- Speaker #0
Bonjour Adeline, bienvenue !
- Speaker #1
Bonjour Jean-Christophe, bonjour à tous les auditeurs !
- Speaker #0
Ça va, t'es bien installée, t'es prête ?
- Speaker #1
Ouais, écoute, tout va bien !
- Speaker #0
Eh bien écoute, on va faire un petit tête-à-tête ensemble, t'as 40, 45 minutes, pas plus. Tu vas tout de suite après te présenter, te pitcher, parce que dans cette émission, ce sont les invités qui se présentent eux-mêmes. Après, on va essayer de remonter un peu le temps, savoir un petit peu... Comment tu en es arrivé à te retrouver en indépendante, à être dans le monde des attachés de presse, le monde peut-être aussi de la presse, des journalistes, tout ça ? Tu auras ta carte blanche et après, on va parler d'un phénomène. Ça fait plusieurs années que je me rends compte qu'il y a plus en plus de collectifs d'indépendants qui se structurent, un peu des micro-réseaux, et je trouve que c'est hyper chouette d'explorer ça avec toi aujourd'hui puisque tu es là. co-fondatrice du collectif Domino, c'est bien ça ?
- Speaker #1
Exactement, tu as tout compris.
- Speaker #0
Bon ben c'est parti alors, tu es dans un ascenseur, tu fais ton elevator pitch avec un prospect, un entrepreneur du CAC 40 qui est là.
- Speaker #1
Et bien du coup Adeline, je suis attachée de presse et en fait le métier d'attachée de presse consiste à valoriser les entreprises avec lesquelles je travaille auprès des médias. Donc c'est de... convaincre les journalistes, les podcasters, les blogueurs de parler en fait des entreprises avec lesquelles je travaille pour qu'elles gagnent en notoriété, en crédibilité et puis qu'elles gagnent aussi la confiance de leurs prospects en étant un petit peu validées par les médias.
- Speaker #0
Ok, alors remontons le temps maintenant. T'as fait quoi comme bac ?
- Speaker #1
J'ai fait un bac S avec une option Art Plastic. Donc, on n'était pas beaucoup à avoir ce droit-là parce que normalement, l'option art plastique, c'était que les bacs littéraires. Donc déjà, j'ai eu cette chance de pouvoir faire un bac avec une option un peu particulière dans mon lycée.
- Speaker #0
Ok, un bac S, ok. Et après alors ?
- Speaker #1
Et du coup, bac S qui m'a emmenée après vers des études en biologie, en agronomie, agroalimentaire et terroir viticole pendant cinq ans. Alors aujourd'hui, pas du tout. plus du tout dans ce domaine-là. Mais en fait, aujourd'hui, je me rends compte que ces études, finalement, très scientifiques, elles me permettent d'accompagner des clients dans tout un tas de domaines et de comprendre plein de choses justement au niveau de la biologie, de la biochimie. J'arrive du coup à être sur pas mal de fronts différents et ça, c'est une vraie force aussi, je pense, dans mon métier quelque part.
- Speaker #0
Donc, c'était un peu un métier d'ingénieur, c'est ça ?
- Speaker #1
Alors, ce n'était pas une école d'ingénieur, mais en effet, oui, c'était de la recherche. J'ai fait des stages, par exemple, sur une étude de ce qu'on appelle de produits phyto, entre guillemets. Alors, dans le jargon, on n'appelle pas ça comme ça, mais pour voir un petit peu les mauvaises herbes, comment on pouvait, avec différents produits, s'en débarrasser dans les cultures, sans que forcément ce soit des produits... très nocif. Donc justement, il y avait déjà toute cette recherche-là aussi de mettre du sens dans le monde de demain. J'ai fait des recherches aussi au niveau de la vigne dans un de mes stages, à quel stade exactement on est au bon moment de la maturité du grain pour pouvoir vendanger et puis avoir telle et telle caractéristique dans le vin. Donc vraiment aussi d'anticiper. Là, il y avait une part réchauffement climatique. Et tout ça vraiment avec cette dimension quand même d'améliorer le monde de demain avec des produits moins nocifs, avec une adaptation à l'environnement et puis au réchauffement, par exemple, climatique.
- Speaker #0
Alors quels ont été tes premiers jobs ?
- Speaker #1
Mon tout premier job, j'ai bossé pour une association agricole. C'est un syndicat même, où il y avait la partie défense des dossiers agricoles. Donc là, vraiment, j'étais dans l'élément de mes études. Et il y avait toute une partie, dans une association, on est tout seul en général, ou on est deux. Moi, j'ai été au maximum deux sur l'association en tant que salarié. Donc, il faut savoir tout faire. On pose la compta sur le bureau et ce jour-là, je me suis dit, ah d'accord, enchantée. Et puis, il y a aussi toute la partie communication, à la fois communication interne pour les adhérents, parce que c'était une association où il y avait presque 500 adhérents. Donc, il faut que tout le monde soit un petit peu au courant quand même de ce qui se passe aussi. et qui plus est, une association où il y avait plusieurs échelons. Donc moi, j'étais au niveau du département. Il y avait des cantons en dessous et au-dessus, on avait la région et on avait l'association au niveau national. il y avait des infos qui arrivaient d'un petit peu partout. Donc il fallait les relayer à tout le monde en interne, aux bonnes personnes, pour que tout le monde soit au courant. Mais aussi de la communication grand public. Qu'est-ce que les agriculteurs faisaient aussi de bien ? Tu vois, souvent on décrit l'agriculture, mais il y a aussi des marchés de producteurs, des choses qui sont faites aussi dans le bon sens pour le grand public. Et il y avait vraiment toute cette partie valorisation-là, avec une partie événementielle aussi. Comme je te dis, par exemple, des marchés, des actions dans les collèges pour valoriser les métiers du vivant. Il y avait plein d'actions qu'on menait. Et ça m'a fait découvrir tout ce point de la communication interne, externe et aussi les relations avec les journalistes. Parce que ça, d'ailleurs, je l'ai fait, je pense, dès le premier jour où je suis arrivée. Je suis arrivée le lundi et le vendredi, il y avait l'Assemblée générale de l'association. Et puis, on m'a dit, il faut que tu préviennes les journalistes. sauf que le fichier qu'on m'avait donné n'était plus très à jour. Et je me suis dit, oulala, moi je ne vais pas travailler comme ça, avoir que des retours de mails, ça ne me va pas. Donc j'ai appelé les rédactions. Et puis petit à petit, c'est comme ça que j'ai fait connaissance aussi avec les journalistes.
- Speaker #0
Donc tu avais déjà un peu la graine, la fibre de la communication ? J'en avais jamais l'expérience. Le cliché qu'on peut dire aux experts de leur domaine, les ingénieurs. C'est que quand il parle à un journaliste ou quand il s'exprime en public, on ne comprend pas toujours ce qu'il raconte. C'est très bardé de détails techniques. Mais toi, tu n'as pas été dans ce pic-là, non ?
- Speaker #1
Moi, j'ai une chance, c'est que je suis fille d'instit et je crois que ce que tu as un peu pédagogie était déjà là et que j'ai essayé de vulgariser. Et je me rendais compte de toute façon, même dans mes stages, que plus tu parles technique, plus en face tu es confronté à un mur. En fait, les gens, ils ne te comprennent pas. et si... ce que je trouvais aussi un peu dommage, justement, dans le milieu très scientifique, il faut vulgariser les choses, il faut essayer de trouver des images, essayer de trouver des parallèles. Et ça, je pense que j'ai eu cette chance-là quand même d'avoir un côté pédagogique en moi. Alors je dis, bon, je suis fille d'un style, j'en rigole, mais est-ce que c'est ça ou est-ce que c'est une de mes caractéristiques ? Je ne sais pas, mais le côté pédagogique m'a toujours plu. Et non, je n'avais par contre jamais fait de com avant d'arriver sur ce premier poste salarié. Mais mine de rien, on y reviendra après, mais quand j'ai créé mon entreprise, tous mes proches n'étaient pas surpris. Donc quelque part, c'est que la com, il y avait quelque chose quand même. Et ce que j'ai aimé, si tu veux, c'est le côté très humain de la communication. On est au centre des choses. Là, j'étais au centre de l'association, il fallait que j'aille chercher l'info, comme tu disais, sur le national, au niveau du régional, pour les redescendre dans les échelons cantonaux. Mais en même temps, dans les cantons, il se passait plein de choses. qui n'étaient pas toujours valorisées. Et je pense que j'ai ce sentiment d'équité aussi, qui est très fort chez moi. Et je voulais que tous les cantons aient leur temps de parole, je ne sais pas, sur les réseaux sociaux, dans la newsletter, et de pouvoir valoriser les actions de tout le monde. Donc ça, ça n'arrivait pas tout cuit à moi. Il fallait que j'aille aussi un peu chercher l'info. Il fallait que les gens aient confiance en moi. Donc il fallait aussi que je me montre, que j'aille les voir, que j'aille à la pêche aux infos, pour pouvoir communiquer plus facilement. Et en fait, j'ai adoré ce côté humain de valoriser les gens. Et pareil avec les journalistes, c'est ce côté où il faut apprendre à bien les connaître pour pouvoir aussi leur proposer la meilleure façon de parler d'un sujet. Et ce côté humain de la communication, moi, ça m'a toujours vraiment passionnée à partir du moment où j'y ai mis un pied.
- Speaker #0
Tu as eu d'autres expériences avant de te lancer en freelance ? Oui,
- Speaker #1
après, j'ai été trois ans et demi sur ce poste-là. Et ensuite, de nouveau trois ans et demi, donc le hasard, mais sur un deuxième poste où là, j'ai été en plus recrutée pour ma double compétence agronomie, agroalimentaire et communication. Parce que là, j'ai été embauchée par un centre de formation qui formait des fromagers. Alors, je sais, ça ne s'invente pas, mais j'habite en France comptée, donc ça peut peut-être expliquer. Voilà, le terroir local. et en fait, j'avais un poste assez large où je faisais à la fois le recrutement des étudiants dans les classes, donc j'allais dans les salons de l'étudiant, les choses comme ça, pour essayer de promouvoir l'école. Et je faisais beaucoup d'actions aussi de communication, donc justement des actions parfois même auprès des collèges ou des lycées, mais aussi des actions auprès de Pôle emploi, par exemple, parce qu'on avait des formations pour des reconversions d'adultes. Et puis les réseaux sociaux, donc ça m'est arrivé d'animer des lives sur les réseaux sociaux pour... essayer de convaincre de futurs élèves de venir sur l'école. Toute cette partie relations presse que j'ai pu continuer aussi.
- Speaker #0
C'était commercial un peu aussi du coup.
- Speaker #1
Exactement. Vraiment, j'avais cette posture-là de commercial, même si pour des classes, ce n'est pas vraiment à faire signer un devis, mais en effet, oui, c'était de remplir les classes. Donc, c'était bien du commercial, tout à fait.
- Speaker #0
Ok. Alors juste avant de parler un peu de relations presse, parce que c'est hyper intéressant, la connexion, tout ça, les mises en relation. Tu as eu d'autres expériences pro ou comment ça s'est passé ?
- Speaker #1
Les sept ans.
- Speaker #0
Donc au bout de sept ans, il y a eu un déclencheur. Moi, je suis un grand fan de la série Esprit criminel. C'est quoi le déclencheur pour devenir entrepreneur, entrepreneuse ?
- Speaker #1
Ça a été de me dire que... À ce moment-là, je trouvais que les agriculteurs ne savaient pas forcément, ou en tout cas le milieu agronome, agricole, ne savaient pas forcément valoriser ce qui faisait de bien. Il y a plein de petits producteurs qui respectent l'environnement, qui font plein de choses chouettes, qui font de la vente directe, mais qui, pour moi, à ce moment-là, ne savaient pas le mettre assez en avant. Donc je me suis dit, moi j'ai cette double compétence-là, mais autant en faire quelque chose, autant les aider. à communiquer, à se valoriser tout en connaissant ce qu'ils font et puis justement en sachant en parler de façon assez claire aussi pour le grand public. Donc au départ j'ai sollicité mon cercle de premier niveau, mon premier réseau, le réseau que je connaissais, les viticulteurs, les agriculteurs, les fromagers, etc. Je me suis dit je me laisse un an pour faire mon étude de marché et en fait dès la première semaine... Je me suis dit que toutes les semaines, je contacte 4-5 personnes. Et dès la première semaine, j'ai eu deux personnes qui m'ont dit « Ah oui, on a besoin de toi. » « Bon, d'accord, mais quand ? » « Maintenant. » « Ah d'accord, je vais vite faire un numéro de sirète et déclarer. » « Ah oui ! » Voilà, comment ça s'est passé. Au départ, je faisais de la communication large parce que c'est ce que je faisais finalement dans mes deux postes salariés. Et puis, la vie fait que le premier cercle s'est très vite élargi. à d'autres cercles, les gens ont parlé de moi et en fait ça s'est élargi du coup à d'autres domaines que l'agriculture. Donc là je me suis dit, waouh, en fait je peux accompagner plein de gens, donc tu vois c'était là, waouh c'est trop bien. C'est quand ça ?
- Speaker #0
C'était en quelle année que tu t'es lancée ?
- Speaker #1
C'est 2021 que j'ai créé l'entreprise.
- Speaker #0
D'accord, ouais. Bien, bien, bien.
- Speaker #1
Donc voilà, et puis au bout de deux ans, j'ai serré vraiment sur les relations presse parce que, par exemple dans les réseaux d'entrepreneurs, si je me présentais en tant que communicante, J'entendais encore bien « Ah oui, encore une petite nana de la com. » « Ah bah oui, bon, encore de la com. » Les gens, tu vois, le ressenti qu'ils avaient, alors que quand je disais les différentes prestas que je proposais, dont les relations presse, là, on me disait « Ah, mais les relations presse, on n'en connaît pas d'autres. » Et je me suis dit « Ah, d'accord. » Et donc, c'était en plus un des domaines où j'ai des très bons résultats. Donc, tout ça a fait que je me suis dit « En fait, autant faire que les relations presse, Pas fait sans nuit blanche. Voilà. Est-ce que je fais le bon choix ? Est-ce que je vais dans la bonne direction ? Mais clairement, aujourd'hui...
- Speaker #0
Qui sont tes clients, alors, aujourd'hui ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, j'ai un panel de clients assez large, des clients qui apportent quelque chose pour le monde de demain. Donc, il y a des startups. J'ai des TPE, PME. Et j'ai aussi, par exemple, des artistes, des auteurs qui vont sortir un livre, qui vont sortir un CD et qui ont besoin, en fait, de le faire. connaître au grand public et qui utilisent le levier des médias pour le faire, qui ont compris qu'on ne pouvait pas s'enfermer que sur les réseaux sociaux, par exemple.
- Speaker #0
Alors, comment on collabore au quotidien avec une attachée de presse quand on est entrepreneur ?
- Speaker #1
Eh bien, par exemple, la fonction, ça va être de rédiger un communiqué de presse, donc une sorte de pré-article, en fait, que le journaliste va pouvoir utiliser soit en l'état, soit comme base, en fait, pour son interview. C'est un document qui est assez normé. Il faut savoir le faire. Il ne se rédige pas n'importe comment. Il y a des infos précises à mettre dans un ordre un peu particulier. C'est assez normé comme document. Donc, il y a cette première chose. Ça va être le communiqué de presse. Donc, moi, il faut que je connaisse assez bien l'entreprise, la cliente, pour pouvoir justement la valoriser le mieux possible, déjà dans cette première étape dans le communiqué de presse. Ensuite, je vais choisir les journalistes qui sont pertinents. pour le sujet qu'on a choisi avec l'entreprise et je vais essayer de les convaincre après, leur envoyer ce communiqué de presse-là, en essayant de les convaincre que le sujet de mon client, il est pertinent pour telle et telle raison, pour l'audience, pourquoi à telle date. Vraiment d'essayer de faire un peu de négociation finalement aussi avec le journaliste.
- Speaker #0
Il y a aussi l'actualité peut-être. Exactement, oui. On ne peut pas demander à un journaliste d'iffuser notre communiqué de presse s'il est... Trop promotionnel et déconnecté d'une actu.
- Speaker #1
Ah mais tout à fait. Ça, le trop promotionnel, c'est ça. Ce n'est pas un catalogue. Il faut bien se dire que le journaliste, ce n'est pas un communicant. Il apporte de l'information. une audience, c'est pas notre marketeur, c'est pareil il faut pas utiliser de superlatifs, il faut faire attention à ce qu'on apporte et en effet sous forme vraiment informative et pas publicitaire en fait. Et c'est ça parfois que les entreprises si elles font leurs relations presse en direct elles peuvent avoir un peu de mal là dessus parce qu'on a forcément envie de se vanter un petit peu, de dire qu'on est les meilleurs, qu'on est les seuls sur notre marché, alors qu'en fait ça si on dit ça à un journaliste ça passe pas trop. Alors que si on a des données chiffrées, sourcées, si vraiment on le présente comme une information, ça va beaucoup mieux passer. Mais il y a une notion de temporalité avec de l'actu, en effet, des choses qu'on peut proposer à différents moments de l'année et pas à d'autres.
- Speaker #0
Comment tu entretiens le lien avec les journalistes ? Tu les invites souvent à déjeuner ?
- Speaker #1
Il y a des invitations comme ça à des déjeuners. Il y a des appels aussi quand même. Et puis, c'est de lire. tout ce qu'ils produisent, ou d'écouter selon si c'est de la radio, de la télé ou de la presse papier, du podcast, parce que le podcast c'est aussi un média, les blogs, les newsletters, vraiment d'aller consommer ce qu'eux produisent pour être sûr aussi de leur proposer les bonnes choses. Et si tu veux, ce réseau, je pense qu'aujourd'hui je peux dire qu'il est assez fort, dans le sens où les journalistes m'appellent en me disant « Ah ben, je sais que c'est un peu ta typologie de client, est-ce que tu n'aurais pas un client qui fait ceci ou cela ? » Et là, je me dis, c'est chouette, ça veut dire qu'à l'inverse, les journalistes m'ont identifié aussi sur certains types de sujets. Donc ça, je trouve ça super. J'ai encore une journaliste, la semaine dernière, qui me dit, mais tu m'avais parlé de quelqu'un qui faisait ça. Est-ce qu'éventuellement, c'est toujours le cas ? C'était il y a un an et demi que j'avais envoyé le communiqué de presse. Et elle me dit, oui, du coup, j'aimerais bien avoir cette personne-là pour une interview pour tel sujet. Mais si tu en as d'autres, du coup, je suis preneuse. Franchement, c'est super ce lien qu'on a, en fait, gagnant-gagnant avec le journaliste, en fait.
- Speaker #0
Et tu briefes tes clients, du coup, j'imagine, par rapport aux interventions qu'ils font dans la presse. Oui. Tu les coaches un peu.
- Speaker #1
Tout à fait. Alors, ce n'est pas formalisé comme du média training hyper poussé, parce que moi, ce que je n'aime pas, c'est d'avoir des éléments de langage qu'on recrache bêtement, pareil partout. J'aime bien quand ils mettent un peu leurs pattes différentes. Mais par contre, oui, c'est une interview radio, on va directement dans le sujet, on ne va pas forcément dire « merci, nanana » pendant 10 minutes, alors qu'en fait, l'interview, elle dure 2 minutes et puis les gens, on les a perdus. En radio, on fait juste entendre, on est souvent en voiture quand on écoute la radio, donc les gens, ils sont en train de faire autre chose, il faut qu'on capte leur attention, par exemple. Ou aussi de dire « le journaliste, certes, ce n'est pas notre ennemi, mais ce n'est pas non plus ton ami, tout ce que tu vas dire en off » . c'est susceptible de sortir aussi des petites choses comme ça. On ne tape pas sur ses concurrents. Alors moi, j'ai de la chance de ne pas avoir des entreprises polémiques qui taperaient sur les concurrents. Mais des petites choses comme ça aussi, de savoir où regarder des fois quand il y a une caméra, plein de choses. Sur un podcast, une fois, j'ai lu un client qui faisait tout le temps avec son client, toute l'interview. Et je lui ai dit, écoute, je suis désolée, je ne peux pas t'écouter, c'est insupportable. Donc ça, c'est le genre de petites choses aussi. Tu ne mets pas un crayon près de toi, tu ne tapes pas avec ton crayon, tu ne tapes pas dans tes écouteurs qui, après, s'agrézillent. Tu vois, plein de petits détails comme ça, où en effet, je leur explique comment ça va se passer. Et puis, ce que je fais, j'essaye de, en connaissant bien les médias, j'essaie de pouvoir connaître aussi les typologies de questions qui peuvent être potentiellement posées.
- Speaker #0
Oui, le fond et la forme sont hyper importants, bien sûr. Est-ce que tu fais un petit peu de IRP aussi, dans le sens, avec des influenceurs ?
- Speaker #1
Alors ça, moi, je n'en fais pas trop. Parce qu'en fait, si tu veux, depuis la loi Influence, je trouve que ça vachement contraint les choses aussi, avec beaucoup d'obligations contractuelles, de surveiller aussi, est-ce qu'ils sont influenceurs insensables ? Il y a vraiment plein de critères, plein de choses. Aujourd'hui, je me dis, il y a des agences d'influence qui sont spécialisées, qui ont des juristes pour faire aussi les contrats, pour... Et ça, du coup, je préfère laisser aussi la main à des personnes plus spécialisées parce que je trouve que ça a beaucoup contraint les choses.
- Speaker #0
Mais podcast alors, avec des podcasteurs aussi, par contre, ça tu fais ?
- Speaker #1
Oui, ça je fais. Je fais podcasteur, blogueur, newsletter, télé, presse, papier traditionnel, donc magazine ou journaux. Vraiment tout le reste, du coup, mais juste pas les influenceurs.
- Speaker #0
Oui, les podcasteurs qui sont... aussi de belles audiences qui sont aussi des connecteurs quelque part mais on a du mal peut-être à les identifier tous tous les podcasteurs de France alors on parle que des français mais il y en a plein d'autres dans tous les autres pays comment tu fais pour aller trouver les podcasteurs ?
- Speaker #1
Alors, je sais que tu avais reçu mon collègue Manuel, par exemple. Ah oui ! L'outil, donc, coucou Manuel, qui a créé Mediafinder. Donc, c'est un outil qui recense énormément de newsletters et de podcasts. Donc ça, ça fait partie des outils intéressants, parce que sinon, il n'y a pas d'autres outils à ma connaissance qui recensent les podcasts. Et en fait, moi, j'en écoute énormément, énormément, énormément, énormément. Tous les jours, j'écoute des podcasts. Et en fait, j'essaye aussi de me laisser porter des fois par les algorithmes. Des fois, je vais me dire, bon, allez, je vais un coup sur Apple Podcast et je regarde ce que les algorithmes me proposent sur ce sujet-là. Des fois, je vais aller sur YouTube et je vais faire pareil. Je vais me dire, tiens, qu'est-ce que l'algorithme, après, va me proposer comme autre podcast sur le même sujet ? Et puis, d'essayer d'élargir toujours. Donc, en ayant une écoute active, je me dis, est-ce que ça, c'est pertinent pour un de mes clients ? Oui. Donc, comment je peux contacter le podcasteur ? Et puis, c'est vraiment un travail de fourmi aussi, en plus de ça.
- Speaker #0
En termes d'audience aussi, les podcasteurs, il y a des feedbacks à nous faire là-dessus.
- Speaker #1
Moi, j'ai tendance à dire qu'il n'y a pas de petits médias. Parce que ça, c'est pareil, c'est un de mes combats d'essayer de dire. Mais en fait, le travail, il est le même pour le podcasteur, quelle que soit l'audience déjà. Donc, c'est quand même quelque chose à valoriser. Et au-delà de ça, les podcasts, c'est vraiment niche. C'est une audience qui est hyper attentive, qui va être hyper... engagé pour son hôte, le podcast, on va vite écouter 1, 2, 3, 10 épisodes. Je me souviens, avant de t'avoir contacté, quand j'ai découvert le podcast, j'en ai écouté plein des épisodes pour me mettre dedans, pour voir, pour me dire « Ah, mais ça, mais c'est… » Tu vois, de faire des connexions entre plein de choses. Donc, c'est aussi cette consommation du podcast qu'il faut envisager. C'est de se dire que les audiences, elles sont tellement engagées auprès du podcasteur que ça vaut… Ça vaut largement un grand média avec une audience énorme, mais où les gens ne sont pas qualifiés.
- Speaker #0
C'est hyper chouette, ça, dis donc. Mais alors, tes clients, en moyenne, ils passent dans combien de podcasts ?
- Speaker #1
C'est une bonne question, ça. J'avoue que je ne sais pas dire comme ça, mais j'en ai là, dans les podcasts. Je crois que sur les 900 interviews quasiment que j'ai décrochées depuis 2023, je crois qu'il y a une centaine d'épisodes de podcasts. Un pour neuf. Du coup,
- Speaker #0
pour un chef d'entreprise, c'est quelque chose qui doit rentrer dans la norme de passer dans un podcast.
- Speaker #1
Eh bien, il y en a plein, justement, dans mes clients qui me disent c'est la première fois et tout. Mais du coup, ils sont trop contents parce que j'ai l'impression que ça, les gens, ils se disent j'ai toujours eu envie de faire un podcast. Je ne m'attendais pas à ça, mais des fois, je rigole parce que je me dis bon, c'est génial de finalement pouvoir ouvrir ces opportunités là. que les gens n'auraient pas imaginé, pas pensé, ou en tout cas qu'ils voulaient, mais où ils ne savaient pas comment y accéder.
- Speaker #0
Parce qu'en termes de notoriété, c'est bien. On tape ton nom, tu apparaît dans le podcast d'un tel, d'un tel. C'est des petites briques comme ça. Tu ne peux peut-être pas forcément passer dans le podcast le plus influent de la francophonie, mais étape par étape, tu commences à te faire connaître.
- Speaker #1
C'est ce que je dis toujours, génération do it yourself, on va y aller doucement avant de viser cet objectif-là. étape par étape. Mais pour le coup, en plus, les podcasteurs, vous avez une force énorme, c'est que vous avez aussi besoin de faire connaître vos podcasts. Donc, vous allez communiquer dessus. Donc, il y aura des posts sur les réseaux sociaux, il y aura, pour certains, des newsletters, pour certains, il y aura un article de blog, donc ça veut dire du référencement aussi naturel. C'est une mine d'or énorme de passer sur un podcast et en fait, c'est donnant-donnant parce que le podcasteur, il peut dire aussi « Hey, j'ai reçu un tel ! » Donc c'est aussi faire venir ces audiences parce que c'est pareil, ça j'insiste beaucoup, j'essaye. Ils le font, tant mieux, ils ne le font pas trop la main, mais pour autant j'essaie d'insister quand même auprès de mes clients. On repartage aussi, c'est vraiment ce côté donnant-donnant, on repartage aussi les parutions des médias, dans le respect du droit d'auteur, parce que ça on ne le sait pas forcément, mais les parutions d'un article de presse, on n'a pas le droit de le diffuser comme ça, gratuitement, en entier. Pire s'il était réservé aux abonnés.
- Speaker #0
Oulala, je vois un gros sujet là, mais on n'aura pas le temps de l'aborder aujourd'hui. Avec l'intelligence artificielle, la reprise des articles de presse et tout ça. Tout le contenu qui est produit, qui est repris par l'IA. Bref, on en parlera un autre jour. Il est venu maintenant le temps de ta carte blanche. Allez, à toi Dieu.
- Speaker #1
Donc là, tout à l'heure, on disait que j'avais vraiment des auteurs. artistes, des startups, des PME dans mes clients et j'ai élargi aussi un petit peu pour les indépendants parce que je me dis mais en fait moi qui dis tout le temps que les relations presse ça peut être pour tout le monde Il faut juste après trouver le bon sujet, le bon moment, etc. Je me disais, en fait, les indépendants, je n'arrive pas toujours à les accompagner parce qu'il n'y avait pas toujours un sujet. Donc, j'ai développé là un bootcamp, quatre semaines pour apprendre à décrocher des interviews sur les podcasts. Donc, c'est drôle qu'on ait parlé de ça juste avant. Plutôt justement pour l'écosystème des vraiment TPE ou des indépendants, petite structure pour savoir comment on fait pour aller à la rencontre des podcasters et décrocher des interviews. Parce que pour moi, c'est un des moyens de communication assez évident, assez chouette, qui permet par la voix de transmettre plein de choses. Donc vraiment, j'ai envie de pouvoir accompagner, de former sur ce sujet. Donc si vous connaissez des personnes, je vais ouvrir aussi l'affiliation. Donc n'hésitez pas s'il y a des personnes autour de vous qui pourraient être intéressées, avec plaisir, pour vous donner une petite commission d'affiliation.
- Speaker #0
Super ! Les grands esprits se rencontrent ! Le message est passé Adeline, alors on va attaquer maintenant le dur de ce podcast. On s'est dit qu'on parlait des collectifs d'entreprises. Donc collaborer à 5 pour un développement exponentiel. De mon côté, depuis que je suis dans l'entrepreneuriat et que je suis en freelance, solopreneur, je vois beaucoup de collectifs se monter de toutes les tailles. Des fois, des collectifs de 20, 25, 30 freelances, qui ne sont pas forcément au sein de clubs, des communautés. Mais vous, du coup, au sein de Domino, explique-nous un peu comment, dans quel contexte, c'est monté ce collectif. Mais vous n'êtes que cinq, c'est ça ? Est-ce que vous pouvez présenter un peu tout le monde ?
- Speaker #1
Nous ne sommes que cinq. Donc, on a cofondé le collectif tous ensemble. On est tous ensemble depuis le début. Et vraiment, ça a été notre volonté à tous. Donc on a Nicolas et Océane Agnello qui eux sont développeurs, donc ils font à la fois des apps et des sites internet. Et d'ailleurs ils ont développé une application là de partenariat récemment. On a aussi Marlène Roudier qui elle fait la partie gestion des réseaux sociaux, stratégie et une partie aussi communication événementielle dans le sens si vous avez besoin d'un appui le jour J peut-être pour... pour communiquer quand vous êtes sur le stand, pour venir faire des vidéos, pour venir faire un peu de contenu pour vos réseaux sociaux. Et puis, on a aussi Delphine Claire Serrette, qui, elle, fait toute la partie à la fois storytelling, donc rédactionnelle, à la fois des portraits d'entrepreneurs, des newsletters, et qui fait aussi une partie un petit peu raconter l'entreprise à travers un podcast, donc un podcast de marque. Vraiment aussi, des fois, des vidéos pareilles où il y a... des témoignages clients, enfin vraiment de pouvoir donner une histoire aux marques. Et puis moi, du coup, pour la partie relations avec les médias.
- Speaker #0
Et vous vous êtes rencontrés comment tous les cinq ?
- Speaker #1
Alors nous, on est tous sur Besançon. Donc c'est comme ça qu'on se connaissait un petit peu. Et en fait, on a décidé déjà de travailler ensemble pour un salon professionnel, de réserver B2B, vraiment service pour les entreprises. Et en fait, au départ, c'est moi qui exposais sur ce salon. Donc vraiment, comme je disais sur la partie communication large, quand je faisais ça et quand j'ai serré sur les relations presse, je me suis dit c'est trop dommage d'être toute seule. Les relations presse, c'est bien, mais ça ne suffit pas et il faut que ça s'insère vraiment dans une stratégie de communication globale, dans un écosystème complet. Donc c'est là que j'ai sollicité Delphine en lui disant écoute, est-ce que ça te dit, on est hyper complémentaire dans nos métiers ? toi tu fais le storytelling, la rédac, etc. Est-ce que ça te dit de faire le stand avec moi ? Oui. Et puis je lui ai dit, qui est-ce qu'on peut ajouter ? Et donc c'est aussi là qu'on a proposé à Océane, Nicolas, qui sont devs, et puis à Marlène pour les réseaux sociaux, et pour faire ce stand commun, ce pôle communication finalement sur ce salon, où en plus ces gens nous ont dit, mais c'est génial d'avoir fait ça comme ça. jamais personne d'autre l'avait fait. Oui, les gens, ils viennent, c'est une entreprise, c'est individualiste, c'est chacun pour soi et puis c'est tout. Alors que nous, on a montré la logique finalement entre nos métiers, la force que les clients pouvaient avoir de travailler avec plusieurs d'entre nous potentiellement. Et après ce salon-là, on a dit, il ne faut pas qu'on fasse du one-shot. En fait, ce ne sera pas juste pour le coût financier du salon. Ce n'est pas du tout ça. Il y a bien plus grand à faire. Et c'est comme ça qu'on a commencé à créer le collectif. Donc ça, c'était début 2024. Donc ça va faire bien longtemps.
- Speaker #0
C'est récent.
- Speaker #1
Oui, c'est récent. Mais pour autant, déjà deux ans quand même. Et puis plein de belles choses réalisées aussi.
- Speaker #0
Alors pour faire un peu de pédagogie, vous êtes tous ce qu'on appelle des prescripteurs. Vous avez tous des offres complémentaires. C'est ça.
- Speaker #1
Sur un corps de métier lié à la communication, le marketing, c'est quand même très, très proche avec des cibles clients qui sont plus ou moins les mêmes. C'est ça.
- Speaker #0
Exactement. C'est ça. C'est parce qu'on avait la même vision, les mêmes clients qu'on peut travailler ensemble aussi. Et en fait, pour le client, c'est hyper facilitant parce qu'il y a un seul brief. Plutôt que d'en faire un à chaque prestataire, le client, il n'a pas besoin de se dire est-ce que le... Le prestataire 1 m'aura facturé quelque chose que le prestataire 2 va me refacturer aussi. Nous, vu qu'on travaille ensemble, tout est lissé finalement dans la partie gestion de projet entre nous. Ça, c'est pareil, c'est nous qui le faisons. Le prestataire, il n'a pas besoin de surveiller chacun individuellement. Je vois par exemple, il y a eu des clients qui avaient refait leur site Internet, des clients du collectif. Donc, Océane et Nicolas ont fait la partie développement, mais sauf qu'un site Internet, c'est une coquille. Il faut du contenu dedans. Donc, du coup, là, c'est Delphine qui avait pris la main et qui a fait toute la rédaction des pages aussi du site Internet. Et ça, ça s'est fait fluidement. En fait, Delphine, elle a fait ses interviews avec l'entreprise pour avoir les infos. Océane et Nicolas, ils ont développé. Hop, quand tout était prêt, Delphine leur a envoyé. Et le client, finalement, il a eu son site Internet livré avec tout. Et puis lui, il n'a eu pas à s'en soucier. Enfin, il a fait les rendez-vous avec Océane, Nicolas et Delphine. Mais sinon, ça s'est tout fait fluidement, en fait, entre nous.
- Speaker #1
D'accord, ça n'empêche pas aux petits chacun d'avoir ses propres missions, j'imagine.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. On reste chacun sur nos entreprises, qui en plus commençaient à être un peu connues les uns les autres. Donc c'est vrai qu'on s'est dit, on ne masque même pas complètement nos noms. On travaille quand même sous l'entité du collectif, le collectif Domino, mais pour autant, on reste quand même aussi Adeline, deux comme toi, comme Marlène, de l'agence FUSU. On essaie quand même de garder ce côté-là pour que les gens sachent qui on est. Comme tu dis, c'est le début du collectif, donc il faut aussi que les gens puissent nous réassocier, qu'ils sachent bien qui on est. C'est aussi vraiment à la carte, parce qu'il y a des fois des gens qui nous disent « ah oui, mais moi, je n'ai pas besoin des cas de prestations » . C'est aussi à la carte, selon certes le besoin du client, mais surtout ce qu'on voit nous au niveau stratégique, et puis ce qui peut être envisagé, on suggère aussi des solutions, mais ce n'est pas obligé de bosser qu'avec nous. Et en plus de ça... Tu disais, on garde nos missions, mais en plus de ça, dans le collectif, on est les cinq, mais on travaille avec d'autres prestats aussi, qui pour le moment ne sont pas encore rentrés officiellement dans le collectif, mais on a déjà conseillé une traductrice du français vers l'anglais, vers l'américain même, parce qu'elle est native américaine, elle est traductrice, et le client en question avait besoin d'une présence à l'international en Amérique. Donc, c'est elle qui a fait la traduction des plaquettes commerciales du site internet. On a recommandé déjà un vidéaste, un photographe, une graphiste, quelqu'un qui fait du référencement naturel. Donc en fait, comme ça, on a pu bosser aussi avec d'autres prestataires qu'on connaît et qui permettent vraiment d'avoir un champ de compétences hyper large. Et les clients sont en confiance parce qu'on se connaît, on bosse ensemble et comme je disais, c'est assez fluide pour tout le monde du coup.
- Speaker #1
Est-ce que l'actif n'a pas vocation à s'agrandir ? Vous êtes à 5, c'est très bien, vous avez atteint un certain équilibre pour le moment ? C'est ce qu'on appelle dans un réseau, c'est un peu le noyau dur. Pour le moment,
- Speaker #0
l'équipe fait ça. Mais en effet, on n'est pas fermé non plus à ce qu'il y ait des gens qui arrivent. C'est juste qu'il faut que tout le monde après ait la même vision. Donc, il faut aussi être sûr de qui on fait monter. Parce que ça reste... Dans les premières réunions, on a aussi posé les bases de comment on voyait l'avenir, de comment on se voyait collaborer. Vraiment, oui, c'est cette notion de vue, mais comme quand on crée une société, on entre associés, c'est pareil, il faut être sûr aussi d'aller dans le bon sens. Et pareil, si on fait monter quelqu'un, maintenant, c'est aussi de se dire comment ça va se passer, parce que nous, on était les fondateurs, on a en effet cette vision commune, comment on intègre les gens. Donc tout ça, c'est une démarche qui va se faire petit à petit, et je pense que oui, le collectif n'a que vocation à s'agrandir, oui. Euh...
- Speaker #1
Comment est-ce que vous le pilotez au quotidien alors ce collectif ? C'est de la visio, c'est des soirées, comment ça se passe ?
- Speaker #0
Alors on est tous sur Besançon, donc on essaie de se faire au moins une fois par mois une réunion physique. Et c'est des grosses réunions en général de deux heures. Et puis au quotidien, sinon on a un groupe WhatsApp où il y a tous les échanges. En fait, on a des canaux sur WhatsApp. je ne sais plus, fait une chaîne, où en gros, on a... Non, c'est pas une chaîne, c'est un site. Et où on a chaque client. En fait, il y a un dossier dans notre conversation WhatsApp. Donc, on gère comme ça. On s'appelle et puis, des fois, on fait en effet des visios aussi complémentaires. On est, je pense qu'il n'y a pas un jour où on est sans se contacter.
- Speaker #1
Et il n'y a que le côté travailler avec les clients, gestion de projet ou il y a d'autres choses, des partenariats qui peuvent naître de ces rencontres ?
- Speaker #0
Après, on a fait du coup plusieurs salons professionnels, on a créé des soirées aussi pour nos clients, nos prospects. Ah ouais,
- Speaker #1
des soirées !
- Speaker #0
C'est ça, on fait deux soirées par an à peu près. Donc on a commencé cette année. Il y a eu une soirée où c'est un de nos clients communs qui a témoigné sur tout ce que ça lui avait apporté, la façon de travailler, etc. Parce que nous, on entend parler de collectif à droite à gauche, mais c'est vrai que les clients, ils ne connaissent pas forcément. Donc, il y a eu cette soirée-là. Il y en a eu une autre récemment où on a présenté les grandes tendances de la communication et des partenariats 2026. On essaie de mettre un thème à chaque fois, deux fois par an à peu près. Donc, il y a ça aussi. Là jeudi, on était aussi sur un événement où on était partenaire avec le collectif. Donc pareil, on avait un stand, on avait notre nom, c'était du sponsoring en fait. Donc il y a tout ça qui germe aussi. Et puis on réfléchit pour d'autres salons encore les années qui viennent. Enfin tu vois, c'est vraiment comme ça aussi. On a eu du coup des passages dans les médias.
- Speaker #1
Ah c'est étonnant ça !
- Speaker #0
Je ne comprends pas ! Du coup, ça, c'est une sorte de partenariat aussi avec le média, finalement, qui a accepté de parler de nous, tu vois.
- Speaker #1
Et donc, vous vous coachez un peu les uns les autres aussi ? Vous faites un peu d'échanges de marchandises ou des choses comme ça ?
- Speaker #0
On a été plusieurs à passer à la TVA, par exemple, à des moments différents. Donc, c'est vrai que c'était « Ah, mais toi, t'avais fait comment ? » et puis « Ça s'est passé comment ? » et puis « T'as appelé qui ? » et puis des petites choses comme ça au niveau des interviews. pareil, souvent ils me disent ah oui mais du coup j'ai pas trop envie je sais pas trop comment faire, est-ce que toi tu as pas un conseil, ça peut être des choses comme ça, aussi sur l'entrepreneuriat, faut pas rêver c'est aussi les montagnes russes, il y a peut-être des mois où il y aura un peu moins de chiffre d'affaires donc si quelqu'un a pas le moral, en général c'est aussi dans le collectif qu'il y a un message et puis qu'on se soutient les uns les autres, qu'on essaie de trouver des solutions qu'on essaye aussi des fois de refaire des posts sur les réseaux sociaux en faveur des uns ou des autres. Vous savez,
- Speaker #1
le collectif a lui-même ses canaux de communication ?
- Speaker #0
Oui, alors comment ça les développer, en effet ? Parce que là,
- Speaker #1
on rentre dans le dur, déjà. Il dirait qu'il faut communiquer pour soi, après c'est un collectif, il faut communiquer aussi. C'est toujours difficile dans les réseaux de passer ce cap.
- Speaker #0
Oui, mais écoute, nous, je trouve que ça se fait assez fluidement. Les uns, les autres font des postes pour les uns, pour les autres. Donc... En plus,
- Speaker #1
vous êtes du milieu, donc normalement, ça ne va pas être trop, trop dur. Mais bon, c'est souvent les coordonnées les moins pliages placées.
- Speaker #0
C'est ça. Oui, on commence à développer nos réseaux, donc LinkedIn. Et puis, on a un site Internet aussi pour le collectif. Et là, on va aussi réamender prochainement. On a eu d'autres idées, donc il va rechanger un petit peu.
- Speaker #1
Sinon, vous avez structuré le réseau avec une charte, des choses comme ça ? Un règlement ?
- Speaker #0
On ne l'a pas formalisé à l'écrit, mais comme je te dis, les deux, trois premières réunions, on a vraiment posé toute cette vision de savoir si on était d'accord sur ceci, sur cela. Et puis, il y a des fois où on a des désaccords, des fois on n'est pas tous dans la même idée, mais en fait, on arrive toujours à trouver un consensus. Ça, je trouve ça juste magique, de se dire finalement, on s'écoute, et puis on arrive à trouver, on justifie, on explique, speak, on se dit, ah bah oui, mais moi je vois ça comme ça, moi je vois ça comme ça, et du coup, en fait, c'est une force énorme, parce que ça nous fait tous grandir, finalement, d'être à l'écoute de l'autre, d'avoir d'autres idées, et puis d'accepter les idées aussi des autres, d'évoluer avec, en fait.
- Speaker #1
Les décisions sont collégiales, ou un peu animées, peut-être, des fois ?
- Speaker #0
C'est relativement collégial, il y a des fois où on n'est pas d'accord, mais ça, c'est partout, j'ai envie de dire, dans toute société, même dans un couple, enfin, en fait, c'est Merci. À partir du moment où il y a du relationnel, c'est ça, et on essaye d'être le plus équitable possible et que tout le monde se sente confiant et qu'il n'y ait personne qui soit lésé. En fait, c'est ça. Parce qu'on sait très bien que si quelqu'un se sent lésé, ça n'ira pas pour la suite et on ne pourra pas continuer. Et nous, le but, c'est vraiment que ça continue comme ça et qu'on laisse personne sur le banc de touche au fur et à mesure.
- Speaker #1
C'était vraiment sympa de faire cette émission avec toi parce que je pense qu'il y a une vraie demande il y a beaucoup de communautés qui veulent croître trop vite et qui au final finissent par disparaître, c'est quelque chose je vais aussi passer par là une communauté que j'ai créée pendant la crise sanitaire et qu'on n'a pas réussi forcément à amener là où je voulais parce qu'une communauté en ligne quand elle devient physique c'est d'autres choses à faire à prévoir. Donc oui, pourquoi pas ? Et c'était un peu ça aussi le sujet du podcast, c'était collaborer à 5. Le potentiel du réseau à 5, il est déjà là.
- Speaker #0
En fait, c'est ça, c'est de se dire qu'il n'y a pas besoin d'être 70 pour que l'effet réseau soit bénéfique. Nous, à 5, on a déjà chacun nos réseaux de prospects et de clients qu'on peut ramener dans le collectif dès qu'il y a un besoin un peu plus large. Et en fait, c'est impressionnant le nombre de rencontres qu'on peut faire, le nombre de personnes qui viennent aux soirées, qui viennent sur les stands. Et puis, ah bah tiens, c'est moi qui le connais, c'est moi qui l'ai invité, c'est lui, c'est le truc. C'est incroyable la force. Et puis, je sais que chez nous, sur Besançon, il n'y en a pas tant que ça, des collectifs, ou en tout cas, ils n'avaient pas communiqué en place publique énormément. Il y en a un ou deux. Et en fait, les gens, du coup, quand ils nous rencontrent, ils trouvent ça génial aussi. de bosser ensemble et justement d'avoir ce panel de prestations qu'on peut proposer. Donc en fait, ça fait encore une boule de neige encore plus grande. Parce que du coup, vu que les gens sont interpellés par le fonctionnement, ils nous recommandent aussi encore plus. Donc c'est pour ça, il n'y a pas besoin d'être mille. Vraiment, à cinq, nous, c'est un effet incroyable.
- Speaker #1
En effet, chaque personne, on dit qu'en moyenne... des fois, c'est beaucoup plus, mais connaît 200 personnes. Donc là, vous êtes 5 fois 200.
- Speaker #0
Voilà, donc ça, c'est impressionnant. Moi, je trouve ça incroyable. J'ai souvent cette image un petit peu du neurone. Je crois que c'est mon côté scientifique qui ressort des fois. Mais je ne sais pas si tu as l'image un petit peu en hexagone, finalement, avec des connexions qui peuvent se faire. un peu sur les 5 points, là, j'ai l'impression que c'est pareil, en fait, ce côté-là.
- Speaker #1
Allez, une dernière question avant de se quitter. Au sein du collectif... Ah non, pardon, il y a encore 3 questions. Au sein de ce collectif, vous aviez déjà des expériences réseau, club, avant de vous lancer tous les 5 ?
- Speaker #0
On était 3 à avoir déjà été dans pas mal de réseaux. Et il y en a deux qui, eux, étaient plutôt mécènes des Eurokeens, donc un gros festival. Donc c'est pareil, il y a le réseau des mécènes, où ils ont des visites des entreprises des mécènes, des choses aussi qui se font comme ça. Donc c'est aussi une forme de réseau, du coup. Donc oui, tout à fait, on était aussi dans les réseaux. Quelque part, je pense que cette vision collective, oui, elle ne sort pas de nulle part non plus.
- Speaker #1
Alors, est-ce qu'on a fait le tour de la question ? Tu vois des choses à rajouter ?
- Speaker #0
Écoute, là, comme ça... Non,
- Speaker #1
ça a été plutôt exhaustif, montrer un peu les enjeux de collaborer à cinq. Et moi, je fais souvent le parallèle avec... Moi, j'étais au tout début d'un club d'affaires et au début, on était cinq. J'ai eu l'opportunité de voir un petit peu l'importance de ce socle de départ, ce noyau dur dans un réseau. Avant de passer à l'échelle et de faire en sorte que tout le monde déjà s'entende bien sur ce premier noyau, avant d'envisager de coopter avec le plus grand nombre. Et pourquoi pas, en fait, rester à cinq longtemps, je pense que c'est aussi une opportunité. Après, à voir, peut-être que d'ici deux ans, on fera un podcast ensemble et tu me diras que vous êtes dix.
- Speaker #0
Écoute !
- Speaker #1
Ce serait l'effet domino, quoi. Je pense que c'est comme ça que vous l'avez aussi pensé. Bon, alors Adeline, maintenant que tu as vécu l'expérience du podcast Rendez-vous, qui vois-tu à ta place ici prochainement ?
- Speaker #0
Alors, j'ai pensé à plusieurs personnes qui sont en lien justement avec le réseau, les rendez-vous, augmenter son réseau, etc. Justement, Océane et Nicolas qui ont développé une application qui s'appelle FundUp, qui gère les partenaires, les mécènes. Donc à la fois, c'est bien pour les clubs sportifs, c'est bien pour les festivals, mais c'est top aussi. pour les clubs à faire, de pouvoir gérer tout le monde. Tout le monde est dans... dans la banque commune. Donc, en fait, tout le monde a des accès à des promos des uns des autres, à des événements. En fait, ça fait vraiment un vrai effet communautaire. Donc, ça peut être aussi Anne et Nicolas pour FundUp. Et sinon, ça peut être aussi... Alors, elle se faisait assez discrète, mais j'ai l'impression que ces derniers temps, elle communique pas mal sur, justement, des podcasts, des lives, etc. C'est Amélie Garcin. Elle a créé un jeu de cartes qui s'appelle Oser les rencontres authentiques. Et en fait, je trouve que c'est un outil incroyable pour faire un brise-glace, pour aller se poser des questions justement dans un réseau, pour connaître les autres. Et je trouve que c'est un super outil, ce qu'elle a développé. Donc, si elle est OK, pourquoi pas Amélie aussi ?
- Speaker #1
Alors, le monde est vraiment petit parce que je crois que je lui ai envoyé une invite sur LinkedIn ce week-end.
- Speaker #0
Incroyable !
- Speaker #1
J'ai pas eu de réponse, mais j'ai dû lui faire un brise-glace un peu éclaté. J'ai dû lui envoyer un bris de glace du style « Ouais, j'ose la connexion authentique » ou un truc comme ça.
- Speaker #0
Mais elle a accepté, mais elle m'a pas.
- Speaker #1
Ouais, carrément. Ben voilà, merci pour la mise en relation, du coup.
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Une dernière question, comment on peut t'aider aujourd'hui ? Alors, t'as un peu brossé la réponse, mais est-ce qu'il y a quelque chose sur laquelle on peut t'aider, toi, personnellement, aujourd'hui ?
- Speaker #0
Ben, écoute, si vous êtes... podcasteurs et qu'on ne se connaît pas encore, n'hésitez pas à me faire découvrir aussi vos podcasts. Peut-être que ça me donnera des idées pour des clients également.
- Speaker #1
Bon, écoute, merci d'avoir répondu à mes questions et puis bon effet domino, le plus domino possible pour toi et pour le collectif.
- Speaker #0
Écoute, un grand merci pour ton accueil. J'espère que ça aura donné des idées aussi aux auditeurs. travailler en collectif et puis on reste à l'écoute s'il y a des questions.
- Speaker #1
Au revoir Adeline.