Speaker #0Pendant 17 ans, l'alcool a fait partie de ma vie. Le plus difficile, ce n'était pas seulement d'arrêter. C'était de savoir vers qui me tourner. Trouver un professionnel de la santé, demander de l'aide et surtout ne plus rester seul. Et ça, ce n'est pas toujours simple. C'est pour cette raison que j'ai créé l'application L'Ethanol c'est pour les bagnoles. Disponible sur Apple Store et Play Store en tapant dans la barre de recherche L'Ethanol CPLB. Une application qui permet aux personnes confrontées à une addiction de trouver des professionnels de la santé, d'échanger et d'avancer pas à pas. Si vous voulez en savoir plus, toutes les informations sont dans la description de cet épisode. Et surtout, souvenez-vous, parce qu'ensemble, nous sommes toujours plus forts. Hey, salut à toi et bienvenue dans l'Ethanol c'est pour les bagnoles, le podcast qui parle d'alcoolémie, de dépendance et surtout d'humain. Je m'appelle Axel, je suis un ancien alcoolique et aujourd'hui je ne touche plus une seule goutte d'alcool. De nature très joviale, toujours dans la bonne humeur, j'ai envie de partager mon parcours ici avec toi. Mon but, c'est de casser les préjugés, de mettre en lumière cette maladie trop souvent passée sous silence. Un vrai fléau dans notre société. Parce que oui, l'alcool peut tout détruire, un couple, une vie, un avenir. Et c'est exactement ça. ce qui s'est passé pour moi. Tu es prêt ? Alors c'est parti, on en parle sans tabou ici et maintenant. Bienvenue dans ce 24e épisode qui s'intitule « Quand les pogos font oublier le verre » . Comme un concert comme jamais je ne l'aurais imaginé. Comment dire ? Toute l'organisation est millimétrée. Pour la faire courte. Laura avait quelque chose de prévu le vendredi soir. Et donc, naturellement, je vais chez les beaux-parents, sans voir Laura, quoi, forcément, qui me rejoint le lendemain, d'ailleurs. J'allume la lampe de sa chambre, et là, j'aperçois des petits mots écrits sur des dizaines de petits post-it. Wow, elle avait organisé un petit jeu, un puzzle. Et à la fin, évidemment, j'avais ma petite récompense, la chimée bleue qui m'attendait. Ah, je suis gâté. Je la déguste avant de m'endormir. Je passe une super nuit avec le désir de la retrouver au plus vite. Et là, c'est là qu'elle arrive. Heureux de la revoir. On ne traîne pas trop pour pouvoir aller au concert. À 20h, pour être les premiers arrivés. Finalement, avec 3h d'avance, il y avait déjà du monde. On voulait être dans la fosse et toujours être au plus près de notre plus grand fun. J'aperçois des connaissances. On impatient ensemble. C'est ça qui est cool. On se réunit. Les portes s'ouvrent. On voulait être au premier rang. Et on fonce, on fonce, on fonce. On court. On nous dit non, ne courez pas. On court, on court, on s'en fout. Finalement, on se retrouve au deuxième rang dans la fosse. On est ravi et excité. On chante, on danse. Pogo à gogo. Un pur bonheur. Surtout que ce concert, c'est ce qui nous a réunis moi et Laura. 4h32 concert plus tard le concert se termine en beauté on décide d'attendre Damien Saez Quand il partit de son bus, c'est là qu'on le voit, d'ailleurs, au loin, bien sympathique. Il décide de s'arrêter et de prendre un moment pour ses fans. On était 15, 20 maximum. C'est là que Laura s'empresse et arrive à attirer l'attention de tout le monde. D'une voix frêle, Laura s'empresse de remercier Damien Saez. Parce que grâce à son concert, elle a pu trouver l'amour. Et il ne comprend pas trop. Et donc, oui, parce qu'elle cafouillait, elle était toute stressée, elle ne pouvait plus. Et puis, voilà, c'est comme ça que j'enchaîne le pas et je m'empresse de soutenir Laura en répétant la phrase qu'elle venait de dire. Évidemment, le grand Damien Saez, étonné de ce qu'il venait de se passer, enchaîne en disant, il faut bien que je serve à quelque chose. On rigole tous ensemble et heureux de voir cette intégration. C'est chouette. Bon, il est temps de rentrer. On rentre à présent à l'hôtel, tout fatigué. Il nous a fallu du temps pour trouver d'ailleurs le sommeil, tout excité évidemment, et puis rentrer à des petites heures. Le lendemain matin, on était attendus pour dîner chez les beaux-parents. On est accueillis, on mange tous ensemble, en n'oubliant pas forcément le champagne et les verres de vin à table. Curieusement, j'ai été distrait par le concert et la fatigue. Je n'ai même pas pensé à boire. C'est quand même fou de se dire ça. Mais oui, c'est quand même fou. En même temps, on a envie d'en prendre plein les oreilles, plein les yeux. Et avec tout le monde qu'il y a, on n'a pas envie de faire la file pour aller chercher les boissons, finalement. Bah oui. En tout cas, je ne ressentais pas le manque. Le reste de la journée, on regarde un petit peu un film, tranquille, on se pose, on se repose surtout. Et puis à un moment donné, je regarde l'heure, et c'est là qu'il est temps de rentrer chez moi. Pour aller ensuite gagner ma croûte, quoi, finalement. Quand je rentre chez moi, tout fatigué, une bonne bière m'attendait, comme à mon habitude. Je réalise aussi que c'est avec elle que je souhaite faire ma vie. Cela fait déjà plusieurs mois que nous nous connaissons, et peut-être qu'il est temps de penser à l'avenir. Nous nous posons tour à tour des questions sur la manière de préparer une possible vie à deux. Comme la suite dans le prochain épisode. Parfois, il y a des moments où tout devient plus difficile. Un moment de doute, une envie qui revient, ou simplement le besoin de parler à quelqu'un. Dans l'application mobile, l'éthanol CPLB, il s'y trouve un bouton SOS qui permet de demander de l'aide immédiatement. Parce que dans les moments les plus compliqués, rester seul n'est jamais la solution. Et surtout, souviens-toi, parce qu'ensemble nous sommes toujours plus forts. De ce que j'ai retenu de ce moment en écrivant cet épisode, c'est que l'ivresse n'a pas besoin de se cacher au fond d'un verre. L'adrénaline d'un concert, la joie de partager des émotions avec les autres, et puis l'amour, l'amour qui se construit pas à pas. Tout cela peut remplir bien plus qu'une bouteille. Pendant ces instants, je n'ai pas eu besoin de boire pour me sentir vivant. Parce que j'étais déjà porté par quelque chose de bien plus fort. C'est là que je comprends que l'alcool ne donne pas de vrais souvenirs. Il les efface. Il crée même des mauvais souvenirs. Une version de moi. Une version de nous sous emprise d'un mauvais jour. En revanche, les émotions pures, les moments intenses, eux, restent gravés. Ce n'est pas l'alcool. qui rend une soirée inoubliable. Parce que finalement, il n'y a presque que des photos ou que des vidéos qui prouvent que l'on a soi-disant passé un bon moment où on est sous emprise. C'est plutôt ce que l'on vit, avec qui des personnes de confiance et responsables que l'on partage et qu'on la partage, cette fameuse soirée. Et ça, c'est ce que l'on en retient de ces soirées inoubliables, de ces moments inoubliables. Le vrai défi, c'est de se créer des ivresses de vie plutôt que des ivresses d'alcool. Et n'oubliez pas, ensemble nous sommes toujours plus forts. La suite dans le prochain épisode qui s'intitule « Les confidences noyées dans la bière » . Si tu ressens le besoin d'échanger ou de déposer quelque chose, il existe un groupe Facebook dédié. L'Ethanol, c'est pour les bagnoles, le groupe. C'est un espace bienveillant pour partager, pour échanger et surtout, ne pas rester seul avec tout ça. Et si tu veux suivre l'actualité du podcast, les coulisses ou les prochaines annonces, tu peux aussi retrouver le projet sur la page Facebook du même nom. Surtout, prends soin de toi et à très bientôt.