Speaker #0Grüezi, bonjour. Bienvenue dans l'art des mots qui te transforment. Dans l'épisode précédent, tu as découvert le quatrième filtre, le filtre du pouvoir des ressources. Celui qui transforme le « je ne peux pas » en demande ciblée. Tu as maintenant ces quatre filtres, ces quatre questions, et pourtant il manque encore quelque chose. Quelque chose qu'un grand chanteur français a posé en quelques mois il y a bien longtemps. Et maintenant, que vais-je faire ? Je ne suis pas un très bon chanteur, désolé. C'est ça la vraie question finale. Pas celle du devoir, ni du vouloir, ni celle du temps ou des ressources. Celle de la concrétisation. Celle du prochain passage à l'acte. Ici, c'est que depuis le début de cette série, on a fait un seul geste. Extraire le verbe caché derrière le « il faut » . Il faut sortir les poubelles, le verbe caché, à l'infinitif, sortir. Et pendant ces quatre épisodes, on l'a questionné dans tous les sens. Est-ce que je dois ? Est-ce que je veux ? Est-ce que j'ai le temps ? Est-ce que j'ai les ressources ? Ces questions étaient nécessaires, elles ont fait le travail du décodage. Elles ont révélé où était le blocage, la perte d'énergie. Elles ont permis de rendre ce choix conscient et de se réapproprier la dynamique. Et maintenant que les questions s'arrêtent, on trouve la quintessence. Et ce n'est plus une question. C'est un acte, un seul, simple, puissant. Conjuguer le verbe. Ce verbe sortir, le « il faut » l'avait mis en parenthèse. Il était suspendu, il était sans sujet, sans ancrage. Un peu perdu. Il faut sortir les poubelles. Qui ? Quand ? Pourquoi ? C'était un peu vide. La transformation, elle tient dans un seul mouvement. Tu reprends son verbe et tu le conjugues. Au présent, autant que possible. Ou dans un futur proche, s'il ressemble à du présent. Mais surtout avec un « je » . Et tu y ajoutes un moment, une orientation. Tu donnes du sens aussi. Je sors les poubelles. Ça veut dire que je la sors maintenant. Je sors les poubelles ce soir quand je rentre. ou je ne sors pas les poubelles, j'ai une autre priorité là, tout de suite. Tu entends cette différence ? Ce « il faut » qui a rendu les choses un peu floues, qui t'a mis en pause, qui t'a mis dans le vide cette énergie, cette phrase conjuguée, elle a ce sujet qui est « je » . Tu lui donnes un temps et éventuellement une orientation. Et en fait, c'est toi qui parles. Et ça, c'est ton levier transformateur. C'est un geste de langue conjugué au présent avec « je » . J'étais contrôleur en Suisse et je sais de quoi je parle. Les trains suisses, en général, ils n'attendent personne. Ils partent à l'heure, avec ou sans toi. Prendre un train, c'est renoncer à tous ces autres trains qui partent au même moment. Et un train ne va que dans un... seul sens à la fois. C'est ça, conjuguer un verbe. Renoncer à quelque chose, choisir une direction, un moment, une destination. Et celui qui conjugue, c'est le leader du moment. Pour soi d'abord, pour les autres ensuite. Pour reprendre sa vie. Il y a un deuxième usage de cet outil qui est peut-être différemment libérateur, pas pour soi, mais pour les autres. Parce que les « il faut » , on ne se les dit pas qu'à soi-même, on les reçoit de partout. d'un patron, d'un parent, d'un collègue, d'un politique à la commune, d'une voix à la radio, ou on les donne à quelqu'un aussi. Il faut faire attention à sa santé, il faut que ce pays change, il faut que les jeunes s'engagent. Des IFO, ils sont partout, comme des mauvaises herbes dans les pavés. Ils sont silencieux, discrets, omniprésents. Et ils vont dans tous les sens. Avant, il passait inaperçu parce qu'il s'infiltre sans qu'on le remarque. Maintenant, il y a quelque chose qui a changé. Parce que dès qu'un IFO apparaîtra, tu l'entendras, tu le reconnaîtras. Et tu pourras choisir ce que tu veux en faire. Est-ce qu'il te concerne vraiment ? Tu n'es peut-être que le témoin. Ou est-ce qu'il n'a rien à faire dans ta tête ? Dans ce cas, tu le rends à l'univers, tu le laisses là d'où il vient. Et si il te concerne ou s'il concerne quelqu'un proche de toi, tu le conjugues, tu l'utilises. Oui, je m'en occuperai ce soir. Non, ce n'est pas ma priorité. J'ai besoin d'une information, je dois chercher à tel et tel endroit. Ou ce « il faut » ne m'appartient pas, je le laisse là. Tu auras une réponse ciblée, une réponse claire, et c'est une réponse qui te remettra dans ton centre. Qu'est-ce qui vient de se passer dans cet épisode ? Depuis le début de la série, on décortiquait, on questionnait, on analysait. Aujourd'hui, on conjugue. Ça, c'est le vieil final, c'est la quintessence. C'est celui qui transforme une perte d'énergie en une décision, avec un « je » . Ce verbe conjugué au présent, c'est la preuve que tu as simulé les filtres et que tu as fait le travail, et que dès maintenant tu peux redevenir maître de tes choix, que tu peux gagner en autonomie et en indépendance, en clarté. Tu subis moins, tu choisis plus, et tu te retrouves. Je te propose un exercice pour la semaine à venir. Choisis un info que tu trouves intéressant ou que tu viens d'entendre, ou un que tu traînes depuis un moment. Tu le passes cette fois par les quatre filtres. Prends le temps pour chacun d'eux, surtout au début pour bien prendre l'habitude. Est-ce que je dois ? Est-ce que je veux ? Est-ce que j'ai le temps ? Est-ce que j'ai les ressources ? Et quand tu arrives au bout, conjugue. Et quand tu as conjugué, observe. Quelles sont les sensations que tu as quand tu as dit un « je » et une phrase derrière qui met en action quelque chose, que tu exprimes un choix ? Essaye d'y mettre des mots, de te rappeler de cette saveur. Ça peut être le goût de la liberté, de la clarté, d'un choix assumé, ou le plaisir de pouvoir dire « je » et de te retrouver toi au centre de ta propre vie. Tu as maintenant la mécanique complète, quatre filtres, un verbe conjugué, une quintessence. Et si on faisait un jeu avec tout ça ? Un seul mot court, simple et universel. Assez joueur, parfois drôle, souvent efficace. Un mot qui invite l'autre à s'entendre lui-même. On se retrouve la semaine prochaine. Si cet épisode t'a parlé, tu sais maintenant quoi faire. Conjugue un verbe au présent avec « je » . Et pour le plaisir, que répondrais-tu à « Il faut que tu t'abonnes maintenant » ? Si tu veux m'aider à soutenir ce podcast, partage-le à quelqu'un qui t'est proche. J'ai encore une question cadeau pour toi. Quel verbe, longtemps mis en parenthèse par un « il faut » , es-tu prêt à conjuguer dès aujourd'hui ? Je suis Axel Rémy et moi ça te transforme. A la semaine prochaine.