- Speaker #0
Bonjour, bonsoir, bienvenue à bord de la Grenade Hypnotique, le podcast pour celles et ceux qui ont envie de se dire que c'est ok d'être différent, unique et complémentaire. Le podcast qui rassemble au-delà des différences. Parce que parfois, ça fait juste du bien de s'écouter et de se respecter. Et je suis Céline Renou, votre hôtesse de bord sur la Grenade Hypnotique. C'est parti ! Aujourd'hui, je vous invite à rencontrer Christelle Garrigue. Christelle, elle crée des tenues en sacheté recyclé. Je vais rencontrer à la Nigeauteuse, un espace de vie dédié à l'économie sociale et solidaire à Colomiers près de Toulouse. Ce qui m'a touchée, c'est son humilité et sa capacité à s'intéresser à l'autre pour ce qu'il est, sans les jours. Une personnalité pleine de richesse. Et vous verrez au fil de l'échange que le thème d'agir pour ses rêves va naturellement s'inviter dans la conversation. Christelle, pour commencer, pour présenter rapidement, parce que ici, comme on est à la grenade hypnotique, ça peut être un fruit ou un objet. Si toi, tu étais un végétal, un objet, un fruit, un symbole ou toute autre chose, qu'est-ce que tu serais ?
- Speaker #1
Dans un premier temps, j'ai bien envie de dire que je serais une libellule, puisque cette libellule est un... dans mon nom d'artiste, la libellule. Il y a une autre signification par rapport à mes enfants aussi, qui sont mes muses, mais il y a cette fameuse petite libellule par du haut de mes 1m80 pratiquement, et de ma forte corpulence, je suis une petite chose à l'intérieur de moi. Je suis très petite, et c'est la raison pour laquelle... Je pense aussi que j'utilise des sachets de thé recyclé parce que je pars du petit pour sublimer le grand. Alors si je devais répondre aussi à ta question d'un végétal, d'un fruit ou quoi que ce soit d'autre, je dirais que je serais une cerise. Ok, du moins une paire de cerises parce que j'adore lorsque je croque une cerise et le bruit qu'elle fait. lorsque les corps sont... la peau de la cerise claque sous votre dent. J'adore ce bruit. Et de là arrive le jus de la cerise que j'adore. Et puis, lorsque j'étais petite, je mettais la paire de cerises en boucle d'oreille parce que je n'avais pas encore le loisir d'avoir et de porter des boucles d'oreille. Et donc, du coup, ça me rendait le visage éclairé et content. Mais j'adopterais ça. Je serais aussi... Une cerise.
- Speaker #0
Ok. Une cerise, une paire de cerises.
- Speaker #1
Une paire de cerises parce que je crois qu'on est bien quand on est à deux.
- Speaker #0
Ok. Et si tu avais un super pouvoir pour la journée, tu choisirais lequel ?
- Speaker #1
Faut-il avoir un super pouvoir ? Ne serait-ce que le pouvoir d'être vivant. Aujourd'hui, j'ai ce super pouvoir d'être vivante. Et ce qui me... laisse toujours ému de me réveiller et de savoir que je vois le lever du soleil. Et pour moi, c'est ça mon super pouvoir, parce qu'il me permet d'agir pour mes rêves. Il me permet de vivre l'instant présent, mon carpe diem que j'ai tatoué sur moi, parce qu'il est bien là, le fait de vivre, dans le ici et maintenant, en prenant en considération, bien entendu, le passé. et peut-être un futur, un devenir. Mais nous sommes responsables de ce futur. Alors vivons dans le présent. Mon super pouvoir serait le présent.
- Speaker #0
Ok, super. Un présent, un cadeau aussi.
- Speaker #1
Un cadeau, du présent. Bien sûr.
- Speaker #0
Et en trois mots, quels sont tes talents spontanés ?
- Speaker #1
Je crois que j'ai la valeur de la gentillesse. Qui pour moi est un talent humain. Je suis attachée. à cette valeur-là et ce principe de gentillesse qui implique beaucoup de choses et qui induit aussi beaucoup de choses. La gentillesse, elle est parfois galvaudée aujourd'hui. On passe pour le brave, le brave citoyen, voyez-vous. Et en fait, non, je crois que la gentillesse, elle est aussi une source de bienveillance. Elle est aussi un appel à la solidarité. Elle est un sens et un lien humain indispensable pour la vie. Alors ce serait mon premier talent, je dirais, d'être dans cette valeur de gentillesse et de générosité, qui implique aussi l'aide à la personne et à l'écoutant. Je pense que j'ai le talent de la communication et de l'échange, de reconnecter peut-être les gens à eux-mêmes grâce à mes paroles, grâce à ce que je peux leur offrir et de ce que je suis. Et le troisième talent, si je pouvais avoir cette prétention ou cette ambition d'avoir un autre talent, eh bien je viens de vous le dire, je viens de te le dire Céline, c'est celui de ne pas prétendre, mais de vouloir agir dans toute l'ambition que cela demande. Je suis quelqu'un qui ose, j'ai de l'audace, parce que je veux pouvoir accomplir mes rêves. et je veux pouvoir les réaliser.
- Speaker #0
Et justement, en lien avec ces rêves que tu as envie de réaliser, en quelques mots, quelles sont les vagues que tu apprends encore à traverser ?
- Speaker #1
Parfois, les vagues sont douces comme en Méditerranée et parfois, les vagues sont plus fougueuses qu'en océan. On gravit et on passe des tempêtes, parfois des orages. m à la houle de s'installer. Mais je pense aussi que c'est un petit peu comme un retournement dans une machine à laver que l'on peut subir parfois. Et les vagues que je passe, j'essaie de les apaiser, j'essaie de m'immerger sans pouvoir me noyer, mais j'essaie dans cette immersion de la vague de pouvoir nager en gardant la tête haute. ou du moins en restant à la surface. Et parfois, je fais des petits coucous. Parfois, je fais aussi des petits signaux de la main, de la tête, ou avec un sourire, pour dire, on n'a pas simplement à sortir la tête de l'eau, mais on a à se grandir au-dessus de la vague.
- Speaker #0
Et pour toi, les vagues, c'est quoi ?
- Speaker #1
Ce sont des mouvements perpétuels de la vie, et qui sont intemporels, qui ne se finissent jamais. Et je suis très reconnaissante souvent au bruit de l'eau et à ces vagues qui ne s'arrêtent jamais. Et je les trouve très courageuses, ces vagues, de ne jamais s'arrêter. C'est peut-être, dans les éléments naturels, la seule chose qui ne s'arrête jamais, les vagues. Et cette énergie forte de ne jamais s'arrêter, ces chronophages. Et elles ont ce courage. Et lorsque je suis devant une étendue d'eau, de mer, d'océan, Je trouve ça très courageux de les voir jamais s'arrêter. Je prends le son de cela. Je me dis, pour quelle raison toi tu t'arrêtes et pour quelle raison toi tu te plaignes ? Elles viennent te caresser les pieds, elles osent venir et elles repartent et elles reviennent. Et ce flux et ce reflux, finalement, me nourrissent beaucoup dans la force et dans la puissance que l'étendue d'eau peut me procurer.
- Speaker #0
Ok. Je n'ai jamais entendu... que les vagues pouvaient être courageuses et en même temps c'est tellement vrai, comment tu le dis ?
- Speaker #1
Parce que je crois que les éléments naturels qui nous entourent, notre environnement, est plus que quelque chose qui ne bouge pas, c'est un langage. Et il n'y a pas d'inertie, il y a un phénomène perpétuel, un mouvement perpétuel, à la manière d'Aragon, qui finalement crée un roman inachevé. Quelque chose qui ne s'arrête pas. Et si on veut que la vie ne s'arrête pas, malgré le fait que nous soyons tous mortels, eh bien il faut s'utiliser, il faut s'employer à vivre le moment présent.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, on va parler du thème d'agir pour ses rêves. Qu'est-ce qui fait que c'est un sujet qui est important pour toi ?
- Speaker #1
Les rêves sont constitutifs d'une réalité. Je ne pense pas que de ne pas rêver. puisse permettre à quelqu'un de continuer de vivre. Il est essentiel de rêver. Nos nuits sont faites de rêves. Nos journées aussi parfois, mais le jour met en lumière certaines peurs qui ne peuvent pas nous permettre parfois de réaliser nos rêves. Mais l'action, dans le verbe agir, témoigne de cela, de cette audace-là, de cette envie irrepressible d'y arriver et de se dire que... Si on veut faire de notre vie un rêve, alors il faut se donner les moyens de les réaliser, peu importe de trouver un jugement. qu'ils soient. Et c'est ce qui demande, outre une confiance en soi, une force et une détermination à vouloir réaliser ses rêves. Nous ne pouvons pas être au monde pour suivre une vie. Pour moi, c'est ma définition de la vie, c'est de pouvoir réaliser ce qui fait que nous sommes nous-mêmes, tout simplement dans notre unicité et dans notre rareté qui en fait une préciosité.
- Speaker #0
Si je comprends bien, toi comment tu me ferais le lien entre la notion de le rêve et la vie et comment être soi-même dans la vie justement, pas subir la vie ?
- Speaker #1
Je crois que c'est un état d'esprit. Nous avons le choix de vivre notre vie comme nous l'entendons et nous avons des prises de décision de pouvoir vivre nos rêves dans la vie que nous vivons. Cela signifie pour moi que tu as pu... parfois la décision de dire que malgré tout, pour donner une utilité à notre existence sur la Terre, eh bien, il est essentiel de vivre des rêves et de ne pas subir la vie. Je trouve triste de subir la vie, en fait. En fait, je la subis parce qu'il y a toujours des contraintes, mais je ne veux pas être constituée de soumission, de contrainte. Je veux pouvoir passer à des plaisirs, à des désirs qui sont les miens et qui, si je rentre en introspection dans ma personne, mes ressources me permettent de dire que j'ai la capacité, la volonté et parfois même le courage de pouvoir réaliser ma vie dans ce que je crois être vrai, qui sont mes rêves.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux me raconter un moment où c'est devenu évident, incontournable pour toi de devoir agir pour tes rêves ?
- Speaker #1
Quand vous êtes face à une problématique personnelle, comme je l'ai été, devant laquelle je l'ai été lors de ma maladie, vous n'avez plus de choix. En fait, on ne vous demande plus de choisir, on demande juste de prendre cette décision de vivre. et d'accomplir vos rêves, parce que le passage sur terre est trop court pour s'embêter la vie. Je ne peux pas me résoudre, en fait, à pouvoir subir. Je n'y arrive pas. Mon art, c'est moi. C'est ma propre définition de ce que je suis. Alors, si on veut me faire arrêter là, alors il vaut mieux que je m'éteigne un petit peu tous les jours, et peut-être un jour à jamais. Voilà. Mais ma liberté et le fait de vivre se trouvent aussi dans ce mouvement introspectionniste littéraire et artistique que je développe dans mon art.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous parler justement un peu plus de ton art ?
- Speaker #1
Mon art a commencé lorsque j'étais petite et au fur et à mesure que les années ont passé, je construisais tout le monde des choses assez improbables qui étaient reconnues par les maîtresses. et j'ai toujours utilisé toutes les matières à recycler pour composer, créer, fabriquer des objets, des petits objets comme des bijoux notamment. J'aime la littérature, je suis professeur de littérature et d'art plastique, donc forcément je me suis toujours raconté des histoires et ces trames narratives ont suivi mon art. Jusqu'au moment où j'ai écrit des livres qui ont été édités et publiés, notamment lorsque j'ai eu un passage de trois ans aux États-Unis. Et cela m'a fait beaucoup réfléchir sur ma capacité à créer des choses uniques et qui pouvaient peut-être avoir une utilité malgré tout pour faire comprendre comment on pouvait accomplir ses rêves. Les sachets de thé sont arrivés à moi. Je ne sais plus finalement comment ils sont arrivés. Mais peut-être que je les ai appelés tellement fort qu'ils sont arrivés. Mais la petitesse, pour être submis, me semble être magnifique. Quelque chose qui doit être jeté, jetable, que l'on redéfinit, que l'on transforme, que l'on métamorphose, me semble être une chose belle. Parce qu'à la fin de votre vie, il vient de ça, l'anti-sagé. On a peut-être tous envie non pas d'être clonés mais d'être recyclés pour ne pas mourir, jamais, pour être encore de la partie grâce à notre art, grâce à quelque chose qui va se transmettre, cette transmission qui va faire de moi une personne impostumée.
- Speaker #0
qui ne mourra jamais parce que l'art c'est aussi utile pour ça toi dans ton art il y a cette notion d'agir pour tes rêves et aussi d'amener à recycler à entre guillemets jamais périmer réutiliser,
- Speaker #1
transformer faire son abîme oui j'ai l'impression de ne jamais vieillir et de ne pas vieillir en fait de garder mon âme d'enfant parce que j'ai reconnecté avec mon enfant à l'intérieur Même si je sais que je suis adulte, j'ai cette âme d'enfant qui m'aide non seulement à ne pas vieillir, à créer, créer de l'art et à créer des émotions. Et ce qui est magnifique, c'est que je ne l'explique pas aux spectateurs, aux gens qui voient mon art. Ça se lit, ça se comprend. Lorsque vous voyez une robe, les émotions arrivent. Il y a quelque chose d'impalpable, il y a quelque chose d'émotionnellement. important qui se crée chez l'autre parce que cette transmission est injuste. Alors si c'est ce que l'on va appeler de l'art, je pense que oui, je fais un petit peu d'art.
- Speaker #0
Dans ton processus, tu as commencé à récupérer des choses, faire des petits bijoux avec, à donner une deuxième vie à des objets, tu es passée par l'écriture aussi. Et puis, il y a plein de choses qui sont passées entre-temps. Et là, aujourd'hui, tu crées des robes en sachet de thé. Recyclées.
- Speaker #1
Eh bien oui, parce que, tu sais, c'est toujours pareil. Les gens ont besoin d'utilité. Et souvent, la première question, mais ça ne se lave pas, etc. Mais comment on peut la porter ? Mais ça ne se porte pas, etc. Ce sont de belles questions. Et j'adore y répondre parce que j'explique ce processus artistique et créatif qui consiste à ne pas être touché par quelque chose d'utile, mais par quelque chose d'inutile. Et ça reconnecte les personnes avec leur rapport à la réalité. Et ça les fait réfléchir aussi. Et cette réflexion me propulse un peu comme parfois un orni, me disent-ils. ou par un personnage magique ou féerique. Parce qu'on a besoin de liens sociaux, mais on a besoin de reconnecter, non pas avec des rêves, mais d'être un petit peu parfois sur les nuages, dans les étoiles, dans un temps suspendu qui nous ressource et nous nourrit. Parce que le quotidien, parfois, il serait un petit peu trop lourd. Alors cette suspension, j'aimerais suspendre des robes. des plafonds, etc., pour que justement, au-dessus de nous, ne soit pas toujours un couvercle de plomb qui nous plombe, qui nous chapote toujours, mais qui serait léger, et qui nous permettrait, et finalement, nous permettrait aussi à notre âme, à notre conscience d'être libérée un petit peu plus légèrement. Ça ferait du bien. Du moins, quand je crée, Je ne pense pas forcément à tout ça, mais je pense que tous ces domaines-là de la création font partie de mon processus. C'est ce que les personnes me donnent comme élément d'échange lorsqu'elles voient mes créations. Alors ça c'est beau, parce que je vois l'émerveillement des personnes, je vois l'adhésion et je vois la contemplation. Et comme je leur dis souvent, on n'a pas besoin de mots. J'ai juste besoin de vous regarder, de voir votre comportement face à mes créations. Et je me rends compte que ça n'est pas inutile.
- Speaker #0
Et toi, suivre tes rêves, finalement, agir pour tes rêves, c'est aller dans cette création.
- Speaker #1
C'est intrinsèque.
- Speaker #0
Et dans cet imaginaire aussi que le sur-offre, qui permet aux personnes qui regardent tes créations d'ouvrir quelque chose d'autre, de connecter à des émotions.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
De se rencontrer autrement aussi au travers de toi,
- Speaker #1
tu m'as ? Oui, c'est aussi faire un pied de nez à l'IA, parce que j'ai eu l'idée de construire un robot qui s'appelle Roboter. Donc, je travaille avec un ingénieur qui est en train de me construire ce robot. Ça veut dire que je garde la main en tant qu'humaine sur le domaine créatif. Et ça aussi, ce sont des messages. technologique, technique, que je souhaite faire passer. Voilà, donc je vais commencer à travailler avec le premier d'atelier qui a travaillé 38 ans pour Yves Saint Laurent, et chez Yves Saint Laurent, c'est le grave pour moi. J'ai travaillé avec lui, il m'a ouvert sa porte, il veut me propulser dans quelque chose qui s'appelle la postcouture. Voilà, j'ai eu un concours, j'ai eu la troisième place en Chine. Ensuite, la Fashion Week de Dagd, magnifique parce que j'ai eu le prix du jury à l'unanimité, avec des personnalités qui m'ont choisi. Voilà, donc je me dis, ça fonctionne. L'émotion fonctionne. Et ça reconnecte aussi avec lui-même, avec tout ce que nous vivons aujourd'hui, actuellement dans notre monde. Je trouve que c'est une belle façon d'unir, de rassembler, de considérer le lien.
- Speaker #0
Et toi, du coup, tu as été reconnue par tes pères, qui sont en train de devenir presque tes pères, dans la haute couture ?
- Speaker #1
Oui, alors, je ne suis pas nourrie de ce besoin de reconnaissance, parce que ma réussite, elle est tellement personnelle que je l'ai déjà. D'ailleurs, je ne l'appelle pas forcément réussite, et je ne l'appellerai pas non plus succès, parce que le succès implique un business que je n'ai pas. Donc, je ne me suis pas dans un succès. Je ne suis peut-être pas dans une réussite, mais je suis pour moi dans une victoire. Une victoire que j'estime beaucoup plus personnelle. Et parce que, justement, elle est personnelle, les gens adhèrent à moi.
- Speaker #0
Elle touche à quelque chose de personnel, d'intime.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
On revient avec ce « agir pour les rêves » , c'est la même loi.
- Speaker #1
Elle n'est pas en lien avec de l'argent. Elle est dans une richesse intérieure, comme tu le dis, intime. personnel qui a un retentissement lumineux sur les autres. Une transmission de lumière qui éclaire peut-être parfois les vides ou les manques de certaines personnes.
- Speaker #0
Et puis tu parlais tout à l'heure de non subir sa vie, même si parfois on la subit.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Je me demande parfois, tu vois, justement là, si ça ne permet pas d'ouvrir des espaces internes, de visiter les espaces pour... justement sortir de se subir et mettre comme une lumière ou un prisme.
- Speaker #1
C'est-à-dire que nous sommes tous créatifs. Nous avons tous cette capacité de création. Il faut en prendre conscience au naissance. Et ensuite, être dans l'acceptation de cette rencontre-là avec soi-même, de son domaine créatif, et dépasser ses peurs. Les peurs de se dire, oh, je ne sais pas dessiner, de toute façon, je n'y arriverai pas. On a un... et un exemple qui pourrait témoigner que beaucoup de personnes ne se veulent pas être créatifs. Mais avec un entraînement, avec une volonté, on les pousse. Donc ce processus créatif, il n'est pas réservé à une élite. Et quand on me dit « oui, mais vous, vous êtes une artiste, vous savez le faire » , je dis « non, monsieur, mais non, madame, vous pourriez être capable » . Je n'ose pas leur dire simplement. qu'ils n'osent pas le faire, n'ont pas la volonté de le faire, parce que je ne rentrerai pas dans leur insensibilité bien entendu, nous sommes tous là. Il y a des gens qui veulent peut-être vivre plusieurs vies en une seule, alors que d'autres ont cette pénibilité de vivre déjà une seule vie en une.
- Speaker #0
Il me fait l'impression que tu vas vivre plusieurs...
- Speaker #1
J'ai l'impression que je veux agir pour mes rêves dans ma vie actuelle et... Et oui, de cette curiosité, de cette avidité de vie, de cette fougue, de ce cœur qui bat fort et qui bat pour beaucoup de choses et beaucoup de gens, et amoureuse de la vie tout simplement. Et ça vous fait vivre plusieurs vies.
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Plusieurs rêves. Plusieurs rêves,
- Speaker #1
parce que les rêves se multiplient. C'est comme l'amour que vous portez. à des personnes ou à des enfants. Quand on a eu un enfant, on a l'impression qu'on n'aimera jamais autant le second. En fait, le cœur se multiplie. L'amour ne se divise jamais. Donc pour moi, l'art se multiplie aussi et mes rêves se multiplient. Au fur et à mesure que j'imagine une robe, il y en a une autre qui est déjà dans ma tête. Et une autre, et une autre, et une autre. Parce que je me nourris de ma réalité, de l'arbre avec ses branches, d'un immeuble duquel je vais voir une fenêtre ouverte et puis l'autre fermée. Et ça va me donner une idée encore de construire une robe à la façon de la fenêtre ouverte. Vous imaginez une trame narrative à l'intérieur et ça part, quoi. Et en fait, ça me nourrit de bonheur.
- Speaker #0
Oui, tu te laisses inspirer par l'environnement, par ce qui est là.
- Speaker #1
Du coup, je n'ai pas besoin d'avoir mon petit verre de rouge, je n'ai pas besoin d'avoir des béquilles émotionnelles aussi. J'ai cette capacité émotionnelle et imaginative. de créer.
- Speaker #0
Du coup, chaque robe c'est une histoire qui vient se raconter ?
- Speaker #1
Bien sûr. Alors, chaque robe a son histoire, son titre que j'ai raconté, que j'ai explicité, avec un symbolisme, avec un hymne, parce que les choses ne sont pas pour rien. Rien n'est jamais pour rien.
- Speaker #0
Chaque robe a son sens ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Chaque robe a sa musique ?
- Speaker #1
Chaque robe a aussi son interprétation à rechercher par le spectateur. Et ça c'est important de laisser le champ libre, ouvert, dans la trame narrative de celui qui va regarder. Un petit peu à la façon d'un théâtre qui donne une représentation, une pièce de théâtre où la double énonciation est là. C'est-à-dire que le théâtre, il est lu et il est vu. Il m'est holdé. elles sont lues et elles sont vues et je n'ai peut-être pas rentré dans la lecture faite de chacun c'est aussi un secret entre le créateur et le spectateur qui est beau ce secret qui est là et on se regarde et on sait on lit dans l'instant oui qui se lit dans l'instant et dans le silence parce que les silences sont parfois plus fortes que les mots on le sait Merci. Il y a des choses qui passent avec certaines personnes qui regardent mes créations et qui me regardent et on se sourit. Et les gens, peut-être parfois par trop d'émotions, ils s'en vont. Eh bien, il faut les laisser s'engouiller, il faut les laisser partir. Parce que quelque part, tu sais que tu as donné un petit bout de toi. Tu as déjà cousu des petits bouts de vous. Parce que tu as déjà collecté, ramassé des sachets de thé de toute instance, de toute personne. et tu les... les uns avec les autres, donc tu coupes des petits bouts de vous. Et en fait, c'est ça la beauté, c'est de créer ce lien-là avec une aiguille qui va piquer, mais qui n'est pas une épine. Qui relie. Qui relie, oui. Il y a le fil, le fil rouge, le fil conducteur, quelque chose qui est en passation, en transmission. On ne peut jamais mourir avec ça, quoi. C'est pas possible. On est dans la vie pure et simple. Et c'est beau, et c'est éclairant, et c'est éclairé, c'est wow quoi !
- Speaker #0
Et donc toi en fait tu récoltes des sachets de thé ?
- Speaker #1
Je récolte des sachets de thé que je vais pouvoir récolter et collecter à la mijoteuse, puisque j'ai un atelier depuis hier à la mijoteuse. Donc ça a été un jour spécial pour moi hier parce que j'ai aménagé là-bas. Et les dépôts de sachets de thé aussi, ils vont pouvoir être amenés à la Micho-Deux-Ancourniers. Et sinon, les gens me les envoient à mes oraux ou me les déposent accrochés à mon portail où je viens les récupérer quelque part et on profite d'un échange, d'un café, d'un thé, d'un petit repas avec la personne de ma tristesse. Et je trouve que c'est très bien, c'est très beau ça.
- Speaker #0
Donc, je fais un appel au don de sachets de thé.
- Speaker #1
J'ai un garage qui est déjà pas mal plus riche que ça chez Deuté Recyclé parce que j'ai déjà pas mal de personnes qui me les gardent. Mais je les garde tous.
- Speaker #0
Ils ont tous leurs valeurs absolues,
- Speaker #1
ils ont leurs épisodes. Et par contre, sinon, je ne les utilise pas. Que ce soit vieille, c'est ce qui fait la sagesse de ma couture aussi.
- Speaker #0
Cette sagesse qui en vient aussi avec l'usage du sachet de thé. Bien sûr. La couleur. En histoire aussi.
- Speaker #1
La transparence. Le fait d'avoir été tenu entre les mains de quelqu'un, dans des toits, insurisé ou pas, en souffrance ou en délivrance. Mais toute cette histoire-là de chacun des sachets de thé, elle est là. Et puis, il me le rend bien ces sachets de thé, parce que finalement, ils se laissent coudre, ils sont malléables. Et cette souplesse-là me permet de dire que je n'en ai jamais cassé. Donc, il y a de cette transparence et puis ça dévoile aussi ce que je suis quelque part. Voilà, je suis moi-même dans cette transparence-là, dans ce côté nude de la couleur, du désert, dans des nuances, féminité, sensualité, dans cette découverte secrète et mystérieuse et dans quelque chose de petit mais d'infiniment grand et beau au final. Je crois que je me fais une déclaration d'amour.
- Speaker #0
Toi, si tu avais des ressources ou des clés que tu aimerais partager, peut-être avec tes créations ou en lien avec cette action d'agir pour ses rêves, qu'est-ce que tu aimerais transmettre ?
- Speaker #1
La clé, finalement, elle va être le sème. C'est être soi. C'est difficile. Vous pouvez prendre cette simplicité à dire être soi, soyez vous-même, soyez ce que vous devez être, sans vous mentir, sans vous tromper à vous-même. Essayez de vous reconnecter à cet enfant, à ce petit enfant, cette petite fille ou ce petit garçon que vous avez été, et qui était à 3-4 ans, dit de rêve, et qui, au fur et à mesure de la vie en société, constituer des impossibilités. Se reconnecter à ses rêves, c'est vouloir être capable de les réaliser non seulement, mais c'est d'être plus que... C'est d'être épanoui.
- Speaker #0
Et concrètement, toi, est-ce que tu aurais des actions, des choses, des livres, des rencontres ?
- Speaker #1
J'ai beaucoup lu, oui, avec Laura Mounel. Déjà, ça m'a fait beaucoup réfléchir. Voilà, les dieux voyagent toujours incognito m'a beaucoup fait réfléchir de l'orange humaine. Et c'est vrai qu'il faut laisser faire la vie et croire en la vie. C'est utile ce que je suis en train de dire. C'est comment faire pour faire confiance en la vie.
- Speaker #0
Voilà,
- Speaker #1
tout le problème est, ouais, alors moi je vis au quotidien. C'est être attentif aux signes de la vie et se dire, ah tiens ça. synchronicité, une coïncidence et c'est réfléchir cette synchronicité-là dire, il n'y a pas de hasard il n'y a que des raisons et Paul-Éluard quand il l'a dit il a fait un ton évidemment parce qu'il a raison il avait raison, parce que le hasard n'existe pas, parce que la chance n'existe pas, on se crée on est responsable, on est dans l'initiative, la responsabilité de pouvoir créer sa chance. Et je me refuse de dire que j'ai de la chance de créer, de la chance de réussir, entre guillemets, ce que j'entreprends. Je veux le faire parce que j'y mets tout mon âme et parce que j'y mets mon courage. Contre certains jugements, contre certaines mimiques, contre certaines paroles qui peuvent parfois vous blesser, je passe au-dessus, je passe outre, parce que je sais Merci. que j'ai la conviction d'avoir raison de penser que ce que je fais est moi et que je dois le faire. Vous aurez peut-être une réponse dans 20 ans, ou vous n'aurez jamais de réponse. Mais pour moi, arriver à la fin de ma vie et me dire, j'ai tout osé, j'ai tout tenté, j'ai tout fait, j'ai essayé, je n'aurai donc ni regret, ni remords. Mais je vais pouvoir tranquillement partir avec beaucoup de sérénité, de calme et d'apaisement. Et là, je crois que ce sera mon succès. C'est cette étincelle qui m'anime au fond de moi.
- Speaker #0
C'est oser et c'est ce courage aussi d'aller là-dedans.
- Speaker #1
On doit être une fleur d'art sur terre pour produire quelque chose d'intéressant en transmission. Donc il faut y aller quoi.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Bon, il faut te dire aussi, c'est un amusement. Je m'amuse, je suis enfant. Oui,
- Speaker #0
oui, de toute façon, quand on va dans la création, la créativité...
- Speaker #1
Là, c'est le jeu. Je suis en train de m'amuser avec mes robes, dans mon processus créatif, dans ma démarche artistique. Je m'amuse et ça me va bien. Je n'ai besoin de personne pour m'amuser. Je saute à pied, je vais dans les flaques et j'y vais. Dans l'infusion, et puis finalement, c'est un petit peu comme du champagne. J'en ai des bulles.
- Speaker #0
C'est ça, c'est effervescent. tout ça.
- Speaker #1
J'en ai des bulles et puis ça m'étourdit, ça m'anivre et ça me transporte. Et peut-être que c'est ça le rêve, en fait.
- Speaker #0
Ça donne un bon goût à la vie.
- Speaker #1
Peut-être que ce n'est pas réaliser, ce n'est pas atteindre ses rêves. C'est peut-être se procurer cette petite part d'anivrement au quotidien qui donne un quotidien plus fluide, plus sensé, plus sympa, plus agréable. Et qui donne le sourire.
- Speaker #0
On va passer à la question actualité. Toi, est-ce que tu as des actualités que tu as envie de partager en lien avec la libellule ?
- Speaker #1
Alors, je commence avec Alain, le monsieur premier d'atelier qui veut s'en rendre.
- Speaker #0
Tu vas te faire coacher par Alain. Maître d'atelier, enfin, premier d'atelier. C'est quoi un premier d'atelier ?
- Speaker #1
C'est celui qui a réalisé les robes du créateur. Donc, il a été à droit, Gilles Vessalot, de 38 ans. Je l'ai rencontré en Irak lors du festival de bandes dessinées. J'ai écouté sa conférence dans une librairie. Je suis intervenue à la suite de sa conférence. Il a été touché par mes mots. Je lui ai laissé ma carte sans rien lui dire. Il est allé voir sur Instagram et Facebook mon travail. Il l'a commenté. Il l'a tellement... bien commenté, que j'ai osé le remercier. Ça a donné naissance à un langage et à une communication, tous les deux. Et en fait, un jour, je lui ai écrit après un long passage d'Alain, je lui ai dit, monsieur, point de suspension, j'ai un rêve, point de suspension. Et j'ai toujours été intimement convaincue qu'il me répondrait et que ce serait lui. J'ai toujours été convaincue que ce monsieur allait très certainement changer dans ma création. Convaincue de cela, je n'ai pas lâché et j'étais persuadée qu'il allait me demander quel était ce rêve, ce qu'il a fait. Et de là, quand il m'a demandé mon rêve, je lui ai écrit un texte que, habituellement, j'écris en même pas une minute. J'ai dû écrire 30 secondes et j'ai envoyé 100 relectures. comme je fais habituellement, comme une écriture automatique sur la liste. Je crois qu'il a été touché, lorsque je lui ai dit, avec des mots simples, mais que mon avis inexplicable de savoir qu'il était sur mon parcours de vie et mon chemin de vie n'était pas pour moi un hasard ou un modem. Je pensais qu'il avait une transmission à avoir et que j'avais besoin d'être son disciple et lui d'être mon maître. Je suis allée le rencontrer et nous avons planifié le fait de nous revoir pour qu'il m'apprenne la haute couture. Donc ça pour moi c'est quelque chose de très important parce que tu vois dans ma vie j'aurais jamais pu imaginer rencontrer de belles personnes comme Alain. J'ai demandé à Alain de me suivre dans le projet, non pas parce qu'il allait m'apprendre et simplement transmettre, mais que j'avais besoin qu'il adhère à un personnage que je suis. que j'avais besoin qu'humainement les choses soient belles et que je puisse lui donner en retour quelque chose qui était important pour lui aussi peut-être pour ma part de gentillesse, peut-être pour ma part de fougue, d'énergie que j'avais besoin de ça et que si il n'en éprouvait pas ce besoin-là qu'il fallait alors qu'il m'éconduise il ne m'a pas éconduie et puis sinon je pars à Milan pour la Milan Fashion Week, avec la présentation des trois robins, qui partent donc à un défilé et qui partent à un chaudier aussi. Je pars avec une personne qui est aussi dans la haute couture, et qui m'a rencontrée et qui m'a fait défilé pour la Fashion Week d'Agda. Elle m'a remarquée, elle veut me soutenir, elle veut me pousser. Donc voilà, peut-être Paris me tente. On est les mêmes. Peut-être Tokyo aussi me tente-t-elle les mêmes. Toutes ces villes magnifiques de fashion qui pourraient peut-être trouver un écho au travers de nos créations. Et ensuite, là,
- Speaker #0
on est en 2026, depuis 2026 qu'on enregistre.
- Speaker #1
En tout cas, c'est le 1er mars.
- Speaker #0
1er mars. Oui,
- Speaker #1
le 1er mars. Ensuite, le 7 mars, normalement, il y a la Paris Fashion Week. Et puis après, le 21 juillet, c'est à Tokyo. Je n'ai pas envie d'anticiper sur les choses, je vis le moment quand je dois le vivre. Et puis après une galerie, aussi la galerie 21, dont j'adore déjà le lieu, Place des Salins en Toulouse, qui aimerait que je fasse des projets avec eux, qui vont être magnifiques me semble-t-il. Et une architecte, Diana, qui me demande de travailler avec elle sur des luminaires, des abat-jours. fait de sachets de thé, mais en installation, c'est-à-dire vraiment quelque chose d'assez grandiose, qui ferait un mètre, deux mètres de circonférence, et pouvoir mettre au pédicule jusqu'à un bureau. Voilà, je fais un international.
- Speaker #0
Souvent un travail, une collaboration.
- Speaker #1
Oui, parce que j'aime cet échange. Je pense qu'on est fort quand on est plusieurs aussi.
- Speaker #0
Finalement, ça a marché, le chemin de ton rêve.
- Speaker #1
Oui, peut-être sur les œufs aussi, parce qu'il ne faut pas... Il faut dire que l'audace, elle n'élimine pas la peur. J'ai peur aussi parce que je sais que je vais présenter, Alain me demande de lui présenter des modèles, etc. Parce que premier d'atelier, ça veut dire que c'est un référé à un créateur. Et donc, il a envie que je dessine, etc. Je vais lui proposer mes dessins. Ben voilà, c'est parfois compliqué de présenter à quelqu'un d'aussi grand. Un dessin fait comme nous, on le pense être pas forcément bien fait.
- Speaker #0
Comme tu disais tout à l'heure, justement, de oser. C'est pas grave si c'est pas beau. Oui,
- Speaker #1
faire le seuil de toutes ces notions-là et de se dire, je me lance. Et c'est compliqué parce que je pense à Alain Bienveillat. Et il m'a dit que de toute façon, il travaillait sur mes erreurs aussi avec moi. Et c'est ce qui est constructif et c'est ce que j'aime aussi. Mais il faut accepter tout ça, il faut pouvoir donner ça de soi. C'est compliqué des fois, mais j'ai confiance. J'ai confiance en moi, j'ai confiance en lui, j'ai confiance en nous. Je dois passer cette marche de la haute couture pour vraiment avoir quelque chose. Donc après, ce qui est important de signaler, le brevet de... La confection de vêtements en sachets de thé recyclés, j'ai déposé un brevet à VNPI, donc je suis protégée par les livres que j'ai écrits au préalable, qui sont à la BNF déjà, et par ce côté unique au monde de ce processus créatif avec mes sachets de thé recyclés. Donc il n'y a pas d'imitation à envisager, il n'y a pas de choses...
- Speaker #0
à copier puisque c'est protégé par l'INPI Donc toi tu avances sur ton rêve avec sur la sérénité et puis avec vigilance et en même temps maturité oui
- Speaker #1
tout simplement c'est-à-dire je ne vois pas le mal je ne suis pas méfiantant et de personne parce que personne ne pourra rentrer à moi dans la conviction de ce que je fais puisque je ne suis pas couturière ni styliste donc ça va être vraiment en imagination que je crée. En revanche, je ne souhaite pas être copiée ou copiable par rapport à un médium, par rapport à une matière que j'utilise et que je suis la seule à utiliser pour une collection de vêtements. Comme je vais protéger le robot, je vais me protéger par rapport à même des collaborations ou des gens qui veulent collaborer et puis finalement qui vont revendiquer quelque chose. Non. La crabe glisse, c'est moi. L'imagination de tout ce que je peux faire, l'idée m'est une bombe.
- Speaker #0
C'est important de soulever, pour mettre les choses à leur place.
- Speaker #1
Absolument. De toute façon, je vais te dire, Céline aussi, je préfère être lion que singe.
- Speaker #0
Alors, dis-nous en plus.
- Speaker #1
Quand on est singe, c'est qu'on imite et c'est qu'on copie. Quand on est lion, c'est qu'on a aimanté et qu'on a une idée. et je suis lion.
- Speaker #0
T'es une sacrée lionne, toi.
- Speaker #1
Je ne suis pas une singe. Je ne suis pas une guenon.
- Speaker #0
Tu ne reproduis pas les grimaces.
- Speaker #1
Je ne reproduis pas les grimaces. Je les fais. Mais comme un enfant les ferait pour faire rire et non pas pour se moquer. Voilà. Donc, je suis un lion et je ne suis pas un singe. Les gens qui veulent vous copier resteront. Ils seront des singes. Voilà. Donc, chacun... doit mériter sa place, où chacun doit vouloir choisir sa place. Sauf qu'en ami d'être lion, il ne faut pas venir sur ma plateforme.
- Speaker #0
Vous êtes avertie. Christelle, du coup, on va continuer. S'il y a des personnes qui souhaitent te contacter pour voir ton travail, comment ils peuvent faire ? Et puis dans tous les cas, moi je mettrai un lien dans la description de l'épisode, les infos.
- Speaker #1
On peut aller sur Instagram ou Facebook en cherchant Christelle Gariga, sans S à la fin, la libellule d'homme. Un site internet va être bientôt posé. J'ai aussi créé un oracle.
- Speaker #0
Et là, on va passer à la question de la fin. Et toi, comment tu fais pour te respecter et t'écouter ?
- Speaker #1
Alors, mieux respecter, ça va de soi. En fait, je ne calcule pas le fait de devoir me respecter. C'est inhérent. C'est intrinsèque à moi. Je pense que tout simplement je reviendrai à cette valeur de gentillesse. À partir du moment où on est gentil avec les autres, où on ne veut pas de mal. J'essaie de donner à la personne en face de moi ce qu'elle est capable de m'offrir. Donc si on ne me donne rien, aujourd'hui j'essaie de rien donner. Au moins on est quitte, tu vois. Et si on me donne... J'essaie de donner encore plus que ce qu'on me donne. Donc, me respecter, c'est me regarder dans la glace tous les matins et me dire, ben ouais Christelle, tu as le mérite de le faire tout ça, tu le fais et continue, vas-y. Et même si tu penses ne pas faire tout bien, t'es humaine, t'es pas parfaite, loin de là, heureusement, tu fais avec tes erreurs, mais avance toujours, essaie.
- Speaker #0
Merci Christelle.
- Speaker #1
Merci Céline.
- Speaker #0
Merci d'avoir été avec nous dans la Grenade Hypnotique, un espace pour souffler, réfléchir, se relier. Si cette rencontre vous a touché, n'hésitez pas à partager et à en parler autour de vous pour faire circuler cette reunique. A bientôt pour un prochain épisode, toujours un peu hors du temps. A bientôt sur la Grenade Hypnotique. Et si vous aimez voyager avec la grenade hypnotique, je vous invite à en parler autour de vous, à partager ce podcast avec vos proches, vos amis, vos collègues, ceux à qui cela pourrait faire du bien, parce qu'on a tous besoin parfois d'un espace pour respirer, ralentir et se reconnecter à soi. Vous pouvez aussi laisser un avis, une note, un commentaire sur votre plateforme d'écoute chouchou, une indépendante ou une plus connue comme... Spotify, Apple Podcasts ou Deezer. Cela m'aide énormément à faire connaître le podcast et à le faire grandir. Et si vous avez des idées, des envies, des suggestions ou même des thèmes que vous aimeriez que l'on explore ensemble, écrivez-moi. Mon mail est dans la description. Je serai ravie d'enrichir la Grenade Hypnotique avec vous. Et si vous avez envie ou besoin d'un accompagnement plus individualisé et personnalisé, Toutes les informations sont sur mon site internet, je le mets en description. Merci d'être là, merci pour votre écoute et l'intérêt que vous portez à la grenade hypnotique. Et surtout, merci de faire partie de cette aventure un peu hors du temps.