre de gosse qui m'aime à la laise. C'est toujours le cas aujourd'hui. Et puis par contre, une fois arrivée à l'école, là, ça a été un petit peu plus compliqué pour moi. Même si je n'en parlais pas beaucoup à la maison, ni autour de moi, ni maintenant sur les réseaux. Ce n'est pas encore un sujet que j'aborde. Mais j'ai subi de harcèlement. toute ma scolarité en secondaire. Donc voilà, ça m'a forgée aussi aujourd'hui. Mais ça n'a pas eu de répercussion sur l'enfant que j'étais à la maison, en tout cas.
- Speaker #0
Ok, c'est déjà bien. Cette force, en fait, c'est comme si ton cocon familial t'avait un peu protégé.
- Speaker #1
Oui, mais je me suis toujours sentie très, très bien chez moi. Toujours. Je suis très proche de ma mère. C'est un peu ma bestie. Très proche de mon papa, de mon oncle. Donc, j'ai vraiment une famille au top. donc ils sont méga importants pour moi mes frères et sœurs, on a tous un beau lien on a été éduqués vraiment dans dans la confiance et la communication. Donc voilà, même quand on se disputait, c'était jamais des trucs de dingue. Donc je n'ai rien à dire. Donc mon foyer, c'était vraiment ma safe place.
- Speaker #0
Mais tu veux un peu en parler de ce truc-là ? Parce que peut-être que le harcèlement que tu as vécu, c'est lui aussi qui t'a forgé pour devenir cette hit girl et incarner cette femme inspirante qui a confiance en elle et tout. Qu'est-ce qui a été le déclencheur de ce harcèlement en fait ?
- Speaker #1
Je ne sais pas trop. Je pense que la première fois, parce que du coup, j'ai changé d'école, donc il y a eu plusieurs épisodes, on va dire, de harcèlement à plusieurs intensités différentes, on va dire. C'est la première fois que j'en parle. Je ne sais pas encore comment vraiment aborder le sujet. Oui, bien sûr. Mais si jamais il y a une limite, tu veux mettre vraiment... J'en parlais comme ça vient.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Mais du coup, la première fois, c'était une amie, en fait, qui, du jour au lendemain... a commencé à monter tout le monde contre moi, je me suis retrouvée toute seule pendant six mois, enfin bref, j'ai failli rater mon année. Ça a été un petit peu lourd et donc ça a commencé en fait par une amie et donc du coup ça m'a beaucoup mis des doutes en amitié. Encore aujourd'hui parfois il y a des petits trucs comme ça qui restent et je sais que ça vient de là, des petits manques de confiance, des peurs de perdre mes copines en fait, peur que du jour au lendemain... elle puisse se retourner contre moi c'est pas un manque de confiance parce que j'ai 100% confiance en mes copines mais c'est plus peur de l'abandon peur qu'on m'abandonne du jour au lendemain et donc du coup le premier épisode c'était comme ça et je pense que le déclencheur ça a été le fait que je suis très solaire extravertie, je parle à tout le monde je m'entends un peu avec tout le monde en tout cas au premier abord je me dis on peut pas être apprécié par tout le monde et c'est ok, faut vraiment pas oublier ça mais même si moi même j'ai encore du mal je deal encore un peu avec ça aussi mais Je pense que c'était ça qui a été déclencheur, que parfois je puisse prendre la lumière, étant donné que c'est aussi quelqu'un qui était très extraverti, très solaire, puis on était jeunes, tu vois. La première fois, on avait quoi, 14-15 ans, tu vois. Donc on est encore jeunes et je pense qu'elle ne se rendait pas compte non plus. Donc elle est venue s'excuser par contre, cette personne.
- Speaker #0
Oui, c'est déjà bien.
- Speaker #1
Et ça fait beaucoup de bien.
- Speaker #0
Récemment ?
- Speaker #1
Non, ça fait déjà un moment. Mais ça fait du bien parce qu'en fait, du coup, En fait, quand tu te fais harceler, au début, t'es pas la première personne à t'en rendre compte. C'est les gens autour de toi. Mais moi, j'ai eu beaucoup de mal à dire que j'avais été harcelée. Ça a mis même... J'ai changé d'école, ça s'est arrêté, etc. Et c'est vraiment par la suite que je me suis dit, en fait, mais oui, je me suis fait harceler.
- Speaker #0
Il faut toujours un peu de recul quand on a des expériences un peu choquantes.
- Speaker #1
Et quand elle est venue s'excuser, je me suis dit, OK, donc ça veut dire que même elle, en fait, était consciente. Même elle l'a conscientisée. Et donc, du coup, ça a vraiment mis, genre, des mots. sur ce que j'avais traversé.
- Speaker #0
Mais du coup, c'est trop bien parce que toi, ça t'a complètement déresponsabilisé. En fait, ce n'était pas du tout ta faute. C'est vrai qu'il y a beaucoup de gens aujourd'hui, des femmes qui sont victimes de harcèlement. Enfin, je dis des femmes parce qu'on était femmes, mais qui se disent, mais qu'est-ce que j'ai fait ? Et en fait, le problème, ce n'est pas toi. Le problème, c'est le monde qui t'entoure et les gens qui en parlent. En backstage, j'ai des problèmes de communication. En fait, c'est exactement ça. Et puis, en plus, les enfants sont un peu cruels parfois, je trouve, les ados. Et aujourd'hui, peut-être que c'est ça qui t'a donné un peu cette confiance en toi.
- Speaker #1
C'est une confiance en soi masquée. En fait, j'ai confiance en moi sur certains aspects et pas du tout sur d'autres. Il y en a d'autres où je vais faire semblant. Fake it until you make it. Il y a des aspects, par exemple, je suis très fière de ce que j'ai accompli, du fait que je suis une bosseuse, etc. Donc j'ai confiance en moi sur le niveau pro. Par contre, le niveau perso, je suis quelqu'un qui se remet tout le temps en question. et donc je vais montrer une fille très confiante, sûre d'elle qui connait ses valeurs mais derrière avec mon mec j'ai toujours est-ce que j'ai bien fait ça, t'es sûre que j'ai bien fait ça tu vois toujours l'impression de ne ressembler à rien voir des petites choses chez moi qu'en fait les gens ne remarquent pas genre oui physiquement et tout en vrai je fais un peu semblant je masque tout avec les outfits et
- Speaker #0
d'ailleurs tes outfits sont toujours exceptionnels Mais tu vois, justement, je me disais, en fait, la confiance en soi, je ne pense pas que ce soit opposé à se poser des questions. Je pense que justement, cette confiance en soi, on en parlait justement sur un podcast avec Ivana, c'est justement cette capacité aussi à se remettre en question et à se poser des questions pour toujours faire de son mieux. Donc, quelque part, se poser des questions, c'est très bénéfique.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu te laisses un an pour devenir notre Hit Girl belge. Je dis notre parce que c'est vraiment pour... C'est comme ça que je le dis aussi,
- Speaker #1
je dis un an pour devenir votre Hit Girl Berge. Voilà,
- Speaker #0
c'est ça. Ça veut dire quoi pour toi une Hit Girl Berge ?
- Speaker #1
Alors, Hit Girl, c'est pour ça que j'avais fait un épisode, vraiment pour bien l'expliquer, parce qu'en fait, au premier abord, on peut se dire, ok, la meuf, elle va juste faire des trucs de ouf, elle va juste nous montrer tout ce qu'elle fait, et voilà. Mais en fait, non, pour moi, être une Hit Girl, c'est vraiment comme être un peu comme une icône. Tu vois, c'est quelqu'un qui se montre tel qu'il est, avec ses forces et tout ce qu'il a accompli, etc. Mais aussi avec ses faiblesses et les trucs lambda de la vie normale. Tu vois, j'ai fait un épisode Hit Girl sur le fait que je continue de travailler, parce que pour moi, c'est iconique. Genre je bosse, j'ai des collègues, j'ai un super chouette taf. Donc pour moi, tout ne doit pas toujours être extraordinaire. Et être une hit girl, c'est juste être la meilleure version de soi, accomplir nos rêves et rendre fière la petite fille qu'on était, tout simplement. Donc pas uniquement le bling bling et les strass et les paillettes, mais aussi de montrer des choses simples de la vie.
- Speaker #0
Et tu as voulu lancer ce concept et intérieurement, t'as voulu l'incarner ? Parce que t'avais l'impression de passer un peu à côté de toi tout à un moment ?
- Speaker #1
Non, c'était plus parce que j'avais envie de montrer un peu plus de ma personnalité. Parce que c'est vrai que j'ai l'impression que dans mon privé, et puis même c'est les retours que j'ai eus, c'est que les gens qui m'ont rencontré aux Icon Club, par exemple, m'ont dit « purée, mais en fait, ça je savais pas sur toi, je savais pas que t'étais comme ça, etc. » Et je me suis dit « mais en fait, peut-être que si je crée un concept du coup avec une chouette accroche du coup je me suis dit Hit Girl c'est ce qui colle le mieux ça va permettre aux gens aussi de me connaître un peu mieux et pas juste ah oui c'est la fille qui a des chouettes looks tu vois parce que je sais qu'à côté je fais plein de choses et j'ai plein de choses à raconter et j'adore de toute façon j'adore papoter, j'adore partager et donc du coup c'est parti de là en fait c'est vraiment juste l'envie de me montrer un petit peu plus telle que je suis
- Speaker #0
Et du coup, dans ce processus de devenir une hit girl, de devenir la meilleure version de toi-même, parce que finalement, tu vois, au départ, quand je voyais tes vidéos et que je me disais « hit girl » , je me disais « ça veut dire qu'elle va faire des trucs d'influenceuse » . Et du coup, par quelle étape, maintenant je comprends beaucoup mieux, c'est pour ça que je t'ai invitée, parce que je savais qu'il y avait vraiment quelque chose du développement personnel, de devenir vraiment la meilleure version de toi, bien dans tes baskets, bien dans tes pompes, qui fait le bien autour d'elle aussi. Par quelle étape est-ce que tu as envie de passer pour devenir cette hit girl ? il gueule, même si j'ai l'impression que tu l'es déjà. C'est très gentil. C'est vrai, mais parce que là, t'arrives, tu rayonnes, t'as une bonne énergie, t'as une bonne aura et tout, tu parles.
- Speaker #1
Mais il y a plein de gens qui me disent ça, qui me disent mais tu l'es déjà, genre...
- Speaker #0
Parce qu'en fait, j'ai l'impression qu'on se met des objectifs comme si on n'était pas encore la personne qu'on voulait devenir. Quand est-ce que tu vas estimer que tu vas devenir cette personne-là ?
- Speaker #1
Tu vois ? En fait, pour moi, c'est un projet un peu continuel. C'est juste que j'ai mis un mot sur mes objectifs de vie. Je me laisse un an pour devenir une hit girl, mais je vais continuer à être une hit girl toute ma vie. Donc, c'est juste que je me laisse un an pour que les gens me découvrent en tant que hit girl, pour qu'on m'associe à la hit girl belge et pour emmener les gens aussi avec moi dans ce challenge. c'est pas juste je partage, mais c'est aussi pour inspirer les gens. J'avais fait un épisode sur le sport, par exemple, parce qu'avant, j'ai fait de la danse de mes 4 à mes 17 ans. J'ai fait des beaux-arts. J'étais hyper sportive. J'étais hyper, hyper sportive avant. C'est un truc, j'en parle jamais. Il y a tellement de choses. Il y a 40 vies. Mais tu vois, je me suis dit, je suis hyper sportive, pourquoi je ne reprendrais pas une activité sportive ? Et ça a motivé des gens à... prendre le pilates aussi, tu vois, ou une autre activité sportive. Donc c'est vraiment d'emmener les gens pendant un an avec moi dans cette aventure et essayer de faire en sorte qu'eux aussi se dépassent, eux aussi leur donner des idées, des choses à faire. Par exemple, le shooting. Avant, en 2016, tout le monde faisait des shootings. On s'appelait en mode, ah, bien meuf, on va faire un petit shooting dans ce studio ou tout. Et on ne fait plus ça. Et je me suis dit, mais si je fais une vidéo, au moins je peux faire un shooting de Hit Girl. Il n'y avait pas une raison. Ce n'était pas pour une marque. Ce n'était pas. C'était juste moi. Moi, le caméraman et voilà. Et je me suis dit, en fait, il y a plein de gens qui pourraient faire ça. Ça pourrait donner des idées d'activité. Oui,
- Speaker #0
mais d'ailleurs, tu as shooté avec Ralphagram. Je l'ai invité sur le podcast. Le podcast, c'est en audio. C'est pour faire des liens, mais du coup, c'est trop bien. C'est vrai que maintenant, je comprends mieux qu'en fait, ce n'est pas seulement quelque chose que tu veux faire pour toi, mais c'est aussi quelque chose que tu veux faire pour les autres. Est-ce que tu as aussi, comme moi, un peu l'impression qu'il y a beaucoup de vies qui sont gâchées parce que des gens ne s'affirment pas leur caractère, leur valeur ?
- Speaker #1
Je pense que c'est important. Le changement est pour moi hyper important. Et je sais que parfois, ça fait peur. Il y a beaucoup de gens qui ont peur de ça. Et pas que dans l'influence, parce que je sais qu'on va penser qu'on ne peut pas s'identifier. Même dans le travail en général, il y a des personnes qui font le même job de leurs 20 ans à leurs 50 ans, jusqu'à leur pension. Et en fait, qui n'osent pas changer et qui ont du coup un potentiel qui est gâché.
- Speaker #0
Mais vraiment, c'est ça.
- Speaker #1
Alors que moi, j'ai été éduquée dans complètement l'inverse. Donc, je sais que la personne que je suis aujourd'hui, c'est beaucoup grâce à mon éducation. Et mes parents, ils ont changé de job plusieurs fois. Ma maman, elle a eu cinq métiers différents, je pense. D'abord, elle a commencé dans la communication, le marketing, etc. Aujourd'hui, elle a un bar de plage à Lisbonne.
- Speaker #0
C'est exceptionnel.
- Speaker #1
Donc, tu vois, c'est ça qui la rend heureuse. Et en fait, c'est ce que je dis tout le temps à mon mec aussi, qui lui a mis un peu plus de temps à trouver ce qu'il voulait faire, par exemple. Je lui ai dit, en fait, c'est hyper important de ne pas juste faire quelque chose pour faire quelque chose, mais de faire quelque chose qui te plaît. Parce qu'au final, tu vas être cinq jours sur sept au boulot, toute la journée. Et donc, ton humeur quand tu vas rentrer à la maison... va dépendre de la journée que t'as passée. Si t'as passé une journée de merde à un taf que tu n'aimes pas, tu vas rentrer, tu vas être dégoûtée, et ça va impacter ton couple, ton foyer, ton humeur, ta santé. Ça va impacter plein de choses. Donc c'est hyper important de faire ce qu'on aime et de prendre des risques. Je sais que c'est hyper difficile de se dire, on sait ce qu'on perd, on sait jamais ce qu'on gagne. Mais parfois, il y a tellement plus beau à gagner. Et c'est hyper important.
- Speaker #0
Ça me fait remuire sur plein de trucs. Mais par exemple, le fait que j'ai... J'ai posté une vidéo il y a quelques jours, enfin du coup ce sera quelques semaines, parce que l'épisode va sortir un peu plus tard, sur le fait que je trouvais qu'il y avait beaucoup de gens qui passaient à côté de leur vie à cause des schémas qu'on leur avait imposés. Et je disais après, par exemple, ben voilà, j'ai fait des études, je me suis un peu conformée au départ en faisant des études parce que c'était obligé, et puis après là maintenant j'ai mon podcast, et je travaille, j'ai de l'argent, machin. Et en fait il y a beaucoup de gens qui m'ont dit oui mais en fait t'es pas légitime, parce que... Déjà, t'es blanche, t'es occidentale. Du coup, il y a toujours cette notion de privilège. Qu'est-ce que tu dirais, toi, à quelqu'un qui te dit « Non, mais en fait, tout n'est pas si simple. Moi, je ne sais pas faire quelque chose que j'aime parce que je dois sacrifier pour avoir de l'argent, par exemple. »
- Speaker #1
Ici, tu vois, par exemple, c'est ce que j'ai dit dans une vidéo aussi. Récemment, j'avais fait une vidéo pareille. Oui, il y a toujours le facteur chance dans la vie. Toujours. Il y a des personnes qui naissent plus chanceuses que d'autres. Il y a des personnes qui vont avoir des opportunités plus facilement. Mais j'ai envie de dire, si tu ne te donnes pas les moyens, tu n'iras nulle part. Si tu n'essaies pas, tu n'iras nulle part. Donc, c'est un peu facile de se cacher derrière. Oui, mais toi, tu es née blanche. Oui, tu as ce privilège. Et donc, tu vas évidemment bénéficier de ce privilège. Mais on ne peut pas t'en vouloir d'avoir ce privilège. Tu n'as pas choisi d'avoir ce privilège. Tu vois, les gens qui sont nés dans des familles déjà aisées et qui ont des opportunités, qui sont servis sur un plateau d'argent. Ok, good. C'est bien pour eux, tu vois ce que je veux dire ? Et c'est ok, et on n'a pas tous le même parcours, et encore heureux. T'imagines, ce serait boring as fuck. Ça veut dire que juste, tu vas avoir un challenge qui va être plus gros, et que tu vas devoir mettre plus de choses en place pour atteindre tes objectifs. Mais je pense que tout est réalisable, et qu'il faut juste rester réaliste, et voir qu'est-ce que moi, concrètement, je peux mettre en place, et combien de temps ça va me prendre. Et ça va prendre peut-être plus de temps. Mais si on se cache derrière des excuses, on ne fait rien. Donc essaye, ça va peut-être pas fonctionner, mais au moins essaye.
- Speaker #0
Oui, tu disais donne-toi les moyens. Et c'est trop vrai parce que tu vois, il y a beaucoup de gens qui... Enfin, non, pas beaucoup de gens, franchement, mais j'ai jamais eu de haters, ce genre de trucs, mais qui disent oui, mais toi, t'as un privilège. Et je dis oui, mais il y a d'autres gens qui n'ont pas eu la chance de départ. Tu vois, tu parlais de ton éducation. J'ai aussi eu la chance d'avoir une famille hyper unie, hyper soudée, une éducation, des études en bon pays, tout. Mais t'as des gens qui n'ont pas eu ça, qui étaient même à la rue et qui ont fini à leur top. Parce qu'ils se sont donné les moyens. Ils ont trouvé une bonne idée, un bon concept, un bon truc. Ils y sont arrivés. Et en fait, ce n'est pas possible jusqu'à ce que tu trouves un contre-exemple.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et donc, il y a vraiment ce truc de, tu vois, donne-toi les moyens et arrête de se cacher derrière les excuses. Évidemment, c'est beaucoup plus facile de le dire que de le vivre quand tu es vraiment, entre guillemets, dans la merde. Oui,
- Speaker #1
oui, évidemment. Et bien sûr,
- Speaker #0
il y a toujours du sacrifice à faire, etc. Tu disais un autre truc par rapport aux réseaux sociaux. Aujourd'hui, tu as une énorme communauté. Et malgré ça, tu dis que... Tu ressens un petit peu ce syndrome de l'imposteur. Oui. Je couvre un petit peu le podcast pour parler de ce syndrome de l'imposteur parce que je le ressens aussi énormément autour de moi. Et il y a beaucoup d'invités que j'ai invités sur mon podcast qui ont écrit des bouquins et tout, qui me disaient « Ouais, au début, quand j'ai écrit, je ne me sentais pas du tout légitime, syndrome de l'imposteur à mort. » Mais d'où ça vient, ce truc, chez toi ?
- Speaker #1
En fait, c'est vraiment de me dire... Par exemple, là, tu vois, je suis partie avec Sephora. Mais je ne fais pas que du make-up, tu vois. Et je me suis retrouvée à côté d'Audrey Heddo, Luffy, Luffy qui est quand même connue, puis ça fait 14 ans qu'elle fait ça, tu vois. Et je me suis dit, mais... Qu'est-ce que je fous là ? Pourquoi moi ? C'est juste dingue de me dire que parce que les gens me suivent depuis des années et me soutiennent et commentent mes vidéos, etc. et que je me retrouve, tu vois, à bosser avec des marques comme ça. Et donc, j'ai ce truc de me dire pourquoi moi ? Peut-être qu'il y a d'autres gens qui sont plus légitimes que moi, tu vois. Et c'est en fait, je remets tout le temps ma légitimité en question. Et je ne sais pas, je pense que c'est juste... Je suis comme ça, je me remets tout le temps en question, c'est ce que je disais tout de suite. Donc du coup, je vais toujours me dire, ils auraient pu prendre quelqu'un d'autre, ils m'ont pris moi, pourquoi ? Et parfois, j'ai du mal à juste accepter que c'est comme ça et que je dois profiter. Et voilà, je ne sais pas vraiment d'où...
- Speaker #0
Mais est-ce que ça ne t'empêche pas de faire, visiblement ?
- Speaker #1
Ah non, parce que moi, je pars du principe, c'est comme pour les privilèges. On te propose de le faire, tu le fais. Ah non, je ne vais pas le faire,
- Speaker #0
désolée, j'ai le syndrome de l'imposteur. Non, je ne veux pas, sorry.
- Speaker #1
Prenez quelqu'un d'autre, je vous envoie son profil. Non, on te propose évidemment que tu y vas et que tu y vas à fond et que tu kiffes et que je profite de chaque moment et que je crée plein de souvenirs. Mais c'est vrai que le soir, quand j'arrive dans ma chambre, et ce n'est pas que je pleure, ce n'est pas que je me dis « syndrome de l'imposteur » , non, mais c'est juste que je me dis « waouh, c'est ouf quoi » . En fait, j'ai beaucoup cette réalisation et je suis hyper reconnaissante envers la communauté que j'ai parce que tout ça, c'est grâce à eux. Et donc, du coup, c'est pour ça que j'ai lancé Icon Club aussi, parce que j'avais envie, tu vois, de leur rendre un petit peu ce qu'ils me donnent tout le temps, toute l'année. Tu vois, parce que je sais que pour certaines personnes, ça paraît con de se dire, ouais, je ne vais pas commenter sa photo. Enfin, elle ne me connaît pas. Oui, mais en fait, c'est ça qui fait qu'aujourd'hui, j'en suis où je suis. C'est parce que les premières personnes qui m'ont suivi quand j'avais genre 2000 abonnés, commentaient mes trucs et se disaient, ça va être une petite star, tu vois. et finalement aujourd'hui je bosse avec des marques comme Sephora c'est grâce à ces personnes là donc c'est deux minutes de leur temps qu'ils m'ont accordé et c'est pour ça que je suis hyper reconnaissante donc syndrome de l'imposteur mais hyper reconnaissante
- Speaker #0
et tu vis avec et puis tu donnais moyen et puis franchement, honnêtement, hyper legit de ressentir le symptôme de l'imposteur même si dans ton cas je trouve que t'es déjà iconique du coup je suis là je te jure que je pense qu'il y a des personnes même
- Speaker #1
à des stades encore plus avancés que moi, sur les réseaux qui ont aussi le syndrome de l'imposteur, mais parce que c'est juste dingue. C'est comme dans tous les métiers.
- Speaker #0
Mais je trouve, personnellement, à nouveau, j'ai fait un podcast avec un psychiatre il y a quelques temps, et on parlait un peu de ça, mais c'est un signe de bonne santé mentale. Ça veut dire que tu te poses des questions, ça veut dire que tu fais de ton mieux. Il y a des gens qui se lancent dans des trucs et qui ne se disent pas, est-ce que je suis légitime ? Est-ce que j'ai bien fait ? ça prouve qu'il n'y a pas vraiment d'humilité, ça prouve qu'il y a peut-être une confiance en toi qui dépasse peut-être la confiance en soi saine et qui traduit plus de l'ego. J'avais une autre question parce qu'on parlait de syndrome de l'imposteur qui est hyper relatif aux femmes. Et j'en parlais sur un podcast avec Caroline Lessire, une philosophe. Est-ce qu'en tant que femme, tu es confrontée à d'autres problématiques ? Des pressions, des trucs sociaux ? Ça peut être oui, ça peut être non ?
- Speaker #1
En vrai, oui. Déjà, par exemple, Le jugement des hommes. Sur plein d'aspects différents. Par exemple, Etam, j'ai shooté avec eux, mais je me suis mis plein de barrières parce que je n'ai pas envie de m'exposer trop en lingerie, etc. S'il n'y avait que des femmes sur Terre, je ne me serais pas posée la question, j'aurais tendance à dire « Hey ! » Mais là, je me mets des barrières parce que, par respect pour mon copain aussi, tu vois. Parce que je n'ai pas envie qu'il y ait des hommes qui tombent dessus et qui me voient en lingerie. Ou par exemple, quand j'ai fait de l'humour, quand j'ai commencé avec l'accent belge, les commentaires des hommes en mode « c'est une femme, je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit drôle » . Des trucs à la con, moi ça ne m'impacte pas, je m'en fous. Je n'ai strictement rien à foutre, sincèrement. Mais je me dis que c'est lourd en fait. C'est lourd parce que je poste la vidéo, je le savais. Je le savais déjà qu'il y allait avoir des commentaires sur l'humour des femmes.
- Speaker #0
En disant que les réseaux sociaux ne sont pas très prévisibles. Mais en fait, les commentaires le sont tellement.
- Speaker #1
D'où ? Sinon, à part ça, franchement, non. Parce que je suis majoritairement suivie par des femmes. Donc, je n'ai pas trop d'impact des hommes. Que je sois une femme ou pas une femme sur ce réseau, moi, ça ne m'impacte pas plus que ça.
- Speaker #0
C'est vrai que c'est trop cool parce qu'à des échelles différentes, on a toutes les deux des super chouettes communautés. Et c'est vrai que moi, je suis suivie par... plus d'hommes que de femmes, bizarrement, alors que je poste des trucs. Ouais, 61% sur Insta.
- Speaker #1
Il y a des cops copains en fait, finalement.
- Speaker #0
Non mais tu sais que j'ai jamais eu de haters, mais par contre, des demandes en mariage, j'en ai eu. Ah,
- Speaker #1
j'ai eu des CV ! T'as eu des CV ?
- Speaker #0
Non ! nous aussi du coup avec le studio vu que j'ai mis mon adresse mail ne m'acculez pas de mecs non mais voilà c'est des trucs toujours à chaque fois drôles tu dis c'est cocasse mais c'est drôle et c'est pas méchant et ça me fait rebondir sur un sujet qui moi me tient particulièrement à coeur c'est le regard des autres tu disais le regard des hommes j'ai pas trop envie dans ton métier, parce que tu fais un métier d'image tu fais de l'influence mais donc t'es hyper confrontée à ça Comment tu dis avec le regard des autres, est-ce que ça t'impacte ? Comment tu le vis ? Est-ce que ça t'impacte moralement parlant ? Dis-nous un peu.
- Speaker #1
On dit tout le temps qu'il ne faut pas faire attention au regard des autres, qu'il faut se lancer malgré tout. Alors c'est vrai, mais je comprends que ce ne soit pas facile. En fait, je ne dis pas qu'il faut s'en foutre, parce que moi-même j'ai du mal à m'en foutre, mais il faut faire abstraction en fait. Et d'autant plus que j'ai vécu du harcèlement, moi le regard des autres, j'ai beaucoup de mal avec ça. Surtout que je me suis lancée sur les réseaux un peu après Maréto. Juste après m'être fait harceler finalement. Et du coup, il y avait tous ces commentaires de « mais elle se prend pour qui ? » Et encore aujourd'hui, tu sais qu'il y a des gens qui s'envoient mes vidéos. Des gens de mon entourage avant. Et je leur en veux pas, c'est pas grave, c'est ok. Mais qui s'envoient. J'ai appris qu'il y avait un groupe WhatsApp de gens que je connaissais il y a quelques années. Et où ils s'envoient mes vidéos en mode « mais elle se prend pour qui ? » « Elle s'y croit trop et tout. » Oui, je te jure ! Ça me fait rire, en fait. Ça me fait un peu plus pitié.
- Speaker #0
C'est très bien parce que du coup, ils font des clics. Ils font des partages. Ils augmentent ton taux d'engagement.
- Speaker #1
Mais au début, j'avais beaucoup de mal avec ça. Autant maintenant, je m'en fous, ça me fait rire. Et je me dis, c'est OK, c'est pas grave. Parce que c'est peut-être un peu de jalousie. Peut-être que tu vois, c'est pas grave. Ça ne m'impacte pas.
- Speaker #0
Mais comme on dit, il parle de toi, chérie.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Très bien. Tout baisse les points d'affrontement. Mais non, par contre, avant, ça m'impactait beaucoup. Tu vois, de me dire, c'est vrai que quand t'as 2000 abonnés et que tout le monde dit « Ouais, elle se prend pour qui ? Elle se prend pour une star ? » Ouais,
- Speaker #0
tu te sens un peu mal quoi.
- Speaker #1
Tu te sens un peu mal parce que pour l'instant, t'es encore nulle part. Donc du coup, c'est un peu compliqué de gérer ça. Mais au final, il faut juste persévérer, faire abstraction. Parce qu'au final, le regard des autres, leur regard m'a amenée nulle part. Tu vois ce que je veux dire ? Ce qui m'a amenée, c'est mon travail. Et c'est que les gens qui ne me jugeaient pas m'ont soutenue. Donc, en fait, on s'en fout. Mais oui, c'est vrai, tu dis like ça tous les jours. Et donc, à chaque vidéo que tu postes, quand je fais des trucs un peu hors du commun, hors de ce que j'ai l'habitude de faire, je me dis comment les gens vont réagir, tu vois. Par exemple, j'ai fait une vidéo sur le fait que j'ai arrêté la pilule et que forcément, j'ai des petits boutons qui reviennent. Et je me sentais exposée, je me sentais toute nue, tu vois. Je me suis dit...
- Speaker #0
ta fragilité, ta tension.
- Speaker #1
Je me suis dit, les gens vont me voir. Et maintenant, les gens vont me voir en vrai, ils vont voir que ça. Ils vont chercher les boutons sur ma face pour voir si c'est un peu parti ou pas.
- Speaker #0
Mais moi, tout à l'heure, quand j'ai dit bonjour...
- Speaker #1
Non, mais tu vois, c'est ce genre de truc où je vais me dire, le regard des autres m'impacte encore. Mais, tu vois, j'ai fait abstraction, je l'ai posté quand même, mais je m'utilise pas grave.
- Speaker #0
À nouveau, ça t'empêche pas de faire.
- Speaker #1
Voilà, exactement. C'est ça qui est important.
- Speaker #0
C'est comme le syndrome de l'imposteur, c'est super. J'adore cette mentalité. Mais est-ce que tu connais Chloé KDV ? La fille qui change de métier tous les trois mois, elle a un peu percé. Si, elle a fait leur DJ.
- Speaker #1
Si, je n'avais pas son nom, mais oui, j'ai vu la vidéo.
- Speaker #0
En fait, elle a fait une vidéo sur... Je ne sais plus trop, c'était un truc philosophique sur le regard des autres. Elle disait, voilà, le regard des autres, le syndrome de l'imposteur, blablabla. Et, hyper intéressant, mais elle disait en fait, on ne peut jamais faire abstraction du regard des autres. Dans le sens où l'humain, c'est un animal social qui vit dépendamment de... tout ce qui l'entoure, de l'environnement, mais aussi des gens qui l'entourent, son entourage, son petit village, tu vois. Donc, ce souci du regard des autres, c'est extrêmement positif parce que ça prouve qu'on vit toujours dans une collectivité. Et donc, à nouveau, comme le syndrome de l'imposteur, c'est signe d'une très bonne santé mentale. Maintenant, là où ça peut vraiment vaciller, c'est quand vraiment ça t'empêche de faire. Et ça t'empêche de te dévoiler, de te développer, tu vois. Donc, je trouve ça vraiment... C'est très bien. Tu es en bonne santé mentale, Laura, voilà, je te l'ai dit. Je suis en bonne santé mentale, super,
- Speaker #1
merci beaucoup. C'est une consultation psy, finalement.
- Speaker #0
J'ai un petit jeu maintenant. Cool ! Les gens aussi qui nous écoutent peuvent y répondre, c'est des petites fast questions. Et après, je reviendrai sur certaines petites questions. C'est un peu comme un oui ou non, sauf sélection de mots. Et après, je reviendrai sur certains points, si tu veux bien. Ok. Tu prêtes ? Ok. La première est drôle. Cheveux courts ou cheveux longs ? Cheveux longs. Cheveux longs ? Sur les hommes ou sur les femmes ? Non, sur toi. Sur moi ? Non, cheveux longs.
- Speaker #1
J'ai l'impression qu'à chaque fois, tu fais le coup. Quand tu as les cheveux longs, tu parles de cheveux courts.
- Speaker #0
Non, mais en fait, là, j'ai été coupée parce qu'ils étaient morts et qu'il fallait bien. Je ne dis pas que le cours, ça ne me va pas. Mais c'est juste que... En fait, c'est une love-hate relationship très toxique. Et en fait, j'aime avoir les cheveux longs parce que c'est facile. C'est-à-dire que je me lève, je ne dois pas me dire, même si je ne fais pas de brushing, ce n'est pas grave. Ou si j'ai fait un brushing la veille, le lendemain, il sera encore plus ou moins présent. Le carré, c'est horrible à entretenir. Ils doivent être parfaits tout le temps. Et donc, du coup, je vais me lever, je vais faire mon brushing. Je vais me dire, ah ouais, canon, super. Deux heures plus tard, ça devient plus horrible. Et en fait, c'est compliqué et ça va dépendre de mon outfit et tout. Alors que cheveux longs, c'était tellement simple.
- Speaker #1
C'est simple.
- Speaker #0
Donc, si je ne pouvais avoir pas d'extension et les cheveux que j'avais avec mes extensions, naturellement, jamais je les coupe. Jamais, jamais, jamais.
- Speaker #1
Ok, question un peu piège. Amour ou carrière ?
- Speaker #0
Amour. Amour. Je pourrais vivre sur une île avec mon chéri, parce que j'adore l'influence. Mais amour x
- Speaker #1
10 000. En fait, c'était tellement une question piège, parce que dans ta carrière, il y a aussi beaucoup d'amour. Tu aimes ce que tu fais, tu as de la passion. C'est pour ça que je voulais te la poser.
- Speaker #0
Amour x 10 000.
- Speaker #1
Hit girl ou boss woman ?
- Speaker #0
Hit girl parce que ça englobe quand même le girl boss un peu.
- Speaker #1
Insta ou TikTok ?
- Speaker #0
Insta.
- Speaker #1
Celle-là, elle est piège parce que tout le monde connaît la réponse. Pilates ou running ?
- Speaker #0
Pilates. Courir, moi courir, c'est compliqué, c'est très compliqué.
- Speaker #1
Si jamais t'as envie d'y mettre, moi je cours. C'est vrai ?
- Speaker #0
Je courrais avec ma coloc avant.
- Speaker #1
Je trouve que ça donne tellement un objectif, puis même les runs entre...
- Speaker #0
En fait, j'ai juste un petit souci avec le running parce que j'ai une mauvaise circulation.
- Speaker #1
Et du coup,
- Speaker #0
quand je cours, souvent, ça se déclenche. C'est que je commence à avoir des crises où ça me gratte, tu vois. Je ne sais pas, d'ailleurs, s'il y a un médecin ou quoi, vu que tu as quand même une communauté un peu dans tous les sens. Si quelqu'un sait ce que c'est, genre quand il va faire froid, par exemple, à Tomorrowland, sur le retour, on marchait et là, mes jambes, ça me grattait, ça me piquait, ça me brûlait, c'était horrible.
- Speaker #1
Ouais, mauvaise circulation, quoi.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ok, non, je ne t'aurais pas sur le running.
- Speaker #0
Le running compliqué parce que je l'ai fait un petit peu, un petit temps. Je cours même 8 kilomètres sans m'arrêter. Attention. marathon qui se prépare, mais j'avais pas le plaisir. Alors que le pilates, quand je reviens du pilates, avec ma petite tenue, je suis en mode, ah c'est chouette.
- Speaker #1
Mais iconique le pilates aussi.
- Speaker #0
C'est iconique.
- Speaker #1
Ça devient tellement tendance. Belgique ou Portugal ?
- Speaker #0
Portugal.
- Speaker #1
Et d'un autre côté, tu me dis en français, est-ce que tu préfères vivre ici ? Oui. Pour ta carrière par exemple ?
- Speaker #0
Oui, mais ça aurait été la Belgique ou si j'avais pas grandi en France, ça aurait été la France, tu vois ce que je veux dire. Enfin, j'adore la Belgique, j'adore les Belges. et j'adore la culture belge tout ce qu'on a comme nourriture on mange tellement mieux en Belgique qu'en France sorry not sorry mais c'est un fait mais par contre le Portugal pour la météo même les gens, j'ai ma famille qui est là-bas je suis juste épanouie tout est beau le Portugal quand même même l'art de vivre aussi c'est vrai que dans les pays du sud Italie,
- Speaker #1
Portugal, Espagne je retrouve vraiment
- Speaker #0
La qualité.
- Speaker #1
Oui, la qualité de vie. Bon, tu as la météo qui est hyper propice. Alors franchement, là, on me disait, Nina, tu es de mauvaise humeur. Non, c'était l'hiver en Belgique. Mais c'est vrai qu'il y a cette douceur de vivre qui est...
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est complètement différent. Deux ans un peu alternés au Portugal. Tu as aimé cette expérience ?
- Speaker #0
J'ai adoré. J'ai adoré. Franchement, je pense que c'est l'une des plus belles expériences de ma vie. Et chaque fois était vraiment différent, parce que j'ai fait six mois. 6 mois, 9 mois, et chaque fois c'était vraiment complètement différent. C'est vrai que les 9 derniers mois c'était un peu les 9 mois les plus iconiques, parce que j'étais dans une coloc juste exceptionnelle, au bout de ma rue c'était la plage, genre vraiment à Ausha, avec une coloc française que j'aime d'amour, genre j'ai vraiment devenu une copine. Et du coup ça c'était vraiment, c'était juste dingue de vivre là-bas, de faire ces courses, ça te coûte tellement rien. Tu as tellement de bons produits, les légumes sont tellement bons au Portugal, le poisson... En fait, quand je suis là-bas, je ne mange pas vraiment comme en Belgique.
- Speaker #1
Non, mais c'est clair.
- Speaker #0
Beaucoup moins de crème, etc. J'ai tendance à manger beaucoup moins de crème, beaucoup moins de patates, tu vois. C'est con, mais tu vas manger beaucoup plus souvent des trucs poissons et tout, juste légumes, poissons, même pas de riz ou de pâtes ou rien.
- Speaker #1
La Belgique, quoi, en pensant à sa santé.
- Speaker #0
Voilà, exactement.
- Speaker #1
Et j'avais envie de revenir sur ce domaine de l'influence des réseaux sociaux. Ça prend quelle place dans ta vie pour l'instant ?
- Speaker #0
Ça prend un peu toute la place, honnêtement. Parce que du coup, comme tu le sais, je travaille à côté. Et donc, déjà, toute la journée, en fait, ça ne s'arrête jamais. Tu reçois des messages, tu as des commentaires, etc. Moi, en plus, j'essaie de répondre vraiment à un maximum de personnes. Donc, je n'arrive pas à répondre à tous les DM, mais par contre, tous les commentaires, etc. J'essaie de tout traiter. Donc, ça ne s'arrête pas. Donc, même quand je suis au boulot, je reçois des notifications. Je rentre du boulot, je fais les montages, etc. que je n'ai pas pu faire puisque c'est le boulot. Du coup, quand je rentre, c'est le montage, répondre, trouver des idées, répondre à mon agence. Ça ne s'arrête jamais le week-end, en vacances. En plus, tu crées du contenu tout le temps. Je pense que ça, tu vas me comprendre. Tout est contenu, finalement. Ça ne s'arrête jamais, mais après, c'est un métier. Je le vois comme un métier, mais je le vois aussi comme une passion. Donc du coup, ça ne me dérange pas. Je ne me rends même pas compte que je travaille. Mais j'aime bien l'utiliser comme excuse. Tu vois, quand je suis sur mon téléphone, non, mais je travaille.
- Speaker #1
C'est tellement plus simple. Non, je suis d'accord. Mon copain, il connaît ça tous les jours. Mais ce n'est quand même pas un domaine qui est hyper facile. On parlait, le regard des autres, l'imposteur, machin. Mais quels seraient pour toi les points positifs et les points négatifs de ce domaine-là ? de l'influence.
- Speaker #0
En fait, il y a tellement de points positifs que parfois, j'ai du mal à trouver vraiment des points négatifs.
- Speaker #1
Ah ouais ? Ah, c'est vrai que... Ah oui, OK.
- Speaker #0
En fait, le métier en soi, on va dire que le point négatif, ça va être, par exemple... Mais après, j'ai envie de te dire, c'est comme dans tous les métiers. Je veux dire, par exemple, les collègues. Du coup, pour nous, c'est les autres créateurs de contenu, les marques, les trucs, tu vois. Et en fait, parfois, c'est de ne pas savoir si les gens en face de toi sont sincères.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
C'est de savoir est-ce qu'ils sont sympas avec toi parce que c'est le boulot et il faut, tu vois, un petit peu faire commerce ou est-ce qu'ils t'apprécient réellement pour qui tu es. Et ça, c'est parfois un petit peu difficile de ne pas comprendre les attentes des autres et tout ça. Mais sinon, tous les points positifs, toutes les expériences que je vis, tous les rêves que je réalise grâce à ça, le nombre de personnes que j'ai rencontrées grâce à l'influence. d'échanger avec les gens. Par exemple, typiquement, par rapport à l'arrêt de la pilule, si je n'étais pas dans l'influence, j'aurais dû faire toutes mes recherches. Je vais toujours voir une gynéco, vous inquiétez pas. Ma communauté n'est pas devenue mon médecin. Mais tu vois, j'ai pu échanger, avoir plein de témoignages. J'ai mis une story et j'avais eu plein de témoignages. J'ai pu échanger, comprendre. Et ça m'apprend plein de choses. J'apprends avec les autres. Et donc, ça, c'est plein de points positifs. Puis même, financièrement aussi, tu vois, gagner ta vie avec ce que tu aimes faire réellement, profondément, c'est génial. Et en point négatif, on va dire que tu dois être indépendant pour être créateur de contenu. C'est pas comme quand t'as un boulot fixe ou t'as un contrat CDI machin, ou t'as le même salaire à la fin de chaque mois. L'influence, elle ne fonctionne pas comme ça. Donc t'as pas cette stabilité financière. tu dois courir souvent après les marques pour qu'elles fassent les paiements parce que souvent elles sont en retard, donc elles exigent leur preview en parfois 24 heures. Par contre, le paiement, il peut prendre 3 mois, 4 mois, 6 mois parfois. Donc bon, ça c'est un petit peu le point négatif, mais je trouve qu'il y a très peu de points négatifs. Ou pour les personnes qui n'aiment pas, ne pas avoir de limites. et qui aiment faire un 9 to 5 et qu'à 5 heures, c'est fini, on ne pense plus au travail, dans l'influence, c'est tout le temps. Donc, tu ne peux pas déconnecter.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Mais donc, c'est quand même chouette parce que dans un milieu où, justement, avec le psychiatre, on en parlait, le milieu du digital, c'est un milieu qui est quand même assez dur pour la santé mentale, pour le moral, tu fais gaffe à tes stacks tout le temps, tu es omnubilé par ce truc, que là, tu y vois beaucoup plus d'avantages que d'inconvénients. C'est beau ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est trop bien. Attends, t'imagines si tout le monde pouvait dire, putain, mais dans mon travail, en fait, il y a... Beaucoup plus de points positifs que de points négatifs. Donc c'est trop bien. Les stats, ça te fait peur ? Tu as quoi comme relation avec elles ?
- Speaker #0
Je ne suis pas une matrixée des stats. Je ne l'ai jamais trop été. Parfois, tu vas être un peu frustrée parce que tu vas passer du temps, tu vas faire un montage, etc. et que la vidéo ne va pas fonctionner. Ou parce que tu pensais qu'elle allait fonctionner et qu'elle n'a pas fonctionné. Parfois, tu peux être un peu frustrée. Mais par contre, je ne suis pas du genre à regarder tout le temps. j'avais bloqué pendant un an presque à 32 000 abonnés c'était ok, parce que je me disais que c'est quand même 32 000 abonnés, donc c'est pas grave il y a vraiment un pire et je suis contente de ce que je poste en fait c'est surtout ça, je me raccroche beaucoup au fait que je suis fière du contenu que je poste et donc s'il ne preste pas c'est pas très grave même si j'ai genre 1000 likes sur une photo, je vais me dire que c'est quand même 1000 personnes qui ont kiffé. Et en fait, je vais beaucoup plus aussi me raccrocher aux commentaires. Donc si ma vidéo m'a fait, je ne sais pas, 300 likes, mais que j'ai 20 commentaires, je vais être en mode c'est plus important, tu vois.
- Speaker #1
Oui, parce que les gens ont vraiment pris le temps d'interagir et ça les a marqués, tu vois.
- Speaker #0
Oui, parce que ça a plu, tu vois.
- Speaker #1
Et je trouve que, mais c'est vrai, sur les réseaux sociaux, en fait, on a tellement tendance à dire, ok, moi, par exemple, quand je poste des carousels de photos, bon, j'ai propensément moins d'abonnés que toi. Mais du coup, je suis à peu près un dixième de mon pourcentage d'abonnés, tu vois, de likes.
- Speaker #0
Faut que t'arrêtes de te dévaloriser. Arrête de dire que t'es moins... Non, mais bien sûr,
- Speaker #1
mais c'est juste que je veux dire, voilà, tout est chale gardé. T'es comme une hit girl, il faut le dire. 500 000 abonnés. Mais du coup, et c'est vrai que je me dis, putain, mais elle a fait que 1000 likes. Ma belle, 1000 personnes. Est-ce que tu sais ce que ça représente ? En fait, ça nous a fait complètement perdre la mesure des quantités.
- Speaker #0
De ouf. Parfois, je demande à chat. J'y mets moi un peu 1000 personnes dans une pièce. Juste pour voir ce que...
- Speaker #1
C'est fou, quoi.
- Speaker #0
Tomorrowland. Tomorrowland, c'était un truc de dingue. En fait, il y a genre 200 000 personnes par jour. C'est fou, c'est énorme. On était à la main stage. Donc, il n'y a déjà pas toutes les personnes. Et à un moment donné... Déjà, je chiale parce que je suis ici.
- Speaker #1
Et tu es en collab avec Coca-Cola.
- Speaker #0
J'ai un moment de réalisation. Et en fait, à un moment donné, je suis là et je regarde la foule. Je me dis, OK, il n'y a pas plus de 200 000 personnes. Donc, ça veut dire que même ma communauté ne rentre pas dans cet endroit. Et là, je regardais et je me dis, mais je me sentais toute petite. Et je me dis, t'imagines qu'il y a ça qui me suit sur TikTok. Plus que ça qui me suit sur TikTok. Mon mec, ça l'a effrayé. Moi aussi, un petit peu. Mais je me suis dit, waouh, là, je me suis rendu compte quand même, tu vois, de l'impact que ça a. Non,
- Speaker #1
mais c'est fou. Surtout qu'on peut dire, oui, mais c'est du digital, c'est un clic et tout. Non, non, non, c'est une personne qui a choisi délibérément de suivre ce que tu fais parce que ça l'intéresse. Parce qu'elle aime, parce que ça l'inspire. Donc, tu vois, on peut dire oui, c'est juste un clic. Oui, dans les faits, c'est pas une personne qui se déplace, qui vient te voir à un concert ou un truc. Mais c'est une personne qui prend la peine de regarder, de commenter, qui part du temps. Et si ça se trouve, une vidéo que t'as faite, la marquer. Moi, il y a des vidéos, pas beaucoup vraiment, franchement, la proportion de vidéos que je like par rapport à la proportion dont je me souviens est très très faible. Mais il y a des vidéos, je me dis, putain, celle-là, elle va me rester en tête. Et donc, c'est une personne qui compte pour moi. Et on perd vraiment cette échelle. Donc, c'est vraiment... J'espère que ce podcast sera un petit rappel pour des gens qui créent par exemple du contenu. Ce n'est pas rien.
- Speaker #0
Non, ce n'est pas rien.
- Speaker #1
Même dix personnes qui vont... C'est beaucoup, tu vois, t'as influencé dix personnes. Qu'est-ce que t'essayes... Quand on dit oui, t'es une influenceuse, qu'est-ce que t'essayes d'influencer ? Même si, bon, on l'a déjà compris avec le eager et tout.
- Speaker #0
C'est dur, on ne m'a jamais posé cette question.
- Speaker #1
Ouais, elle m'est venue comme ça.
- Speaker #0
Oh là là, c'est dur. C'est pour ça, en fait, justement, je voulais trouver un peu un sens aussi, tu vois, à ce que je partage sur les réseaux. Et que, oui, j'ai envie d'influencer les gens à, tu vois, oser des looks, machin, à la base, c'était ça. Tu vois, c'était juste montrer mes outfits et tout ça. Et en fait, je me suis dit, mais en fait, il y a toute une partie de ma personnalité que je ne montre pas. Le fait que je suis hyper entreprenante, que je fais plein de trucs, enfin, tu vois. Et du coup, je me suis dit, mais en fait, ce concept, j'ai envie de le faire pour que les gens apprennent à me connaître, mais aussi pour que les gens se dévoilent et essayent aussi des trucs et sortent un peu de leur zone de confort et tout ça. Donc, J'ai peut-être envie d'influencer un peu le mode de vie des personnes qui me suivent.
- Speaker #1
Trop bien, c'est hyper bien dit. Justement, tu parlais du sens de la vie. Tu disais, oui, pour moi, le sens que j'ai envie de donner à l'influence, c'est ça. Pour toi, c'est quoi le sens de ta vie que tu as envie de lui donner ?
- Speaker #0
Pour moi, ce qui importe le plus, même si j'aime beaucoup ce que je fais, c'est vraiment mon mec. mon mec, mon foyer en fait tu vois et pour moi mon foyer ça englobe mon copain, mon chien mais aussi mes parents et tout et donc pour moi vraiment mon objectif c'est vraiment d'être heureuse dans mon foyer d'acheter une maison d'en faire un vrai chez moi de me marier ça pour moi c'est le sens de ma vie que ça se passe bien, que je sois entourée comme je le suis maintenant j'espère être entourée comme ça toute ma vie et puis de
- Speaker #1
cultiver les moments de bonheur à travers ta carrière, à travers ton développement. Et réaliser mes rêves. Ça aussi,
- Speaker #0
par contre, c'est super important.
- Speaker #1
Et c'est vraiment faire grandir tout cet amour qu'il y a autour de toi. On le disait, amour, carrière, avec le petit jeu de mots, le petit jeu des fast questions. Mais c'est vrai qu'il y a beaucoup de gens qui ne savent pas du tout quel est le sens de la vie. Et j'ai reposé, parce que je vous pose plein de questions sur le réseau à chaque fois, j'ai une question. À la fin, les gens ne vont plus en pouvoir. Et je disais, mais c'est quoi le sens que vous avez envie de donner à votre vie ? et il y a des gens qui ont répondu être riche des trucs en mode vie des expériences ok mais il y a quand même des gens qui ont répondu c'est juste avoir de l'amour trouver l'amour, m'épanouir être heureux et en fait je me disais et c'est une question que je me pose vraiment il y a quoi ? comme autre but dans la vie que d'être heureux.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu vois ?
- Speaker #0
Je pense que l'argent, c'est important, tu vois, parce que ça te permet... Non,
- Speaker #1
mais ça permet de.
- Speaker #0
Ça permet de.
- Speaker #1
Mais je veux dire, s'il n'y a pas de but derrière cet aspect financier, ta vie, elle vit deux sens. Et au final, ça sert à quoi d'être sur Terre si ce n'est pas pour cultiver ton bonheur ? Ou c'est comme les gens en parlaient, tu vois, du mode de vie paisible du Portugal. Quand je compare au mode de vie ici en Belgique, les gens sont quand même assez aigris, franchement, proportionnellement.
- Speaker #0
je te promets va de temps en temps en France on se sent mieux après c'est la même idée et c'est vrai qu'on est vite happé par des obligations par le stress et je trouve ça tellement triste et ça
- Speaker #1
nous gâche la vie il y a quoi comme autre but dans la vie que d'être épanouie c'est une question que je vous pose à tous ceux qui nous écoutent mais je trouve ça important de se le rappeler est-ce que t'es heureuse ?
- Speaker #0
oui, franchement oui
- Speaker #1
Ok, tu l'as un peu répondu auquel est le sens de la vie, mais je vais quand même te poser la question différemment pour voir s'il y a autre chose. Quelle est la priorité dans ton quotidien ?
- Speaker #0
Faire de mon mieux.
- Speaker #1
Ok, trop bien.
- Speaker #0
Faire de mon mieux tous les jours. Tous les jours, essayer de faire mieux qu'hier. Et c'est marrant parce que mon copain a un tatouage comme ça, qui a écrit Kaizen. Ce n'est pas pour Inox Tag, je tiens à le préciser, il l'a fait deux semaines avant qu'Inox sorte. Oh le fanboy ! Non mais je te jure, il l'a fait deux semaines avant que le reportage sorte. Il est dégoûté. il veut le faire retirer maintenant si tout le monde lui disait Porinox il a dit non je savais même pas que ça s'appelait Kaizen bref ça veut dire d'aujourd'hui être meilleur qu'hier et demain meilleur qu'aujourd'hui c'est une philosophie japonaise c'est vraiment comme ça que je vis et c'est comme ça que tout mon entourage vit c'est vraiment juste de faire de ton mieux tous les jours et c'est comme ça que je pense que t'as été éduquée aussi complètement complètement
- Speaker #1
Et ce n'est pas faire du mieux en général, c'est faire du mieux pour toi. Exact. C'est faire de ton mieux à toi. Comme je t'ai dit, je trouve déjà que tu es une hip girl. Je trouve que tu incarnes. Non, mais c'est vrai, je te jure. J'insiste de le dire parce que les gens qui ont une bonne énergie, il faut leur dire. Tu vois, les gens qui n'ont pas une bonne énergie, ne leur dites pas, ça va les rendre tristes. Et ça va encore descendre plus leur aura. Mais toi, tu as vraiment cette bonne énergie, personnelle, pétillante. Allez, on y va, let's go. Qu'est-ce que tu dirais à une jeune femme ? une fille, une adolescente, peut-être toi petite, pour justement qu'elle rayonne ce truc, et quand elle a l'impression de ne pas s'accomplir.
- Speaker #0
C'est marrant parce que par exemple, ma petite soeur, qui a 18 ans, pas la toute petite, elle a beaucoup de mal, par exemple, tu vois, elle a osé parler aux gens, etc. Et je lui dis tout le temps, mais... Tu sais que cette personne, tu risques de ne jamais la revoir de ta vie. Tu vois, par exemple, on me dit, oui, comment tu fais pour te filmer dans la rue ? Mais en fait, parfois, il faut juste se dire, est-ce que cette personne, je vais la revoir ? Peut-être même jamais de ta vie. Donc, il faut juste oser, oser être qui tu veux être, parce que si ça se trouve, la personne, tu ne la reverras jamais. Et parce qu'en même temps, tu vois, par exemple, quand tu vas passer, je vais passer un moment avec toi, je ne vais peut-être pas te revoir avant dans six mois. Tu vois ce que je veux dire ? Mais j'ai envie aujourd'hui, tu vois, de te laisser genre une bonne vibe. quand je quitterai le Steambox, j'ai envie que tu te dises j'ai passé un bon moment j'ai de la belle énergie elle est cool j'ai envie que tu vois quand je parte que les gens se souviennent qu'on a passé un bon moment tu vois et donc je pense que c'est comme ça qu'il faut voir les choses et c'est comme ça qu'on rayonne en fait mais tu sais que c'est chouette parce que l'idéal
- Speaker #1
de ce podcast c'est d'avoir un impact positif sur le monde et c'est une bonne trace derrière soi donc là toi t'es une fan de mode et tout au début Dieu. Ma petite sœur qui te suit aussi, elle te fait là, mais tu vas parler de mode ? Non, Lisa, non. Et tu vois, c'est vraiment laisser cette tresse. Et par rapport à ce que tu disais, la personne, peut-être que tu ne la verras pas. Et peut-être que tu la reverras, que ce sera ta pote et qu'elle te soutiendra. Ou qu'il ou elle. Donc, fais-le, tu vois. Fais ce truc. Parce que, par exemple, tu disais, ouais, se filmer, c'est vrai que moi aussi, j'ai encore un peu du mal de me filmer. Quand il y a des gens, à chaque fois que je vois qu'il y a quelqu'un qui passe, je retire mon téléphone ou je recommence juste après. Et parfois, je me dis, non, mais Nina, enfin... T'inquiète, en fait. Fais-le, parce que ça va t'offrir beaucoup plus d'opportunités que juste être amoindrie ou avoir eu peur que cette personne te juge.
- Speaker #0
On parle souvent de ça dans l'influence de pour ta stratégie de réseaux sociaux, même en tant que marque, qu'est-ce que tu veux que les gens pensent quand ils tombent sur ton profil ? Mais en fait, c'est comme ça dans la vie en général. Qu'est-ce que tu veux que les gens retiennent de toi ? Et c'est pas uniquement sur Instagram ou sur Facebook ou sur YouTube ou whatever. Dans la vie en général, comment tu veux que les gens se souviennent de toi ? Est-ce que tu veux qu'ils se souviennent de toi comme la fille introvertie qui osait pas briller, qui a peut-être un truc en elle mais qui n'ose pas le dévoiler ? Ou est-ce que tu veux qu'on se souvienne de toi pour qui tu es réellement au fond de toi ? Et donc, il faut oser le montrer, parce que les gens ne peuvent pas le savoir si tu ne le montres pas.
- Speaker #1
C'est un super beau message. J'ai une dernière question phare pour toi. C'est une question phare du coup du podcast. On n'a pas toujours l'opportunité de choisir des fins. Tu vois, par exemple, au milieu de la fluence, on ne sait pas quand ça va se terminer. On ne sait pas quel colab va tomber dans ton travail. On ne sait pas. Mais là, sur ce podcast, je laisse toujours à l'invité la possibilité de choisir un message de fin qui soit similaire et que ce soit une redondance et juste... Une cure de rappel de ce qui a déjà été dit. Ou alors un message complètement autre à quelqu'un que tu aimes, à des gens qui ont envie qu'ils entendent ça, venant de toi.
- Speaker #0
Là, j'aurais eu envie de me tourner vers la caméra pour parler aux gens. Mais je sais que si je fais ça, je vais perdre le fil. C'est comme mes stories, je dois les recommencer 15 000 fois. Donc je vais te le dire à toi. Mais du coup, je pense que tout ce dont on a parlé dans le podcast, je pense que les personnes qui ont écouté ce podcast devraient... le replay depuis le début. Parce que je pense qu'on a donné tellement de clés pour justement être la meilleure version de soi-même et devenir hit girl ou hit boy, peu importe, juste la meilleure version de soi. Et d'oser montrer ses faiblesses. Par exemple, comme aujourd'hui, j'ai parlé du harcèlement que j'ai subi. C'est méga important d'ailleurs d'en parler. Mais de parler aussi de ses faiblesses et c'est ok. Et il n'y a pas besoin de tout le temps être en représentation et tout le temps parler de ce qu'on fait d'incroyable. mais même de parler de choses simples. Et je pense que tout ce dont on a parlé dans le podcast devrait être réécouté, en fait.
- Speaker #1
Je suis complètement d'accord. Oui, d'ailleurs, réécouter, c'est super. Mais ça me fait penser à un truc qu'on disait aussi en backstage, c'était l'authenticité. C'est un mot tellement fourre-tout, tellement bateau. En fait, c'est ça que tu dis. C'est montrer vous comme vous êtes, sans vouloir jouer un rôle, sans transformer votre voix. jouer à la comédie, inventer tes trucs soyez vous même et faites en sorte de vous aimer avant c'est pas toujours facile et parfois par exemple moi les réseaux ça m'a beaucoup aidé dans ma confiance en moi c'est la double tranchant parce que j'ai pas attendu de m'aimer je
- Speaker #0
me suis lancée après un harcèlement j'ai pas attendu de m'aimer avant de me lancer je pense que oui pour être en couple c'est important quand même de de régler certaines choses en toi avant de te mettre avec quelqu'un. Mais par exemple, pour tes projets, je pense que parfois, tes projets, c'est ça qui va être déclencheur pour toi. Et c'est ça pourquoi le risque, c'est que les gens sont déjà mal et se disent, je ne vais pas prendre le risque, j'ai peur, je ne sais pas ce que je peux gagner. Mais en fait, parfois, tu as tellement plus, c'est ce que je disais tout à l'heure, tu as tellement plus à y gagner, justement, l'amour de soi, être fière de ce que tu fais, etc. Et donc, soit juste... authentique et c'est pas parce que tu vois sur les réseaux des trucs, c'est pas parce que tu rêves de quelque chose que tu vois sur les réseaux que c'est forcément ce qui te correspond à toi. Donc je pense que c'est hyper important de vraiment bien bien réfléchir, de se renseigner, de voir ce qui réellement toi te correspond.
- Speaker #1
C'était un beau message de fin. Merci beaucoup Laura pour tes mots et pour ton temps.
- Speaker #0
Merci à toi. Franchement j'ai envie que tout le monde passe par ton podcast, c'est hyper thérapeutique.
- Speaker #1
J'adore. J'adore, trop bien. De toute façon, on va rediriger les gens. Vers quoi ton Insta, ton TikTok ? Mon
- Speaker #0
Insta. Il y a tous les liens sur mon Insta. Donc mon Insta, Laura Capetta, avec trois A.
- Speaker #1
Pourquoi il y a trois A ? C'est que l'autre nom est pris ou quoi ?
- Speaker #0
C'était pris.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'était pris. Mais du coup, ça fait Capetta.
- Speaker #1
Voilà. J'espère que vous avez fait ça un bon moment, que vous avez découvert une personne lumineuse. Enfin, deux personnes lumineuses, du coup, j'espère.
- Speaker #0
Bah oui, t'es hyper lumineuse, ouais.
- Speaker #1
Oh, c'est gentil. De ouf.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
En attendant le prochain épisode, je vous invite fortement à avoir un impact positif sur le monde aujourd'hui, à vous dévoiler et à oser. Ciao ! Besson ! Trop bien !