Speaker #0Grüetsi, Bonjour. Nous allons parler aujourd'hui dans cet épisode de l'impact du il faut sur le langage. Une gestion de l'énergie personnelle est une introduction de l'écoute et de la collecte des il faut. Le fil rouge, il faut sortir la poubelle, reviendra souvent, je le resservirai pour permettre un suivi tout le long des épisodes. Dans la fin de cet épisode, tu comprends pourquoi le « il faut » t'épuise. Et tu commences à l'entendre chez les autres, collectant tes premiers « il faut » . Tu peux penser à des soucoupes volantes UFO , mais IFO = il faut (Objet), c'est ce qui va permettre de travailler plus tard. Mais je vais y revenir. Je suis Axel Reymond, et vous écoutez l'art des mots qui transforment. Une tâche banale, 5 minutes. Avec le IFO, elle m'a pris 3 mois et 5 minutes. 3 mois de report, de tension, d'épuisement, et finalement 5 minutes pour la faire. Une fois terminée, une seule pensée. Plus jamais ça. Avec une question, mais comment c'est possible ? Comment deux mots aussi banals peuvent rendre une tâche de 5 minutes aussi longue, aussi lourde, aussi pénible ? et ce que j'en ai déduit je vais commencer à te le partager aujourd'hui il y a un mot que tu as certainement entendu peut-être ce matin ou hier en fait c'est ce mot banal invisible qu'on entend presque partout assez souvent d'ailleurs il faut le il faut qui vient vous embêter juste au mauvais moment chaque fois d'ailleurs faut aller travailler faut être à l'heure faut rappeler un tel faut ranger ta chambre il faut il faudrait il aurait fallu c'est des regrets en plus mais bon et ce mot semble mais tellement banal tellement normal qu'on l'entend presque partout mais on ne s'en rend même plus compte mais il n'aurait pas de possibles problèmes n'est-ce pas venez je vous invite allons creuser ensemble d'où vient le verbe falloir eh bien il est issu du latin populaire falir lui-même dérivé du latin classique falere désolé si la prononciation n'est pas exacte falerrer ça signifie tromper manquer à sa parole faire défaut tu as certainement entendu parler d'un commerce qui fait faillite ou qui a fait faillite qu'est-ce que c'est cette faillite une faillite c'est un échec constaté qui est officiellement reconnu qui est établi eh bien le mot vient exactement de la même racine faillite faillir falloir même famille même sang mais ce n'est pas tout le mot faux falsifié défaut faute c'est aussi la même origine c'est aussi la même racine latine imagine une entreprise qui se présente chaque matin en disant Notre valeur fondamentale, c'est la faillite. C'est absurde, non ? Et pourtant, à chaque fois que tu dis « il faut » , que tu l'entends et qu'il te concerne, sans le savoir, tu te prononces à moi, dont l'ADN signifie exactement ça, manquer, trahir, faire défaut. Mais l'étymologie, c'est l'histoire du mot. Ce n'est pas encore son effet. Il y a quelque chose de plus immédiat, de plus concret. Dans ma pratique, j'ai testé le « il faut » sur des centaines de personnes. Des gens différents, certains plus sensibles que d'autres, dans la conscience ou non de ce qui se passe avec ce mot. des testeurs aveugles pour certains, très drôles aussi. Le protocole est simple, je mesure le biochamp d'une personne, son champ vital, en centimètres, puis elle prononce le mot, ou en moins de conditions que le mot s'active. Et bien, quasiment tout le temps, le résultat est le même dans les trois cas. 50% de la perte de ton énergie, elle est mise de côté inutilisable. Juste par deux mots, il faut. Après, sur les centaines de personnes testées, les ressentis varient quand même fortement d'une personne à l'autre, mais la sensation globale qu'ils en dégagent sur le moment est désagréable. Ce n'est pas de la sensibilité, ce n'est pas de la fragilité, mais il faut agir sur la quasi-totalité des personnes testées, que tu en sois conscient ou non. C'est ça qui est intéressant et c'est ça qui est inquiétant. Je t'invite à faire un essai avec moi. Je te demande de conjuguer le verbe « falloir » la première personne du singulier je te laisse quelques secondes pour chercher alors qu'as-tu trouvé je te dirai que certains diront oh je dois je veux où il est nécessaire de mais j'avais bien demandé la première personne du singulier du verbe falloir on devrait dire je faut je faudrais au fait ça n'existe plus Le verbe falloir n'existe tout simplement pas à la première personne du singulier. C'est comme un costume taillé pour presque tout le monde, sauf pour toi. Tu peux l'enfiler, mais il ne t'appartient pas vraiment. C'est là que ça devient intéressant. Quand tu dis « il faut » , « prendre en charge » devient impossible. « Assumer » devient impossible. « Faire le choix d'être responsable de quelque chose » impossible. s'investir est partie prônante ou te cibler toi-même impossible parce que le je n'existe pas dans ce verbe ce n'est pas qu'il est interdit c'est qu'il n'existe simplement pas il est impersonnel c'est comme la pluie il pleut personne n'a décidé personne n'assume on l'a subi c'est tout avec le il faut que tu prononces encore un truc pas sympa c'est qu'en fait tu cèdes une partie de ton pouvoir à quelqu'un d'autre ou à quelque chose d'autre que ce soit autour de toi ou ailleurs à une norme à une règle à une croyance sociétale à une pression extérieure à quelque chose de parfois difficilement définissable les sentiments qui en découlent la plupart du temps ce que les gens expriment c'est un sentiment d'impuissance une fois la conscience mise en éveil autrement c'est difficile à nommer et expliquer le il faut c'est les autres mais surtout pas moi je te reprends l'exemple de la météo il pleut c'est un personnel le il faut fonctionne souvent de la même façon sauf que là il y a quelqu'un derrière et toi c'est peut-être ce quelqu'un qui mérite d'exister dans sa propre phrase une question que tu pourrais encore te poser c'est Pourquoi ton assistant vocal ou ton niais en favorite obéit immédiatement quand tu lui dis « il faut faire ça » , sans résistance, sans fatigue, sans batterie qui se vide ? Eh bien, c'est précisément parce qu'elle n'a pas de « je » , pas de volonté, pas d'émotion, pas de biochamp. Elle exécute, c'est tout. C'est ce qui fait ta force, ce « je » qui existe en toi. C'est exactement ce que le « il faut » cherche à effacer. Et ça a un coût. C'est un coût concret, mesurable. Que tu le dises, que tu l'entendes, que quelqu'un autour de toi le prononce, le « il faut » vient de toutes parts et la facture arrive avec à chaque fois. Imagine une batterie de smartphone à 100% en pleine charge. Eh bien, si tu écoutes cet épisode depuis ton téléphone, jette un œil à la charge qu'il te reste, sait-on jamais ? Tu entends ou tu prononces « il faut répondre à cet e-mail » à cet instant précis. Une partie de l'énergie est mise de côté, elle est gelée, elle n'est ni dépensée, elle n'est pas récupérée, elle est juste suspendue à quelque part, dans l'attente d'une action qui n'a pas de jeu pour la porter. Ta batterie baisse à 50%, et l'email n'est pas envoyé ou la tâche n'est pas accomplie. Maintenant imagine une vingtaine d'huiles fous dans ta journée, dits et entendus, captés à la radio, dans une conversation, dans un discours. Autant de petites fuites d'énergie, autant de tâches rendues à une tâche qui devient impossible. Tu arrives en fin de journée, t'es épuisé, puis t'as pas l'impression d'avoir travaillé. Tu arrives en fin de journée, épuisé, sans avoir vraiment l'impression d'avoir avancé. Tu te reconnais ? C'est de la gestion d'énergie personnelle. Maintenant j'entends déjà « Oui, mais Axel, il faut du bois pour faire du feu. » Ça c'est vrai, non ? Eh bien oui, absolument. Il faut du vent pour faire tourner des moulins. Il faut du soleil pour bronzer. Il faut du bois pour faire du feu. Dans ces cas-là, oui, le « il faut » est parfaitement valide. Il relie deux éléments concrets sans aucune volonté humaine impliquée. C'est la nature qui parle ou la physique qui s'applique. La nature peut dire « il faut » , elle fait ce qu'elle veut. Comme elle veut. Je n'ai pas à y intervenir. D'ailleurs, je ne peux pas. Dès qu'un être humain entre dans l'équation, dès qu'il y a un désir, une émotion, un choix, une action possible, le « il faut » devient souvent un mensonge énergétique. C'est en même temps un excellent révélateur. Révélateur d'un blocage. Mais toi, tu peux faire ce choix. Mais tu peux faire ce choix pour toi seulement. Et c'est précisément pour ça que tu mérites mieux que ce mot-là. Je vais te proposer quelque chose. pas d'effort juste un souvenir si tu es en voiture garde les yeux sur la route sois attentif quand même si tu marches c'est parfait si tu es assis c'est parfait aussi on va remonter à aujourd'hui ou à cette semaine et à un moment donné il y a probablement quelqu'un autour de toi qui a dit il faut ça peut être un collègue ton conjoint un responsable quelqu'un à la radio dans la rue un politicien en période d'élection il me faut ce rapport dans une heure il faut qu'on règle ça ou alors ma phrase favorite il faut sortir la poubelle je te laisse le temps de réfléchir un tout petit peu et d'en retrouver un est-ce que tu as quelque chose Remémore-toi à ce moment-là, la voie, l'endroit où tu étais éventuellement, ce que tu faisais, et note-le. Tu l'utiliseras plus tard, ça te sera précieux. C'est juste observer, pas juger. Tu prends note par n'importe quel moyen. Un petit message que tu t'écris, une note sur ton téléphone, un bout de papier à la maison, et tu les mets de côté. Tu peux travailler éventuellement ton ressenti si tu veux. Or, je ne te dis pas quoi ressentir. Chacun va vivre son expérience. C'est l'expérience qui t'appartient. Ce que tu viens de faire ici, c'est commencer à entendre le « il faut » . Pas d'abord chez toi, mais chez l'autre. C'est d'ailleurs beaucoup plus facile de le repérer ailleurs, à l'extérieur. C'est exactement par là que l'on commence. Note tous les « il faut » . que tu entends tu les fais juste une collecte éventuellement ce que tu peux faire c'est noter la source ou le cadre ou si c'est toi-même dans quelle situation également surtout ne juge pas analyse pas trop pour l'instant tu te crées juste une bibliothèque elle te sera utile très bientôt avant de te quitter j'ai une question juste pour toi la prochaine fois que tu entendras il faut Qu'est-ce que tu feras si cet épisode t'a parlé ? Abonne-toi pour ne pas manquer la suite. Et si tu croises quelqu'un qui t'a dit « Il faut sortir la poubelle ! » Tu sauras reconnaître ce qui se passe et envoie-lui cet épisode. Si d'aventure tu écoutes un discours politique, prochainement, compte les « il faut » . Un programme parsemé de « il faut » , c'est un programme qui sabote ses propres promesses, avant même d'avoir commencé. je te laisserai juger par toi-même tu sais maintenant ce que le il faut ne te dit pas mais savoir sans outil pour agir c'est frustrant c'est même contre-productif dans le prochain épisode je te donne une deuxième partie de l'outil il a un nom quatre lettres et chacune de ces lettres est un verbe et tu vas voir ces quatre lettres tu les connais déjà elles se cachent dans une expression que tout le monde utilise Un mercredi, vous découvrez laquelle je suis Axel Reymond et les mots, ça te transforme.