Speaker #0Bonjour à toutes et tous, j'espère que vous allez bien. Ça fait un moment que je n'ai pas enregistré d'épisode, donc ça me fait bizarre de reprendre le micro. Donc bienvenue à ceux qui découvrent ce podcast et à celles et ceux, d'ailleurs, qui continuent à l'écouter. Ça me fait plaisir de voir que petit à petit, mon audience se développe. Même si vous ne vous manifestez pas forcément, je vois le nombre d'écoutes. augmentée. Donc merci à vous pour votre engouement. Alors aujourd'hui, je voulais parler d'un sujet assez personnel, mais je me disais que ça pouvait peut-être parler à des personnes notamment qui aimeraient par exemple porter leur voix, que ce soit dans l'enseignement. dans la création d'ateliers, de masterclass, de conférences. Alors je ne suis pas une experte, mais j'avais envie de partager mon expérience par rapport à ça. Et dans cet épisode, je vais aborder la notion de timidité qui va être croisée avec la confiance en soi. Voilà, alors en fait, déjà si on prend la définition de timidité, qu'est-ce que la timidité ? Donc, on peut retrouver plusieurs... plusieurs définitions à ce sujet. Donc on va avoir le fait de... Quand on dit que quelque chose est timide, c'est quelque chose qui peut manquer de vigueur. Ça peut... Voilà, quelqu'un timide... Quand on dit c'est timide, ça peut être quelque chose qui manque d'audace. Mais souvent, quand on parle d'une personne qui est timide, on va plutôt parler du fait qu'elle manque d'aisance, d'assurance dans ses relations avec autrui, et qu'elle a tendance... que ça va être une personne qui va avoir tendance à se troubler, à perdre ses moyens lorsqu'elle se sent regardée et observée. Donc moi, j'identifie plus la timidité à ça, en tout cas celle qui me correspond, parce que si je reprends un peu mon parcours en tant qu'individu, je me souviens que quand j'étais enfant, on me qualifiait souvent de personne, de petite fille qui était timide, qui était... un peu dans son monde, qui était assez réservé, mais qui avait quand même son caractère. Mais voilà, c'est vrai que j'ai gardé cette caractéristique-là à être quand même pas mal dans l'observation. Quand je ne connais pas ou que je ne maîtrise pas suffisamment un sujet ou une situation, je suis plutôt du genre à observer. beaucoup les gens, les choses avant de m'exprimer. J'ai vraiment horreur de m'exprimer en ayant l'impression de ne pas maîtriser mon sujet, plutôt du genre à tourner plusieurs fois la langue dans ma bouche avant de parler, avant de m'exprimer sur un sujet et de donner mon avis. J'essaie souvent d'avoir plusieurs versions des faits, mais c'est vrai que ça peut souvent me faire basculer dans un état d'hyper-vigilance et Et... et de suranalyse de la situation avant de passer à l'action. Parfois, c'est pour des choses quotidiennes qui peuvent paraître, mais je vais comparer les situations entre elles de façon à essayer de choisir la meilleure pour souvent contenter autrui et aussi me contenter moi-même et être fière, pas seulement à court terme, mais à long terme. avoir la conscience tranquille dans mes choix et dans ma prise de décision. La parenthèse est fermée sur ma vision de la timidité. Et c'est vrai que souvent, les personnes qui vont être timides, introverties, parce que tout ça est souvent relié, vont avoir tendance à choisir des métiers qui leur correspondent. Et c'est vrai que le métier de... de designer graphique, d'illustratrice. Les métiers, on va dire, créatifs, sont des métiers qui sont adaptés aussi aux personnes qui ont une hypersensibilité, chose que j'ai également, mais que j'ai verbalisée il n'y a pas très longtemps. Bon, quand je referai le point sur mon parcours, vous comprendrez comment. Mais voilà, en fait, ce sont des métiers qui peuvent être réalisables quand on est quelqu'un qui... pas forcément se mettre en avant. Et en fait, il y a quelques années, je me suis retrouvée à être enseignante dans ce que je sais faire, donc dans le graphisme. Mais en fait, je ne m'étais pas du tout préparée. à ça. Enfin, ça s'est fait vraiment par opportunité et par hasard, on va dire. Après, le hasard fait bien les choses. Mais disons qu'en parallèle de cette timidité-là, il y avait d'autres qualités, d'autres prédispositions qui faisaient que ça m'orientait vers ce métier, en tout cas vers ce rôle. Parce que je tiens quand même à continuer à pratiquer mon métier de designer graphique, à développer ma créativité. Mais en fait, aujourd'hui, j'adore le fait Merci. de pouvoir conjuguer les deux, d'être à la fois créative et de pouvoir à la fois accompagner des personnes dans leur prise de rôle de futur designer, dans leur prise de position, dans le développement de leur créativité et surtout dans l'affirmation de leur personnalité et de leur identité en tant que graphiste. Donc en soi, au niveau de mon parcours scolaire, j'ai su assez tôt que je voulais m'orienter vers... Les arts appliqués, les arts graphiques, en fait depuis le collège je savais que je voulais faire ces études-là, donc j'étais déjà assez fixée sur mon idée. Je n'étais pas encore sûre du métier en lui-même parce que forcément avant d'étudier et avant de faire des stages en immersion, on se fait toujours une idée sur un métier, mais on ne voit pas les coulisses, les aspects positifs et les aspects un peu plus ingrats. du statut et du métier. Mais ce qui s'est passé, c'est qu'en fait, au bout de plusieurs années de salariat en agence de communication, alors il y a tout un contexte qui a accéléré les choses. Il y a plusieurs facteurs, on va dire, qui ont fait que j'ai voulu un peu changer de cadre de vie et professionnel. En fait, avec le recul, je me suis rendue compte que même si j'adorais mon travail et le fait de pouvoir contribuer à... à des projets très divers et variés, avec des objectifs, des univers différents. Je n'étais plus trop aux emphases avec cette façon de travailler qui était vachement dans la rentabilité, dans l'efficience, travailler vite, bien, beau, sans prendre le temps de réfléchir aux choses. C'est vrai que ça, je me sentais vraiment déconnectée de la partie réflexion créative. Et c'est quelque chose qui me... qui me faisaient souffrir en quelque sorte et ça a duré un petit moment. Donc je me suis dit, bon, il faut que je change de façon de voir les choses. Donc c'est pourquoi j'ai voulu me mettre à mon compte et expérimenter une autre façon de vrai pour des projets clients et en fait avoir la possibilité de choisir déjà le type de personne, le type de client pour qui je pourrais travailler et surtout de pouvoir accompagner ces personnes-là de A à Z avec conscience et euh... de façon sereine et alignée. Mais pour le coup, la limite du statut de freelance, surtout quand on travaille seul à la maison, c'était le manque d'interaction sociale avec des pairs, avec des personnes qui étaient dans le même secteur que moi, qui rencontraient des problématiques similaires ou alors qui pouvaient m'aiguiller et me conseiller sur des problématiques auxquelles je faisais face. Et voilà. sur lesquelles je me sentais bloquée. En fait, je suis vraiment passée d'un extrême à l'autre de ce point de vue-là, et je m'y attendais pas du tout, parce que, comme je disais tout à l'heure, quand on pense à un métier, on se fait une idée des principales caractéristiques. des façons de l'exercer, est-ce que c'est un métier qu'on va faire derrière son ordinateur, est-ce que c'est un métier où on est amené à beaucoup bouger, à rencontrer du monde, etc. Et c'est vrai que quand je travaillais en agence en tant que salariée, pour le coup je ne bougeais pas beaucoup parce que j'étais quasiment tout le temps au bureau, mais j'interagissais avec énormément de personnes, que ce soit des collègues de mon équipe, ou des personnes d'autres services, ou parfois avec des clients. Et là, en fait, en freelance, je me suis retrouvée à interagir avec mes clients et c'est tout. Donc à ne pas avoir de collègues avec qui je travaillais sur les mêmes projets. Alors j'avais toujours des contacts avec d'anciens collègues ou alors j'ai des amis qui sont freelance aussi, mais c'était pas pareil parce qu'on n'était pas dans la même pièce à travailler ensemble sur un sujet commun. Donc en 2023, j'ai eu une opportunité d'enseigner. dans l'école où j'avais passé mon BTS en design graphique à l'époque, quand ça existait encore, cette appellation-là. Et ça a été une vraie révélation pour moi, parce que je me suis rendue compte qu'en cumulant mon rôle de graphiste freelance et ce rôle d'enseignante en devenir, ça me stimulait beaucoup et ça me comblait d'un point de vue social et intellectuel. Enfin, social. Social et humain, j'entends. Parce qu'en fait, de pouvoir transmettre, c'est vraiment hyper épanouissant pour moi. Alors, ça ouvre beaucoup d'insécurités aussi sur lesquelles j'ai dû et je dois encore travailler. Et je pense qu'il y en a certaines, c'est un peu le travail d'une vie, mais le tout, c'est d'arriver à cohabiter avec elle de façon à ce que ça n'empoisonne pas notre quotidien. Mais c'est vrai que ce sont des enseignés, c'est un rôle assez puissant qui interroge beaucoup sur sa propre identité, la perception de soi-même, peur du regard des autres et surtout du jugement des autres. Et ça, j'y ai vraiment été confrontée dès le début. Pourtant, si on revient un petit peu en arrière, j'avais quand même une expérience par rapport à ça parce que j'avais passé mon BAFA. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, c'est le brevet qui permet d'encadrer... des enfants, des adolescents dans des structures d'accueil de type centre aéré ou colonie de vacances, séjour. Et c'est vrai que cette expérience-là que j'avais faite, j'ai passé mon BAFA quand j'avais 17 ans, ça m'a vraiment ouverte aux autres et ça m'a permis de m'affirmer, de sortir un petit peu de ma timidité, même si j'étais toujours angoissée et très stressée quand on devait faire des exercices. de groupe, on devait passer devant un public à l'oral. Mais ça m'a donné beaucoup de confiance en moi parce que j'avais eu de bons retours. Et donc ça, ça m'avait quand même beaucoup boosté. Et surtout l'aspect social et humain qu'il y avait au sein des équipes et avec les enfants, les adolescents qu'on encadrait, ça m'avait apporté beaucoup de bonheur, beaucoup d'épanouissement. et j'avais toujours cette espèce de... mélancolie, de nostalgie parce que c'est pour ceux qui l'ont déjà vécu savent de quoi je parle c'est vraiment surtout en colonie de vacances c'est des moments où c'est très intense que ce soit avec l'équipe ou avec les enfants qui séjournent c'est des moments où on est tout le temps les uns avec les autres et c'est très intense aussi bien dans le positif que dans le négatif parfois et le retour à la réalité peut être assez brutal Je pense que ça doit y avoir un peu la même sensation quand on vit une expérience à l'étranger, avec d'autres personnes, dans un contexte qui sort de l'ordinaire. Il y a cette petite tristesse du retour à la réalité, à ce qui est plus ordinaire, mais qui s'étiole petit à petit. Donc c'est vrai qu'en fait, cet aspect social que j'avais trouvé dans l'animation, cet aspect humain très riche, me manquaient un petit peu dans mon travail de graphiste salarié. Et finalement, je me suis rendu compte qu'avec l'enseignement, je retrouvais ce lien-là avec les autres qui me nourrissaient énormément. Alors, pour tout vous dire quand même, au début, les premiers cours... que j'ai eues à l'école, j'étais vraiment tétanisée. Alors ça, les étudiants ne le savaient pas forcément. Mais au départ, j'avais qu'un seul cours par semaine. En fait, j'angoissais et je surpréparais mes cours pour que ce soit le plus parfait possible et pouvoir anticiper le mieux possible le déroulé du cours. Mais souvent, voilà ce qui va faire le... La force, c'est l'échange et le lien qu'on arrive à construire avec son public et avec ses étudiants. Et c'est vrai que ça m'avait vraiment fait bizarre de me retrouver de l'autre côté de la salle de classe. Et que c'est vraiment un travail à part entière de savoir se présenter, savoir adopter cette posture de leader en quelque sorte. Et franchement, ça s'apprend, c'est pas... C'est pas inné pour tout le monde, et en fait parfois on peut avoir, enfin même si ça va être le même rôle, ce qui va vachement varier sur l'aisance, ça va être la qualité des échanges, et surtout l'énergie et la dynamique d'un groupe, qui parfois est excellente dès le départ, et on se dit c'est super ça va être comme ça avec tous les autres, et en fait non ce n'est pas forcément le cas. Il y en a avec qui ça prend plus de temps, il y en a avec qui ça va... peut-être jamais être très dynamique mais c'est comme ça en fait c'est inégal et parfois d'ajuster certaines choses d'être plus dans l'échange et même de faire preuve de vulnérabilité, de montrer qu'en fait nous aussi on est un humain et que si on vient pas vers nous, s'il n'y a pas de communication, forcément on va avoir moins envie de partager, de transmettre, que ça va jouer dans la qualité des cours. Bon, voilà, je divague un peu, forcément. Mais voilà, ça a été vraiment une belle découverte. Et en fait, déjà quand j'étais salariée, j'avais eu des retours comme ça de stagiaires ou d'alternants qui m'avaient remercié pour ma pédagogie, alors que je n'étais ni leur tutrice, ni leur supérieur. Et pourtant, moi, j'avais l'impression parfois d'être un peu sèche ou un peu dure avec eux. Et en fait, la plupart, non, m'avaient au contraire remercié du temps que je prenais pour les conseiller, pour leur faire des retours, que c'était toujours bienveillant. Et en fait, j'ai mis du temps à prendre conscience de ça. Même mes proches me disaient que j'étais vachement patiente, vachement pédagogue. Et je ne pensais pas que c'était une qualité que j'avais. Et en fait, c'est quelque chose que j'ai toujours eu. Et en fait, je le vois dans le plaisir que je prends à transmettre, à accompagner, aussi bien à l'école qu'en cours particulier aussi, où j'accompagne des personnes qui vont avoir un besoin spécifique, soit dans le cadre d'une reconversion professionnelle ou parce qu'elles ont besoin d'apprendre quelque chose de précis sur des logiciels que j'enseigne. Voilà, donc en fait, je pense qu'aujourd'hui, c'est quelque chose qui fait partie vraiment de mon quotidien. Je ne sais pas encore vraiment quelle sera la finalité, mais en tout cas, mon quotidien actuel m'apporte beaucoup d'épanouissement sur le plan humain, sur le plan social, sur le plan intellectuel. aucune journée ne se ressemble vraiment et en fait avec les actualités, les évolutions technologiques et autres, il va y avoir toujours des remises en question, des besoins et des moments où il va falloir s'adapter ou se positionner différemment. Et voilà, donc c'est ça que j'aime dans cette double casquette, si je puis dire. Et voilà, au fil du temps, j'ai appris à lâcher prise. J'en parlais dans un épisode précédent. Mais c'est vrai qu'au fur et à mesure d'enchaîner les journées avec des coups. cours avec des groupes différents, j'ai appris petit à petit à me faire confiance, parce que je me rendais compte quand même que ce que je faisais c'était pas si mal que ça, et en fait petit à petit, je perfectionne ma méthode, ma façon d'aborder les choses, et ça m'a demandé aussi de faire un travail introspectif qui a besoin de temps en temps de quelques mises à jour. Mais voilà, sur la question de la légitimité, de la confiance en moi et de ce que je suis, ma capacité à transmettre et surtout ma légitimité à le faire. Et voilà, j'ai compris surtout que c'est un domaine, c'est un métier où même si on est le transmetteur... l'enseignant. En fait, on apprend continuellement tout au long de sa vie et en fait, ça m'a libérée de me rendre compte de ça. En fait, c'est pas comme certains métiers où au bout d'un moment, on a appris quasiment la totalité de ce qu'on pouvait apprendre sur le métier. En fait, non, l'enseignement, à partir du moment où on a des humains en face de nous, on va toujours apprendre parce qu'on va faire face à des situations qu'on n'avait pas anticipées et c'est ça qui va faire que On va s'affirmer, on va se construire et enrichir et surtout, oui, affirmer son approche et son positionnement. Mais c'est effectivement un métier qui demande de mettre sa timidité de côté. Alors, c'est marrant parce qu'en fait, parfois, quand je vois les étudiants en face de moi qui, justement, vont être timides, réservés, je me revois un peu il y a quelques années, on va dire une grosse dizaine d'années. Et en fait, je les comprends et c'est pour ça que j'essaie. d'avoir une approche bienveillante pour les aider à dépasser cette peur-là, surtout cette peur du regard des autres et les mettre en confiance pour faire des erreurs, tester, expérimenter dans le but d'apprendre tout simplement. Pour conclure cet épisode, j'ai envie d'ajouter aussi que en fait, chacun a des prédispositions en fonction de sa personnalité à faire un métier. Et que si vous êtes quelqu'un qui a envie d'explorer ou de vous réorienter dans votre vie professionnelle, je peux vous conseiller de faire le test des 16 personnalités. Alors moi, je l'avais fait il y a plusieurs années et je l'ai refait il n'y a pas très longtemps. Et le résultat, c'était protagoniste. Et en fait, dans les métiers qui correspondaient, je me rappelle que dans les métiers qui étaient proposés, il y avait euh donc les métiers autour du design. mais il y avait aussi l'enseignement. Et en fait, à l'époque, ça ne me parlait pas du tout, parce que j'étais persuadée qu'il fallait faire un cursus spécifique pour pouvoir exercer ce métier. Or, en art appliqué, c'est un petit peu différent. En fait, en fonction du nombre d'années d'études et d'autres critères, on peut enseigner dans certains établissements. Voilà, donc en fait, c'est mon cas. Je n'ai pas passé de concours pour enseigner actuellement. C'est en réflexion. Mais voilà, mon expérience et le parcours que j'ai font que j'ai la possibilité et je suis éligible à enseigner en études supérieures. Donc je vous invite à faire ce test, je vous enverrai le lien, ça peut vous donner des... pistes de réflexion en fonction de vos traits de caractère, de votre sensibilité, de votre empathie. Vous verrez que ça peut vous donner des pistes de réflexion si vous avez envie de le faire par curiosité ou alors si vous êtes vraiment dans une démarche de reconversion professionnelle. Voilà, c'est tout pour cet épisode. J'espère que ça vous parlera. N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire sur votre plateforme de podcast préférée. et je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode. Bye !