Speaker #0Bonjour à toutes et tous, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui j'avais envie de faire un épisode un petit peu bilan on va dire, avant la fin d'année, à l'approche de la fin d'année, pour commencer l'année 2026 du bon pied, avec un esprit clair, aligné avec mes projets, mes ambitions, de savoir plus précisément ce que j'ai envie de continuer. dans ma façon de travailler, de mener mon activité qui est actuellement à la fois rythmée par mon travail en tant que designer graphique freelance et illustratrice et à la fois en tant qu'enseignant. Voilà, de savoir comment je continue à mener les deux en parallèle, deux fronts qui... se complètent très bien et qui me comblent, chaque activité me comble d'une façon différente et se complètent très bien. Voilà, et en fait, je voulais faire un petit bilan sur différents aspects autour de mon activité, sur, comme vous l'aurez compris d'après le titre, les choses, on va dire que... Ce sont des... Enfin, moi, je considère que c'est des erreurs, mais en tout cas, on va dire que ce sont des façons de faire que j'aimerais ne plus commettre dans mon rapport avec mes clients, dans la façon... que j'ai pu, enfin, les façons que j'ai pu avoir de mener mes projets qui me, en fait, qui m'ont causé, je dirais pas des torts, mais qui m'ont causé des frustrations, des, enfin, qui ont été source d'incompréhension et d'inconfort. Voilà, en fait, ce que j'aimerais vous partager, peut-être que c'est des choses qui vont vous faire écho ou, ben, auxquelles vous n'aurez pas forcément pensé si vous êtes, voilà, quelqu'un, justement, qui va faire appel à un créatif Merci. freelance ou quelqu'un qui aimerait devenir graphiste freelance ou alors que vous êtes une personne comme moi qui exerce actuellement ou qui a exercé, ça permet de mettre en commun justement ces expériences-là et de trouver une forme de résonance. D'ailleurs, je le redis à chaque fois, n'hésitez pas si vous avez des choses à me partager en commentaire, je vous remettrai le lien du compte Instagram. du podcast en barre d'infos. Et puis même, vous pouvez laisser un petit commentaire sur la plateforme d'écoute que vous utilisez pour écouter cet épisode. Alors, pour structurer dans les grandes lignes cet épisode, j'ai identifié trois, on va dire, grandes familles et quelques points, justement comme je vous disais, quelques erreurs, entre guillemets, que j'aimerais arrêter de faire parce qu'elles ont été source d'inconfort pour moi, mais peut-être aussi pour mes clients. Alors pour commencer, je vais parler de la partie gestion et je vais évoquer deux points. Alors le premier, c'est le fait que là, c'est plus d'un point de vue sensoriel, écoute de comment l'échange se fait, est-ce qu'il est fluide ou pas. Dans mes proms, par exemple, ça c'est quelque chose qui va s'identifier dans un début de projet. C'est vrai que c'est, par exemple, c'est quelque chose auquel... j'étais pas forcément attentive dans mes premières collaborations et en fait là c'est un parallèle c'est un exemple que je donne dans le milieu professionnel mais vous pouvez très bien faire le parallèle dans le milieu personnel, dans le milieu amoureux par exemple, mais vous savez quand on rencontre quelqu'un, quand on échange la première fois avec cette personne là on peut avoir différents états d'esprit et c'est vrai que selon l'état d'esprit dans lequel on est, dans lequel on se trouve trouve, selon les intentions que l'on porte sur cette rencontre, sur cet échange, cela peut influencer par la suite la relation ou l'équilibre qu'il peut y avoir entre les deux personnes qui vont collaborer ensemble. Et en fait, je me suis rendu compte que que parfois, ça pouvait être très fluide parce que je pensais que c'était naturel, mais en fait, il y a plusieurs facteurs qui peuvent provoquer une relation, un échange très fluide. Mais je me suis rendu compte qu'en fait, ce n'était pas quelque chose de systématique et qu'en fait, ça se planifie, ça se travaille, ça se construit et qu'en fait, quand c'est très fluide, c'est une chance et que... C'est le jour où justement on est confronté à un échange qui n'est pas fluide ou qui est déséquilibré sur les attentes communes que justement ça nous mène à poser les bases et à anticiper, à préparer justement l'échange et les attentes communes sur le projet. Parfois on force les choses alors que c'est pas fluide. fluide dès le départ et qu'il y a un certain nombre de signaux, de signes qui sont présents. et qui nous montre très clairement qu'en fait, on n'est pas du tout sur la même longueur d'onde. Et quand on n'est pas attentif à ces signaux-là, on peut se retrouver dans des situations, en fait, on s'engouffre dans des situations dont on n'arrive pas à se sortir. Et en fait, si on avait été plus attentif ou attentive... dès le début à certains signaux, on aurait pu peut-être éviter d'affronter ce type de situation. Je prends un exemple, mais quelqu'un qui minimise le temps que vous allez passer sur le projet, le temps de travail, quelqu'un qui fait des amalgames ou qui utilise des termes qui ne sont pas appropriés à votre activité, qui mélange un peu tout, qui ne prend pas de... Je ne dirais pas qu'il ne prend pas de pincettes, motivé. respectent pas en fait le votre votre travail déjà ça ça peut enfin en tout cas votre métier sans parler déjà votre travail parce que vous n'avez pas encore travaillé pour cette personne là en tout cas ce que vous faites déjà ça peut donner un indicatif sur la nature de la relation qui va se construire avec cette personne là voilà c'est un exemple en fait on va parler de fin guillemets de red flag on entend ces termes là un peu un peu à toutes les sauces mais Et très sincèrement, je pense, à titre personnel, si j'avais, dans certaines collaborations, soit avec des clients, avec des partenaires, si j'avais, professionnel j'entends, dans mon activité freelance, si j'avais été un petit peu plus attentive dès le début et posé mes limites, enfin sur différents aspects, ça peut être organisationnel, ça peut être au niveau des horaires, ça peut être au niveau des attentes, du temps passé, du nombre de retours. mais ça m'aurait permis d'avoir un cadre de travail plus serein. C'était le premier point, c'est l'aspect gestion, organisation et état d'esprit. En fait, si ce n'est pas fluide, si vous ne comprenez pas avec votre interlocuteur et que vous avez possibilité de choisir l'intention réelle. énormément d'éléments qui peuvent entrer en compte, mais là on va parler on va prendre le cas de personnes comme moi qui travaillent seule dans le cadre de mon activité freelance où je travaille seule pour des clients si la plupart de temps, quasiment tout le temps je travaille seule, si je sens qu'en fait on n'est pas sur la même longueur d'onde et bien en fait je ne vais pas forcément donner suite, aujourd'hui je procéderais comme ça, si je sens que le projet ou que la personne, surtout la personne n'est pas alignée avec ma façon de faire, passe son temps à tout négocier. Bon, ce point est un peu long, mais il est important. Si la personne passe son temps à tout négocier en termes de délai, de budget, de choses à faire, je pense que ça ne donnerait pas de suite positive et pour la personne et pour moi. Peut-être qu'elle, elle serait satisfaite et encore, je ne suis même pas sûre. En tout cas, moi, je sais que ça me mettrait dans une situation très inconfortable. donc Donc à l'avenir, c'est quelque chose que j'aimerais définitivement arrêter. En tout cas, en passant par un travail préparatoire, par des échanges, par un appel découverte, une visio, ce que je fais systématiquement à chaque début de projet. Mais voilà, parfois je préfère même passer plus de temps. Ça prend des semaines, des mois d'échange avec certaines personnes, certains prospects, parce qu'ils ont un projet qui... qui demande un peu plus de temps d'analyse et de compréhension parce que ça sort un peu de ce que j'ai l'habitude de faire, parce que c'est un modèle économique particulier, parce que c'est un projet personnel. J'essaie de m'adapter et de consacrer, de valoriser chaque projet à sa juste valeur. Mais ça passe surtout par l'humain. Je crois que le gros point sur l'aspect gestion, c'est quand même le... le côté humain aussi qui est important et de savoir est-ce qu'on est sur la même longueur d'onde ou pas. Dans cette partie gestion humaine, on va dire, il y a aussi la suite logique, c'est la partie onboarding, la partie intégration qui est souvent dédiée pour les écoles, pour les entreprises, mais finalement c'est quelque chose que quand on est freelance, que l'on fait constamment avec de nouvelles équipes, de nouveaux clients. Et en fait, c'est Cette partie-là, parfois on la néglige parce qu'on veut vite rentrer dans le vif du sujet, on veut vite se mettre au travail, faire les recherches, le benchmark, commencer à faire des croquis, à faire des recherches, à dessiner tout ça, à proposer des idées créatives. Mais c'est très important de passer par cette phase-là, surtout quand on ne connaît pas les personnes, quand on n'a jamais travaillé avec ces personnes-là, parce que c'est très important de poser ses bases. pour assurer une collaboration sereine. Là, on va reprendre le cas. cas amoureux, mais c'est toujours pareil. Si vous définissez pas qui est quoi, qui fait quoi, comment vous allez bosser ensemble, quels moyens de communication vous allez utiliser, privilégier. Est-ce qu'il y a des horaires où vous ne voulez pas être dérangé et où vous tenez à ce que ce soit respecté. Vos attentes communes et respectives sur le rôle de chacun. Oser dire aussi, par exemple, votre client, il vous demande, est-ce que vous pourriez faire ça aussi en plus de cette prestation-là. que vous dites oui parce que vous avez peur de perdre ce client alors qu'en fait vous n'êtes pas du tout compétent et expert, qualifié pour faire la prestation qu'ils vous demandent en supplément. Ça voilà, c'est un manque de maturité. Et vous vous tirez une balle dans le pied. Alors après c'est propre à chacun, mais si vous vous sentez capable de vous former en plus ou c'est quelque chose qui a votre portée pour faire cette prestation complémentaire, pourquoi pas. Mais enfin... Moi, je suis plutôt d'avis d'être honnête. Moi, quand il y a quelque chose avec lequel je ne suis pas très à l'aise, je dis direct. Enfin, ça m'arrive parfois qu'on me demande une prestation que je sais faire, mais avec laquelle je ne me sens pas forcément le plus à l'aise ou le plus experte. la plus expérimentée et avertie. Après, voilà, il faut toujours un cas concret pour justement se perfectionner et apprendre. Je pense que là aussi, il y a une histoire de confiance qui fait que parfois je botte en touche alors que d'autres personnes sont peut-être moins compétentes que moi, mais elles se prennent moins la tête et elles se disent « Bon, allez, fonce ! » Ce n'est pas grave si je fais des erreurs et je vais apprendre. en faisant. Mais bon, voilà, on a tous nos limites. Mais c'est vrai que je pense que c'est important de poser dès le début des fondations saines pour qu'en fait ce soit une relation professionnelle saine. Surtout si vous voulez que cette collaboration-là dure, perdure. C'est très important de passer beaucoup de temps surtout quand vous êtes en relation directe avec le client, qu'il n'y a pas d'intermédiaire. C'est très important de passer beaucoup de temps à communiquer, à échanger. à poser des questions pour vraiment comprendre votre client. Parce qu'il y a plusieurs identités à comprendre. Il y a son entreprise, son produit, son service, les ambitions, là où il veut emmener sa marque, son projet. Mais aussi, lui, le créateur ou la créatrice, la personne ou l'équipe qui a l'origine de ce projet-là. Qui sont-ils ? Quels sont leurs conséquences ? croyances, quels sont leurs rêves, qu'est-ce qui fait partie de leur imaginaire. Et là, en fait, c'est une partie qui paraît peut-être un peu perché pour certains, mais moi, je me suis rendue compte qu'en travaillant en freelance, il y avait une part psychologique et sociologique qui était vraiment phénoménale, qui est insidieuse, mais qu'en fait, on retrouve forcément dans les relations humaines. mais quand on touche à l'émotionnel, parce qu'il y a quand même, même si vous allez faire quelque chose de pragmatique, par la création, il y a toujours de l'émotionnel, il y a toujours des références, des envies, des ambitions qui sont sous-jacentes en fait. Et je trouve que c'est très important de comprendre ça pour vraiment rentrer dans l'univers de votre client parce que vous allez prendre, et c'est ça qui fait vraiment la richesse de... de mon métier que j'adore, mais en travaillant en freelance, je me suis vraiment rendu compte de ça, c'est du temps que, pour bien faire les choses, le temps que ça demande de rentrer dans l'univers de son client, de comprendre comment il en est arrivé là, comprendre de là où il a envie d'emmener son projet, alors sûrement je me répète, mais c'est vraiment hyper important, et je pense que... dans tous les métiers qui touchent à la création, même à l'artisanat. Et surtout là, on est sur des métiers où à la fois il y a la partie stratégique, à la fois la partie créative, il y a une partie commerciale aussi, parce qu'il y a un lien avec du public. Il y a beaucoup d'aspects qui sont touchés et qui en même temps sont liés les uns aux autres. Et voilà, tout ça pour dire que c'est très important de... passer du temps à échanger et ne pas rester avec des doutes. S'il y a un doute, vous pouvez être sûr qu'il va y avoir une incompréhension et que ça peut donner lieu à des tensions, à des frustrations. Et c'est important de les désamorcer dès que possible, en fait, en prenant le temps d'échanger et de partir sur de bonnes bases. Tout simple. Alors, pour continuer sur une partie, enfin, sur un aspect un peu plus... plus concentré sur la relation client. Même si c'était déjà un peu le cas avant, mais voilà, ce sont des points qui se rejoignent. Là, je dirais que c'est plus, on va dire, mon positionnement, mon rôle au sein de cette collaboration-là. Alors, il y a une chose que je fais encore. et que j'aimerais, enfin, je fais de moins en moins, mais j'aimerais vraiment ne plus le faire du tout, dès l'année prochaine, dès aujourd'hui même, et on va dire dès le 1er janvier 2026, j'aimerais arrêter de dire oui alors que je pense non dans ma tête, j'aimerais définitivement arrêter de faire ça, quand je sens que, souvent, alors en fait, souvent j'accepte des choses ou des projets ou surtout des délais alors que je ne me sens pas. pas à l'aise avec ça, que je sais que je vais travailler dans l'urgence, que mon emploi du temps est déjà bien occupé, enfin bien rempli, qu'il y a le facteur aléa quand même qui peut rentrer en jeu, qu'il y a aussi d'autres aspects de ma vie, la vie personnelle et le loisir que je n'ai pas envie de passer au second plan. Donc voilà, ça c'est quelque chose que j'ai encore du mal à faire parce que j'ai toujours cette peur de me dire, surtout quand c'est pour un projet, avec quelqu'un avec qui je n'ai jamais travaillé par exemple, de me dire si je dis non, je perds une occasion, je perds une opportunité que je n'aurais peut-être plus. Mais bon, parfois... Parfois, on ne peut pas faire autrement. Et en fait, c'est cette posture de chef d'entreprise, entre guillemets, que parfois j'ai du mal à endosser parce que j'ai envie, à partir du moment où on fait appel à moi, j'ai envie de pouvoir assurer et d'aller au bout du projet. Mais au fur et à mesure, je me rends compte quand même que parfois, il y a d'autres réalités et qu'au même titre que dans le salariat, parfois les agences qui doivent dire non à leurs clients parce qu'elles ne sont pas en mesure d'assurer ce délai-là, ou des artisans, des entreprises. Et en fait, je pense que même ça me rendrait service de le faire de façon plus juste, en tout cas en accord avec... avec moi-même et en fonction du projet aussi. Mais je pense que souvent, je n'ose pas le faire. Et surtout, le fait de dire oui alors que je pense non. Il y a plusieurs cas de figure possible. Mais je me suis rendu compte que quand je le faisais, c'était par manque de confiance en moi et surtout en mon travail et en sa valeur. Donc voilà, c'est vraiment quelque chose que j'aimerais arrêter de faire. Et si vous le faites, je vous invite aussi à arrêter de le faire parce que je trouve que c'est vraiment source de frustration et d'inconfort. Ça m'est arrivé de travailler sur de super projets et de mettre oublier sur certains aspects ou de ne pas avoir clairement posé mes limites. Et d'avoir toujours ce goût amer quand je pense à ce projet. que sur le travail que j'ai fait, sur l'aspect créatif, je suis ravie et hyper satisfaite de ce que j'ai réalisé. Mais il y a quelque chose dans, pas la réalisation, mais la façon dont les choses se sont construites qui me chagrine. Et voilà, ça, j'aimerais vraiment ne plus avoir ce goût amer quand je pense à des projets clients, surtout sur lesquels j'ai aimé travailler. Alors, dans la même lignée, on va dire qu'on va parler encore de désalignement. Je me suis rendu compte aussi que, alors, quand on parle de créativité, d'art, tout ce qui est autour des métiers créatifs, souvent, les clients peuvent venir vous chercher pour votre... pas d'artistique pour votre sensibilité et c'est génial quand c'est le cas, parfois c'est pas le cas parfois c'est juste pour d'autres aspects parce qu'il y a eu une bonne accroche un bon feeling au niveau de l'état d'esprit, au niveau du relationnel mais voilà, que ce soit le cas ou pas ça arrive en fait que votre sensibilité, on va dire là, ma sensibilité et celle de mon client ne matchent pas du tout. Qu'elle ne soit pas en phase, mais que ça ne mette pas forcément en péril le projet. En fait, il va falloir trouver d'autres solutions. Et ça, en fait, parfois, c'est difficile de prendre du recul, surtout quand on fait un métier où, voilà, on... On estime qu'on est l'expert, on n'est pas sur quelque chose de... Il y a des choses qui sont rationnelles, mais le choix d'une couleur ou d'une typographie, vous pouvez donner tous les arguments que vous voulez, qui vont être tangibles et intelligibles. Mais si la personne, elle n'aime pas, ou qu'elle veut... pas que son logo soit, enfin le nom de son entreprise soit écrit avec telle typographie, telle police d'écriture, vous ne pourrez rien y faire. Et ça, parfois, c'est difficile de lâcher du laisse, mais il faut le faire. Il faut le faire et accepter que ça fait partie du jeu et que déjà, il faut s'estimer heureux. T'arriver à mener son projet en arrivant à convaincre la personne de choisir, voilà. telle piste plus qu'une autre, ou en tout cas qu'elle accepte les propositions qu'on lui fait. Moi, ça m'est arrivé de faire des propositions avec, par exemple, plusieurs typographies et de dire non, non, ça, je déconseille. Et qu'en fait, la personne choisisse ce que je déconseillais. Mais en fait, avec le recul, ce n'était pas aberrant. Mais dans ma réalité, à ce moment-là, avec toute la recherche et l'analyse que j'avais faite sur l'entreprise, ça me paraissait incohérent. Alors que maintenant, quand je vois le logo avec la typographie, justement, que je jugeais pas... Je ne sais plus ce que j'avais mis. Je n'avais pas mis moderne ou pas adapté. Finalement, ça reste quand même intemporel. Ce qui est difficile, c'est parfois qu'il faut apprendre à ne pas tout prendre pour soi et personnellement. Et surtout, accepter qu'on a chacun nos goûts et qu'il faut trouver l'équilibre. que chacun mette un peu d'eau dans son vin et que c'est super important pour ne pas prendre tout personnellement afin de gérer ces éventuels désaccords ou frustrations de façon à prendre des décisions réfléchies et consciencieuses. Pour finir cet épisode, je voulais plutôt parler de l'aspect estime et valeur mais qui passe aussi par l'aspect commercial et financier. pécunier, on va dire. Alors une chose que j'aimerais absolument arrêter de faire, c'est de faire des gestes commerciaux de façon injustifiée ou pour de mauvaises raisons, entre parenthèses. Je reviens sur le manque de confiance en moi ou surtout en la valeur de mon travail, pour ce cas-là. Mais voilà, d'arrêter de faire des... gestes, surtout de gros gestes commerciaux, qui soient au profit des gens pour qui je travaille et pas dans mon intérêt, parce que c'est vrai que de vouloir être trop arrangeante et trop conciliante avec mes prospects ou avec mes clients. Surtout quand c'est des personnes avec qui je n'ai jamais travaillé, ce n'est pas forcément me rendre service. Ce n'est pas bénéfique pour la croissance et la rentabilité de mon activité. C'est sûr que parfois, il y a des cas particuliers où ce sont des personnes avec qui j'aime vraiment travailler, ce sont des projets passion. J'essaie de proposer des tarifs qui soient en adéquation avec les moyens de la personne. mais en même temps s'il y a des choses qui sont trop ambitieuses par rapport à ce que la personne peut mettre au niveau budget j'essaie toujours de trouver un équilibre par rapport au temps que moi je vais passer, à la valeur de mon travail mais parfois c'est frustrant parce que c'est incompatible, ça arrive qu'il y ait des projets qui me donnent vraiment envie mais où il y a énormément de travail et je ne peux pas je ne peux pas brader je refuse de contribuer à cette un à ce marché de la dévalorisation du temps et de la valeur de ce qu'on fait, en fait, des métiers créatifs. Et je préfère, quitte à faire moins, ou à diviser de devis, à faire petit à petit. Mais je pense que c'est important, si on veut que nos métiers perdurent, de contribuer à... à une valorisation juste et sensée de ce qu'on fait, de ce qu'on réalise, de ce qu'on produit, de ce qu'on crée, quitte à, comme je disais, parfois, quand c'est des personnes que je connais, dans certaines situations, ça m'arrive de faire des gestes commerciaux, mais si on ne plus en plus réfléchit, et je le fais en connaissance de cause. Mais voilà, ça m'est arrivé de faire des gestes commerciaux pour des personnes avec qui j'ai jamais travaillé. Et il n'y a pas forcément de raison. C'est juste parce que j'ai fait parce que je ne me sentais pas légitime à valoriser ou à demander la somme que j'avais pourtant tarifiée. Ce qui est complètement insensé. Mais voilà, je pense que parfois, c'est vraiment par manque de confiance et d'estime de la valeur de mon travail que je me suis retrouvée à faire ça. Donc voilà, ça c'est quelque chose que j'aimerais... aussi arrêté de faire au même titre que sous-estimer mes capacités et surtout mes compétences pour mener à bien un projet. Ça m'est arrivé de me freiner toute seule alors que j'avais et que j'ai toutes les ressources nécessaires pour aller au bout du projet et que je ne suis pas du genre à dire oui pour un projet alors que je sais que je suis pas compétente ou suffisamment experte. pour mener à bien le projet. En général, quand même, j'aime bien savoir où je vais et je n'aime pas faire perdre du temps aux gens et m'en faire perdre également parce que c'est quelque chose qui est vraiment très précieux de nos jours. Enfin, toujours été précieux, mais encore plus actuellement. Donc voilà, c'est quelque chose que je me rends compte que... Parfois, j'ai besoin de me rebooster ou de passer. Je ne sais pas si je peux le faire par des journaling. Parfois, faire un entourage aussi, ça marche aussi. J'ai des personnes sur qui je peux compter et qui me soutiennent dans ce que je fais et qui me connaissent bien. Mais c'est vrai que ça m'est arrivé. de me freiner toute seule parce que il y avait un enchaînement de choses alors souvent ça pouvait être aussi parce que il y avait une accumulation de stress de fatigue, par manque de temps parce qu'il y avait une gestion des aléas qui font que d'un coup je me sens submergée et je me sens pas capable d'aller au bout du projet alors que c'est juste un jour sans, un jour un peu moins facile ou alors où je suis moins productive. Mais en fait, finalement, on passe tous par là, qu'on soit dans le salariat ou dans l'entreprenariat ou dans l'auto-entreprenariat. On reste humain et notre énergie n'est pas linéaire. Et tout comme notre perception de nous-mêmes, il y a des jours où parfois, on se sent nul. Je dis bien on se sent, ça ne veut pas dire qu'on l'est, mais il y a des jours où notre esprit nous... joue des tours ou en tout cas est un peu embrumé on voit plus le négatif que le positif et voilà je pense que ça c'est important dans ces moments là de savoir s'arrêter et observer la situation et se rendent compte que ce n'est pas l'aspect rationnel qui parle, mais que c'est le côté émotionnel qui est un peu malmené et qui va influencer le reste. Je crois que j'ai fait le tour des erreurs, des choses que j'aimerais arrêter de faire en 2026, que je vais arrêter de faire en 2026. J'espère que ça vous a inspiré. Merci de m'avoir écoutée. N'hésitez pas à me laisser un commentaire ou une note si cet épisode vous a plu. Et ça m'encourage grandement à continuer à faire vivre ce podcast. Je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode. Bye !