- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, je m'appelle Bérénice, je travaille chez Holoméa et je suis passionnée par la bio-inspiration et la manière dont fonctionnent les humains entre eux. Bienvenue sur La Fluence, le podcast qui explore la coopération. La Fluence, c'est une occasion de se poser des questions, d'explorer, de découvrir, d'apprendre et surtout de partager. Entre chaos et opportunités, explorons ensemble de nouvelles manières de construire les collectifs. Dans cet épisode, nous rencontrons Olivier Rium, dirigeant de Vivolume, une entreprise qui conçoit et réalise des aménagements de bureaux. Je les retrouve dans leur loco, proche de Nantes, entre un atelier et un champ avec des moutons. En lisant leur raison d'être affichée dans le couloir, je comprends que Vivolume est une entreprise engagée, à la fois dans l'insertion sociale, mais aussi dans les actions pour l'environnement. Bonjour Olivier.
- Speaker #1
Bonjour Bernice.
- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast La Fluence, donc c'est le podcast qui explore la coopération. Aujourd'hui, on se retrouve pour que tu nous partages tes expériences de coopération en tant que président de Vivolume. Est-ce que tu veux bien te présenter ?
- Speaker #1
Oui, alors je m'appelle Olivier Rium. J'ai 56 ans et j'ai racheté Vivolume il y a 20 ans maintenant. Vivolume est une entreprise d'aménagement d'espaces professionnels. Nous faisons la conception et la réalisation de bureaux. Donc nous avons des équipes de conception et des équipes de réalisation avec des compagnons qui réalisent l'aménagement des bureaux.
- Speaker #0
Très bien. Et comme on va parler du coup de tes expériences de coopération, est-ce que tu veux bien me partager ta définition de ce concept ? À quoi ça te fait penser ? Qu'est-ce que ça t'évoque ?
- Speaker #1
Alors, la coopération, dans l'entreprise, on a essayé de mettre l'homme au cœur de l'organisation, l'humain. L'humain, avec sa richesse, donc ses forces, mais aussi ses fragilités. Je pense que c'est en acceptant chacun dans ce qu'il est qu'il peut s'exprimer le mieux, et notamment, c'est en acceptant ses fragilités qu'on peut... valoriser ses forces. Donc c'est vraiment, on a la culture de venir comme on est. Alors c'est 20 ans de... une prise de conscience de 20 ans dans l'entreprise. Parce qu'au début, j'avais pas du tout cette posture. J'étais le dirigeant, donc forcément j'allais bien, j'avais la paix, je savais où on allait, et je rassurais les équipes. Et en fait, j'ai pris conscience que c'est un jeu qui fonctionne, mais c'est finalement pas... Le jeu dans lequel j'étais le plus aligné. J'avais un costume qui n'était pas forcément le mien, parce que je suis bourré de doutes, parce que je ne vais pas bien. Et j'ai eu des accidents de vie. J'ai fait deux burn-out, et puis j'ai eu une liquidation judiciaire de deux de mes trois sociétés. Et je me suis rendu compte que finalement, c'était plus intéressant d'avouer ses propres fragilités, ses propres vulnérabilités. Et c'est en disant à ses collaborateurs, là, je ne sais pas, là, je me suis trompé, là, je ne vais pas bien, j'ai besoin de vous. Et c'est à ces moments-là que finalement, les collaborateurs s'expriment et se créent cette union importante.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui a fait que quand tu as partagé tes vulnérabilités, les personnes ont eu l'envie de s'investir et de te soutenir ?
- Speaker #1
Alors, l'histoire est... Effectivement, je l'ai découvert après. Depuis 20 ans, on a toujours accueilli des... collaborateurs éloignés de l'emploi. Donc on a accueilli des personnes issues du milieu carcéral, des gens du voyage, des personnes vivant à la rue, et puis en ce moment pas mal de migrants. Et quand on accueillait des personnes qui avaient vraiment envie de travailler, de s'intégrer, même s'ils ne connaissaient pas notre métier, on a découvert qu'on avait envie de les aider, et elles nous le rendaient bien, elles étaient hyper investies parce qu'elles étaient reconnaissantes de ça, et leur fragilité se voyait. Le migrant qui arrivait, qui n'avait pas de logement, il avait cette fragilité. Et finalement, ça nous donnait du sens de se dire, on a un rôle dans la société, pas seulement de construire des beaux aménagements, mais aussi ce rôle social est important. Et en fait, on a pris conscience qu'il venait avec ce qu'il était et que son parcours chaotique. que si c'est une personne qui sort de prison, faisait partie de sa richesse. Et c'est en fait à ce moment-là où je me suis dit pourquoi est-ce que j'accepte la fragilité des autres et je me rends compte que c'est cette fragilité qui crée leur force et moi, pourquoi je serais plus fort ? Donc à un moment, je me suis dit, effectivement, partageons tous notre fragilité puisque c'est pas parce que je sais pas, j'ai des doutes ou je fais des erreurs que les gens ne m'apprécient pas, ils ne reconnaissent pas la vision que je peux avoir globalement. Donc en fait, c'est cette prise de conscience que notre force vient de le fait d'assumer notre fragilité.
- Speaker #0
Et toi, ça te... Permettez aussi peut-être de sortir d'un rôle de sauveur et de ne pas se positionner comme l'entreprise qui va aider, qui va sauver, qui va accompagner, mais aussi une entreprise qui a ses failles et qui en fait, en les partageant tous ensemble, on peut contribuer à quelque chose de plus vertueux.
- Speaker #1
Oui, je suis persuadé que la force de notre entreprise... c'est parce que c'est une entreprise humaine. Alors quand on construit, ça sera difficilement réalisé par l'intelligence artificielle. Mais dans notre organisation, puisqu'on mène des projets, la force de notre organisation est une force parce qu'on est des collaborateurs avec des forces et justement des fragilités. Et c'est ça ce en quoi on n'est pas remplaçable. C'est un peu l'image qu'on a de l'entreprise qui est une chaîne. Et on se dit, le maillon faible, la résistance de la chaîne est donnée par son maillon faible. Ce qui est une vision, moi je crois plutôt que c'est un système de neurones interconnectés. Et quand il y a un neurone qui devient défaillant, alors on se rend compte que les liaisons entre tous les autres neurones se renforcent justement pour accompagner ce neurone défaillant. Et donc la liaison entre les neurones se renforce quand un des neurones devient défaillant. donc c'est vraiment ça je pense l'entreprise et mes collaborateurs peuvent avoir des faillances je peux avoir des défaillances et le reconnaître et c'est ça ce qui nous fait tous grandir c'est super intéressant parce que nous chez Olomé on travaille avec la bio-inspiration et le biomimétisme et justement souvent on fait
- Speaker #0
des parallèles avec des fonctionnements du vivant et du coup là tu viens de citer le réseau neuronal et le fait que quand il y en a un qui est défaillant du coup ça se renforce et donc c'est Du coup, je le relève parce que je ne t'ai pas encore posé la question de quel parallèle est-ce que tu peux faire entre le vivant et l'entreprise, mais tu l'as fait de toi-même dans ta réponse.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Donc, tant mieux. Tu nous as parlé de ta vision de la coopération dans ton entreprise, comment ça se passe de mettre l'humain au centre, les forces, les faiblesses. Mais est-ce que tu peux nous raconter plus précisément, du coup, l'historique un petit peu de Zvolume ? Qu'est-ce que vous faites ? Comment ça a évolué ? différentes Phase, voilà, tout ce qui te paraît intéressant.
- Speaker #1
Alors, on a deux éléments. On a ce que l'on fait et la façon dont on le fait. Ce que l'on fait, on conçoit des aménagements de bureaux, principalement. Ce qui est une période absolument passionnante parce que les collaborateurs changent, leur motivation change, la façon de travailler change. Et donc, on est là pour challenger les dirigeants en se disant finalement pourquoi vos collaborateurs viennent au bureau, qu'est-ce qu'ils viennent y faire, et on est là pour reconcevoir des nouvelles façons de travailler. Donc je ne fais pas que poser des cloisons et vendre des bureaux, mais on questionne vraiment le dirigeant en disant pourquoi est-ce que des collaborateurs viennent là, qu'est-ce qu'ils viennent faire. À titre d'illustration, souvent les dirigeants me disent, on va mettre les collaborateurs en open space parce qu'on va gagner des mètres carrés, donc c'est déjà forcément une mauvaise raison. Et quand on creuse un peu, parfois la réponse est de dire, vos collaborateurs ont besoin d'être concentrés quand ils sont là, donc ils ont besoin plutôt d'un bureau fermé. Par contre, vous dirigeant ou vous le comité de direction, il faut que vous soyez en open space. Parce qu'en gros, un dirigeant passe plus de la moitié de son temps à traiter des mails, signer des paraffers à l'époque, mais ou à signer des documents. Et c'est des moments où potentiellement, il peut être en interaction avec n'importe qui. Et donc... La meilleure place pour lire ses mails, ce n'est pas dans son bureau fermé, c'est sur un open space où tout le monde peut venir l'interroger. Par contre, il lui faut à côté une salle de réunion avec une assise normale pour pouvoir se concentrer sur un business plan, une assise haute pour avoir un moment de créativité et une assise basse pour créer un moment de convivialité avec ses collaborateurs. Donc l'important, c'est qu'on ait autant d'espace dans nos bureaux que de situation de travail. C'est un peu... Les bureaux, pour moi, c'est un peu comme si je donnais à mes compagnons un couteau suisse uniquement le matin en disant va faire le chantier avec un couteau suisse. Ça fait tout, mais finalement, ça ne fait rien. Donc lui, mon compagnon, il a besoin d'un tas d'outils très spécialisés. On en est conscient quand on fait du bâtiment et on n'en est pas conscient dans le management. On essaye de faire prendre conscience aux personnes que la posture physique... est importante pour guider la façon dont on va travailler.
- Speaker #0
Je trouve que c'est extrêmement intéressant et je pense que je n'avais jamais réellement vu comme ça. Je pense que j'en avais conscience parce que des fois, nous, on est amené à organiser des événements dans les entreprises ou des événements de sensibilisation, par exemple, sur des sujets ou des événements pour faciliter de l'apprentissage, etc. Et on pense à quel aménagement on va faire pour telle salle, pour que ça favorise l'apprentissage, la pédagogie, etc. C'est vrai que sur le lieu de travail, sur l'open space, sur le bureau, sur les salles, sur les assises en haut, en bas, etc. Je pense que je n'avais jamais poussé la réflexion aussi loin. Mais maintenant, je me dis en fait, comment est-ce qu'on peut favoriser la coopération dans une entreprise ? C'est aussi par l'aménagement des bureaux, finalement.
- Speaker #1
C'est essentiel. Souvent, ce que je fais avec des personnes, principalement des dirigeants qui me disent, il me faut mon bureau, ma petite table de réunion dans mon bureau. et je les sens assez éloigné de la prise de conscience que la posture est essentielle. On commence la réunion un bureau face à face. Au milieu de la réunion, pour une raison fallacieuse, je me mets à côté d'eux et puis je travaille à côté d'eux. Et puis après, on va à un coin café et on fait la réunion debout et la quatrième partie de la réunion, dans un autre endroit. Et à la fin, je lui dis, est-ce que j'essaie de lui retracer ce qu'on s'est dit à quel moment ? Eh bien, on ne s'est pas du tout dit la même chose. Je ne construis pas le même projet où j'ai... Je n'établis pas la même relation si je suis assis face à quelqu'un et si je suis assis à côté de lui ou si je suis debout. Donc en fait, c'est en expérimentant, c'est comme tout. C'est en faisant prendre conscience qu'on ne fait pas la même chose qu'on se dit, voilà, vous avez vu qu'on a des choses différentes. Donc votre fournisseur que vous avez rencontré pour négocier les prix, ce ne sera pas dans la même salle de réunion que votre client avec qui vous avez envie de signer un contrat. Ça ne peut pas être dans la même réunion.
- Speaker #0
Oui, c'est fou. C'est vrai que du coup, même en se... parle pas des mêmes choses, ni de la même manière, parce qu'en fait, c'est vrai que si on est assis en face, ça met une distance physique qui va mettre aussi une distance dans peut-être les manières de communiquer, alors que si on est debout en train de prendre un café, ça met pas du tout la même ambiance dans le moment qu'on est en train de partager.
- Speaker #1
Oui, et alors, il y a plein de choses. La relation humaine est tellement complexe que il y a aussi l'ambiance, la couleur. Alors, on propose... plein de solutions à nos clients. Mais notamment, on propose de feng shuiser les bureaux, c'est-à-dire d'avoir une analyse feng shui sur les locaux professionnels. Le feng shui, alors, ça fait un peu bizarre parfois, on le fait parfois dans les maisons. Nous, on le fait dans les locaux professionnels. L'idée, c'est de se dire où est l'énergie. Ce n'est pas neutre d'être dans un bureau avec deux murs rouges et avec deux murs verts. On se dit, ouais, effectivement, c'est peut-être différent. Mais en fait, c'est énorme. Et le feng shui va bien au-delà. on met pas en fait On est assez d'accord de dire que nos stratégies d'entreprise doivent évoluer tous les trois ans. Après, peut-être que ça s'accélère tous les deux ans. Et néanmoins, on ne bouge pas les bureaux. C'est ce qui me paraît, moi, étonnant. De temps en temps, je rencontre un dirigeant qui a un beau bureau au milieu. Et puis à droite, il y a le directeur financier. Et à gauche, il y a le directeur administratif ou le directeur juridique. Et il me dit, moi, je suis au cœur de mes collaborateurs. On est une équipe. On travaille ensemble, on est tourné vers le client. Et je lui fais juste un miroir, je lui dis, il n'y a pas de bien ou de mal. Il y a juste, moi, ce que je ressens, je vais vous le verbaliser, mais ce que tout le monde ressent, c'est qu'il y a un non-alignement entre la posture de votre bureau, votre environnement immédiat et ce que vous m'avez dit. Ce n'est pas bien ou mal, c'est juste un constat. Et moi, mon métier, c'est d'apprendre à le verbaliser. S'il m'avait dit, nous, on est dans la rigueur, les personnes peuvent nous faire confiance. J'aurais dit, ok, je l'avais ressenti. Mais s'il dit, je suis dans le contact avec mes clients, je me dis qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Donc, ce n'est pas forcément intuitif. On est là pour aider à cette prise de conscience.
- Speaker #0
Ça me fait penser justement sur ce qui n'est pas forcément intuitif. Dans la coopération, il y a aussi toute une partie de comment tu vas aller ressentir le contexte et les signaux faibles. J'ai l'impression que dans ton métier, il y a une grosse partie d'aller montrer ces signaux faibles ou ces choses qu'on a du mal à verbaliser aux clients qui sont là pour l'aménagement de bureau et effectivement de leur faire remarquer. Vous avez vu, vous avez des murs rouges, mais vous prétendez avoir une stratégie, plutôt axée sur l'environnement et sur le plaisir au travail. Est-ce que c'est deux concepts qui sont alignés ? Et c'est rigolo parce que c'est des choses, quand on fait un projet... Et souvent, on démarre le projet et on se dit de combien de personnes on a besoin, de quelles ressources, de combien de budget, etc. Mais on ne pense pas du tout à regarder ce qu'il y a autour de nous ou même les personnes qui sont impliquées dans le projet. Moi, je trouve que ça rejoint aussi ce qu'on disait tout à l'heure. Mais de dire qu'il y a un projet, il y a une équipe, c'est une équipe projet. Mais en fait, les personnes qui sont dedans, ça pourrait être des personnes autres qui sont remplaçables parce qu'on parle en vision projet. Et on ne parle pas en vision personne qui constitue le projet, environnement, travail et tout ça. Je ne sais pas si tu es...
- Speaker #1
Si, si, ça me parle dans le sens... Alors, j'accompagne pas mal des startups ou des entreprises qui se lancent, et notamment certains qui se lancent à deux ou trois associés. Je leur dis le plus important, connaissez-vous vous-même et connaissez vos associés. C'est vrai dans un groupe projet, si on est parti sur un projet à 3-4, comment je réagis et comment réagissent les autres ? Parce qu'on réagit différemment. Et en fait, cette prise de conscience est essentielle. Avec un collaborateur, il faudra peut-être lui dire « écoute, je suis un peu déçu de ton travail » , et à l'autre, il faudra peut-être lui dire « tu fais n'importe quoi, bouge-toi le cul et avance » . Mais si je dis quelque chose, c'est pour que la personne en face de moi bouge. Mais si je ne sais pas ce qu'il faut que je lui dise en fonction de son caractère, alors j'engueulerai celui à qui il faut juste dire « je suis déçu » , et ça aura un effet inverse. Et donc, toutes les approches de se connaître, alors après il y en a plein, ça peut être la méthode du disque, les quatre couleurs, ça peut être Enneagram, ça peut être MBTI, enfin... Toutes ces techniques qui permettent de savoir comment on réagit, comment réagissent les collaborateurs et comment finalement uniquement échanger avec nos collaborateurs. Mais ce que je dis, c'est vrai aussi pour la famille. Moi, j'ai trois enfants, c'est trois caractères différents. Pour les aider à grandir, je ne dis pas la même chose à chacun. Donc en fait, c'est intéressant de se dire qu'il est important de se connaître et de connaître les autres pour qu'il y ait une bonne communication, puisque ça va d'une personne à une autre personne.
- Speaker #0
Comment est-ce que toi tu fais en sorte de connaître les personnes avec lesquelles tu travailles, au-delà de méthodes comme le disque, des choses comme ça ? Est-ce qu'il y a d'autres choses plus dans le quotidien que tu mets en place pour apprendre à connaître les personnes avec lesquelles tu travailles ?
- Speaker #1
Alors d'abord, je suis loin d'être exemplaire. Donc ce que je peux témoigner, c'est ce qu'on a expérimenté. Et si je reviens sur le sujet de la fragilité, c'est un peu ça. C'est-à-dire, je reviens sur ce que dit Saint-Paul au Corinthien, c'est lorsque je suis faible que je suis fort. C'est-à-dire, lorsque je tombe le masque, tu avais noté, on a un site internet, et il y a une page qui est importante pour moi, quand je présente mon équipe, c'est qu'on a des petites photos où chacun est dans son costume d'entreprise, avec le logo de l'entreprise, et puis quand on est sur la photo, ça se retourne et ça se met sur la passion de chaque collaborateur. C'est amusant, parce qu'on voit les passions de chacun. Pour moi, ça a beaucoup de messages, c'est de dire, voilà, c'est vrai que dans l'entreprise, je suis le dirigeant, donc je suis là. avec des missions, de donner la vision, la stratégie. Mais je suis aussi père de famille, je suis aussi mari, je suis ami, j'ai mes passions. Et donc, quand j'ai proposé à chacun et tout le monde n'a pas accepté, je sais de dire, on a tous une posture, un rôle, une mission. Et néanmoins, quand je fais du kite, parce que j'aime bien ça, je peux le faire avec un collaborateur et c'est lui qui me donne un cours sur ça. Donc en fait, c'est intéressant, je trouve, de prendre conscience que... Au boulot, c'est moi qui anime l'équipe, mais en dehors, j'ai une privée.
- Speaker #0
Bon, écoute, merci pour ce partage. Moi, j'ai envie de savoir, on a un concept, enfin, nous, on aime bien parler des expériences de coopération intense. Je ne sais pas si ça te parle. C'est des moments où on est à plusieurs et on produit collectivement et on ne voit pas le temps passer. Et à la fin, on se dit, ah ouais, on a fait tout ça, quand même, c'est fou. Je voulais savoir si toi, il y a des expériences de coopération qui t'ont marqué, soit en positif où tu t'es dit « Ah mais c'est génial, là on est à plusieurs et on a produit quelque chose d'incroyable » , ou au contraire en négatif où en fait la coopération, ce n'est pas forcément quelque chose qui est facile aussi à mettre en place, ce n'est pas une injonction, on ne peut pas dire à des personnes « Allez-y, coopérez là, maintenant » . Est-ce que toi, tu as des expériences qui t'ont marqué soit en positif, soit plutôt au contraire en difficulté ? Ou là, tu t'es dit, on va... pas y arriver.
- Speaker #1
Ce qui me vient, c'est pas tout à fait, c'est autour de ça. On accueille beaucoup de personnes éloignées d'emploi. Je te l'ai dit. On a accueilli, il y a trois ans, deux jeunes frères syriens qui avaient 18 et 19 ans, enfin, qui avaient 18 et 19 ans. On les a accueillis, formés, intégrés, on leur a appris le métier, etc., pendant un an. Et puis, au bout d'un an, ils ont quitté l'entreprise et ils sont installés à leur compte. Et à ce moment-là, mes collaborateurs m'ont dit, finalement, ton modèle, il ne marche pas. Puisqu'on a dépensé de l'argent à former quelqu'un et dès qu'il se connaît le métier, il part. Et c'est là où je leur ai dit, quelle est notre raison d'être ? Quelle est la finalité de notre action ? On a été éduqués avec des systèmes de Keynes où l'objectif de l'entreprise était de maximiser les profits. Et d'un point de vue purement économique, oui, on a perdu de l'argent parce qu'on a formé quelqu'un qui part au bout d'un an, donc ça, il n'y a pas photo. Aujourd'hui, je pense que la finalité de Vivolume, c'est de contribuer à l'intégration... de personnes et de moyens de l'emploi. Et si on se dit, c'est ça notre objectif, alors on a fait le job. On a permis à quelqu'un de venir, on l'a formé, il s'est intégré, il a même été jusqu'à créer son entreprise en France. Donc je leur ai dit, voilà, il faut savoir quel est notre objectif. Certes, d'un point de vue économique, ça n'a pas été le plus intéressant. Par contre, on a rempli notre mission et c'est pour ça que c'est intéressant et c'est même essentiel. de travailler sur sa raison d'être, ses valeurs et sa mission. Enfin, aujourd'hui, la seule façon de leur montrer qu'on avait rempli notre mission, c'était de leur dire, je vous rappelle que notre mission, c'est de contribuer à l'intégration de personnes. Donc, c'est peut-être dommage, c'est frustrant, et encore maintenant, on les fait travailler en artisan indépendant, mais moi, je suis plutôt content, on a eu cette contribution.
- Speaker #0
C'est en fait non seulement de travailler ses valeurs et sa raison d'être, mais de la partager régulièrement aussi, et de se reconnecter au pourquoi. Pourquoi on fait ça ? Ok, il y a la performance et l'économie, mais il y a d'autres choses, surtout dans ce projet Vivolume, j'ai l'impression qu'il y a vraiment d'autres choses, il y a tout ce volet réinsertion, etc.
- Speaker #1
Oui, c'est important de le co-construire, évidemment c'est un truc qui ne sort pas d'un codire ou du dirigeant, ça doit être forcément partagé avec les collaborateurs. Et puis de le revisiter, parce que c'est vrai qu'on peut avoir tendance à dévier du cadre qu'on se fixe collectivement. Et dans ce cadre, chacun a une mission et il n'y a pas à la remplir.
- Speaker #0
Du coup, chez Vivolume, la dernière fois qu'on s'était parlé, tu m'avais parlé de perma-entreprise. Est-ce que c'est quelque chose que vous avez mis en place ou sur lequel vous faites des recherches ou des choses comme ça ?
- Speaker #1
Alors, la perma-entreprise, c'est un super concept. Nous déjà on est sensibilisés à la permaculture. Je fais une petite déviance mais je trouve que quand j'ai réfléchi un petit peu, alors là encore c'est super important que les codires et les dirigeants aient fait soit des cycles comme The Week, des fresques du climat ou autre pour prendre conscience de quel est mon impact environnemental et où est-ce que moi je peux avoir un impact. et quand je réfléchis en tant que dirigeant quel est mon impact alors il y a améliorer le bilan énergétique ou carbone de mon entreprise, ça c'est intéressant, mais c'est surtout quel impact je peux avoir dans l'entreprise contributive.
- Speaker #0
Dans le sens impact positif sur ton territoire.
- Speaker #1
Voilà. Impact positif sur le territoire pour une prise de conscience environnementale. Et en fait, je me dis, quand on est dirigeant, on a... On a l'opportunité de sensibiliser des collaborateurs, qui eux peuvent se sensibiliser à leur famille, des fournisseurs, des clients. Et c'est pour ça qu'on a développé pas mal d'actions au sein de l'entreprise. On a deux ruches et on distribue notre miel régulièrement. On a des moutons, parce que tous les ans on fauchait la pelouse avec des moteurs, ça n'avait juste pas de sens, donc maintenant on a des moutons. Et on a un petit jardin en permaculture. Et là aussi on récolte... beaucoup parce que c'est très efficace, mais surtout on essaye de faire prendre conscience de l'importance de l'écosystème, de l'environnement, et en fait les actions qu'on a sont importantes. Donc la permaculture, qui est le respect de la nature pour avoir finalement quelque chose de pérenne, est super important. Et donc il y a Sylvain Brozard qui a développé le concept de perma-entreprise, c'est décliner un petit peu les principes de permaculture au monde de l'entreprise. Et donc, ça s'appuie sur à peu près les mêmes fondements de quelle est ma contribution. Est-ce que je suis là pour, dans la culture intensive, pomper au maximum le sol, mettre des engrais et avoir plus de plantes ? Ou prendre soin du sol, le nourrir et finalement avoir plus de production et une façon pérenne avec moins d'efforts ? La première entreprise, c'est la même chose. Qu'est-ce que je fais des profits ? Est-ce que je maximise les profits pour les actionnaires ? Ou est-ce que j'ai une juste distribution des richesses ? Est-ce que je prélève sur l'environnement juste ce qu'il faut pour assurer la pérennité de l'entreprise ? Donc tous ces concepts, c'est vraiment intéressant. Pour moi, la perma-entreprise, on a eu au début des démarches RSE, en se disant que c'est important que les entreprises ne consomment pas trop de carbone, etc. Ensuite, on est passé à l'entreprise contributive, est-ce qu'on peut contribuer au bien ? On a eu toute la démarche sur la raison d'être, le why de nos entreprises. Et pour moi, la perma-entreprise, c'est un petit peu l'aboutissement de toutes ces approches. Alors, à ta question ? Vivolume n'est pas dans une démarche de permaculture. Je me suis beaucoup intéressé. On prend quelques idées. On n'est pas dans ce système global. D'abord, on est une petite structure, ce qui n'est pas forcément antinomique. On est 50. Voilà, on s'est beaucoup intéressé aux approches de permaculture. On n'est pas dans cette démarche-là pour l'instant.
- Speaker #0
J'ai une dernière question qui concerne, on y a un peu répondu, mais le contexte de transition écologique et sociale dans lequel on vit en ce moment. Et nous, on trouve que la coopération, c'est une approche qui permet d'avoir une vision systémique du problème qu'on essaye de résoudre ou du projet que l'on a. Et est-ce que toi, tu ferais un lien ou plusieurs liens entre justement cette approche de coopération, de travailler ensemble, de montrer ses vulnérabilités, etc. et ce contexte de transition écologique et sociale ? Est-ce que c'est un lien qui te paraît pertinent ?
- Speaker #1
Oui, tu faisais des liens avec la nature. Alors effectivement, j'en ai fait un avec les neurones. Je pensais à un autre lien qui m'a marqué quand même, c'est à l'issue du Covid et quand l'activité économique s'est arrêtée partout sur la Terre. On a vu des dauphins revenir à Venise pour la première fois depuis bien longtemps. Ce que ça m'inspire, c'est vraiment ça. C'est-à-dire que la nature est résiliente. En fait, on la malmène. Enfin, la nature est éminemment fragile. On se rend compte de la fragilité. mais de la force et de la puissance de la nature. Donc là aussi, on retrouve bien la même chose que dans l'humain. Et que quand on arrête de lui faire du mal, elle est vraiment résiliente et elle peut revenir à avoir de l'eau transparente à Venise et des dauphins qui nagent dedans. Donc voilà, le lien, il est un peu là. Je pense que nos organisations, quand ce sont des organisations humaines basées sur la relation et la confiance, sont résilientes et peuvent... peuvent évoluer plus facilement. Donc le lien entre les deux est effectivement assez fort.
- Speaker #0
C'est un lien hyper intéressant sur la résilience. C'est vrai que dans des contextes de transition, le contexte est changeant, il y a énormément d'imprévus, il y a des événements naturels de plus en plus impactants. Et du coup, effectivement, cette résilience, c'est quelque chose qui va permettre de s'ajuster et d'être dans l'adaptabilité finalement face à des événements imprévus.
- Speaker #1
Et c'est vrai que les modèles économiques changent, nos collaborateurs changent. Quand on voit les motivations au travail, le type d'implication au travail des jeunes collaborateurs est complètement différent du modèle quand moi j'ai commencé. Alors on peut dire les jeunes ne bossent plus ou ils veulent partir à 5h pour faire autre chose, c'est un scandale. Ou se dire finalement c'est intéressant de prendre conscience que les attentes sont différentes, sont peut-être plus saines. Mais en tout cas, c'est ça. Donc, comment on fait avec ces nouvelles tas de choses ? Donc, il vaut mieux prendre conscience et essayer d'évoluer avec eux plutôt que de dire, trouvons des personnes qui ne sont pas dans cette mouvance. Donc, moi, je trouve ça passionnant de voir l'évolution des comportements dans l'entreprise pour continuer avec. Et sur la notion environnementale, il y a plein de choses qui se font dans tous les sens. C'est quand même une course contre la montre. On est d'accord que... C'est un enjeu compliqué, mais regardons plutôt tout ce qui se passe et la capacité à faire changer et à influer.
- Speaker #0
Tout ça, en fait, ces changements, c'est hyper intéressant et ça amène beaucoup de réflexions. Et du coup, c'est ça, c'est comment on prend ces réflexions-là pour savoir s'ajuster et du coup, s'adapter au monde dans lequel on vit.
- Speaker #1
Eh bien, merci pour ces questions, en tout cas.
- Speaker #0
Et bon courage, du coup, pour la suite de Vieux Volumes.
- Speaker #1
Eh bien, merci.
- Speaker #0
Olivia a racheté Vivolume il y a 20 ans. C'est une entreprise de conception et de réalisation de bureaux qui contribue aussi à l'insertion de personnes éloignées de l'emploi. Pour lui, la coopération, c'est de mettre l'humain au cœur de l'organisation. L'humain avec ses forces et avec ses fragilités, même si on a un rôle de dirigeant. Après ces accidents de vie, comme il les appelle, et aussi en étant au contact de personnes éloignées de l'emploi, Olivier se rend compte que finalement les situations prennent des tournants différents, quand on ose dire qu'on ne sait pas, qu'on n'est pas bien, qu'on a des doutes, et finalement à l'image d'un réseau de neurones, quand une des cellules ne fonctionne plus correctement ou est en fragilité. les liens se renforcent autour. Pour lui, une organisation est forte parce qu'on est des humains, qu'on a des forces et des fragilités, et c'est aussi en ça que chacun n'est pas remplaçable, dans le sens où, quand on est dans un collectif, chacun a un rôle qu'il joue, mais chacun est aussi une personne à part entière et amène dans le collectif autre chose que le fait de remplir ce rôle. C'est important pour lui de prendre conscience que, au-delà du rôle qu'on a dans le travail, on est aussi des personnes à côté. Et c'est notamment ce qu'il a essayé de transmettre avec cette page du site internet qu'il aime beaucoup, avec les photos des passions des personnes avec lesquelles il travaille. Également chez Vivolume, en fait on se rend compte en écoutant cet échange avec Olivier qu'il y a beaucoup d'éléments de coopération qui sont mis en place assez intuitivement finalement chez Vivolume. Notamment il a parlé du fait de se connaître soi-même et de connaître les autres, ça ça fait vraiment écho à un des ingrédients de la coopération qui est la conscience individuelle et collective. Et selon lui, c'est vraiment quelque chose qui est essentiel, notamment pour faire avancer les choses et pour faire en sorte que les personnes puissent agir dans la bonne direction. Et en fait, de connaître soi-même comment est-ce qu'on réagit et de connaître la réaction des autres, ça permet aussi d'ajuster les manières de communiquer entre les personnes et de dire les bonnes choses au bon moment pour que ça fasse avancer et pas que ça ait un effet, que les choses puissent être mal prises. ou que ça puisse ralentir justement une personne qui mettrait du temps à se remettre de quelque chose qu'on lui aurait dit. Donc finalement dans les manières de se comporter entre nous, même dans le travail, surtout dans le travail, puisqu'on doit produire collectivement, c'est important de savoir comment est-ce qu'on va interagir pour que justement cet enjeu de travail et de production collective puisse se dérouler dans les meilleures conditions. Dans les activités du volume, le but c'est vraiment de concevoir des aménagements de bureaux. Et finalement, ce que dit Olivier, c'est que non seulement il conçoit des aménagements de bureaux, mais il conçoit aussi des nouvelles manières de travailler. Et il se rend compte que la façon de travailler change, les collaborateurs et collaboratrices changent aussi, et donc cette conception est d'autant plus pertinente. Et il dit que c'est extrêmement important finalement d'avoir des aménagements qui correspondent à l'expérience de travail réelle. C'est-à-dire que répondre à des injonctions de « il faut un open space pour gagner des mètres carrés » , peut-être pas adapté aux manières qu'on a réellement dans la vie en pratique de travailler. Et ce qu'il dit, c'est vraiment de justement adapter ces aménagements-là aux situations de travail. En ça, l'aménagement peut soutenir la coopération, et elle vient aussi changer les interactions et ce qu'on se dit entre personnes qui travaillent sur un même sujet. Et je trouve que c'est extrêmement intéressant parce que finalement, c'est des choses qui sont assez invisibles, on ne s'en rend pas compte, et pourtant c'est partout autour de nous. Mais la manière dont on va s'asseoir, la manière dont on va décorer un endroit va influer sur nos capacités à travailler ensemble et sur notre coopération finalement. Un autre ingrédient qui est important pour Vivolume, c'est le fait de partager la vision et de revenir à la raison d'être. Et ça, Olivier nous l'a partagé en nous partageant une expérience dans laquelle il y a eu des situations imprévues, déstabilisantes, et il nous parle de revenir finalement à cette raison d'être et de se rendre compte À quoi est-ce qu'on contribue ? Et de revenir à ce pourquoi et de le partager avec les collaborateurs et collaboratrices, c'est essentiel pour prendre de la hauteur sur ce qu'on a fait et voir que peut-être que là, on a l'impression que c'est quelque chose de déstabilisant, mais finalement, si on le prend avec plus de recul, c'est une super opportunité et c'est plutôt une bonne nouvelle. Après, ça ne veut pas dire que c'est facile de gérer des imprévus, mais en tout cas, quand on sait où on va et quand on sait pourquoi on fait les choses, ça permet aussi de les remettre en perspective et peut-être de les vivre différemment. Enfin, on a abordé avec Olivier le sujet de la perma-entreprise. C'est un concept qui décline les principes de la permaculture à l'entreprise. Et donc en fait, les questions que ça pose, c'est finalement quels impacts est-ce qu'on a en tant qu'entreprise sur le territoire ? Quels sont les impacts déjà négatifs ? Qu'est-ce qu'on fait qui est impactant pour l'environnement autour de nous ? Mais aussi quels sont les impacts positifs que l'on peut avoir sur le territoire ? Et comment est-ce qu'on habite ce territoire-là ? Qu'est-ce qu'on prélève ? Qu'est-ce qu'on reçoit ? Comment est-ce qu'on valorise les profits ? Et en fait, c'est toutes ces questions que ça vient poser et qui sont des questions aussi qu'on se pose en permaculture quand on plante des plantes, par exemple, qui vont nous donner des fruits ou des légumes. Mais cette question de rendement et de prélèvement de ressources aussi dans les sols et de comment est-ce qu'on rend au sol les nutriments qui sont nécessaires pour replanter des plantes l'année d'après. Donc voilà, c'est toutes ces questions qu'on se pose. en permaculture et aussi, du coup, dans l'entreprise. Et ce parallèle-là, il est très intéressant parce que ça permet de voir aussi, en fait, la raison d'être des entreprises comme quelque chose de différent d'une raison purement économique et qui donne du sens, en fait, aux activités. Et ça, le sens, c'est également un des ingrédients qui est essentiel à la coopération. Sans sens, c'est très compliqué de savoir comment travailler ensemble. Et puis, ce qui inspire Olivier dans le vivant, au-delà de la permaculture et des réseaux neuronaux, c'est cette force et cette fragilité combinées dans la nature et sa résilience, c'est-à-dire la capacité à se reconstruire et à aller de l'avant dans une situation qui nous a bouleversés. Et ces bouleversements, ça... Ça peut être aussi des situations changeantes. Par exemple, Olivier parle du type d'implication au travail, des attentes des nouvelles personnes qui arrivent sur le marché du travail et de cette capacité finalement à évoluer avec ses attentes, à évoluer avec ce qui change et puis à focaliser son attention aussi sur ce qui se passe de positif, ce qui se passe d'engageant, ce qui se passe autour de nous, des initiatives qui sont inspirantes. et du coup de se concentrer sur la capacité que l'on a déjà pour s'ajuster et pour évoluer face à ces changements. Retrouvez les épisodes de l'affluence une fois par mois. Ils forment un recueil de témoignages, de vécus liés aux transformations des pratiques qui vous permettra d'avoir des clés pour faire évoluer à votre échelle votre environnement professionnel. Chaque trimestre, dans un format plus court, Nous explorerons un thème ou un concept qui apportera un nouvel éclairage sur les expériences partagées par nos invités. 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