Speaker #0Grüetzi, bonjour. Dans le dernier épisode, tu as appliqué le filtre du devoir. Et peut-être que tu as réalisé quelque chose d'étrange. Certains de tes jeux d'oie ne passent pas le test. Ce ne sont pas des devoirs. Mais alors, si ce n'est pas un devoir, qu'est-ce que tu vas en faire ? C'est exactement la question à laquelle... Le deuxième filtre du DVPP va répondre aujourd'hui. DVPP, tu te souviens ? DVP pour développement et le P pour le personnel. Le D, tu le connais, c'est le devoir. LV, est-ce que tu as trouvé ce verbe ? Je t'avais annoncé qu'il allait pointer quelque chose de très précis. Je vais supposer que tu as trouvé le bon verbe. C'est celui qui parle de la volonté. C'est bel et bien le verbe « vouloir » . Reprenons notre exemple fil rouge. Il faut sortir les poubelles. Tu as appliqué le filtre du devoir et tu as constaté que ce n'est pas un devoir. On continue maintenant sur le filtre du vouloir. Est-ce que je veux sortir les poubelles ? Ici, l'enjeu est différent. On touche pour la première fois au jeu, dans ce sens d'un choix que tu fais volontairement. Tu peux t'impliquer dedans. Et tu vas constater qu'il y a une certaine réflexion, mais un peu moins d'émotion. C'est une approche qui est un peu plus pragmatique. Elle va surtout interroger et challenger les choix que l'on fait. Un ami m'a dit un jour, choisir c'est renoncer. Sur le moment, je ne l'avais pas aimé, mais il avait bien raison. Et c'est exactement là où on en est. L'engagement, c'est la capacité à faire des choix. Alors parfois, on a de la... peine à y arriver, parce qu'on ne sait pas ce que l'on veut vraiment. Et dans ces cas-là, il y a une question qui peut aider à trier, c'est « qu'est-ce que je ne veux pas ? » . Avoir clairement l'intention de ne pas prendre telle ou telle décision parce qu'on a choisi de ne pas la prendre, c'est aussi commencer à prendre conscience qu'on peut dire non. Et pour certains éléments, ce sera une évidence. Pour d'autres, ça se discutera, ça ne va pas être toujours évident. Revenons aux poubelles, pour l'exemple. Pourquoi est-ce que je voudrais les sortir ? Alors la raison serait peut-être parce que la poubelle est pleine. J'ai envie d'utiliser cet emplacement. Il est prévu pour, mais là c'est plein. Si je continue à empiler, ça risque de déborder, ou alors les odeurs vont être terribles. Si je reviens deux semaines de vacances, la poubelle risque de bouger toute seule. Donc oui, je veux sortir les poubelles. Pour avoir un espace utilisable, pour avoir des conditions de vie un peu plus sympathiques que les odeurs ou les relents de la poubelle. Et puis, il y a aussi la raison inverse. Ah ben, je ne veux pas sortir les poubelles. Ben, c'est vite, il y a de la place. C'est une évidence. Il n'y a rien qui pue, il n'y a pas de risque de ce côté-là. Ou je vais reporter cette action plus tard, parce que là, j'ai peut-être un... Oh, c'est l'heure de partir au travail, j'ai un rendez-vous. Il y a plein de raisons de ne pas pouvoir sortir les poubelles à ce moment-là. Mais vous constaterez que la plupart du temps, ce sont en fait des choix pragmatiques. Il n'y a pas beaucoup d'émotion dedans. Et ce qui devient intéressant en fait, quand on cherche ses volontés, c'est que ça donne des clés de motivation. Ça donne des... petits éléments supplémentaires de motivation. Et plus tu accules ces raisons de vouloir, plus ta motivation et ton moteur deviennent puissants. Et en fait, c'est là que tu te facilites le passage à l'action. Passons maintenant à un deuxième exemple. Je l'avais déjà évoqué dans l'épisode précédent, sur le fait de payer ses impôts. C'est pas toujours quelque chose que tous les gens font avec le plus grand des sourires. Dans le fil du devoir, est-ce que je dois payer mes impôts ? La réponse est non. Je ne meurs pas dans les dix minutes qui suivent si je ne les paie pas. Maintenant, on continue, mais avec le filtre du vouloir. Est-ce que je veux payer mes impôts ? Là, il y a quelque chose d'intéressant qui apparaît. Je l'appelle la volonté contrainte. En fait, je sais que si je ne paye pas mes impôts, le fisc, lui, il ne va pas me louper. Ça ne va pas être très agréable, en plus je risque de payer plus cher. Enfin, que des embêtements et aucun bénéfice, quelle que soit la manière dont je m'y prends. Donc je vais préférer dire, ah ben ouais, je vais payer mes impôts. mais c'est pour éviter les complications. Là, en fait, j'engage à reconnaître une contrainte et une responsabilité personnelle. Il y a plusieurs manières de voir les choses. Donc non, je n'ai pas forcément envie, mais oui, j'accepte cette volonté, tout en sachant que ce n'est plus un devoir. Je suis prêt à assumer ce choix. même s'il m'a été forcé. C'est aussi bon de reconnaître qu'on ne peut pas toujours faire tout ce que l'on veut dans la vie. Il y a des moments, des contraintes, des conditions contraignantes qui nous obligent à agir, c'est un peu comme une limitation de vitesse. On peut ne pas la respecter, mais on s'est corrigé d'une amende. Ou beaucoup plus d'ennuis s'il y a d'autres conséquences qui suivent derrière. Donc parfois, en fait, le filtre du vouloir, il va toucher quelque chose de plus profond. Ce n'est pas juste un choix pragmatique. Ça va peut-être toucher une valeur personnelle. Ça peut être quelque chose d'intrinsèque ou quelque chose qui est encore caché. Ce n'est pas vraiment de la religion, mais ça peut être un facteur qui touche ton environnement ou ton éducation. Et c'est peut-être quelque chose en fait que tu considères important pour toi, qui donne du sens à certaines choses. Eh bien, cela veut dire que tu commences peut-être encore à mieux te connaître. Reprenons. Il faut sortir les poubelles, le filtre du devoir. Ce n'est pas un devoir. Le filtre de la volonté C'est un vouloir. Est-ce que je le veux ? Est-ce que je veux ? Est-ce que je choisis de ? Si oui, c'est ton choix, tu le fais librement et la pression diminue. Si c'est non, c'est aussi ton choix et ça t'appartient. Alors on va le garder comme ça, c'est ok de cette manière. Et on va continuer notre exploration. Si c'est une volonté contrainte comme les impôts, tu l'assumes en connaissance de cause. Tu ne le fais plus parce que tu le dois, tu le fais parce que tu as choisi de vouloir, aussi dans ce cas-là pour t'éviter les ennuis. La deuxième lettre, le V du vouloir, qui est un deuxième filtre. La volonté devient un moteur, un starter de quelque chose qui peut commencer à bouger. Prenons un petit moment ensemble. Si tu conduis, reste concentré sur la route. Si tu marches, attention aux lampadaires. Et si tu es bien installé quelque part, tant mieux. Reprends le info, celui que tu as peut-être déjà utilisé la dernière fois, ou un nouveau qui te tourne en boucle en ce moment dans ta tête. Je te laisse quelques secondes pour y réfléchir. Tu l'as ? Bien. Au pire, tu utilises celui des poubelles. Le filtre du devoir, tu l'as déjà passé. Ce n'est plus un devoir. Et maintenant, continue sur la question du vouloir. Pose-toi cette question. Est-ce que je veux ? Blablabla. Et si tu ne sais pas quoi choisir, pose-toi la question négative. Qu'est-ce que je ne veux pas ? Ou qu'est-ce que je ne veux plus ? Tu commences par là. Tu vas balayer des options qui vont te sembler intéressantes ou pas. Mais peut-être que tu auras déjà fait un choix, celui de ce que tu ne veux pas. C'est bien parce que ça va limiter des options, ça va les restreindre. et peut-être que... Tout à coup, tu auras une évidence qui va apparaître. Mais suppose si tu as besoin d'y réfléchir un moment. Prends le temps de chercher plusieurs options. Ne te limite pas à juste une ou deux et de le faire en vitesse. Prends-le aussi pour habitude plus tard. Oui, je veux ceci. Non, je ne veux pas cela. Et peut-être que derrière, tu trouveras à une, deux raisons. trois raisons, et tu pourras peut-être même les tourner de manière positive, ou changer ton point de vue. Je te rappelle que la volonté est un facteur important de la motivation. Donc plus tu accumules de raisons de vouloir, plus ton moteur est puissant. Ça, c'est le deuxième filtre du DVPP. Et tu viens de l'appliquer. Tu viens d'appliquer le filtre du devoir et peut-être que tu as trouvé quelque chose d'inattendu, un vouloir clair, une volonté contrainte que tu assumes. Il y a une troisième question et elle commence par un P. Et je te pose la même question qu'avant. As-tu trouvé ce verbe ? Prends le temps d'y réfléchir. À mercredi. Et si ce filtre du vouloir t'a parlé, partage. cet épisode avec quelqu'un qui porte des infos sans savoir d'où ils viennent. Et soutiens-moi, abonne-toi, chaque épisode de cette saison va plus loin, filtre par filtre, jusqu'à la transformation complète. Et avant de te quitter, j'ai une question juste pour toi. Quel il faut portes-tu depuis si longtemps et qui te démange que tu as arrêté de te demander si tu le voulais vraiment ? À mercredi prochain. Je suis Axel Reymond. Et les mots, ça te transforme.