Speaker #0Coucou et bienvenue à toi dans le podcast de l'Académie L'Amour en Lumière où je te fais des partages chaque semaine sur l'amour, les relations et quelques outils pour te permettre d'avancer dans ta vie amoureuse vers une relation bien évidemment que l'on souhaite heureuse et saine. Aujourd'hui je voulais te parler de quelque chose qui peut vraiment être vécu comme un trauma, c'est le ghosting. Alors si tu n'en as jamais entendu parler, c'est que certainement tu ne l'as jamais vécu. C'est en fait quand la personne que tu aimes ou une personne que tu aimes disparaît, ne répond plus, voire même te bloque de partout sur les réseaux, etc. Bref, une disparition complète du jour au lendemain et sans prévenir. Je précise le sans prévenir parce que sinon, ce n'est pas du ghosting à mon sens. Une personne qui initie un silence, pour moi, c'est un silence radio. Et voilà, la nuance est quand même... importante puisque le ghosting, la personne devient comme si elle n'avait jamais existé dans ta vie finalement, elle disparaît totalement. Quand je dis que ça peut être vraiment vécu comme un réel trauma, c'est parce que en fait tu vas rester, si tu veux, ton mental en fonction de ta sécurité intérieure aussi et du coup ce sera l'occasion pour moi de reparler des perceptions. Mais ton mental va vraiment tourner en boucle, en fait, dans l'incompréhension la plus totale, avec une tonne de questions. Tu vas passer de la colère à la tristesse, enfin voilà, c'est très brutal. Donc voilà, c'est pas une violence ni verbale ni physique, mais ce silence sans avertissement, je dirais, peut vraiment être vécu malgré tout comme un trou. C'est quelque chose qui m'est arrivé il y a quelques années, pour être honnête. J'avais déjà commencé à me former un petit peu dans le développement personnel, donc j'avais quand même quelques outils. Je n'en avais pas autant qu'aujourd'hui, certes. Mais en tout cas, j'avais la chance d'avoir quelques outils à mon actif, notamment l'hypnose et la programmation neurolinguistique. Donc, quand ça m'est arrivé, j'avoue que j'étais à une période de ma vie en plus où je me disais, c'est génial avec tout le boulot que tu as fait sur toi. Tout ce que tu as compris, j'avais vraiment une ouverture d'esprit assez conséquente, je dirais les deux dernières années notamment. Une évolution personnelle assez importante que je ressentais vraiment. Et du coup, j'étais vraiment en mode, tu as guéri plein de trucs, c'est trop bien, voilà, voilà. Et quand c'est arrivé... Alors bien évidemment, sans que je m'y attende le moins du monde, j'ai eu franchement l'impression que je tombais d'un immeuble de 50 étages, crise d'angoisse que je n'avais pas faite depuis des années. Et vraiment ce sentiment d'avoir les cinq blessures, quand on parle des cinq blessures de l'âme, c'est l'abandon, le rejet, l'injustice. La trahison et l'humiliation, il y en a à mon sens bien d'autres, mais en tout cas c'est les cinq principales qui résument beaucoup de choses. Et là j'ai eu l'impression de me les prendre en pleine face. Alors que je me disais, bah non, nickel, j'ai vachement bien évolué, vachement bien avancé, ce qui était vrai aussi. Néanmoins, je me voilais un petit peu la face sur la réalité de tout ça. Et donc, vraiment, ça a été... Heureusement que j'avais les outils que j'avais. C'est-à-dire que les deux premiers jours, j'étais en boucle, ce que je te disais, mon mental. Et j'étais en train de me poser mille questions. Est-ce que je me suis trompée sur la personne ? Est-ce que la personne est en souffrance ? Est-ce qu'il y a une partie de sa vie que je ne connaissais pas ? Et du coup, en fait, quelqu'un s'est interposé et a... a fait la mécanique de bloquer, etc. Vraiment, une tonne de questions, de ne pas comprendre le pourquoi et de ne pas pouvoir obtenir de réponse. Et puis, au bout de deux jours, je me suis dit, bon, là, stop. Et je précise parce que j'avais les outils. Je suis bien consciente que ça peut durer bien plus longtemps que ça. Là, maintenant, en fait, l'idée, c'est de se recentrer et ce que ça t'évoque à toi, ce que tu ressens t'appartient. J'avais cette conscience-là. Et en gros, qu'est-ce que je peux faire maintenant ? pour me sentir mieux ? Voilà, ça, c'était la seule question sur laquelle je me suis focalisée. J'ai chinté mon mental qui tournait en boucle sur la situation. Et voilà, c'était qu'est-ce que je peux faire maintenant pour me sentir mieux ? Donc, pour moi, la réponse a été d'écrire une lettre à l'époque et que j'ai reprise à multiples reprises. Le premier G étant vraiment axé sur... toute la colère que j'avais exprimée et puis ensuite j'étais plus dans la peine, la tristesse, etc. Donc je reformulais, je relisais la lettre et je la reformulais au fur et à mesure et ça me permettait d'évacuer mes émotions comme ça jusqu'à arriver à quelque chose d'assez, je dirais d'assez neutre qui correspondait à ma vérité en fait et qui me permettait moi d'être sereine. Donc j'étais pas du tout dans, au-delà du fait que j'ai exprimé ma colère mais que je l'ai reformulée derrière un petit peu comme l'idée de... transmuter ces émotions, de laisser peut-être faire différentes phases de deuil d'une potentielle relation que j'avais imaginée, etc. Et je l'ai fait par l'écrit, bien évidemment, ça peut être fait de beaucoup de façons différentes, l'idée c'est que ça te fasse du bien à toi, ça peut être l'expression par j'en sais rien, un sport en particulier, quelque chose de créatif, ça peut être très abstrait avec de la peinture, ça peut, voilà. Et en fait, J'avais cette conviction vraiment qu'il y avait la possibilité que je me sois trompée sur la personne, mais j'avais cette conviction que ce n'était pas le cas. Et vraiment, ça me faisait du bien aussi de me dire ça. Ce n'est pas moi qui me suis trompée. Je sais, j'en suis même encore convaincue, bien sûr, à aujourd'hui, que c'est une personne bien qui a fait ce qu'elle a pu avec ce qu'elle avait. Désolée pour l'interruption. J'avais une livraison de colis pour être honnête. Voilà, donc nous avons été interrompus. Je reprends immédiatement. Donc je te disais, je suis persuadée, intimement convaincue que cette personne est quelqu'un de très bien et qui a fait avec les moyens du bord. Tout comme moi, en fait, quand je me suis retrouvée en face avec toutes mes blessures dans la tronche, j'ai fait ce que j'ai pu avec ce que je pouvais, avec les moyens que j'avais. Et voilà, donc de la même manière, Il n'y a pas de raison, en fait, que je me traite différemment, que je me blâme, que je culpabilise, que... Voilà, ce n'était pas l'objet. Parce que bien souvent, en fait, quand on va en vouloir à quelqu'un, ça reflète souvent qu'on s'en veut à soi-même de rien avoir vu venir, de ne pas avoir vu les signes. On se refait les scènes mille fois en cherchant la... petite bête de ce qu'on aurait pu déceler, etc. Et au final, c'est plus destructeur qu'autre chose. Et de manière générale, j'ai cette conviction qu'il n'y a que des personnes bien et qui font ce qu'elles peuvent avec leur bagage, avec leur trauma, avec leur peur, avec... Voilà. Mais en soi, je suis persuadée que... Bref, c'est une conviction personnelle qui m'aide, voilà, croyance aidante en ce qui me concerne. Mais t'es pas obligée de la partager, bien évidemment. mais en tout cas, je te la partage quand même parce que, je ne sais pas, ça peut peut-être te soutenir ou t'inspirer, je ne sais pas. Tu feras bien comme tu le souhaites. Voilà, petit partage perso fini. Et je vais rebondir du coup sur les perceptions. Et je sais que j'en parle à chaque fois, mais c'est tellement important, tes perceptions, c'est vraiment ce qui va déterminer le chemin que tu vas prendre et comment tu vois une situation. Donc je t'ai partagé moi mes perceptions sur le moment, enfin avec du recul bien évidemment maintenant à aujourd'hui, mais je t'ai partagé de comment je voyais les choses et comment ça m'a aidé. Si t'es dans des croyances du style, de toute façon j'ai jamais de chance en amour, tu viens en fait juste voir la situation comme une confirmation de ce que tu crois. Pareil si tu te dis que l'amour ça fait souffrir, mais c'est exactement la même chose. Tu vas venir valider cette croyance-là. Tu ne vas venir voir les situations qu'à travers tes croyances et en plus de ça, y voir des confirmations. Si tu dis que tu n'es pas assez bien ou que tu n'es pas encore assez parfait, parfaite, que tu ne mérites pas d'être aimé ou autre, tu vas encore venir valider ce truc-là et c'est toi que ça vient faire souffrir. Et tu bloques en plus la situation, tu restes figé dans cette situation-là, ce qui fait que tout ce qui va se représenter par la suite, tu vas le voir à travers ce biais-là, à travers ces croyances-là. Tu peux te dire aussi que tu la fais fuir, que tu fais... Il y a des personnes qui me disent, je fais peur aux hommes, je fais peur aux femmes. Mais ça, c'est une croyance. Tu fais peut-être peur aux personnes qui ne sont pas faites pour toi. Si elles ont peur, c'est leur émotion, c'est leur peur. Ça n'a rien à voir avec toi. Mais une fois de plus, tu vas venir confirmer tes croyances ou des généralisations que tu t'es faites du type « De toute façon, aujourd'hui, les hommes, les femmes, plus personne ne veut s'engager. » Et ça, c'est des trucs... que tu vraiment viens valider, parce que tu vois la situation à travers ce prisme-là. Je ne sais pas si tu as déjà vécu un ghosting ou pas, mais en tout cas, une situation souffrante, en amour, tu vas la voir à travers tes croyances. Tu vas les percevoir comme ça. C'est ta perception du monde. Ça détermine ta perception de cette situation souffrante. Et en plus de ça, ça vient te recréer une confirmation. que cette croyance, tu fais bien de la garder. Sauf que, finalement, comme je te disais, tout ce qui va se produire après dans ta vie amoureuse, tu vas le filtrer à travers ces croyances-là, que tu viens confirmer et reconfirmer et re-reconfirmer, et du coup, ta vie ne change pas. Tu répètes les mêmes schémas. Alors que, si tu es dans une posture de responsabilisation émotionnelle, c'est-à-dire te dire... ok, je ne suis pas responsable de ce que la personne en face de moi, elle fait. Je ne suis pas responsable de ses agissements, de ses comportements. Ça lui appartient. Par contre, moi, ce que je ressens, ça, ça m'appartient. Donc, ça me renvoie en fait à des choses. Ok, ce n'est pas respectueux, ce n'est pas conventionnellement, culturellement quelque chose qui doit se faire. Pour autant, est-ce que ça doit... forcément et nécessairement avoir un tel impact sur toi et surtout venir confirmer que tu vas reproduire encore et encore les mêmes situations alors que tu n'en veux plus. Et la responsabilisation émotionnelle, c'est vraiment de se dire « Ok, ce qui s'est passé, ça appartient à l'autre. Je ne suis pas responsable de ce qui vient de se passer. Par contre, je suis responsable de ce que je ressens. Et ce que je ressens, ça me dit des choses sur moi, sur... » éventuellement, voilà, moi ce que je t'ai dit tout à l'heure c'est que vraiment la sensation que j'ai eue c'est de me renvoyer les 5 blessures en pleine tête allez bim, tu croyais que t'avais tout guéri et ben non, c'est vraiment ça et je remercie cette situation aujourd'hui vraiment vraiment vraiment parce que ça m'a permis d'avancer mais alors vitesse grand V derrière mais parce que j'avais cette responsabilité émotionnelle qui m'a permis d'avancer, si j'avais voulu valider mes anciennes croyance de retomber dans mes vieux schémas de relations souffrantes, etc., dans ces cas-là, j'aurais juste bloqué la situation et je n'aurais rien appris. Donc l'idée, en fait, c'est vraiment de se dire déjà, quand tu es responsable de tes émotions, quand tu acquiers de plus en plus de maturité émotionnelle et d'intelligence relationnelle, ça te donne... tellement de sécurité intérieure. Et de croire aussi que chacun fait toujours du mieux qu'il peut avec les informations dont il ou elle dispose au moment où elle agit, en fait. Parce que ça, c'est valable pour les autres, mais c'est aussi valable pour toi, ok ? Tu fais ce que tu peux, et les autres font ce qu'ils peuvent. Chacun a ses bagages, ses traumas, ses peurs, ses croyances, etc. Ceux des autres ne t'appartiennent pas, par contre, toi, tu es responsable des tiens et c'est la seule chose qui pourra te permettre d'avancer. Te dire aussi que la personne, quand elle te ghoste, elle te parle d'elle. OK ? Donc, il ou elle te parle de lui ou d'elle. Pas de toi. OK ? Elle fait le choix de disparaître elle. Elle ne te fait pas disparaître toi. Elle, elle fait le choix de se cacher, de... de s'effacer. C'est une action qui parle d'elle, de cette personne, de elle ou de lui, mais je dis elle dans le sens cette personne. Et pour agir comme ça, honnêtement, je suis, voilà, convaincue qu'une personne qui ghoste, c'est quelqu'un qui est dans une immense souffrance, ok, qu'en est consciente ou non, peu importe, ça c'est son chemin, c'est pas la question d'aller sauver l'autre ou quoi que ce soit, c'est pas ça. Mais... C'est que ça s'est venu réveiller des choses chez cette personne-là. Quoi que ce soit, tu n'en es pas responsable, ok ? Ce n'est pas ta faute. Mais c'est de se dire que si toi, tu es dans une grande souffrance de le subir, la personne qui l'initie, généralement, l'est aussi. En tout cas, sa situation n'est pas enviable. Parce que quand tu es bien dans tes baskets, que tu t'assumes pleinement, que tu as confiance en toi, que tu vis ta meilleure vie, j'ai envie de dire, naturellement, tu ne vas pas agir de cette manière-là. Donc, une personne qui le fait, Elle se nuit à elle-même, finalement, déjà, en premier lieu. Voilà. Bon, bref, parenthèse fermée, c'est pas pour trouver des excuses, ok ? C'est pas pour dire que c'est bien, c'est pas pour dire que... C'est pas le sujet, que ce soit bien ou mal, combien de fois je le dis, c'est pas une question de jugement, c'est une question de point de vue. Et à partir du moment où tu appliques ça pour les autres, tu te l'appliques aussi à toi-même, et tu fais preuve de beaucoup plus de bienveillance envers toi-même. En faisant preuve de plus de bienveillance envers les autres, tu fais preuve de plus de bienveillance envers toi-même. Et ce n'est pas parce qu'on t'a fait quelque chose qui te fait souffrir que nécessairement, soit tu es une mauvaise personne et tu l'as méritée, ou que, je ne sais pas, qu'est-ce que tu pourrais te dire encore, ou que le monde entier est contre toi, ou que la personne en face mérite de ressentir la même souffrance. Parce que crois-moi ! Déjà, souhaiter du mal aux autres, c'est se souhaiter du mal à soi quelque part. En fait, tu ne te laisses même plus le droit à l'erreur quelque part quand tu fais ça. C'est-à-dire que chaque expérience est un apprentissage. Mais si en gros, tu vas être très très dur envers toi-même, c'est exactement la même chose que ce que je disais tout à l'heure, mais en sens inverse, plus tu es dur avec les autres et plus finalement, tu vas être dur envers toi-même. Surtout que de vouloir régler les problèmes des autres quand tu es en position de sauveur, ou de vouloir te venger quand tu es en position de bourreau dans ces configurations-là, ça ne règle absolument pas en rien tes problématiques. Émotionnellement, tu ne te sentiras pas mieux. Parce que tu vas maintenir ces mêmes systèmes de croyances dont je parlais tout à l'heure, celles qui te bloquent, les croyances qui sont limitantes par rapport à la relation amoureuse saine que tu te souhaites. Donc, c'est vraiment l'idée de conscientiser ce qui se passe. pour toi d'utiliser ces émotions pour te permettre de comprendre ce que toi, tu peux mettre en place pour que la prochaine fois, ça se passe différemment et que tu gagnes en sécurité intérieure, en maturité émotionnelle, que tu puisses vraiment aller vers tous les ingrédients nécessaires à co-construire une relation saine avec quelqu'un plutôt que de rester figé dans des croyances qui te limitent. Donc je ne fais pas ce podcast pour minimiser bien évidemment la souffrance, le choc, le traumatisme qu'on peut ressentir dans la configuration du ghosting, mais vraiment pour que tu vois une issue, que tu vois une porte de sortie, que tu saches qu'il est possible, que tu apportes une autre preuve à ton mental, que oui, il est possible de s'en sortir, que ça peut même t'apporter beaucoup. que tu peux en arriver à remercier cette situation-là et même cette personne, que ce n'est pas nécessairement quelque chose de... Ce n'est pas une fatalité, ok ? Ça ne va pas déterminer tout le reste de ta vie amoureuse. C'est sur le moment hyper challengeant, très souffrant, mais une fois de plus, je suis convaincue que ça l'est pour les deux parties. Maintenant, ce qui se passe pour l'autre... ne te concerne pas, toi la seule chose que tu peux faire et les seuls les seuls agissements pardon que tu peux avoir de manière à avancer il n'y a que toi qui puisse le faire pour toi et c'est pour ça que je trouvais que c'était hyper important de revenir sur ce point qui est un fait de société dont on a entendu beaucoup parler et dont on entend encore beaucoup parler et je le vois dans vos commentaires parfois vraiment cette notion de silence qui en soit est une réponse en soi que la personne n'est pas prête à s'engager. Et ce n'est pas ce que tu veux, ce n'est pas ce que tu te souhaites, mais en tout cas, cette expérience peut t'apporter vraiment beaucoup pour que tu puisses accueillir ensuite la relation saine et épanouie que tu te souhaites. J'espère que ce podcast pourra vraiment, enfin cet épisode, pourra t'apporter autant que ce que j'ai pu... avoir de plaisir à l'enregistrer parce que vraiment c'est un sujet qui me tient à coeur et tu l'auras compris puisque je l'ai aussi vécu personnellement donc voilà j'espère que ça t'apportera les éclairages nécessaires pour toi que tu y trouveras du soutien et je vais conclure ainsi et te souhaiter une très belle journée, soirée, voilà je ne sais pas quand est-ce que tu m'écoutes quel moment de la journée il est pour toi Mais je te souhaite en tout cas le meilleur et je te dis à très vite !