Speaker #0Grüezi, bonjour, bienvenue dans l'art des mots qui te transforme. Dans le dernier épisode, tu as découvert la quintessence du travail qu'on fait ensemble. Tu as maintenant 4 filtres, une mécanique complète et la capacité de reprendre n'importe quel « il faut » , de le décoder de A à Z, de te poser des questions et d'obtenir des réponses claires. Merci. et de le conjuguer avec « je » . Il reste quand même une petite question, une question que personne ne pose vraiment. Et si tu n'étais pas le seul ? Parce que les fous, tu ne les produis pas qu'en solo, tu les entends, tu les reçois, puis souvent tu les prononces sans même te rendre compte. Les autres autour de toi font exactement la même chose. Aujourd'hui, je vais te proposer un jeu qui est simple, mais qui est étonnamment puissant. Il s'appelle le jeu du pardon. Tu te souviens de la mécanique ? Il faut surgir dans une conversation, tu l'entends et maintenant tu le reconnais. Alors voilà, bonne question. Qu'est-ce qu'on fait quand c'est l'autre qui le dit ? Et bien on peut jouer et avec un seul mot. Pardon. Simplement un petit pardon qui va en général et même très souvent déclencher un réflexe de répétition chez l'autre. Et ça sera en même temps un petit signal de qu'est-ce que tu viens de dire. Et en général la personne répète. Et s'il le répète, vous le redites une deuxième fois. Pardon ! En général, ça rouspète de l'autre côté. Ah, tu m'énerves ! Ah, encore trompé ! Au bout d'un moment, ça deviendra vraiment un jeu. Mais évite d'en faire plus que deux. Ou si c'est pas le bon moment, laisse tomber, note-le, puis garde-le pour plus tard. Sinon, c'est un jeu. Ça s'accepte, on peut sourire. Le jeu a fonctionné, c'est cool. Ce jeu a malgré tout des règles et une condition préalable. Une seule, mais elle est fondamentale. Les deux joueurs connaissent le DVPP et toute la mécanique. Ils savent ce que c'est qu'il faut, ils savent ce que ça cache, ce que ça coûte, ce que ça peut devenir. Et ils ont fait le chemin soit ensemble, soit séparément. Parce que si tu dis « pardon » à quelqu'un qui n'a aucune idée de ce qui se passe, ça va... pas être efficace. Alors, comment on joue avec l'autre ? Il y a deux chemins. Le premier, tu lui parles, tu lui expliques la mécanique du « il faut » . Tu montres ce que ça cache et tu réutilises ce fil rouge que j'ai proposé tout au long, qui est l'explication avec le « il faut sortir les poubelles » . C'est une conversation, ça peut durer 10, 20, 10, 20 minutes, une heure, deux heures. Mais ça doit être expliqué au départ. Et de l'expliquer, c'est une manière de se l'approprier aussi. La deuxième solution, c'est que tu lui envoies le lien et puis il écoute toute la saison, puis il revient un peu plus tard avec toi et il dit on joue. C'est à dire qu'il est arrivé jusqu'à cet épisode là. Donc une fois que les deux joueurs sont au courant, La règle du jeu, elle est simple. Pardon s'accueille avec le sourire. Râler est permis et c'est OK. Ça veut dire que quelque chose a été entendu. Ce que l'on ne fait pas, ce n'est pas de culpabiliser, ce n'est pas de juger ou de condamner. Ce n'est vraiment pas le but du jeu. Ça sert à prendre conscience, à entendre, à se réentendre. Ça va faire son travail, mais à son rythme. Et on ne joue pas en continu, c'est occasionnel de temps à autre. Par moment, c'est peut-être pas approprié. Dans ce cas-là, on le laisse passer, ou on le note et on le reprend plus tard. Et quand vous jouez, accordez-vous le temps. En général, ça prend plusieurs mois pour que ça s'intègre. Donc aussi beaucoup de patience. Qu'est-ce qui vient de se passer dans cet épisode ? Tu as découvert ce travail du il faut, comment tu peux le faire seul, avec ses filtres, avec ta conscience et à ton propre rythme. Et en plus là, tu découvres qu'on peut le faire à plusieurs, avec un seul mot, un seul réflexe, un souffle. Pardon ? C'est une invitation à s'entendre soi-même, à remarquer ce qui vient de sortir, et à choisir, et si on le souhaite, à corriger et à reformuler. Avec le temps, quelque chose change. Progressivement, sur 4 à 6 mois parfois, un peu plus, le réflexe nouveau s'installe. Et ces filtres qui étaient automatiques un jour, ils ne vont plus passer. Et tu vas voir à quel point cela va pouvoir te transformer. Et ça va être directement des décisions, beaucoup plus de jeux. Est-ce que ça libère ? Toi, de voir, ça peut être peu de choses comme considérable. Mais considère que ce « il faut » , il bouffe jusqu'à la moitié de ton énergie disponible. Quand il disparaît, cette énergie revient. Avec elle, un petit bonus qui dure peut-être une demi-heure, une heure de plus, et après tu retrouves un 100% d'énergie. Donc, tu peux déjà identifier que si tu es souvent fatigué et que tu dis beaucoup qu'il faut, c'est beaucoup d'énergie stockée en dehors de toi que tu pourrais récupérer. Et si tu partages, ça va créer une dynamique d'apprentissage pour toi. Mais ça va être une transformation. Ça, c'est certain. Je te propose que nous jouions ensemble, toi et moi, maintenant. Une condition, une seule, elle est fondamentale. Tu viens de passer cet épisode avec moi, tu connais le « il faut » et ce qu'il cache. Tu connais les filtres, celui du devoir, le test des 10 minutes et des poubelles. Tu connais le fil du vouloir, cette énergie, la qui monte quand c'est toi qui choisis. Tu connais le fil du premier pouvoir, le temps, l'instant T, et le filtre du deuxième pouvoir, ses ressources internes ou externes. Tu as tout ça, c'est encore frais, c'est encore vivant toi. C'est exactement ce dont tu as besoin pour jouer. Imagine, on marche ensemble, toi et moi, et là, tu as quelqu'un que tu connais, que tu croises. Un ami, une connaissance. Vous échangez quelques mots, etc. Et au bout d'un moment, il repart, puis tu lui lances. Il faut qu'on se rappelle. Alors il agite la main, il disparaît. Et moi, je suis là. Et j'ai tout entendu. Alors je me tourne vers toi, et puis je te dis avec cette petite voix, pardon, et toi, automatiquement, tu vas répéter. Parce que le pardon, ici, c'est vraiment ce petit jeu, ce réflexe de demande polie, de répéter, et tu vas le faire en général. Alors tu me dis, il faut qu'on se rappelle. Puis moi je vais te redire, pardon ? Deuxième fois. Général, quelque chose va tilter. Et tu entends déjà ta propre phrase autrement. Et soit tu fais le chemin, soit je t'accompagne. Est-ce que tu dois le rappeler ? Tu réfléchis. Ben non, personne ne va mourir dans les 10 minutes si je ne rappelle pas. Est-ce que tu veux le rappeler ? Ah, là, peut-être quelque chose qui s'allume. Ah, il y a un projet en suspens, t'as envie de savoir comment il va, où il en est, ou... Voilà, t'as simplement envie de le revoir. Et tu peux le rappeler. Quand ? Ah, cette semaine, je trouverai bien maman. Ah, ok, c'est quand ce moment ? Et puis, tu réfléchis un peu, ça va être... Ah, ben... Jeudi ! « Ok, à quelle heure ? » « Ah, à 14h, ça va bien, j'ai une option. » « Parce que tu as tout ce qu'il faut pour le rappeler, son téléphone, son numéro. » « Bon, tu as déjà l'heure qui est posée, etc. » « Alors, que vas-tu faire ? » « Ta réponse risque très probablement d'être « je le rappelle, je veux dire 14h » . » « Tu as pu poser ? » En quelques secondes, une décision choisie, concrète, ancrée, relativement simple. Voilà la magie du pardon dans ce cadre-là. Alors ce jeu, je l'ai rodé, je l'ai testé, alors, même temps, moi j'ai aussi un peu galéré à le transmettre, parce qu'il a une de ses exigences, il fonctionne à quelqu'un qui a déjà entendu ce que tu viens d'entendre, qui a les mêmes filtres en tête, qui comprend pourquoi je dis pardon, au lieu de simplement chier la tête. Alors la vraie pratique guidée de cet épisode, c'est celle-là. Pense à une personne. Quelqu'un qui a envie de transmettre ce travail, commence par là, raconte-lui le il faut. Le fil rouge des poubelles, les filtres, c'est 5 minutes ou 10 minutes maximum pour respirer. Et prends ton temps dans la discussion, puis si quelque chose tilte, s'allume en elle, ou elle comprend, invite-la à jouer. Propose-lui ce jeu. Ça aide tout le monde et ça permet de se transformer ou d'aider l'autre à se transformer. C'est un choix sympa. Avec cet épisode, quelque chose se ferme. Tu as maintenant la mécanique complète, le « il faut » et ce qu'il en coûte, le filtre du devoir, le filtre du vouloir, le filtre du premier pouvoir, le temps, Elle le filtre du deuxième pouvoir, les ressources internes et externes. Et aujourd'hui, ce jeu complet, la dimension humaine, c'est toi qui l'as. C'est dans tes mains. T'as quatre filtres, un réflexe, une façon de t'entendre toi-même, d'entendre les autres. Et ce cycle-là, maintenant, il est complet. Mais les mots, eux, ne s'arrêtent pas là. Il y a encore beaucoup à explorer dans cette saison, d'autres angles, d'autres outils, d'autres façons dont les mots nous façonnent, nous libèrent et nous relient. Abonne-toi, si il y a une suite, elle sera différente. Si cet épisode t'a touché, si le jeu du pardon t'a donné envie d'essayer avec quelqu'un d'autre, si tu connais quelqu'un pour qui ce travail peut ouvrir quelque chose, partage-lui cet épisode, ou le premier. C'est un cadeau que tu peux bien faire. Qui dans ta vie mériterait d'entendre ce que tu sais maintenant ? Je suis Axel Raymond et les mots, ça te transforme.