Speaker #0Bienvenue dans Retour à Soi, l'espace où la spiritualité rencontre le quotidien. Mon nom est Émilie Dedecker et ici on explore comment revenir à soi. Pas en fiant le monde, mais en l'habitant pleinement. À travers des interviews, des histoires inspirantes, on va découvrir comment des êtres utilisent leur vie, leurs relations, leurs expériences pour toucher quelque chose de plus vaste. Comment développer certaines qualités, accéder à une spiritualité incarnée et devenir qui tu es vraiment. Pas en répondant aux demandes du monde, mais en honorant ton propre design. Alors installe-toi confortablement et profite du voyage. Salut à toi et bienvenue dans ce tout nouvel épisode et premier épisode de Retour à Soi, car oui, j'ai changé de nom. Et je vais t'expliquer pourquoi. Donc installe-toi confortablement déjà. Et j'ai vraiment envie de te partager que je me rends compte que mon chemin spirituel des dix dernières années, c'est vraiment d'enlever des couches. J'enlève des couches et chaque couche enlevée révèle une nouvelle vérité qui est à chaque fois plus alignée à qui je suis vraiment. Et je pense que c'est pour ça que les gens aussi m'ont suivie. Parce que j'enlève des couches et ça les autorise aussi à enlever des couches. Et donc il y a vraiment... Et on va en parler plus en profondeur dans cet épisode. C'est quoi l'intérêt d'aller enlever les couches ? Qu'est-ce qui se passe réellement là ? Et donc j'ai commencé ce podcast en appelant le Kundalini Business Club parce que j'adore le business et c'est quelque chose qui a réellement transformé ma vie. Et donc à ce moment-là, je pensais que vraiment ce que j'apportais au monde, c'était l'expansion à travers le business. Et j'étais convaincue que c'était ma mission, accompagner d'autres entrepreneurs. Et je me suis mise dans cette case bien précise de business spirituel, entrepreneuriat, stratégie. C'était clair, c'était défini. Et c'était rassurant pour mon système aussi d'une certaine façon, parce que j'amenais vraiment les gens d'un point A à un point B. Et puis j'ai réalisé que le business, pour moi, c'était trop limitant. En fait, il ne s'agissait pas vraiment de ça. J'avais un besoin d'aller vraiment plus en profondeur. j'avais envie de... de toucher à l'essence de la transformation. Et pour moi, le business est un outil. Moi, c'est ça qui a été vraiment le moment révélateur de ma vie et qui m'a permis de faire vraiment un changement radical. Mais je me rends compte que c'est trop limitant et ce n'est pas là où j'ai envie d'amener les gens parce que du coup, il y a trop de gens qui pensent que devenir entrepreneur va être la solution, alors que pour d'autres gens, ça va être complètement autre chose. Ce n'est pas parce que ça a été mon outil que ce sera le tien. Et donc... De là est né le Kundalini Club, qui en fait était déjà le nom de mon studio de yoga en ligne. Et c'est d'ailleurs encore le nom de mon super studio. Si tu n'y es pas encore, la première chose que tu veux faire, c'est mettre sur pause et aller faire l'essai gratuit de 5 jours parce que c'est de la bombe, tout simplement. Sauf que là aussi, je me suis rendu compte qu'à un moment donné, c'était réducteur. C'était une autre case. Oui, le Kundalini est un de mes... principaux outils, ça a vraiment changé ma vie, ça m'aide au quotidien, je vois la transformation que ça offre aux femmes que j'accompagne. Mais je me suis rendue compte que dans le podcast, j'avais envie de parler de beaucoup plus de choses parce que oui, il y a le Kundalini, mais j'ai fait tellement d'expériences et je fais tellement d'expériences encore au quotidien, je me fais accompagner, je vis des transformations profondes qui ne peuvent pas être mises dans la case, juste du Kundalini. Et donc, je me rendais compte sur les dernières semaines, je me disais, OK, mais j'ai envie de parler de ça, de ça, de ça. Et ça ne rentre pas dans le nom Kundalini Club. Voilà, le Kundalini, tout simplement, est devenu une autre case. Et j'ai envie d'amener des gens. Pour moi, il y a quelque chose qui est très, très, très fort et très présent depuis quelques temps aussi. C'est d'aller travailler cette interconnectivité et vraiment d'amener des gens super inspirants sur ce podcast. Pour moi, je vois vraiment le succès et le développement des autres personnes, la vie et les expériences que ces personnes-là ont pu vivre, vraiment comme un tremplin pour moi-même. Comment est-ce que ça peut résonner à l'intérieur de moi et me permettre d'avancer et d'accomplir des choses ? Donc, je n'ai jamais vu ça comme de la concurrence, parce que parfois, je vais aller inviter des gens qui, de l'extérieur, on pourrait croire, font la même chose, mais je crois fondamentalement qu'on a toute notre histoire et on est toutes vraiment uniques. Par exemple, j'avais... J'ai invité Cécilia Germain sur ce podcast il y a quelques mois, je pense maintenant. Et là aussi, on aurait pu dire OK, mais vous faites plus ou moins la même chose. À ce moment-là, je faisais encore de l'accompagnement business. Elle en fait aussi. Elle est très spirituelle, moi aussi. Et donc, on infuse nos enseignements de ça. Sauf que pour moi, ce n'est pas de la concurrence. C'est comment est-ce qu'on peut s'élever les unes les autres. Et ça va définitivement. Là, je sens que je suis vraiment en joie. Je sens qu'il y a vraiment une grande ouverture parce que le non-retour à soi permet tout, en fait. permet cette évolution constante dans laquelle je suis et j'ai besoin de changement. J'ai vraiment besoin de changement et je sais que les gens qui sont dans mon univers ont besoin de recevoir encore un peu plus cette autorisation de changer les choses. Et donc, évidemment, il y a eu cette petite voix à l'intérieur de moi qui m'a dit « Encore ? Tu vas encore changer de nom ? » Mais au final, je ne l'écoute plus vraiment. Cette voix, honnêtement, ce n'est plus la plus bruyante à l'intérieur de moi. A l'époque, c'était la plus bruyante. Aujourd'hui, ça ne l'est plus. Mes dix dernières années ont juste été une succession de changements. Chaque fois, je me donne cette autorisation-là et de ne pas rester figée dans une identité qui ne me correspond plus, d'avancer, d'évoluer et de me transformer tout simplement. Il y a eu cette évidence, il y a ce nom qui était présent déjà depuis quelques temps, retour à soi. J'ai un côté un peu extravagant, je veux toujours faire quelque chose de spécial et je veux que mes contenants soient vraiment hors normes. Et je me suis dit, retour à soi, c'est assez. Est-ce que ce n'est pas un peu trop banal ? Et puis on a... On a tourné de différentes façons avec mon mari. Et au final, retour à soi, c'est vraiment ça en fait. C'est vraiment, vraiment, vraiment ce que je propose. Retourner à son essence. Et donc, let's go ! On y va avec ça. Et ça me permet d'aller explorer tellement de choses qui m'excitent. Donc j'ai hâte d'ouvrir ce nouveau chapitre. Et donc, il y a quelque chose en moi qui est très présent pour le moment. Comme je disais, c'est vraiment cette interconnection. L'interconnectivité entre les êtres. On évolue dans un monde où on nous fait croire qu'il faut être indépendante. Donc cette image de la femme, et je parle des femmes parce que mon audience est féminine, je travaille avec des femmes et je sais que pour les hommes c'est aussi un peu la même chose. Mais on parle beaucoup de cette femme indépendante qui porte tout à bout de bras. qui est incroyable, il y a cette reconnaissance, et tu fais ci, et ça, waouh. Et donc, les gens voient ça sur les réseaux, ils disent, oh my god, comment est-ce qu'elle fait ? Moi, je suis juste au bout de ma vie, d'accord ? Et je peux te dire que cette femme indépendante crée énormément de souffrance, parce qu'elle souffre énormément aussi. Et on forme un champ unifié. Et si tu ne l'as pas encore expérimenté, et que je te dis ça, tu te dis, c'est bizarre et tout, participe à une de mes retraites. voir ou à des activations de Kundalini ou quand on fait des sessions de yoga Kundalini on a ce champ unifié qui nous relie toutes et j'ai vraiment cette envie comme je disais de co-création et plutôt que de vivre dans un monde qui est séparé où chacune fait toutes ses choses dans son coin et retire une énorme fierté que j'ai pu et J'ai pu vraiment vivre. Il y a cette part de moi qui... Je travaille extrêmement fort et je porte à bout de bras toutes ces choses. Et regarde tout ce que j'ai réussi à créer. Évidemment, on retire beaucoup de cette fierté-là. Et puis, à un moment donné, on commence à s'adoucir. On se rend compte que la vraie force, en fait, c'est de réussir à demander de l'aide, échanger avec les autres, à écouter, à collaborer, à créer des choses énormes, en fait. parce que Notre cœur est ouvert et notre cœur est là pour donner et recevoir aussi. Et donc, ça va être une partie de ce qu'on va explorer ici. J'enregistre cet épisode le 27 octobre et ça fait un peu moins d'une semaine que je suis revenue de la retraite que j'ai donnée au Maroc. C'est la première retraite que j'ai organisée en solo, même si j'avais une guest teacher, Christelle. qui était là et qui a donné certains ateliers aussi. C'était vraiment la première retraite que je portais un peu à bout de bras, seule. Et ça a été l'une des expériences les plus profondes pour moi et d'une perfection, même si le parfum n'existe pas, mais il y a vraiment une perfection dans ce qui a été vécu, comme si vraiment chaque personne qui faisait partie du chant devait être présente dans cet espace. Il y a eu une connexion, il y a eu entre les participantes, chacune est devenue enseignante aussi de l'autre et le champ énergétique était juste incroyable. C'était comme un jeu de cartes absolument parfait. J'ai envie de te partager ici un framework spirituel, donc comme un cadre spirituel, comme un blueprint. Je sais que j'utilise des mots en anglais, je suis désolée, d'accord, du tout. après. Le meilleur mot que je trouve, c'est vraiment le framework spirituel de Ken Wilber, qui est extrêmement simple et qui parle un peu de ce qu'on vit tout au long de notre vie et ce qu'on a pu vivre en micro à la retraite. Et donc, ce framework, c'est growing up, clearing up, waking up. Showing up. Donc il y a quatre étapes. Growing up, c'est la période de notre vie où on grandit. C'est vraiment notre corps, notre être est totalement ouvert aux personnes qui nous sont proches. On dit que quand on est, il y a vraiment nos cinq corps qui sont ouverts, ouverts complètement à recevoir ce que les personnes de notre entourage ont à nous donner ou ce qu'ils nous enseignent à ce moment-là. Donc tout est complètement ouvert. Et on absorbe totalement les empreintes culturelles, familiales, les codes, parce que c'est notre façon de survivre et on veut être accepté par la tribu. Et donc on grandit, on accumule toutes ces croyances, tous ces conditionnements, parce qu'on veut faire partie du groupe, on veut être aimé, accepté, reconnu. On nous apprend dès le plus jeune âge à avoir notre énergie tournée vers l'extérieur, donc vers les objectifs. Si tu fais des bonnes études, si tu es bonne à l'école, waouh, on va être content. Donc, mon énergie est toujours tournée vers les carottes que je dois atteindre, les objectifs qu'il faut que j'atteigne pour satisfaire la tribu. Et donc, ce que ça fait, c'est que je suis zéro connectée à ce qui se passe dans mon corps. Et les femmes avec qui je travaille, on passe notre temps à se reconnecter à notre corps, à ce qui est présent à l'intérieur de nous. Et ce qui arrive souvent, c'est que les personnes arrivent dans mes contenants, « Ah, je ne sais pas vraiment quels sont mes désirs, je n'arrive pas vraiment à ressentir ce qui se passe dans mon corps. » Mais c'est normal, on ne nous a jamais appris. Et on passe notre temps à être... Tout le temps, tout le temps, tout le temps tourner vers l'extérieur. Satisfaire le monde, comme ça je vais être satisfaite. Et je me rends compte encore plus à travers l'éducation de mes propres enfants à quel point je suis enculturée. Je dis, c'est un mot. À quel point il y a des choses extrêmement ancrées à l'intérieur de moi que je passe de façon inconsciente. Sauf qu'aujourd'hui je vis de plus en plus de façon consciente. D'accord, donc je commence à voir les choses, mais les automatismes sont incroyables. Et j'éduque mes enfants d'une façon où je leur permet de remettre en question mes propres incohérences. Je ne peux pas leur dire « tais-toi, fais ça » , sans qu'il n'y ait aucune cohérence derrière, ça ne fonctionne plus. De toute façon, même toute la génération qui arrive est comme ça. On ne peut plus juste dire « il faut être cohérent » . Il y a eu énormément d'incohérences par le passé. J'insiste sur cette éducation-là parce que ça m'excite et je veux éviter des années de thérapie à mes enfants. Mais disons que dans notre foyer... J'essaie de faire autant que possible, de leur donner l'espace de s'exprimer. Et moi, c'est le genre d'environnement dans lequel j'ai envie d'évoluer et d'avancer. Ensuite, on passe dans la deuxième étape, c'est le cleaning up, enlever les couches. À un moment donné, tu te rends compte que, et peut-être jamais pour certaines personnes, ou très très tard, il y en a d'autres qui vont l'avoir très tôt, le clearing up, ok ? C'est vraiment cette période où tu commences à enlever les couches. Là, tu te rends compte qu'il y a beaucoup de choses qui ne t'appartiennent pas. Et les unes après les autres. Et ça met du temps, ça prend du temps. Parfois tu te dis, c'est pas possible que je fasse ce travail depuis autant de temps. Et il y a encore ça. Il y a encore ça qui est présent. C'est vraiment, vraiment, vraiment ancré à l'intérieur de nous. Et l'idée ici, c'est de revenir petit à petit à ton essence, à qui t'es réellement. Et là, au fil du temps, au fil des jeux, tu te dis, ok, mais ça, non, en fait, ça, ça m'appartient pas. Et tu te rends compte à quel point c'est fou, c'est comme un château de cartes, en fait. un château de cartes sur laquelle t'as bâti ta vie et là y'a Tu commences à enlever une carte, deux cartes, et c'est là où tout commence à s'effondrer. C'est à ce moment-là qu'on parle, par exemple, de nuit noire de l'âme, de mort de l'ego, des choses qui sont extrêmement douloureuses, parce que c'est toute ta réalité qui s'effondre. Et évidemment qu'on peut avoir des moments de remise en question. Pourquoi ? Mais pourquoi ? Plein de fois, je me suis dit, mais pourquoi je fais ça, en fait ? Pourquoi est-ce que je ne reste pas juste dans ma petite vie, pépère, comme avant, facile, simple ? Et la raison pour laquelle ça se passe, c'est qu'en fait, il n'y a pas d'autre possibilité. Ça fait partie de la raison pour laquelle tu es sur Terre. Tu dois apprendre, tu fais partie de ces personnes qui ont besoin d'explorer. Je ne peux pas faire autrement. J'ai tout le temps besoin d'explorer de plus. J'ai tout le temps besoin de comprendre plus, d'enlever des couches, revenir à mon essence, comprendre la raison pour laquelle je suis là. Et tu peux plus regarder en arrière. Je suis sûre que tu fais partie de ces personnes qui peuvent plus vraiment regarder en arrière, même si tu y as touché juste un tout petit peu. Tu peux pas désapprendre ce que tu sais. Par contre, tu peux désapprendre tout ce qu'on t'a donné durant tes premières années. Tu peux commencer à changer. Ok, bon, ça c'est culturel, ça c'est familial, peut-être que ça m'appartient pas. Et je dis pas que toutes les choses familiales sont mauvaises, absolument pas. Il y a plein de choses qui sont absolument divines et magnifiques. C'est juste que parfois, il y a des choses qui sont transmises de façon inconsciente. que même Nos parents ont souffert de ça, nos grands-parents ont souffert de ça, et inconsciemment on le transmet. Et c'est ça l'élévation de conscience dont on parle. Et c'est ici que l'entourage devient crucial. Ce qui est super important dans ces moments-là, c'est d'être entouré de gens qui vont pas essayer de lisser ton processus ou te dire, ah oui, tout ira bien, t'inquiète, c'est bon, c'est bon, c'est bon. Non ! T'as besoin d'être avec des gens qui t'autorisent à être pleinement dans ton chaos. Juste qu'ils te disent, je vois ta peine, et je suis avec toi. est Je t'accepte exactement comme t'es. On change rien, d'accord ? Je suis pleinement avec toi. Je respire avec toi. Et on fait ce processus dans Satnam. Et toutes les filles disaient à quel point c'est libérateur de ne pas avoir quelqu'un qui essaye de lisser ce que tu vis ou qui essaye d'apporter une solution. Non, j'ai juste besoin de vivre pleinement ma peine, ma douleur, ma tristesse, ces émotions qu'on considère comme négatives. Et on vit dans une société où on veut absolument éviter tout ça. Et c'est extrêmement dangereux, honnêtement. Parce que ce qu'on nous apprend à faire, du coup, c'est quoi ? C'est à nous anesthésier, à scroller, à devenir accro à des choses, à croire qu'il y a toujours quelque chose d'extérieur qui nous manque, pour ne pas ressentir ce qui se passe vraiment profondément à l'intérieur de nous. Et la troisième étape, c'est waking up, donc c'est s'éveiller. Commencer à se réveiller à une nouvelle réalité. Et ce qui est fou à ce moment-là, c'est qu'il n'y a rien qui change de notre réalité. C'est juste notre perception des choses qui change. Et c'est ça l'éveil. Ça ne veut pas dire partir, faire le... tour du monde en backpack. Tu peux avoir ton éveil à ce moment-là, mais tu peux rester dans exactement les mêmes conditions de vie et commencer à t'éveiller. Changer de niveau de conscience. Généralement, ce qui se passe, c'est qu'on va participer à un événement. Il y en a qui vont l'avoir de façon spontanée. Mais autrement, tu peux participer à un événement, tu vas rencontrer quelqu'un, tu vas participer à une retraite et tu touches à quelque chose auquel t'as jamais touché auparavant. Et je suis sûre qu'il y en a plusieurs de vous qui ont déjà participé à des... à des choses comme ça qui vous ont amené, qui t'ont amené dans une autre dimension. Il y a quelque chose qui était différent. Tu as ressenti une connexion comme jamais. Il y a quelque chose dans ton corps qui était différent. Tu as commencé à voir les événements de ta vie d'une autre façon. Il y a plusieurs personnes, par exemple, à la retraite au Maroc qui ont dit « Ok, pour moi, il y a un avant et un après. J'ai vraiment eu des gros, gros shifts pendant cette retraite. » Ou alors, tu te touches à ça, par exemple, quand tu pratiques, quand tu médites. En fait, tu rentres dans un état de conscience qui est différent. Et quand on parle de niveau de conscience, c'est vraiment commencer à voir ce qui est. Comme je dis, il n'y a rien qui change dans ta réalité physique. La réalité est toujours la même. Mais il faut comprendre qu'il y a plusieurs plans qui existent simultanément. Ça veut juste dire que tu commences à percevoir les choses différemment sous un autre angle. Donc par exemple, tu n'es plus fusionné avec tes émotions. Oh, il m'arrive toujours ça, c'est toujours la même chose, il y a toujours ça. J'en veux au monde. Ou je suis chaotique. Je suis ci, je suis ça. Et d'un coup, tu te rends compte que, ok, non, en fait, je ne suis pas ça. Là, c'est ma réalité. C'est le nuage qui passe. Mais je ne suis pas ça. Et donc, qui est la personne qui observe ces émotions ? Qui est l'observateur ? Et ça te fait changer complètement ta réalité. Ça veut dire que ce n'est pas qui tu es. Je ne suis pas mes croyances limitantes. Je ne suis pas tout ce qui m'arrive actuellement. Et tu commences à prendre du recul. Et à partir du moment où tu réussis à prendre du recul, C'est extrêmement... différent dans la façon dont tu vas vivre ta vie. C'est ça qui va se transformer réellement. Parce que tu es plus fusionné avec ce qui t'arrive. Et je veux juste parler, nommer un piège ici. Quand tu commences ton chemin spirituel, il y a une chose qu'on a tendance à faire quand on commence à découvrir qu'il y a autre chose. C'est ce qu'une de mes enseignantes appelle le specialitis. Et il y en a plusieurs d'entre vous qui l'ont déjà entendu. C'est qu'on commence à se sentir spécial, supérieur. par rapport aux autres parce qu'on a découvert quelque chose que les autres ne comprennent pas. Les autres sont endormis, moi je suis éveillée. Et je veux juste dire que c'est une tendance normale. La majorité des gens qui commencent à évoluer sur leur chemin spirituel vont vivre ça à un moment donné parce qu'ils ont découvert quelque chose de complètement incroyable. Et l'autre tendance qu'il peut y avoir, et je veux juste dire que ça s'apaise avec le temps, parce qu'on se rend compte que tout le monde est sur son chemin. Il n'y a pas une personne qui est au-dessus de l'autre. Parce qu'on forme un champ. interconnectés, on forme un. Et l'autre tendance c'est de vouloir partir dans les hautes sphères. Chose que j'ai absolument voulu faire. Dans les chakras supérieurs, de partir très haut pour fuir la réalité qui t'ennuie parce que t'as pas encore appris. Oui, tu touches à ça dans les retraites ou dans des expériences, mais il y a toujours ce quotidien qui te rattrape constamment. Sauf que c'est pas ça la vraie spiritualité. Ça, ça s'appelle fuir en fait, tout simplement. C'est comme si je prenais de la drogue ou que je buvais de l'alcool pour échapper à la réalité. C'est exactement la même chose. On a besoin d'aller dans ces espaces pour aller ressentir ces choses-là et on n'arrive pas à le vivre au quotidien. Et le véritable éveil, c'est réussir à amener ça dans ton quotidien. Comprendre qu'on t'a donné des cartes à la naissance. Ce que tu vis maintenant, ta réalité. Que ce soit de la douleur, de la souffrance, des choses difficiles, des trucs que tu as envie de fuir, ces cartes sont là pour une raison. Vraiment. Alors comment est-ce que tu peux amener ce que tu vis dans ces endroits spirituels, les méditations, vraiment dans ton quotidien ? Comment est-ce que tu peux commencer à pratiquer, utiliser ton quotidien comme la vraie pratique ? C'est ça la vraie pratique. Et donc waking up, clearing up, c'est des choses qui peuvent se passer en simultané, c'est un processus qui peut être vraiment long. Vraiment long à intégrer profondément. C'est vraiment le chemin d'une vie, l'aventure d'une vie, et qui demande de la pratique, et des décisions, et des choix quotidiens. Et la dernière étape, c'est vraiment « showing up » . Donc comment est-ce que tu peux « show up » dans le monde ? Comment il y a Ram Dass qui disait justement « ton karma définit ton dharma » . Et ton karma, c'est ce avec quoi tu es né. C'est ton quotidien, c'est tes cartes, c'est ce dont je parlais. Ce que tu vis, tes challenges, ta vie 3D. Toutes les choses qui peuvent t'énerver, toutes les choses qui te mettent en joie, les hauts, les bas, tout. La réalité actuelle de ta vie, c'est ton karma, qui est la conséquence d'actions passées. Et pourquoi est-ce que ça définit ton dharma ? C'est parce qu'à partir du moment où tu commences à t'éveiller, et à prendre conscience que tu vis cette réalité-là pour une raison, et que ça devient ton terrain de jeu pour commencer à grandir et à évoluer, tu vas réussir à transmuter et changer réellement ta réalité. Et automatiquement, ça va devenir ta mission. Automatiquement, tu vas commencer à accompagner d'autres personnes. Et on devrait, en fait. Je dis automatiquement, peut-être pas, en fait. Peut-être que tu vas décider de le garder pour toi. Mais quoi qu'il arrive, ça va avoir un impact sur ton entourage. Et c'est comme ça que tu vas vraiment aller transformer le monde. C'est pas en regardant les nouvelles non-stop et dire « Oh, il se passe ça dans le monde, c'est horrible, c'est horrible. Faudrait que je me sente coupable et que j'aille mal. Parce que c'est terrible. Comment est-ce que moi, je peux aller bien alors que d'autres gens vont mal ? » C'est pas comme ça qu'on change le monde. Ça, c'est juste tirer tout le monde vers le bas. Donc comment est-ce que ton karma peut commencer à devenir ton dharma, ton chemin, pour vraiment être au service de l'autre ? Donc je te donne un exemple pour moi, personnellement. Donc, mon karma à l'époque, c'était de vivre vraiment dans cette petite case d'employé où je sentais que je n'étais pas à ma place. Et je ne dis vraiment pas que les êtres employés c'est dans une case. C'était... ma perception parce que ce n'était pas ma mission d'être employée. Et donc, je ne me suis jamais sentie à ma place dans le milieu du travail. Et donc, j'étais malheureuse. Je vivais vraiment dans ce petit niveau de conscience. Je subissais ma vie. Aujourd'hui, à postériori, je peux voir que j'étais vraiment dans la posture de victime. J'ai transmuté ça en devenant entrepreneur. Et donc, le fait de changer ce karma-là, transformer ce karma-là en osant et en commençant à m'écouter, écouter, en faisant énormément de yoga, en changeant la perspective que j'avais par rapport à ma vie. Mon karma est devenu mon dharma, donc c'est devenu ma mission où j'ai commencé à accompagner d'autres femmes. Et donc pour moi, ça a été vraiment mon outil à ce moment-là d'être entrepreneur. Et comme je disais, je ne pense pas que ce soit l'outil de tout le monde, même si c'est un peu ce qu'on fait croire aujourd'hui. Et je me suis rendu compte que ma mission, à un moment donné, c'était de permettre à d'autres femmes de vivre cette transition-là. Et ça a été vraiment à travers des expériences personnelles. Et c'est pour ça qu'il ne faut pas avoir peur de plonger. Si tu sens que tu es au bord de la piscine, souvent on attend, on attend. Et il y a cette expression qui dit, l'eau ne va pas se réchauffer si jamais tu attends. Elle va devenir de plus en plus froide et ça va devenir de plus en plus inconfortable. Et si tu n'es pas prêt à sauter et qu'il commence à faire froid, juste retourne à l'intérieur. D'accord, prends le temps, prends le temps de te réchauffer au soleil. C'est juste de décider à un moment donné, parce que cette posture, bord à piscine entre deux, est vraiment super inconfortable. Et donc, à un moment donné, tu veux juste décider de plonger. Et j'ai toujours plongé en sachant que... Aujourd'hui, je plonge encore plus facilement, d'ailleurs, en sachant que ça fait partie de mon dharma, de ma mission. Je sais que de l'autre côté, il y aura toujours quelque chose de plus grand, de plus fort, de plus vrai, de plus rempli d'amour. Et c'est à force de l'avoir fait que j'en suis persuadée aujourd'hui et que je le sais. Et donc je vais partager qu'en cours de route ce qui se passe, c'est que pour moi en tout cas ce qui s'est passé c'est qu'au début c'était beaucoup lumière, lumière, lumière, ok je veux amener de la lumière dans cette vie au final qui ne fonctionne pas pour moi et le truc c'est que ça ne fonctionne pas, d'accord, c'est parce qu'il y a la lumière et il y a l'ombre, les deux sont indissociables. et j'ai dû vraiment plonger profondément dans l'ombre. On parlait tout à l'heure de mort, de l'âme. Les nuits noires de la mort de l'ego, ces choses-là que tu as certainement déjà dû entendre et certainement peut-être déjà vécues aussi. Et ce qui m'a vraiment sauvée, c'est d'être entourée de gens qui m'ont dit « c'est normal, ce que tu vis, c'est normal, c'est ok » . D'accord ? Qui n'ont pas plongé avec moi, qui n'ont pas eu peur. Ils m'ont pas dit non, c'est pas normal, là t'es en train de vivre des trucs bizarres. Non, c'est normal. J'en reviens vraiment à cette importance de sangha et d'être entourée de gens qui juste acceptent pleinement comme t'es sans essayer de changer quoi que ce soit. Ça m'a permis de pas avoir l'impression d'être complètement à côté de la plaque. Donc imagine si j'avais été entourée de gens qui me disaient voilà, c'est complètement taré ce que tu fais, t'es complètement dingue et t'es en train de vriller complètement. Et que c'était ce que j'avais comme reflet à longueur de journée, c'est sûr que j'en serais pas là. aujourd'hui. Et donc c'est une décision. C'est une décision parce que mon environnement d'il y a dix ans n'était pas du tout dans les trucs spirituels. La majorité de mon environnement aujourd'hui n'est pas encore. J'ai décidé de me mettre dans des contenants pour que ça devienne quand même majoritairement ma nouvelle réalité. Parce que si jamais je ne suis pas, on ne me reflète jamais, tiens, c'est normal ce que tu vis, ça crée une encore plus grande dissociation à l'intérieur de moi. Ça crée encore plus de souffrance et ça fait durer le processus beaucoup, beaucoup, beaucoup plus longtemps. Et donc tout ce que j'arrive à transmuter, tout ce nettoyage, tout cet éveil que je vis, parfois même en simultané, différentes étapes en simultané, ça me permet juste d'éclairer d'autres personnes sur le chemin. Ram Dass dit « We all bring ourselves back home, each other home » . Donc on est là tous pour se ramener vers soi, vers son essence. On veut tellement aider, d'accord ? On veut tellement aider et c'est ça la meilleure façon d'aider. Vraiment, ça commence là. Donc tu peux te dire que ce que tu vis actuellement, c'est pas juste pour toi, c'est pour le monde. Ce que tu décides de nettoyer, ce que tu t'autorises à faire, ce que tu transmutes, ce que tu décides de regarder en face, les veilles que tu vis, ça va au-delà de toi. C'est comme cette histoire du papillon qui bat des ailes en Asie. Le petit battement d'ailes, tout mignon, et qui forme des tempêtes à des milliers de kilomètres de là. L'effet papillon. C'est exactement la même chose. Et donc les personnes que j'accompagne sont vraiment dans ce stade de waking up, showing up, clearing up aussi pas mal. Et l'idée de ce podcast, c'est vraiment de voir comment tu peux impacter le monde en devenant toi. Pas en devenant quelqu'un d'autre, pas les trucs, les derniers trucs que tu as vus sur les réseaux. Juste en revenant à toi, en revenant à ce qui est déjà présent en dessous de toutes les couches. En t'autorisant à devenir de plus en plus toi. Comment tu peux commencer à utiliser ta vie, tes relations pour... à mener dans ta vie de tous les jours ce que tu expérimentes dans les espaces spirituels. Parce que ce qui se passe, comme je disais, dans les premières années d'exploration, c'est qu'il y a vraiment cette tendance à se déconnecter du monde. Et donc l'invitation ici est vraiment de sentir ce qui se passe dans ton corps, d'être totalement présente dans ton corps. Et un jour tu comprends que la seule chose qui t'accroche vraiment, qui te trigger, c'est ton propre mental. Dans tes relations, dans ce qui se passe au quotidien, la seule chose... C'est dans ton propre mental. Parce que s'il n'y avait rien qui accrochait à l'intérieur de toi face aux situations, ça n'aurait pas d'impact sur toi. Ça glisserait, tout simplement. Donc voilà, nous voilà à la fin de ce premier épisode. Tu comprends le pourquoi du changement, pourquoi j'élargis ma vision, pourquoi je m'autorise encore et encore à explorer toutes les facettes du retour à soi. Et merci à toi d'être là. Je serais curieuse d'avoir ton retour sur... ce changement de nom sur cet épisode, voir comment ça résonne à l'intérieur de toi. Et si tu as envie de plonger avec moi plus en profondeur, il y a deux espaces. Il y a le Kundalini Club, qui est l'espace virtuel au quotidien pour ramener plus de vie dans ta vie, Kundalini, des activations d'énergie vitale, Yoga Kundalini. Il y a du yoga du visage et une super belle communauté. Et si tu as envie d'aller encore plus en profondeur, Il y a la liste d'attente qui est ouverte pour la deuxième corps de Satnam. Et ce qu'on vit actuellement est juste incroyable. Si tu fais partie de ces personnes qui ont envie de comprendre, d'aller en profondeur, de voir l'ombre et la lumière, d'être vu vraiment tel que t'es réellement, accepté tel que t'es et vivre vraiment des transformations puissantes, c'est quatre mois d'accompagnement en groupe. Il y a une retraite dans un lieu de rêve, parce que j'adore les lieux de rêve. Et les places sont limitées, on commence mi-février. donc t'as tous les liens en bas de cet épisode. Et that's it. Sat Nam.