- Speaker #0
Rendez-vous, le podcast qui fabrique et consolide votre réseau d'apporteurs d'affaires.
- Speaker #1
Bonjour Alain.
- Speaker #2
Bonjour Jean-Christophe !
- Speaker #1
Alors on va passer un peu de temps ensemble, allez, 20 minutes. Comme le veut la tradition de l'émission, dans un premier temps on va parler un peu de toi, d'où tu viens, ce que tu as fait professionnellement. Ensuite tu auras une carte blanche, une minute, pour pitcher ce que tu désires. Ce sera pas commenté, ça t'appartient totalement. Et puis dans un second temps on parlera de ton activité. actuelle. Est-ce que tu peux commencer par te présenter ?
- Speaker #2
Merci Jean-Christophe de m'inviter sur ce podcast. Alors, moi Alain, je suis père de deux jeunes enfants. Je suis Nantais et comme tout bon Nantais, j'ai fait quelques années à Paris auparavant. Et sinon, je suis originaire de Bretagne. Je suis créateur d'une jeune entreprise, Bixi, avec mon associé. Et nous, avec Bixi, ce que l'on propose, c'est de la location de vélos pour les entreprises et les particuliers, des vélos clés en main. Donc l'idée, c'est vraiment fournir des vélos, donc tout type de vélo, et avec tout le service qui va avec. Et nos services sont disponibles dans toute la France, même si on est très fiers de d'abord développer notre entreprise à Nantes.
- Speaker #1
Yes, on aura toute l'occasion d'en parler dans la deuxième partie de l'émission. Juste avant de rentrer dans le vif du sujet, explique-nous un peu, qu'est-ce que tu as fait comme études, où tu viens, professionnellement parlant ?
- Speaker #2
Ok, alors du coup moi après mon bac scientifique il y a fort longtemps, j'ai fait des études de communication et d'informatique, et donc j'ai réussi à allier les deux aspects, notamment d'abord dans une agence de communication politique, où du coup on accompagnait des élus avec une solution informatique et en créant des sites internet, donc je faisais un peu de conseil. Suite à ça, j'ai découvert le monde des ESN, donc les sociétés informatiques. Donc j'ai fait à peu près toutes les tailles, de la toute petite jusqu'à Capgemini, qu'on ne présente plus. Donc j'ai fait des missions chez beaucoup de clients. Donc là, c'était vraiment les années à Paris. Et notamment un client qui a beaucoup marqué ma carrière, qui est Sephora, où je suis resté quasiment quatre ans, d'abord en tant que consultant et après en tant qu'interne. où j'occupais notamment le poste de responsable sur toute la partie digitale dans les magasins. Donc c'était une super expérience. On a développé pas mal de produits, notamment des applications pour les conseillers et conseillères en magasin. Donc c'était une super expérience. Et c'est suite à ça que du coup, avec ma femme, on a décidé... de migrer à Nantes pour avoir nos deux enfants. Et puis, j'ai continué ma carrière sur de la partie conseil en informatique, toujours sur des clients, Société Générale et autres. Du coup, toujours dans ce domaine du digital et de la communication. Et c'est suite à ça, après 15 années, avoir occupé un poste au départ de chef de projet, puis directeur de projet, puis après plus des postes autour de l'agilité de product manager et autres. Mais toujours avec de plus en plus cette dimension de management, de management d'équipe, management de projet, de plus en plus haut niveau aussi. Donc, c'est suite à ça qu'avec mon futur associé, du coup, on s'est rencontrés dans l'une des entreprises et on s'est dit, c'est le moment de justement créer un truc qui, cette fois-ci, est à nous. Mais tout en disant, on ne peut pas refaire la même chose que les autres. On ne va pas refaire un cabinet de conseil et autre. On va faire quelque chose de différent autour d'une passion que l'on a en commun, le vélo.
- Speaker #1
Ah, c'est super intéressant. Tu as parlé de communication, notamment de communication politique. Qu'est-ce que tu en retires de cette expérience ? Parce que la politique et la com, c'est quand même...
- Speaker #2
C'est toi qui dis ça. Du coup, oui, effectivement, moi, j'ai fait pas mal de communication politique au début. J'étais très engagé et j'ai notamment accompagné un candidat qui a gagné une présidentielle et on a accompagné pas mal d'élus aussi au niveau local, des régions, des maires de villes. Du coup, pareil, super expérience. On rencontre beaucoup de gens. C'est des expériences qui sont hyper prenantes et surtout hyper engageantes parce que même si c'est beaucoup d'associatives bénévolat, ça demande énormément de temps, énormément d'engagement, mais moi, j'ai toujours su dès le début que je ne voulais pas en faire mon métier. C'est pour ça que je ne me suis jamais vraiment positionné pour être ni élu, ni collaborateur, parce que ce n'est pas forcément ce que je souhaitais faire. Je voulais vraiment distinguer mon engagement politique, mais également associatif, avec mon travail, pour justement garder cette distance. Ça me permet aussi de... Moi, je trouvais ça plus simple. Aujourd'hui, je ne regrette pas du tout, parce que c'est ce qui m'a appris à être à l'aise en public, à prendre la parole, au travail, aussi sur une forme de relationnel. Et ce que je trouve hyper chouette, c'est qu'aujourd'hui, dans mon aventure Bixi, même des militants, enfin en tout cas même des personnes avec qui j'avais un engagement il y a fort longtemps, aujourd'hui encore, quand je les contacte, on a toujours ce lien très fort parce que vivre une campagne électorale, c'est quelque chose d'extrêmement fort. Et que 10 ans, 15 ans après, on continue d'avoir un lien. Je trouve ça hyper chouette que quand je leur demande quelque chose, on a toujours ce côté, on se rend service parce qu'on a un vécu fort. Et je crois qu'il n'y a que la politique qui peut nous donner cet effet-là, en fait.
- Speaker #0
Rendez-vous, le podcast.
- Speaker #1
Alors on parle souvent dans ce podcast de commercial, de relationnel, de communication, un peu de journalisme aussi. Et c'est vrai que le relationnel est au cœur de tout, au cœur de l'activité. Et qu'est-ce que c'est toi vraiment, ta façon de déployer ton activité en tissant un relationnel ?
- Speaker #2
C'est vrai que moi, je ne viens pas d'une culture comme beaucoup d'écoles de commerce, parce que dans l'école de commerce, on apprend beaucoup à créer son entreprise. Moi, j'ai fait de l'université, j'ai fait de la fac, donc ce n'est pas du tout la culture et on le ressent bien. Donc moi, je n'ai pas forcément cette approche-là. Mais en tout cas, le fait d'avoir forcément un passé associatif, en tout cas un passé d'engagement assez fort, ça fait que j'ai aussi une façon de faire et une façon d'être. Donc moi, je suis quand même quelqu'un d'assez direct et qui aime bien être assez transparent. et surtout j'aime bien créer des relations assez profondes avec les gens parce que fondamentalement j'aime les gens, je suis passionné par tous les métiers donc une personne peut m'expliquer son métier pendant des heures et moi je trouve ça hyper, je suis toujours hyper attentif parce que j'aime bien comprendre et connaître les problématiques de métiers que je ne connais pas du tout et ça pour le coup mon métier de conseil dans des entreprises qui n'ont rien à voir dans du secteur bancaire, dans du retail et autres ça permet de découvrir tout un tas de métiers que l'on ne connaît pas Et ça, je trouve que c'est super chouette. Et c'est pour ça que monter une entreprise où on doit être capable de tout faire, ça ne me dérange pas parce que j'ai cette curiosité de, à la fois sur la partie juridique, la partie comptable, sur mon activité, trouver des fournisseurs. Moi, je trouve ça génial parce qu'à chaque fois que je parle avec un de ces interlocuteurs, je découvre un nouveau métier. Et ça, je trouve ça chouette.
- Speaker #1
Est-ce que tu as des engagements à titre professionnel et sinon à titre perso ?
- Speaker #2
Alors aujourd'hui, je suis engagé principalement dans deux clubs d'entreprise, donc le BNI qu'on ne présente pas, de Saint-Herblanc, qui est hyper dynamique et hyper chouette, et également à Saint-Sébentreprise, qui lui est un club d'entreprise basé, comme son nom l'indique, à Saint-Sébastien, avec des entrepreneurs de la ville. Et pareil, je trouve que cette dimension territoriale est très chouette aussi parce que, du coup... On a en face de nous des gens qui viennent de ce territoire et qui ont cette envie de développer ce territoire. Et je trouve que les deux se complètent bien. Je suis complètement épanoui et aujourd'hui c'est quand même quelque chose, surtout en tant qu'entrepreneur, on est tout le temps la tête dans le guidon, on pense qu'à son activité, à son développement. Et en fait, tout le monde le dit, mais on n'y arrive jamais seul. Il faut absolument qu'on soit accompagné. Cette solidarité, je l'ai retrouvée dans des clubs d'entreprise. Et pour compléter, je ne viens pas d'une culture d'école de commerce, donc je n'ai pas ce côté, le développement d'entreprise, ce n'est pas quelque chose qui est inné. Je l'ai développé plus tard, mais en tout cas, ce n'est pas quelque chose qui est inné. Et j'avais un peu d'appréhension en me disant, les chefs d'entreprise, on sait comment ils sont, ils vont dire du mal aux salariés, ils pensent qu'à eux. Alors qu'en fait, pas du tout. Ce que je trouve chouette, c'est que dans les clubs d'entreprise, on retrouve une convivialité comme si on était des salariés. Et le fait de se retrouver dans ces clubs d'entreprise, c'est plutôt comme si on était des collègues de travail et on se retrouve à un after work, même si on ne fait pas du tout les mêmes activités. Et ça, je trouve ça plutôt bien. Je ne m'attendais pas du tout à ça. Et c'est vraiment une super surprise. Et surtout, on trouve des indépendants, on trouve des dirigeants de PME, mais également cadres d'entreprises plus importants. Donc, c'est aussi cette diversité de profils qui fait qu'on ne s'ennuie pas.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tes astuces pour te faire recommander en réseautage ?
- Speaker #2
Alors nous, l'avantage qu'on a, c'est qu'on a une activité qui n'est pas connue. C'est un avantage et un inconvénient parce qu'il faut d'abord qu'on l'explique. Mais par contre, on ne se marche pas sur les pieds et surtout, on attire la curiosité des gens qui se disent Mais c'est quoi votre truc ? des vélos. Et du coup, ça fait que naturellement, en plus, on incarne le vélo. On est quand même une activité qui est plutôt cool, qui est dans l'air du temps, mais surtout nous on veut l'incarner. Et c'est pour ça que notre slogan c'est Redonner le sourire parce que justement nous on veut l'incarner. On se dit que le vélo ça doit être source de plaisir et c'est ce qui fait que naturellement, les gens, parce qu'ils nous trouvent plutôt sympas et que notre activité est sympa, viennent naturellement nous recommander.
- Speaker #1
Il y a donc l'icebreaker, c'est le côté un peu innovant de la chose.
- Speaker #2
Tout à fait, et puis en plus on insiste sur un point important, c'est qu'on essaye de travailler, on est engagé, donc on fait partie du programme Nantes Engagé, et en plus là on est en train de nouer un partenariat avec Catao, qui est une entreprise qui fait travailler des gens qui sont éloignés de l'emploi. Donc ça fait partie des choses aussi de nos valeurs et qui sont hyper importantes, et à Paris aussi on veut travailler avec l'ANRH, qui est une structure qui fait travailler des personnes notamment en situation de handicap. Donc ça fait partie de nos valeurs, on ne pensait pas que ça serait aussi structuré, et en fait il y a déjà des acteurs, donc si en plus pour l'entretien de nos vélos... on peut faire participer des organismes qui sont engagés, on trouve ça encore mieux.
- Speaker #1
Il est largement le temps de passer à ta carte blanche. C'est à toi de jouer, tu as une minute.
- Speaker #2
Au 1er janvier 2023, on a encore 97% des voitures qui circulent exclusivement à l'essence ou au diesel. On s'était dit avec le Covid que les comportements allaient changer, qu'on allait notamment passer beaucoup plus à l'électrique. Il y a notamment des lois au niveau européen qui sont passées. Et aujourd'hui... Malheureusement, on constate que le changement met beaucoup de temps à se mettre en place. Et moi, mon petit coup de gueule à passer, c'est que notamment en tant que jeune père de famille, on se sent de plus en plus concerné par ce sujet. C'est de voir qu'on continue aussi souvent à utiliser sa voiture pour des trajets courts. L'idée, ce n'est pas forcément de faire du vélo, mais à minima de se dire, pour un trajet court, je peux utiliser soit une trottinette, soit un vélo, soit... simplement mes pieds. C'est aussi pratique et ne pas systématiquement utiliser sa voiture parce qu'aujourd'hui, si on a autant d'incivilité et autant de mal à partager la route entre les vélos, les voitures et toutes les autres formes de mobilité, c'est parce que tout le monde, enfin tout est pensé aujourd'hui pour les voitures. Il faut absolument qu'on arrive à développer d'autres solutions de mobilité pour qu'on arrive à mieux vivre ensemble. Et des villes sans voiture, c'est quand même vachement mieux.
- Speaker #1
Parfait, le message est passé. Dans la deuxième partie de ce podcast, on va parler de Big Z. Un mot, juste, il n'est pas là aujourd'hui, ton associé, qui est-il ? Présente-le un petit peu.
- Speaker #2
Il en faut bien un qui bosse. Mon associé Pierre-Jean, on a fondé la société en novembre de l'année dernière. C'était mon ancien directeur dans une précédente vie, dans une société de conseil. Et simplement, on partage cette passion du vélo. Lui, il est plus sportif, il est plus à faire 200 bornes en un week-end. Moi, je suis plus vélo électrique cargo pour déposer mes enfants. On n'a pas le même rapport, mais on a quand même cette passion du vélo. Et c'est pour ça que quand on s'est dit qu'on voulait monter quelque chose ensemble, cette passion du vélo, on s'est dit qu'il y avait quelque chose à faire. Et tout en gardant la particularité de notre parcours initial à tous les deux, c'est ce côté conseil aux entreprises et surtout cette excellence de l'entreprise. C'est-à-dire que nous, ce qu'on dit, c'est qu'on ne fournit pas juste des vélos. Nous, l'idée, c'est de fournir un service de vélo tout compris et en simplifiant la vie. des entreprises, parce que l'idée, c'est vraiment de mettre en place quelque chose de nouveau dans l'entreprise, mais également, on veut que de bout en bout, l'expérience soit excellente pour l'entreprise, mais évidemment, également pour les collaborateurs. Et en plus, dernièrement, on va proposer notre offre directement pour les particuliers. Donc, lorsqu'on a monté notre entreprise, c'était toujours dans cette philosophie de se dire, il faut que... notre client, qu'il soit content. Moi, je vends un service qui est celui que je souhaiterais en tant que client avoir. Donc, c'est vraiment notre philosophie, ce qui nous anime. Et aujourd'hui, il se matérialise par justement être à disposition des super vélos. Donc, c'est pour ça aussi qu'on veut la qualité. On privilégie au maximum des boîtes françaises parce que justement, ça fait partie aussi de nos critères et de nos valeurs et c'est quelque chose de très important. Alors,
- Speaker #1
tu l'as peut-être déjà dit, mais est-ce que tu pourrais nous expliquer qu'est-ce qui a fait que vous avez lancé cette entreprise ? Vous avez à un moment donné identifié un marché potentiel ? Qu'est-ce qui vous a mis la puce à l'oreille ?
- Speaker #2
Nous, on avait souscrit à ce service chez un concurrent qui, du coup, proposait quelque chose d'assez similaire, mais cependant, on trouvait que l'exécution était beaucoup moins bien. C'est-à-dire qu'il y avait une promesse d'un service tout compris, sauf que dans les faits, là maintenant, ce n'était pas forcément un rendez-vous. Quand on avait un incident sur un vélo, il n'y avait plus grand monde. Donc forcément, on se dit, le concept de se dire, beaucoup de gens aujourd'hui sont prêts à passer au vélo pour changer leur habitude de transport, beaucoup de gens sont prêts à le faire. sauf qu'aujourd'hui, investi dans un vélo électrique de qualité, on est à minimum à 2 000 euros. Et si on est sur des vélos longtail ou cargo que l'on voit de plus en plus dans les parcs, on est sur des montants supérieurs à 5 000 euros. Donc, on se dit, beaucoup de gens sont prêts à le faire, sauf que le montant est quand même assez important. Et c'est pour ça qu'en proposant un service de location, déjà, ça permet de lisser le prix, en plus tout compris, donc ça fait qu'on ne se pose plus de questions. Nous, on se dit, on veut accompagner ce changement des salariés, mais indirectement, du coup, de monsieur et madame tout le monde, à pouvoir... faire du vélo et tout ça, si en plus l'entreprise peut participer au financement de ce vélo, c'est bonus et comme ça tout le monde est gagnant. Ça veut dire qu'à la fois le salarié lui va changer son mode de transport, donc c'est bien pour tout le monde, pour la planète, et en plus de ça, l'employeur peut décider s'il le souhaite de contribuer à ça en finançant toute ou partie de ses vélos, donc au final tout le monde est gagnant.
- Speaker #0
Rendez-vous le podcast.
- Speaker #1
Est-ce que ça vous demande de votre côté beaucoup de logistique ? Tu parlais tout à l'heure de réparation des vélos, entretien, peut-être aussi des outils web ?
- Speaker #2
Alors nous aujourd'hui sur notre stratégie, on est quand même associé avec beaucoup de partenaires, enfin beaucoup en tout cas, on a des partenaires dans chaque ville sur lesquelles on est particulièrement implanté. C'est vraiment parce que nous on considère qu'on ne peut pas être... bon partout. Donc nous, l'idée, c'est qu'on est vraiment le point de contact pour l'entreprise et c'est nous qui sommes le chef d'orchestre de tous ces acteurs. Notamment pour l'assurance, donc on a notre partenaire. Par contre, s'il y a le moindre souci de vol ou de casse, c'est nous qui intervenons et qui sommes le point de contact pour le client. Pour la maintenance, c'est pareil. Nous avons aussi nos partenaires. On a un partenaire privilégié à Nantes, notamment à Tahoe, mais pas que. On a d'autres aussi partenaires éventuellement pour les dépannages et autres. Donc l'idée, c'est que nous, on s'appuie sur un maillage de partenaires. Sur nos fournisseurs de vélos, la chance qu'on a, c'est qu'aujourd'hui, les fournisseurs de vélos ont beaucoup de stock, donc c'est facile de récupérer des vélos. Donc nous, on n'a pas forcément vocation, on n'est pas un garage à vélos, donc on n'a pas vocation à avoir des dizaines, voire des centaines de vélos en stand dans nos garages. Par contre, forcément, aujourd'hui, on n'a pas ce besoin-là parce que les vélos sont disponibles rapidement. Mais évidemment, dans un second temps, l'objectif, c'est potentiellement de créer, alors à voir si ça sera sous la forme d'un atelier, mais plutôt d'un showroom pour pouvoir présenter nos vélos à nos clients. principalement d'abord à Nantes, et puis après, pourquoi pas à Paris et dans d'autres villes. C'est en tout cas notre objectif.
- Speaker #1
Et c'est quel type de vélo ? Ça peut être des vélos recyclés, reconditionnés aussi ?
- Speaker #2
Alors aujourd'hui, on est beaucoup sur du vélo neuf, mais avec notre nouvelle offre que l'on propose de location à partir de trois mois sans engagement, on va être sur des vélos que l'on garantit en très bon état. Donc là, par contre, ça va être des vélos qui ont pu être utilisés, mais qui sont mis. Nous, on donne la garantie que c'est des vélos en super état, sachant que c'est des vélos que l'on vient faire la maintenance une à deux fois par an. Donc c'est des vélos en très bon état et c'est aussi pour ça qu'on valorise plutôt des vélos de qualité par rapport potentiellement à ce que font les vélos de ville ou nos concurrents, justement parce qu'ils ont une meilleure durabilité, parce qu'on peut davantage les réparer. Et ça aussi, ça fait partie de nos valeurs. Et sur les types de vélos, on propose tous les types de vélos. A la fois du vélo City classique, donc du vélo classique qui correspond à 90% des usages, un vélo qui peut déjà faire 70 km sans aucun problème en autonomie. Après, on a des vélos plus sportifs, que l'on appelle musculaires. Donc en gros, c'est des vélos qui ne sont pas électriques. Parce qu'aujourd'hui, ceux qui aiment bien avoir des vélos non électriques, ils jugent que les vélos électriques, c'est un peu des vélos de feignasse. Alors que nous, on ne veut pas s'opposer les deux. Mais on a des vélos sportifs, effectivement, qui sont électriques ou non électriques. On a également des vélos pliants. Et après, on a des vélos longs qui permettent de transporter 1, 2, 3, voire même 4 enfants. Et des vélos cargo.
- Speaker #1
Si je comprends bien, ton job au quotidien, c'est beaucoup plus... on y revient, mais c'est beaucoup de relationnel, tu fais beaucoup de téléphone dans tes journées. Quel est ton quotidien en tant qu'entrepreneur ?
- Speaker #2
Alors c'est là aussi où nous, on apprend ces nouveaux modèles. C'est que... En 2024, quand on doit chercher des clients, le porte-à-porte, le publipostage, ça ne marche plus en fait. C'est-à-dire qu'avec le télétravail, les salariés, les personnes ne sont plus au sein de leur travail. Donc c'est très difficile de les joindre. Ce qui fait qu'aujourd'hui, c'est beaucoup de LinkedIn, beaucoup de mail, sauf que... tout le monde fait la même chose. Et du coup, les gens sont sur sollicités. Et c'est en ça où on revient à des choses basiques. C'est que du relationnel. Et c'est pour ça que même si on a un très bon contact au sein d'une entreprise, on a le mail du PDG. Si aujourd'hui, on n'a pas le bon contact ou l'intermédiaire pour nous mettre en relation, surtout pour un service comme le nôtre qui est un service assez nouveau, ça ne marchera pas. Donc, c'est pour ça que c'est un mélange de beaucoup de LinkedIn, beaucoup de mail et surtout beaucoup de relationnel pour trouver la bonne personne qui mettra en contact avec le client. et après il faut aussi proposer la bonne offre et au bon moment et ça après c'est forcément aussi un petit facteur de chance qui est important.
- Speaker #1
Qu'est-ce que vous mettez concrètement en application au niveau de la communication, du marketing pour valoriser ce service innovant ?
- Speaker #2
Donc comme je le disais, c'est un service qui est assez nouveau pour les entreprises. Donc le vélo, ça parle à tout le monde. Par contre, dès qu'on parle potentiellement de vélo de fonction, tout de suite, ça devient quelque chose d'un peu différent. On connaît les voitures de fonction, par contre, vélo de fonction, c'est un peu compliqué. Donc c'est pour ça que nous, on a notamment, de manière assez classique, des flyers que l'on peut distribuer. mais on a également notre site sur lequel on compte beaucoup, avec lequel on développe énormément notre visibilité. Et évidemment, on est très actifs sur LinkedIn et avec des newsletters parce qu'il faut d'abord qu'on arrive à expliquer ce que l'on fait, susciter l'envie, parce que nous, on se dit toujours qu'en mettant en avant des super vélos, ça donne envie à tout le monde. et après, on rentre dans la deuxième phase qui est la phase de discussion principalement avec les entreprises mais même parfois avec les particuliers où c'est pas si simple parce que tout le monde est exigeant parce que c'est un moyen de transport qu'on va utiliser potentiellement tous les jours, donc les gens sont exigeants et on rentre dans cette mécanique-là, mais nous c'est ce qu'on adore et c'est ce qu'on a toujours fait dans nos carrières Pierre-Jean et moi, c'est écouter les besoins des gens et essayer de répondre au mieux à leurs besoins.
- Speaker #0
Rendez-vous le podcast
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour la suite ? Quels sont vos objectifs pour 2024 ?
- Speaker #2
Nous, on est une jeune entreprise. On est sur un secteur, le vélo, qui est à la fois... très porteur mais en même temps il y a forcément de la concurrence. Donc nous, évidemment l'objectif c'est de faire plein de beaux vélos chez des beaux clients. On est en discussion avec beaucoup de clients donc ça c'est hyper intéressant. Plein d'idées dans les trois années à venir de développement, d'ouvrir de nouvelles villes aussi, de s'appuyer sur de nouveaux partenaires. Donc nous, l'objectif, c'est évidemment d'accélérer et de pouvoir avoir notre parc suffisant de vélos pour pouvoir commencer à avoir un nombre de salariés qui va nous permettre encore plus de nous développer et créer des petits Blixi un peu partout en France.
- Speaker #1
Parce que à l'heure actuelle, c'est Nantes, c'est d'autres villes de France, Paris ?
- Speaker #2
Alors aujourd'hui, on est présent partout en France parce que vu qu'on travaille avec notre réseau de partenaires, on fournit le vélo et après, on a nos partenaires, notamment sur la maintenance, qui vont intervenir. Donc aujourd'hui, on a déjà nos premiers clients à Nantes, à Paris, à Lyon. et on est en discussion dans d'autres villes, notamment Bordeaux et Toulouse.
- Speaker #1
Comment on peut t'aider ? Qui sont tes partenaires en termes de recommandations, prescriptions ?
- Speaker #2
Alors aujourd'hui, nous, on est toujours à la recherche de nouveaux contacts, notamment chez des entreprises qui, soit ont mis en place, par exemple, des forfaits momité durable, qui permettent aux salariés de bénéficier de... d'un forfait mobilité qu'ils peuvent utiliser, comme ils le souhaitent, notamment avec nos services de vélo, mais également pour acquérir une trottinette ou autre. Évidemment, des entreprises comme celle-ci, mais ça peut être aussi des entreprises qui remboursent 100% la carte transport. Enfin, bref, toutes les entreprises qui se disent Pour mes salariés, ça serait peut-être bien de les faire passer au vélo, parce que ça fait aussi partie de mes valeurs en tant qu'entreprise. Donc, du coup, je souhaiterais que mes salariés partagent ces valeurs.
- Speaker #1
Le vélo de fonction, d'ailleurs, c'est quand même assez novateur. On en parle beaucoup. Ça existe depuis combien de temps le vélo de fonction ?
- Speaker #2
On en parle beaucoup. En attendant, en Allemagne, on est à peu près à 1,5 million de vélos de fonction, alors qu'en France, on est à 50 000. Donc, on a énormément de travail à faire, notamment en France, parce que c'est moins culturel. Tu le sais, en France, on a plutôt une culture de posséder. Le système de location, c'est quelque chose qui fait peur, cet engagement. Et c'est aussi pour ça que maintenant, on propose des offres sans engagement à partir de 3 mois. Nous, on a deux philosophies. Soit faire effectivement des locations plus courtes durées à partir de 3 mois. soit des locations longues, et donc là, c'est vraiment l'entreprise qui met à disposition de ses salariés soit des vélos attribués, soit des vélos en partage, et là, sur plutôt des échelles longues, par exemple sur trois ans, et elle dit, sur trois ans, soit à un salarié en tant que tel, il fournit son vélo, dont le salarié peut participer au financement, l'entreprise finance la totalité, ou alors des vélos qui sont carrément libres au service. Donc, c'est-à-dire que l'entreprise dit, je vous mets à disposition des vélos, et après, mes chers salariés, vous pouvez les utiliser comme vous le souhaitez, vous avez un déjeuner le midi. et bien pas de problème, vous pouvez utiliser le vélo, vous le ramenez ou alors c'est des vélos qui peuvent ramener chez eux l'idée c'est vraiment de se dire la voiture, c'est pas systématique
- Speaker #1
Tu as beaucoup parlé de privé, marché privé est-ce que le marché public, est-ce que par exemple la mairie de Nantes ou d'autres municipalités réagissent positivement à cette offre ?
- Speaker #2
Alors nous, on n'est pas en concurrence directe avec des services de ville, comme on connaît facilement maintenant Naolib à Nantes ou Le Velib à Paris, parce que le service est différent. Donc certes, il est moins cher, mais par contre, le service n'est pas le même. Ça veut dire que... évidemment c'est des vélos qui sont très très peu personnalisés en cas de souci c'est à l'utilisateur de se déplacer pour aller faire réparer son vélo donc on n'est pas du tout sur le même service là nous c'est nous qui nous déplaçons on fournit un service clé en main le salarié ou la personne peut personnaliser son vélo donc on n'est pas du tout sur le même service donc nous on n'est pas forcément en concurrence mais c'est sûr que les métropoles nous on est complémentaires mais elles ont encore du mal Parce que les villes et les métropoles, notamment, elles gardent un peu ce monopole sur cette partie transport. Et du coup, elles ont du mal à s'ouvrir à d'autres services. Il y a d'énormes efforts qui sont faits, mais on sent qu'aujourd'hui encore, on a du mal à se positionner tous ensemble parce qu'on est un acteur nouveau. Du coup, on l'a vu, notamment avec les trottinettes à Paris, ça a quand même créé plus de mauvaises discussions qu'autre chose. Alors que dans les faits, ça permet aussi de dire... il faut avancer plus vite sur ces nouvelles formes de mobilité. Donc nous, on est quand même sur des vélos qui sont plutôt à disposition des entreprises ou des particuliers, mais évidemment, on est ouvert à discussion pour les collectivités. Mais pour une entreprise comme nous qui est assez récente, je pense que la contrainte d'un marché public fait qu'on le fera, c'est sûr, mais pas tout de suite.
- Speaker #1
les vélibs c'était JCDECO à l'époque il me semble,
- Speaker #2
ça l'est toujours d'ailleurs dans le cadre d'une délégation de services publics peut-être pas à l'avenir alors ça va être dur de déloger les acteurs qui aujourd'hui sont en place après on sait très bien où sont fabriqués ces vélos, nous on peut très bien se fournir avec eux, c'est fabriqué juste à côté en Vendée, mais nous on n'a pas forcément cette envie de faire de la masse pour de la masse c'est-à-dire vraiment parce que c'est encore un autre métier parce que c'est plus, on passe plus de temps à faire de la maintenance de vélo qui sont tous les mêmes. Donc du coup, là, c'est qu'on fait de l'économie de déchets parce qu'on fait une énorme quantité de vélo. Alors que nous, on est plutôt une culture de vélo personnalisé. Et nous, ce qu'on veut, c'est apporter du plaisir aussi à utiliser son vélo. Alors que pour tous ceux qui ont utilisé un vélo dans leur vie... c'est pratique, c'est pas cher, mais on ne va pas dire qu'on prend du plaisir à faire du vélib, c'est pas vrai. Alors que quand on a un super vélo de qualité, ça n'a plus rien à voir, mais une nouvelle fois, les deux font la même chose, ils permettent de se déplacer, mais il y en a un où on le fait avec le sourire, et l'autre, un peu moins.
- Speaker #1
Merci Alain. Longue vie au vélo de fonction, alors.
- Speaker #2
Merci, merci encore beaucoup à toi pour l'invitation, et puis à très vite pour le prochain épisode, et on espère plein de nouvelles annonces à faire, ça sera avec grand plaisir.
- Speaker #1
C'est tout ce qu'on vous souhaite. Merci.
- Speaker #0
C'était Rendez-vous, le podcast qui fabrique et consolide votre réseau d'apporteurs d'affaires.