Speaker #0Bonjour à toutes et à tous, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui on se retrouve pour un nouvel épisode, le troisième, où... Je vais vous raconter des anecdotes que j'ai vécues quand j'étais en freelance, quand je me suis lancée, pendant mes premières années, mes premiers mois surtout de statut freelance. Et plus précisément, aujourd'hui, je vais vous parler de mon rapport aux réseaux sociaux. Qu'est-ce que Internet et les réseaux sociaux m'ont apporté comme opportunité ou comme déboire ? Voilà, je vais vous raconter à la fois des anecdotes assez positives et d'autres qui le sont moins, qui sont plutôt... négatives et qui m'ont appris à davantage me méfier des sollicitations que je pouvais recevoir. Je vais commencer par une anecdote positive d'opportunités que j'ai pu avoir grâce au pouvoir d'Instagram. Alors on est en octobre 2022, j'étais dans ma période, si vous n'avez pas écouté le premier épisode, je vous invite à le faire pour savoir de quelle période je parle. Donc entre 2020 et 2022, j'ai eu une période où je dessinais beaucoup. où j'ai créé mon compte Instagram La Divagrie, qui porte aujourd'hui le nom de ce podcast. Et je m'étais mise au défi de reprendre le dessin et je me donnais des petits briefs, des petits défis sur lesquels travailler pour m'entraîner à dessiner régulièrement. En fait, l'objectif, c'était vraiment de dessiner régulièrement. de poster sur Instagram était un peu... Enfin, m'obliger à avoir un rythme assez régulier. Donc, en octobre 2022, j'avais réalisé une illustration à l'occasion d'Octobre Rose. J'avais réalisé une illustration assez minimaliste parce que c'était un peu l'état d'esprit dans lequel j'étais à ce moment-là. Et voilà, je l'avais postée, je l'avais réalisée pour moi sans vraiment d'attente. Mais cette cause me tient à cœur et j'avais envie de... de mettre mes compétences et de m'exercer dans le style illustratif que j'explorais à ce moment-là, au service de cette cause-là. Et il se passe plusieurs mois, et un jour, je reçois un message privé sur Instagram d'une personne qui me dit, donc c'était un compte privé, qui me dit qu'elle était intéressée par mon logo et qu'elle aimerait pouvoir l'utiliser pour une campagne de... Pour une association, enfin pour une cause. Alors elle me parle d'Octobre Rose sans trop en parler. Mais c'était assez flou, d'autant qu'elle me parlait de logo. Donc vu que moi à ce moment-là, j'avais mis mon logo en photo de profil, je pensais qu'elle parlait de ça. Donc bon, je n'ai pas pris la sollicitation trop au sérieux au début. Et je n'ai pas forcément répondu tout de suite. Je n'ai même pas répondu tout de suite. Et deux jours après, je reçois un mail, cette fois sur mon adresse mail professionnelle. de cette même personne, donc avec la signature de mail professionnelle, qui me fait une demande un peu plus détaillée en m'expliquant qu'elle souhaiterait utiliser l'illustration, le dessin que j'avais réalisé de façon fictive pour Octobre Rose pour une campagne au profit du cancer du sein. En gros, c'était une association qui souhaitait utiliser mon travail pour le mettre sur du textile. Bon là en l'occurrence c'était des chaussettes. Donc là je commence à prendre la demande un peu plus au sérieux et donc on finit par échanger avec cette personne par téléphone. Elle m'explique en détail de quoi il s'agit, de quand à quand aurait lieu la campagne et il s'en suit des semaines, des mois pour cadrer ce contrat-là. parce que le détail, c'était que le commanditaire... n'avait pas de budget et pensait qu'il pouvait utiliser mon illustration sans contrepartie. Ce n'était pas la personne avec qui j'étais en échange mais sa hiérarchie supérieure. En même temps, elle me disait qu'ils n'avaient pas trop d'autres solutions parce qu'ils avaient vraiment des contraintes de format et il fallait que ce soit quelque chose qui soit assez... inclusif et universel. Et elle me disait, votre illustration répond tout à fait à cette contrainte-là. Donc, on a fini par trouver un compromis. J'ai eu juste à enlever le fond de l'illustration que j'avais faite parce que c'était une impression sur textile, donc il ne fallait pas de fond coloré. Et moi, j'avais fait mon illustration, j'avais fait mon ruban rose sur fond rose. Et donc de là, en fait, mon illustration se retrouve imprimée et brodée sur des chaussettes qui ont été vendues. je dirais qu'il y a eu 10 000 paires, quelque chose comme ça. Bon, j'en ai eu aussi qui m'ont été envoyées. Et voilà, donc la campagne a eu lieu en... novembre 2023 il me semble donc c'est une campagne qui a eu lieu en france et voilà enfin là ce qui est enfin ce qui est sympa c'est qu'en fait vraiment le la personne après que j'ai eu à la fin de la collaboration donc était celle qui avait repéré mon travail et ce qui est marrant c'est qu'elle m'avait dit bah en fait il ya un an quand il avait commencé à parler de la campagne elle avait enregistré mon mon poste ma publication dans une collection qu'elle avait créé pour la campagne pour des inspirations. Et en fait, elle a trouvé assez facilement parce que dans cette catégorie-là, il y avait très peu d'illustrations. Et donc finalement, je me retrouve à échanger avec la personne qui avait repéré mon travail pour cette campagne-là. Et voilà, ça a été une super opportunité de voir mon travail, mon illustration prendre vie sur du textile. Et c'est vrai que cette expérience-là m'a donné envie d'un peu plus explorer euh de saisir des opportunités autour du textile. Bon, je n'ai pas encore vraiment eu l'occasion de le faire, mais c'est quelque chose qui est dans un coin de ma tête et qui m'a encouragée à continuer à créer, qui m'a confortée à continuer à créer. Deuxième anecdote, alors celle-ci, elle n'est pas dans la catégorie positive, elle est plutôt négative. En fait, j'ai été victime d'une arnaque et c'était la première fois. que je faisais face à ce type d'arnaque et je n'en avais jamais entendu parler auparavant. C'est quelque chose dont j'avais connaissance dans d'autres secteurs, mais pas forcément dans le mien, celui du graphisme. En fait, ce qui s'est passé, c'est qu'un jour, donc là, on était en 2024, je reçois un mail. Alors, je crois que j'avais reçu un mail via mon formulaire de contact qui est présent sur mon site où le formulaire était renseigné et je reçois toujours une copie par mail. Je ne suis pas obligée d'aller sur le site du formulaire. Donc, il était renseigné et c'était, d'après le formulaire, une agence immobilière qui cherchait à créer des affiches pour mettre en avant des services de l'agence. Donc, c'était très détaillé, mais ce que je trouvais bizarre, c'est qu'il y avait beaucoup de répétitions. dans le mail. Mais bon, je ne me suis pas méfiée parce qu'il avait les coordonnées avec les coordonnées de la personne, l'adresse, le numéro SIRET de l'agence. Et voilà, il me demande de leur faire un devis. Et donc voilà, on a seulement des échanges par mail. Donc moi, je ne sais pas pourquoi je... Enfin, à ce moment-là, j'étais... Je cherchais de nouveaux projets en freelance. Et en plus, j'avais commencé à faire des recherches alors que... que, enfin c'est un truc à ne jamais faire maintenant, je le sais. Je commençais à faire des recherches alors que je n'avais même pas envoyé le devis et qu'il n'était même pas signé. Donc bon, je commence à faire mes recherches et donc je leur fais un devis que j'envoie. Donc là, je reçois une réponse comme quoi le devis a bien été signé par l'agence, par l'entreprise. Il y a vraiment eu une signature à la main. Et en fait, très rapidement, ce que j'ai trouvé bizarre, c'est que dès le lendemain, ils me demandent Merci. où j'en suis concernant les affiches, alors que j'avais envoyé le devis la veille. Déjà, là, j'ai trouvé ça étrange. Et de là, alors je vais lire le mail précisément. La personne me dit, nous vous informons également que le comptable a procédé au versement hier. Par contre, il vient de s'en rendre compte. Alors déjà, il y a eu beaucoup de fautes. Donc là, je lis, mais il y a des fautes. Il vient de se rendre compte qu'il y a eu une erreur concernant le montant envoyé. Au lieu de vous transférer la compte, en fait, qui était de 115 euros. de la somme totale de votre facture. Il vous a confondu avec le plaquiste et vous a transféré 3471 euros couvrant la facture totale du plaquiste. Blablabla. Il a dû contacter la banque. Voilà. En fait, ce qu'il me demandait, c'était de leur renvoyer cette somme-là, soi-disant réceptionnée, de faire la différence entre les 3000 et quelques et les 114 euros par virement. Il me demandait s'il pouvait m'envoyer leurs RIB, donc de les enregistrer en bénéficiaire. en attendant de réceptionner le virement, de façon à gagner du temps. Enfin, là, je me suis dit, ah oui, en fait, c'est vraiment n'importe quoi. Mais bon, j'avais un doute, et donc il y avait bien un numéro de téléphone en signature de mail. Donc, j'ai appelé ce numéro de téléphone, sachant que le mail était signé par, soit disant, le responsable de l'agence. Donc, j'appelle le numéro de téléphone, qui était un fixe, qui est indiqué sur la signature de mail et le devis. Et donc, alors, non, déjà, avant ça, je réponds par mail en disant que je n'ai reçu aucun virement, à lever ce qu'ils me disent, de toute façon, un bienement classique. à moins qu'ils aient fait un virement instantané ça met 1 à 2 jours donc là j'avais rien reçu et donc je disais oui j'ai commencé à faire des recherches dès que j'ai reçu votre devis signé, vous aurez des propositions la semaine prochaine mais enfin vraiment j'étais complètement dans mon truc et donc là ils m'ont dit vous devrez réceptionner le virement début de semaine prochaine pouvons-nous vous envoyer notre virement en attendant de réceptionner le virement enfin c'était vraiment bancal comme échange. Et donc là, je me dis, bon, allez, je vais appeler le numéro parce que je trouve ça bizarre, en fait, comme demande. Donc là, je tombe sur la secrétaire qui me dit la personne que vous cherchez à contacter est en rendez-vous, est-ce que je peux prendre un message ? Donc, je lui explique. Elle me dit ah non, mais je vous préviens, je vous arrête là tout de suite, vous êtes victime d'une arnaque. C'est une société, c'est des gens qui se font passer pour nous. Donc, c'est clairement de l'usurpation d'identité en plus. Et elle me dit, oui, il faut que vous portiez plainte. Vous n'êtes pas la première à faire face à cette arnaque-là. Et j'avais envie de lui dire, en fait, ce n'est pas à moi dont l'identité est usurpée, c'est vous. Donc c'est à vous de porter plainte parce qu'il y avait carrément les coordonnées de l'agence très précises. Et donc voilà, elle me dit, c'est pas la première fois que ça nous arrive, là on a eu plusieurs cas comme ça, des appels et tout. Donc elle dit non non, c'est pas nous, on n'a pas besoin de création graphique. Voilà, donc j'ai fini par répondre à cette adresse mail en disant que je venais d'avoir la personne concernée au téléphone qui avait eu aucun virement. qui avait été effectué, que c'était une arnaque. Donc là, je pense qu'ils ont pris peur parce que je n'ai plus d' réponse suite à ce mail-là. Donc je dis, après renseignement, les personnes concernées n'ont rien demandé et cette demande de devis est une arnaque et le devis accepté est nul et non avenu. Je m'étais renseignée en amont aussi pour savoir qu'est-ce que j'allais répondre. Et donc je finis par dire et je vous demande donc de cesser de me contacter à défaut de quoi je porterai plainte. Donc là, je pense que ça leur a péciflé. Plus de nouvelles, bonnes nouvelles. Et voilà, ça s'est terminé comme ça. Au final, j'ai remarqué le côté étrange de la demande et des échanges à temps. Mais voilà, depuis cette histoire-là, je fais systématiquement soit un appel découverte en visio ou par téléphone. Mais voilà, maintenant, je sais que c'est indispensable d'avoir au moins un échange téléphonique de vive voix. Voir la personne en vrai, c'est encore mieux. Et bon, parfois, avec la distance géographique, ce n'est pas toujours possible. Donc voilà, cette expérience m'a appris à toujours demander à avoir un échange de vive voix avec mes clients, tout simplement. Pour enchaîner sur une autre anecdote dans la catégorie négative, il m'est arrivé une mésaventure en début d'année. Il se trouve qu'en fait, un peu comme la première anecdote, qui pour le coup était positive, c'est parti d'un message privé sur Instagram que j'ai reçu, qui était un petit peu flou, donc de prime abord, je ne l'ai pas pris au sérieux. Et en fait, il se trouve que cette personne a insisté, donc en gros, le message privé, c'était une capture d'écran. avec un message un peu confus. Enfin, je ne voyais pas à quoi la personne faisait allusion. Mais après, par mail, j'ai clairement compris. Et donc, en fait, cette personne m'avait écrit pendant... Je crois que c'était à 2-3 heures du matin. Donc, je n'ai pas pris la requête au sérieux. Et dans la foulée, elle m'a envoyé un mail. Donc, un peu comme la première anecdote... Non, comme l'anecdote précédente qui était négative. Donc, la personne a pris la peine. de remplir mon formulaire de contact qui se trouve sur mon site et en me signifiant qu'en fait, je l'aurais. Enfin, très clairement, elle m'accuse de plagiat. Elle me dit qu'un logo que je présente dans mes projets est en fait son logo, qu'elle l'a fait avant, qu'il lui appartient, patati patata. Et donc là, elle m'envoie une capture d'écran qui date de plusieurs années en arrière Où... où on retrouve une ressemblance dans quelque chose que j'ai fait, mais c'est vraiment purement par hasard, parce que cette capture d'écran, je ne l'ai jamais vue de ma vie. Mais il se trouve qu'en fait, ce qui est cocasse, c'est qu'en fait, la personne en question porte le même nom qu'un client pour qui j'ai travaillé. Et bon, il se trouve qu'il y a eu une idée commune, mais sauf qu'en fait... elle, l'idée qu'elle me présente c'est une idée qu'elle n'utilisait pas en fait, dont elle s'est servie des années auparavant, mais elle s'en servait pas pour communiquer ou pour son nom d'artiste, parce qu'il se trouve que c'était une artiste, et alors que moi mon client était dans un secteur tout autre et il n'y avait aucune concurrence possible, mais là où en fait je pense que ça lui a posé problème, c'est que quand on tapait son nom, on tombait sur mon travail, sur le travail que j'avais fait pour ce client là donc il était un travail de d'identité visuelle et qu'en fait on ne tombait pas sur son travail à elle, mais c'est vraiment une histoire de référencement. Moi j'ai travaillé mon référencement et celui est en partie celui du client mais elle, en fait le logo l'image qu'elle m'a envoyée en capture d'écran, c'est quelque chose dont elle ne se servait pas, parce que j'avais vérifié en fait elle se servait de quelque chose tout autre. Mais voilà je pense que ce qui elle lui posait vraiment problème c'était le fait que quand on tape le nom, on ne tombe pas sur elle en premier mais bon, encore une fois c'était Merci. pas du tout le même secteur. Et ce que j'ai pas apprécié, c'est que vraiment, elle a été assez agressive en commençant à me dire qu'elle me demandait de retirer mon travail de la toile immédiatement sous peine de poursuite. Elle avait des propos assez menaçants. Donc moi, sur le coup, j'ai un peu balisé. J'en ai parlé à des amis ou à des collègues freelance qui, bon, me disaient... Enfin, c'est... C'est une connerie, tu vois, c'est pas... Le prends pas au sérieux, t'inquiète et tout. Mais bon, je me suis dit quand même, moi je voulais être honnête et droite dans mes bottes. Et bon, je lui ai répondu en lui expliquant que mon travail a été cadré par une demande client. C'était une demande commerciale. Et là, je me suis rendu compte de l'intérêt de faire des contrats de cession de droits d'auteur. Chose que je fais depuis... Trois ans maintenant, systématiquement quand je crée une identité visuelle, quelque chose qui va se retrouver sur des supports de communication, surtout pour des logos. Et en fait, je me suis rendu compte que quand on le fait, on ne sait pas dans quelle mesure ça peut nous... nous sauver en quelque sorte. Mais là, je me suis rendue compte que justement, c'était une garantie et une sécurité pour moi d'avoir fait ce contrat. Ce qu'il faut savoir, si vous n'êtes pas forcément familier avec tout ce qui est droit d'auteur, en France, quand on crée une œuvre, elle est de base, elle est d'office à l'auteur. Et en fait, le droit moral, ça, c'est quelque chose qu'on ne peut pas céder. C'est inalienable. Il est... imprescriptible. Mais par contre, ce qu'on peut céder, c'est les droits patrimoniaux. Donc, les droits d'utilisation, de représentation, que le client, enfin la personne à qui on les cède, pourra, dont elle pourra bénéficier pendant soit une durée limitée, soit une durée limitée dans une zone géographique précise ou pas. Mais voilà, le contrat permet de cadrer tout ça et surtout si jamais un jour quelqu'un s'amuse à récupérer, enfin à dire s'attribuer les droits et l'origine du logo, ce contrat-là est une preuve matérielle que le logo a été réalisé par vous et que vous avez cédé les droits patrimoniaux à votre client. Donc là, c'est ce qui s'est passé. Moi, j'ai vraiment pris son accusation un peu au pied de la lettre. Je lui ai montré que je faisais preuve de bonne foi et que ce logo avait été réalisé dans un cadre très précis, dans une demande très précise qui a eu plusieurs propositions et que par rapport aux demandes de mon client, le choix s'est tourné vers ce logo-là, qu'on a travaillé ensemble, et que, pour arriver à un résultat final, il y avait effectivement des similitudes dans certaines intentions, mais dans la... parce que il y avait l'utilisation d'une lettre, mais dans la représentation, c'était quand même assez distinct. Donc, bon, l'accusation ne tenait pas vraiment la route. Je doute qu'elle ait déposé son logo, et donc là, je pense qu'elle s'est dit mince, en fait. je n'ai pas vraiment de preuves, si ce n'est cette capture d'écran-là. Et en plus, elle ne s'en servait pas. Et donc, je lui expliquais que le logo était dans tous les cas cadré. Enfin, j'avais cédé les droits patrimoniaux à mon client et que si elle avait un problème, qu'elle le saurait faire à cette personne-là. Chose qu'elle s'est empressée de faire. Et bon, ça n'a pas donné suite parce que, comme on pensait avec mon client, le but de cette personne-là, c'était surtout de pouvoir bénéficier d'indemnités de façon assez... assez facile. Mais c'est vrai que là, c'était un hasard parce que le nom était similaire. On retrouvait quelque chose de commun dans l'intention de logo. Mais voilà. Je lui ai dit aussi dans le mail que dans tous les cas, elle n'avait pas à s'inquiéter. Je ne vais pas parler du référencement, mais ça, en fait, ce n'est pas de ma faute si elle n'a pas fait ce travail-là. Mais par contre, je lui ai dit que en fait, que... Deux entreprises et le même nom, ce n'est pas grave, tant que ce ne sont pas des entreprises qui sont concurrentes dans le même secteur. Parce que là, on était sur deux secteurs vraiment très différents, avec des enjeux et des ambitions différentes. Donc voilà, il n'y avait pas de concurrence en fait. Donc voilà, cette histoire, c'est fini. La personne a contacté mon client. Il s'est référé à ce que moi je lui ai dit par rapport à... justement au contrat. Je dis qu'il n'y avait pas de souci à se faire. Aussi, suite à cette expérience-là, je me suis renseignée pour prendre une responsabilité professionnelle, chose que je n'avais pas encore faite parce que je me suis rendue compte qu'en fait, c'était quelque chose qui pouvait être pris en charge quand il y a un litige. Bon, là, le litige n'a pas été... constaté, avéré, mais ça aurait pu. Et voilà, c'est quelque chose qui peut être pris en charge justement par une assurance de responsabilité civile. Donc, c'est bon à savoir. Quand vous êtes auto-entrepreneur, freelance, même graphiste ou vous travaillez de chez vous, vous vous dites, ce n'est pas avec mon ordinateur, ma connexion Internet que je vais causer du préjudice à quelqu'un. Et figurez-vous que si, ça peut arriver à l'ère d'internet, des réseaux sociaux, de, comme je viens de vous le raconter dans cette anecdote-là, de vous retrouver avec une accusation sortie de nulle part, d'autant que ce logo, ça faisait plus de deux ans que je l'avais fait, et là, elle se manifeste des années après. Donc bon, c'est vrai que je trouvais la requête un petit peu intéressée, mais bon, ça m'a appris aussi à garder mon sang-froid pour faire face à ce type de situation. Pour finir cet épisode sur une note plus joyeuse et plus positive, alors je dirais aussi qu'Internet, enfin les réseaux sociaux, m'ont apporté des rencontres, ça fait très cliché de dire ça, mais c'est vrai, ça m'a permis de connecter, de rencontrer, d'échanger avec des personnes qui étaient dans le même domaine que moi, avec plus d'expérience, et qui, voilà, qui pouvaient répondre à mes questions, à mes doutes. Quand j'en avais, j'ai rejoint des groupes, des forums de discussion. Je me suis aussi formée avec différents organismes de formation. Il y a certaines personnes avec qui je suis restée en contact. dans le domaine personnel. Mais c'est vrai que, même si avec Internet, YouTube, on peut trouver beaucoup de réponses, parfois, quand on a un cas de figure qui n'est pas forcément commun, on n'a pas forcément la réponse, si ce n'est de rencontrer des personnes qui ont vécu la même situation, ou alors qui connaissent quelqu'un qui a vécu la même situation. Et c'est là où, en fait, l'humain, l'échange humain reste quelque chose de... d'essentiel. Et c'est vrai que mon rapport aux réseaux sociaux aujourd'hui, disons que j'ai fait un gros travail sur tout ce qui était comparaison, même si parfois je retombe un peu là-dedans, mais je pense qu'on a tous un peu nos petits travers. nos petits chantiers à moyen et à long terme. Mais forcément, quand on s'expose un peu, j'estime que je ne m'expose pas tant que ça sur Internet, mais plus j'expose mon travail ou certains points de vue, certaines réflexions par rapport à mon mode de vie, à mes expériences. Et c'est vrai qu'il y a eu des moments où j'ai eu un rapport compliqué, notamment à Instagram, à tout ce qui était reconnaissance. Je ne savais plus trop pourquoi je faisais ce que je faisais. Mais avec le temps, je me suis rendu compte quand même que Merci. ça avait une utilité de créer, de partager, parce qu'en fait, il y a toujours une communauté silencieuse, et je me suis rendu compte aussi que j'en faisais partie avec d'autres comptes, et que voilà, parfois, à certaines occasions, ça m'est arrivé qu'il y ait des personnes qui me fassent des retours assez positifs sur ce que je partageais, que ce soit des personnes que je connaissais peu, des connaissances, on va dire, ou même des étudiants qui sont de... dans l'école où j'enseigne, des collègues ou même mes proches, où je n'avais pas forcément d'attente, mais au fil du temps, je commençais à avoir des retours sur mon travail. Je me suis rendu compte que c'est vraiment le fait d'être constant, d'être persévérant, surtout persévérante. Au bout d'un moment, quand on croit en ce qu'on fait, et qu'on le fait pour soi et qu'on a envie de partager notre vision, à un moment donné, on touche forcément... d'autres personnes, enfin on embarque des personnes dans notre bateau, et voilà, c'est ça qui est chouette, et c'est comme ça, voilà, que j'ai connecté aussi avec des personnes qui font partie de mon entourage aussi, je pense notamment à Juju, en fait j'ai repensé à cette anecdote-là quand j'écrivais le script, en fait, la première fois qu'on s'est rencontrées, je crois que elle m'a envoyé un message sur Insta pour qu'on prenne un café ensemble, on commençait un petit peu à... à se suivre sur Instagram. Moi, je suivais beaucoup ce qu'elle faisait. Et c'est parti de là. Et puis, en fait, après, on était dans le même réseau de networking, d'entrepreneuriat freelance dans la même ville. Donc, de là, on s'est vus de plus en plus. Et puis après, on s'est rendu compte qu'on avait des points communs dans notre vision des choses, dans nos projets. Et en fait, c'est devenu... Là-bas, c'est une business friend, mais au final, c'est quelqu'un avec qui je me sens très alignée. Je sais qu'on peut se voir et ne pas se sentir forcée de faire semblant que ça va, par exemple. Et ça, vraiment, c'est précieux. En fait, je pense que je suis à un âge ou à un stade de ma vie, bon là, c'est une petite réflexion personnelle, où je n'ai plus envie, dans la mesure du possible, je n'ai plus envie de me polluer, de me parasiter avec... des relations superficielles. C'est quelque chose que j'essaie de fuir à la fois dans le monde professionnel et à la fois dans le monde, enfin dans ma sphère personnelle. Donc voilà, c'est vrai que c'est un peu le côté positif d'Instagram et aussi ça m'a donné d'autres opportunités très très cool, créatives, notamment un projet pour un artiste, un chanteur. si tu passes par là, je te fais un petit coucou. Là, je me suis rendu compte que c'était important et que ça portait ses fruits de travailler sa page Instagram, son feed, de créer pour soi, pour les autres et de partager aussi sa patte artistique, sa patte personnelle parce que finalement, cette personne-là, cet artiste, m'a contactée pour que je travaille... pour que je crée un visuel qui soit vraiment dans mon style. Et ça, c'était génial de me dire, j'ai une commande où on me demande de faire ce que je sais faire, en dehors du graphisme. Parce qu'en fait, je considère que l'illustration, c'est quelque chose de plus personnel. Je me sens moins légitime dans le domaine de l'illustration parce que c'est quelque chose que je fais plus de façon autodidacte. Je ne sais pas si c'est vraiment ça, mais de façon... moins cadré en tout cas, plus expérimental que le graphisme où j'ai plus d'expérience en tant que professionnel. J'ai l'impression d'avoir plus d'expertise parce que j'ai travaillé en tant que salarié, en tant que freelance. Et pendant longtemps, l'illustration, je le voyais comme quelque chose qui allait à côté parce que je ne savais pas trop comment m'y prendre, comment tarifier mes prestations. Après, il y a toujours une marge d'évolution. Mais le jour où j'ai eu cette opportunité-là, j'étais vraiment... hyper fière et je me suis dit ok bon bah même si t'as pas 1000 ou 2000 followers ou je sais pas combien de likes sur tes publications bah t'as quand même quelqu'un qui t'a recommandé à quelqu'un qui a accroché avec ton univers et ça c'est vraiment une super gratification quand on est créatif, quand on est artiste je sais pas si je me considère comme artiste mais bon quand on est créatif déjà voilà donc c'est vrai que ça a été une super opportunité et voilà j'espère en avoir d'autres même avec le référencement naturel j'ai eu des opportunités de projets professionnels sur lesquels travailler donc voilà c'était un épisode je ne sais pas si c'était plus décousu en tout cas j'avais en tête des anecdotes à la fois positives et négatives Merci. Mais je voulais terminer sur du positif quand même, pour un peu équilibrer tout ça, en fait, pour vous montrer que, voilà, de toute façon, c'est en faisant qu'on apprend, c'est en forgeant que l'on devient forgeron. J'aime beaucoup cette expression. Mais c'est vrai, et en fait, je suis très bien placée pour le dire. Enfin, c'est un rappel à moi-même, on va dire. Parce que souvent, je procrastine par peur de mal faire, de rater, de faire des erreurs. Parce que c'est quelque chose qui est un peu mal vu dans... dans le monde du travail en fait, mais ça fait partie du processus, ça fait un peu écho avec l'épisode précédent, si vous ne l'avez pas encore écouté, je vous invite à le faire, mais voilà, s'autoriser à rater, à expérimenter et exposer son travail. montrer ce qu'on aime faire, tout en ayant conscience qu'il y a potentiellement des gens malveillants qui vont vous accuser de choses qui ne sont pas forcément justes. Ou aussi, il peut y avoir le cas où il y a des personnes qui vont s'amuser à s'attribuer les mérites de votre travail. Donc voilà, c'est vrai que ça peut faire peur de publier sur la toile, sur Internet, mais voilà, il faut être conscient de... de ce qu'on partage, en ayant toujours en tête qu'il y a ce risque que, comme dans tout ce qu'on fait, mais peut-être que c'est un peu moins contrôlable, enfin il y a cette impression que c'est un peu moins contrôlable sur internet que dans d'autres domaines. Voilà, en tout cas j'espère que cet épisode vous aura plu. N'hésitez pas à me faire vos retours sur les plateformes d'écoute sur lesquelles vous écoutez cet épisode, et sur Instagram, à m'écrire, je suis ravie de vous lire, ou de vous écouter, si vous voulez hum... m'envoyer des messages vocaux, c'est avec joie que je les écouterai. Et je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode. Bye !