Speaker #0Bonjour et bienvenue à la Fabrique du Sommeil, le podcast dédié à celles qui aspirent à des nuits sereines et des journées énergisées de manière naturelle. Je suis Corinne Baudoin, sophrologue et hypnothérapeute spécialisée dans le sommeil et le stress depuis plus de 10 ans. J'accompagne les femmes stressées à retrouver durablement un meilleur sommeil et leur énergie durant la journée. Et cela sans somnifère et sans dopant, juste en vous apprenant à utiliser les fabuleuses compétences de votre corps et de votre esprit. Si vos nuits vous échappent et que vous ne comprenez pas pourquoi votre sommeil tombe en panne, vous êtes au bon endroit. A chaque épisode, je vous apporte des éclairages, des stratégies et des techniques simples et efficaces. Seule ou accompagnée d'invités, nous explorerons les rouages de la mécanique du sommeil pour réinventer vos nuits et transformer vos jours. Prête pour relancer efficacement la fabrique de votre sommeil ? Alors, ça commence maintenant avec l'épisode du jour. Bonne écoute ! Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de La fabrique du sommeil. Aujourd'hui... J'aimerais vous parler d'une situation fréquente, déroutante et parfois très culpabilisante. Celle des insomnies qui commencent après une période éprouvante puis qui restent. Vous avez peut-être traversé un stress professionnel intense, une surcharge familiale, un conflit, une séparation, une maladie dans votre entourage ou simplement... Une période où il a fallu tenir, assurer, continuer, même quand intérieurement vous étiez déjà épuisée. Et pendant ce temps-là, votre sommeil a commencé à changer. Plus de difficultés à vous endormir, un sommeil plus léger, des réveils au milieu de la nuit, ou ces réveils vers 2, 3, 4 heures du matin avec la... tête déjà pleine. Et soyons honnêtes, à 3 heures du matin, le cerveau organise rarement une réunion constructive. Il ressort les vieux dossiers, les conversations non terminées, les scénarios catastrophes, les choses à faire demain et parfois même les problèmes qui n'existent pas encore. Bref, un vrai grand déballage mental. Jusque là... Cela peut sembler assez compréhensible. Quand la vie secoue, le sommeil peut être bousculé. Mais ce qui devient plus déroutant, c'est la suite. La situation se calme, la pression diminue, le contexte devient moins lourd et pourtant, le sommeil, lui, ne revient pas comme avant. Vous continuez à vous réveiller, à anticiper la nuit, à vous demander si vous allez dormir. à sentir que votre corps ne redescend pas vraiment. Et là, une question peut prendre beaucoup de place. Mais pourquoi est-ce que je dors encore mal alors que le plus compliqué est derrière moi ? Cette question est lourde parce qu'elle peut donner l'impression que quelque chose s'est cassé, que le sommeil est déréglé pour de bon ou que vous êtes devenu malgré vous. Une mauvaise dormeuse. Alors aujourd'hui, comme j'aime souvent le faire dans la fabrique du sommeil, je vous propose à nouveau de déplacer votre regard, de briser une nouvelle croyance. Et si votre sommeil n'était pas cassé? Si votre cerveau n'avait pas perdu le mode d'emploi de la nuit? Et si votre système nerveux avait simplement gardé le mode protection activés un petit peu trop longtemps? Notre cerveau et notre système nerveux sont formidables. Ils savent nous protéger, ils savent nous faire tenir quand la vie devient plus exigeante. Mais parfois, ils font du zèle. Dans cet épisode, je vais vous expliquer pourquoi votre corps peut continuer à fonctionner comme si quelque chose devait encore être surveillé. Pourquoi la nuit peut devenir un moment d'alerte ? Et pourquoi cela ne veut pas dire que votre sommeil est cassé ? Eh oui, cela veut peut-être simplement dire que votre système nerveux n'a pas encore retrouvé le chemin de la sécurité pour se laisser aller dans les bras de Morphée. C'est ce que nous allons explorer ensemble et c'est parti ! Quand la vie devient difficile, le système nerveux passe en mode protection. Pour comprendre cela simplement, il faut parler d'un grand chef d'orchestre intérieur: le système nerveux autonome, que j'appellerais plus facilement le système nerveux. Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire un cours compliqué de physiologie, mais il me paraît important de s'y arrêter quelques minutes. Parce que c'est souvent là que tout commence. Le système nerveux autonome, c'est la partie de votre système nerveux qui gère beaucoup de choses automatiquement: votre rythme cardiaque, votre respiration, votre digestion, votre température corporelle et aussi votre réponse au stress. En quelque sorte, c'est votre système automatique de survie et de mise en sécurité. Il observe en permanence ce qui se passe autour de vous et en vous. Il cherche à savoir si vous êtes en sécurité ou s'il y a quelque chose à gérer, à anticiper, à éviter, à affronter. Quand votre système nerveux se sent en sécurité, le corps peut se poser. Vous respirez plus librement, votre corps peut récupérer et le sommeil peut plus facilement prendre sa place et faire son travail. Mais quand votre système nerveux détecte une menace, réelle ou ressentie, il prépare le corps à réagir. Le corps peut battre plus vite, la respiration peut s'accélérer, les muscles se préparent en se contractant. Les pensées s'activent. Le corps se met en état d'alerte, prêt à répondre par la fuite ou le combat. Et cela, c'est très très utile, si vous devez gérer une urgence, prendre une décision importante, protéger quelqu'un ou faire face à une situation compliquée, heureusement que votre système nerveux sait déclencher l'énergie nécessaire pour agir. Le problème, ce n'est donc pas que votre corps se mobilise. Le problème, c'est quand cette mobilisation reste allumée trop longtemps ou quand elle se rallume au moment où vous auriez besoin de récupérer, de dormir. Par exemple, au moment du coucher ou à 3h du matin quand vous n'avez absolument rien demandé. Pendant une période éprouvante, votre système nerveux peut monter d'un cran pour vous aider à faire face. Il devient plus vigilant, il repère davantage les risques, il anticipe plus vite. Il garde une partie de vous disponible même la nuit. C'est comme si, à l'intérieur, un gardien de nuit s'était installé. Il surveille, il vérifie, il veille au grain. Et au départ, ce gardien, cette petite sentinelle, a une fonction utile. Il veut vous protéger. C'est important de commencer par là. Parce que beaucoup de femmes interprètent leur insomnie comme une défaillance. Mon corps me trahit, mon cerveau m'empêche de dormir, je n'arrive plus à me détendre, je suis devenue une mauvaise dormeuse. Alors qu'au départ, Il ne s'agit pas forcément d'une trahison, il s'agit d'une protection. Votre système nerveux a perçu une période comme difficile, incertaine ou menaçante. Alors, il a augmenté la vigilance. Il n'a pas fait cela contre vous, il a fait cela pour vous. Même si je vous l'accorde, quand il vous réveille à 3h17, Avec une liste de problèmes longues comme le bras, on peut avoir du mal à lui dire merci. Mais biologiquement, son intention de départ est protectrice. Et cette nuance change tout. Un corps qui protège n'est donc pas un corps défaillant. C'est un corps qui a besoin d'être rassuré. Un corps qui a besoin, peu à peu, de se sentir à nouveau en sécurité. Et voilà maintenant le point le plus important. La période éprouvante peut être... terminé à l'extérieur mais pas encore à l'intérieur. Vous pouvez regarder votre vie et vous dire objectivement ça va mieux, le problème principal est passé, je ne suis plus dans la même urgence et je devrais dormir maintenant. Ah ce fameux je devrais, le je devrais part souvent d'une bonne intention mais il ajoute beaucoup de pression. Et la pression pour le sommeil, c'est un peu comme vouloir faire pousser une fleur en tirant dessus. Ce n'est pas comme ça que la fleur pousse. Votre tête peut comprendre que la situation est passée. Votre quotidien peut être plus calme. Votre entourage peut même vous dire « maintenant c'est derrière toi » . Mais votre corps, lui, ne se met pas toujours à jour aussi vite que votre agenda. Votre système nerveux autonome peut continuer à fonctionner comme si quelque chose devait encore être surveillé. La tempête est passée, mais le gardien intérieur, la petite sentinelle, elle, elle continue sa ronde. Il est essentiel de comprendre une chose. Le système nerveux n'est pas fait pour rester calme tout le temps. D'ailleurs, ce ne serait ni possible... ni souhaitable. Nous avons besoin d'agir, de nous adapter, d'être réactives, vivantes, engagées. La santé du système nerveux, ce n'est pas d'être zen du matin au soir pendant que le monde s'agit autour de nous. La santé du système nerveux, c'est la souplesse, se mobiliser quand il faut agir, puis redescendre quand le danger est passé. Or, après une période de stress, cette souplesse peut être perturbée. Le corps peut rester coincé sur le mode mobilisation. Comme s'il continuait à se dire, on ne sait jamais, il faut rester prête, il faut surveiller au cas où. Même si la situation va mieux, même si le danger n'est plus là, même si, rationnellement, vous savez que les choses se sont calmées. C'est un peu comme une alarme incendie devenue trop sensible. Au départ, elle a sonné parce qu'il y avait vraiment quelque chose à gérer. Mais ensuite, elle continue à se déclencher pour une simple fumée de grippe. La nuit, cela peut donner la même chose. Une pensée, une sensation corporelle, une bouffée de chaleur, un réveil nocturne, un regard sur l'heure. Et hop, le système d'éveil se rallume, au détriment du système de sommeil. Non pas parce qu'il y a forcément un danger réel, mais parce que votre système nerveux a gardé l'habitude de surveiller. Votre tête sait peut-être que la tempête est passée, mais votre corps, lui, n'a peut-être pas encore complètement reçu l'information. Et c'est là... que l'on comprend mieux pourquoi le sommeil ne revient pas toujours automatiquement. Dormir demande un minimum de sécurité intérieure. Dormir, c'est accepter de baisser la garde, de relâcher le contrôle, de laisser le corps récupérer. Mais si le corps croit encore qu'il doit se défendre, la récupération passe au second plan. Ce n'est pas qu'il refuse de dormir, c'est qu'il donne la priorité à votre protection. Et tant que le système nerveux reste en position d'alerte, le sommeil peut rester fragile, léger, entrecoupé. Non pas parce que vous êtes devenu une mauvaise dormeuse, mais parce qu'une partie de vous n'a pas encore retrouvé le chemin de la sécurité. Il y a un autre mécanisme important à comprendre. Notre cerveau apprend par association. Il associe des lieux, des moments, des sensations, des émotions. Une odeur peut vous ramener instantanément dans un souvenir. C'est la fameuse Madeleine de Proust. Une musique peut réveiller en vous une émotion. Un lieu peut faire revenir une sensation. Une simple heure... affichée sur un réveil peut raviver une inquiétude. Le cerveau crée des liens et pour le sommeil c'est pareil. Si pendant plusieurs semaines la nuit a été associée à des réveils, des ruminations, de l'angoisse, de l'impuissance ou à la peur du lendemain, votre cerveau peut finir par enregistrer « la nuit est un moment à surveiller » . Et là tout change. Le lit qui devrait être un lieu de repos devient un lieu d'évaluation. Vous ne vous couchez plus seulement pour dormir. Vous vous couchez pour vérifier si vous allez dormir. Petite nuance mais énorme différence. Car lorsque vous éteignez la lumière, une petite voix intérieure commence. Est-ce que je suis fatigué ? Est-ce que je vais m'endormir vite ? Est-ce que je vais encore me réveiller ? Combien d'heures il me reste ? Comment je vais tenir demain ? Et là, ce n'est plus un coucher, c'est un conseil d'administration nocturne avec ordre du jour, indicateur de performance, bilan prévisionnel de la fatigue du lendemain et évidemment, aucune pause. Or, le sommeil n'aime pas beaucoup les réunions stratégiques. Le sommeil aime la confiance, la sécurité, le relâchement. Et surtout, il n'aime pas être observé de trop près. Parce que plus on le surveille, plus il se fait discret. C'est là que l'on peut parler d'insomnie apprise. Attention apprise ne veut pas dire inventée. Ce n'est pas une insomnie imaginaire. Ce n'est pas dans votre tête au sens où vous feriez des idées. C'est une insomnie qui s'est installée parce que votre cerveau et votre système nerveux autonome ont associé la nuit à l'alerte, à un danger. À force de mauvaise nuit, le cerveau peut finir par associer le lit à l'attente, le réveil nocturne à l'inquiétude, l'heure affichée à l'angoisse, le soir au contrôle et la nuit au danger de ne pas dormir. Au départ, vous dormiez mal parce que vous traversiez une période difficile. Puis petit à petit, vous commencez à mal dormir parce que vous avez peur de mal dormir. Et là, le problème change de nature. Il ne vient plus seulement de la période éprouvante que vous avez traversée. Il vient aussi, et j'irais même de surtout, de l'ent... de la nuit, de la peur que cela recommence, de la surveillance du sommeil, de cette impression qu'il faut absolument réussir à dormir. Et c'est pour cela que cette phrase est essentielle. Votre cerveau n'a pas oublié comment dormir, il a surtout appris à rester en alerte, il a appris à monter la garde au moment même où vous auriez besoin qu'il baisse cette garde. Et ce n'est pas du tout la même chose, parce que si le sommeil était cassé, il faudrait le réparer. Mais si le cerveau a appris à rester en alerte, alors il peut progressivement apprendre autre chose. Il peut réapprendre que le lit n'est pas un lieu de danger, que le réveil nocturne n'est pas une catastrophe, que la nuit... n'a pas besoin d'être contrôlé, que le corps peut revenir petit à petit vers plus de sécurité. Autrement dit, l'enjeu n'est pas de forcer le sommeil, comme je vous le dis souvent. L'enjeu est d'aider le système nerveux à comprendre qu'il n'a plus besoin de surveiller la nuit comme une menace. À ce moment-là, beaucoup de... personnes font quelque chose de très logique. Elles cherchent des solutions. Et franchement, qui pourrait leur en vouloir ? Parce que moi, la première, c'est ce que je fais. Quand on dort mal, on cherche la bonne routine, le bon horaire, le bon rituel, la bonne respiration, la bonne tisane, la bonne méditation, le bon podcast. Bon, là, évidemment, je ne suis pas complètement objective. Et beaucoup de ces choses peuvent être utiles. Le problème, ce n'est pas forcément l'outil. Le problème, c'est l'état d'esprit avec lequel on utilise cet outil. Une respiration peut être un signal d'apaisement. Mais elle peut aussi devenir un test. Est-ce que ça marche ? Est-ce que je me détends assez quand je respire comme ça ? Est-ce que je ressens le sommeil ? Et là ? La respiration ne joue plus son rôle naturel de frein sur le système nerveux. Elle devient une épreuve de performance. Le corps reçoit alors deux messages contradictoires. D'un côté, détends-toi, et de l'autre, attention, il faut absolument réussir à dormir. C'est un peu comme mettre une musique douce dans une pièce pendant qu'une alarme sonne dans le couloir. Et très souvent, le corps écoute l'alarme. Parce que le cerveau donne toujours, mais toujours la priorité à la sécurité, à votre sécurité. Donc si une partie de vous considère que la nuit est un enjeu, que demain sera catastrophique si vous dormez mal, le système d'éveil peut rester actif, même si vous êtes fatigué. Même si vous respectez des horaires réguliers, même si vous avez coupé les écrans, même si vous avez fait tout comme il faut, en apparence, vous cochez toutes les cases de la dormeuse parfaite. Sauf qu'il est fort possible que vous essayiez de faire dormir un corps qui, lui, a d'abord besoin de se sentir en sécurité. Et ce n'est pas la même chose. Au lieu de vous demander uniquement comment faire pour dormir, vous pouvez commencer à vous demander qu'est-ce qui maintient encore mon système nerveux en alerte ? Et cette question ouvre un autre chemin. Parce que le sommeil ne se prépare pas uniquement au moment où l'on se glisse sous la couette. Oui, je sais, c'est contrariant. On aimerait bien pouvoir dire à 22h30, j'appuie sur le bouton de sommeil et hop, rideau ! Mais le corps ne fonctionne pas comme une application. Le sommeil dépend aussi de la manière dont votre système nerveux a traversé la journée. Est-ce que votre journée a été une succession d'obligations ? Est-ce que vous avez couru d'un sujet à l'autre ? Est-ce que vous avez tenu sans vrai... pause ? Est-ce que votre corps a reçu à un moment donné le message ? Allez, là maintenant, tu peux relâcher un peu. Parce que si toute la journée votre corps entend « Dépêche-toi, réponds, anticipe, sois efficace, n'oublie rien, tiens encore » , il est parfois difficile de lui demander le soir « Bon, maintenant, dors ! » Le corps pourrait répondre « Pardon là, mais après 12 heures de gyrophare, tu veux que je passe en mode hamac en 3 minutes ? » Et franchement, on peut le comprendre. C'est pour cela que dans l'accompagnement du sommeil, il est essentiel de ne pas regarder uniquement la nuit. Il faut aussi regarder le système nerveux. Comment il est sollicité ? Comment il récupère ? Comment il redescend ? Comment il reçoit des signaux de sécurité ? Alors bien sûr, cela ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire. Cela veut dire qu'il faut parfois faire autrement. Moins surveiller, moins tester, moins transformer chaque soir en verdict. Et davantage envoyer au corps des signaux répétés de sécurité. Par exemple, un moment où vous relâchez vraiment les épaules. Une respiration qui ne cherche pas à réussir. Une pause dans la journée où vous ressentez vos appuis corporels. Une marche à la lumière du jour, une phrase intérieure qui ne dramatise pas immédiatement la nuit en cours. Et parfois aussi une présence extérieure, parce que le système nerveux ne se régule pas toujours seul. Il se rassure aussi au contact d'une présence calme, stable, ajustée. C'est pour cela qu'un accompagnement ne sert pas seulement à donner des conseils. Il peut... aussi offrir un cadre dans lequel le corps retrouve progressivement de la sécurité. Parce que je vous le rappelle, le cerveau apprend par répétition. Il a pu apprendre à monter la garde, il peut aussi apprendre progressivement à la baisser. Non pas parce qu'on force le sommeil, mais parce que le système nerveux autonome retrouve petit à petit le chemin de la sécurité. En conclusion, si votre insomnie a commencé après une période éprouvante, puis qu'elle est restée, j'aimerais que vous repartiez avec cette idée simple. Votre sommeil n'est peut-être pas cassé. Votre système nerveux n'a peut-être pas encore retrouvé le chemin de la sécurité. Je vous rappelle, il a voulu vous protéger, anticiper, éviter que vous soyez pris au dépourvu. Et même si le résultat peut être... épuisant, l'intention de départ était bonne. Alors au lieu de vous dire « Je suis nu, je ne sais plus dormir, je n'y arriverai jamais » , vous pouvez peut-être commencer à vous dire « Merci mon corps, tu es encore en mode protection et ce mode protection peut progressivement se réajuster. » Pas en une nuit, pas en déclarant la guerre à votre cerveau. mais en aidant votre corps à retrouver de la sécurité. Parce que l'insomnie n'est pas toujours une ennemie. Parfois, elle est un signal. Un signal qui dit « quelque chose en moi est encore en alerte » . Et ce signal mérite d'être écouté. Pas dramatisé, pas combattu, pas ignoré, mais écouté. Alors, si cet épisode résonne pour vous, Gardez simplement cette question. Et si mon insomnie n'était pas la preuve que mon sommeil est cassé ? Mais le signe que mon système nerveux essaie encore de me protéger. Et souvenez-vous, le sommeil n'a pas besoin d'être combattu. Parfois, il a simplement besoin que le gardien intérieur, cette petite sentinelle, comprenne qu'elle peut poser sa lampe torche. Je vous souhaite une très belle journée et je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode de La Fabrique du Sommeil. J'ai été ravie de partager ce moment avec vous. J'espère que vous y avez trouvé des ressources, du réconfort et des inspirations pour embellir vos nuits et dynamiser vos journées. Pensez à vous abonner à mon podcast pour ne manquer aucun de nos prochains rendez-vous. Et si cet épisode vous a plu, partagez-le avec ceux qui, comme vous, méritent des nuits sereines et des journées zen. Des questions ? Des sujets que vous aimeriez que j'explore ? N'hésitez pas à m'écrire à contact@corinnebaudoin.fr. A très bientôt pour de nouvelles pratiques et astuces sommeil. D'ici là, je vous souhaite comme je le souhaite chaque soir, avant de fermer les yeux, à ceux qui me sont chers : "Bonne nuit, faites de beaux rêves !"