Speaker #0Bonjour chers auditeurs, chères auditrices et bienvenue dans l'Ethanol c'est pour les bagnoles, un podcast où on va parler d'alcoolémie. Retrouvez-moi sur Spotify, Deezer, Apple Podcasts, Google Podcasts. Parlons-en ici, maintenant et c'est parti ! Bonjour, bienvenue dans ce podcast. Je m'appelle Axel, je suis un ancien alcoolique et aujourd'hui je ne touche plus une seule goutte d'alcool. De nature très joviale, toujours dans la bonne humeur. J'ai envie de partager mon parcours dans ce podcast et ainsi vous aider à casser les préjugés et de mettre en lumière cette maladie parfois passée sous silence. Un vrai fléau dans notre société. Une addiction qui peut briser votre couple ou carrément vous ruiner. C'est exactement ce qui s'est passé pour moi. Vous êtes prêts ? Alors c'est parti ! Bonjour et bienvenue dans le 7ème épisode qui s'intitule « Plonger dans la vie active partie 2, défis, doutes et déroutes vers l'alcoolisation » . Comme je vous le disais dans l'épisode précédent, j'ai commencé ma vie active à l'âge de mes 19 ans, dans le domaine de prédilection, donc la carrosserie automobile. Après avoir fait du porte-à-porte avec mon CV, j'ai finalement été contacté deux mois plus tard pour commencer un contrat d'intérimaire. Trois mois plus tard, j'ai signé le CDI. Yes ! Pour être tout à fait honnête, j'ai, et je pense, comme beaucoup de personnes, eu en quelque sorte le mal de mer, le mal de la vie active. La transition a été pour moi un véritable... Cataclysme. Fini de dormir sur les bancs de l'école. Je devais prouver que je méritais mon salaire. J'étais dans une bonne entreprise, c'est vrai, sympa, mais j'ai eu tellement de mal à progresser. Je n'arrivais évidemment avec aucune expérience et je ne pouvais compter que sur moi-même. L'école m'a appris la théorie, même s'il y avait de la pratique. J'ai appris en quelque sorte comment se servir et manier les marteaux de débosselage et comment il fallait faire pour mélanger le mastic, etc. Comme on dit, un véritable métier. C'est comme beaucoup d'autres d'ailleurs, ça s'apprend sur le temps et sur le tas surtout. On était une équipe de trois avec le chef responsable de la carrosserie et dans mon nouveau boulot, premier boulot d'ailleurs, je me suis dit que j'aime apprendre et donc j'aime observer tout en donnant le sentiment que je maîtrisais les gestes de ce métier. A mes débuts de vie active, je ne voyais plus d'amis. Mon temps était consacré au travail. Et de toute façon, les amis étaient encore aux études en carrosserie également. On était dans un rythme différent, tout simplement. La vie familiale avec mes parents et ma sœur était très oppressante. Personne ne s'écoutait et déchargeait tout le stress accumulé lors des journées quand on passait à table. Je cherchais donc un endroit tranquille, une sorte de bulle, juste avec moi-même. J'ai donc commencé à boire seul. Dans ma chambre, tranquillement, dans le but de m'endormir et oublier la journée très stressante et oppressante que j'ai pu passer. Une sorte d'évasion. J'ai commencé à boire avec de la passoire complète, une bouteille complète, avec du jus d'orange. Et je finissais par boire, si ça ne suffisait pas, par 2-3 verres de martini blanc en maximum de temps. En 2 heures maximum, ouais, à peu près. Et ça, par soir. Après, boum, trop noir. Enfin, je me retrouvais et je retrouvais le sommeil. Je me suis senti extrêmement seul à ce moment-là, sans jamais être compris dans mon malaise. J'hésitais tellement face à une voiture devant moi. Je tremblais limite parce qu'on me demandait de travailler sans expérience. Donc, j'hésitais tellement. Et au travail, on doit être rapide, autonome, fatalement. J'ai vraiment appris sur le tas. Avec des engueulades à répétition sur ma finition et ma rapidité qui n'étaient pas du tout au rendez-vous. Seul face à mes angoisses, même à un tel point que le responsable carrossier ne me disait presque plus bonjour. Je savais très bien ce qu'il me reprochait, mais je me suis fait à l'idée de ce que c'est la vie active. Je faisais de mon mieux. Mes parents se sont interrogés car dans ma chambre, une odeur d'alcool sortait de la pièce. Je savais que ce n'était pas la bonne voie à prendre, mais... C'est comme ça que j'ai pu endosser et évacuer mon stress. Pour finir, 6 mois plus tard, notre trio de chocs s'est reformé. On avait décidé de se revoir tous les jours, en se donnant rendez-vous au parc du village, dans l'arrêt de bus, tranquillement, tous les soirs de la semaine. De nous trois, on était deux à voir une voiture. On se retrouvait tous les jours pour parler de tout et de rien, autour d'une bonne chope et une bonne clope en main. On parlait surtout de bagnole et des trucs et astuces en carrosserie. J'étais en admiration par les copains. On s'entraidait et ça m'apportait du soutien. Nous adorions ces petits moments. Ça fait du bien au moral aussi d'être soutenu. Une des filles de la fameuse bande s'est joint également à nous. On était également très appréciés par les habitants du village qui promenaient leurs chiens. Ils s'arrêtaient même pour faire un brin de causette avec nous. J'avais tellement du mal dans la vie active que tous les conseils étaient très appréciés pour s'en sortir le lendemain au travail. Bien évidemment, il commençait à faire froid dehors. Mais peu importe. On remplaçait tout doucement les shops par du whisky coca ou du rum coca par exemple. Pour se réchauffer, on rentrait dans une des deux voitures pour continuer notre discussion ou pour faire la fête. On passait en général une heure, une heure et demie ensemble. On se faisait à un moment donné rappeler par nos parents pour venir souper. complètement bourré et conscient qu'on y était, on prenait des distances l'un l'autre quand on reprenait la route car nous habitions dans la même rue. Je faisais malgré tout des créneaux pour me glisser entre les voitures de mes parents. J'ai jamais eu de soucis et fort heureusement d'ailleurs, et ça tous les soirs. Donc c'est vrai qu'entrer dans un monde de travail peut être éprouvant, surtout lorsqu'on manque d'expérience. Il est essentiel de reconnaître que le maîtriser un métier demande du temps et de la pratique. Il est d'ailleurs normal de rencontrer des obstacles en chemin, c'est de la patience et de la persévérance. Ensuite, la valeur des relations sociales et du soutien mutuel est importante. Nos amis, nos familles peuvent être une source inestimable de réconfort et de conseils dans des moments difficiles. Il est essentiel de cultiver ces liens et se tourner vers ceux qui nous entourent avec bienveillance, à l'écoute et dans l'empathie lorsque nous avons besoin d'aide et non de jugement. Enfin, la prise de conscience des dangers de l'alcool comme mécanisme de coping, c'est-à-dire qui fait référence aux stratégies et aux techniques que les individus utilisent pour faire face au stress et aux défis des émotions difficiles. Bien qu'il puisse offrir un soulagement temporaire du stress, l'alcool peut devenir rapidement une source de problèmes supplémentaires et peut rapidement être utilisé de manière excessive. Il est crucial d'explorer bien d'autres moyens. bien plus sains pour faire face au stress, certes plus facile à dire qu'à faire, mais tel que des exercices, la médiation, des balades et du soutien professionnel par exemple, avec bienveillance surtout. En somme, l'épisode nous rappelle l'importance de la résilience, de l'amitié et de la recherche de solutions saines face aux défis de la vie. En tant qu'ancien alcoolique, je reconnais les travers liés aux boissons alcoolisées et une prise de conscience prématurée aurait évité bien des travers dans le passé et surtout pour les gens pour le futur. Nous pouvons utiliser ensemble ces enseignements, tirer des leçons pour guider notre entourage, connaissances ou toutes les personnes dans le besoin, afin de guider avec bonne conscience les hauts et les bas de la jeune vie active d'adulte. Merci pour votre écoute et à bientôt dans le prochain épisode qui s'intitulera « Choc, épreuve et résilience, l'année charnière de notre trio dans la vie active » . Un grand merci à vous d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Venez nombreux à partager vos sentiments et réactions dans le groupe Facebook L'Ethanol c'est pour le bagnole, un groupe de partage qui met en lumière cette dérive vers la porte de sortie. Si vous avez aimé l'épisode, venez me soutenir en mettant 5 étoiles sur Apple Podcast. N'hésitez pas à le faire connaître et à le partager celui-ci. Retrouvez-moi aussi sur Instagram. Prenez soin de vous et à très bientôt dans un nouvel épisode de L'Ethanol c'est pour le bagnole.