- Speaker #0
Bonjour Béranger, comment ça va ?
- Speaker #1
Ça va très bien, merci.
- Speaker #0
Aujourd'hui, on se retrouve pour parler d'or. Pourquoi Béranger, l'or a-t-il autant de valeur ?
- Speaker #1
Il a de la valeur parce qu'il est rare. C'est un métal qui ne s'oxype pas, qui ne rouille pas. Il est éternel. Il ne rouille pas parce qu'en fait, il est noble. Du coup, on dit qu'il est inaltérable. C'est-à-dire qu'à l'état natif, quand il sort de la mine, si tu le fonds, tu le mets en fusion, quand il refroidit, il est brillant, toujours brillant. Même quand l'or, par exemple un bijou, s'il n'a pas été porté pendant un certain temps, il brilera toujours plus que les autres métaux. C'est ça qui est fascinant dans l'or.
- Speaker #0
On entend toujours dire que l'or, ça peut servir en cas de crise. Est-ce que c'est vrai ?
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. C'est vrai parce que c'est une valeur sûre. Aujourd'hui, le kilo d'or, il est aux alentours des 115 000 euros. On parle aussi du once d'or, une unité de mesure qui est 31 grammes 10. Ce qui fait que si on fait un petit calcul aujourd'hui, on est à 3 200 euros environ du once d'or. L'or, c'est vraiment une valeur refuge. Depuis les débuts de l'humanité, l'or suscite toujours le même intérêt. Le jour où l'or n'aura plus de valeur, on aura un vrai problème. Alors, on voit beaucoup de personnes qui vont revendre l'or. Il y a des personnes qui vont en acheter. Il y a ceux qui ne le savent pas le moment. Investir dans l'or, ça demande un effort financier. C'est vraiment le métal que tu peux acheter, que tu mets de côté. Alors, tu loues un coffre, ce que tu veux, ça te regarde. Mais cet or-là, tu pourras toujours le revendre. Beaucoup de choses sont basées sur l'or. Notamment, ce qu'il faut savoir, c'est que l'État français a de l'or dans ses sous-sols à Paris, au sous-sol de la Banque de France, à la souterraine. On a plusieurs centaines de tonnes d'or. Je crois qu'il doit y avoir à peu près 216 000 tonnes d'or. Et c'est à 30 mètres sous terre, je crois, quelque chose comme ça. Et ça, s'il y avait un problème pour le pays, on pourrait utiliser une partie de l'or. Ça peut être pour acheter des armes, pour reconstruire le pays après la guerre, s'il y avait une guerre. Voilà, des coups durs. C'est-à-dire que c'est important de le savoir. Avec un gramme d'or, comme je dis toujours, l'or il est à 112-113 000 euros le kilo, on peut acheter 113 kilos de farine. Ça veut dire qu'à partir du moment où tu as de l'or, tu pourras toujours manger.
- Speaker #0
Et pourquoi alors on n'achète pas des pierres, on n'investit pas dans des pierres précieuses ?
- Speaker #1
Alors, investir dans la pierre, c'est plus délicat. Souvent, il arrive, par exemple, je vais te donner un exemple assez concret. Il m'arrive des fois que j'ai des clients qui viennent me voir pour savoir si je rachète des pierres. Je refuse tout le temps. Contrairement à l'or, la pierre, il faut des... certificat de garantie, c'est un grand mot, il faut que ça soit certifié par un laboratoire. Donc c'est de me dire, voilà, vous voyez, monsieur, j'ai le certificat de la pierre, ça a été certifié par tel laboratoire, dans ces cas-là, on peut aller plus loin. C'est-à-dire éventuellement acheter la pierre. Alors, si tu investis dans la pierre, il faut acheter du diamant, par exemple, un carat de diamant. Et moi, je dirais, le mieux, c'est de le laisser dans son papier, c'est-à-dire sous-cellé. Dedans, tu as le diamant, tu as le numéro de série, le poids, le carrel et ainsi de suite et surtout sa qualité Et ça, il faut le garder, il faut le mettre au coffre. Et puis un jour, quand tu décides de le revendre, tu peux. Sauf que les clients vont venir nous voir pour savoir si on peut racheter ces pierres. Si c'est du diamant, peut-être. Si c'est de la pierre fine, c'est plus délicat. Parce que le diamant est plus dur, donc il a beaucoup moins de chances de se rayer, de se casser. On pourrait le racheter. Et puis, les pierres fines, elles ont été portées, elles ont été rayées. Les clients, ils s'imaginent qu'ils ont un trésor. Alors oui, mais comme disait... négociant en pierre qui est passé hier au magasin, souvent, c'est les pierres des pharaons. Ça veut dire tout simplement que tu vas être enterré avec parce que malheureusement, le client, il ne pourra jamais le vendre. Ou alors, ça va se balader de famille en famille, comme ça, de succession en succession.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a de l'or en France ?
- Speaker #1
Alors, il y en a eu. Mais en fait, les filons, il y a eu en fait, deux, trois mines sur le territoire français qui ont été exploitées à une époque. Mais aujourd'hui, on va très peu à la mine, quasiment plus. Nous, les bijoutiers, on utilise beaucoup d'or recyclé. Le client vient avec justement ses bijoux de succession. Ils ont de l'or dans les bijoux, avec les montures, avec les pierres. On sait que l'or, on peut le recycler, on peut le refondre. On va utiliser cet or, on va le peser. Donc là, on va desserter les pierres. On va regarder si les pierres, on peut les réutiliser et comment. Si le client a de l'or jaune et qu'il veut de l'or blanc ou de l'or rose, on peut très bien le faire. Ça, ce n'est pas un problème. Nous, on fait retraiter et réaffiner tout ça.
- Speaker #0
Justement, il existe plusieurs couleurs d'or. Comment c'est possible ?
- Speaker #1
Tour de magie ? Non. C'est physique. En fait, l'or de base, c'est jaune. Après, on a des ors de couleur. On va avoir des alliages blancs, des alliages roses, et éventuellement, plus anciennement, des alliages verts. Ce n'est pas vergas, on possède toujours. Comment c'est possible ? En fait, la base, c'est de l'or fin. Plus, par exemple, si on veut un jaune, on va utiliser de l'or fin avec un alliage de cuivre, un alliage d'argent. Ça, c'est pour l'or 18 carats, ou pour le 9 carats, ou pour le 14 carats. On peut rajouter du palladium dans l'or. Ça va nous faire ce que l'on appelle un or blanc. C'est une appellation commerciale. Nous, les joailliers, on appelle ça de l'or gris. Et puis, l'or rose, on va tout simplement rajouter dedans du cuivre fin avec un peu d'argent fin. Et si je ne me trompe pas, je t'ai parlé de l'or vert, par exemple. Alors, l'or vert est plus ancien. On voit ça sur les montures des années arrière-grands-parents, grands-parents. Alors, ça dépend de l'âge qu'on a. où là, en fait, on avait des belles petites bacs qu'on peut encore trouver, soit en brocante, chez les antiquaires ou dans les bijoux de succession. J'en ai réparé pas mal. On va refaire où il y a des petits feuillages dessus. Très souvent, la monture était en or rose. Et pour faire ressortir cet or rose, les petits feuillages, on les fait en or vert. C'est tout simplement de l'or fin et de l'argent fin. Et là, tu as des effets de reflets verdâtres. Encore une fois, ce n'est pas vert gazon, mais c'est très beau. Alors, on a aussi un autre or dans le rose. peu plus clair, qui est situé juste entre l'or rose et l'or jaune, qui s'appelle l'or champagne. Celui-ci, il est un peu moins rose. Tu vois, par exemple, j'ai une chevalière, celle de mon papa, dont j'ai hérité.
- Speaker #0
Ça ressemble vraiment à de l'or, en fait.
- Speaker #1
Enfin,
- Speaker #0
l'or pur, jaune.
- Speaker #1
Il est légèrement rosé.
- Speaker #0
D'accord. Et c'est ça qu'on appelle champagne ?
- Speaker #1
Oui, c'est champagne.
- Speaker #0
Ça se travaille à quelle température, l'or ?
- Speaker #1
En fait, son point de fusion, il est à 1064 degrés. Alors, j'aime bien préciser, par exemple, que le bout rouge de la cigarette Merci. C'est 600 degrés.
- Speaker #0
Donc, quand un client apporte un bijou, comment on sait que c'est vraiment de l'or ?
- Speaker #1
Alors, comment on sait que c'est vraiment de l'or ? Alors, déjà, dans un premier temps, avec mon expérience, je vais te dire à l'œil nu. Mais alors, c'est très… Oui,
- Speaker #0
mais pas si à l'œil nu.
- Speaker #1
Non, voilà. Des fois, je dis au client, ça, c'est de l'or. Ou des fois, je dis, c'est pas de l'or. Et la personne, elle est à 2 mètres de moi. Des fois, les bijoux qu'ils nous apportent, en fait, c'est des bijoux qu'on connaît. Le truc qu'il m'apporte, en fait, le gars, il pense que c'est de l'or. Et en fait, c'est un bijou de chez Damar. Après, si tu l'as dans les mains, ça va être son poids. On va le tester à la pierre de touche. Il y a la lecture du poinçon. C'est des choses comme ça.
- Speaker #0
Et comment ça fonctionne, la pierre de touche ?
- Speaker #1
Alors, la pierre de touche, en fait, c'est une petite boîte. Pas une pierre noire, un jaspe noir. Et tu as des petites fuelles d'acide. Donc, tu vas avoir une fuelle d'acide pour l'or 18 carats, pour le 9 carats, pour le platine et l'argent. Et en fait, tu prends ton bijou et tu vas frotter, donc laisser une trace sur la pierre. Donc, tu en fais plusieurs et tu retouves la fiole comme ça, tu as un bouchon avec une pointe en vert et tu vas venir mettre de l'acide sur les traces d'or ou de métal et voir ce qui se passe. Si ça réagit, c'est-à-dire que si le trait que tu as fait disparaît, ça veut dire que ce n'est pas de l'or. Ou alors, ça veut dire que le titrage n'est pas encore là. Donc, tu continues jusqu'à temps que la trace d'acide déposée sur ce métal ne réagisse pas. Et si ce n'est rien du tout, eh bien, ce n'est pas de l'or. La subtilité, c'est surtout quand tu as du... du plaqué or, mais un vrai plaqué. Bon, des années, il y avait trois grandes marques comme ça. Tu avais Oria, Murat et tu avais Fix. Et donc, le plaqué, c'est une armature en métal non précieux et on venait fixer dessus des planées fixées à chaud, des planées de 18 carats à 750 millième. Le problème, c'est que comme c'est bien épais, si tu frottes, tu mets ton acide, eh bien là, tu peux dire au client, c'est de l'or massif. Donc, pour être sûr que c'est du plaqué or, on prend l'objet, on prend une petite lime et on lime légèrement dans un croix. du bijou pour ne pas le détériorer. Et là, on va regarder s'il y a ce que j'appelle, moi j'aime bien dire, un millefeuille. C'est-à-dire qu'au milieu, on va avoir un métal jaune qui est le laiton, en fait, qui n'a aucune valeur. Et alentour, on peut voir un tout petit liseré qui est notre plaquage d'or. Et là, on est sûr que c'est du plaqué or. Alors pour en être sûr, on prend encore une petite goutte d'acide. On vient le poser à l'endroit où on a limé. Et là, quand on regarde à la loupe, on voit que ça bouillonne. En fait, c'est l'acide qui réagit. Donc on sait définitivement que là, ce n'est pas de l'or.
- Speaker #0
Donc tu peux me dire exactement ce que c'est un prince ?
- Speaker #1
Alors déjà, un poisson, c'est quoi ? C'est une tige en fer et au bout, tu as un dessin qui va être en fait ce qu'on appelle nous un sculpté. Ce n'est pas gravé, c'est frappé. C'est-à-dire que cette tige en fer, on la pose sur le bijou, on a un marteau, on tape. Et là, on va insculper justement une marque. Donc, c'est pour identifier le bijou.
- Speaker #0
Et donc, c'est obligatoire d'en avoir en France ?
- Speaker #1
Oui, c'est obligatoire parce que de toute façon, à partir du moment où on travaille les métaux précieux, quand l'artisan s'installe, une des premières choses qu'il va faire... c'est de se déclarer au bureau de la garantie. Alors, des bureaux de garantie, tu en as plusieurs dans la France. Nous, ce qui nous concerne pour le bureau de la garantie, pour le Grand Ouest, ça va être le bureau de la garantie de Saumur. Quand on fabrique un bijou, on doit l'envoyer, s'il fait 3 grammes, au bureau de la garantie pour qu'il nous insculpe ce que l'on déclare. Ça veut dire que si, par exemple, je travaille, j'ai le droit de travailler du 9 carats, du 14 carats, et j'ai le droit de travailler, évidemment, le 18 carats. Alors, tout ça, c'est des milliers, moi aussi, je dis des carats, mais le 18. c'est du 750 millième, 75% d'orphins. Le 14 carats, ça va être du 585 millième, 58,5. Et le 9 carats, c'est du 375 millième, 37,5% d'orphins. C'est qu'à partir du moment où ton bijou... à partir de 3 grammes, tu as pour obligation de les envoyer au bureau de la garantie. Ils vont regarder, ils vont tester à la pierre de touche, ceci, cela, même faire des fois des compilations, c'est autre chose ça encore. C'est-à-dire analyser plus, approfondir le métal que tu as utilisé. C'est pour ça que moi, l'or que l'on m'apporte, je le fais retraiter automatiquement pour qu'on ait un métal propre, parce que souvent ce que l'on m'apporte... comme je disais tout à l'heure, ce sont des métaux qui ont été de succession donc sur différentes périodes, sur différentes époques, ils ont pu être réparés pour certains ils peuvent avoir de la brasure, donc de la soudure à l'intérieur, il y en a du jaune, il y en a du rose il y en a du blanc, et ce qui se passe c'est que c'est normal, le client lui, le consommateur il se dit je vais chez Poiron, je vais chez le bijoutier il va me faire une belle chevalière en or et ce qui va se passer c'est qu'il va aller dans le fond de sa boutique, il va me fondre tout ça et hop tour de magie, Eric Antoine, la peintre qui sort du chapeau, Poiron va me faire une belle chevalière mais on ne veut pas. C'est un peu plus compliqué que ça.
- Speaker #0
Et donc elle vient d'où cette tradition Béranger ?
- Speaker #1
Le poinçon il existe depuis le Moyen-Âge. A l'époque on voulait éviter les fraudes, que les gens achètent quelque chose qui n'était pas vraiment de l'or. En fait c'est pas vraiment de l'or, c'est comme je dis toujours, c'est soit de l'or ou ça n'en est pas. C'est comme un vrai diamant et un faux diamant. Soit ça sera un diamant de laboratoire, une moissonnite ou un oxydésirconium.
- Speaker #0
Je sais qu'il existe plusieurs types de poinçons, tu peux me dire lesquels ?
- Speaker #1
Déjà on va commencer par le poinçon de maître. C'est le poinçon du fabricant, c'est de l'artisan joaillier. Quand je me suis installé en 2007. J'ai fait la demande de mon poinçon et c'est un peu le rêve de tout jeune apprenti ou salarié. Quand un jour, il a envie de s'installer, c'est d'avoir un jour son poinçon de maître. C'est la marque. Ce poinçon, il est losange. A l'intérieur, tu as les initiales du bijoutier et au milieu, il y a un dessin. Donc, tu fais la demande au bureau de la garantie, à son mur. Ils vont t'envoyer un feuillet avec trois losanges vierges et tu dois dessiner dedans, par ordre de préférence, ton futur éventuel poinçon. Donc, tu leur renvoies ça. Ils regardent, ils te disent, ça sera le numéro 1, le numéro 2, le numéro 3. Mon poinçon à moi, c'est une 2 chevaux. Donc, il y a les initiales BP, au mieux, il y a une petite 2 chevaux. Ce poinçon-là, il va être insculpé sur tous les bijoux que je fabrique. Ce poinçon, je vais garder toute ma vie professionnelle. Mais elle va arriver la retraite. Et là, en fait, ce que l'on doit faire par obligation, si tu arrêtes ton entreprise, tu dois envoyer ton poinçon au bureau de la garantie. Et ce qu'ils vont faire, c'est qu'ils vont biffer ton poinçon. Et biffer, en fait, c'est effacer le poinçon. Il faut être prêt psychologiquement. Et il te renvoie le bout de ferraille. Nus, vierges. Et donc, ça veut dire que tu ne peux plus officier.
- Speaker #0
Donc, il y a le poinçon de maître et le poinçon de garantie.
- Speaker #1
Ah oui, c'est ça. Il y a les poinçons de garantie. Les poinçons de garantie, c'est garanti par l'État. La France a le système de poinçon le plus drastique au monde. Ça veut dire que pour l'or 18 carats, 750 mille yèves, on a la tête d'ail. Pour l'or 9 carats, on va avoir un trèfle. Pour le 14 carats, c'est une coquille Saint-Jacques. Le platine, c'est une tête de chien. Et l'argent ? C'est la fameuse tête de Minerve qui est la déesse grecque. Et c'est le bureau de la garantie qui va les apposer. Et ça, c'est important, ça veut dire que ce sont des poinçons d'État. Si sur un bijou, il y a un de ces poinçons-là, ça veut dire que c'est forcément un de ces métaux. Malheureusement, la profession, par rapport aux poinçons de maître, fait en sorte de protéger un peu le poinçon de maître pour moi parce qu'aujourd'hui, ce qu'il faut savoir, c'est que je suis joaillier diplômé. Et avec l'arrivée de l'auto-entrepreneuriat, il y a beaucoup de personnes qui peuvent avoir le poinçon de maître sans être diplômée. Il suffit de s'enregistrer quand on est non diplômé et pouvoir avoir un poinçon de maître et le demander. Voilà, n'importe qui peut le demander. Si vous êtes un tantinet manuel, un tantinet minutieux, un tantinet des brouillards, comme j'aime bien dire, eh bien, vous pourrez fabriquer des bijoux. Et il est vrai que s'il existe, selon moi, des écoles en France avec des diplômes... à la clé, c'est qu'il y a une raison. Ce n'est pas un job bijoutier, c'est un métier, c'est une profession. Il y a des autodidactes qui travaillent très bien et il aurait fallu que ces personnes puissent passer éventuellement une VA, une validation d'acquis pour pouvoir dire, je suis bijoutier joaillier, je suis gémologue. Donc moi, je suis joaillier, je suis maître artisan joaillier, j'ai des diplômes, j'ai des références, pas de problème là-dessus. Après, ces personnes-là qui sont autodidactes et qui font des beaux travails, parce que j'en connais. Moi, j'ai même des amis qui sont autodidactes, qui travaillent très bien. Même des fois, parfois mieux que certains joailliers diplômés. C'est peut-être pas le diplôme, c'est peut-être l'expérience qui fait que, quand on a un certain nombre d'années d'expérience, eh bien, moi, je dirais que cette personne-là mériterait d'avoir un papier, un référentiel qui pourrait dire « Je suis joaillier ou bijoutier ou sertisseur » , et ainsi de suite. Ça apporte de la crédibilité encore plus à l'artisan qui est autodidacte, et ça donne encore plus. une crédibilité aussi face aux clients. Et ça, moi, je trouve que c'est important. Mais c'est mon petit point de vue. Voilà, c'est en tant qu'artisan, je suis quelqu'un qui fait du militantisme en tant qu'artisan parce que j'aime mon métier et j'aime surtout ma profession.
- Speaker #0
Cet épisode touche à sa fin. Merci beaucoup, Béranger, pour ce monde en atelier.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Et à bientôt dans un prochain épisode.