- Speaker #0
Hello les cops, bienvenue dans un nouvel épisode du podcast Keep Our Planet Safe, le podcast qui reconnecte. J'ai envie de commencer ce podcast en vous posant une petite question à mon habitude. Savez-vous ce que signifie le mot la sérendipité ? Dites-moi en commentaire avant d'aller plus loin ce que vous, vous croyez que ça veut dire en fait. Et puis on se fera un plaisir avec mon invité de répondre à cette petite question. Aujourd'hui, je suis extrêmement heureuse de recevoir Camille.
- Speaker #1
Trop mignonne.
- Speaker #0
Camille Terlinden, Camille Kamsou, comme tu veux. Il y en a plein. Mais Camille, c'est bien aussi. Camille, c'est très bien. Mais merci beaucoup pour le temps que tu m'as loué aujourd'hui.
- Speaker #1
Avec grand plaisir.
- Speaker #0
Je suis extrêmement heureuse, merci. Mais moi aussi. Pour ta pétillance, franchement déjà, ça fait trop du bien. Alors, ensemble, on va parler aujourd'hui, petit planning, de passion, mais surtout de philosophie de vie, de hasard, de la sérendipité, d'étonnement et d'opportunité. Est-ce que t'es prête ?
- Speaker #1
Ah j'ai trop hâte ! Trop bien !
- Speaker #0
La première question de phare de ce podcast, pardon, j'aimerais savoir comment est-ce que tu vas ? Mais ce n'est pas une question de politesse.
- Speaker #1
Comment je vais ? Eh bien, je vais très très bien. Plein de chouettes choses qui m'arrivent, plein de passions qui se concrétisent, de chouettes projets qui sont en train de se mettre en place, de chouettes rencontres, vraiment en fait juste du bonheur, de la joie. Je ne sais pas, vraiment juste des rires et des beaux projets qui se mettent en place.
- Speaker #0
J'adore. Écoute, je te souhaite une heure. Trop bien.
- Speaker #1
Merci. On va parler de la loi de l'attraction.
- Speaker #0
Donc tu fais partie d'ailleurs.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Toi aussi.
- Speaker #0
Mais du coup, on va parler un peu de cette loi de l'attraction. Mais je ne vais pas tout spoiler. On te connaît sur les réseaux. Tu partages ton quotidien de journaliste télé. Tu travailles sur LN24, entre autres. Tu es une femme boulimique de vie. Tu partages aussi, sur le compte Kel Sharabia, tes actus, souvent politiques, mais aussi de culture générale. Des mots aussi, des nouveaux mots pour cultiver un petit peu aussi les gens sur la littérature, le vocabulaire, exactement. Pour s'élever un petit peu intellectuellement. Et la deuxième question phare de ce podcast, c'est comment est-ce que tu pourrais te présenter sans citer ton nom, ton âge, ni même ton métier ?
- Speaker #1
Alors, c'est une question difficile parce que tu as enlevé pas mal d'éléments. Je dirais que je suis une personne solaire et passionnée. Passionnée par la vie et passionnée par... Plein de petites choses en fait. Et ce que j'aime, et c'est ce que j'essaye aussi de transmettre sur mes réseaux sociaux, c'est le fait qu'on peut vraiment trouver de la joie et du bonheur dans les petites choses du quotidien. Et en fait, je suis quelqu'un qui m'émerveille pour vraiment des banalités. En fait, le fait de boire mon cappuccino dans une jolie tasse, ça me procure une joie immense, vraiment énormément de bonheur. Et j'aime bien partager ça autour de moi, le fait qu'une balade, regarder des jolies fleurs, etc., ça peut vraiment être un shot de dopamine. énorme. Et donc, je pense que c'est ça qui me qualifierait, le fait d'être passionnée, d'être heureuse, d'être vraiment amoureuse de la vie, boulimique de la vie, comme tu l'as dit. Et voilà, une certaine pétillance. Après, j'ai aussi beaucoup de défauts. Je suis en train de me vendre, jeter des fleurs. Mais je suis quelqu'un d'hypersensible aussi. J'ai pas mal d'anxiété. Mais après, je suis déterminée. J'ai envie de faire ma route, de tracer mon chemin, de poser mes petites pierres et de voir où ça peut mener.
- Speaker #0
Attends, mais exceptionnel. Trois trucs. T'as parlé de l'émerveillement. J'ai fait un podcast sur les meilleurs...
- Speaker #1
Ah ouais, je savais pas, j'ai pas vu. J'irai l'écouter juste après.
- Speaker #0
T'as parlé de hypersensibilité. J'ai fait quoi ? Un podcast sur l'hypersensibilité. Ça je sais, par contre. Donc trop bien, on a plein de trucs en commun, je le savais très bien. Voilà. J'ai envie d'aller creuser un petit peu pour savoir qui tu es, un peu plus en profondeur. Et donc j'aimerais te poser comme question, quel enfant tu étais ?
- Speaker #1
Alors j'ai posé la question à mes parents. parce que c'est difficile de se dire pour soi-même quel enfant elle était. Bon après, je me rappelle, j'ai adoré mon enfant, j'ai eu une enfance très heureuse. Je suis une petite fille qui est introvertie, sociable mais introvertie, c'est-à-dire que je recharge mes batteries toute seule, mais je suis quelqu'un d'extrêmement social. Je peux parler à n'importe qui, de toutes les classes sociales, de tous les âges, etc. J'ai vraiment pas de timidité. Et en fait, depuis mon plus jeune âge, c'est comme ça. Je suis quelqu'un qui dansait partout, très joyeuse, une petite fille vraiment souriante. Mais je n'avais pas énormément confiance en moi non plus. Donc, c'est un peu paradoxal. Et ça peut paraître, en fait, on peut croire, parce que vu que je suis fortement exposée sur les réseaux sociaux, vu que je n'ai pas de timidité, on peut croire que j'ai énormément confiance en moi, mais pas forcément. Et je me souviens que j'ai fait des mouvements de jeunesse et qu'avant de partir à chaque camp, j'adorais mes camps, à chaque fois, c'était des moments absolument merveilleux. Mais je... pleurer, mettre toutes les larmes de mon corps dans les jambes de ma maman parce que j'étais stressée, qu'on ne me valide pas, que ça se passe mal, qu'on me rejette. Et c'est quelque chose que je pense qu'encore aujourd'hui, je doute énormément. Mais donc, je pense que je suis la petite fille. Je suis toujours la petite fille que j'étais. Et qui, en fait, qui s'exprime juste de plus en plus et qui a envie d'apprendre, qui continue d'être curieuse. J'étais très curieuse et je le suis toujours. C'est aussi une de mes principales... Je ne sais pas si on peut dire qualité, parce que parfois la curiosité est un mauvais défaut, enfin, est un vilain défaut. Mais voilà.
- Speaker #0
Et d'où est-ce que ça vient ce fait que tu sois un petit peu introvertie, pas trop confiance en elle, alors que tu as une enfance visiblement assez heureuse ? Tu as l'impression qu'il y a un petit truc qui a déclenché ça ?
- Speaker #1
Je pense que c'est spécifique à chacun, mais j'ai eu aussi des problèmes avec mon corps aussi, avec mon physique, j'ai eu des troubles alimentaires, et je pense que ça joue, ça joue. Et ce côté introvertie, je pense que c'est parce que je suis tellement aussi overstimulée constamment, mais dans le bon sens du terme, je suis entourée plein de gens trop chouettes, j'ai des événements tout le temps, des chouettes projets qui se mettent en place mais du coup c'est beaucoup de choses qui se passent et que je pense que j'ai vraiment parfois ce besoin de faire une petite pause de me reconnecter à moi-même de même comprendre et intégrer ce qui s'est passé dans ma vie pour même être reconnaissante et exprimer ma gratitude mais donc j'ai vraiment ce besoin parfois de me retrouver toute seule et de la poser qu'est-ce qui s'est passé dans ma vie et voilà.
- Speaker #0
Mais attends, j'adore parce que c'est vraiment ce que t'as l'air de faire du bien. Non mais je te jure, j'ai fait un podcast avec Caroline Lecirche, on parlait juste en rambaxé, donc une professionnelle en méditation, coach, etc. Et en fait, on parlait de la paix intérieure. Et en fait, on disait, quelqu'un d'extraverti qui peut sembler extraverti, en fait, il va juste attirer à lui des choses extrêmement positives. Tu vois, comme toi, t'attires de la positivité, de la joie, tu fais plein d'events, t'as plein d'opportunités de collab et tout. Et en fait, la paix, tu la trouves en toi et pas à l'extérieur.
- Speaker #1
à nouveau le lien que le lien c'est génial c'est vrai que et mini parenthèse pour moi le positif attire le positif et c'est pour ça je suis vraiment dans un mindset où j'ai envie de dire oui à tout ce qui m'arrive parce que en fait on sait jamais et la sérendipité on va en parler mais on sait pas ce qui peut arriver et ça peut générer des choses extrêmement incroyables merveilleuses et donc voilà je suis vraiment dans une optique de dire oui à la vie j'adore mais j'adore Merci.
- Speaker #0
Avant de parler de ça, j'ai direct envie de parler de la sérendipité. On va y venir. Qu'est-ce que c'est que ce mot ? Parce qu'en fait, c'est un mot que toi, tu nous as appris sur les réseaux. Donc, je mettrai à nouveau la vidéo en description, évidemment. Et puis, je dis à ma sœur qui a 10 ans, je ne sais pas ce que c'est la sérendipité. Et elle me dit, mais si Nina, sérendipité, c'est quand même hyper facile. En anglais, tu ne connais pas ? Non, je ne connais pas. Ah oui, donc ta sœur connaissait.
- Speaker #1
Non, je pensais que j'avais appris un mot.
- Speaker #0
Et donc, je ne connaissais pas. Donc, hyper intéressant. Mais avant de parler de ça... Tu es passionnée par la politique, tu es passionnée par l'actualité, par la culture générale D'où est-ce que ça vient ? C'est vraiment cet élan intellectuel, cette volonté d'aller de l'avant Pour comprendre un peu le monde qui nous entoure, ça vient d'où ?
- Speaker #1
Alors ça vient de plusieurs choses Déjà de mon côté curieux, je t'ai dit, j'ai vraiment ce besoin de comprendre On parle de quelque chose, mais quoi, je ne comprends pas, ça m'énerve Déjà j'ai aussi cette phobie, c'est ma plus grande phobie Je l'ai déjà dit, je l'ai dit souvent Phobie de paraître bête Et donc, j'ai vraiment ce besoin de me cultiver, de savoir ce qui se passe. Parce que si on me parle de quelque chose et que je ne suis pas au courant, par exemple, ça m'énerve profondément. Et donc, j'ai besoin de saisir ce qui se passe dans le monde qui nous entoure. Parce que tout a un lien, finalement. Tout est répercuté. Ce qui se passe au Moyen-Orient, peut-être que c'est une guerre entre les Etats-Unis et le Moyen-Orient. Mais ça nous touche directement. Le prix du pétrole, etc. Et donc, en fait, j'ai toujours eu ce besoin de comprendre les liens, de savoir ce qui se passe autour. Et j'ai aussi cette passion que je partage avec mon papa. Parce que lui est passionné de politique, etc. depuis des années. Et donc, j'ai toujours adoré lui poser des questions. C'est aussi lui qui m'a appris énormément de choses. Et donc, on a toujours eu cette envie de débat sur plein de choses. Et puis, depuis toute petite, j'ai vraiment aussi... C'est un peu une tradition dans ma famille de regarder le journal télévisé. On l'a toujours fait chez mes grands-parents, avec mes parents, etc. Et moi, je me suis toujours vue la prochaine Claire Chazal. C'était genre mon rêve, le rêve de ma maman. Et c'est vraiment quelque chose, je le fais encore aujourd'hui à 13h. J'allume mon ordi, je regarde le JT. Et je pense que c'est ça qui a tracé son petit chemin, qui a fait en sorte que le journalisme s'est imposé comme une évidence. Et aussi le fait que j'ai envie d'aider mes proches à saisir aussi ce qui se passe autour de nous. C'est pour ça que j'ai cette volonté de vulgariser l'info, de décrypter. Parce que... Parce que pour moi, c'est fondamental. Et c'est aussi de là qu'est née Kalsharabia. C'est parce que c'était juste avant les élections et que je voyais des amis qui ne touchaient rien au programme des partis politiques. Ils me disaient, je vais voter écolo parce que vive l'écologie. Et c'est tellement réducteur comme discours aussi. Et ça m'énervait. Et donc, je me suis dit, c'est pas possible. Je vais écrire un truc pour aider les gens à comprendre de quoi on parle. Et voilà.
- Speaker #0
Et c'est hyper intéressant parce que moi, pendant mes études, donc je fais des études en master en gestion de l'environnement notamment. Et en fait, on me parlait de la complexité. C'est pas tant que la difficulté est quelque chose de pas aisé à concevoir, mais par contre, la complexité est extrêmement... Enfin, oui, la complexité est difficile à comprendre, tu vois. Et je pense que c'est ça qui est aujourd'hui fondamental, c'est de pas comprendre les choses qui sont difficiles, mais de comprendre les choses qui sont complexes. Et c'est ça dont tu parlais. Et je pense que c'est là où, en fait, à un moment donné, il y a tellement de liens entre les choses, pas que parce que complexe, je sais pas si tu sais, mais étymologiquement, complexe, ça vient de... Un nexus. Et en fait, c'est quelque chose qui est tissé de liens. Et en fait, il y a tellement de liens aujourd'hui dans notre géopolitique, notamment parce que tu parlais de géopolitique légale et tout, qu'en fait, à un moment donné, on est perdus.
- Speaker #1
et donc c'est là où ton travail est essentiel et je peux comprendre et j'ai aussi des amis et moi ça me rend malade ça m'attriste énormément mais qui se disent c'est tellement complexe, c'est tellement négatif que je préfère me couper je vais pas faire l'effort d'essayer de comprendre et je préfère me couper en fait Et moi, ça me rend triste parce qu'évidemment, c'est mon métier, c'est ma passion. Donc, j'ai envie de les aider, enfin, leur faire changer d'avis et les aider à décortiquer tout ça. Et c'est ce que j'essaye de faire au quotidien. Mais je peux comprendre aussi qu'on est tellement assommé d'informations, avec justement cette sur-information, les fake news, tout va trop vite, l'intelligence artificielle. Même on est bombardé d'infos. Que je peux comprendre qu'à un moment, certaines personnes arrivent à saturation et face à cette complexité, se sentent complètement désarmées, finalement.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. En quoi est-ce que tu penses que comprendre toutes ces complexités, ça peut nous aider ? Dans notre épanouissement, dans notre mieux-être, bien-être ?
- Speaker #1
Déjà parce que, comme je l'ai dit, je pense que tout nous touche directement d'une manière ou d'une autre. Et parce que je pense qu'en fait, ce qu'on ne comprend pas, parfois, nous fait plus peur. Et je pense que le fait de comprendre peut justement réduire un petit peu cette peur. Parce que c'est vraiment... Moi, les choses que je ne comprends pas, je m'imagine en fait que c'est pire.
- Speaker #0
Oui, c'est une forme d'extrapolation un petit peu.
- Speaker #1
Alors qu'en fait, quand on décortique, on a plus de codes. On a plus de choses en main, on a l'impression de plus maîtriser, en fait. Et donc ça, ça peut aider à, justement, amoindrir cette peur.
- Speaker #0
C'est vrai. La connaissance pour faire face à la peur, c'est très, très beau.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
C'est quoi ton why dans la vie ?
- Speaker #1
Ah, mon ma, oula, quelle question !
- Speaker #0
Ouais, je t'ai eu parce que j'ai fait un épisode avec Victor Beccard, que tu connais aussi, qui a fait Bruxelles-Tobolabélo. Oui, oui,
- Speaker #1
que j'adore, une copine à moi.
- Speaker #0
Et on parlait de son why.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qu'il a répondu ?
- Speaker #0
Son why, c'était vivre.
- Speaker #1
Je pourrais dire la même chose. Je pourrais dire la même chose, mais je veux faire une mini-variante. C'est parce qu'il faut... Il y a beaucoup de choses négatives sur Terre. Il y a beaucoup de... On le sait, on en parle tous les jours. Mais il y a extrêmement de choses positives aussi. Et je pense qu'elles méritent d'être mises en lumière. Et en fait, comme je l'ai dit, ça fait partie de toute ma stratégie. Même pas ma stratégie, en fait. Ma volonté de partager. Le fait que vraiment, le bonheur est partout. Le bonheur est partout. Et on dit toujours... C'est dur d'atteindre le bonheur. Et est-ce que le bonheur, il existe vraiment ? Est-ce qu'un jour, on peut vraiment dire qu'on est heureux ? Mais bien sûr que oui. Le bonheur, il est fait dans les mini-choses du quotidien. Et moi, j'ai envie que ma vie soit juste une succession de petits bonheurs. Et à la fin de ma vie, j'ai envie que sur ma tombe, je puisse me dire « Putain, ma vie, c'était juste une succession de joies, une succession de jolies rencontres. » Et en fait, là, je pourrais dire que j'ai tout gagné.
- Speaker #0
C'est incroyable. Franchement, c'est exactement la même philosophie de vie. Et même, j'ai fait une éloge à l'éphémérité. les petites choses qui ne durent pas pourquoi est-ce qu'il faut profiter pourquoi rien n'a tant d'importance et je pense que ça dédramatise beaucoup,
- Speaker #1
après c'est vrai que j'ai quand même envie de le rappeler mais c'est vrai qu'on a un privilège social et culturel et que c'est pas donné à tout le monde donc je comprends quelqu'un qui vit dans un pays extrêmement difficile et en même temps j'ai été travailler pour une fondation en Tanzanie l'année passée pendant un mois et demi et là-bas ça m'a justement choquée à quel point ils étaient heureux pour... Bon, après, c'est bateau et de nouveau, on va dire, voilà, c'est bateau ce qu'elle dit, parce que la culture du sauveur blanc, j'en sais rien, mais c'est vrai que là-bas, ils se réjouissent de choses tellement insignifiantes à nos yeux que moi, ça m'a donné, quand je suis rentrée, j'étais là, mais en fait, moi, ma mandarine, je suis hyper heureuse d'avoir cette petite mandarine. Enfin, moi, c'est merveilleux, quoi.
- Speaker #0
En fait, tu remets les choses à leur propre valeur.
- Speaker #1
Évidemment,
- Speaker #0
parce qu'ici, on s'est dit que, en fait, les choses exceptionnelles, c'était la norme. avoir une grosse baraque les gens sont plus satisfaits des moindres petits gestes dans ces pays notamment en Afrique j'ai aussi l'impression alors j'y ai pas été beaucoup je tiens à le préciser que c'est vraiment une extrapolation de choses que j'ai entendues, des récits que je relate mais ils ont quand même un rapport qui est assez différent à leur environnement à leur entourage tu vois il y a Ivana qui a son podcast ici aussi qui faisait un podcast avec sa fille Jill et elle parlait de ce petit village qu'on a autour de nous. En fait, en Afrique, par exemple, ils ont vraiment cette petite communauté. Il y a vraiment une manière de vivre, une manière de penser qui est totalement différente et donc une propension au bonheur qu'il est aussi. Mais c'est super intéressant. Alors, on ne va pas t'en parler de culture, de sociopolitique, de géopole et tout. Mais par contre, on va parler de la sérendipité. Comme c'est toi qui m'as appris ce mot en première, je te donne l'honneur. de nous expliquer qu'est-ce que ça veut dire.
- Speaker #1
Alors la sérendipité, c'est le heureux hasard des choses. C'est-à-dire que c'est le fait qu'il nous arrive des choses incroyables sans qu'on les ait forcément cherchées. Je vais donner un exemple. Imaginons, il y a une soirée, on n'a pas du tout envie d'y aller. On a vraiment envie d'annuler. Finalement, on se dit, ok, allez, coup de pied aux fesses, on y va. Là-bas, on rencontre une personne qui va nous faire rencontrer une autre, qui va finalement nous embaucher pour le job qui va changer notre vie. Ça va être le job de notre rêve. Ça, c'est la sérendipité. C'est le heureux hasard qui mène à des choses merveilleuses. Et moi, j'ai l'impression que c'est un peu le résumé de ma vie. Et je trouve que déjà, la sonorité, ce mot est juste merveilleux. Il est très, très beau. Et puis, le fond derrière est magnifique aussi.
- Speaker #0
Est-ce que tu sais étymologiquement d'où ça vient ?
- Speaker #1
Oh, en plus, je l'ai dit. Je l'ai dit dans ma vidéo. Et j'ai un trou. Mais pour ça, il faudra aller voir ma vidéo.
- Speaker #0
Non, mais t'inquiète, parce qu'en fait, du coup, j'ai fait des petites recherches. Ah ben voilà, t'en es une. Comme ça, je ne dis pas de bêtises. Parce que du coup... On t'autorise. Alors, la sérendipité. Sérendipity, petit POM à ma sœur, vient de Sérendip, ancien nom persan du Sri Lanka. Le mot a été forgé en 1754 par l'écrivain Horace Walpole, inspiré par le conte oriental Les Trois Princes de Sérendip, dont les héros faisaient constamment des découvertes par hasard et sagacité. Est-ce que tu crois au hasard de la vie, des événements, des rencontres,
- Speaker #1
etc. ? Absolument. C'était une question piège. Complètement, et je trouve que c'est ça qui fait toute la beauté de la vie. Parce qu'en fait, on aurait pu un jour prendre le trottoir d'à côté, et il ne serait pas arrivé, il serait arrivé quelque chose d'autre, qui aurait peut-être été tout aussi merveilleux, mais juste différent. Et c'est marrant parce que je crois énormément au hasard, et je crois énormément au destin également. Et à la loi de l'attractivité, je tote les mots de la bouche, parce qu'on va en parler après. Mais donc, je crois au hasard, mais je crois que le hasard est bien fait également aussi et qu'il nous mène vers le chemin où on est censé quand même se diriger.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, est-ce que tu penses que... Alors, en fait, je suis scientifique et du coup, je m'intéresse énormément aux trucs, aux causalités. Est-ce que tu penses scientifiquement que le hasard existe ?
- Speaker #1
C'est très dur, c'est très dur.
- Speaker #0
Intuitivement, là, comme ça, est-ce que tu penses que... On répond à un truc scientifique par de l'intuition.
- Speaker #1
Mais en même temps, je pense que non. Parce que je pense que, justement, comme je l'ai dit, la vie nous mène où on est censé aller. Donc, je pense que nous, on pense que c'est du hasard, mais qu'en fait, tout est connecté, tout est... Et c'est pour ça qu'en fait, moi, j'ai cette envie et ce besoin de faire confiance à la vie et de me dire, en fait, de toute façon, tout ira bien. S'il y a des portes qui se ferment, j'essaye... Bon, évidemment, parfois, c'est compliqué, mais j'essaye de ne pas... trop penser négativement là-dessus, parce que je me dis en fait, c'est que c'était censé être comme ça. Et c'est qu'autre chose m'attend. Peut-être de mieux. Et en fait, je ne crois pas forcément au hasard dans le sens où je pense que la vie nous guide là où on doit aller.
- Speaker #0
Il y a deux trucs scientifiques que je peux relater ici. Première chose, c'est la loi de la transformation énergétique. En gros, tout est énergie. Et toutes les énergies se transforment. En gros, rien ne disparaît. Tu vois, rien ne se crée, tout se transforme. C'est ça vraiment l'expression, tu vois.
- Speaker #1
Oui, la loi.
- Speaker #0
Donc là, il y a une partie de la loi de l'attraction, où on attire ce qu'on vibre. J'ai fait un épisode avec Roland Bidi, un musicien qui parle aussi de vibration, etc. La loi d'attraction, c'est une vraie loi physique, tu vois, qui est basée sur les lois de l'énergie. Deuxième chose par rapport au hasard. Alors, il y a deux formes de hasard. Il y a le hasard subjectif et il y a le hasard quantique. Le hasard subjectif, c'est vraiment les coïncidences de la vie ou c'est de l'intuition. Tu vois, la définition exacte, c'est souvent le hasard est une fausse impression. Point carré, donc c'est un scientifique et un physicien, et pas l'ancien président de France. C'est mieux précisé, c'est un président qui dit ça. Expliquer qu'il survient lorsqu'on ne maîtrise pas tous les paramètres, c'est une causalité imprévue ou une coïncidence inattendue. Ça, c'est un peu le hasard que tu disais. Je ne suis pas sûre que ça existe, mais intuitivement, je pense qu'un peu. Et après, physiquement, il y a le hasard quantique. Et ça c'est... hyper intéressant parce que j'ai fait plein de recherches. Et là, j'ai fait un petit résumé. En fait, la physique démontre, je lis parce que c'est assez technique, je vais prendre du temps de pétition. Oui,
- Speaker #1
la science quantique et tout, je sais que c'est un délire assez complexe. Moi, j'ai fait bio,
- Speaker #0
la physique, c'était pas trop ma cam, donc voilà. La physique moderne démontre que le hasard est une loi fondamentale de la matière. Les particules quantiques ne suivent pas des trajectoires déterministes, mais des ondes de probabilité. La loi physique, comme celle de l'incertitude. Et c'est Einstein qui disait que le hasard n'existe pas. Parce que justement, il y a ce hasard quantique. Où en fait, par exemple, ils vont libérer des électrons dans une sorte de tuyau. Et en fait, ils sont incapables, même les logiciels les plus performants, sont incapables de prédire les trajectoires de ces électrons ou de ces particules. Parce qu'en fait, c'est le hasard quantique. C'est des ondes, donc c'est des probabilités de projection dans un espace donné. Mais en fait, il n'y a aucune prédiction possible. Et en fait, si on transpose ça un peu plus spirituellement parlant, En fait, le hasard quantique existe aussi. On ne sait pas vraiment pourquoi,
- Speaker #1
comment, ni l'expliquer,
- Speaker #0
mais ça arrive. Qu'est-ce qui, en première intuition, un hasard qui t'est arrivé, genre tu n'avais pas du tout prévu, où tu t'es dit, putain, le hasard de la vie. Un truc récent, peut-être pas forcément le plus exceptionnel, mais un truc que tu t'es dit, waouh, là, le destin fait tellement bien les choses.
- Speaker #1
C'était peut-être, en fait, quand j'ai commencé à travailler chez N24, en fait, j'étais arrivée justement parce que... Je connaissais le rédacteur en chef de la Libre Belgique, Dorian Demeus. Et que je voulais justement... J'étais... Je commençais ma recherche de taf.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et donc, j'arrive à la Libre... J'avais demandé à Dorian, par hasard, t'as pas un job pour moi à la Libre en presse écrite ? Parce que j'aime bien la presse écrite. Enfin, je suis assez polyvalente. J'aime bien la radio, j'aime bien la télé, j'aime bien la presse écrite. Je suis arrivée chez lui. On a fait un rendez-vous. Il m'a dit, Camille, en toute sincérité, j'ai pas vraiment de job à t'offrir. Il y a un petit poste au niveau culturel, mais je pense que ça t'intéresse moins. Et puis, à un moment, il m'a dit, mais en fait, attends... Je vais aller voir si Jim Nijman, qui était à ce moment-là, le directeur en chef de la N24, est là. Parce que s'il est là, en fait, je vais te rencontrer. Peut-être que ça va l'intéresser. Et en fait, de là, on a causé.
- Speaker #0
Par contre, Jim...
- Speaker #1
Je lui ai montré qu'elle cher à bien. Et en fait, j'ai commencé à bosser chez la N24. Et là, ça fait un an que je travaille là-bas. J'adore. Et puis, d'autres portes se sont ouvertes. Et maintenant, je suis chroniqueuse avec Thibaut Roland. Je pense que ce hasard-là, le fait que j'ai parlé à Dorian, que Jim n'était pas loin, et que non, Ça m'a ouvert énormément de portes aussi. Je ne serais pas là où je suis aujourd'hui si je n'avais pas été à ce rendez-vous à cette heure-là.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. Je ne vais pas tous les citer parce que franchement, ce serait interminable. Mais du coup, est-ce que tu penses que tu as de la chance ? Est-ce que tu penses qu'il y a une sorte de privilège ou de chance qui t'a été destinée ?
- Speaker #1
Évidemment, j'ai les pieds sur terre, on est extrêmement privilégiés. En Europe, en Belgique, même j'ai une classe sociale qui est assez privilégiée aussi, donc je pense qu'évidemment je peux pas nier que ça m'a sûrement aidée. Moi je crois beaucoup aussi à la méritocratie, j'ai bossé aussi pour en arriver là. Je veux dire, je mérite pas toutes les choses qui m'arrivent, j'ai aussi blindé ce syndrome de l'imposteur souvent, extrêmement souvent, mais après c'est souvent mes amis qui disent, allez, arrête, tu m'énerves, tu te l'as mérité, tu travailles énormément, c'est vrai que je me tue un peu à la tâche, mais par plaisir, j'adore, ça me passionne. Mais je trouve que la méritocratie, elle existe, elle est là, et je pense qu'elle joue sa grosse part aussi.
- Speaker #0
Moi, je suis assez d'accord de ce point de vue-là. Je suis aussi dans cette optique, dans ce mindset un peu méritocrate. J'ai besoin de travailler.
- Speaker #1
Oui, et pour moi, tout le monde qui a la détermination peut accomplir certaines choses. Je ne dis pas à l'impensable, évidemment. Mais quand on veut, on peut.
- Speaker #0
C'est là, tu vois, on parlait de l'attraction, de la manifestation. Il y a beaucoup de gens qui se disent « Vas-y, j'y crois pas, je m'en fous, ça me saoule. » du coup vous avez skippé mais je vous en prie restez, c'est hyper intéressant parce que là en fait tu parles de méritocratie tu ne peux pas manifester quelque chose si tu n'es pas à 100% alignée je sais pas toi quel est ton alignement, quel est vraiment ton équilibre où tu te dis ok là je suis en paix intérieure, là je suis dans le flow là je sais, j'ai confiance dans la vie, je sais que ça va marcher parce que tout me dit que ça va mais tu vois c'est franchement important mais tu vois quand je parle de cet alignement de cette manifestation c'est que tes pensées ton corps et tes actions doivent être vraiment sur la même longueur d'onde.
- Speaker #1
C'est dur parce que vu que je suis quelqu'un qui réfléchit énormément aussi, qui est très anxieuse, je veux dire, je peux être en accord complet avec moi-même. Une heure plus tard, c'est le drame de ma vie. Je suis là, oula, je fais n'importe quoi. Je ne peux pas dire que je suis quelqu'un qui est totalement, tout le temps aligné au niveau de ma pensée, de mon corps, de mon esprit et tout le reste. Donc, je ne suis pas du tout un exemple. Et je ne veux pas faire semblant d'être complètement alignée tout le temps. Mais j'essaye du moins de l'être. J'essaye de plus en plus de m'écouter. d'écouter ma fatigue, d'écouter mes besoins, d'écouter mes envies. Avant, en fait, j'avais envie de faire plaisir à tout le monde. Et donc, je disais oui à toutes les invitations. Je faisais plus par devoir et par peur de décevoir que par volonté. Et maintenant, j'essaye de m'aligner de plus en plus à me dire je fais quelque chose si j'en ai envie. Et je pense que ça, ça m'a aidée aussi. Et maintenant, j'ai aussi, même au niveau de l'influence, en tant que créatrice de contenu, j'ai aussi... bien plus envie de partager des choses qui sont alignées à mes valeurs, qui sont alignées à mon quotidien, que ce soit au niveau des marques avec lesquelles je collabore, que ce soit vraiment des choses que moi, j'utilise au quotidien et je l'ai quasiment toujours fait, mais j'ai envie vraiment de plus en plus de sélectionner encore plus, affirmer pour être vraiment dans la même logique, d'être vraiment alignée sur ma pensée et sur tout le reste, que ce soit juste plus logique et que je me sente d'autant plus légitime. Donc voilà.
- Speaker #0
Mais tu vois, ce truc d'alignement, je pense qu'il est extrêmement important déjà, écouter tes valeurs et faire en sorte de travailler, de tout faire pour les respecter au max. Parce que sinon, il y a une dissonance cognitive qui sort. Ça, c'est infernal. Et puis,
- Speaker #1
tu perds toute crédibilité aussi si tu partages des choses qui ne sont pas alignées à ce que toi, tu défends. Oui,
- Speaker #0
après, du coup, loi de l'attraction, tu attires des trucs que tu n'as pas spécialement envie et puis tu rentres dans cette boucle où tu mets une vie qui n'est pas forcément la tienne. Et tu vois, quand je parle de cet alignement... Il y a eu beaucoup de moments dans ma vie où je me suis dit là, j'ai confiance. Même si je débute et tout, je sais que ça va marcher. Par exemple, mon podcast. Bon, là, on peut dire, ouais, ça fait un an et demi, presque deux ans que tu fais ton podcast et tout. Mais je continue parce que je sais que ça va... Je sais que ça va cartonner. Et j'ai pas peur, j'ai pas du tout peur de... Tu vois, on parle des superstitions et tout. C'est vrai que moi, j'ai un peu plus de mal avec ça. Mais en fait, parce que je sais que je suis tellement alignée dans mon esprit, dans mes actions, dans mes valeurs. Je suis tellement en phase avec l'environnement, les gens et tout, que je sais que ça ne peut que marcher.
- Speaker #1
Et ça marchera,
- Speaker #0
parce que là, j'ai rencontré plein de gens, opportunités, conférences, je suis hyper driveée, et maintenant, il n'y a plus que ça qui compte. Du coup, il y a mes actions qui s'alignent aussi en parallèle, et donc c'est parfait. Je voulais savoir, c'est une question un peu biaise aussi, est-ce que tu es épanouie ?
- Speaker #1
Totalement. Ça, je peux le dire, mais je pense que ça se ressent aussi. Je suis épanouie déjà dans ma vie professionnelle, parce que je fais ce que j'aime. Et j'ai tellement de la chance aussi de faire ce que j'aime, parce qu'il y a plein de gens qui font des métiers parce qu'il faut bien payer un loyer, mais ils ne l'aiment pas forcément. Après, je ne gagne pas énormément non plus ce que je fais, mais je veux dire que j'ai de la chance de pouvoir exprimer ma passion au quotidien. Je suis épanouie au niveau privé aussi, par mes amitiés qui me comblent. J'ai la chance d'avoir ma famille qui me soutient, avec qui je m'entends bien. Vraiment, sur tous les pans, je suis quelqu'un d'épanouie. évidemment j'ai mes phases d'âme parce que c'est la vie la vie est faite de mouvances et de montagnes russes et c'est ça qui fait qu'elle est belle aussi et puis en tant que hypersensible je le vis doublement plus je suis quelqu'un qui est extrêmement dans les extrêmes non t'inquiète ça se dit complètement et c'est souvent ça m'a parfois été reproché par mes parents par exemple mais en fait c'est ce qui fait ce que je suis c'est ce qui fait que je suis passionnée et que je vis des choses à fond parfois beaucoup trop à fond mais
- Speaker #0
Oui et puis il ne faut pas passer à côté de son penchant tu vois l'hypersensibilité c'est un outil ultra puissant et j'en parlais sur un épisode franchement j'avais adoré le tourner et en fait je parlais du fait qu'on est un peu en crise de la sensibilité, tu vois dans un monde qui va hyper vite on parlait de la désinformation de la surinformation tout ça des choses qui peuvent nous rendre complètement over well tu vois saturées en fait on perd un peu notre sensibilité et les hypersensibles ont cet outil justement hyper puissant pour un petit peu pour réadoucir le monde et ouvrir des perspectives de sentiments, de sensations qui sont devenues rares. Quelqu'un qui ressent tout très fort, c'est fabuleux, tu vois.
- Speaker #1
Et parce que maintenant, on a aussi blindé cette culture de la... Le fait que tout doit être lisse aussi, et la superficialité, et on manque, comme tu dis, de choses vraiment profondes, ancrées, et de sentiments en fait, véridiques, profonds, entiers. En fait, on manque de gens qui sont entiers, je trouve.
- Speaker #0
C'est vrai, mais c'est pour ça. Après, J'ai moins ce point de vue-là parce que je rencontre que des gens qui sont plus sur la même faible que moi.
- Speaker #1
On attire les gens aussi qui nous ressemblent.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai, je le sais. Tu parlais de l'amitié. Tu avais l'air de faire un point assez important sur ce point-là de ta vie.
- Speaker #1
Pour moi, l'amitié, c'est tellement important. C'est tellement important parce que déjà, comme je l'ai dit, on s'entoure de gens qui nous ressemblent, qui nous nourrissent. Moi, je me nourris de mes amitiés et d'être entourée de femmes et d'hommes... Enfin... si incroyable, ça me donne envie moi-même de m'élever, de me surpasser. En fait, il me donne envie, mes amis, d'être la meilleure version de moi-même et de les rendre fiers. Et puis, je pense que c'est à ça que ça sert l'amitié aussi. Et puis, moi, j'adore les cadeaux, j'adore faire plaisir, mais même des petites attentions. Je trouve qu'on a perdu aussi cette facilité à donner des compliments. Mais des compliments, parfois, qui peuvent paraître illusoires, tu vois. Genre, j'adore ta chemise. Ça fait tellement plaisir. Je fais un petit commentaire aux gens. Dites à votre voisin dans le métro, si vous aimez bien la chemise de quelqu'un dans le métro, dites-lui, ça va faire toute sa journée. Vraiment.
- Speaker #0
Et toi, tu auras aussi cette satisfaction. Le bonheur, il est double. Le bonheur ne se divise pas, il se partage. C'est un truc super beau. Into the wild.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est ça. J'ai envie de faire une petite parenthèse sur l'amitié. Je ne l'avais pas du tout prévue, mais juste, pour moi, c'est un sujet qui est assez important. Moi, c'est tisser du lien qui compte. Amitié, amour, franchement, peu importe. Quelle est la différence pour toi entre l'amitié et l'amour ?
- Speaker #1
C'est dur comme question, parce que...
- Speaker #0
Pour moi, l'amour aussi, il y a énormément... Dans l'amour, il y a l'amitié aussi. Pour moi, tu es amie avec l'amour de ta vie. Après, je dis ça, moi, je suis actuellement célibataire. Je n'ai pas rencontré l'amour de ma vie. J'aimerais bien parce que je suis une amoureuse de l'amour aussi. Et moi, je suis très fleur bleue. Pour moi, il existe un grand amour. Et moi, j'ai la vision de ce mec qui va venir en cheval blanc, me chercher, m'emmener faire un tour en golfière. Enfin bref, extrême. Mais pour moi, il y a... C'est deux choses qui sont... qui sont presque égales. Il y a juste, pour moi, dans l'amour, il y a ce côté d'attraction physique qu'il n'y a pas forcément dans l'amitié. Mais je pense que, des deux points de vue, c'est juste une connexion intense avec quelqu'un. C'est des apprentissages, c'est des échanges, c'est des conversations. Et moi, j'ai de plus en plus du mal aussi avec les small talk. Et ça, je le remarque de plus en plus. J'ai besoin, en fait, de profondeur. J'ai besoin de conversations où j'apprends des trucs. où mutuellement, on se connecte. Mais ça peut être aussi, je ne sais pas, parler d'un arme. Ça peut être des conversations parfois superficielles, mais pas du small talk. Ça, j'en peux plus. Et je trouve qu'il y en a trop du small talk. Et il ne faut pas se forcer à en faire. On n'apprend rien avec ça. Ça ne sert à rien. Mais donc, dans les amitiés, je trouve que c'est justement ça le pouvoir. C'est de passer des heures avec des amis, à parler parfois de choses illusoires, vraiment qui peuvent paraître insignifiantes, et parler de choses tellement plus profondes, tellement plus intéressantes. tellement plus entière. Et on a besoin d'échanges. On a besoin, comme tu as dit, le bonheur, il est partagé. Donc, pour moi, la solitude, on n'y tire rien de positif.
- Speaker #1
C'est quoi ton dernier grand apprentissage de vie ? En parlant de deep talk, small talk. Ah ouais, ouais. C'est chaud, ça.
- Speaker #0
Alors, attends. Dernier grand apprentissage ?
- Speaker #1
Ou un où tu t'es dit, celui-là, c'est un apprentissage qui... qui me propulsent.
- Speaker #0
Beaucoup d'improtissages viennent de mon père. C'est la voie de la sagesse, selon moi. Et alors lui, il me dit toujours parce que c'est vrai que moi, je suis très susceptible. Parfois, il y a des choses que je prends énormément à cœur alors que je ne devrais pas. Et mon père, il m'a toujours dit dans la vie qu'il y aura toujours des frustrés. Peu importe ce que tu feras, peu importe ce que tu diras, il y aura... toujours des frustrés. Si tu devais écouter tous les frustrés, on n'avancerait pas. Le monde resterait là où il est et on ne ferait aucun pas en avant. Donc maintenant, t'arrêtes d'écouter les gens autour de toi, trace ta route, et je pense que c'est un bon message à faire passer aussi.
- Speaker #1
J'ai écouté une vidéo à ce propos, sur comment s'affranchir du regard des autres.
- Speaker #0
C'est dur, c'est mon plus gros combat.
- Speaker #1
C'est extrêmement dur, mais en fait, j'ai changé d'avis.
- Speaker #0
Je me suis dit,
- Speaker #1
en fait, je te jure, c'est un plot twist dans ma tête, ça a déclenché un truc. Je mettrai le lien d'ailleurs de la vidéo. La personne expliquait que nous sommes des animaux sociaux.
- Speaker #0
Ça, complètement.
- Speaker #1
On a besoin, d'une certaine façon, de l'approbation des autres. Parce que tu ne fais pas les choses que pour toi. Par exemple, nous deux, on fait les choses pour le bien collectif aussi. On fait les choses pour les autres. On a envie un peu de leur validation. On veut dire, regardez, je fais le bien pour le monde, pour vivre dans un monde qui, moi, me semble plus appréciable. Mais je le fais aussi pour vous, pour que je me sente mieux avec vous. Parce qu'on revient à cette notion d'animal social. On oublie trop souvent.
- Speaker #0
Moi, c'est pour ça aussi, je sais que j'ai commencé les réseaux sociaux, c'est parce que l'homme est égocentrique aussi. Et je pense que moi, j'avais besoin, parce que justement, j'ai pas spécialement confiance en moi, et je sais que ça va bien, mais je construis ma confiance en moi à travers le regard des autres. Et donc, je sais que j'ai besoin de la validation des autres. J'ai besoin qu'on me dise, tu es forte, tu fais bien les choses, tu es belle. Parce que je le pense pas forcément moi-même, et donc j'ai besoin de cette validation, et je me nourris de ça.
- Speaker #1
Mais en même temps, tu es lucide sur ça.
- Speaker #0
Et en même temps, oui, complètement.
- Speaker #1
Tu le sais, parce qu'il y a des gens, juste, ils attendent l'approbation des autres sans forcément le conscientiser. Et c'est là où ça devient un peu pervers pour notre individu, parce que du coup, tu n'as pas l'introspection et le recul nécessaire pour te comprendre, toi. T'essaies de faire du bien.
- Speaker #0
Et c'est tout un cheminement aussi, et c'est sur ça que j'essaie aussi de travailler au quotidien, parce que j'ai envie de bâtir ma confiance en moi aussi. à travers mes yeux, à travers mon accomplissement de me sentir fière. Et je le suis de plus en plus. J'ai déjà fait un petit bout de chemin, mais j'ai envie de m'affranchir. Par contre, je trouve que c'est quand même important d'écouter. Et moi, j'écoute ce que ma communauté me dit. C'est souvent des choses très bienveillantes. Je pense que c'est aussi important d'avoir l'oreille ouverte et de pas être... imperméable aux critiques, à toutes les critiques. Parce que je pense qu'il y a certaines critiques qui sont vraiment importantes à entendre, à conscientiser, à écouter et que c'est important, c'est très important de se remettre en question aussi. Les gens qui sont incapables de le faire, et ça, ça m'énerve. Les gens qui ne sont pas capables de réfléchir à comment ils peuvent « improve » , on va dire. Mais je pense qu'il faut quand même créer une certaine carapace pour filtrer les critiques qui sont bonnes à prendre et celles qui sont bonnes à rejeter.
- Speaker #1
C'est ça, mais tu vois, on revient à ce truc de on est des animaux sociaux, donc on cherche d'une certaine manière où on attend l'approbation des autres. Donc c'est là où le regard des autres, il ne faut pas spécialement s'en affranchir, dès lors où il nous nourrit. Là, il faut faire attention, c'est quand on commence à ne plus avoir le recul nécessaire pour notre bien-être, qu'on ne fait plus d'introspection pour se dire « Attends, est-ce que la critique là est bonne, est mauvaise ? Comment est-ce que je dois l'interpréter ? » Et puis après, il y a cet alignement. En fait, si dans l'action ou dans le truc qui a été critiqué, toi tu te sentais alignée là tu sais que t'as filtré et donc prendre le regard des autres et donc tu vois la petite nuance que j'apporte parce que les gens qui écoutent trop les critiques des autres se perdent et alors ils savent plus qui ils sont et alors ils perdent cet alignement oui et donc là c'est ce qu'on disait au début tu vis une vie qui n'est plus la tienne qui n'est plus la tienne complètement et quand je dis plus la tienne ça veut dire que là une vie où toi t'es plus alignée dans ta tripartite en mode esprit-correction voilà exactement On va revenir un peu à ce truc de manifestation et tout. Mais non, mais tu vois, à chaque fois, c'est des sujets qui font grandir et qui sont fondamentaux, tu vois. J'adore les deep talk.
- Speaker #0
Tu te projettes où dans 5, 10, 20 ans ? C'est tellement dur parce que la moi d'il y a deux ans serait incapable de te dire, d'avoir prédit là où je suis aujourd'hui. Il s'est passé tellement de choses incroyables. Et tu l'avais envisagé ?
- Speaker #1
Tu l'avais rêvé ?
- Speaker #0
Je ne l'avais pas du tout envisagé. Non, pas du tout.
- Speaker #1
Ah oui, c'était au-delà, quoi.
- Speaker #0
Je l'avais rêvé d'une certaine manière, mais pas de la manière que je vis actuellement. Mais par contre, je préfère ce que je vis actuellement que ce que j'avais rêvé. Donc au final, tant mieux. Mais je pense que si je devais dire quand même quelque chose, moi j'espère que dans cinq ans, je serai aussi heureuse. Je serai aussi alignée, aussi épanouie dans mon métier qu'aujourd'hui. Et j'espère que je vivrai de ma passion aussi, parce que mon but, c'est de vivre du journalisme quand même. Et j'espère que j'aurai inspiré pas mal de gens. Et que j'aurai appris aux autres certaines choses. J'ai vraiment cette volonté, ce besoin d'apprendre autour de moi, comme toi, je pense, de semer mes graines. Je ne sais pas, j'ai envie d'écrire des livres. J'ai envie de... Toi, tu veux donner des conférences, moi aussi. J'ai envie d'éparpiller mes connaissances, qu'on apprenne ensemble. J'ai envie qu'on crée quelque chose. J'aimerais bien lancer mon émission. J'aimerais bien... Je sais pas, je vais essayer de tracer mon chemin et continuer sur cette lancée en fait. Et j'espère que j'aurai autant de détermination, autant d'envie, autant d'énergie en fait. Autant d'énergie que ce que j'ai aujourd'hui.
- Speaker #1
Quelle est ta plus grande peur actuellement ?
- Speaker #0
Ma plus grande peur... Je pense que peut-être ce serait... Sur les réseaux sociaux, ce serait peut-être d'avoir un immense bad buzz, mais... je veux dire par rapport à quelque chose que j'aurais pu dire dans le monde du journalisme ou quoi de m'être trompée et que ça me que ça me coupe toutes les portes pardon pour continuer dans le journalisme comme une forme de d'écrédibilité quoi j'ai énormément peur de finir seule je pense que ça n'arrivera pas mais j'ai quand même un peu cette peur et hum... Et j'ai peur de perdre des gens qui me sont proches aussi. C'est une grande peur aussi. Mes grands-parents, j'ai peur de ça aussi. Je suis extrêmement proche de mes grands-parents. Très, très, très, très, très proche d'eux. Je les vois presque tous les jours. Et puis, l'humain n'est pas éternel. Et à cet âge-là, ça se détériore assez rapidement aussi. Donc, ça me fait extrêmement peur. Mais voilà, c'est la vie. Donc, on est préparés.
- Speaker #1
J'aimais trop. Et j'aimerais juste rappeler à ceux qui nous écoutent ce que tu disais par rapport à la compréhension des choses pour ne plus avoir peur. Bon là, évidemment, il y a des choses qui sont incompréhensibles.
- Speaker #0
Enfin,
- Speaker #1
incompréhensibles, tu vois. Mais déjà, essayer de comprendre qui on est vraiment pour s'affranchir un peu de nos peurs. C'est une des clés. C'est une des clés, ouais, vraiment. Si là, t'as devant toi une jeune fille, ça peut être par exemple toi quand t'étais plus jeune ou quelqu'un d'autre, qui a extrêmement peur de l'avenir, qui a peur du monde dans lequel elle grandit. Je pense que ça pourrait être une fille parce que... On est plus à même d'avoir peur du monde dans lequel on vit. Qui a envie, comme toi, de faire du journalisme, de devenir Claire Chazal. Qu'est-ce que tu lui dirais ? Et sachant qu'elle n'a pas encore les clés entre les mains.
- Speaker #0
Je dirais que c'est complètement légitime et normal d'avoir peur. Parce qu'on a tous peur. Et moi aussi, j'ai peur que mon... Déjà, je sais que la télé se meurt. Et donc, moi, j'ai toujours cette ambition de pouvoir continuer à travailler pour la télé. Mais je ne me fais pas division non plus. Je sais que la presse écrite et la télé... en difficile et ça va pas aller vers le mieux mais je lui dirais qu'elle doit poursuivre, en fait si elle a cette passion parce que moi je dis que c'est un métier qu'on fait par passion ou on le fait pas parce que les conditions elles sont vraiment difficiles les conditions financières mais même les conditions en général, les horaires même on se prend des commentaires aussi c'est compliqué mais si on a la passion c'est tellement un métier fabuleux et c'est tellement un métier qui est fondamentale, c'est grâce au journalisme aussi que la démocratie existe. C'est parce qu'on est là pour mettre le doigt sur des choses qui ne vont pas. C'est parce qu'on est là pour éveiller les consciences, parce qu'on est la voix du peuple, parce qu'on est... C'est un métier qui restera toujours. Il va, certes, il va bouger. Les formats vont changer, les codes vont changer aussi. Il y a tous les newsfluencers, comme peut-être je peux me définir aussi. qui arrivent, les chaînes traditionnelles vont peut-être disparaître, mais le métier restera toujours, et c'est un métier tellement beau, que moi je dirais à ces petites filles Ausha, donne tout parce que c'est un métier qui a de l'avenir c'est un métier qui a de l'avenir, on aura toujours besoin de journalistes,
- Speaker #1
toujours qu'est-ce que tu as le plus appris dans ton métier de journaliste ?
- Speaker #0
déjà la nécessité de vérifier ses sources, et je veux dire que ça peut s'appliquer à tout partout dans la société, je veux dire, toujours vérifier si t'entends quelque chose, même, je veux dire, dans tes relations. T'entends quelque chose, à la place de directement aller le raconter à quelqu'un d'autre, je sais pas, balancer des rumeurs et tout, non. Attends, va demander à la personne est-ce que c'est vrai ? Est-ce que t'as besoin d'aide ? Il y en a assez grand, quoi. Donc ça, et puis justement, ce dont on parlait, à quel point c'est important de comprendre pour avoir les clés, pour avoir les cartes en main, pour comprendre le monde qui nous entoure, pour appréhender ce qui se passe. Et pour savoir ce qu'on peut faire au quotidien aussi pour améliorer notre vie. Et voilà, je pense que c'est ça qui est fondamental. C'est d'essayer de comprendre, de s'informer. C'est tellement important de s'informer. Et ça me rend malade quand je vois des gens qui ne touchent rien. Ce qui se passe, ça m'énerve. Et en même temps, je ne peux pas les forcer. Mais je pense que s'informer, c'est fondamental. Et il y en a de moins en moins dans les jeunes qui le font, malheureusement. C'est mon combat. Qui s'informe via quel cher abia.
- Speaker #1
De toute façon, on mettra tous les liens, évidemment, en description. Tu parlais de cet esprit de nuance, de développer votre esprit critique, les gars, de bonne information. Qu'est-ce qu'aujourd'hui tu pourrais dire à quelqu'un qui se méfie du journalisme par peur d'un manque de nuance ? Parce que c'est assez courant.
- Speaker #0
des réseaux sociaux parce que les réseaux sociaux ça crée des espèces de bulles des niches entourées justement des mêmes revendications politiques des mêmes courants et donc c'est normal qu'à partir d'un moment on se sente complètement juste à l'initiative qu'on a l'impression qu'il n'y ait pas d'autres parce qu'on s'est enfermé dans cette bulle mais je pense que c'est là où c'est le plus important justement c'est de se rendre compte qu'il n'y a pas que ça et qu'il faut aller voir il faut s'informer par d'autres canaux il existe énormément de canaux qui partagent de l'information neutre Je ne peux pas dire objectif parce que l'objectivité n'existe pas dans mon journalistique. Parce que rien que le choix des mots dans un titre d'un article, c'est un choix, c'est subjectif. On dit toujours qu'on essaye de tendre vers une objectivité, vers une neutralité, mais l'objectivité n'existe pas. Enfin, soit, il existe des canaux neutres et c'est via ceux-là qu'on doit s'informer. Il faut faire attention quand on s'informe via des plateformes comme X, etc. Parce que justement, on s'enferme sur TikTok, etc. Les algorithmes nous renvoient vers les choses qu'on consomme, qu'on like. C'est ça le danger, en fait.
- Speaker #1
Il y a une polarisation énorme aussi sur les réseaux. Il y a une polarisation énorme. La personne est avec une super caméra, avec un petit micro. Elle a l'air hyper légitime, en fait. C'est ça.
- Speaker #0
Et c'est le danger de cette polarisation. C'est qu'on creuse de plus en plus un fossé entre les extrêmes. Et on est incapable de voir et de comprendre et d'accepter. que quelqu'un peut penser autre chose que moi et que son avis est légitime et mérite d'être entendu aussi et mérite d'être discuté. Maintenant, j'ai l'impression qu'on est de plus en plus dans des dialogues de sourds et c'est dangereux. Et je pense qu'on a oublié d'entendre à quel point c'est important et à quel point on peut se nourrir d'un avis différent aussi. C'est ce qui nourrit le débat et c'est ce qui nourrit les opinions. C'est tellement important. Et je veux dire, il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis. Mais franchement... Vraiment, c'est normal d'avoir... Moi, parfois, j'ai une opinion pour un certain truc, une opinion politique ou quoi, et puis je discute avec quelqu'un qui n'a pas du tout la même vision que moi, et en fait, bah... En fait, c'est un autre point de vue, je l'entends et je le comprends, et en fait, finalement, je suis d'accord avec toi. Et je suis pas idiot, c'est pas parce que je suis bête que j'ai changé d'avis. Non, c'est parce que j'ai entendu quelque chose, qu'on a confronté les points, et que c'est ça qui nourrit, quoi.
- Speaker #1
Comment est-ce que tu penses qu'on pourrait faire en sorte que... la majorité des gens qui sont justement dans cette forme de polarisation-là, soient plus nuancés.
- Speaker #0
C'est difficile. C'est des gens qui, justement, je pense, ont peur de l'avenir et qui, du coup, trouvent un certain réconfort à s'enfermer dans ces bulles. Parce qu'on voit avec tous les partisans de Trump, ils sont tous enfermés là-dedans parce qu'ils trouvent un certain réconfort dans ces belles paroles. C'est de la langue de bois, ce qu'ils partagent, Donald Trump. C'est des grandes phrases qui n'ont aucun fond derrière, parce que les gens se sentent complètement désarmés, démunis. Ils se disent, en fait, on va suivre ce grand maître qui va nous sauver. Et je pense que c'est ça qui est dangereux. Mais on ne peut en sortir que par l'éducation, que par l'information. Et si tu ne peux pas forcer les gens à s'éduquer, tu ne peux pas forcer les gens à s'élever. Je pense que c'est seulement grâce à ça qu'on peut s'aliéner et devenir indépendant et développer son propre esprit critique.
- Speaker #1
Est-ce que tu pourrais citer, peut-être pour ceux qui nous écoutent ? des médias que tu conseillerais. À part Kelchara, évidemment.
- Speaker #0
Non, évidemment, il y en a d'autres. J'écoute des poésies.
- Speaker #1
Mais tu vois, qui sont vraiment... Ah non, attends. J'avais une question d'abord, avant de l'oublier. Différence entre neutralité et objectivité. T'en parlais tout à l'heure. Parce qu'en science, par exemple, on parle aussi beaucoup de neutralité. Mais en fait, je me suis rendue compte que...
- Speaker #0
Donc l'objectivité, comme j'ai dit, en journalisme, ça n'existe pas. Mais je pense que la neutralité, c'est... Par exemple, une neutralité politique. C'est-à-dire que moi, je n'ai pas envie que mon orientation politique se retranscrive dans la manière dont je traite l'information. C'est pour ça que Kacharabia, je choisis quand même la manière dont je tourne. Même quand je rédige mon script, j'ai envie qu'on ne puisse pas savoir si je vote à gauche ou si je vote à droite. Ce n'est pas ça le fondement. Moi, je veux juste aider les gens à comprendre ce qui se passe. Donc, c'est en ça que je veux rester neutre. Mais comme je t'ai dit, l'objectivité, je ne suis pas objective. Parce que mon titre, c'est déjà un choix. Et le choix de mon sujet, soit du sujet que je traite, c'est aussi objectif. C'est vrai. Pourquoi est-ce que je ne traite pas ça ? Et je me prends parfois des messages bienveillants, mais on me dit, pourquoi est-ce que tu as fait une vidéo sur ça et que tu n'as pas parlé de ça ? Moi, je réponds, c'est pas un manque de temps, évidemment. Moi, j'aimerais bien traiter tous les sujets. Mais ça, c'est aussi une forme de subjectivité.
- Speaker #1
Et tu sais que c'est la base de ce podcast, c'est l'éducation.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Bah ouais, c'est l'éducation. Tu vois, on éduque les gens.
- Speaker #0
Ah oui, mais complètement.
- Speaker #1
On transmet. Oui, enfin...
- Speaker #0
Mais je ne savais pas que c'était le point. Mais je suis d'accord, c'est tellement important. Non, mais tu vois,
- Speaker #1
c'est le but du podcast. C'est pour ça que je partage aussi. Et c'est pour ça qu'on fait toutes les dossiers et les réseaux. C'est pour éduquer. Et si ce n'est pas pour éduquer, c'est pour transmettre quelque chose.
- Speaker #0
Absolument.
- Speaker #1
Que ce soit une émotion, que ce soit une information de culture, de sagesse, etc. Donc, c'est essentiel.
- Speaker #0
Et les gens manquent d'éducation actuellement, rien qu'on le voit dans... dans l'effervescence de la violence autour, c'est parce qu'il y a aussi un manque d'éducation. Et puis c'est désolant de voir le mot nouvel, l'antisémitisme, qui croit, etc. Pour moi, tout est une question d'éducation aussi. On m'a toujours dit qu'il fallait accepter autrui, malgré sa religion, malgré sa couleur de peau. Et en ce sens, l'éducation est fondamentale.
- Speaker #1
Je suis archi d'accord. C'est totalement vrai. Et puis agir même depuis le plus jeune âge, après c'est vrai, quand on traite de la politique, c'est assez compliqué. Comment est-ce que toi, tu penses atteindre les gens qui te suivent ? C'est quoi déjà la tranche d'âge des gens que tu...
- Speaker #0
C'est 18-35 ans. C'est ça mon audience. C'est mon audience, et puis c'est beaucoup... En fait, c'est mix, c'est des femmes et des hommes. Beaucoup de français aussi, mais il y a un peu de tout. Mais mon but, c'est vraiment d'atteindre juste les gens qui ont envie d'accéder à une information plus claire et pas de blabla, pas de superflu. En fait, je comprends. On a marre de ces longs articles. Moi, j'adore. Je consomme énormément de longs articles et de longs documentaires. Oui, mais c'est ta passion. Oui, c'est ça. C'est parce que c'est ma passion. Et moi, parfois même, je fais des vidéos qui durent parfois plus de 3 minutes 30. Et j'ai mes amis qui me disent, désolé, on n'a pas tout regardé. Et je leur en veux pas, évidemment. Mais donc, ça prouve que les gens ont besoin de consommer de l'information qui n'est pas trop longue, qui est rapide, qui directement s'imprègne et c'est bon, ils ont fini la vidéo, ils savent. Ils ont compris.
- Speaker #1
Mais c'est ça, en même temps, qui est un peu dommage. Et après, je vais venir aux dernières questions pour faire une question de fin du podcast. C'est aussi cette crise de l'attention.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est qu'en fait, déjà, on a l'information qui est hyper polarisée et qui est hyper... Enfin, on se méfie beaucoup. Il y a beaucoup de méfiance qui s'instaure parce que, justement, c'est plus trop qu'y croire. Neutralité, subjectivité, etc. On en a parlé juste avant. Et il y a aussi, en parallèle, cette crise de l'attention. Et j'en parlais avec un psychiatre sur le podcast ici, où il disait qu'en fait, on est de plus en plus intelligents parce qu'on crée des outils qui nous rendent de plus en plus performants. Mais par contre... D'un point de vue de notre attention, de notre concentration, c'est extrêmement compliqué. Donc comment est-ce que maintenant, aujourd'hui, toi par exemple, tu es extrêmement douée dans ton travail, mais des gens qui veulent aussi faire de l'actuel, la vulgariser, ce n'est pas donné à tout le monde. Être vulgarisateur, c'est un métier presque, tu vois. Donc, il faut être déjà hyper performant dans ce travail de vulgarisation-là. Et j'ai aussi un peu peur qu'il y ait tellement de vulgarisation que finalement, on perde un peu cette complexité. Boucle et bouclé, on parlait de la complexité au début du podcast. Elle est essentielle pour grandir dans notre société,
- Speaker #0
tu vois. C'est pour ça que mes capsules vidéo ne font pas 20 secondes. Parce que je pourrais dire les grands titres. Je pourrais dire, on parle des élections en gris qui vont avoir lieu dimanche, c'est Victor Oban contre Peter et voilà, et qui va gagner. Non, c'est plus complexe que ça. Et c'est important, la complexité est fondamentale et il faut en parler aussi. Je pense que tout est, et c'est ça, comme tu dis, qui est l'enjeu et qui est peut-être le plus difficile, c'est la sélection des informations, c'est qu'il n'y ait pas trop, mais qu'il n'y ait pas trop peu, c'est que ce soit... Pas superficielle, mais pas trop deep non plus pour pas que les gens décrochent. Et je pense que c'est ça qui est le plus compliqué. Et moi, j'ai du mal parce que moi, je pourrais faire des longues tirades. Moi, je pourrais parler pendant des heures.
- Speaker #1
Attends, tu crois que le podcast est beau ?
- Speaker #0
Mais donc, je pense que c'est ça le plus complexe, c'est de s'en tenir à un certain timing et à une certaine information et pas rentrer trop dans les détails. Et en même temps, c'est important que les choses fondamentales soient dites aussi, se partager.
- Speaker #1
Ouais. T'es chaud ? On se fait cinq petites quick questions hyper spontanées.
- Speaker #0
OK, ouais.
- Speaker #1
C'est des surprises !
- Speaker #0
Si je dois réfléchir, je peux mettre pause ou non ? C'est tacotac.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
c'est tacotac.
- Speaker #1
C'est trop bien.
- Speaker #0
Ça peut être le nom d'un podcast, tacotac.
- Speaker #1
Quel charabia, on va être ensemble. Ton mot préféré ?
- Speaker #0
Mon mot préféré, c'est rendivité, en vrai.
- Speaker #1
Trop bien. Télé ou podcast ? Influenceuse ou femme d'influence ?
- Speaker #0
Femme d'influence. Influenceuse, c'est... Trop péjoratif, encore.
- Speaker #1
C'est bien, je l'ai bien trouvé cette question, je trouve.
- Speaker #0
Ouais, vraiment.
- Speaker #1
Une personne que tu aimerais voir sur ce podcast ?
- Speaker #0
Ben, attends, c'est dur ça. Peut-être celle dont je t'ai parlé, mais j'ai oublié son nom.
- Speaker #1
Oui, sur la neuroarchitecture.
- Speaker #0
Alors, je vais peut-être penser à quelqu'un d'autre. Ah, c'est dur. Mon père. Il y a tellement de choses philosophiques et importantes à dire, en fait, qui méritent d'être entendues.
- Speaker #1
Mon père, complètement. Je te jure, je le fais venir. Ton sujet actus préféré du moment, que tu préfères traiter, par sa complexité, et pourquoi tu aimes bien le traiter ?
- Speaker #0
Je pourrais dire la guerre au Moyen-Orient, c'est triste et négatif, c'est horrible ce qui se passe, mais c'est parce que justement, il se passe tellement de choses qu'il y a moyen de traiter ça sous plein d'angles différents, le détroit d'Hormuz, à quel point ça impacte. notre pouvoir d'achat, ce qui se passe au Liban. Et je pense que c'est pour ça que j'aime tant le traiter. Mais de nouveau, je marche un peu sur des oeufs parce que je ne peux pas dire que j'aime tant traiter un sujet qui est aussi tragique. Mais c'est parce que justement, il y a tellement d'angles et que ça concerne finalement la planète entière que justement, c'est tellement important d'en parler, de dénouer un peu tout ce qui se passe par là, d'appréhender les effets que ça a sur nous. Et puis même au niveau du positionnement. Je veux dire que c'est important de comprendre pour justement pas avoir des avis plaisés juste parce qu'on a survolé les informations.
- Speaker #1
Tu sais, la dernière question phare de ce podcast, je mets un peu de profondeur en parlant très lentement.
- Speaker #0
De quoi tu vas me parler ?
- Speaker #1
C'est qu'en fait, on choisit pas toujours des fins. Tu vois, l'éphémérité de la vie, le hasard, on sait pas quand les choses vont s'arrêter, si elles vont continuer ou pas. Tu vois, j'aime bien faire des liens. Et donc je laisse toujours, toujours, sans exception, la possibilité à mon invité de choisir un mot, un sujet de fin pour clore cet épisode.
- Speaker #0
Donc je peux dire un mot ou un...
- Speaker #1
Oui, tu peux dire le mot de la fin.
- Speaker #0
Genre un petit call to action.
- Speaker #1
Ou même un sujet dont tu as envie de parler, qui est même random, un truc. Mais tu dis que c'est nécessaire. Et tu as le mot de la fin et ta carte blanche.
- Speaker #0
Je pense que les gars, c'est nécessaire que comme des enfants, On recommence à s'émerveiller vraiment pour des broutilles. Qu'on s'émerveille de colorier un lapin avec notre petite cousine. Enfin vraiment, qu'on redevienne des gosses pour certaines choses. Vraiment, allez acheter un œuf de Pâques et savourez le moment. Et dites-vous, la vie, elle mérite quand même d'être vécue là maintenant. Et donc moi, je pense que c'est important. On a perdu cet émerveillement quand on est gosses. Parce qu'on est trop adultes parfois, on pense trop sérieusement. C'est dommage.
- Speaker #1
Franchement, je vais faire un épisode à mon avis sur ça. J'ai tellement d'idées. À chaque fois, je parle du prochain épisode que je vais faire. C'est quoi la différence entre un enfant et un adulte ?
- Speaker #0
C'est qu'un enfant, il n'a pas peur de poser certaines questions. Qu'un enfant, justement, il rigole pour rien. Et c'est trop bien d'être enfant. L'innocence de l'enfance me manque parfois.
- Speaker #1
Mais on ressent bien l'urgence de vivre.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et c'est vrai que parfois, on est tellement happé par des choses qui ne sont pas superficielles. Parce que parfois, il y a des problèmes dans notre vie qui, une fois qu'on les traverse, sont d'une importance cruciale. C'est vraiment notre main problème. Mais en fait, c'est... Le seul chose qui existe et dont tu peux être certaine, c'est du moment que tu es en train de vivre maintenant. Il y avait un extrait d'une interview, je pense que c'était sur Canal+, une très vieille interview, avec un philosophe, mais qui a perdu l'usage de la voix. Et la journaliste lui demande à qui est-ce que vous avez envie de dire merci ? Ou quelle est votre plus grande gratitude de la journée ? Il a un handicap très lourd et il a perdu la voix. Et alors, avec une petite machine qui parle à sa place, il dit « Un jour, encore un qui est passé. »
- Speaker #0
Et en fait, pour lui,
- Speaker #1
c'est juste un jour de plus. Merci de ce jour qui est passé.
- Speaker #0
Merci la vie. Merci qu'on puisse vivre demain.
- Speaker #1
C'est vrai, j'ai des frissons chez moi aussi. Regarde ! Et je suis là, cette séquence m'a pris... Je l'ai regardée pour quand j'avais, je ne sais pas, une quinzaine d'années. Et ça me reste en tête. Et à chaque fois que j'ai un petit truc, même si je suis aussi hypersensible, franchement, je peux pleurer pour rien, je peux me mettre en colère et tout. Et en fait, je me dis, Nina... T'as un jour de plus et le présent, c'est la seule chose dont tu es certaine.
- Speaker #0
Et le temps passe tellement vite, bordel, et moi c'est ma plus grande angoisse, c'est de réaliser à quel point le temps a déjà filé, j'ai 24 ans, j'ai l'impression que j'en ai encore 19. Donc il faut profiter, profiter et se rendre compte, comme tu dis, de la chance qu'on a de connaître demain et que demain, et vraiment, demain il va se passer des choses tellement chouettes ! Demain, on va rigoler. Demain, on va vivre des choses géniales. On va rencontrer des personnes et ça va être tellement beau et la vie est belle. Et bordel, réjouissons-nous. Sourions, ça coûte rien, le sourire. Franchement,
- Speaker #1
ça coûte rien. Et puis, on reparlait. J'adore à chaque fois refaire des petits débriefs. Tu vois, Clarif, c'est un peu par rapport à cette loi de l'attraction, de la manifestation. Mais tu vois, les vibes, l'énergie que tu dégages, tu souris, tu vas atterrir des gens souriants. C'est ça. Des gens vont venir te parler. Et c'est comme ça aussi que tu crées des opportunités. Et c'est peut-être un sourire qui va créer le hasard. on peut dire mais alors le hasard n'existe pas puisque tu l'as provoqué les liens et sur ça on vous laisse allez bisous non mais voilà merci en tout cas énormément merci à toi Nina on pourrait vous diminuer je pourrais continuer parce qu'il y a tellement de liens et de sujets et c'est tellement des sujets qui me dravent et qui je pense qui vont énormément parler aux gens qui nous écoutent parce que c'est des gens du quotidien des choses du quotidien qui nous dravent toutes et tous le moment présent c'est un truc que vous et moi on cultive et on vit en même temps tu vois Et donc, je pense que c'est des choses essentielles à...
- Speaker #0
Je suis complètement et amplement d'accord avec toi.
- Speaker #1
Mais écoute, merci beaucoup pour le temps.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Pour le temps si précieux qu'il fait. Franchement, l'unité est fondamentale.
- Speaker #0
C'était trop bien.
- Speaker #1
Que tu as alloué à cet épisode.
- Speaker #0
Et bravo pour la personne que tu as aussi.
- Speaker #1
Merci. Écoute, moi, je propose un truc. C'est qu'on refasse un podcast dans quelques temps. Et qu'on reparle un peu des choses qu'on aurait manifestées. Et qui se sont passées.
- Speaker #0
Très bonne idée.
- Speaker #1
Tu vois ?
- Speaker #0
Très bonne idée.
- Speaker #1
pour vous montrer les gars vous voyez on n'a peut-être pas su vous convaincre sur le moment présent malgré la physique et tout mais par contre avec le temps on va vous prouver que la manifestation fonctionne très bonne idée je suis trop chaude on se serre et on se tape ok trop bien même si beaucoup c'était un petit rayon de soleil c'était trop bien merci beaucoup à toutes celles et ceux qui nous ont écouté j'espère que cet épisode vous a fait du bien aura suscité quelque chose de positif en vous. Et puis en attendant le prochain épisode, n'oubliez pas d'attirer du positif, de manifester, mais surtout d'avoir un impact positif sur le monde aujourd'hui. Ciao !
- Speaker #2
Ciao ciao ! Oui, c'était trop gay ! Merci à vous !