- Speaker #0
Bonjour, bonsoir, bienvenue à bord de la grenade hypnotique. Le podcast pour celles et ceux qui ont envie de se dire que c'est ok d'être différent, unique et complémentaire. Le podcast qui rassemble au-delà des différences. Parce que parfois, ça fait juste du bien de s'écouter et de se respecter. Et je suis Céline Renou, votre hôtesse de bord sur la grenade hypnotique. Alors c'est parti ! Aujourd'hui je vous invite à rencontrer Sabine, une personne qui par son regard, ses choix, son chemin de vie m'a touchée profondément. Sabine est une chercheuse poétique, je l'ai rencontrée lors d'une représentation du Sabbat, elle va nous en parler tout à l'heure. Ce qui m'a frappé c'est sa manière de voir, dire, vivre le monde et surtout ce texte. Vous verrez au cours de l'échange que la poétique du pas de côté va s'inviter naturellement dans la conversation. Bonjour
- Speaker #1
Sabine ! Bonjour Céline !
- Speaker #0
Enchantée de te recevoir !
- Speaker #1
Merci beaucoup à toi ! Petit mot peut-être au sujet du Stabat, le Stabat Mater Furiosa de Jean-Pierre Siméon. Très beau texte qui porte très très haut les valeurs de l'être et qui propose un changement de paradigme. Quitter le paradigme guerrier des dominants dominés dans lequel nous sommes, appris pour se détricoter et s'apprendre à un autre jeu. Le jeu du gagnant-gagnant et d'une vie dès lors plus épanouissante.
- Speaker #0
Sabine, pour te présenter rapidement, ici on est à la grenade hypnotique, donc ça peut être un fruit, un objet. Mais toi, si tu étais un animal, un symbole, un végétal, tu serais quoi ?
- Speaker #1
Si j'étais un animal, je pense que je serais une louve. Parce que j'aime beaucoup le côté social de ces animaux. Et puis après dans ma mythologie personnelle... Il y a à la fois l'articulation, la liberté du jeu et la fidélité au nous. Ou la cohésion avec le nous en tout cas.
- Speaker #0
Et si tu avais un super pouvoir pour la journée, tu choisirais lequel ?
- Speaker #1
Je dirais la parole juste. Comment trouver les mots au cœur de ce qui nous est essentiel. Et comment en même temps être dans cette oreille élargie qui fait qu'on peut tricoter toutes les deux et puis se rejoindre.
- Speaker #0
Comment être suffisamment au centre et en même temps suffisamment ouvert.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Et en trois mots, quels sont tes talents spontanés ?
- Speaker #1
C'est difficile en trois mots. Donc je vais dire sentir pour la voix du sentir de Luis Enza. Il a fait partie des grandes révolutions quand je l'ai rencontré sur mon chemin, ce monsieur. Dans sa poésie du sentir, ouvrir, ça va rejoindre la poétique du pas de côté, à ouvrir sa sphère, à ouvrir son univers, à se laisser traverser de manière poreuse, à faire des ponts. entre soi et l'autre, et créer. Considérant que pour moi, on est tous des créateurs. Quel que soit le domaine dans lequel on se trouve. C'est notre job en tant qu'être humain.
- Speaker #0
Sentir ou récréer. Comme si ces trois mots, c'était le processus créatif presque d'une certaine manière. En quelques mots, quelles sont les vagues que tu apprends encore à traverser ?
- Speaker #1
Vouloir me sentir en sécurité dans les incertitudes et dans la foi. dans la confiance, en moi, en la vie, en ce que je ne sais pas. Ça a été grosso modo mon poétique depuis maintenant 11 ans, quittant un métier où j'avais la sécurité de l'emploi, qui a une compagnie à un âge où normalement on ne fait jamais ça et il a fallu traverser tout ça, faire face à des peurs splendides, peurs flamboyantes et après ce que je peux dire c'est que j'aime beaucoup l'enfant intérieur de Moussane Abati. Aller là et sécuriser et sécuriser et tutoriser cette confiance, cette foi. Mais après, cultiver, parce que je n'attends pas. C'est aussi comment moi-même, je me donne les moyens pour co-créer avec le monde et co-créer avec les autres. J'observe, je constate que depuis 11 ans, il y a de moins en moins de vagues. Ou en tout cas, s'il y a des vagues, parce que la vie, ce n'est pas un fleuve tranquille, ça se saurait, il y a désormais en moi des outils, un alignement, une structure, une congruence domestique. Je suis allée appliquer cette fameuse politique du pas de côté, déjà en moi, parce que pour être en mesure après de proposer des dispositifs dans le cadre d'une compagnie, pour que les autres traversent, si ces personnes le souhaitent, ces chemins où on ne peut le faire que si on l'a fait en soi. Du coup, oui, je vous propose ça et il y a une confiance qui s'installe.
- Speaker #0
Et par rapport à ce que tu viens de dire, tu parles de ma compagnie, est-ce que tu peux... parler de ce virage qui s'est passé, où il y a eu quelque chose avant, il y a eu la compagnie et où je t'en est aujourd'hui.
- Speaker #1
Pendant 18 ans, j'ai été... enseignante, une enseignante heureuse. Je suis heureuse même de travailler avec des jeunes.
- Speaker #0
Ouais, enseignantes en quoi ?
- Speaker #1
En français, donc lettres modernes et en théâtre. Parce que pour moi, les arts, la pratique notamment des arts, elle permet d'aller se connaître, elle permet d'aller au cœur de soi. Et ces jeunes-là, qui sont en plein complexe du homard, quand ils sont en adolescence... Donc complètement un peu paniqués de cet état d'adulte dans lequel ils vont progressivement se promouvoir, comment leur proposer des activités, des pratiques, des dispositifs pour se grandir. Et qui plus est avec cet art communautaire qu'est le théâtre. Et donc pendant 18 ans, cette poétique du pas de côté dont je t'ai parlé, on l'a appliqué. Quand je dis « on » , ça veut dire que j'avais avec moi des équipes d'enseignants. Dans un premier temps, on a pris des classes avec des élèves hétérogènes, en termes de savoir. Et puis progressivement, nous nous sommes occupés de ce qu'on disait les oubliés de l'intelligence, considérant qu'il n'y avait… Enfin pour moi, il n'y a pas d'oublié de l'intelligence, c'est juste comment… Je décale le regard, comment je vais dans l'estime de moi-même, dans l'amour de moi-même, dans la valorisation de l'être que je suis. Et le théâtre pour ça c'est un bassin d'exploration formidable. Je peux dire l'égo à sa place, que pendant 18 ans on a fait des super projets qui ont permis à des élèves d'entrer dans ces autorisations. de déjouer les vieilles logiques familiales qui remontaient à des générations et des générations. On sait qu'en soi, on a parfois des obéissances, des fidélités. Je ne peux pas m'autoriser à réussir parce que dans ma famille, on n'a jamais réussi. J'ai été élevée avec ce type de regard et du coup, je suis stigmatisée à cet endroit. Et donc moi, j'en ai fait une enquête. Tu me définissais tout à l'heure comme chercheuse. J'adore la fois les savoirs, parce qu'en fait, la théorie, elle est hyper importante. Mais après, la théorie, la placer dans la pratique et faire des allers-retours constants entre pratique, théorie, théorie, pratique. Et donc, au bout de 18 ans, je savais que ça marchait. Je savais que ça marchait parce que ça l'a fait avec ces élèves-là pendant plusieurs années. plusieurs classes, plusieurs années de suite. Et puis pendant ces 18 ans, je suis aussi allée me mettre au cœur de dispositifs artistiques. Parce que je te disais, on ne peut transmettre que ce qu'on sait, que ce qu'on connaît. Ce qu'on connaît, pour répondre à ta question, c'est quand le mental, quel savoir, il diffuse sa connaissance dans le corps, l'organique et dans l'expérience. Et donc quand tu es au cœur de la scène, quand tu es au milieu de la scène,
- Speaker #0
tu y vas quoi tu plonges le savoir ça va être, tu vas lire le bouquin et puis la connaissance ça va être, tu le vis, tu le vis sur scène tu fais l'expérience rien à voir finalement disons que c'est le goût,
- Speaker #1
pour moi s'il n'y avait pas le texte s'il n'y avait pas ce savoir là, parce qu'il faut l'apprendre par coeur le texte, tu vois la théorie il faut la savoir comment après tu la mets en résonance dans toutes tes cellules elle traverse ton coeur T'es pas dans la récitation, parce que la récitation ça voudrait dire qu'il y a une sorte d'automatisation de toi-même. Moi ce que j'adorais dans le Stabat et dans d'autres textes, c'est que c'est lui qui venait, si je puis dire. Et du coup il me surprenait des fois. Parce que comment il joue avec le corps et ses émotions ? Comment il vient jouer sur la harpe ?
- Speaker #0
C'est comment le texte va venir rentrer en résonance avec ton corps.
- Speaker #1
Tout à fait. Et comment, parce qu'en fait il y a aussi le dispositif avec les personnes, avec le lieu. avec le temps,
- Speaker #0
il y a tellement de paramètres tu vois en fonction de l'environnement dans lequel tu vas être le texte va s'exprimer d'une manière ou d'une autre tout à fait et parce qu'on co-crée ensemble le
- Speaker #1
public fait partie aussi de l'acte de création de comment le texte va advenir parce qu'en fait je sens les émotions je sens ce qui se passe tu sais Et donc, ça c'est fabuleux. Et maintenant au niveau de ce qui s'est passé au niveau de l'enseignement, je me suis constituée une sorte de sac à outils, progressivement, amener ces jeunes à la confiance, à dépasser les peurs, à surmonter les obstacles de « je ne peux pas » , « je ne sais pas » , « je ne saurais jamais faire » , « c'est trop » . Et donc comment progressivement on se tutorise aussi. Et comment on se tutorise ensemble, dans ces regards accueillants, J'aime beaucoup le scientifique Emoto, qui a travaillé sur le pouvoir de l'eau. Considérant qu'on est nous-mêmes à plus de 70% d'eau, en fonction de la manière dont on va nous regarder, soit on va créer des jolis cristaux, parce qu'on sent tout, soit on va, et tu le sais bien, de part ton métier, soit on va faire des cristaux complètement désassemblés, et ça ne va pas favoriser évidemment l'épanouissement, donc... Comment ramener cette conscience-là de notre responsabilité du regard ? Regarde qu'on porte sur l'autre, mais aussi regarde qu'on porte sur soi. Parce qu'en fonction du vélo mental à chaque journée, qu'est-ce qu'on se dit ? Comment mettre en conscience tout ce qu'on se dit ? Comment sortir parfois des systèmes de croyances qui sont vieux comme Hérode et comme « j'y arriverai pas » . Ah bon, mais pourquoi ? Comment aller à ces endroits-là ? et là ça a été passionnant oui ce que je voulais dire aussi c'est que pendant ces 18 ans pour moi ok la transmission et permettre à des élèves de s'épanouir oui être en mesure de moi-même aller me frotter à des pratiques artistiques des processus artistiques pour savoir de quoi on cause aller constituer des outils mais aussi j'avais besoin d'outils intellectuels pour réenchanter le monde.
- Speaker #0
Parce que moi,
- Speaker #1
quand je disais à mes élèves qu'on n'était pas obligés de marcher sur la gueule de son voisin dans la vraie société, ils me disaient « Mais madame, c'est super beau les valeurs humaines qui sont les vôtres. C'est très très chouette. Par contre, dans la vraie vie, ça ne marche pas. »
- Speaker #0
C'est bien, c'était les jeunes qui te disaient comment ça marche et à voir à quel point justement les croyances étaient déjà fortes et déjà... immiscé, intégré, imbriqué.
- Speaker #1
Que nous renvoie le monde ?
- Speaker #0
Aussi.
- Speaker #1
Que nous renvoient les films qu'ils vont voir ? Que nous renvoient les journaux télévisés ? Que nous renvoient les adultes ? Nous-mêmes ? Qu'est-ce qu'on dit de cette société ? Qu'est-ce qu'on propose ? Qu'est-ce qu'on propose pour réenchanter lucidement le monde ? Qu'est-ce qu'on propose comme outil de connaissance de soi ? pour cette poétique du pas de côté.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça.
- Speaker #1
Tu vois ? Et la poétique du pas de côté, c'est dans nos schémas de fabrication à nous, mais aussi dans tout ce qu'on nous dit de ce que doit être la société et nos rapports entre nous.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et je me suis dit, Sabine, OK, là, au niveau des processus artistiques, ça marche. Au niveau des outils de théâtre pour donner de la confiance, pour donner de l'estime, pour du coup réouvrir l'intérieur des êtres, c'est OK. Mais... tu as besoin d'outils intellectuels.
- Speaker #0
Alors c'était quoi pour toi ces outils intellectuels ?
- Speaker #1
Du coup je suis allée faire un master de la scène, humanité, en tant qu'étudiante mature sur les nouvelles utopies.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et évidemment quand c'est prêt, la vie te propose des choses sur des plateaux dorés voire d'argent. Là on est en 2004, Quand je cherche ça, on a eu écrit avec les différentes classes théâtre que j'avais à des poètes, à des penseurs, à François Zéritier, à Henri Atlan, qui nous ont donné des petites bribes.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Tu vois ? Ouais.
- Speaker #0
Déjà la chercheuse, elle a commencé là.
- Speaker #1
En fait, chaque année, on avait un sujet, une problématique avec les classes théâtre qui nous permettait d'entrer dans le XXe siècle pour comprendre ce qui s'était passé.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Pour comprendre pourquoi on en était là.
- Speaker #0
L'idée, c'est de mettre du sens.
- Speaker #1
En fait, pour moi, les élèves, c'est comme nous, si tu mets du sens et si tu questionnes, ils cherchent. Qu'est-ce qui fait que c'était la fin des humanismes ? Qu'est-ce qui fait qu'on est dans un présent perpétuel ? Qu'est-ce qui fait que la seule bouée de secours, c'est le consumérisme absolu ? Qu'est-ce qui fait qu'on est dans des manipulations qui font qu'on doute de tout ? Tu vois ? Pourquoi on en est là ? Et du coup, on est allé chercher des pistes dans le XXe siècle. Et surtout, moi, ce qui m'intéressait, c'est de dire « Ok, oui, maintenant, de nouvelles manières » . Et en 2005, il y a Yann Fabre, en Avignon, parce que tous les ans j'étais en Avignon pour aller voir, parce que là-bas c'est le laboratoire des arts, tu vois, à la fois le in et le off, parce que moi j'aime bien quand on réunit toutes les couches socioprofessionnelles, tu vois, pour pas cliver les gens, et les mettre dans des cases socioprofessionnelles notamment. Et donc en 2005, Anne Fabre travaille sur les nouvelles utopies.
- Speaker #0
Youpi lélé !
- Speaker #1
Et là, je passe trois semaines fabuleuses. Et là, je rencontre tous les mentors. Alors pas tous, parce que j'ai déjà creusé avant, mais beaucoup. Edouard Glissant, qui va devenir celui qui va donner le nom à ma compagnie, puisqu'on va s'appeler la compagnie Terre d'Utopie. Et lui, il va avoir démonté l'utopie, enlevé tout son système, tout le systématisme des utopies. Tout ce qui fait que du coup, tu viens avec un système tout fait, puis tu te dis c'est comme ça qu'il faut faire. Pour lui aussi tout décadenasser et garder l'utopie, son élan, son dynamisme. Inventer un peuple qui manque et redonner de l'élan. Moi, c'est deux mots qui me donnent des horizons politiques tout de suite. Tu vois, en théâtre, c'est ce qu'on fait. Et là, c'est ce qu'on fait. Là, on réinvente quelque chose toujours.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Dans cette création. Tu vois ?
- Speaker #1
Donc voilà, Édouard Glissant, Françoise Hévétier, une anthropologue qui elle va me parler de mes invariants en tant qu'êtres culturels. Une multitude d'artistes qui s'en vont sonder les nouvelles utopies. Alain Corbin qui me dit que dans nos corps, il y a déjà des mutations extrêmes dans nos corps durant tout le XXe siècle dont on ne mesure même pas les impacts et surtout il me dit qu'à on garde, et ça en tant qu'hypnothérapeute, tu vas me dire oui, on garde dans nos corps beaucoup plus la trace des événements malheureux que la trace de la joie qui est fugace, qui ne reste pas.
- Speaker #0
Je ne sais pas si on garde la trace, en tout cas c'est vrai qu'avec l'épigénétique, ça montre que les traumas du passé, on peut les garder.
- Speaker #1
Et donc du coup comment c'est cristallisé dans le corps ?
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et comment décristalliser en conscience ? Et donc du coup inventer des jeux pour décristalliser en conscience ? donc ça m'a ouvert plein plein plein de terrains d'expérimentation tu vois, et après en même temps évidemment la vie est joueuse parce que j'étais pas encore tout à fait prête en 2007 en 2007 parce que j'ai quitté l'éducation nationale en 2014 ok, en 2007 j'ai presque fini mon master ça m'a demandé 4 ans parce que je travaillais en même temps je faisais les classes théâtre, c'était un plein temps et je voulais en plus faire bien les choses, donc 4 années mais intenses de dire, mais pourquoi on ne me l'a pas dit avant ?
- Speaker #0
C'est rigolo parce que moi avec l'hypnose c'est pareil. Pourquoi on ne m'a pas dit avant tous ces trucs ?
- Speaker #1
Comme quoi chercher c'est pas mal.
- Speaker #0
Ça c'est sûr.
- Speaker #1
Et donc du coup je me dis bon, ok, j'ai la théorie. Ce que je garde en moi c'est qu'on est des êtres de plaisir, des plaisirs qui reposent sur trois grands... trois grands territoires psychiques internes, les plaisirs de l'entre-soi du territoire, la nation, les plaisirs de l'entre-soi de la famille, le sang, et les plaisirs de l'entre-soi du genre, homme et femme. Et à partir de ça on est tricoté là-dessus, tu vois, qu'est-ce qui fait que je vais dans le sud de la France, où je ne connais personne, je me sens bien, c'est ma culture. Et j'ai été tissée de ça. Je dis maintenant on va te délocaliser. Tu vas en Asie toute seule, sac à dos, pendant trois mois, pour voir si, toute seule, dans l'incertitude totale, parce que tu ne connais personne. Et donc du coup, dans la confiance en toi, en l'autre, en la vie. Plus de famille.
- Speaker #0
Plus ces trois jalons-là, qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #1
Et là, j'ai rencontré des peurs, là aussi organiques, J'ai rencontré des gens fabuleux. Pas que. Il ne fallait pas que je revienne complètement...
- Speaker #0
Trop pleine de bonheur ?
- Speaker #1
Trop pleine d'utopie dernière, enfin ancienne définition. 70% de confiance, mais 30% de lucidité. Ouais. Tu vois, parce que...
- Speaker #0
Oui, c'est ça, d'arriver à jauger aussi.
- Speaker #1
Et puis en même temps, cette expérience-là, elle m'a permis d'aller au plus profond puisque j'avais ouvert et lézardé un peu toute ma structure de départ, pour y mettre la nouvelle. Mais dans ma structure de départ, j'ai aussi été réveillée des traumas que je suis allée soigner de manière... Alors, me mettre en soin de manière polyoculaire. Et du coup, j'étais prête. Au bout de 7 ans, pour moi, j'avais une présence fondée Terre d'Utopie et pour mettre Terre d'Utopie en place.
- Speaker #0
Terre d'Utopie qui est ta compagnie ?
- Speaker #1
Ma compagnie de théâtre. 10 années fabuleuses. Enfin, moi, je sais que mes parents, ma famille n'ont absolument pas compris... ce que je faisais, tu vois. On ne s'est pas parlé non plus. Je parlais de la communication non violente, on ne sait pas mettre des mots sur des choses qui sont émotionnellement trop impactantes. Donc bref voilà, Design est fabuleuse, un magnifique projet avec toute une équipe que j'aime beaucoup sur les féminins pluriels où il est question de ces fameuses mémoires blessées du féminin et je sais de quoi je cause puisque moi-même j'ai traversé Et je sais qu'il n'y a aucune blessure, quelle qu'elle soit, qui ne puisse être réparée, cajolée. Donc non plus avec la compagnie parce que ce projet a été arrêté, parce qu'on m'a taxé de dérive sectaire. Et ouais c'était intéressant aussi parce que du coup comment tu n'épouses pas la position victimaire ? Comment tu laisses réduire à néant 10 années de boulot en disant « Ok, je fais mon job et en même temps je suis debout » . Et en même temps ça a été réparé par les renseignements généraux qui sont venus me voir en disant « On ne comprend pas » . En lucidité, c'est le monde tel qu'il est. Basé sur ses dominations, concurrence et loyale, sur le fait qu'il faut qu'il y en ait qui perdent et d'autres qui gagnent. Enfin, tu vois, tout, tout. Et si on mettait à côté plutôt coopération. Et donc, plutôt que dominant-dominé, gagnant-gagnant. Et si on mettait à côté cette évidence que chacun, chacune, a quelque chose à apporter au monde. Qu'on est tous une pierre précieuse. Il y en a plein, hein. Pour étayer la pensée, Albert Jacquard en premier, hein. Qui dit qu'ok, faites la compète, mais de vous à vous. Bon, allez-vous... Ou sortir peut-être d'habitude.
- Speaker #0
Et alors pour toi, la poétique du pas de côté, c'est vraiment ça ? C'est ok, on va mettre les choses en comparaison ?
- Speaker #1
En fait, tu vois, c'est s'autoriser à se dire « Alors attends, comment on fait là maintenant ? Et est-ce que moi je veux ça ? » Je suis sûre que si on pose la question « T'as envie toi de perdre ? » J'ai posé avec Terre d'Utopie à des personnes âgées, à des migrants, à des enfants. Personne n'a envie de perdre. Mais est-ce qu'on ne peut pas jouer à l'autre jeu que d'aller chercher le pompon pour soi tout seul ? Tu vois, et faire en sorte que... Alors ça nécessite évidemment de quitter les réflexes pour aller vers une autre réflexion, pour ne pas dire une autre conscience. Et puis de partager. Alors oui, ça responsabilise à ce que je fais, à ce que je dis, à ce que je suis. Waouh ! Mais au moins j'acte la présence de chacun. Dans cette évidence aussi qu'aujourd'hui notre planète c'est un tout petit village et que de toute façon partager les ressources va falloir qu'on y arrive. Voilà, donc pour moi cette poétique du pas de côté, j'ai pu voir... 18 ans plus 10, enfin plus 11, ça fait 30 ans. 30 ans que c'est opérant, dans le sens où ça produit du mieux. L'idée, c'est aussi peut-être d'aller vers une certaine sobriété heureuse et d'aller vers le contentement.
- Speaker #0
Et du qualitatif aussi ?
- Speaker #1
Et tout à fait, du qualitatif. Et qu'en même temps, c'est engageant, cette politique du pas de côté.
- Speaker #0
Comme je te dis, ça demande un engagement, une responsabilité, la présence.
- Speaker #1
Et tu vois, c'est rigolo parce que je me suis dit « il faut que je dise à Céline » et comment on revient au cœur et comment on revient à nos essentiels. Tu parlais tout à l'heure de simplicité et on revient au sentir. Quand on est là, on sent. Il y a quelque chose qui est hyper organique. On sent quand c'est juste.
- Speaker #0
Pour toi, c'était quand le déclic ?
- Speaker #1
Tu vois, la boussole des possibles, c'est le nom que j'ai donné à mon auto-entreprise qui fait suite à Terre d'Utopie. C'est la petite sœur de Terre d'Utopie. Mais tu ne sais pas en fait. ça c'est de poétique du pas de côté qui fait que t'apprends à naviguer à vue ouais mais elle est venue de par l'expérience que j'ai faite je savais pas que ça s'appelait comme ça tu vois tout ce que je savais c'est que c'était possible de faire autrement le déclic pour moi ça a été au fil des expériences ce que je t'ai pas dit là par rapport à cette manière d'entrer dans le trauma et dans aller rencontrer ma petite fille pour lui dire : "ma chérie, maintenant je suis là pour toi et on va faire quelque chose de ça que tu vas mettre aussi au service" Passé par le chamanisme, j'ai aussi fait une NDE. Cet événement-là m'a fait dire qu'on est l'amour pur, qu'on est aimés comme jamais. Ici, on sent à peine - on peut recontacter hein - cet énorme, cet immense amour que nous sommes de toute éternité. est forte de ça, mais forte pas au sens de l'ego. Juste dans cette puissance-là de notre être, allons, faisons ce qui nous semble juste et ce qui nous appelle. donc à la fois des emmerdes terribles et à la fois des cadeaux splendides mais je pense que tu sais pour avoir interviewé toutes les femmes dans le cadre de Féminin Pluriel,
- Speaker #0
le projet rapidement, Féminin Pluriel, est-ce que tu peux redire ce que c'est ?
- Speaker #1
alors en fait ça a été une enquête qu'on a conduite avec ma compagnie à l'époque, Terre d'Utopie où j'ai senti l'appel pour faire le lien avec l'être Et donc, je suis allée interviewer 25 femmes sur leur chemin de femme en leur posant cette question-là. Au regard de ce que vos mères et vos grand-mères ont conduit dans leur vie, vous, où est-ce que vous vous êtes autorisées ? Et où sont encore les zones d'empêchement ? De ces enquêtes ont été mises en exergue les magnifiques résiliences, les magnifiques puissances, les tutorisations, les alignements, tout ce qui fait qu'on a célébré.
- Speaker #0
Et là, ce travail-là, féminin pluriel, on peut le trouver quelque part ?
- Speaker #1
En fait, sur le site de ma compagnie, si tu fais Terre d'Utopie, je te donnerai précisément le site. Il y a plusieurs spectacles, tout ce qu'on a fait pendant 10 ans en fait. Et à la fin, tu as féminin pluriel, première version, telle que ça a été réalisée avec des femmes, parce que toutes n'ont pas voulu venir témoigner. Les témoignages ont donné lieu à une exposition. Ensuite, on a fait un rituel. et ensuite on a fait un spectacle participatif avec certaines et l'année d'après la forme de ce spectacle a été modifiée quand je dis spectacle c'est un dispositif de changement dans les échanges moi le théâtre que je fais c'est du théâtre de lettres un peu comme ce que tu fais des endroits d'intime, des endroits d'essentiel des endroits d'importance des endroits, ceux dont on ne parle pas c'est cela qu'il faut dire C'est un auteur de théâtre, Valer Novarina. Et là, en fait, la plupart des femmes ont libéré leur voix, ouvert en soi d'autres zones sur lesquelles on va pouvoir aller faire pousser d'autres choses. Et ça, c'est ce que l'on a eu fait à l'occasion des premières formes, compris ce dispositif. Et c'est ce que l'on va faire plus encore en conscience au mois de juillet prochain.
- Speaker #0
En juillet 2026.
- Speaker #1
En juillet 2026, voilà, à l'occasion de la fête de Marie-Madeleine à Rennes-le-Château. Et où des hommes également, s'ils veulent nous rejoindre, sont les bienvenus. Et quand on dit sa vérité, la vérité n'a plus besoin d'être dite. Et là comment, dans le corps, vient la danse et le porter ensemble ? Et le porter ensemble et le dire aux grandes oreilles du monde ? Le public n'étant pas juste un spectateur, mais étant aussi témoin de ce qui va être honoré. Et puis pouvant, en miroir, célébrer et honorer en lui-même cela qui va se donner à entendre.
- Speaker #0
En même temps témoin et acteur.
- Speaker #1
Tout à fait. Donc spectacteur. Et là par rapport aux hommes ? Il y avait des hommes parmi les participants. À un moment donné, je leur propose « Est-ce que vous voulez bien donner votre voix à ce témoignage des femmes ? » Et on prend soin, bien sûr, d'être dans la conscience. Et donc ça génère après un « Ah ben moi ça me rappelle » . Et je leur dis « Est-ce que là c'est un jeu d'une femme ? Est-ce que ça pourrait être votre jeu à vous ? » Ils me disent oui. Ils me disent qu'ils vont assumer ça comme étant leur jeu à eux en tant qu'hommes. Donc c'est ce qui me fait dire qu'en effet ces mémoires blessées des féminins dans nos sociétés où il faut être fort, puissant, le meilleur, le plus beau, le plus riche, le plus, le plus, le plus, le plus, le plus, le plus, tu vois ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Il y en a plein de mémoires blessées. Mais après, qui n'a pas, on parlait de justice organique, qu'en soit cette petite voix qui fait « ah oui » .
- Speaker #0
Et c'est là que l'action d'être un propre chercheur pour soi-même prend toute sa place, en fait. Du moment qu'il va à la rencontre, d'un espace de soi qui est juste. Parce qu'on peut faire aussi un pas de côté justement pour dissocier, encore plus. Ça existe beaucoup en fait.
- Speaker #1
C'est ton boulot en tant qu'hypnothérapeute d'ailleurs.
- Speaker #0
Oui c'est ça.
- Speaker #1
Tu ne vis plus dans le monde quoi.
- Speaker #0
De ramener au corps déjà la sensation.
- Speaker #1
Pour moi mettre en dialogue le pas de côté et recentrer.
- Speaker #0
Exactement. Tu vois ce que tu disais tout à l'heure ? Ouais. C'est super important de se centrer. Et du coup, mental au service du cœur.
- Speaker #1
C'est ça. Ça se passe avec la répétition, du temps, l'engagement. Ça demande du temps.
- Speaker #0
Clairement.
- Speaker #1
Ce chemin. Est-ce que toi, tu aurais des clés ou des ressources ou des lectures que tu aimerais nous partager ?
- Speaker #0
Alors oui, il y en a plein. Et je vais en donner deux. C'est Diane Bégaud, qui est une magnifique chercheuse. Elle aussi. Le fond de bouquin, c'est un gros pavé, mais qu'on peut digérer progressivement. Tu sais, toutes ces enquêtes qui ont nécessité 30 ans de boulot, on est dans un monde où tout doit être super facile et digérable en deux minutes, ce n'est pas possible. On est en process. Et donc là, masculin-féminin, c'est l'initiation amoureuse de la fusion au cœur de la séparation. C'est chez Très Daniel, La Mesnie, et c'est un bouquin qui est paru en 2014. Un autre, deuxième bouquin, de Roraz Zamudio. Là, Roraz Zamudio dialogue avec nos déesses intérieures, c'est chez Le Souffle d'Or, et c'est comment enrichir son identité féminine. Ça, ça a donné lieu à des dispositifs artistiques, et de connaissances de soi, et d'exploration, via la danse, via les échanges, via l'écriture. Et je trouve que c'est un des beaux outils aussi.
- Speaker #1
Et on va passer à la question actualité. Est-ce qu'il y a des choses que tu aimerais partager, un projet, quelque chose qui te tient à cœur ?
- Speaker #0
Donc là, du 18 au 22 juillet, avec une chouette équipe, à la fois de thérapeutes, à la fois d'interprètes, à la fois de danseuses, combinant plusieurs cordes à leur harpe, puisque nous sommes des êtres pluriels.
- Speaker #1
Donc on n'a pas d'harpe, on est des harpes.
- Speaker #0
pas. Moi, je préfère. Où on a un désir, ce désir-là, d'accueillir des participantes, des participants pour qu'on crée avec nous un dispositif politique où on va à la fois dire le monde tel qu'il est, tel qu'on ne souhaite pas qu'il soit, et dire le monde tel que nous on le fait au quotidien, tous les jours. Et comment ? dans le cadre de ce dispositif, de ce rituel poétique, venir célébrer les chemins qu'on a faits, les chemins d'autorisation à soi, les chemins de résilience, les chemins de... Peut-être qu'ils ne sont pas encore faits, d'ailleurs. Peut-être qu'ils sont en train de se maturer. On va ouvrir cet espace-temps-là, où, dans un premier temps, vont être énumérés... tout ce qui se pratique de manière inconsciente, au regard des femmes, au regard du féminin, de manière large, chez les hommes, chez les femmes, en France et dans tous les pays du monde, on dit mais c'est quoi cette manière erronée de penser et donc de faire ? Et après on laisse ça se diffuser dans les grandes oreilles du monde, dans cette conscience-là que nous partageons. où on dit, ok, là, on ne peut rien faire, si ce n'est ne pas cautionner. Et c'est ce que nous faisons en le disant. Et passons maintenant à la deuxième escale de notre voyage poétique, où chacun et chacune des participants vont venir célébrer et honorer ce chemin-là, ce cheminement-là en eux-mêmes, pour co-créer ce prochain monde qui est déjà là. On peut accueillir 40 personnes. Et dans cette force-là du faire ensemble. C'est en train de se mettre en place par différentes diffusions. Et au fil des mois qui viennent, on sera à même de donner encore plus d'informations aux personnes intéressées.
- Speaker #1
En tout cas, toi, s'il y a des personnes qui sont intéressées, par quel biais elles pourront te contacter ?
- Speaker #0
En fait, pour l'instant, il y a nos deux numéros de téléphone. Parce qu'il y a mon numéro de téléphone ainsi que celui de Valérie. On est deux à accueillir les personnes intéressées pour leur donner plus d'informations ou déjà faire leur réservation. C'est une association qui va porter le projet.
- Speaker #1
Donc là, toi, ton actualité, c'est que tu es en train d'organiser quatre jours au mois de juillet à Rennes-le-Château avec un rituel poétique. pour accueillir chacun là où il en est finalement dans son processus. Il y en a qui sont au début, il y en a qui sont en train de maturer, il y en a qui ont besoin de ce rituel d'une certaine manière comme pour clôturer une étape avant de passer à la suivante. Et souvent le rituel ça sert à ça, ça sert à poser des temps de passage. En plus je viens d'écrire un article de blog sur le rituel, donc je le mettrai aussi en lien. Est-ce que toi tu as d'autres actualités à proposer ?
- Speaker #0
Dans le cadre du Printemps des Poètes, qui a pour thématique liberté, force vive et déployée, je crois. Et là, je rencontre bientôt le maire de la commune où j'habite, pour pouvoir lui proposer un dispositif qui permet de réunir plusieurs classes, à la fois des collégiens, des lycéens et des primaires, pour qu'on puisse entrer dans ce mot. Et ça, ce dispositif, je l'ai eu proposé aussi à Carcassonne. Il peut, pourquoi pas à Toulouse, si parmi tes auditeurs, il y a des enseignants. Sur le site de la Boussole des Possibles, tout est possible.
- Speaker #1
Oui, toi tu l'as dit. Dès qu'il y a un sujet,
- Speaker #0
en plus concret.
- Speaker #1
Vous avez compris, si vous voulez contacter Sabine, elle est ouverte au projet.
- Speaker #0
Ça fait.
- Speaker #1
Et on va passer à la question de la fin. La question signature, c'est, et toi, comment tu fais pour t'écouter et te respecter ?
- Speaker #0
Déjà, on revient au sentir, c'est la meilleure chose. Le sentir et inspirer. Dès qu'on inspire, toc, notre conscience, elle est dans le corps. C'est le fameux Tom Kenyon, avec ses séquences sonores, où tous les matins, j'écoute les méditations. Deux, en l'occurrence, ça fluctue. en fonction de ce que je sens, donc les méditations de Tom Kenyon. Et si d'aventure, on est à paix par le quotidien qui peut nous rattraper, comment, dans des petits moments de rien du tout, se poser, fermer les yeux et rebouter à ça. Ouais. Et comment se ménager des temps pour être à cet endroit-là, de sorte qu'après, ça devienne comme des automatismes.
- Speaker #1
Merci à toi, Sabine. Merci pour tous ces mots, merci pour tout ce conte de vie, finalement cette poétique, cette poétique du pas de côté. Merci d'avoir été avec nous dans la Grenade Hypnotique, un espace pour souffler, réfléchir, se relier. Si cette rencontre vous a touché, n'hésitez pas à partager et à en parler autour de vous pour faire circuler cette voix unique. Merci Sabine.
- Speaker #0
Merci beaucoup Céline.
- Speaker #1
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