Speaker #0Bonjour à toutes et tous, j'espère que vous allez bien aujourd'hui. Aujourd'hui j'avais envie de parler d'un sujet qui me touche particulièrement, même je dirais qu'à l'heure où j'enregistre cet épisode, il me touche de façon très concrète. Je voulais parler de l'inspiration, de l'envie de créer, de l'inspiration créative tout simplement. Donc j'ai appelé cet épisode « Quand l'inspiration... » créative me met des vents ou me ghoste. Et aujourd'hui je voulais aborder ce sujet et parler de comment je gère et je surmonte ces moments-là, surtout quand j'ai des comptes à rendre. Là on parle pas d'inspiration créative pour des projets personnels, mais on parle plus d'inspiration de... j'irais plutôt qu'il s'agit de blocage créatif lorsque j'ai des projets clients sur lesquels je dois travailler, je dois œuvrer. Voilà donc je vais vous... parler de ces blocages-là, de comment je surmonte ces moments de doute, et ce que je mets en place comme action, et comme passage à l'action, et comme processus. Alors, pour mieux vous expliquer tout ce processus-là, je l'ai décomposé en six étapes, du moment où je me rends compte de ce blocage, et que je l'affronte, au moment où je repasse au travail. Alors, sachant que... les étapes que je vais, enfin les astuces que je vais partager. Vous pouvez très bien en faire, en utiliser une. Alors peut-être qu'il y en a une, une seule va suffire à vous débloquer. Et ça, ça serait magnifique. Mais je pense qu'au moins deux permettent de vraiment renouveler l'inspiration. Parce que si vous voulez, alors je ne sais pas, si vous m'écoutez, vous êtes un créatif en études ou freelance, ou alors que vous travaillez en agence, ou peut-être que vous n'êtes pas du tout dans ce secteur-là et que vous m'écoutez juste par curiosité ou parce que vous souhaitez connaître un petit peu plus ce domaine. Alors en fait, la créativité, c'est un peu comme un muscle. On peut avoir cette illusion et cette croyance, enfin ce cliché, que la créativité va nous tomber dessus comme une illumination qui débarque de nulle part et que ça n'est donné qu'à une poignée de personnes. En fait, pas du tout. Alors c'est sûr qu'il y a des personnes qui ont peut-être un esprit... plus créatif, qui a été plus stimulé de par leur éducation, leur culture, par les activités qu'ils ont pu pratiquer pendant leur enfance, leur adolescence et ce qu'ils pratiquent au quotidien, voire leur métier. En fait, la créativité, c'est être capable de résoudre des problèmes, de répondre à un brief. C'est une des réponses de la créativité. C'est ça, c'est d'avoir une requête, un problème et de proposer quelque chose qui va répondre à ce problème. d'une façon singulière. Voilà, pour résumer un petit peu ce qu'est la créativité. Et quand je vous dis que c'est un muscle, en fait c'est comme, voilà, quand vous allez vous entraîner pour développer votre masse musculaire, la créativité c'est pareil. Quand vous l'entraînez, quand vous avez des petites routines quotidiennes, c'est à ce moment-là qu'elle va se développer et que vous allez vous rendre compte que vous allez avoir plus facilement des idées. En fait, le chemin créatif va être beaucoup plus dessiné, sans mauvais jeu de mots. Mais voilà, en fait, c'est comme quand vous... quand vous vous entraînez si vous entraînez une fois par mois vous allez avoir moins de résultats enfin une seule fois par mois mais de façon intense vous allez avoir moins de résultats que si vous entraînez plus souvent mais de façon moins intense bon après le tout c'est de trouver ce qui nous convient comme routine et d'arriver à l'inclure dans son quotidien Étape numéro 1, tout d'abord j'accepte. J'accepte et j'arrête de vouloir lutter à tout prix de cette peur de la page blanche et de ce blocage créatif que je suis en train de vivre. J'accepte, je me dis que c'est normal en fait, le processus créatif n'est linéaire pour personne. On connaît tous des hauts et des bas et je me dis que si je suis au creux de la vague, je vais forcément remonter à un moment donné. Mais pour accélérer cette remontée, je vais mettre en place certaines choses dont je vous parlais en introduction. pour faire en sorte que ça ne s'éternise pas. Le problème est que si cette phase-là de désillusion s'éternise, ça peut déjà mettre en péril le projet sur lequel je suis en train de travailler et me mettre dans des conditions de travail très inconfortables. On parle de travail, très concrètement, on parle de travail dans des délais très courts. Mais voilà, il y a aussi cette... Cette théorie comme quoi quand on raccourcit le délai, ça nous pousse à trouver des solutions plus rapidement. Donc on est plus créatif. Mais on peut aussi être plus fatigué et plus sujet au stress. C'est les avantages et les inconvénients. Donc en fait, dans ces moments-là, j'accepte, je ne lutte pas. Et je vais mettre en place certaines choses. Alors deuxième étape, une fois que je me suis rendu compte de tout ça, il y a plusieurs options. En fait, c'est là le... Les quatre étapes qui suivent, il n'y a pas forcément d'ordre. Alors soit je commence par mettre les choses à plat, sur papier. Si je suis face à mon ordinateur ou face à mon carnet, je mets à plat, j'écris, je sors ce que j'ai dans ma tête, je le mets sur papier. avoir une meilleure idée de ce qui me pose problème sur le sujet que j'ai face à moi. Alors ça s'applique à la fois à des projets qui vont être très exécutifs, mais peut-être un peu moins. Mais pour moi ça s'applique surtout à des sujets, par exemple de création d'identité visuelle. Quand j'ai l'impression qu'il me manque une information, qu'il me manque un ingrédient pour pouvoir passer à... à la réalisation de ma recette et proposer quelque chose qui va correspondre au brief et aux valeurs du projet client. Voilà, donc ça me permet de mettre les choses à plat et de me rendre compte, est-ce que j'ai tout ce qu'il me faut ? Est-ce que moi, j'ai fait assez de recherches ? Ou est-ce qu'il faut que j'aille chercher où est ma source d'inspiration ? ailleurs, dans quelque chose de connexe mais pas forcément par exemple une thématique qui est directement liée au projet. Voilà donc je fais ça dans un premier temps, je mets les choses à plat, je prends un carnet, un crayon et j'écris. Je fais des croquis, des annotations, voilà ça me permet d'avoir une vision plus claire. Pour aller dans la continuité, troisième étape, je vais chercher des sources d'inspiration et surtout je vais les varier. Je vais essayer de ne pas me contenter des sources digitales. de Pinterest, même si c'est un outil, un moteur de recherche très puissant. Mais voilà, d'utiliser toujours les mêmes sources, ça peut justement donner cette sensation de tourner en rond. Et c'est là où en fait, il faut aller chercher ailleurs. Et dans ces moments-là, ce que j'aime bien faire, c'est privilégier le monde réel, l'environnement, en fait, ce qui m'entoure, que ce soit la ville, l'espace public, la nature, les gens. Et me passer en mode observation. j'essaie de capter les détails qui vont me nourrir dans ma créativité. Alors dans ces moments-là, souvent je peux avoir un petit carnet que je note les idées qui surgissent, ou même sur le téléphone c'est suffisant si jamais vous n'avez pas de carnet sur vous. Mais voilà, j'essaie de capter ce qui a été retenu par mon attention. Ça peut être donc des sources visuelles. ou sonores aussi, qui m'entourent, ou à l'occasion d'une balade ou d'une exposition, ou même rien que le fait de prendre les transports en commun, admettons. Vous êtes entouré de gens et peut-être que vous allez observer ce qui se passe autour de vous et remarquer des détails, des comportements qui peuvent vous donner de l'inspiration. Alors là, peut-être que ce que je veux raconter, ça vous semble... incohérent, mais voilà, ça va à la fois nourrir votre inspiration personnelle et aussi selon le projet sur lequel vous travaillez, ça peut vous donner des réponses sur tout ce qui va être usage des consommateurs et des utilisateurs. Et dans les inspirations aussi, ce que j'aime bien faire, dans la recherche d'inspiration, c'est de feuilleter des livres, alors soit que j'ai déjà chez moi, ou alors dans des librairies, dans des bibliothèques. A la fois, voilà, le... l'aspect visuel de la couverture et le contenu. Et de temps en temps, j'aime bien m'offrir des bouquins qui traitent de la créativité, du design. Je peux vous citer, alors ce n'est pas du tout une collaboration, loin de là, mais je peux vous citer les bouquins qui viennent de chez la maison d'édition Pyramide, qui proposent une variété d'ouvrages assez impressionnants. Et donc parmi ceux-là, il y en a deux qui vraiment m'accompagnent. Alors déjà, ce sont des formats A5, donc Ils sont facilement transportables, mais en plus, le contenu me stimule dans ces moments où j'ai besoin de renouveau. Donc il y a le livre qui s'appelle « Créer et s'exister » de Valérie Belmoctar. Je vous mettrai les liens dans le podcast. Voilà, où là, en fait, l'autrice propose une série d'astuces et de conseils pour se lancer, faire face au... blocage créatif, comment s'épanouir, avec des aspects très pratiques, mais il y a aussi des aspects plus de développement personnel, par rapport à tout ce qui va être comparaison, confiance en soi. Moi, c'est un bouquin que j'ai adoré et que je relis de temps en temps, et que je vous conseille de lire, tout simplement. Et alors, il y a un autre livre qui s'appelle Comment naissent les idées, de la maison d'édition Pyramide aussi. Alors, l'auteur il s'appelle Miguel Angel Artega. Alors là, c'est plus, enfin, le rapport texte-image et... et plus favorable à l'image. Mais voilà, là, c'est... En fait, on se retrouve au cœur du processus d'une vingtaine de créatifs, graphistes, artistes, il me semble, plus ou moins connus. Enfin, voilà, selon la nationalité, ce sont des noms qui vont plus ou moins vous parler. Et voilà, qui dévoilent comment... s'inspirent, comment ils travaillent et créent. Et en fait, ils partagent des éléments de leur processus créatif, des pages de leur carnet de croquis, des routines qu'ils mettent en place. Alors évidemment, le but, c'est de ne pas tout recopier à la lettre parce que nous ne sommes pas des machines, mais c'est de vraiment piocher dans ce qu'ils proposent pour trouver ce qui va vous convenir. à intégrer dans votre routine créative. Quatrième étape, je m'accorde une vraie pause récréative. Je m'octroie un moment où je fais quelque chose qui me plaît, qui me fait du bien, qui soit amusant, qui soit fun. Créatif ou pas, mais de préférence créatif. Et ça, ça me permet de vraiment lâcher la bride, de laisser entrer l'inspiration et de me lâcher, en fait, de façon à ce que je puisse... par la suite me remettre sur le projet avec moins de frustration et peut-être avec plus de recul. Donc qu'est-ce que je choisis comme activité ? Ça peut être du dessin ou de la peinture de façon assez intuitive, sans vraiment d'attente. Alors je sais que c'est difficile à pratiquer, mais pour ce genre d'exercice, je vous conseille par exemple d'utiliser qu'un seul outil ou d'avoir une contrainte. qui vous permet de vous guider en fait, de ne pas avoir à réfléchir ou alors si vraiment vous voulez vous laisser porter par votre main, par le crayon, c'est tout à fait possible aussi, c'est vous qui voyez. Mais voilà, moi de temps en temps j'essaie de trouver des exercices proposés par d'autres créatifs, voilà, alors il y en a un, je vais essayer de vous retrouver le nom, j'avais fait un challenge l'été dernier, qui m'avait pas mal stimulé, alors je crois que c'est, voilà, c'est Linescape, je vous, Linescapes, je vous mettrai le lien aussi en description. pour que vous puissiez le retrouver. Voilà, déjà, son compte Instagram est assez instructif. Et sur son site, vous pouvez retrouver des challenges ou des cours. Alors là, c'est plus orienté sketching, donc dessin de croquis rapide. Mais voilà, je trouve que ça donne une nouvelle façon aussi de capter son environnement par le dessin et de le représenter. Ça peut vous permettre de nourrir votre pratique. Ce qui peut faire du bien aussi, c'est de pratiquer une activité manuelle que vous n'avez pas du tout l'habitude de pratiquer. Par exemple, de temps en temps, je fais des créations personnelles que je garde pour moi ou que j'offre. Pour l'instant, je les garde pour moi avec de larges villes auto-durcissantes. Alors souvent, je cherche en amont des idées de ce que je pourrais faire pour me orienter un petit peu. ma pratique. Et voilà, pendant 2-3 heures, enfin souvent je ne vois pas le temps passer quand je suis dans cette pratique-là. Je me laisse porter. Alors voilà, il y a toujours un temps où il faut ajuster, voilà, savoir un petit peu ce qu'on veut faire. Mais une fois que j'ai l'idée principale, je me laisse porter. Et voilà, toute la phase de décoration aussi me plaît beaucoup, prend du temps. J'aime bien affiner, enlever un peu de la matière pour faire quelque chose de assez sympa. Et la ligno-gravure aussi, alors bon là ça demande... un petit peu d'équipement, mais en tout cas, je vous invite à pratiquer une activité manuelle, créative, qui vous plaît, sans vous mettre la pression. Cinquième point, j'échange et je partage avec mes proches ou avec des pairs, des collègues, d'autres freelances. Alors, ça me permet d'avoir un regard neuf extérieur. Je suis dans une phase de blocage un peu persistante. Et surtout, il ne faut pas sous-estimer un regard extérieur d'un public qui est non-experte dans votre domaine. Au contraire, en fait, souvent, ces retours-là vont être précieux, parce qu'en fait, ça va être des retours neutres selon la portée de votre projet, à quel public ça s'adresse. Ça va vous permettre d'avoir un regard qui va peut-être correspondre davantage à votre public, plutôt que de n'avoir que des retours de personnes expertes dans leur domaine. Voilà, donc ça, c'est quelque chose qui peut être inconfortable au début, surtout. Quand on commence à travailler dans un domaine créatif, quand on est à ses premières années, je sais que ça demande de mettre son égo de côté. Parce que quand on... Enfin, je l'ai expérimenté, donc je sais de quoi je parle. Quand on commence sa carrière professionnelle ou même ses études dans un domaine créatif et artistique, il y a beaucoup de soi qui est mis dans ce qu'on fait, dans les œuvres, dans les travaux, dans les créations que l'on réalise. et voilà les... Les remarques, alors attention, il faut toujours que ce soit des remarques, des critiques constructives, mais elles peuvent, au départ, ça peut être difficile de dissocier la remarque concernant le travail de soi-même. Souvent, voilà, on va faire un amalgame et associer les deux et se dire, ah ben, dit que mon travail est perfectible, donc c'est moi qui est perfectible, ou ça c'est nul, rien n'est vraiment nul, et c'est un peu maladroit de faire ce genre de remarques. Et voilà, souvent on peut associer... la remarque sur le travail à des remarques concernant sa propre personne. Or, ce n'est pas le cas, mais ça c'est plus l'expérience et le fait de travailler sur différents projets pour différentes personnes, pour différents clients, pour différents publics. Petit à petit, ça va vous habituer à avoir des retours et les implémenter dans votre processus créatif afin de répondre à la demande initiale tout en apportant votre expertise et votre patte créative. Alors là, on va passer à la phase de décomposition, de to-do list, en fait où je décompose les tâches et en quelque sorte, je dégrossis le problème. Alors, je sais que c'est souvent quelque chose de fastidieux. Sur notre to-do list, par exemple, on va dire, il faut que j'avance sur ce projet, sur cette création d'affiches. D'accord. Mais pour ma part, je sais pertinemment que si je laisse tel quel, le projet va avoir du mal à avancer. Alors que si je prends, ne serait-ce que deux minutes, voire moins. pour décomposer cette tâche-là, me poser quelques instants et me demander « Ok, qu'est-ce que je dois faire très concrètement pour ce projet ? » Il faut que je fasse une recherche de visuel sur ça, il faut que je retouche ce texte, il faut que je décline ces éléments, il faut que je trouve une belle idée pour ce fond. Et souvent, c'est les tâches de conceptualisation qui vont me prendre plus de temps parce que ça demande plus de réflexion, de recherche, d'itération. Et quand je décompose les tâches, je me rends compte que ces tâches-là me posent problème, mais qu'en fait, une fois qu'elles sont rendues visibles, j'en prends conscience. Alors que tant que j'ai laissé le projet principal non dégrossi, j'associe la tâche avancée de la création de la fiche d'Intel à un blocage, alors que c'est dans ce projet-là que je vais avoir un blocage. Et je me rends compte que sur le reste, je peux réaliser ces tâches-là de façon... assez rapidement, assez facilement. Donc déjà, de commencer par des tâches plus accessibles, ça va me permettre d'avancer progressivement vers la tâche qui va me demander plus de temps. Et enfin, pour finir, la phase, le moment où je me remets enfin au travail. Alors, selon votre emploi du temps, la façon dont vous gérez vos temps de travail, si jamais vous êtes dans un mode hybride, vous avez une activité en parallèle, une activité salariée, ça peut varier. Mais voilà, et moi aussi, ça varie en fonction des semaines parce qu'il y a des semaines où je vais avoir plus ou moins de temps disponible, sachant qu'il y a une bonne partie de l'année où j'enseigne dans une école d'art appliqué, où je donne des cours. Donc voilà, j'adapte aussi en fonction de mes temps disponibles. Et aussi à ça, il faut inclure les temps de repos, les temps de loisirs, les temps de repos où on n'a besoin de rien faire, ou les temps où on a besoin de... passer des temps, des moments de qualité avec ses proches ou seul. C'est aussi nécessaire. Donc là, on est à la dernière étape où je me remets au travail. Et en général, dans mon calendrier numérique, alors moi j'utilise Google Agenda, mais ça peut être un autre, je programme à l'avance ou alors en début de semaine. Souvent, je le fais le dimanche soir. Enfin, souvent, je m'accorde ce temps-là de réfléchir à qu'est-ce que j'ai comme rendez-vous, qu'est-ce que... ce sur quoi je vais devoir avancer la semaine qui arrive. Donc j'essaie d'anticiper et de programmer les moments de travail en fonction aussi de ma connaissance de mes périodes, de mes moments de la journée où je suis le plus productive ou propice à créer que d'autres. Là ça va être le matin, d'autres l'après-midi, d'autres ça va être le soir. Est-ce que ça va être de travailler en extérieur ? ou avec par exemple la méthode Pomodoro où vous travaillez 25 minutes et vous faites une pause de 5 minutes, vous travaillez 25 minutes, vous faites une pause 5 minutes, voilà, avec un minuteur. Moi ce que je fais souvent c'est que je me programme des sessions d'environ 1h30, 2h, ça dépend de la tâche que j'ai à réaliser. Souvent je me rends compte qu'au bout d'1h30 j'ai déjà bien avancé sur ce que je voulais et à ce moment-là je m'accorde une pause. Et voilà, je reprends après ou pas, ou je reprends le lendemain. Et voilà, souvent ce que je fais, c'est que je me mets vraiment dans un mode de concentration. Alors je ne suis pas dans un mode extrême où je me mets en mode avion, tout ça. Mais bon, je fais en sorte quand même de ne pas être perturbée et divertie par tout ce qui est notifications de téléphone, mail. En fait déjà sur mon téléphone, je mets vraiment le strict minimum. Voilà, tout ce qui va être messages, appels et quelques notifications d'applications. Mais voilà, je limite vraiment les sources de distraction. Même si comme tout le monde, j'ai mes moments dans la journée où j'aime bien me laisser un peu happer par le scrolling. Mais je tends quand même à le limiter. Dans ces moments de deep work, si je peux dire, où je travaille de façon assez concentrée. Souvent, je vais mettre soit de la musique en fond, soit un podcast. Je prends les astuces que je vous ai données précédemment, soit je vais faire de la recherche de sources d'inspiration, je vais prendre un carnet ou une feuille, une grande feuille, et écrire toutes les infos dont je dispose concernant le projet, les informations que je dois aller chercher, des sources d'inspiration que je dois affiner et creuser. Et voilà, comme ça, je commence à me remettre au travail avec... une vision un peu plus un peu plus fraîche, moins beaucoup moins angoissée et prête à de nouveau produire, créer de nouvelles propositions et voilà c'est tout pour aujourd'hui pour ce deuxième épisode, j'espère que ça vous a parlé, que ça vous aura intéressé de connaître un petit peu ce qui peut se cacher derrière un projet créatif, alors là je vous ai partagé des astuces personnelles qui ne sont pas, que je n'ai pas inventées, mais voilà, dont je me suis inspirée de d'autres créatifs, et que, voilà, j'implémente dans mon quotidien en fonction de mes besoins. Mais voilà, je vous invite aussi à créer les vôtres. C'est vrai que, voilà, là j'ai parlé de choses très créatives, mais par exemple, là j'y pense en relisant mes notes, mais quand je parlais de s'accorder une pause récréative, ou enfin, voilà, une vraie pause, ça peut très bien être aussi... Quand je parlais de quelque chose de fun, quelque chose qui vous plaît, ça peut être vous donner une après-midi où vraiment vous faites ce qui vous plaît. Si vous avez la chance et la possibilité de le faire, évidemment. Si votre emploi du temps et votre mode de vie vous le permet. Mais de vous accorder ce moment-là sans culpabilité. C'est vrai que souvent, ce qui revient quand je parle de quelque chose de personnel, les jours où je ne suis pas productive, j'ai une espèce de culpabilité. un goût amer qui reste. Et de s'accorder, de prévoir ce moment où vous allez vous accorder un temps libre en pratiquant une activité qui vous fait du bien, pas forcément productive, ça peut être faire du sport, faire une sieste, vous accorder un moment de bien-être dans un institut, ce que vous voulez, il ne faut pas se dire « ah mais il faut quand même que ce soit productif » . Accordez-vous ce moment-là où vraiment vous écoutez et vous verrez que le lendemain, après ce moment-là, vous aurez plus d'attaques et vous n'aurez pas ce sentiment amer de dire « Ah mais toute la journée, je devais être productive et en fait, je n'ai pas réussi à l'être, je le vis comme un échec » . Alors que non, en fait, il faut vraiment comprendre que les temps de repos, les temps d'amusement, d'inspiration font partie du processus créatif. Et ça vaut aussi pour... les métiers un peu plus axés entrepreneuriat, où au quotidien, on est face à des problèmes et souvent, on va avoir besoin de couper, de se reconnecter à ses envies et à ses besoins pour revenir boostée et prête à affronter et à dégrossir le problème. Voilà, donc c'était pour une petite précision. J'espère vraiment que cet épisode vous aura inspiré. et que si vous êtes dans la même situation que moi, ça va vous permettre de vous débloquer et sortir de cette paralysie créative. Et je vous dis à très bientôt.