- Speaker #0
Causer des clics, des conseils pratiques pour prendre le contrôle de ton projet pro. Un podcast de la Cité des Métiers.
- Speaker #1
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Causer des clics. Causer des clics, c'est le podcast de la Cité des Métiers qui vous donne tout simplement des conseils et des clés pratiques pour prendre le contrôle de votre projet professionnel. Entreprendre sa vie, c'est bien prendre conscience de tout son potentiel, se faire confiance et œuvrer pour faire valoir ses compétences et la valeur que l'on peut créer. En soi, il n'a jamais été aussi simple d'entreprendre et pourtant la quête n'est pas toujours un long fleuve tranquille. Dans ce nouvel épisode de Causer des clics, je vous emmène à la rencontre d'une coach qui forme, qui accompagne et qui vous donne toutes les clés pour entreprendre votre vie. J'ai le plaisir de recevoir Laetitia B, une experte passionnée qui va vous partager cinq choses qu'on aurait aimé savoir avant de se lancer dans l'aventure entrepreneuriale. Laetitia, bonjour.
- Speaker #0
Bonjour.
- Speaker #1
Comment ça va ?
- Speaker #0
Ça va super.
- Speaker #1
Bienvenue dans ce nouvel épisode. Donc il y a cinq clés comme ça que tu as mis en place, que tu as travaillé, que tu vas nous partager aujourd'hui pour finalement entreprendre. Entreprendre finalement, c'est un peu... Est-ce que c'est à la mode en ce moment l'entrepreneuriat ? On entend beaucoup parler de l'entrepreneuriat. Qu'est-ce que tu peux nous dire là-dessus ?
- Speaker #0
Oui, je crois que c'est à la mode. En tout cas, la valeur de la liberté, c'est quelque chose qui est beaucoup prôné ces derniers temps, ces dernières années. Et du coup, on sent qu'il y a une vague de... personnes qui ont envie d'être plus libres dans leur emploi du temps et d'avoir plus le choix. Donc forcément, la voie entrepreneuriale peut être toute indiquée.
- Speaker #1
D'être indépendant. Toi-même, tu es entrepreneuse depuis combien de temps ?
- Speaker #0
10 ans.
- Speaker #1
Et alors ?
- Speaker #0
C'est cool. Je ne reviendrai jamais en arrière.
- Speaker #1
Tu venais de quel milieu avant ? Tu étais dans quel secteur d'activité ?
- Speaker #0
Avant, j'étais consultante internationale en ressources humaines. Je travaillais pour des grands groupes et je voyageais beaucoup. C'était cool. C'était une vie aussi rêvée. Mais voilà, ça ne collait plus, il y a dix ans du coup, ça ne collait plus à la personne que j'avais envie de devenir et comment j'avais envie de grandir aussi.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, tu aides les gens à entreprendre, à mieux entreprendre.
- Speaker #0
Oui, et pas que, parce qu'au final, en dix ans, j'ai repris et créé cinq entreprises. Donc aujourd'hui, je suis multipreneur, pas multimillionnaire, mais multipreneur, multipreneuse. Du coup, effectivement, il y a une partie de mes activités où j'adore accompagner, j'adore transmettre et guider les personnes vers l'entrepreneuriat, c'est sûr.
- Speaker #1
C'est intéressant parce que tu accompagnes de façon pluridisciplinaire des salariés, des étudiants à prendre finalement un élan naturel. Oui,
- Speaker #0
des retraités, des managers, des entrepreneurs aussi qui démarrent et qui ont besoin d'avoir ces clés.
- Speaker #1
Et on va justement les voir ensemble, ces clés. En tout cas, j'ai hâte parce que... Premier élément qu'on va voir, c'est l'entrepreneuriat, ok, c'est se lancer, mais c'est surtout se lancer sans attendre. En gros, tu nous dis, il faut être opportuniste, il faut y aller. Oui,
- Speaker #0
vraiment, une de mes clés, c'est de me dire que la vie est opportuniste. Quand on observe le vivant, le vivant dans la nature, c'est opportuniste. Il n'y a pas besoin d'attendre pour entreprendre. Déjà, se lancer, c'est important, effectivement. Puis après, on fait en fonction de ce qui arrive. C'est ça l'audace.
- Speaker #1
Il ne faut pas que tous les feux soient ouverts, il faut prendre le risque, entre guillemets. Oui,
- Speaker #0
en fait, le problème des feux tricolores, souvent, c'est qu'ils sont à l'intérieur de nous. Et moi, personnellement, je me suis vue être une personne qui avait cette voix, qui commentait tout ce que je faisais tout le temps, qui voulait être perfectionniste. Et du coup, ça a été un vrai empêcheur pour moi dans ma vie d'oser y aller. Cette voix, elle me disait, regarde, ce n'est pas assez bien ce que tu fais pour le montrer. Tu n'es pas à la hauteur et tu n'as pas assez de diplômes. Et du coup, c'est surtout ces feux à l'intérieur de soi qui créent des blocages et qui fait qu'on attend toujours quelque chose pour se lancer. Et donc, il faut créer des biais pour éviter ça. Oui,
- Speaker #1
se donner le maximum de chances de faire un tremplin finalement. C'est ça. Et toi-même, il y a dix ans, quand tu t'es lancée, c'était… Une conjoncture à la fois entre tu as réussi à te convaincre, tu as sauté le pas, ou il y a eu un événement externe qui t'a poussé à le faire, ou les deux. Comment ça s'est passé pour toi ?
- Speaker #0
Les deux, je dirais que c'était une conjoncture qui était plutôt assez favorable pour moi. J'avais 28 ans quand j'ai pris la décision, puis je me suis donné six mois. Mais effectivement, à cet âge-là, je n'avais pas d'enfant. À mon sens, je me trouvais encore jeune. j'avais déjà beaucoup œuvré en tant que salariée, parce que j'avais déjà fait huit ans plein de salariat. Et en fait, il y avait aussi cette conjoncture-là qui me faisait que je ne prenais pas de grands risques, à mon sens, de tout quitter pour redémarrer ma vie à zéro, en tout cas financièrement et matériellement. J'avais un petit confort qui me permettait d'y aller. Et puis à côté de ça, ce que je faisais vraiment, ça s'éloignait de mon cœur. J'évoluais en tant que haut potentiel dans des grosses structures à très gros volumes de salariés. Et je voyais que mon évolution allait vraiment me mettre droit dans le mur, allait m'éloigner de mon cœur. J'étais déjà assez loin, donc avant le burn-out, avant d'être trop mal, j'ai décidé de... Tout quitter pour tout redémarrer à zéro. Donc, j'ai agi à temps.
- Speaker #1
L'entrepreneuriat, finalement, c'est une façon d'être aligné avec soi-même, de retrouver cet alignement avec qui on est, ce qu'on aime et ce qu'on veut faire.
- Speaker #0
Oui, alors facile à dire, pas facile à faire. Mais pour moi, l'alignement, c'est vraiment un de mes outils favoris dans mes accompagnements, de parler d'alignement humain. En fait, c'est vraiment comme une régulation. Alors moi, j'ai travaillé chez Airbus, donc je parle beaucoup d'avions. mais quand on voit Un avion, dans son rythme de croisière, en fait, les pilotes d'avion, ils ne sont pas dans une droite, si on regarde la carte, l'avion ne fait pas une trajectoire linéaire du tout. Ça ne fait que des petits réajustements. Et ce qu'ils font, en fait, les pilotes d'avion, leur job, c'est de tout le temps réajuster. Et donc, voilà, moi, je peux dire, en tout cas dans mon quotidien, et encore plus en étant maman, et voilà, dans une vie de foyer, avec aussi des contraintes de multipreneurs et des collaborateurs. mais je me réaligne tout le temps. J'observe beaucoup ce qui se passe autour de moi pour être la plus en lien avec ce qui me fait vibrer.
- Speaker #1
Tout ça contribue au fait qu'il faut se lancer sans attendre. Il y a quand même un petit starter pack à avoir. Tu disais un petit matelas de sécurité au cas où.
- Speaker #0
Je conseille.
- Speaker #1
Il y aurait quoi d'autre comme ça, comme ingrédient pour avoir ce starter pack avant de se lancer un socle minimal ?
- Speaker #0
Je conseille parce que j'en accompagne énormément des personnes qui sont entrepreneurs. Et c'est vrai que l'audace, c'est bien. Mais après, c'est aussi intéressant de regarder c'est quoi mon périmètre de sécurité. J'ai aussi rencontré des entrepreneurs qui avaient la conviction que leurs produits allaient marcher tout de suite, qu'ils allaient faire parce qu'en fait, s'il y a un biais en ce moment sur les réseaux sociaux, on entend beaucoup d'entrepreneurs qui disent « faites 100 000 euros de chiffre par mois, c'est facile » , etc. et qui vendent leur formation en ligne comme ça. Et du coup, les gens achètent ou ces personnes achètent, puis après croient que ça va marcher pour eux, et pas du tout. C'est pour moi, pour la plupart en tout cas de ces personnes-là, en fait, ça ne fonctionne pas. Parce qu'il y a des diplômes aussi dans l'entrepreneuriat. Il y en a qui font cinq ans de l'école de commerce, spécialisé là-dedans. Moi-même, j'ai fait un master de conseil en ressources humaines, donc j'ai eu énormément de notions en management, en approche humaine et en comptabilité, par exemple, ce qui a été un socle énorme. Donc, pour te donner un exemple concret, moi, quand j'ai décidé d'être entrepreneur, je ne suis pas du tout allée dans la direction initiale de mes études. J'ai créé une entreprise de bijoux, rien à voir. Donc, on peut dire, est-ce que j'étais performante là-dedans ? Pas vraiment, je me lançais. Mais par contre, j'avais comme un socle aussi de base d'informations de comment gérer une entreprise. Ça, ça m'a aidée. Donc oui, le socle financier, le socle de connaissance, en tout cas, se sentir accompagnée dans son entrepreneuriat. À la Réunion, je conseille vraiment d'aller. à la rencontre de toutes les structures qui existent en accompagnement, que ce soit des incubateurs ou, comme vous, à la Cité des métiers. Il y a énormément de propositions aussi gratuites, financées. Je pourrais encore parler longtemps de socle, mais déjà ça, c'est une base, de se sentir aussi entouré. Même s'il y en a qui ont des marseilles, mais l'entourage, même si c'est familial, amical, ou sinon on se le recrée. Donc d'aller voir les réseaux d'entrepreneurs aussi pour vraiment goûter. se mêler aussi à cette énergie qui est vraiment, finalement, différente du salariat.
- Speaker #1
Immersion, être émergé dedans, oui. Avoir cette première clé, c'est une base, comme tu dis, un socle. Et puis quand même, il faut le prendre comme un jeu. C'est ça ta deuxième clé. Voir la chose comme un jeu et je dis J-E-U. Donc entreprendre comme un jeu.
- Speaker #0
Oui, mais beau clin d'œil aussi avec le J-E. Mais en fait, je trouve qu'une autre voix aussi qui était vraiment dans ma tête quand j'étais plus jeune, c'était vraiment ma voix trop sérieuse là. qui se mettait trop la pression, mais même qui finalement regardait tout avec un œil sérieux et pas léger du tout. Et du coup, ça, je trouve que c'est un autre biais aussi, quelque chose à, en tout cas, observer, cette voix-là, pour lui dire, mais viens, on va s'amuser en fait, c'est un jeu l'entrepreneuriat, c'est un jeu d'aller vers tel et tel projet, et puis on va aussi apprendre, on va échouer, et c'est OK. Donc ça, c'est tout un système de pensée aussi à travailler. pas pour tout le monde, il y en a qui peuvent être éduqués là-dedans, mais beaucoup et encore plus en français à La Réunion. Et donc, je trouve que c'est vraiment chouette d'aller... aller essayer de jouer avec toute la boîte à outils qu'on a et qu'on a envie de montrer au monde.
- Speaker #1
C'est l'occasion de tout développer, ces soft skills, ces hard skills qu'on en parlait dans un podcast précédent, et la résilience finalement, parce que l'échec, ce n'est pas qu'il est obligatoire, mais on doit se préparer à connaître des temps durs, que ce soit financiers, au niveau ressources, matériel, humain, etc. Et finalement, rebondir, on n'a pas le choix. Mais c'est ça qui fait, je pense aussi, le beau jeu. La finalité, c'est d'entreprendre pour ça, justement.
- Speaker #0
Carrément. Et puis, du coup, moi, j'ai plein d'anecdotes de moments où j'ai eu la sensation d'échouer. Et en fait, il y avait tellement beaux cadeaux derrière. Je pense à... Tu parles de jeux avec le clin d'œil. J'ai repris l'association Compagnons de Jeux il y a quatre ans. Et dans cette association, il y a cinq ans, le président et trois personnes de l'équipe avaient décidé de faire une campagne de financement participatif. pour un jeu de piste sur les métiers longtemps. Bref, la campagne de financement, la règle, c'était tu as ton financement si tu obtiens autant de financeurs qui veulent payer. Et sinon, tu perds tout. Ça n'a pas fonctionné. Ils ne sont pas allés à la hauteur du montant qu'ils avaient estimé. Donc, ils ont tout perdu. Et moi, l'année d'après, en reprenant la présidence, je dis, ce n'est pas grave, on rejoue. On redemande à des financeurs. On a le projet. On a la frustration. On a les déceptions. Cette énergie-là, on ne la garde pas comme ça. On transforme. Eh bien, on a eu... trois fois plus en montant pour pouvoir faire notre projet. Ah ouais.
- Speaker #1
On n'est pas resté sur un échec, au contraire, on a rebondi.
- Speaker #0
On a rebondi. Ça, c'est vraiment, je trouve...
- Speaker #1
En prenant, j'imagine, en compte tout ce qui n'avait pas marché l'année précédente et en se disant, vous avez amélioré tel paramètre.
- Speaker #0
On a réajusté, mais on ne changeait pas grand-chose à part un lieu. Et après, en fait, c'était juste, si ça n'a pas marché même avec cette même recette, peut-être qu'un autre va l'aimer, cette recette. Mais rester sur un tel a dit non, ça ne veut pas dire que tout le monde va dire non. Vraiment, je trouve tellement beau de te dire qu'on n'a aucune idée de vers où cette graine va, jusqu'à où elle va germer cette graine en fait et que des fois ça prend son temps.
- Speaker #1
C'est beau ça ce que tu dis. Ça nous donne une clé supplémentaire et toi tu crois dans une autre force qui est celle de la mutualisation et du partage. On se dit qu'on est entrepreneur, on voit les autres aussi comme une concurrence, comme une menace. Toi tu le prends le plus comme de la collaboration et on en sort grandi finalement.
- Speaker #0
C'est vrai que je suis, je dirais, anti-concurrentielle. Non, en fait, je n'aime pas le mot concurrence. Je trouve qu'il n'a pas vraiment de sens aujourd'hui, surtout quand on voit qu'on est dans une sphère aujourd'hui où le partage des ressources, c'est quand même quelque chose qui est hyper présent. Que maintenant, dire qu'on copyright quelqu'un, c'est compliqué parce qu'il y a tellement de possibilités, de façons de faire qu'on peut… Voilà. Ce qui est sûr, c'est que pour moi, toutes les entreprises que j'ai créées, je les ai créées sous ce modèle-là de l'intelligence collective, de aussi, je ne vais pas entreprendre seule, parce qu'ensemble, on va plus loin. Et ça a marché. Elles ont toutes fonctionné. Et je pense sincèrement, je me souviens quand j'étais créatrice de Bijoux, au tout début, on me disait, non, mais vas-y, ça ne va pas marcher du tout. Il y a beaucoup trop de concurrence sur l'île. Et puis, tu vas voir quand tu vas arriver, où les paris-nyonnaises, les gens vont te regarder et tout. Et en fait, moi, je suis effectivement arrivée avec mes petites... de peur, mon petit stress, mais aussi beaucoup d'humilité, de curiosité bienveillante, d'envie de troquer, d'aider, de monter la tonnelle avec la personne. Mais ce n'était pas juste pour me faire des amis, c'était vraiment sincère.
- Speaker #1
Créer du lien.
- Speaker #0
Ça partait de cette base-là, de l'envie de créer du lien. Et puis du coup, j'ai fait des super affaires avec d'autres créatrices de bijoux, j'ai pu racheter des matériels à d'autres. Et ça, je pense, c'est vraiment une force dans l'entrepreneuriat que je suis entourée. Du coup... Mes concurrentes directes aujourd'hui sur ma nouvelle entreprise, Jeux et Enquête 974 notamment, on crée des murder parties. Donc ce sont mes concurrentes directes qui connaissent mes scénarios 100% et qui peuvent les rejouer. Mais moi ça me permet quoi ? D'être à deux endroits différents, et puis de s'apporter des affaires entre nous, de s'entraider, de grandir ensemble aussi, parce que c'est un milieu où en fait cette professionnalisation du métier elle est encore très très récente. On apprend aussi et on se donne des tips. Moi, je trouve que ça a beaucoup plus de sens et ça agrandit le marché. La demande crée la demande, en fait.
- Speaker #1
Ça permet, je pense, d'éviter la solitude qui est inhérente à un entrepreneur, de se retrouver seul face à son ordi, dans son atelier, et de voir se dire « Ok, moi et moi tout seul, bon, c'est sûr qu'avec l'appui et l'aide des autres, ça donne une nouvelle dynamique. »
- Speaker #0
Carrément, oui. Je ne suis jamais seule. Il n'y a pas une journée où... Ou alors sinon, c'est parce que j'ai vraiment besoin de m'isoler pour me... Nos ressources autres mondes.
- Speaker #1
Pourquoi la contaminité va arriver ?
- Speaker #0
Sur la plage. Ah,
- Speaker #1
il y a pire comme cadre. Mais s'entourer, ça me fait penser au fait que tu es la somme des personnes qui t'entourent. J'en ai beaucoup entendu parler. Ça peut être des confrères, des consoeurs, des concurrents, mais surtout, s'entourer de bonnes personnes. L'entourage, c'est important pour un entrepreneur, j'imagine, pour rester motivé, pour confronter des idées aussi. En gros, on ne fait rien tout seul.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Et aussi, en fait, ne pas avoir peur aussi d'aller voir grand, d'aller toquer aux portes des plus grands mentors, en fait. Aujourd'hui, en plus, on a des accès gratuits, il y a les podcasts, justement, de personnes qui ont entrepris leur vie et qui ont vraiment des belles leçons. Je trouve que c'est vraiment pertinent aussi d'aller dans ces vibrations-là de personnes qui ont vraiment des choses à nous apporter.
- Speaker #1
Tu as une approche éclectique de la chose parce qu'on parlait de concurrent tout de suite avant. Et là, on va parler de cible. Parce que quand on fait de l'entrepreneuriat, on ne peut pas entreprendre si on n'a pas, dans le thème marketing, une cible, une target. Et donc, toi, tu amènes une démarche qui est de définir sa cible autrement. C'est une clé que tu as définie. Et toi, pour toi, la cible, tu veux la conceptualiser. Tu la vois, en tout cas, différemment.
- Speaker #0
Oui, alors même, je dirais, je ne vends pas du tout le mot cible. Je crois que je ne l'utilise jamais dans mes entretiens. et je pense déjà d'une part parce que Je suis quelqu'un qui me suis, à travers mon entrepreneuriat, vue comme quelqu'un de très multiple, sans jamais avoir vraiment de cible définie. Je te parlais d'audace tout à l'heure, donc moi j'ai beaucoup lancé mes business un peu comme ça, allez c'est parti, on y va, on verra qui c'est que ça intéresse. C'est ce que d'autres entrepreneurs qui accompagnent diront, non, faut surtout pas faire ça. Moi, je l'ai fait comme ça, ça a toujours marché. Et aussi parce que, en fait, j'ai aussi une posture d'humilité où je me dis, mais en fait, je ne sais pas. En vrai, j'ai envie aussi de découvrir qui c'est qui va être intéressé et de vibrer aussi dans la rencontre de « Ah, mais cette personne, quand je la rencontre, j'ai vraiment envie que ce soit elle, ma cible. Mais aussi, j'ai envie que ce soit elle. » Donc, souvent, le fait de trop construire des choses en amont et de passer trop de temps à essayer de définir sa cible, c'est vraiment s'écarter de notre envie principale qui est juste d'entreprendre au service de soi, des autres et du monde. Et ces autres, mais en fait, qui on est pour savoir qui c'est ? Je pense qu'ils vont aussi se révéler aussi à nous. Et puis on change. En vrai, moi, ma cible, elle change. Je suis devenue maman il y a deux ans. Aujourd'hui, ça vibre beaucoup plus d'accompagner des mamans preneurs. Et je ne dis pas que ce n'était pas le cas avant. J'en accompagne aussi, mais il y a quelque chose qui s'est transformé à ce niveau-là. En tout cas, j'ai marché un chemin, clairement. Et voilà, il y a vraiment des rencontres. Et puis aussi, j'aime bien parce que j'ai été présidente de l'association des filles de femmes. Donc après, on m'a dit, tu n'accompagnes que des femmes ou tu ne peux accompagner que des femmes. Mais en fait, l'année dernière, j'accompagnais autant de femmes que d'hommes. Et moi, ce que j'aime, c'est cette diversité de rencontres. Et aussi, mais en fait, de ne pas dire non, parce que c'est ce qui se passe aussi dans mes accompagnements. J'ai des personnes qui me disent, « Ah, mais du coup, j'ai eu cette proposition, mais ce n'est pas ma cible. » Donc, du coup, ben non. Je dis, ben non quoi ? Ben non, mais en fait, tu as besoin d'argent. Tu y vas, c'est OK. C'est comme si un restaurant, il fermait la porte à... à des personnes, à dire non vous n'avez pas des baskets alors vous, vous ne rentrez pas. Non, ça ne marche pas comme ça. En tout cas, encore une fois, je trouve que trop définir sa cible, et je donne un petit clin d'œil aussi, la Réunion en tant que telle, c'est aussi une cible. Il y en a qui disent j'accompagne des réunionnais, mais en fait en soi c'est une cible de ne pas aller à d'autres endroits que à la Réunion. C'est juste que des fois on a trop l'affiné et du coup on se dit mince, je n'ai pas de clients.
- Speaker #1
Oui, ce qui est intéressant, ce que tu dis, c'est que la cible en soi, le mot, le terme, en fait, c'est de la comprendre, de la typologie personne qui va adhérer à ta prestation de service ou ton produit, mais de ne pas trop la cadrer, de ne pas la mettre dans une boîte, parce que finalement, on se rend compte que ça peut dénaturer. Tu peux sortir ton produit ou ton service et il n'y a pas match. Et de l'avoir trop calculé en avant, ça ne fonctionne pas. C'est décorrélé, en fait. C'est ça le risque.
- Speaker #0
Et diversifier, du coup. Moi, je crois beaucoup, encore plus en ce moment. où il y a des événements extérieurs qui font qu'on a besoin de se diversifier et de ne pas dire je vais vendre qu'à des particuliers, mais pas du tout à des professionnels. Pourquoi pas faire les deux ?
- Speaker #1
Et pour terminer, la dernière clé que tu évoques, qui est quelque chose qui est plus de l'ordre… qui relève des émotions en tout cas. Toi, tu suggères d'entreprendre avec le cœur, c'est de suivre sa joie. C'est un beau coup de cœur. Suivez votre instinct quelque part. Qu'est-ce que tu peux nous dire là-dessus ?
- Speaker #0
Oui, suivre son instinct. En tout cas, suivre vraiment là où c'est joyeux, là où on sent que ça fait quelque chose dans le cœur. Donc, plus on se connaît et plus c'est facile, comme au restaurant, de se dire, moi, j'aime vraiment manger de la butternut et je vois qu'il y a une purée de butternut, donc je vais choisir ça. Et c'est un peu ça aussi, de se dire, qu'est-ce qui vraiment résonne pour moi ? Et du coup, de suivre ça, parce que je pense que là, il y a un chemin. Il y a un chemin déjà énergétique, c'est-à-dire qu'on a l'énergie de se mettre à travailler autour de ça, déjà, entreprendre au service de soi.
- Speaker #1
Ça demande d'avoir la confiance en soi, d'être aligné et pouvoir, finalement, ce que tu proposes, ce n'est qu'un enchaînement. Tu donnes la meilleure version de toi-même dans ton produit ou dans ton service. le résultat de tout ce qui tu es et tu arrives à transformer cette énergie et c'est ce que tu fais donc sur toi, cinq sociétés,
- Speaker #0
tes cinq entreprises maintenant trois parce que du coup à un moment donné j'en relaie à d'autres mais ouais en fait c'est ça il y a une rencontre aussi que j'ai fait récemment et qui m'a beaucoup touchée parce que cette femme on était sur un vraiment mini bilan coaching et donc j'ai rencontré et elle me disait mais moi Laetitia en fait j'ai perdu ma meilleure amie il y a Un an, elle a mis fin à ses jours, elle a laissé deux enfants. Et aujourd'hui, mon projet, c'est de créer une maison d'écoute pour que plus jamais ça arrive, ça, qu'une femme ne se sente pas écoutée et qu'elle mette fin à ses jours. Et tu vois, quand je te le dis, mais moi, j'ai des frissons partout, il y a un truc qui connecte dans mon cœur. Et je sens qu'il y a quelque chose, tu parlais de créer du lien tout à l'heure, il y a un lien qui se crée où je me dis, mais là, ça, ton projet, moi déjà, j'ai envie de l'accompagner, mais je sais que ça va fonctionner parce que toi, il est connecté. à un endroit qui est tellement plus grand que toi. Donc, tu vois, quand je parle du cœur, c'est soi-même, mais en fait, c'est un cœur qui peut aller aussi connecter à l'autre et au monde entier. C'est vraiment plus vaste que ça, en fait.
- Speaker #1
Je crois qu'on appelle ça la nonosphère. C'est un truc où on est tous interconnectés sans qu'un mot ou une phrase, on ne peut pas le définir. On est reliés par ça. Et comme tu l'as dit sur l'exemple, on se reconnaît. On se reconnaît. Oui, je me suis...
- Speaker #0
En fait... Il y a vraiment eu ça. Je l'ai vu, en fait, comme dans Avatar. Tu sais, je te dis.
- Speaker #1
Voilà. C'est un très bel exemple.
- Speaker #0
C'est vraiment des espaces de parenthèses. On ne peut même pas l'expliquer. Et cette vibration-là, quand ça se passe là, moi, je me sens arrivée. Ça, ça peut aider les entrepreneurs aussi, tu vois. Je me sens arrivée dans le sens où je me sens à ma place. Il y a un instant vraiment de... Ah, waouh ! Là, il se passe quelque chose. C'est fort, puissant. Il n'y a pas de mots, en fait.
- Speaker #1
Et après, c'est beaucoup de travail derrière aussi. Une fois qu'il y a ça et qu'on est alignés...
- Speaker #0
Oui, mais du coup, cette personne, en l'occurrence, déjà, elle a comme une énergie à pouvoir déployer ça. Il y a un truc qui est plus grand qu'elle. Et puis, moi, je ne peux qu'imaginer que la vie va lui faire faire les rencontres qu'il faut. En tout cas, je le crois vraiment pour elle, tu vois, à cet endroit-là. Donc, quand tu parlais de personnes qui collaborent avec toi, il y a aussi ça, tu vois.
- Speaker #1
Laetitia, merci beaucoup. On arrive bientôt à la fin de cet épisode. s'il y a des personnes qui nous écoutent et qui sont ici présentes qui ont vraiment ce doute-là, qui hésitent à sauter le pas, qu'est-ce que tu pourrais leur dire pour les encourager ?
- Speaker #0
Eh bien, si vous hésitez à sauter le pas, il y a plusieurs raisons. Déjà, écouter ces voix-là, tu vois, comme on disait en début, la voix du juge, celle qui va être perfectionnée, celle qui se prend trop au sérieux. Je trouve que c'est intéressant de voir aussi. Qu'est-ce que mes voix me disent ? Très schizophrénant, mais c'est important d'arriver à ça.
- Speaker #1
C'est écouter, c'est d'écouter.
- Speaker #0
C'est ça. Et puis du coup, de voir, est-ce que c'est vraiment mon vrai instinct qui me dit de ne pas le faire ? Ou est-ce que c'est juste mes voix qui me disent ? Parce que si c'est les voix qui disent, tu dis ta gueule là-haut. Tu t'en perds, tu calmes. Et faire taire. Et après, vraiment se relier aux autres, c'est-à-dire collaborer. et puis aussi, de vrai dans la joie, de le faire avec cette légèreté. Alors, oui, c'est forcément une évolution constante, une observation, un regard constant sur soi. Mais sur soi, vraiment pour donner ces termes aussi qui me semblent vraiment importants, des regards sur soi qui soient doux, bienveillants, aimants, audacieux aussi, et aussi amusés, pour mettre ça, pour mettre aussi cette légèreté-là.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Je rappelle les cinq clés. que tu as évoquées avec nous au cours de cet épisode pour entreprendre. Oser être opportuniste, se lancer sans attendre. Voir l'entrepreneuriat comme un jeu, J-E-U. La force de la mutualisation et du partage. Ou encore, définir sa cible autrement. Et pour finir, entreprendre avec le cœur et suivre sa joie. Merci Laetitia pour tes conseils très précieux. On peut te retrouver, j'imagine, sur les plateformes, sur tes réseaux sociaux notamment. Oui,
- Speaker #0
on peut me retrouver sur les réseaux sociaux. Les Tibets pour les accompagnements. en bilan de compétences pris en charge avec le CPF. Donc, ça peut être financé à 100 %. Jeu et Enquête 974, qui est ma nouvelle entreprise où je m'amuse à créer des enquêtes policières et à créer des team buildings de cohésion d'équipe. Un autre cours de récréation pour moi. Compagnons de jeu, qui est plus ma sphère associative où j'aime aussi oeuvrer. Donc, Compagnons de jeu, J-E, cette fois-ci. Voilà, en gros, tout ça sur Facebook. Instagram ou sur Internet.
- Speaker #1
Parfait. Merci beaucoup Laetitia.
- Speaker #0
Merci beaucoup pour ton écoute et tes belles questions.
- Speaker #1
C'est gentil. On se retrouve très vite pour un nouvel épisode de Causer des clics, où vous retrouverez des conseils pratiques pour justement prendre le contrôle de votre projet pro. À bientôt. Au revoir.
- Speaker #0
Causer des clics. Des conseils pratiques pour prendre le contrôle de ton projet pro. Un podcast de la Cité des métiers.