Speaker #0Tu es douée de tes mains et tu adores créer. Tu veux créer un truc à toi dans lequel tu pourras t'épanouir et gagner de l'argent ? Non, c'est ça, ma carte artisanale, c'est le rêve de beaucoup d'entre nous. Même sans qu'on se lance, on est vite perdus et seuls face à la montagne de travail qui nous attend. C'est pourquoi j'ai créé ce podcast, l'Atelier des créatrices passionnées. Je m'appelle Julie, je suis marketeuse et multi-entrepreneuse passionnée depuis plus de 10 ans. Ici, je te raconte les péripéties de ma marque de bijoux, Jude and Clo. Je te parle sans tabou de mes victoires, mais aussi de mes erreurs et de mes échecs. Je te donne également tous les conseils qui m'ont aidé à évoluer et à faire grandir mon petit business. Alors si toi aussi, tu veux transformer ta passion en projet de vie, je t'invite à prendre place à l'atelier. Bonne écoute ! Coucou les filles ! Aujourd'hui, j'ai envie de vous raconter une petite anecdote pas très cool qui m'est arrivée vraiment très récemment. Donc pour la petite histoire, j'étais... en pleine discussion avec quelqu'un de proche. Et dans cette discussion, il y a une phrase qui m'est vraiment restée en travers de la gorge. Donc, on parlait boulot, revenus, indépendance, etc. Bref, des sujets qui peuvent parfois être un peu sensibles. Et là, cette personne me sort très naturellement. Ben oui, ton boulot alimentaire, tu gagnes correctement ta vie à l'heure, mais il y a des contrats. Alors que tes cours de couture, tu gagnes moins ta vie, mais tu fais clairement ce que tu aimes, tu es passionné. Et sur le moment, je n'ai rien dit, mais intérieurement, ça m'a vraiment piqué au vif. Parce que déjà, petit détail, cette personne ne sait absolument pas combien je gagne, mais surtout, ça m'a vraiment fait réaliser à quel point cette idée est ancrée bien profondément chez tout le monde que quand tu fais quelque chose que tu aimes, forcément, ça vaut moins ou tu ne peux pas bien gagner ta vie avec quelque chose que tu aimes. Alors, je ne vais pas me mentir, mais je me rends compte que cette croyance, je l'ai. déjà eu aussi, et pas juste un peu. Je l'ai vraiment eu pendant longtemps, très longtemps. Dans mon ancien boulot qui était ultra toxique, j'étais clairement sous-payée. Mais dans ma tête, ça passait parce que je me disais « Bah oui, mais j'aime ce que je fais, donc c'est OK. » Comme si le fait que j'aime ce que je fais compensait tout le reste. Le salaire de misère, le harcèlement ou même la culture managériale ultra toxique de la boîte. Comme si le fait d'aimer et de prendre tout... petit peu de plaisir dans ce qu'on fait suffisait à justifier tout le reste. Et sincèrement, je me disais aussi que j'avais déjà de la chance, qu'il y avait des gens qui détestaient leur boulot, mais moi j'aimais quand même bien le fond de mon travail. Donc en fait, moi j'avais simplement pas le droit de me plaindre. Et alors, ce qui est horrible, c'est que cette logique, je l'ai appliquée partout, même dans mes créations. Quand j'ai commencé à créer, et même parfois encore il n'y a pas si longtemps que quand je faisais des bijoux sur mesure. Je pouvais parfois passer une demi-journée complète dessus, plus l'heure de rendez-vous cliente avant la confection pour cibler les besoins et les envies, plus le rendez-vous pour rendre le bijou à la cliente. Et grosso modo, après avoir passé 5 ou 6 heures de travail au total sur le bijou, je le vendais 25 euros. 25 euros, tout compris TTC. Pourquoi ? Parce que dans ma tête, c'était toujours la même histoire. Oui, mais bon, c'est un truc. que j'aime faire. J'ai de la « chance » de faire ce que j'aime. Et je mets vraiment des très gros guillemets sur le « j'ai de la chance » car c'est une phrase que j'essaye d'éliminer au maximum de mon vocabulaire. C'est quelque chose que je ne dis plus maintenant à l'heure actuelle dans ma vie. Mais ça, c'est clairement un autre sujet. Je vous en parlerai dans un autre épisode de podcast. Mais bon, avec du recul sur tout ça, j'ai envie de vous poser une question. Qui a décidé que... parce qu'on aime faire quelque chose, on aime ce qu'on fait, ça vaut moins cher et on ne peut pas se tarifier au prix juste. Qui a décrété ça ? Alors moi, je pense que mon mindset et ma manière de voir les choses a quand même très fortement changé à deux moments très forts dans ma vie. Il y a d'abord eu le décès de mon papa et puis il y a eu mon burn-out. Il y a clairement eu un avant et un après. Et à un moment, je me suis... posé, vraiment, pas en train de réfléchir en faisant autre chose, même pas en mode pilote automatique, juste moi face à moi-même, et je me suis dit, ok, maintenant, qu'est-ce que je veux vraiment ? Je ne me suis pas dit, qu'est-ce qu'on attend de moi ? Qu'est-ce qui fait sens pour les autres ? Pas qu'est-ce qui est raisonnable ou logique sur papier, mais plutôt moi, qu'est-ce que je veux, moi, au fond de moi. Et là, en fait, j'ai vraiment commencé à enlever les couches, j'ai commencé à enlever les il faut, les tu devrais, le les. C'est comme ça et puis c'est tout. Et ce qui est resté, en fait, c'était assez sable. C'est « je veux gagner ma vie correctement, sans stress permanent. Je ne veux pas devenir riche, je ne veux pas m'acheter une Maserati, je ne veux pas m'acheter le dernier sac à la mode du plus grand créateur du monde. Non, j'ai juste envie de pouvoir payer mes factures sans stress. Je veux pouvoir respirer quand je regarde mon compte en banque. Je veux pouvoir dire oui à un restaurant de copine, oui à une sortie à gauche, à droite, oui à un petit plaisir sans forcément calculer chaque euro. Et j'ai surtout envie d'être là. » pour mes enfants. Pas juste physiquement, mais vraiment présente. J'ai envie d'aller les chercher à l'école, j'ai envie de les accompagner au sport, à une compétition, les voir à leur spectacle, les voir grandir, en fait. Et j'ai vraiment envie d'être là pour les moments importants de leur vie, mais même aussi pour les petits moments. Je veux du temps, du temps choisi. Je n'ai plus envie de courir après les heures, je n'ai pas envie de passer mes journées à bosser de 7h à 19h et je n'ai plus du tout envie d'avoir l'impression que la vie m'échappe. Et surtout, je veux aussi me sentir. alignée et avoir un équilibre. Je ne veux plus avoir cette sensation de me trahir un peu chaque jour. Je ne veux plus me dire « c'est comme ça, il faut faire avec » . Je veux construire quelque chose qui me ressemble, quelque chose qui a du sens pour moi, en fait. Et je me suis rendue compte que ce que je voulais, ce n'était pas déraisonnable, ce n'était pas impossible, c'était juste différent de ce qu'on m'a appris. Et j'ai surtout aussi compris que gagner sa vie ne devait pas forcément dire devoir s'épuiser. Et puis, en réfléchissant à tout ça, j'ai réalisé autre chose. Cette croyance que j'avais, elle ne venait pas vraiment de moi en fait. Je pense que cette croyance, elle est un peu comme un vieux meuble que tu récupères en héritage. Tu sais, un meuble qui vient de chez tes grands-parents, il a une histoire, il est super fort chargé émotionnellement. Mais en réalité, il est énorme, il prend toute la place, il ne correspond plus vraiment à ton mode de vie actuel. Il n'est plus vraiment très pratique, mais il est là. Et quand je regarde mon histoire familiale, je prends l'exemple de mon arrière-grand-père qui a travaillé à la mine. à s'en rendre malade littéralement pour nourrir toute sa famille. Mon grand-père, il a bossé dans une usine d'armement à la chaîne. Ma maman, elle a travaillé pour une boîte qui ne la respectait pas du tout et qui la sous-payait malgré toutes les responsabilités qu'elle avait juste parce que c'était une femme. Et en fait, déjà, si je remonte trois, quatre générations en arrière, ils ont tous travaillé dur pour survivre. Alors forcément, ils ont transmis ça. Ils nous ont transmis cette croyance de « faut travailler dur » . pour gagner sa vie. Et on ne peut pas tout avoir. Et alors forcément, la société renforce aussi énormément cette idée entre ce qu'on voit, ce qu'on entend, les modèles qu'on montre, etc. Tout nous pousse à croire que c'est normal de galérer pour réussir. Mais aujourd'hui, bonne nouvelle, on est en 2026 et heureusement, le monde a changé. Pourtant, on continue de fonctionner avec des règles qui ne sont plus les nôtres. Alors ? J'ai quand même envie de mettre un petit disclaimer dans l'histoire. Je ne dis pas que c'est facile. Je ne dis pas non plus qu'il faut claquer des doigts pour avoir ce qu'on veut. Pas du tout. Créer son activité, gagner sa vie, ça demande du travail, ça demande de s'adapter, ça demande d'évoluer, de se remettre en question quotidiennement. Mais ce que je refuse aujourd'hui, c'est cette idée que tu dois souffrir pour réussir et faire un boulot que tu n'aimes pas pour gagner ta vie correctement. C'est vraiment ça le message clé que j'ai envie de te faire passer dans cet épisode. Je refuse de croire qu'on doit choisir entre argent et plaisir. Alors oui, tu peux aimer ce que tu fais. Et oui, tu peux gagner ta vie correctement avec ce que tu fais et avec ce que tu aimes. Les deux ne sont pas incompatibles du tout. Alors, si tu t'es reconnu aujourd'hui dans ce que je viens de dire, sache déjà une chose. Tu peux t'en libérer. Ces croyances ne sont absolument pas une fatalité. Si je te partage ça aujourd'hui, c'est justement parce que je vois énormément de femmes qui ont de l'or entre les mains, mais qui n'osent pas se valoriser à leur juste valeur. Donc, si tu as envie d'évoluer dans ce sens, j'ai envie de te proposer un petit exercice dans cet épisode pour te libérer de cette croyance limitante de « on doit travailler dur pour réussir et bien gagner sa vie » . Alors, cet exercice prend entre 10 et 15 minutes si tu veux vraiment le faire correctement. Donc, si tu es en voiture ou que tu n'as pas de quoi noter maintenant, n'hésite pas à revenir sur l'épisode et à te refaire l'exercice lorsque tu as 10-15 minutes de tranquillité devant toi. Donc, petit exercice. Prends un papier et tu écris la phrase « Pour bien gagner ma vie, je dois… » Trois petits points. Et là, je t'invite vraiment à écrire et à laisser venir sans réfléchir. Tu écris tout ce qui te passe par la tête, naturellement, sans filtre. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, vraiment. C'est vraiment ultra personnel ce qu'on pense et ce qu'on ressent. J'ai vraiment envie de te dire, ne te bride surtout pas, lâche tout ce que tu as à écrire sur le sujet. Cette feuille, elle est à toi, elle est à personne d'autre et personne n'ira la lire si tu n'as pas envie que quelqu'un la lise. Tu as vraiment le droit d'écrire tout ce que tu penses. Donc, pour bien gagner ma vie, je dois blablabla. Vraiment, vas-y, lâche tout ce que tu as à lâcher. C'est vraiment l'endroit pour. Alors, quand tu as fini d'écrire toutes les pensées que tu avais suite à ce début de phrase, demande-toi d'où me viennent ces pensées. d'où est-ce que ça vient, qui t'a appris ça. Tes parents, leur vécu, leur peur, leur histoire qu'on t'a racontée, des phrases qu'on t'a répétées toute ta vie. Et pareil, franchement, tu peux noter tout ce qui te vient à l'esprit. L'avantage d'écrire, c'est que ça permet vraiment de prendre conscience de plus de choses que si on essaye juste d'y penser. Et je trouve que le travail est vachement plus efficace quand on les note par écrit. On a beaucoup plus de choses qui viennent et c'est beaucoup plus... profond. Et puis, une fois que tu as écrit tout ça, pose-toi la vraie question. Est-ce que cette croyance m'aide aujourd'hui ou est-ce qu'elle me limite ? Pareil, là, je te laisse écrire en quoi cela t'aide ou en quoi cela te limite. N'aie pas peur de poser des mots et écrits sur ce que tu ressens, sur ce que tu penses. C'est vraiment l'endroit pour. Et enfin, je te laisse écrire une nouvelle phrase. Si je pouvais choisir une nouvelle vérité, trois petits points, qu'est-ce que tu écrirais ? Et là, c'est ton nouveau toi qui démarre. Alors sincèrement, je t'invite vraiment à lui faire confiance. Écris tout ce que tu as envie d'écrire. Je te promets que ça va bien se passer. Tu as le droit de croire en toi. Tu as le droit de rêver plus que tout ce qu'on t'a déjà répété par le passé. Je te promets que ça va bien se passer. Donc fais-toi plaisir, écris tout ce que tu as envie d'écrire. écris ce que ton nouveau toi va démarrer. Alors, j'arrive à la conclusion de cette petite phrase qui peut paraître anodine qu'on m'a lâchée et qui m'a un peu retournée et donné envie d'enregistrer cet épisode. Tu n'es pas réellement obligé de jeter ce vieux meuble, mais tu peux décider de ne plus organiser toute ta vie autour. Tu peux lui laisser moins de place petit à petit et chercher après un autre meuble qui te correspond mieux. Et... surtout tu peux commencer à construire quelque chose qui te ressemble vraiment. Tu as le droit de faire quelque chose que tu aimes et tu as surtout le droit de bien gagner ta vie avec. Tu as le droit de créer ta propre réalité. Et surtout, tu n'es pas obligé de porter les peurs des générations qui ont vécu avant toi. Tu as le droit d'être cette personne de rupture qui crée une nouvelle dynamique pour tes générations futures aussi. D'ailleurs aujourd'hui, moi je ne dis pas du tout à mes enfants... il faut travailler dur pour réussir, je leur dis il faut travailler intelligemment pour réussir. Et ça, ça change vraiment toute la manière de voir les choses. Et si tu as peur de faire un affront à tes ancêtres qui se sont battus pour toi aujourd'hui, mets-toi simplement à leur place et demande-toi qu'est-ce qu'ils penseraient. Est-ce que tu ne penses pas justement qu'ils seraient hyper fiers de voir que toi aujourd'hui, tu n'as plus besoin de subir ce qu'eux, ils ont vécu ? et que tu peux faire autrement et mieux encore que tout ce qu'ils ont fait, ça t'a servi à toi. C'est leur histoire, ce n'est pas la tienne. Toi, tu as vraiment le droit de pouvoir écrire ton histoire comme tu en as envie. Et voilà les filles, c'est fini pour l'épisode d'aujourd'hui. Merci de m'avoir écoutée jusqu'au bout. Si tu veux parler de ce sujet avec moi, n'hésite pas à m'envoyer un petit message sur Instagram. Ça me ferait vraiment plaisir d'avoir ton retour et surtout, ça m'aide à savoir si ce que je fais a un sens pour toi qui l'écoutes. Et si toi aussi, tu connais quelqu'un qui continue de vivre dans ses croyances limitantes de « il faut travailler dur pour bien gagner sa vie » ou « la société attend ceci ou cela de moi, donc je dois faire ça » , n'hésite surtout pas à lui partager cet épisode. Et je te dis à très vite à l'atelier. Bisous, bisous. Souviens-toi, personne d'autre n'a exactement le même talent que toi. Il est temps de le montrer au monde entier. Si cet épisode t'a inspiré, prends quelques secondes pour laisser 5 étoiles sur ce podcast. Ça m'aide énormément à le faire découvrir à d'autres créatrices comme toi. À bientôt !