Speaker #0Bonjour, je vous invite à un petit voyage dans le passé. Nous sommes en 1986. A l'époque, je lisais Adèle Carnegie, « Comment ça faire des amis ? » Un des chapitres parlait de l'intention qu'on met dans ses mots. J'étais jeune contrôleur et ce trajet de fin de journée, c'était la routine. des saluts mécaniques, des gens fatigués, et des gens qui savent ce que je viens faire, ce sont des abonnés, des habitués. Ils ont presque leur place attribuée. Ils savent très bien pourquoi je suis là. Alors je me suis posé une question. Est-ce que je pouvais trouver un seul qui leur donnait envie de me présenter leur billet sans que je le demande ? Et à quelque part, si j'y arrivais, j'avais gagné mon défi Carnegie. Après avoir lu Carnegie, j'ai décidé de faire cette expérience. Chaque jour avant d'entrer dans la première voiture, je m'arrête quelques secondes, je pense à ces voyageurs et au fait qu'ils ont travaillé toute la journée. Je veux leur transmettre de la chaleur, de la reconnaissance, je vais leur souhaiter bonne soirée, plusieurs choses qui s'amalgament quand même dans une voix positive. Et je mets tout ça dans un seul mot. « Grüetzi » ou « Grüetzi wohl » , ce qui veut dire « bonjour » ou « bien le bonjour » . Au troisième trajet, j'ouvre la porte, j'entre. « Grüetzi » . Et là, j'ai la chorale des voyageurs qui me répond « Grüetzi » . 40 voix d'un seul coup. Un vrai coup de tonnerre. Je veux qu'ils soient de l'autre côté de la moitié de la voiture, avec des portes entre deux. Certains se lèvent et regardent ce qui se passe. Et ils ont vite compris. Ça s'est répété à la voiture suivante, et encore, et encore. Par l'effet du hasard, j'ai fait ce trajet spécial en 10 jours à peu près 3 fois, ce qui est beaucoup, étant donné qu'on a un cycle normal, soit une fois tous les 20 jours. Mais j'ai constaté que ça a marché, que ce n'était pas de la magie et que c'était reproductible. Pour moi, c'était la preuve que l'intention transforme. J'en ai été le premier bénéficiaire, et ça n'a pas cessé depuis. Encore aujourd'hui, 40 ans plus tard, l'émotion me revient. Depuis ce jour-là, je dois avouer, cette expérience ne m'a plus jamais quitté. C'est bien plus tard que j'ai trouvé les mots pour la décrire. Ce Grüetzi, ce jour-là, était devenu pour moi un mot capsule. Une capsule comme en pharmacie. Plusieurs ingrédients actifs. concentré dans une seule forme facile à avaler. Un mot capsule, c'est tout un discours intérieur, une réflexion, une intention, une qualité de présence, condensé en un seul mot. Ce jour-là, dans ce grueux-ci, il y avait de la reconnaissance, de la chaleur, du respect pour la journée de ces voyageurs. Pas un mot vide, un mot plein. Un mot chargé d'intention transcende celui qui le prononce avant de toucher ceux qui le reçoivent. En 25 ans de kinésiologie, j'ai accompagné des centaines de personnes. Et dans chaque séance, chaque transformation, j'ai retrouvé la même chose. Les mots que l'on choisit ou que l'on subit, fassent notre réalité. Le « il faut » , « il faudra » , « il aurait fallu » . Ces petits mots qui semblent anodins et qui répétés jour après jour construisent une prison invisible ou nous ouvrent la cage. Ce podcast s'adresse à toi. Si tu t'es déjà surpris à dire ou à entendre « il faut » , « il faudra » ou « il aurait fallu » , et que tu te demandes parfois pourquoi ces mots pèsent plus qu'ils ne devraient, comme si quelque chose se bloquait sans vraiment savoir où, ce podcast est né d'une conviction simple. Comprendre le pouvoir de tes mots, c'est le premier pas pour te transformer. Je suis là pour te partager des histoires vraies, des expériences de mes vécus. des expériences de mes clients, et je vais aussi te partager des outils simples et concrets qui vont te permettre d'évoluer, de te transformer, ou de transformer ton entourage, à être une meilleure version de toi-même le jour suivant. Chaque semaine, le mercredi, un nouvel épisode. Il y aura des sujets comme quand les mots que nous utilisons nous ferme des portes. Technique DVPP que j'ai créé pour transformer ce « il faut en liberté » comme une question bien posée peut changer une vie. Éventuellement, je te parlerai aussi du « Oh, Ho'oponopono » et de la puissance des modes réconciliation. Ce seront des épisodes assez courts, directs, avec une seule idée forte à retenir. Il n'y a pas de promesses thérapeutiques non plus, surtout des observations, des mécanismes et des outils. Ce podcast est un espace pour explorer l'art des mots qui transforment. Les tiens, ce que tu reçois, ce que tu pourrais choisir autrement. Si tu te reconnais dans ce que j'ai partagé aujourd'hui, abonne-toi pour ne pas manquer le prochain épisode. La semaine prochaine, un mot que tu as probablement dit ce matin. Un mot dont l'étymologie va te surprendre et qui te coûte de l'énergie à chaque fois que tu le prononces. Un mercredi. Je suis Axel Reymond. Allons-y, L'art des mots qui te transforment.