Speaker #0Pendant 17 ans, l'alcool a fait partie de ma vie. Le plus difficile, ce n'était pas seulement d'arrêter. C'était de savoir vers qui me tourner. Trouver un professionnel de la santé, demander de l'aide et surtout ne plus rester seul. Et ça, ce n'est pas toujours simple. C'est pour cette raison que j'ai créé l'application L'Ethanol c'est pour les bagnoles. Disponible sur Apple Store et Play Store en tapant dans la barre de recherche L'Ethanol CPLB. Une application qui permet aux personnes confrontées à une addiction de trouver des professionnels de la santé, d'échanger et d'avancer pas à pas. Si vous voulez en savoir plus, toutes les informations sont dans la description de cet épisode. Et surtout, souvenez-vous, parce qu'ensemble, nous sommes toujours plus forts. Hey, salut à toi et bienvenue dans l'Ethanol c'est pour les bagnoles, le podcast qui parle d'alcoolémie, de dépendance et surtout d'humain. Je m'appelle Axel, je suis un ancien alcoolique et aujourd'hui je ne touche plus une seule goutte d'alcool. De nature très joviale, toujours dans la bonne humeur, j'ai envie de partager mon parcours ici avec toi. Mon but, c'est de casser les préjugés, de mettre en lumière cette maladie trop souvent passée sous silence. Un vrai fléau dans notre société. Parce que oui, l'alcool peut tout détruire, un couple, une vie, un avenir. Et c'est exactement ça. ce qui s'est passé pour moi. Tu es prêt ? Alors c'est parti, on en parle sans tabou ici et maintenant. Bienvenue dans le 26e épisode qui s'intitule Bouillon, 33 degrés et l'odeur du piège. Finalement, 3 mois, c'est court. Il est temps d'emménager. Je me souviens encore un samedi 27 mai 2017 sous une chaleur étouffante. Plus ou moins des 33 degrés d'ailleurs. Au petit matin, j'attendais avec impatience l'arrivée d'Arthur. C'est un ami d'enfance qui fait partie du trio d'amis. Il était accompagné de sa compagne, Erika. Ils sont arrivés chez mes parents, tranquilles, à l'heure et surtout en pleine forme. Ce qui m'arrange beaucoup parce qu'on avait beaucoup à faire. Mon père, quant à lui, partait avec la camionnette chargée à bloc avec toutes mes affaires. Je lui ai donné l'adresse qu'on avait déjà parlé auparavant, la veille plutôt. Comme quoi, on se rejoint là-bas avec toutes les infos et c'est à 90 km de là-bas. Forcément, avec nos deux voitures, nous allions beaucoup plus vite que mon père chargé. Une fois sur place, on attend mon père. Erika sort le café, le croissant, tranquille. Et on a vachement bien mangé, mais surtout, rapidos. Parce que j'ai bien vu dans son caractère qu'il faut quand même aller vite et surtout pour elle. C'était surtout ça. Bon, j'ai pas trop compris. En même temps, je me dis, c'est quand même des bras supplémentaires. Je fais pas le difficile quand même. Mais bon, c'est là qu'à un moment donné, mon père m'a téléphoné. Je me dis, ouf, pourquoi il me téléphone ? Mais oui. En panique, il me téléphone car il s'est perdu dans le bouillon. Il ne sait pas où il a rentré l'adresse sur le GPS. Le GPS l'envoie à gauche et à droite. Pourtant, c'était simple. Mais bon, ce n'est pas grave. Mais là, c'est là que j'entends un peu. J'entends derrière moi Erika qui commence à perdre patience et à s'énerver d'ailleurs. En mettant des gestes comme ça et en tapant sur son ventre. Je me dis, oh là là, ça y est, ça commence super bien. Bon, allez. Je décide finalement pour apaiser les tensions d'aller chercher mon père. Je lui ai téléphoné à mon tour pour savoir où il était. Forcément, moi avec le Bluetooth, ça va. Mais mon père ne l'avait pas. C'est là que je l'ai vu un peu plus loin dans les bouchons. Et c'est là que, boum, je vois qu'il s'est fait arrêter par les flics. Et je me dis, non, ce n'est pas possible. Il n'y a rien qui avance, il n'y a rien qui va. Je me dis, ce n'est pas possible. Et finalement, quand les flics m'ont vu débarquer, à demander ce qui se passait. Et finalement, l'histoire que mon père racontait coïncide avec ma présence. Ce que les flics, finalement, ont lâché l'affaire. Et voilà, c'est tout. Heureusement qu'il n'y a plus eu de PV, rien du tout. Mais bon, voilà, il était entouré, c'est vrai. Les flics avaient totalement le droit de... Bon, heureusement que mon père était quand même à l'arrêt. Mais ça ne justifie pas. d'être au téléphone. Bon, ceci dit, ça s'est fait. Mais bon. Donc, cette fois-ci, je lui dis, bon, maintenant tu me suis. C'est parti. Parce que là, derrière, ça pousse. Ben oui, forcément. C'est compliqué. Plus ou moins une heure après, Laura et son frère sont arrivés pour nous aider à emménager. D'ailleurs, avec toutes les affaires, une grosse partie des affaires de Laura. Pas évident d'être le chef d'orchestre. J'imagine que je ne suis pas le seul. Finalement, tout s'est bien passé et on est reparti fin de journée. J'ai encore dormi plus ou moins, oui, si j'ai dormi deux nuits chez mes parents avant d'habiter définitivement chez moi. Ce qui est assez drôle, c'est que le lendemain du déménagement, je suis parti avec ma mère faire les premières courses. Les premières avec les conseils d'une mère. Oui, tiens, prends ça, t'auras besoin de ça et regarde le prix et machin. Mais c'était assez drôle et agréable aussi de passer du temps avec ma mère. Plus ou moins une heure après, Laura et son frère sont arrivés pour nous aider à emménager. avec les affaires de Laura également, du moins une partie. Pas évident d'être le chef d'orchestre de tout ça. J'imagine que je ne suis pas le seul. Finalement, tout s'est bien passé et on est reparti fin de journée. J'ai dormi encore deux nuits chez mes parents avant d'habiter définitivement chez moi. Ce qui est assez drôle, c'est que le lendemain du déménagement, je suis parti avec ma mère faire quelques courses avec les conseils d'une mère. C'était chouette parce que finalement, oui, tiens, prends ça, ça et ça. Oui, regarde le prix. Non, moi, je te conseille ça. C'était génial, finalement. Le lundi, il faut quand même bien repartir au travail. Cette fois-ci, au retour, j'ai enfin été dormir chez moi. J'étais heureux. Un calme, un endroit serein, un apaisement, une sensation, une liberté sans précédent. Une nouvelle vie, un nouveau départ. Tant qu'à Laura, elle vivait à l'internat. Nous nous arrangeons pour qu'elle puisse venir le week-end quand ça convient. Personne ne me contrôlait. Ni me juger, ni ne m'attendre à chez moi. Je continuais à boire des verres avec mes collègues tranquille le vendredi soir. L'ambiance était agréable. Je me rends bien compte qu'étant seul à assumer toutes les dépenses, je dois revoir mon budget correctement. Mon salaire me permet d'économiser plus ou moins 200 euros par mois, ce qui est pas mal, je dois l'admettre. Oui, cela dit, je ne me permets aucun écart, aucune sortie, rien du tout. Si je veux continuer à économiser pour l'avenir, mon rêve d'acquérir une maison par exemple, c'est bien des mois plus tard que justement je réalise quelque chose. La suite dans le prochain épisode. Dans un parcours de reconstruction, les émotions peuvent changer d'un jour à l'autre. Dans l'application mobile, l'Ethanol CPLB, tu peux suivre ton humeur au quotidien et de savoir et surtout de comprendre ce qui s'est passé durant la journée. Une façon simple de comprendre tes hauts et tes bas. Et de savoir que même dans les moments difficiles, tu peux continuer d'avancer. Et surtout, souviens-toi, parce qu'ensemble nous sommes toujours plus forts. Et oui, trois mois, c'est court. Mais c'est assez long pour commencer à comprendre ce que l'on fuit. C'est surtout ce que l'on cherche. Dans cette période de transition, tout semblait neuf. Le logement, la liberté, les projets, les promesses qu'on s'est fait à soi-même. Et pourtant, certaines habitudes restent bien ancrées. C'est comme une ombre qui nous suit sans s'en rendre compte. C'est comme ça que ça se passe souvent avec l'alcool d'ailleurs, ou d'autres. On croit avoir tourné la page, mais on garde encore un pied dans l'ancien chapitre. Ce n'est pas de la faiblesse. C'est de l'inertie. L'esprit met toujours plus de temps que le corps à comprendre qu'il faut partir. La vraie leçon, c'est qu'un nouveau départ ne commence pas le jour où l'on déménage, ni même celui où l'on décide d'arrêter de boire. Il commence le jour où l'on comprend pourquoi on veut une autre vie. Parce qu'au fond, s'en sortir, ce n'est pas seulement d'arrêter de boire. C'est d'apprendre à se pardonner, à s'écouter et à croire qu'on mérite bien mieux, beaucoup mieux que ce que l'on fouille. Et n'oubliez pas, ensemble, nous sommes plus forts. La suite dans le prochain épisode qui s'intitule « Quand » . tout semble sous contrôle. Avant tout, je tiens à te remercier. Oui, te remercier d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si ce qui a été partagé ici t'a parlé, et si tu ressens le besoin d'échanger ou de déposer quelque chose, il existe un groupe Facebook dédié. L'Ethanol, c'est pour les bagnoles. Le groupe. C'est un espace bienveillant pour partager, pour échanger et surtout, ne pas rester seul avec tout ça. Et si tu veux veux suivre l'actualité du podcast, les coulisses ou les prochaines annonces, tu peux aussi retrouver le projet sur la page Facebook du même nom. Surtout, prends soin de toi et à très bientôt !