- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans la joie de créer le podcast dédié au financement de projets à impact porté par des femmes. Dans ce podcast, tu découvriras des conversations avec des créatrices engagées, des leaders conscientes et des entrepreneurs sociales qui viendront nous raconter comment elles ont financé leurs projets à impact. Mon intention à travers ces retours d'expérience est... de t'apporter de la clarté sur les leviers à ta disposition pour permettre toi aussi à ton projet de grandir. Je suis Axelle Roi, ton hôte. Je suis entrepreneuse depuis 10 ans. Je suis maman de deux petits garçons de 4 ans et 5 mois. Je suis conférencière et experte en stratégie de financement pour les projets à impact. Je suis moi-même passionnée par le processus créatif, d'où le nom de ma boîte, La Joie de Créer, par la manière dont on donne vie à ses rêves, et dont on les concrétise en un projet stable, pérenne et robuste, au service d'une vie riche et pleine de sens. Je suis convaincue que financer son projet devient une véritable source de joie avec la bonne stratégie pour soi. Et c'est ce que nous allons explorer au fil des épisodes. Ombline Becker, bonjour et bienvenue dans le podcast La Joie de Créer, le podcast dédié au financement de projets à impact portés par des femmes. tu me fais l'insigne honneur d'être la première invitée de ce podcast pour ça je te remercie comment te sens-tu aujourd'hui ? comment ça va ?
- Speaker #1
c'est moi qui te remercie de me recevoir je suis très honorée d'être la première guest à longue vie à ce podcast merci je vais très bien il fait beau c'est le printemps qui est là et je suis ravie de créer cet échange avec toi très
- Speaker #0
clairement Je précise pour les auditeurs qu'on fait cet entretien en mars 2026. Pour ceux qui nous écouteront avec un petit peu de délai, voilà un petit peu les énergies dans lesquelles on baigne en ce début de printemps. Effectivement, tu fais bien de le dire. Ombline, j'ai une petite question rituelle avant de te proposer de te présenter, si tu veux bien. Est-ce que tu te considères, toi, comme quelqu'un de créatif ?
- Speaker #1
Alors, c'est une question qui a longtemps été créée, beaucoup d'injonctions en moi parce que ma mère est artiste peintre.
- Speaker #0
Ah,
- Speaker #1
donc tu as le niveau de créativité a toujours été hyper haut pour moi.
- Speaker #0
Oui, je comprends.
- Speaker #1
Et donc, j'ai mis longtemps à reconnaître ma propre créativité. Voilà. Et c'est vrai que je n'ai pas du tout la même créativité que ma mère, tu vois. Ni que ma sœur qui, elle, pour le coup, a aussi ce côté artistique, graphisme, on va dire. Mais moi, j'ai fait 14 ans de danse. Donc, ça passait plus par le corps. Et puis, entreprendre, c'est forcément créer. Donc, oui, aujourd'hui, je me considère créative.
- Speaker #0
Génial, super. Ça me parle beaucoup, effectivement, sur le côté danse. Et puis, bien sûr, sur le côté, l'entrepreneuriat, ça demande une créativité incroyable, surtout dans des périodes de fluctuation comme on traverse actuellement, avec beaucoup de changements, avec beaucoup d'évolution sur le plan des technologies, mais pas que aussi, des marchés dans lesquels on évolue qui changent aussi. Effectivement, je trouve que cette qualité de créativité, elle est super intéressante. Et puis, en plus, on est toujours challengé à la développer, cette créativité, en plus.
- Speaker #1
Tout à fait, et puis l'argent est un levier extraordinaire de créativité.
- Speaker #0
Alors ça, on est bien d'accord sur la question. On va en parler un petit peu effectivement dans cet épisode. Tu es venue ici aussi pour témoigner, pour faire un retour d'expérience sur une campagne de financement que tu as lancée toi-même, donc que tu as vécue. Mais effectivement, c'est un petit peu, comme tu le sais, l'idée sous-jacente derrière ce podcast, c'est que faire entrer l'argent dans son projet, c'est un terrain de créativité extraordinaire. Moi, en tout cas, c'est comme ça que je vois la chose. Et je trouve que justement, ce qui est intéressant là-dedans, c'est que ça va mettre en mouvement, bien sûr, des compétences en termes de marketing, des compétences en termes de finance, de gestion financière, des compétences finalement très dures. comme on dirait, très dur, très business et finalement moi ce que j'observe souvent et peut-être ce que tu auras vécu toi avec ta propre campagne de financement c'est que c'est pas tout ça qui compte, c'est la manière dont tout ça est mis en musique et comment ça résonne avec ta propre personnalité, avec qui tu es Et ton projet aussi.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Ok, super. Est-ce que tu veux, en quelques phrases, sous ce prisme peut-être de la danse, de la créativité, te présenter aujourd'hui, nous dire ce que tu fais, dans quel milieu tu évolues, qui sont tes clientes aussi et qui est-ce que tu accompagnes ?
- Speaker #1
Tout à fait. Pour faire le lien avec la danse, quand j'étais petite, je voulais être danseuse étoile à l'Opéra de Paris. Et puis, en fait, j'ai raté trois fois le concours d'entrée à l'école de danse. Et donc, ma vie a pris un autre chemin. Et j'ai après suivi plus des études pour devenir businesswoman. Tu vois, parce qu'à l'époque, ça faisait bien encore d'être en tailleur, talons aiguilles, aller apprendre des avions. Aujourd'hui, c'est complètement has-been, mais à l'époque, c'était les critères de réussite qui m'appelaient. Et puis voilà, j'ai un bac scientifique, j'ai fait des études en affaires et finances internationales, figure-toi, et un master entrepreneuriat à Toulouse, à Subdoko Toulouse, parce que l'entrepreneuriat m'appelait déjà, dans le sens justement de créer. dans le sens d'entreprendre avec sens. Et j'étais déjà à ce moment-là passionnée par l'histoire des entrepreneurs. Je pense que c'était les débuts du podcast Vérité d'ailleurs, à mon avis. Donc voilà, mais au-delà de ce master entrepreneuriat, je choisis quand même de rentrer dans le milieu plus corporate pour lancer ma carrière. Donc voilà, j'ai notamment passé à peu près cinq ans au sein du groupe Valeo. où j'avais un petit peu J'étais responsable grand compte pour certains constructeurs automobiles, donc un milieu très masculin. J'étais en relation avec les usines qui produisaient les pièces de rechange pour les véhicules et les constructeurs. Mon but, c'était de renégocier les prix d'achat des pièces. Pour ce que j'aime dire aujourd'hui, c'était pour un petit peu sauvegarder ou rétablir l'intégrité des sites de production. Tu vois, l'intégrité financière des sites de production.
- Speaker #0
Cette fameuse notion d'intégrité qui se manifestait déjà dans ton parcours.
- Speaker #1
Qui était déjà là, voilà. Et donc, ça a été une expérience très riche humainement. Parce que c'est vrai qu'au sein du groupe Valeo, on rencontre des vrais, des humains avec un talent incroyable. Mais très dur en termes de culture. Et en fait, je fais une crise de sens assez rapidement, puisque là, je te parle, on est en 2010, au début de ma trentaine. Et entre-temps, je suis chassée par le groupe SNCF. Mais bon, je dis oui, mais en fait, ça se passe plutôt mal. Bref, et en fait, en parallèle de tout ça, je fais un bilan de compétences parce que j'avais plein d'idées de création de boîtes, des concepts, des machins. J'étais un petit peu perdue. J'étais aussi très attirée par tout l'aspect holistique de l'être humain. Voilà, et c'est le bilan de compétences qui met le mot coaching sur une posture que j'ai naturellement. Et c'est une vraie découverte à ce moment-là, parce que le mot coach, au début des années 2010, n'était pas ce qu'il est aujourd'hui.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et donc voilà, et bon bref, je te passe les détails, mais je m'installe en tant que coach, enfin je me forme d'abord auprès d'une école canadienne. Fin 2011 jusqu'à mi-2012. Et donc, je lance en parallèle mon activité en janvier 2012. Et là commence tout le chemin initiatique de l'entrepreneuriat. C'est un peu mon dada aujourd'hui. Et surtout, la relation à l'argent. Parce que qui dit entrepreneuriat, dit argent. dit expansion, dit processus de croissance, d'évolution, aussi bien de soi que de l'entreprise. Et en fait, je me rends compte au fur et à mesure, aussi bien moi intérieurement qu'auprès des personnes que j'accompagne, que c'est un véritable chemin intérieur. Et donc la relation à l'argent, pour rebondir sur ce qu'on disait en introduction, est peut-être l'élément le plus initiatique. Et tu parlais au début des compétences financières, etc. En fait, dans mes études, j'avais déjà navigué un petit peu là-dedans. Mais là, je me rends compte aussi de la relation qu'on a avec l'argent et à quel point c'est amplifié quand on doit vendre ses propres services. Je ne vends plus une cause d'une société. plus des pièces détachées, tu vois, je me vends moi. Et donc, ça amène encore autre chose, aussi, en termes de charge émotionnelle, d'héritage familial. Clairement. Et donc, c'est très intéressant. Donc, tu vois, toute cette notion d'argent sur l'aspect émotionnel, on va dire, ça fait plus de 10 ans que je l'étudie, aussi. Donc, heureuse de partager tout ça avec toi.
- Speaker #0
Oui, c'est clair.
- Speaker #1
Et voilà, en fait, ce chemin initiatique, pour terminer, ça me montre ce qu'est la vraie réussite, ce qu'elle n'est pas, et toute cette notion de comment je reste entière dans ma réussite, qui est la base du leadership spirituel, qui est devenu mon expertise, en fait, comme le titre de mon livre.
- Speaker #0
Comme le titre de ton livre. Voilà,
- Speaker #1
pour résumer.
- Speaker #0
C'est un très très bon résumé, merci Omblin c'est pas un exercice facile de résumer un tel parcours en si peu de temps, donc merci beaucoup il y a plein de choses dans lesquelles j'aimerais partir là t'as parlé de la relation à l'argent t'as parlé d'évoluer dans un milieu masculin très dur et puis comment ça impacte aussi la relation à l'argent, la relation qu'on a à la valeur aussi, quand on est une femme qui évolue dans ce genre de milieu là Est-ce que c'est éventuellement des choses que tu as déconstruites aussi ? Et surtout, dans cette démarche aussi de te mettre à ton compte, de lancer ton projet entrepreneurial, de vendre toi, de vendre ta valeur, est-ce que justement, c'est des questionnements que tu as rencontrés pendant cette période-là ? Et qu'est-ce que tu as tiré comme leçon de ces réflexions ?
- Speaker #1
En fait, c'est un questionnement que j'ai quasiment quotidiennement. Tu vois ? Parce qu'en fait, le vrai sujet... En fait, l'argent te ramène toujours à qu'est-ce que je veux incarner et qui je veux devenir. En fait, l'argent te pousse à prendre des décisions et à en prendre les responsabilités. Donc, c'est un sujet... C'est un sujet quotidien. L'importance aussi de toujours réconcilier... l'argent avec mes valeurs spirituelles parce que ça c'est non négociable pour moi et il y a aussi de remettre l'argent aussi dans son entièreté et ne plus le voir que dans son énergie masculine mais d'amener l'énergie féminine de l'argent aussi et quand on est dans un monde comme le nôtre encore aujourd'hui c'est pas si simple de tenir cette intention là Et j'avais plutôt bien réussi, mais je me suis mariée. Et ça a encore tout chamboulé en fait.
- Speaker #0
Je comprends.
- Speaker #1
Voilà, parce que l'identité de maman solo entrepreneur, il n'y a aucun souci pour qu'elle gagne de l'argent. Mais après le mariage, quand tu deviens épouse, et puis en plus avec un mari qui a une situation professionnelle confortable, où tu n'as potentiellement pas besoin de travailler, il faut aller re-questionner toute la raison d'être de générer de l'argent, de générer de la croissance et de la raison d'être de ton entreprise. Donc, en fait, c'est... Enfin, voilà, puis je pourrais t'en citer des quantités, en fait, des sujets. Mais c'est passionnant et à chaque fois, ça ramène à... OK, qui je suis ? Qu'est-ce que j'incarne ? Pourquoi ? Je parle aussi beaucoup du pourquoi. Tu sais, le grand pourquoi. Bien sûr. C'est aussi à la base du leadership spirituel. Et c'est ne plus séparer moi et les autres. C'est ne plus séparer le spirituel du matériel. C'est en fait comment je réconcilie tout ça. Et ça vient apporter des guérisons à l'intérieur de soi, en fait. Parce que ça vient nous montrer tous les endroits à l'intérieur où on est divisé, où on est séparé.
- Speaker #0
Et où on souffre, finalement.
- Speaker #1
Et où on souffre, exactement.
- Speaker #0
Oui. Et où on souffre. et t'en parler un petit peu j'imagine que c'est des notions que tu as abordées dans ton livre d'ailleurs, les espaces où tu as de la souffrance, ça veut dire que c'est des espaces où tu as besoin de réconcilier quelque chose où il y a besoin aussi de prendre la décision de te dire, bah écoute ça parce que ça fait partie de la vie de l'être humain, souffrir, ne pas souffrir voilà, ça fait partie des choses qu'on rencontre dans nos incarnations et faire ce choix là aussi de dire, bah je veux plus souffrir à tel endroit ça demande énormément de courage et comme tu dis, ça vient guérir des choses qui parfois sont liées à nous, à notre passé, mais pas aussi par rapport à nous, par rapport à nous et l'environnement, la société, le système. notamment le système d'argent dans lequel on évolue. Et ça me parle bien sûr complètement. Et je trouve que cette notion-là, effectivement, de se dire de ne plus souffrir, ça finit par après se faire te poser des questions où tu te dis, alors du coup, effectivement, comment j'accepte d'entrer quelque part dans la matière, comme tu dis, d'incarner en restant fidèle à cette décision, en restant intègre. par rapport à cette décision, par rapport à mes valeurs ?
- Speaker #1
C'est une question ?
- Speaker #0
Je ne sais pas.
- Speaker #1
Oui, en fait, c'est une question qu'il faut se poser. Et à propos de cette décision et de cette responsabilité, en fait, c'est ça le tout premier niveau de leadership. Tu vois, c'est cette capacité, c'est le leadership envers soi-même. C'est je reprends mes responsabilités, je reprends la responsabilité de mes besoins, j'ose prendre la décision en amont de toutes les autres et je ne reviens pas dessus et je fais confiance après que le chemin va se dessiner au fur et à mesure. Et tu vois, en t'écoutant, il y a aussi une autre brique de la relation à l'argent qui me vient, qui est toute récente puisque ça date de ce matin. Wow ! C'est une news toute fraîche, tu vois. Parce qu'en fait, vraiment depuis quelques semaines, je suis en train de toucher des enseignements à propos de l'intégrité encore plus profond que ce que j'ai depuis, je ne sais pas, peut-être huit ans. Et ce matin, je me suis rendue compte qu'il y avait certaines parties de moi qui hébergeaient encore l'héritage familial. Et ce n'est pas anodin que j'ai reçu en direct un héritage financier de mon grand-père, qui est la ligne dont je vais parler. Et en fait, je me suis rendue compte qu'à travers cet héritage, aussi bien de valeur émotionnelle que financier, il y avait encore une empreinte quelque part de « il faut travailler fort pour avoir de l'argent » . Et en fait, je me suis connectée à ma lignée. Et je me suis rendue compte que finalement, il y avait peut-être une autre façon de recevoir leur héritage. Je me suis rendue compte que, surtout mon grand-père, je me suis rendue compte que lui, ce qu'il incarnait et ce qui m'inspirait, ce n'était pas forcément travailler fort pour avoir de l'argent, mais c'était œuvrer et prospérer.
- Speaker #0
C'est intéressant. C'est super intéressant.
- Speaker #1
Et en fait, ce matin, à l'intérieur de moi, j'ai transcendé ça et j'ai laissé tomber l'héritage obsolète. pour choisir une autre histoire de ma famille. Tu vois ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Et voilà, je trouvais ça assez beau. Donc, tu vois, ça fait 14 ans que je travaille cette relation à l'argent et il y a toujours des pépites qui ressortent.
- Speaker #0
Et c'est jamais fini. C'est jamais fini. C'est jamais fini. C'est ce qui est quelque part aussi savoureux, en puissance en, et puis un peu trépidant aussi dans tout ce travail intérieur aussi. qu'on fait, dont on porte la sagesse aussi, parce qu'il ne faut pas oublier que ça fait partie aussi de la sagesse héritée des femmes, justement, de cette chose-là. Et effectivement, comme on évolue dans une société qui est patriarcale, donc dans laquelle les décisions et l'argent sont faites par des hommes puissants, forcément, ça vient questionner des choses quand on est une femme qui doit prendre ces décisions-là. Et je trouve que cet exemple que tu donnes par rapport à l'héritage financier, c'est des choses que j'ai pu traverser moi aussi. Pareil, par rapport à un grand-père, en plus, qui vient plutôt du côté paternel. Donc vraiment, tu vois, très ancré dans cette tradition du patriarche. Oui, moi aussi,
- Speaker #1
c'est mon grand-père paternel.
- Speaker #0
Voilà, tu vois, qui est présidatable, qui était inspecteur des finances en plus. Tu vois, il y a vraiment un héritage. Et pareil, alors moi, il n'est pas décédé récemment, mais il est décédé bien quand j'étais beaucoup plus jeune. Et ça fait partie des choses aussi que j'ai travaillées en devenant maman, notamment le fait de me dire, en fait, l'héritage que j'ai reçu par rapport à ça, c'était en fait, quand tu es l'aîné, tu dois être le chef du clan. Et ça vient questionner ta manière d'être leader, justement. Parce que toi aussi, tu peux te dire, en fait, soit je reste loyale à ce truc-là et... et c'est ok si ça ne te fait pas souffrir. Par contre, si ça te fait souffrir, tu as le droit de requestionner ça, tu as le droit de libérer ta loyauté par rapport à ça et puis surtout, tu as le droit de donner à cet héritage que tu as reçu le sens que tu estimes juste, justement. Et je trouve que ça, c'est quelque chose que je retrouve moi aussi bien souvent dans des questions de stratégie de financement, justement. Quand il y a de l'argent qui rentre, quand il y a des contrats qui sont signés, soit avec des mécènes, soit avec des investisseurs, etc., il y a toujours une intention posée et des conditions. Et parfois, ce que je vois chez les porteurs, et particulièrement les porteuses de projets, c'est que... elles ne s'autorisent pas forcément à faire ce qu'elles veulent vraiment de l'argent. En tout cas, il y a un peu une forme de loyauté, bien sûr, mais aussi un petit peu quelque part de « je ne suis pas forcément légitime pour remettre en question ça » . Eh bien si, justement. Parce qu'à partir de ce moment-là, justement, on cultive ce fameux leadership qui fait qu'on peut se retrouver dans une relation de parité avec un investisseur. Et là, pour le coup, ça devient vraiment intéressant comme relation. On n'est plus dans une relation de domination.
- Speaker #1
Exactement et c'est vrai que c'est très féminin que de ne pas oser s'approprier l'argent et oui ça vient complètement sur le miroir des familles patriarcales où l'argent appartient pour la plupart aux hommes et quand les femmes en ont, soit c'est parce qu'elles travaillent dur Soit c'est parce qu'elles ont l'héritage, soit c'est parce qu'elles vont marier.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. D'ailleurs, ce n'est pas anodin le fait qu'on utilise en français le mot patrimoine et matrimoine, qui par contre, lui, a trait plutôt au capital relationnel au sein des familles. Moi, je trouve que c'est une question super passionnante. Et d'ailleurs, la manière dont on se positionne, soit par rapport à ces notions de patrimoine, justement, et de matrimoine, ça peut en dire aussi beaucoup par rapport à notre relation à l'argent.
- Speaker #1
Vraiment. J'avais jamais entendu, tu vois, le mot matrimoine.
- Speaker #0
Alors, on ne l'utilise plus trop dans la locorante, effectivement, mais alors moi qui ai vécu dans d'autres pays que la France, particulièrement dans les pays hispanophones, el matrimonio, c'est littéralement... le fait de se marier, de fonder un foyer et c'est très associé au féminin. Juste.
- Speaker #1
En Italie, on dit matrimonio aussi pour le mariage.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Et il y a le patrimonio, j'imagine que c'est pareil en italien, c'est le père. C'est le père qui transmet le patrimoine. Et c'est très ancré. Et c'est là aussi où tu vois que dans les termes qu'on utilise même au niveau de la succession et au niveau du droit finalement, lié à tout ça, ça imprime. Quelque chose, ça incarne quelque chose, ça imprime un ordre des choses qui n'est bien sûr pas inné, qui a été acquis, qui a été le processus de plusieurs siècles de création, de développement, de structuration. Et c'est pour ça aussi que les mots qu'on utilise ont leur importance, je trouve, par rapport à ça.
- Speaker #1
Tout à fait, les mots sont... ont une énergie et une résonance et c'est très important.
- Speaker #0
Bien. Je te propose qu'on parle de cette fameuse expérience que tu as vécue avec ton livre, parce que tu as commencé à en parler, tu as écrit un.
- Speaker #1
À propos de s'approprier.
- Speaker #0
À propos de s'approprier. Alors justement, je ne te demande pas de nous faire un résumé de ton livre, mais qu'est-ce qui t'a amené à écrire ce fameux livre, Leadership Spirituel, qui est ton livre, qui a fait justement l'objet ? de la fameuse campagne de financement que tu as lancée en 2025. Quel a été le point de départ, le point d'origine de cette création ? Qu'est-ce qui t'a appelée à créer cette œuvre ?
- Speaker #1
Alors en fait, à la base, le projet de livre, ça faisait longtemps que j'avais envie d'écrire un livre, mais je ne savais pas à propos de quoi. Et puis en juillet 2022, un matin je me lève, ça devient évident. Je me dis, bien sûr que je vais écrire un livre sur l'entrepreneuriat initiatique. Et en gros, comment on remet la spiritualité au centre de l'entrepreneuriat ? Ce qui pour moi devrait être la norme en fait. C'est nos valeurs spirituelles qui devraient être au cœur de toutes les entreprises. Tu vois, leur raison d'être pour moi devrait être spirituelle par nature. Mais bon, ce n'est pas le cas. Donc je me dis, mais en fait, bien sûr, je vais écrire là-dessus. Et une semaine plus tard, une personne me suit sur Instagram et j'ai pour habitude de faire un message vocal aux personnes et de remercier et tout ça. Et en fait, au fur et à mesure, je me rends compte que ça n'est autre que la rédactrice. chef du Lotus et de l'éléphant du groupe Hachette.
- Speaker #0
Hum, ok.
- Speaker #1
Détail. Voilà. Je me dis mais c'est extraordinaire parce que j'ai justement un projet de livre qui vient de se conscientiser. Et elle me dit mais oui, mais j'aime beaucoup votre approche de l'entrepreneuriat, ça nous intéresse, etc. Bref, on se rend compte, on fait une visio, ça matche complètement. Un mois plus tard, je suis chez Hachette à Paris, on déjeune ensemble, elle me présente dans les bureaux. Et en fait, elle me présente comme experte en leadership spirituel. Je la regarde, je me dis mais c'est pas du tout le sujet du livre. Et puis, après, il s'est passé un peu de temps parce qu'ils ont mis à peu près un an à m'envoyer le contrat d'édition. Bref, moi, j'ai eu un processus d'écriture qui mériterait un épisode complet. C'est un autre sujet. Avec plaisir.
- Speaker #0
Peut-être une prochaine fois, mais avec plaisir.
- Speaker #1
Alors, dans le livre, tu as un... Je ne sais plus si tu l'as ou pas, mais il y a un QR code. Et en fait, ça donne accès, notamment, je raconte via une vidéo bonus où je raconte tout le processus de création du livre. processus du livre, voilà. Dont la campagne de financement et tout ça. Mais donc, je fais avance rapide et en gros, donc entre juillet 2022 où j'ai l'idée du livre et je dois rendre le manuscrit en janvier 2024. Ok. Trois mois avant, je recommence toute l'écriture. Parce qu'en fait, ça ne me plaisait pas.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà. Bref. J'avais reçu une avance sur droit d'auteur aussi. Bon, j'écris le livre, voilà, je recommence tout trois mois avant. Je rends le manuscrit mi-janvier 2024. Et en même temps, alors peut-être un mois avant, j'avais reçu une première couverture qui ne me plaît pas.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et je ne sais plus, ça parlait justement de l'entrepreneuriat, des âmes pionnières, etc., qui était un terme que j'utilisais un peu aussi à ce moment-là. Mais bref, ça ne me convient pas. Et donc, je rends le manuscrit en janvier. Et là, je reçois la V2 de la couverture, qui est en fait la couverture actuelle. Et là, je vois écrit en gros « leadership spirituel » . Donc, c'est un choc en fait quand je reçois ça, parce que... je prends ça comme un signe en me disant mais moi j'étais pas du tout prête à ce titre là et je m'attendais pas du tout à ce que ce soit ce titre là parce que le leadership spirituel c'est un peu la réponse du livre, c'est un peu la clé de réconciliation entre l'entrepreneuriat et la spiritualité mais pour moi c'était pas forcément le titre du livre mais je fais confiance à l'éditeur c'est quand même eux les experts
- Speaker #0
Je pose une toute petite question pour que ce soit bien clair pour les auditeurs et les auditrices. C'était ton premier projet d'écriture de livre ? C'était ton premier livre que tu écrivais ?
- Speaker #1
C'est mon premier livre édité, oui. Et donc, je fais confiance, surtout qu'il l'avait présenté aux commerciaux, etc. Je me dis, ok, je prends ça comme un signe. Et si ça doit être ça, ça sera ça. Donc on est en janvier, le livre sort finalement fin août 2024. Et puis les mois qui suivent, je me rends compte que le titre est un problème. Je me rends compte que le titre génère beaucoup de préjugés, qu'il y a un gros malentendu avec la religion. Et en fait, le titre ferme des portes.
- Speaker #0
Comment tu t'en es rendu compte de ça ?
- Speaker #1
Ah ben clairement, malgré des actions, malgré un communiqué de presse, malgré une attachée de presse qui parlait du livre, etc. Dès qu'elle disait le titre, les portes se fermaient.
- Speaker #0
D'accord. Ok. Donc c'est des retours de l'attaché de presse, de la maison d'édition.
- Speaker #1
De l'attaché de presse. Et moi, j'allais moi-même dans des librairies pour créer des dédicaces, etc. Et quand j'arrivais, quand je me présentais comme autrice de leadership spirituel, je ne pouvais même pas en placer une autre. On me disait, ah non, mais nous, tout ce qui est spirituel, c'est plutôt dans la sphère intime. Donc on ne fait pas d'événements autour de ça. Et en fait, j'ai commencé à parler du livre. sans dire le titre. Et ça passait beaucoup mieux.
- Speaker #0
Ouf ! Ok.
- Speaker #1
Bref. Je passe les détails. Évidemment, je me suis énormément questionnée, moi. Je suis allée regarder à l'intérieur pourquoi je générais cette situation. Et je pense que finalement, j'avais un peu trop délégué mon pouvoir à l'éditeur.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
J'avais dit, bon, une maison d'édition, elle va forcément s'occuper de la promo du livre, je vais laisser les choses se faire, etc. Et en fait, j'ai délégué mon leadership. Et ça, plus le titre, je pense que je ne me suis pas appropriée mon livre. Je ne me suis pas appropriée ma propre création et mon message. Quelque part, il y a une partie de moi qui n'assumait pas. Et donc, même pas un an après la sortie du livre, donc il est sorti fin août 2024, en avril 2025, je reçois un mail de la rédactrice en chef, la même d'Instagram, qui me dit, Omblin, je voulais juste te prévenir, en fait, vu que les ventes ne sont pas du tout au rendez-vous, on va solder le livre.
- Speaker #0
Ouf, ok.
- Speaker #1
Et moi, mais moi, sur le coup, je ne sais pas ce que ça veut dire. Et en fait, je finis par comprendre que solder le livre, ça veut dire refourguer le stock à des grossistes. Et honnêtement, là, c'est un gros coup de massue. Parce qu'à ce moment-là, elle m'annonce des chiffres hallucinants. En gros, elle me dit sur 1700 livres imprimés, on n'en a vendu que 100. Et je me dis, tu vois, c'est pas possible avec les retours que j'ai eus, les personnes déjà que je connais qui ont acheté. 10 100 livres, ça me paraît bon. Et finalement, un mois après, je reçois la lettre de solde officielle de l'éditeur, parce qu'ils ont besoin de mon autorisation. Et là, les chiffres ont changé. En fait, en stock, il en reste, je ne sais pas, 600.
- Speaker #0
Ah oui, donc effectivement, on est loin des 100 livres vendus.
- Speaker #1
Quand même, c'est un peu plus logique, on va dire. Mais quand même, en fait, c'est comme si on avortait ce livre avant même qu'on lui donne la chance d'exister. C'est comme s'il laissait tomber ce projet alors que quelque part, c'est eux qui sont venus me chercher. Et qu'effectivement, toutes les initiatives que j'avais proposées avant sa sortie, c'est-à-dire qu'entre janvier, quand je rends le manuscrit, et août, quand il est prévu de sortir, Moi, je dis, on va faire des précommandes, on va préparer sa sortie, etc. Et en fait, on me dit non. Et donc là, pareil, au lieu de faire quand même le truc, j'ai laissé tomber.
- Speaker #0
Tu as fait confiance, en fait.
- Speaker #1
J'ai fait confiance et j'ai dit, bon, en gros, les leaders, c'est eux, tu vois. Et donc là, c'est un peu un coup de massue. Je sais vraiment, tu vois, je suis en colère parce que je trouve que c'est injuste. Et que c'est comme si on... me voler quelque chose. Et là, donc, rentre à l'intérieur de moi tout un processus de réappropriation de ce livre, de ce que j'ai écrit, de ce qu'il veut dire pour moi, de l'engagement, en fait, que j'ai à l'intérieur, parce que c'est un livre engagé. Il y en a même qui disent que c'est un livre un peu féministe aussi. Il est écrit au féminin, d'ailleurs.
- Speaker #0
Ça ne m'étonne pas.
- Speaker #1
Donc, même s'il y a même des dirigeants qui le lisent, mais voilà, ça les dérange d'ailleurs. Il y en a un, il m'a dit, ça me dérange que ce soit écrit au féminin. Pourtant, nous, on est habitués à lire au masculin, tu vois. Bref. Donc, ce n'est pas un livre féministe dans le sens contre les hommes, etc. C'est un livre qui vient remettre le féminin à sa juste place, puisque c'est quand même l'essence du leadership spirituel et de notre entièreté aussi. Et donc je m'égare un peu, mais une fois que le coup de massue est passé, alors ça se fait en quelques heures honnêtement, quand je reçois la lettre de solde, je suis en plein séminaire avec mes clientes. En fait, je reçois l'email le soir avant de me coucher. À 4h44 du matin, je me réveille, nuit de pleine lune, et je fonds en larmes. Et en fait, je me sens tellement humiliée, tellement honteuse. Et là, t'as tout mon syndrome d'imposteur, tu vois, qui refait surface. Et donc, voilà, je laisse aller ça. Et le matin, quand je me réveille, je prends la décision de reprendre, de racheter les stocks.
- Speaker #0
La décision qui avait mûri pendant la nuit.
- Speaker #1
Exactement. Et je me dis, mais en fait, si ce livre part chez les grossistes, je ne saurais même pas où il est. Tu vois, je ne sais pas où il va partir, en fait, parce que les grossistes, tu ne sais pas ce qu'ils en font après. Et je me suis dit, mais finalement, et si je rachetais les stocks ? Et là, je me dis, ok, mais ça n'a aucun sens que moi, toute seule, je rachète les stocks et que je mette tout dans mon garage.
- Speaker #0
Oui, parce que du coup, c'est ça. Effectivement, il faut trouver de la place de stocker 600 livres.
- Speaker #1
Et donc, je me dis, et si je lançais une campagne de financement pour m'aider à racheter le stock, pour raconter l'histoire derrière ce livre et quelque part pour recréer un vrai momentum autour du livre, qu'il ait en fait sa propre, tu vois, sa singularité. dans son parcours. Et donc, je lance la campagne Ulule cinq jours avant de partir en vacances en famille.
- Speaker #0
OK. Donc là, on est à l'été 2025. On est d'accord ? Et là,
- Speaker #1
on est en juin 2025. En juin 2025. Donc, je découvre Ulule parce que moi, j'avais financé des campagnes, mais moi, je n'avais jamais fait de financement. Donc, je découvre Ulule. Et je me lance un peu trop de challenge parce que je lance ça juste avant de partir 15 jours au Mexique.
- Speaker #0
Le timing. Voilà.
- Speaker #1
Je mets une date butoir assez courte. Et en plus, je mets un montant, un premier palier quand même assez élevé. Puisque bon, on va dire le livre, il coûte 21,95 euros. Et je mets un palier à 3 000 euros, je crois. ou un petit peu moins de 3000 euros.
- Speaker #0
On peut préciser ça pour justement les auditeurs et les auditrices qui ne connaissent pas particulièrement le fonctionnement d'une campagne Ulule. Est-ce que tu peux nous expliciter un petit peu ce point ? Quand tu lances une campagne, tu nous parles de palier. Qu'est-ce que ça veut dire, un palier ?
- Speaker #1
En fait, sur Ulule, tu as différents paliers d'atteinte de financement. Donc, tu dis que c'est un objectif financier de l'argent que tu veux récolter. Tu expliques aussi pourquoi tu veux récolter cet argent. Et en fait, ils font en sorte que tu dépasses tes objectifs, que tu dépasses tes paliers pour obtenir le plus de financement possible. Sauf que moi, ce que je ne sais pas au moment où j'ouvre la campagne, c'est que si le premier palier n'est pas atteint, la campagne est annulée.
- Speaker #0
Oui, effectivement. Ça fait partie des précautions que prennent les plateformes de financement participatif. Parce qu'en fait, ça leur permet d'avoir des résultats, des bons chiffres, en fait. Et après, de dire que seul un projet sur dix n'est pas financé sur leur campagne. Voilà. Mais oui, effectivement, ça fait partie des pratiques. Il faut en avoir conscience, effectivement, quand on se lance dans ce type de projet. Mais comme tu le dis, quand on n'a jamais fait de campagne, on n'est pas particulièrement au courant de comment ça se passe. Et donc, ces fameux paliers, si je traduis ce que tu dis en langage très, très simple, Merci. Par rapport à ton objectif, tu définis des niveaux d'engagement, des niveaux de contribution à la campagne, et ça ouvre droit à des contreparties spécifiques.
- Speaker #1
Oui, c'est-à-dire que je crée aussi tout ça en trois jours.
- Speaker #0
En trois jours, tu fais bien le principe.
- Speaker #1
je crée aussi effectivement différents niveaux de contrepartie parce que le but de participer à une campagne sur Ulule, ce n'est pas forcément d'acheter un livre, c'est de financer une intention, c'est de faciliter, c'est de contribuer à une intention, à un objectif, à un projet. et je me dis il y a des gens qui voudront mettre plus que juste le prix du livre et il y a des gens qui voudront peut-être mettre moins que le prix du livre donc tu vois je crée ça avec l'IA qui m'aide à définir différentes contreparties et on va de 15 euros à 500 je crois et puis Mais en fait, tout ça, c'est créé. C'est bien beau. Il faut créer aussi la page de présentation. Je n'avais pas le temps de faire une vidéo. Donc, je ne fais pas de vidéo alors que c'est fortement recommandé. À refaire, je ferai une vidéo. Mais là, je n'ai pas le temps. Et après, une fois que je suis en vacances au Mexique, je me dis que je ne vais pas faire une vidéo du Mexique. Ce n'était pas trop l'énergie. J'ai besoin d'argent pour mon livre, mais je suis au Mexique. Exactement. C'est pas très cohérent. Et donc, encore une fois, j'explique que c'est pas que j'ai besoin d'argent pour racheter les stocks. C'est que je veux donner une seconde vie à ce livre, en fait. Et que ça n'a aucun sens que juste je le rachète. Ce que je veux, c'est qu'il aille auprès des lecteurs. Tu vois ?
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Donc, voilà. Donc, la campagne est menée. Et effectivement, je commence à stresser pendant mes vacances parce qu'en fait, ça va doucement. Et que je me rends compte que je ne peux pas baisser le premier palier. Une fois qu'il est déterminé, tu ne peux pas le changer. Et puis, j'ai, moi, continué ma transformation, continué mon alignement, continué à déblayer tout ce qui pouvait polluer la réussite de ce projet sur différents plans, on va dire. Et je crois que trois jours avant la fin des vacances, le palier est dépassé.
- Speaker #0
Yes !
- Speaker #1
Voilà. Yeah ! Voilà, donc c'était quand même une réussite. Ça a continué. Après, j'ai laissé la campagne ouverte pendant quelques mois. Mais ça a été quand même une réussite. Et ça a créé un storytelling assez fort autour du livre. Et en fait, j'ai compris aussi que ce livre ne pouvait pas être vendu dans les réseaux traditionnels. Qu'il avait besoin d'un écrin. qu'il avait besoin d'un contexte émotionnel aussi, pour toucher ses lecteurs. Et voilà. Et en fait, j'ai racheté, je crois, 300 ou 400 livres. Et il y a des choses que je ne comprends pas, parce qu'aujourd'hui, chez l'éditeur, il reste 490 livres. Donc, je ne comprends rien à leurs chiffres. C'est vrai. Ça change tout le temps. Mais la bonne nouvelle, c'est que je les ai contactés la semaine dernière parce que je vais refaire une campagne de presse. Et en fait, ils ont toujours le livre. Et ils m'ont dit, mais on est là, voilà, on te soutient. Si tu fais un communiqué de presse, on sera là. On enverra les exemplaires aux journalistes si besoin. Donc en fait, je pense qu'ils sont peut-être revenus sur leur décision. Et le livre n'a pas été soldé.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà. Donc c'était un peu une double leçon, tu vois, c'est-à-dire que je me suis réappropriée ce qui m'appartient. J'ai vraiment passé un niveau de leadership par rapport à ce livre et par rapport à ce qu'il veut dire. Et quelque part, j'ai un peu la récompense aussi, c'est que l'éditeur est toujours là aujourd'hui.
- Speaker #0
En fait, c'est déjà merci, Ombline, de nous partager avec autant de clarté et de discernement ton processus, parce que tout est dans le processus, en fait. Ce n'est pas juste... Bon, je lance une campagne Ulule, on verra bien ce que ça donne. Non, parce que c'est un vrai processus qui t'a engagée, en plus, entièrement, j'ai envie de dire. Et qui t'a vraiment aussi, comme tu l'as dit, amenée à passer à un niveau de leadership. Vraiment, ça a demandé un travail d'intériorité énorme, du coup. Et ce que je trouve beau, en fait, dans ce que tu nous racontes, moi, les mots que j'utiliserais pour... Pour décrire cette histoire, c'est quelque part que tu as repris ta souveraineté auprès de ton œuvre. Tu as posé une œuvre dans le monde, une œuvre que tu as co-créée, mais les personnes avec lesquelles tu l'as co-créée, finalement, ils ont pris une place un peu trop importante dans cette co-création et elles n'ont pas finalement servi cette création avec le respect. quelque part, qui lui était due. Et toi, ce mouvement, justement, de te dire, en fait, non, ce livre, il mérite mieux que ça. Cette fameuse prise de décision, pour moi, c'est vraiment un processus de souveraineté. C'est-à-dire que... Je me suis dit, non, je ne vais pas laisser ce livre périr comme ça, dans des sombres et froids stockages de chez les grossistes. Et je l'exprime et j'affirme que ce livre mérite de vivre. Moi, j'ai trouvé ça super inspirant, justement, dans cette histoire. Je l'ai suivi un petit peu, cette campagne.
- Speaker #1
Surtout quand tu écris un livre sur le leadership spirituel.
- Speaker #0
Bien sûr. Ah bah oui.
- Speaker #1
dont la première. première dont la base est l'intégrité. L'intégrité, dans sa définition originelle, c'est la capacité à être intégrale, donc à être entier. Donc c'est toute cette notion, effectivement, de souveraineté, de cohérence, de respect, de dignité, tu vois, de comment je reprends mes responsabilités, comment je réajuste. Je veux dire, c'est le cœur de toute ma mission. Je ne pouvais pas laisser mon intégrité et celle du livre être bafouée. Tu vois ? C'est comme si sinon j'ai abandonné toute ma mission.
- Speaker #0
Je comprends. Je comprends tout à fait. J'aime pas toujours faire le parallèle avec les enfants, mais tu es maman toi aussi, tu sais ce que ça signifie. C'est comme si tu avais créé un être humain et puis que tu le laissais se balader comme ça sans en prendre soin. Puis surtout en te défaisant de cette fameuse responsabilité que tu as envers cet être humain alors que... qui vient d'arriver dans le monde, qu'il est tout neuf, qu'il a encore besoin qu'on s'occupe de lui. Et je trouve qu'il y a un petit côté comme ça aussi. Est-ce que justement, tu parlais de leadership féminin, est-ce que ce n'est pas propre à ce fameux leadership féminin justement ? De se dire non, je suis encore responsable de cette œuvre-là, de cette création.
- Speaker #1
Alors non, justement, je pense que c'est justement un leadership qui unit le masculin et le féminin.
- Speaker #0
Et le féminin, ok.
- Speaker #1
Parce que si j'étais restée dans mon leadership féminin, j'aurais pu dire, bon, j'accepte et je laisse faire. Surtout que je m'étais dit, quand j'ai vu la couverture, je me suis dit, c'est un signe. Et donc, j'aurais très bien pu accepter que ça se passe comme ça. Mais non, à l'intérieur de moi, c'est comme si mon énergie masculine avait repris aussi sa place et que j'avais trouvé cette réunion, cette réconciliation entre les deux.
- Speaker #0
Cet équilibre. Voilà,
- Speaker #1
cet équilibre. Parce que je pense que si j'étais restée justement dans le côté yin et spirituel, j'aurais pu dire, ben non, c'est peut-être comme ça que ça doit se faire.
- Speaker #0
Oui, je comprends.
- Speaker #1
Et du coup, laisser tomber.
- Speaker #0
Et c'est vrai, et ça peut être une tentation quelque part aussi bien sûr de se dire, c'est comme ça, j'ai pas forcément les moyens, j'ai pas forcément l'énergie, les ressources, j'ai pas forcément... Et donc du coup, donc j'ai pas les moyens d'agir. Et là effectivement, ce que tu racontes, c'est bah en fait, je vais aller les chercher les moyens.
- Speaker #1
Bah oui ! Bah oui ! Et ne pas subir une situation matérielle. C'est un peu toute ta mission aussi à toi, tu vois, de dire, si on a besoin d'argent, on va aller le chercher.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. En fait, on a le choix. On a le choix. On peut choisir effectivement de laisser les choses être. C'est une forme de sagesse très importante, on est bien d'accord, qui vient surtout aussi, on va dire... lâcher sur cette tentation qu'on a de contrôler en fait tout ce qui nous arrive. Donc c'est une forme de sagesse qui permet de ne pas souffrir de ce surcroît de contrôle. Et en même temps, il y a aussi cette sagesse-là de dire, ben non, ça peut être autrement. Et alors moi, ce que j'ai observé, ce que je vois bien sûr dans ton histoire, mais ce que j'ai pu observer, parce que bien sûr, ça résonne avec des histoires que j'ai pu accompagner aussi auprès de mes clientes, c'est qu'il y a vraiment un côté, ben en fait, Il y a quand même une toute petite partie du jeu sur lequel j'ai du pouvoir. Donc, cette part de pouvoir que j'ai, je prends ma responsabilité, je prends sur moi de l'apprendre, justement. Je prends le pouvoir là-dessus. Il y a des choses que je ne maîtriserai pas, bien sûr, dans le processus, parce que clairement, il y a plein de choses que tu ne maîtrises pas sur une campagne. Et là, en l'occurrence, je pense que tu as eu quand même un contexte très favorable pour que la campagne fonctionne. Mais ça fait partie du processus, en fait, ce truc-là de se dire, en fait, non, je prends ma responsabilité là-dessus, je prends le pouvoir là-dessus. Le reste, on verra bien, mais au moins, je fais ça.
- Speaker #1
Exactement. Et je pense que c'est là que beaucoup de femmes lâchent. C'est quand il faut prendre le pouvoir et la responsabilité. Parce qu'en fait, ça leur fait peur.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Ça leur fait peur et elles ont justement peur d'aller à l'encontre de leur intégrité.
- Speaker #0
Est-ce que quelque part, être intègre par rapport à cette histoire que tu nous as partagée, par rapport à ce témoignage que tu nous fais, c'est pas un acte courageux, finalement ?
- Speaker #1
Mais si, mais le leadership spirituel, c'est du courage. Parce que ce n'est pas la voie de la facilité. Donc, oui, c'est bien sûr. J'avais autre chose qui me venait, mais c'est parti.
- Speaker #0
Ça va revenir. J'ai une toute petite question par rapport au déroulement de ta campagne. Donc, elle est encore en cours ? Non,
- Speaker #1
elle s'est clôturée. Fin septembre, je crois, 2025.
- Speaker #0
Ok, donc tu as clôturé... Ah, d'accord. Donc tu as lancé la campagne fin juin 2025 et elle a été clôturée en septembre 2025. Ok, donc elle est plus accessible, mais on peut toujours acheter ton livre.
- Speaker #1
Sur mon site.
- Speaker #0
Sur ton site, voilà, exactement.
- Speaker #1
Sur mon site en priorité, n'est-ce pas ? Et sinon, du coup, il est encore disponible dans les librairies, etc.
- Speaker #0
Et tu évoquais justement pendant la campagne tout ce travail intérieur que tu as fait. d'aller déblayer sur le plan énergétique, mais pas que, au niveau de tes émotions aussi, de regarder à l'intérieur tout ce qui te bloquait, etc. Et est-ce que tu as communiqué pendant cette période-là ? Comment tu as géré les choses ? Parce que justement, tu étais dans un contexte particulièrement, pas forcément compliqué, mais qui faisait que tu n'avais pas beaucoup de fenêtres pour communiquer sur cette campagne, etc. Est-ce que tu as effectivement mis des choses en place dans la matière, dans la lumière ? pour parler de cette campagne. Pendant cette période-là, sachant qu'il y avait très peu de temps.
- Speaker #1
Oui, j'avais très peu, mais oui, dans la campagne, j'envoyais des... Parce qu'en fait, sur Ulule, tu as des personnes qui peuvent s'abonner à ta campagne sans forcément... Tu peux avoir des fans, tu vois. Donc, j'avais une communication aussi bien dans ma communauté qu'auprès des fans sur Ulule. et voilà après honnêtement je me souviens pas de ce que j'ai raconté mais en fait j'ai dit la vérité tu vois ouais j'ai dit la vérité et j'ai aussi mais en fait c'est un sujet si tu veux qui m'a demandé des niveaux de maturité différents quelque part là aujourd'hui quand on se parle je veux dire j'ai encore une autre perception de toute la situation. Quand j'ai lancé la campagne Ulule, c'était encore... Alors, je n'étais plus dans la colère, etc., mais c'était encore pas mal dans l'émotionnel. Et ça m'a aussi déclenché un peu une crise de foi. Parce que comme j'avais pris ça comme un signe, que ça s'appelle leadership spirituel, j'ai eu aussi un moment où... Alors moi, je parle du divin. Mais pour moi, la spiritualité n'est pas religieuse, elle est plus vaste. Pour moi, la spiritualité, c'est d'être plus qu'un corps physique et que tout est lié, que tout est relié. Nous, entre nous, en tant qu'être humain, mais aussi aux vivants et à plein d'autres choses. Donc pour moi, la spiritualité, c'est ça. Donc pour moi, le divin, c'est ça. C'est un peu le tout, tu vois, dans lequel on est. Et donc, je suis en colère envers le divin. Et je l'exprime en disant, mais je ne comprends pas. Et si tu veux, au fur et à mesure de la campagne, ce que ça a généré, les retours des gens, les contributions que j'ai eues. Et je me suis dit, mais finalement, c'est un cadeau. Parce que ce livre, il a vraiment une histoire aujourd'hui. Et j'ai compris que moi qui parle de chemin initiatique, si tu veux. Le livre en lui-même, il est très initiatique, aussi bien dans son écriture qu'après, qu'une fois qu'il existe, il est encore initiatique. Et puis, je me suis rendu compte aussi qu'il y avait un timing divin et que peut-être que sortir fin août 2024, quelque part, le collectif n'était pas prêt. Et je vois que les réactions changent aujourd'hui. Depuis fin de... 2025 et là en 2026, avec tout ce qui s'est passé depuis août 2024 dans le monde, la conscience collective évolue. Et je pense que c'est beaucoup plus le moment aujourd'hui que ce livre prenne sa place. Je comprends. Donc il y a aussi ce timing divin qui était important.
- Speaker #0
Oui, et ça a quelque chose qui me parle beaucoup, parce que c'est un truc que je rencontre dans ma pratique créative et chez plein de copines entrepreneurs aussi. C'est que parfois, en fait, tu crées un truc, t'es animée en plus, parce que tu sens, tu vois que t'es portée, tu as l'inspiration qui tombe, tu le poses et il y a ce petit côté un peu, je dirais pas cruel, mais qui peut être vécu comme cruel, de la création de, en fait, tu as de l'avance sur le contexte. Et c'est un peu, je dirais pas que c'est une malédiction, pas la malédiction de la pionnière, mais il y a un côté un petit peu... J'aime bien ça,
- Speaker #1
la malédiction de la pionnière.
- Speaker #0
En tout cas, c'est un truc auquel tu es régulièrement confrontée quand tu es créatrice comme ça et que tu es pionnière. C'est vraiment ce côté. En fait, je mets quelque chose dans le monde, sauf que des fois, il faut encore le temps que les choses se mettent en place. Et ça peut parfois être long. Ça peut être parfois une éternité. Si on a de la chance, on peut tomber pile.
- Speaker #1
mais ça pour le coup c'est quelque chose qu'on contrôle pas quoi je pense pas que ça soit une question de chance je pense que c'est une question du temps nécessaire pour vraiment prendre la décision de manifester ce qu'on veut quand je dis ce qu'on veut c'est pas l'ego qui veut c'est qu'est-ce qu'il y a dans mes tripes dans mon coeur et dans la vision de mon mental Hum. En fait, c'est quand les trois sont alignés, le plus long, c'est de prendre la décision de le réaliser, malgré les résultats, non résultats. Et en fait, de ne pas renoncer à ça. Enfin, je veux dire, j'en vois tous les jours des personnes qui ont une vision, un appel du cœur, mais qui n'ont toujours pas pris la décision d'y aller vraiment.
- Speaker #0
Oui, je comprends.
- Speaker #1
Ou alors... Au premier obstacle, au premier grain de sable, on dit, comme moi avec le signe, ah ben non, c'est un signe, il ne faut pas que j'y aille. Tu vois ?
- Speaker #0
Je vois complètement, oui.
- Speaker #1
Voilà. Et en fait, c'est simplement quelque part la vie qui nous fait un miroir de notre leadership. Oui.
- Speaker #0
Oui. Et en tout cas, ce que je constate... dans mes créations, dans mon parcours d'entrepreneur. Et ce que je vois aussi parmi mes clientes, c'est que parfois, tu as ce fameux leadership qui est aligné et c'est le moment où tu mets quelque chose dans le monde. Eh bien, il y a toujours un petit délai et tu ne peux pas t'en rendre compte tant que tu n'as pas fait cet acte de créer, tant que tu n'as pas matérialisé, concrétisé ta création. Tu ne peux pas savoir à l'avant si ça va fonctionner ou pas. Oui,
- Speaker #1
mais en fait, il ne faut surtout pas se poser la question de savoir si ça va fonctionner ou pas.
- Speaker #0
On est bien d'accord, mais ça fonctionne. aussi avec une campagne de crowdfunding, avec une campagne de financement. C'est indispensable de te laisser cette marge d'erreur. Mais par contre, il faut y aller. Ça, c'est sûr.
- Speaker #1
C'est-à-dire que c'est le comment qui va s'ajuster.
- Speaker #0
Mais l'intention d'écrire ce livre et de le sortir et qu'il aille auprès des personnes pour qui il a été écrit, jamais je reviens dessus, tu vois. Et c'est parce que je me suis ramenée dans cette décision que j'ai eu l'idée de la campagne, etc. C'est vraiment important de ne pas douter parce que c'est ça qui crée l'insécurité.
- Speaker #1
C'est puissant ce que tu viens de dire, je l'ai ressenti. Justement, tu vois, tu me parles du comment et là, tu viens de partager le fait que pour toi, finalement, ça a été une évidence, cette campagne Ulule. Comment tu l'as décidé de partir vers ce mode de financement-là ? Parce qu'il y en a plein d'autres qui existent. Est-ce que c'était quelque chose qui t'est venu de manière intuitive ou est-ce que c'était une opportunité qui s'est présentée ?
- Speaker #0
En fait, c'est ce moment où, tu vois, le puzzle intérieur se rassemble. C'est-à-dire l'instinct, l'intuitif, le cœur et l'intention, la vision de départ, en fait. Et très souvent, quand les choses ne se font pas ou quand on doute, c'est parce qu'il y a une de ces parts de nous qui n'est pas rentrée dedans. Donc ce moment, tu vois, à 4h44 du matin, quand je m'effondre et la décision qui s'en vient après, je pense que c'est ça qui s'est passé, sans que je fasse exprès. Mais en fait, à l'intérieur de moi, il y a comme tac, Il y a tout qui s'est ajusté, en fait. Aussi bien mes tripes que mon cœur, que mon troisième œil, j'ai envie de dire. Et là, en fait, ça devient évident. J'ai une cliente dans le séminaire la semaine dernière qui m'a... Ça m'a fait rire parce qu'elle me dit « Mais en fait, comment tu sais que t'as pris la décision ? » Et en fait, je suis restée un peu bête dans ce... Je dis « En fait, quand tu prends la décision... » En fait, tu te poses plus la question puisque la décision, elle est déjà passée.
- Speaker #1
Puis tu le sais que ça y est. Oui, oui.
- Speaker #0
Donc, si tu me poses la question, ça montre clairement que t'as pas pris la décision.
- Speaker #1
Tout à fait. Et c'est OK.
- Speaker #0
Ça mettra peut-être un peu plus de temps. Et puis le séminaire était fait pour ça. C'était au tout début. Donc elle a pris sa décision. Et donc quand tout se rassemble à l'intérieur, tu es déjà au-delà de la décision.
- Speaker #1
Oui, c'est-à-dire que ça se passe en une fraction de seconde. Tu as cette espèce de grâce qui te touche à ce moment-là. Et c'est parti en fait. En tout cas, c'est quelque chose que j'ai pu... observé chez moi, c'est quand tu as ce fameux puzzle qui s'aligne, ce moment d'alignement où la décision est prise. J'ai même remarqué que le corps prend le relais et le mental se fait « Oh, je me laisse porter, je te laisse faire » .
- Speaker #0
Oui, complètement. Et c'est ça qui équilibre le contrôle.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Quand il y a excès de contrôle du mental, c'est que le cœur et les tripes ne sont pas impliqués.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Oui, ça me parle tout à fait. Ça résonne avec moi, ce que je ressens effectivement au quotidien, ce que j'ai pu observer aussi chez mes clientes. Tout à fait. Si tu devais refaire une deuxième campagne Ulule, qu'est-ce que tu ferais différemment ? Et du coup, qu'est-ce que tu conseillerais aux femmes qui l'appellent ou en tout cas qui prennent la décision de se lancer là-dedans ?
- Speaker #0
Alors je ne sais pas si je referais une campagne parce que je pense que pour faire une campagne, il faut avoir une raison qui vient des tripes. Il faut que ce soit un projet qui implique nos valeurs, qui implique notre vision, qui implique notre pourquoi et qui donne un sens aussi bien à soi que... que quelque part qu'aux contributeurs. Tu vois ? Donc pour moi, c'est un peu... Il faut qu'il y ait un écosystème, quoi. Après, à refaire, je travaillerai plus profondément le storytelling et toute la ligne éditoriale derrière. Parce que là, j'y suis allée en mode impro tous les jours. Donc voilà, je pense que je le travaillerai plus en amont. pour avoir quelque chose de plus structuré aussi.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et prendre plus de temps aussi pour... penser les contributions, peut-être identifier aussi des prescripteurs. Qu'est-ce que je ferais d'autre ? Faire une vidéo, bien sûr.
- Speaker #1
La fameuse.
- Speaker #0
La fameuse vidéo. Et ouais, c'est à peu près ce qui me vient. Je mettrais peut-être un palier. Mais en fait, je ne sais pas, tu vois, parce que finalement, je me suis dit, si j'avais... Si j'avais mis un palier plus bas, est-ce que j'aurais atteint le montant que j'ai atteint ? Parce que c'est aussi un peu ostentatif. Les gens, ils veulent que tu atteignes le truc. Ils veulent cocher, ils veulent check the box. Et donc, une fois que le premier palier est atteint, là, il faut avoir encore une autre histoire à raconter.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
Et je pense que... Je ne sais pas si j'aurais... Tu vois, si j'avais mis deux fois moins, par exemple, je ne sais pas si j'aurais atteint... Je crois que j'ai atteint 3 700 euros, quelque chose comme ça. Je ne sais pas si j'aurais atteint cette somme au final, tu vois. Parce qu'une fois que le premier palier était franchi, après, les contributions, elles étaient quand même assez lentes. Aussi parce que moi, j'étais moins impliquée aussi. Bien sûr.
- Speaker #1
Oui, forcément.
- Speaker #0
Mais donc, peut-être plus m'investir... En fait... Peut-être plus m'investir aussi sur le moyen terme, mieux réfléchir les différents paliers et donc l'histoire à raconter à chaque palier, etc.
- Speaker #1
Oui, ça c'est une vraie question aussi. Ça, c'est un truc que j'aborde bien souvent. Enfin, je vois beaucoup d'entrepreneurs faire aussi ce truc-là de se lancer dans une campagne un petit peu par opportunité. Et puis du coup aussi, comment dire, pendant qu'ils font, ils découvrent, tu vois. Et... Et c'est OK, moi, ça fait partie complètement de ma manière de fonctionner avec mes projets aussi. Et des fois, tu as besoin d'être dans le feu de l'action aussi, de passer à l'action pour aussi apprendre. Mais c'est vrai que, comme tu le dis, en fonction du contexte énergétique dans lequel on est dans le projet, tu vois, typiquement, si on est dans un contexte où déjà, il n'y a pas beaucoup d'argent et on est déjà pas mal épuisé, moi, c'est quelque chose que je déconseille, du coup, de se lancer là-dedans parce que ça a quand même un impact. impact sur l'énergie, sur le temps qu'on a disponible et puis aussi sur son niveau de forme. Enfin voilà, et puis sur son niveau de pratique.
- Speaker #0
Et puis en fait, à partir du moment où tu es dans le manque, dans l'insécurité ou dans la peur, toutes tes décisions et toutes tes actions vont être teintées de ça. Donc si effectivement tu vas, si tu fais une campagne ou si tu vas chercher des investisseurs, mais que dans ta posture et ton espace intérieur, tu vibres le manque ou l'insécurité, forcément, ça va être bancal.
- Speaker #1
Ça se voit, en plus. C'est horrible, mais ça, c'est quelque chose... Moi, j'en ai conscience. Je sais des fois, par exemple, que je suis dans une posture de manque et que je lance des trucs un peu sur la base d'avoir peur de ne plus être en sécurité, d'avoir peur de manquer. Déjà, ça ne fonctionne pas. Quand ça fonctionne, c'est rarement des opportunités. Très, très... Voilà. C'est pas rarement... Ou alors,
- Speaker #0
tu finis dans une autre insécurité qu'est le burn-out.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Ça reste l'épuisement, en fait.
- Speaker #1
Tout à fait. Et alors, justement, quand tu te sens que tu te vas tout droit vers un burn-out, généralement, c'est le signal qu'il y a un truc qui ne fonctionne pas et que tu n'es pas dans la bonne voie. Donc ça, c'est aussi pour ça que c'est important de rester bien connecté aussi à son corps et à ses ressources. Je trouve que c'est... particulièrement important parce qu'un burn-out, ça ne vient pas tout seul. Ça ne vient pas parce qu'on a travaillé trop. Ça vient de quelque chose de beaucoup plus large et de beaucoup plus vaste, à mon avis.
- Speaker #0
En fait, c'est le dernier niveau de stress.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. C'est le dernier niveau de stress. Et justement, ce n'est pas que de l'épuisement. C'est du stress, tu le dis très bien. C'est sur le plan émotionnel que ça se joue.
- Speaker #0
Et pas qu'émotionnel, ça se passe d'abord au niveau mental. après émotionnel ça se passe aussi non ça se passe d'abord sur le plan énergétique parce qu'en fait un burn out c'est une faille dans notre intégrité tu vois et donc c'est d'abord les plans subtils qui ont été transgressés donc ce sont les compromis ce sont les situations ou les relations toxiques ce sont les emprises tout ça en fait qui quelque part gangrène à l'intérieur et Merci. Et ça continue d'accentuer la faille énergétique. Et c'est ça, après, qui, à l'intérieur, va créer un burn-out, un problème de santé. C'est un accident matériel, tu vois.
- Speaker #1
Oui, parce que toutes ces choses-là, si on reprend un terme qu'on connaît bien, mais qui à mon avis sera bien reconnu par nos auditeurs et nos éditrices, c'est que toutes ces choses-là, tous ces désalignements finalement, toutes ces compromissions, toutes ces choses-là, ça vient créer une charge émotionnelle, spirituelle, mais aussi surtout quelque chose qu'on doit porter tous les jours. Et c'est ça, en fait, qui va venir aussi appuyer sur le projet.
- Speaker #0
Je préfère parler de faille que de charge.
- Speaker #1
Oui, je comprends.
- Speaker #0
Parce qu'une faille, tu vois, il y a quelque chose qui rentre à l'intérieur de soi. Du coup, c'est comme une porte ouverte. Et c'est ça qui crée l'insécurité.
- Speaker #1
Je comprends.
- Speaker #0
Et c'est ça qui crée la fuite et l'épuisement. Tu vois, parce que c'est ouvert.
- Speaker #1
Je comprends. Je comprends l'image. Je pense que d'ailleurs, ça... peut parler à certains de nos auditeurs, nos auditrices cette fameuse image, effectivement, de la faille. Donc super, top. Donc vraiment, voilà, ça c'est un point, je pense, sur lequel on peut appuyer, c'est qu'on n'est pas obligé de s'épuiser pour faire une campagne de crowdfunding.
- Speaker #0
Jamais accepter une faille d'intégrité, jamais. C'est tellement coûteux derrière. Tellement. Mais on ne sait pas, en fait, que ça vient de ça, tu vois. Mais c'est ça qui nous coûte le plus.
- Speaker #1
Donc ce serait ça ton conseil pour nos auditeurs et nos auditrices ? Ne jamais accepter...
- Speaker #0
Je veux dire, l'intégrité, c'est le socle de tout. C'est le socle de notre dignité, de notre souveraineté, de notre réussite, de notre leadership. C'est le vrai alignement. Il part de là, en fait. Et pour moi, c'est parce que l'intégrité, souvent, on croit que c'est une valeur morale, éthique, mais pas du tout. Ça va beaucoup plus loin que ça. Et pour moi, c'est une conscience, l'intégrité. Donc oui, ça, c'est mon conseil à tout le monde.
- Speaker #1
Mais particulièrement pour une campagne de financement et par rapport à tout ça.
- Speaker #0
Oui, parce que l'argent est une faille d'intégrité. très facile.
- Speaker #1
Bien sûr. Oui, ça c'est sûr.
- Speaker #0
Donc, encore plus. En fait, commençons par remettre notre intégrité dans notre relation à l'argent. Et ça, ça va nous montrer où on a besoin de mettre notre intégrité partout ailleurs dans notre vie, en fait. C'est-à-dire que la relation à l'argent, elle va être le reflet de toutes les failles ailleurs. Donc, c'est d'autant plus important quand on va chercher des fonds, quand on appelle de l'argent, parce que... Parce que l'argent se comporte selon ce que nous, on autorise.
- Speaker #1
Tout à fait. Ce sont des autorisations qu'on donne.
- Speaker #0
Voilà. Donc, si on va chercher de l'argent avec des failles d'intégrité, l'argent qu'on va recevoir ou qu'on ne va pas recevoir va continuer de nourrir ces failles d'intégrité.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Et c'est pour ça, pour me remettre un peu dans ton domaine, dans le podcast Vérité, j'ai reçu différentes femmes. qui ont levé des fonds. Notamment, je pense à Chloé Pahut, qui m'a dit « plus jamais » . Mais parce que je pense que le problème, c'est là, c'est qu'elle a vécu cette levée de fonds dans la faille de son intégrité. Donc, c'est les conséquences, même si elle a réussi sa levée de fonds, tu vois ?
- Speaker #1
Oui. Quelle a été la facture ? Quel a été le prix à payer après pour elle ? Exactement.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Ok. On mettra le lien de l'épisode, si tu veux bien, dans la description de cet épisode-là. Comme ça, les auditeurs et les auditrices pourront comprendre de quoi on parle. Et puis, ça leur permettra aussi de découvrir ton podcast, Vérité. Ombline, je te remercie beaucoup pour son témoignage. Si on devait résumer cette aventure du crowdfunding, donner un petit peu d'espoir aux personnes qui nous écoutent, qu'est-ce que tu aurais envie de dire ? Tout simplement pour donner envie, peut-être, de prendre cette décision, de sauter le pas de ce levier de financement que tu as expérimenté.
- Speaker #0
Je crois que j'ai envie de dire que ce soit ce levier de financement ou tout autre, ce que vous portez en vous, c'est précieux. Et que l'argent ne doit jamais vous empêcher de mettre ça au monde. Donc oui, faites-vous accompagner. Allez trouver des financements. Et continuez à travailler votre intégrité. pour ne pas justement la perdre dans ses solutions de financement ou dans la réussite après.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Parce que finalement, une fois que ce travail est fait, ce travail d'intégrité qu'on a bien posé ses bases finalement, qu'on ait préparé sa campagne ou pas, on peut toujours prendre le temps de préparer sa campagne effectivement, mais ton exemple le prouve, c'est aussi possible de le faire dans l'instant, même si on est d'accord qu'il faut être sur une base clean en termes d'intégrité. et en termes de forme aussi. Mais voilà, c'est vrai que je trouve que c'est une suggestion, une proposition particulièrement précieuse à faire. Vraiment, à partir du moment où tout ça est garanti, l'intégrité, les bases de son projet, qu'on a pris le temps et qu'on est bien sûr que c'est la direction dans laquelle on veut aller, finalement, le levier de financement qu'on utilise, ce n'est pas ça qui est important. C'est la manière dont ça va venir nourrir le projet.
- Speaker #0
Exactement. Et le principal, c'est d'avoir pris la décision que le projet existe.
- Speaker #1
Oui, oui. Super. Omblin, je te remercie beaucoup.
- Speaker #0
Merci à toi, Axelle.
- Speaker #1
Pour ton partage, c'était une superbe histoire. Et si vous voulez du coup contacter Omblin, donc ton livre est disponible sur ton site internet, tu l'as dit. On mettra le lien vers ton site internet à disposition des auditeurs et des auditrices si jamais ils veulent aller découvrir un peu plus ton univers. Et puis s'ils veulent aussi... rencontrer ce livre, justement, ce fameux livre. Qu'est-ce qu'on peut dire, du coup, pour clore cet échange ? Un dernier mot, un mot de la fin, peut-être ?
- Speaker #0
Un mot de la fin, moi, je... Tu vois, moi, le podcast s'appelle Vérité, et je trouve que c'est très important d'amener ça dans toutes les questions de financement dans mon podcast.
- Speaker #1
Génial. Super,
- Speaker #0
c'est un beau mot de la fin. Ouais, et puis c'est en fait, c'est en remettant la vérité et l'intégrité dans toute la relation à l'argent qu'on va aussi changer le monde.
- Speaker #1
Ouf,
- Speaker #0
donc, mesdames, odez les financements avec l'intégrité.
- Speaker #1
Tout à fait, surtout avec l'intégrité, parce que finalement, en fait, c'est comme ça que les lignes bougeront finalement. C'est pas autre chose. Merci beaucoup Ambline.
- Speaker #0
Merci, à bientôt. Merci à tous.