- Speaker #0
Qui a dit que ce métier n'était pas pour toi ? Cosémixité, le podcast qui révèle les talents d'aujourd'hui. Un podcast de la cité des métiers.
- Speaker #1
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Cosémixité. Travailler dans la petite enfance, c'est bien plus qu'accueillir des enfants. C'est les accompagner dans les premiers apprentissages de la vie, soutenir les familles et s'adapter à un environnement en perpétuelle évolution. Aujourd'hui, nous recevons Fabrice Renneville, éducateur de jeunes enfants. et qui a fait sa place dans un secteur encore largement féminin. A travers son expérience, il nous parlera des défis qu'il a pu rencontrer dans ce métier, de son rôle auprès des enfants et surtout auprès des parents. On va parler de mixité également dans ce domaine qui est encore marqué par de nombreux stéréotypes. Fabrice, bonjour.
- Speaker #0
Bonjour Daniel. Ça va ? Oui, très bien.
- Speaker #1
Premier podcast ?
- Speaker #0
Premier podcast.
- Speaker #1
On est très content de te recevoir aujourd'hui, on va parler de ton métier et de comment tu as pu évoluer finalement dans une activité où tu es des jeunes enfants. dès la petite enfance à devenir,
- Speaker #0
à grandir et à s'épanouir.
- Speaker #1
Et oui, beau métier. Est-ce que tu peux nous parler en quelques mots et nous dire un peu ton rôle en tant qu'éducateur ? Comment tu en es arrivé à là ?
- Speaker #0
Alors au départ, c'est au fil des rencontres. J'ai rencontré des professionnels de la petite enfance, des éducateurs spécialisés, des assistantes maternelles. Mais c'est aussi parce qu'à la base, j'avais fait des études universitaires et je donnais des cours du soir. des jeunes, des jeunes de 3e, pour préparer le collège, ou sinon je travaillais dans des écoles. Donc des petits cours d'une heure, une heure et demie, ça me permettait de payer les études. Et comme j'ai vu que j'avais un petit peu cette fibre-là, une facilité à essayer d'éveiller, il ne faut pas être aussi passé la barre trop haute, mais à éveiller, à encourager, puis à faire réussir ces jeunes, ça m'a amené à m'orienter plus sur un métier plutôt éducatif.
- Speaker #1
d'accord Et comment était l'accueil au début de ta carrière ? Parce que tu me disais que ça fait à peu près 8 ans, c'est ça que tu as exercé ?
- Speaker #0
C'est à peu près 8 ans que j'exerce. Moi-même, au départ, quand j'ai commencé la formation et la préparation du diplôme, quand tu t'inscris, tu ne sais pas que c'est un métier genré, que tu es tout seul, presque.
- Speaker #1
Ah, donc au départ,
- Speaker #0
tu pars ? Moi, je voulais travailler avec les enfants. J'avais vu le diplôme, je connaissais le diplôme, mais je ne m'étais pas renseigné sur les statistiques au niveau de la représentation. représentation masculine et féminine. C'est quand je suis arrivé dans la promo que j'ai vu on était deux sur 40.
- Speaker #1
Deux garçons sur 40.
- Speaker #0
Deux sur 40 à l'IRTS. En métropole, parce que c'est aussi une formation mobilité, j'ai fait un an et demi sur Rennes et j'étais tout seul. Après, on a eu deux autres jeunes qui ont accompagné. Et alors,
- Speaker #1
ça fait quoi d'arriver dans une promo de 40 et vous n'êtes que deux garçons ?
- Speaker #0
On s'y habitue. On s'y habitue. Après, moi, j'ai toujours trouvé ça assez facile. Oui,
- Speaker #1
ça ne t'a pas freiné en quelque sorte. Non, au contraire.
- Speaker #0
Je pense qu'il faut positiver. Au contraire, c'était des échanges. C'était de l'entraide.
- Speaker #1
D'accord. Et donc, la formation, tu obtiens le diplôme. Et donc, tu fais ton insertion pro. Et au niveau des collègues, tu étais pareil, un des seuls garçons, un des seuls hommes.
- Speaker #0
Au niveau des collègues, j'ai été le seul.
- Speaker #1
Ah, pour le coup, tu es passé de deux à toi tout seul.
- Speaker #0
J'étais tout seul. Oui, oui, sur le terrain. Après, j'ai toujours été le seul éducateur.
- Speaker #1
Et comment était l'accueil ?
- Speaker #0
L'accueil était... Au début, ça peut être réservé parce qu'on se pose des questions.
- Speaker #1
Il y a tout à faire.
- Speaker #0
Il y a tout à prouver, qu'on a toute notre place. Au niveau technique surtout, parce qu'on est un métier où on est sur le terrain. L'accueil, c'est être vraiment auprès des familles, dès le matin jusqu'à le soir, donc connaître toutes les techniques d'accueil, l'ambiance, l'environnement, voir vite fait, analyser un petit peu, regarder un petit peu comment ça se passe et puis donner son point de vue sans être trop dans la directive aussi parce que ça peut freiner l'équipe.
- Speaker #1
D'accord. Et qu'est-ce qui fait que tu arrives à te, entre guillemets, fondre dans la masse ou en tout cas à bien t'intégrer, à pouvoir avoir justement ... Tous les aspects du métier, tu penses qu'il y a quelque chose de néanmoins toi, d'un soft skill que tu as développé, que tu as, qui te permet d'être qui tu es aujourd'hui ?
- Speaker #0
Je pense qu'avant tout, il faut se dire qu'au sein d'une équipe... Je fais, ça m'arrive de changer les cours, je vais faire des biberons, des tâches d'entretien, de ménage. Ça me permet aussi de vivre cette expérience-là, de dire tiens, là il y a quelque chose que j'ai fait, ça ne me plaisait pas, est-ce que c'est avec vous que c'est pareil ? Normalement, j'essaye au maximum d'être à peu près une journée sur chacune des micro-crèches, où j'ai la responsabilité d'encadrer et d'accueillir les familles. Après, au quotidien, je peux être happé. par le contexte. Par exemple, les maladies, en ce moment, il y en a. Je peux faire une semaine sur une crèche, mais ça ne m'empêche pas de prendre un peu de temps dès que possible, le matin ou le soir, de voir comment ça s'est passé. Est-ce qu'il y a eu des attentes au niveau des familles, au niveau des enfants, comment ça se passe au niveau des équipes. Est-ce qu'il y a eu des grosses fatigues, des difficultés ? Essayer de gérer un petit peu, échanger ensemble pour essayer de trouver sur l'instant les petites solutions et puis les tester. Je refais un petit point en fin de semaine.
- Speaker #1
et donc tu as bien sûr 2-3 micro-crèches 3 micro-crèches au niveau de Saint-Joseph semaine rythmée semaine très rythmée j'ai fait
- Speaker #0
2 fois 11h quand même ah oui tu embauches tôt le matin aussi je commençais à 7h je finissais à 18h je faisais une pause c'est pas toujours tout comme ça mais des fois quand il faut il faut quand même accueillir les familles c'est très difficile d'expliquer à une famille qu'on ferme une micro-crèche parce qu'on a pas de freux professionnels Du coup, je préfère faire un petit peu d'heures en plus, mettre les choses de côté, venir sur le terrain, être avec les équipes et puis décaler un petit peu ce que je dois faire.
- Speaker #1
D'accord. Et tu accompagnes les enfants très, très jeunes jusqu'à quel âge ?
- Speaker #0
Deux mois. Dans les textes, c'est deux mois. Mais généralement, les mamans sont vraiment prêtes à partir de trois mois à peu près jusqu'à l'âge d'entrer à l'école, un petit peu avant 300.
- Speaker #1
En 8 ans, ça a dû en faire des enfants.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Ça a dû en voir passer.
- Speaker #0
Après, j'ai aussi évolué parce que j'ai fait un petit peu plus d'un an sur un multi-accueil à Saint-Paul avec 80 familles. Après, j'ai eu l'opportunité de travailler en tant que gestionnaire de trois micro-crèches. Du coup, c'était d'autres missions. Là, c'était vraiment tout ce qui est gestion de planning, les commandes, les stocks. Donc, les échanges de coordination, échanges avec des équipes, des temps d'échange, des temps de réunion. On travaille sur les événements aussi, voir quel événement on va se préparer, quelles fêtes, etc. Et depuis quatre ans à peu près, je suis revenu avec des missions centrées sur l'accueil auprès des familles et un travail avec les équipes.
- Speaker #1
D'accord. Est-ce que tu dirais qu'en tant qu'homme dans ce domaine, tu as dû prouver tes compétences différemment ? Tu as dû cravacher plus ?
- Speaker #0
Je pense qu'il faut vraiment être avec les équipes, en nous voyant faire, en me voyant faire. Et des fois, ça peut déranger parce que je fais autrement. Donc, elles ont peut-être l'habitude de faire tous les jours la même chose. Moi, quand j'arrive, je fais comme elles, mais des fois, je fais différemment.
- Speaker #1
Je raccompagne les enfants. C'est un métier qui demande à la fois une partie sociale, une partie psychologie. Et il y a aussi un rapport.
- Speaker #0
important avec les parents et j'imagine que c'est une complexité c'est un challenge de devoir gérer les deux dans mon organisation avec au sein des micro crèches que je travaille j'accueille je fais le premier accueil c'est à dire c'est moi qui a le premier point de contact premier point de premier accueil je le fais avec la famille mais ça peut être la famille élargie la maman isolée le papa ça peut être les enfants qui sont là on échange sur comment ça se passe à la maison j'ai comme prendre tous les renseignements et on essaie de voir un petit peu comment on peut s'organiser à la crèche pour faire un accueil individualisé dans le groupe.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et là, je pense que la famille m'identifie. Et je pense qu'on crée les premiers liens comme ça, même pour la petite ou le petit.
- Speaker #1
Il y a l'écoute, mais il y a le suivi également.
- Speaker #0
C'est ça. Je pense que l'enfant, il grandit, c'est pas mieux à la crèche, mais sur les premières années, c'est les besoins primaires. C'est-à-dire que l'enfant va pleurer, il va montrer qu'il n'est pas content parce qu'il a faim, parce qu'il a trop chaud, il a soif. Il y a des études qui ont montré un petit peu que des fois les enfants ont soif et 80% des enfants quand ils pleurent, ça peut être aussi parce qu'ils ont un petit peu soif et nous on ne comprend pas. Donc le temps qu'on comprenne aussi à la crèche qu'est-ce qui se passe, pourquoi cet enfant qui ne parle pas, parce qu'il faut se dire aussi qu'on est avec des enfants qui ne sont pas dans le langage jusqu'à les 18-12 ans. 18 mois, 2 ans, et du coup, pourquoi ce bébé qui a 3 mois, 4 mois, pourquoi il pleure ? Est-ce qu'il a faim ? Est-ce qu'il a une couche sale ? Est-ce qu'il fait de la fièvre ?
- Speaker #1
Il y a des raisons multiples.
- Speaker #0
Voilà. Donc nous, on doit identifier un petit peu tout ça, mais c'est par les accueils au quotidien qu'on connaît de mieux en mieux l'enfant et on comprend un petit peu comment ça s'est passé. Parce que le premier accueil du matin, on demandait à la maman, alors, hier soir, ça s'est passé comment ? Est-ce qu'il a pris son premier biberon ? Est-ce qu'il a fait une bonne nuit ? Ça s'était commencé ce week-end. Et les petites anecdotes comme ça, ça nous aiguille un petit peu sur la journée.
- Speaker #1
Le bon déroulé de la journée.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça.
- Speaker #1
Du coup, tu as dû voir pas mal de cas de figure, les schémas, famille monoparentale, etc. Donc, tu as une capture écran assez large, donc tu as les cas de figure. J'imagine que ça te permet de t'adapter et ça te demande encore plus d'être agile, en fait.
- Speaker #0
Oui, je pense qu'il faut vraiment s'informer. Moi, je n'ai pas arrêté de lire. Les manuels essentiels, il y a le côté technique aussi. Quand j'ai commencé ma formation, on ne parlait pas souvent de tout ce qui est imagerie cérébrale, tout ce qui est neurosciences, qui viennent ajouter des preuves du bon sens qu'on a dans l'éducation. C'est-à-dire qu'au fil du temps, on a remarqué que les enfants, même qui ont eu de grosses difficultés affectives, sociales, tout se reconstruit. Rien n'est... Le cerveau est bien fait. et vraiment que... Toutes ces postures qu'on a positives, ça amène vraiment de l'épanouissement et l'enfant peut se reconstruire. Et d'autant plus qu'on sait que maintenant, que ces enfants, jusqu'à avant six ans en tout cas, c'est un peu la préparation de l'adulte de demain.
- Speaker #1
Il y a aussi un paramètre en tant qu'homme, c'est peut-être d'avoir, est-ce que tu as déjà eu l'impression d'avoir eu un rôle paternel dans certains cas de figure ou dans certains enfants que tu as pu accompagner ?
- Speaker #0
J'ai travaillé, au départ je n'étais pas conscient de ça. Dans mes premiers temps, même en formation, j'étais dans un lieu d'accueil, on appelle ça un LAP, un lieu d'accueil enfants-parents, en ZEP. Et il y avait beaucoup de familles avec des femmes, des mamans solo, on appelait ça. Et moi je faisais mes temps d'accueil réguliers et tout. Et il y avait une éducatrice qui était responsable, on travaillait en binôme. Et c'est au fil des accueils, après je faisais un point avec elle, et elle m'avait expliqué que je n'avais pas remarqué que en regardant un petit peu le contexte familial, cet enfant qui a un papa qui est un peu violent, qui crie à la maison, qui montre une certaine agressivité, c'est bon pour l'enfant de voir une autre figure masculine et d'avoir quelqu'un qui s'amuse avec moi. à faire hébriquer des petits avions, qui joue avec moi la petite voiture. Et de fil en aiguille, l'enfant s'épanouit autrement, de lui donner une autre vision, en tout cas, de la représentation masculine dès tout jeune âge. Si je fais le lien avec l'accueil au quotidien, la gestion d'équipe, je pense que c'est important d'écouter, de passer régulièrement, de voir un petit peu comment ça se passe. Moi, je suis content. Je suis allé, par exemple, cette semaine, à travailler de... la journée. J'étais content de retrouver les enfants, de faire l'accueil le matin, de dire tiens, on va jouer ensemble, le soir de retranscrire un petit peu comment s'est passée la journée. Et ça me permet aussi de voir l'évolution de l'enfant parce que je ne l'ai pas vu peut-être depuis une semaine ou 15 jours, mais même 15 jours, des fois c'est extraordinaire les progrès des enfants.
- Speaker #1
Il suffit que tu fermes les yeux et tu les revois.
- Speaker #0
Moi ça m'amuse. Il y a encore, je racontais à un parent un enfant qui a... qui va avoir à peine 14-15 mois. On est assis, il prend son 10 goûters. Après, je lui propose une deuxième tranche de pain. Il est tellement ravi de prendre sa deuxième tranche de pain. Il avance vers moi et il fait le petit saut avec le pied sur le côté, un peu comme Chaplin. Ah oui,
- Speaker #1
t'entends ?
- Speaker #0
Il fait ce petit jeu, il raconte ça au papa. Et puis, tu as l'anecdote. Ah oui, c'est vrai qu'il aime bien danser. Et puis, il est très expressif. Après, j'accueille aussi un public avec d'enfants en inclusion pour ton handicap. Donc ça, c'est un challenge aussi parce que je ne connais pas qui est ce jeune. Je ne connais pas son handicap, ce qu'il peut faire, ce qu'il ne peut pas faire. Ça me donne beaucoup de motivation à essayer de me dépasser parce que je me dis que ce jeune-là qui a telle maladie, elle comprend. elle comprend tout, elle signe elle s'exprime mais elle ne peut pas se déplacer parce qu'elle a une hypotonie des membres elle a une coque et comment jouer avec elle comment faire une journée à la crèche où elle est épanouie ce petit jeune qui n'arrête pas de déambuler j'ai l'impression que moi qu'est-ce que je peux lui apporter parce que je peux Je ne trouve pas le jeu où il peut être concentré, s'amuser. Et il ne fait que déambuler dans la pièce. Et après, quand je relise ces dossiers, on travaille en partenariat avec le CAMS et tout, avec les ergots. Et je vois que l'objectif, c'est surtout la libre-motricité, qu'il apprend vraiment à se déplacer, à se faire confiance. Et là, ça rassure un petit peu, parce que l'éducateur, oui, mais on ne peut pas garantir. Des fois, on a du mal à trouver ce qu'on peut apporter à l'enfant au niveau éducatif. Oui,
- Speaker #1
il y a des... Oui.
- Speaker #0
J'essaie de me rattacher un petit peu sur son bien-être. D'accord.
- Speaker #1
Fabrice, est-ce que tu pourrais nous dire comment est-ce qu'on peut encourager d'autres hommes à s'orienter vers ce métier, à lever des freins éventuels qui, je pense, peuvent facilement être levés ?
- Speaker #0
Moi, j'encourage tous ceux qui sont... On a tous, dans sa famille, eu du lien avec un petit-neveu, un cousin, quelqu'un de jeune âge. Et puis, du coup... Du coup, si on a cette envie-là, il faut y aller. C'est un peu comme si, des fois, on fait un petit peu de mécanique. On n'est pas mécanicien pour autant, mais on aime changer un pneu pour deux vélos ou quelque chose comme ça. C'est pareil pour la petite enfance.
- Speaker #1
On a une appétence. L'aide à la personne.
- Speaker #0
Voilà, du moment qu'on arrive à rassurer l'enfant, déjà, c'est une première qualité à lui parler. à le prendre dans ses bras ou pas, mais à distance, à mettre des petits mots dessus, c'est peut-être le début de quelque chose, parce que nous, tout ce qu'on demande, c'est que l'enfant, il sente que la personne en face, c'est quelqu'un sur qui... De bienveillant, que je peux faire confiance et qui va m'aider à grandir un petit bout de chemin. Voilà. Donc, allez-y, vous avez toute votre place. Et le rôle du père, maintenant, on en parle de plus en plus. Le côté technique, tout le monde peut y arriver, il faut juste une formation de l'information, de l'observation, de l'écoute. des personnes qui sont autour. Il faut rester humble quand même. Mais après, je me dis, le métier est de plus en plus difficile aussi parce qu'on augmente les capacités d'accueil, c'est-à-dire que les structures peuvent prendre de plus en plus d'enfants et ce n'est pas pour autant que le nombre de professionnels, il y en a plus. Donc le métier, on peut travailler dans le public, pour le milieu associatif, pour le milieu avec un statut privé. Et en ayant eu une expérience un petit peu dans tous ces milieux-là, je me dis qu'on va quand même rajouter une charge supplémentaire pour le professionnel parce qu'il y a plus d'enfants. Et malgré ça, on doit quand même garantir un accueil sur la sécurité, le côté éducatif, l'écoute avec les familles, etc.
- Speaker #1
Ok. Un petit mot de la fin, Fabrice ? Une anecdote à nous partager ou un message à passer ?
- Speaker #0
Moi, le message, c'est... Allez vous inscrire, vous avez toute votre place à l'IA ATS de Saint-Benoît ou à d'autres centres de formation. Moi, j'ai fait une formation en mobilité en métropole. Ça peut freiner de dire, tiens, j'ai trois, quatre mois à passer en métropole, mais j'ai fait un an et ça a été une belle expérience. On en revient grandis, voilà.
- Speaker #1
Super. Écoute, merci Fabrice. Merci pour ce riche partage d'expérience.
- Speaker #0
C'est moi qui vous remercie. Je n'avais pas pris conscience du métier genré. Maintenant, de plus en plus, parce qu'au début de la formation, on n'y pense pas. Et après, au fil du temps, on s'y fait. Donc, ce qui est un petit peu cette mise en avant de ta part, je trouve ça intéressant. Vraiment, c'est intéressant pour le métier d'éducateur ou d'éducatrice de jeux d'enfants.
- Speaker #1
Tout à fait, pour casser un peu les codes et se dire que finalement, qu'importe le genre, ce qui compte, c'est l'accueil, l'éveil des enfants. assurer les parents et ça, tout le monde est en capacité de pouvoir le faire en étant formé, en étant apte.
- Speaker #0
C'est ça, je pense que la base c'est de dire qu'on a une formation et il n'y a pas de genre et qu'on peut faire toutes les tâches qu'on peut demander à une professionnelle féminine.
- Speaker #1
Super. Tu as déjà revu des enfants ? qui ont grandi ?
- Speaker #0
J'en revois. Ils se souviennent de moi quand ils viennent ramener le petit frère à la crèche. Parce que lui, par exemple, j'en ai deux cette année où ils sont en petite section. Et du coup, c'est amusant parce que physiquement, ce n'est plus les mêmes. Comme pour les professeurs,
- Speaker #1
ils revoient.
- Speaker #0
Ils avaient une bouille de bébé chez nous. Et après...
- Speaker #1
Ils se rappellent de toi.
- Speaker #0
Oui, ils se rappellent. Ils ont changé physiquement. Mais ils se rappellent. Ah bah oui. Mais ils sont très contents. Et après, il y a le côté relationnel, famille. c'est un métier où on a vraiment beaucoup d'échanges avec la famille et beaucoup de satisfaction aussi. Donc les petits cadeaux de fin d'année qu'on ne s'attend pas, quand l'enfant part, on a toujours des petits cadeaux avec les parents, des remerciements et on ne demande pas ça. Ils ont fait un beau mouchoiré derrière. C'est un peu la reconnaissance aussi de l'accompagnement qu'on a fait au quotidien avec leurs enfants.
- Speaker #1
Excellent. Fabrice, merci beaucoup. Tu as su nous montrer que la petite enfance, c'est avant tout une histoire de passion, d'écoute. et surtout d'engagement. Et que la mixité dans ce secteur, c'est peut-être un atout. Merci pour ce mot de la fin. Merci Fabrice. On se donne rendez-vous à très vite pour un nouvel épisode de Cosé Mixité. Qui a dit que ce métier n'était pas fait pour toi ? Merci Fabrice.
- Speaker #0
Merci à toi. Au revoir. Au revoir. Qui a dit que ce métier n'était pas pour toi ? Cosé Mixité, le podcast qui révèle les talents d'aujourd'hui. Podcast de la Cité des Métiers.