- Speaker #0
rendez vous le podcast bonjour mathieu bonjour christophe a passé à les 20 minutes ensemble on va parler de qui tu es d'où tu viens de madame est surtout de ton combat au sein de cette association ensuite aura une carte blanche une minute pour pitcher un coup de gueule un coup de coeur Et enfin, dans un deuxième temps, on parlera de Mme Est en profondeur, savoir un petit peu d'où, quelle est l'origine de cette association, et puis quels sont ses buts, ses objectifs, et puis aussi quels relationnels il faut développer pour faire de nouvelles rencontres, développer l'association, faire parler d'elle, etc. Ok ?
- Speaker #1
Ok, ça marche avec plaisir.
- Speaker #0
Pour commencer, est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ce que tu fais aujourd'hui ?
- Speaker #1
Je suis Mathieu Gouret. Aujourd'hui, j'ai plusieurs casquettes, sans mauvais jeu de mots vu que j'en porte toujours une, mais j'ai un bar à cocktail dans l'hypercentre ville de Nantes qui s'appelle le Centeuil Café, que je tiens depuis 15 ans, un café de copains, bar à convivialité. On fait un petit peu beaucoup de cocktails, mais aussi une belle carte de vin, de beer craft, et de choses à grignoter jusqu'à tard le soir. Et à côté de ça, j'ai aussi une société d'événementiel qui s'appelle les Tontons Shakers, qui tourne autour du cocktail aussi, où en fait, je prends le cocktail avec moi et je l'emmène où on veut bien m'accueillir, aussi bien pour les particuliers que les professionnels.
- Speaker #0
Un mot sur le lieu ? On en discutait juste avant de commencer l'enregistrement. Il y a quelque chose quand même de... très pittoresque ici.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. J'ai la chance, parce que je considère vraiment ça comme une chance, d'être propriétaire du fond d'un lieu historique nantais. Alors en échange, effectivement, toi tu n'es pas de la région d'origine, donc tout le monde ne le connaît pas et c'est bien, parce que ça permet toujours de le faire découvrir. Mais moi, après plus de 25 ans de métier, j'ai eu la chance, il y a 15 ans, de racheter le Senteuil, qui est rue Senteuil, quartier Gralin, à côté du passage Pommeray, et qui est une institution nantaise depuis les années 50. En fait, M. Fernand Bielbidalot, qui est le créateur de ce lieu, je fais une petite aparté parce qu'il nous a quittés il y a deux semaines, donc une petite pensée pour sa fille et ses petits-enfants. Et en fait, il a créé ce lieu comme dans l'esprit d'une vieille auberge espagnole. Donc pour ceux qui connaissent, ils vont vite faire le rapprochement. Pour ceux qui ne connaissent pas, il y a plein de pierres partout. C'est plein de petits coins cachés ou non. On a une cheminée à l'intérieur, on a un vrai puits. Il fait partie des dizaines de puits qui restent dans tout Nantes. une toute petite façade qui doit faire 3 mètres de long mais on a quasiment plus de 80 places assises sans compter la terrasse donc voilà c'est très grand, très atypique très pittoresque effectivement mais c'est vraiment un lieu qui est plein de charme et où il y a plein de souvenirs et il s'est passé plein plein plein plein de belles choses sur les premières années et on essaye de persévérer dans ce sens là écoute,
- Speaker #0
faire une interview dans une ancienne cheminée je crois que c'est la première fois que ça m'arrive J'avais déjà fait ça à quelqu'un et interviewé. C'est tout en haut d'une échelle. Moi, j'étais tout en bas et j'essayais de lui poser des questions. Mais dans une cheminée, c'est une première. Mathieu, est-ce que tu as toujours fait de la restauration ? Quel a été ton parcours avant d'en arriver à la restauration ?
- Speaker #1
Non, j'ai commencé directement, dès l'âge de 15 ans, sans aucune raison particulière, parce que je n'avais personne de ma famille qui était dans l'hôtel-restauration. J'ai eu la chance que mes parents m'ont fait confiance et m'ont laissé m'accompagner justement dans ce choix-là. Et non, non, j'ai fait mes études au lycée hôtelier de Saint-Anne à Saint-Nazaire, parce que moi, je suis un cul salé et pur souche, guérandais. J'ai fait 5 ans d'hôtel-restauration et j'ai fini avec une mention complémentaire bar, et j'ai eu la chance de découvrir le bar. J'étais parti pour faire de la cuisine, mais c'est vrai que la cuisine à l'époque, il y a plus de 25 ans, c'était encore les vieux chefs, les vieilles cuisines qui n'étaient pas ouvertes. Je trouvais qu'il me manquait quelque chose et le bar a réuni les deux, c'est-à-dire ma passion de créer comme en cuisine, mais surtout le réseau et le relationnel qu'on peut avoir et le côté convivialité qu'on a en salle.
- Speaker #0
Et comment t'en es arrivé à entreprendre alors ?
- Speaker #1
Un souhait, un désir, une envie, le hasard, le travail, c'est vraiment un mix de plein de choses. J'ai eu un parcours, comme je fais, je suis formateur aussi à travers les Tontons Shakers, je fais beaucoup de formation aussi bien pour les écoles que pour les professionnels. Et c'est ce que j'explique, je fais le monde du bar veut tout dire et rien dire, parce qu'en fait le bar c'est comme la cuisine, on touche à tout, il y a du bar d'hôtel, il y a du bar brasserie, il y a du bar limonade, du bar de nuit, j'ai touché un petit peu à tout pendant plusieurs années. Et puis je suis revenu à Nantes il y a une petite vingtaine d'années. J'ai eu deux postes à responsabilité dans deux établissements, deux beaux établissements nantais. Et l'envie de faire autre chose, l'envie à un moment donné, effectivement, d'entreprendre. Mais c'est toujours compliqué. Donc il y a eu deux choses. C'est la rencontre d'une amie, Suzel, avec qui j'ai racheté l'établissement il y a 15 ans, qui aujourd'hui elle est partie. Je lui ai racheté ses parts, donc Suzel et son mari, Claude, je lui ai racheté ses parts au bout de 5 ans. Et puis toujours, moi, vous l'aurez compris, la famille c'est hyper important. Et si je n'avais pas eu l'aide de mes parents... Moi, quand j'ai repris le centeuil, j'avais une toute petite trentaine d'années. Pas forcément les moyens, mais ils m'ont aidé financièrement. Et aujourd'hui, j'en serai éternellement reconnaissant.
- Speaker #0
Et tu as aussi une agence événementielle que tu gères en parallèle ?
- Speaker #1
Ouais, tout à fait. En fait, j'ai toujours fait de l'événementiel depuis très longtemps. C'est toujours quelque chose qui m'a attiré, qui n'était pas spécialement développé il y a 15-20 ans. J'avoue que si je n'avais pas repris le centeuil, je pense que je serais parti directement dans cette voie-là. Mais à un moment donné, il faut savoir se concentrer aussi parce qu'entreprendre, ce n'est pas simple. Il y a plein d'avantages, mais il y a aussi des difficultés. Je ne parle pas d'inconvénients, je parle vraiment de difficultés. Puis 2019-2020, j'ai décidé de vraiment relancer cette partie-là qui est devenue très tendance, en tout cas dans le monde du bar, du cocktail. de la formation dans les rôles d'ambassadeur pour des marques aussi, avec et sans alcool, je tiens à le préciser. J'ai créé les Tontons Shakers en 2019, où en fait, j'interviens sur la partie particulière et professionnelle, particulière, c'est-à-dire des mariages, des anniversaires, des ateliers cocktail que je peux faire soit à domicile, soit pour les entreprises, soit au sein de mon établissement. Là, ce samedi, on en a un, on a six personnes qui viennent pour passer un petit moment avec nous pendant deux heures, apprendre en s'amusant avec un barman professionnel. puis la partie professionnelle qui se fait en trois étapes. J'ai la partie, effectivement, bar à cocktail pur et dur pour un événement, la partie formation, comme je disais, où je travaille pour plusieurs regroupements différents, et puis la partie ambassadeur de marque où aujourd'hui, je représente quelques marques au niveau national et international au niveau de la partie mixologie et cocktail.
- Speaker #0
Comment as-tu traversé la crise sanitaire avec tes activités liées à la restauration et à l'événementiel ? Tu parlais de difficultés tout à l'heure. Est-ce que c'est quelque chose que tu as dû faire preuve de résilience, certainement ?
- Speaker #1
Alors oui, ça c'est un mot, le mot résilience qu'on a entendu 15 milliards de fois, qui a été utilisé par 15 milliards de personnes sans forcément savoir ce que ça veut dire, je pense. Oui, quoi qu'il arrive, mais je pense que ce n'était pas que notre secteur à nous, c'était tout le monde en général, je pense qu'il y avait pire que ça, notamment la maladie à ce moment-là. Non, moi je l'ai vécu d'un côté sereinement, puisque j'étais en couple avec ma conjointe. et que je ne me suis pas spécialement arrêté de travailler. De deux, la partie événementielle a été complètement arrêtée. Donc, j'avais fait peu d'investissements. Donc, je l'ai juste mise de côté et j'ai attendu. Par contre, ça a été très fort à la relance, justement, sur cette partie-là, parce que les entreprises étaient preneurs. Puis, il y avait des budgets sur tout ça. Et la partie centeuil café en elle-même, moi, je l'ai transformée en positif. J'ai refait mes cartes, j'ai refait des travaux. Et puis, surtout, moi, je ne peux pas rester à rien faire. Donc, j'ai... légèrement profiter de cette pause-là, mais rester à la maison enfermé quand on est dans un métier de contact, c'est compliqué. J'ai fait de la vente en remportée, je l'ai fait évoluer au fur et à mesure, et du coup, j'ai appris aussi un autre métier, qui est le métier de caviste, le métier d'épicerie fine, et du coup, ça m'a permis de m'instruire aussi sur d'autres sujets.
- Speaker #0
Quelles sont tes meilleures astuces pour développer ton relationnel ? Tu parlais de contact tout à l'heure. En tant que barman, on a forcément un relationnel particulier avec ses clients ?
- Speaker #1
Alors oui, le relationnel, c'est un de nos cœurs de métier le plus important. Moi, comme je dis souvent, quand je recrute, souvent, on me dit, Mathieu, toi, le problème, la difficulté, c'est que, vraiment, au cocktail, c'est assez technique, il faut des choses précises. Et ce que je dis souvent, je fais non. Moi, quand je recrute des marmans, je recrute des gens avec le sourire et avec un relationnel très important. Parce que le relationnel, ça peut éventuellement se peaufiner, mais c'est inné. Enfin, je trouve que, voilà, c'est, là, en soi, à nous de le développer. Alors après, moi, j'ai beaucoup de stagiaires ou d'apprentis où, justement, je leur explique, je leur donne des petits tips pour essayer d'avancer par rapport à ça. Mais le réseau relationnel, c'est primordial. C'est une phrase, j'en ai parlé encore lundi, on était avec des collègues. Tu peux être le meilleur barman au monde avec les meilleurs tarifs, avec la meilleure musique, la meilleure décoration, si tu souris pas, si t'es pas avenant, si t'as pas envie de détendre les gens, parce que les gens, quand ils viennent ici, c'est pour se détendre et passer un bon moment. Bah, ça marchera pas. Donc, le relationnel, ça se fait avec, déjà, la première chose la plus simple, c'est le sourire. Si on a un sourire, c'est communicatif et les gens vont être déjà beaucoup plus détendus. Je pense que là, c'est pour tous les corps de métier. et puis ensuite bah oui c'est un peu tchatch c'est connaître ces produits donner envie aux gens d'aller vers nous et puis après d'expliquer ce qu'on fait et toute la possibilité de choses qu'on fait dans nos établissements ou en extérieur Allez largement le temps venu de ta carte blanche, t'as une minute Bah je vais rebondir sur la question que tu m'as posée justement sur le relationnel, la petite minute de coeur ça va être début juillet le mardi 2 juillet au soir où tu nous as conviés avec l'association Madame S. En gros, Madame S est née de relationnel, d'envie de montrer les choses. Et du coup, ce soir-là, effectivement, on va encore faire du relationnel parce que grâce à notre rencontre à tous les deux via les réseaux, et c'est les réseaux sociaux dont LinkedIn, au niveau professionnel et associatif, fonctionnent très très bien. Voilà, donc on va passer un bon moment ensemble. J'espère qu'il y aura beaucoup de monde. Et puis, plus il y aura de monde... plus il y aura de donations et plus il y aura de donations pour les trois associations représentées, plus on pourra faire avancer le schmilblick au niveau de ces assos-là. Et ce sera parfait pour tout le monde. Rendez-vous, le podcast.
- Speaker #0
Merci Mathieu, le message est passé. Dans une deuxième partie, on va vraiment faire focus sur MADAMES. Est-ce que tu peux nous expliquer l'origine de cette association ?
- Speaker #1
Alors l'association MADAMES, c'est une association qui, vous l'aurez compris, me tient vraiment à cœur, et je reviens sur le côté famille, réseau, relationnel. MADAMES est née en fait de mon métier, donc c'est pour ça que c'est en lien aussi avec le réseau, on fait partie aussi. J'ai pas parlé de quelque chose que j'ai fait beaucoup pendant plusieurs années, j'ai fait des concours de cocktail pendant très longtemps. J'ai eu la chance d'en gagner quelques-uns, parce que je suis notamment double champion de France dans les années 2000, mais j'ai pris des claques aussi, ce qui te fait évoluer et apprendre. Et quand j'ai repris le centeuil, j'ai mis un peu cette partie-là de côté, puisque quand je fais des concours, je les fais à fond. En 2016, j'ai refait un concours de cocktail qui s'appelle le Bartender Society, et ce qui m'a fait kiffer de ce concours-là, c'est que c'était un cocktail avec et sans alcool. J'ai fini deuxième au niveau national, puis en 2017, ils ont refait la deuxième édition. Les commerciaux sont revenus en me disant Mathieu, ce serait bien que tu le refasses et tout. Sauf que malheureusement, entre ces deux compétitions-là, j'ai mon ancienne conjointe qui est décédée d'un cancer du sein suite à une récidive, malheureusement trop jeune, puisqu'elle avait une quarantaine d'années. Donc en fait j'avais été baigné dans cette maladie depuis qu'on s'était rencontré. Et à force d'insister pour que je refasse cette compétition-là, je me suis dit, de toute façon, d'une, j'ai que ça à faire, puisque je voulais s'imaginer dans quel état je pouvais être suite à un décès. Et je me suis dit, ok, je me souviens de ce concours-là, il est très humain, il est très familial. Et surtout, il y a des journalistes, des blogueurs, ça passe en live sur les réseaux sociaux. Et puis s'il y a une chose que je trouve importante dans notre métier, c'est qu'on fait la fête, on s'amuse, enfin on amuse et on fait faire la fête aux gens, mais par contre on peut faire passer des messages. Et moi ça faisait déjà plusieurs années que je le faisais. Et on le faisait notamment avec Octobre Rose, avec Odyssée qui a lieu à Nantes au mois de mars, donc nous on réunissait toujours nos copains, nos amis, avec Sophie à l'époque. Et puis je me suis dit, bah tiens, c'est le moment de faire passer un message. Donc en fait, je me suis inscrit à leur concours, j'ai respecté tous leurs thèmes, j'ai rien dit à personne. J'ai dit je vais essayer Il y avait 20 français à l'époque de Souvenir Qui étaient qualifiés sur plus d'une centaine de dossiers Je me suis qualifié dans les 20 Ensuite il y a une première épreuve où on passe devant les jurys En respectant leur thème toujours Le but du jeu c'est de se qualifier dans les 10 Pour être demi-finaliste, il y avait des étrangers aussi Donc c'est la première fois qu'ils passaient en international Donc en la finale on était 25 ou 30 je ne sais plus Et j'avais juste mis sur une de mes casquettes Comme je vous disais sans arrêt j'avais toujours un petit badge Un petit pin's en fait que j'avais fait moi-même Parce que c'était le thème du concours Avec du scotch rose Et un point d'interrogation rose. Et tout le monde me posait la question, parce que forcément, ce n'était pas spécialement bien fait, déjà, d'une. Et puis, c'est atypique, ça, il n'y a rien à faire là. Que tu portes là,
- Speaker #0
en ce moment ?
- Speaker #1
Alors, en fait, c'est un suivi de tout ce que j'ai fait. C'est vraiment l'origine, tout à fait. C'est les goodies qu'on vend aujourd'hui pour l'association. Et en fait, je disais à tout le monde, j'ai fait, si je suis qualifié pour les demi-finales, vous comprendrez, vous verrez. L'avantage, c'est que les concours, je les maîtrise. Et puis là, je n'y allais pas spécialement pour faire quelque chose. et esprit un peu top chef on enfermait pendant une heure dans une pièce on choisit nos verries, nos produits fallait qu'on recrée deux autres cocktails on avait la possibilité avant en amont de prévoir de venir avec de la décoration si on avait la chance d'être qualifié et moi en fait j'avais tout choisi, tout était rose Et donc en fait j'avais déjà le nom de mes cocktails Je savais que mes couleurs de cocktail fallait qu'ils soient roses Donc fallait que j'ai des produits roses bien entendu Normalement ça se trouve Mon cocktail avec alcool s'appelait James Haducœur En l'occurrence la maison Saint-James Et mon cocktail sans alcool s'appelait Madame S Là c'était que pour moi, personne n'était au courant Et je suis monté sur scène et il y avait 10 jurys devant moi En fait on a 10 minutes C'est vraiment esprit top chef, on est chronométré de A à Z Pour réaliser nos deux recettes Et sur ces 10 minutes je me suis permis d'en prendre 3 ou 4 Juste pour faire mon pitch sur le pourquoi du comment j'étais là J'ai fait mon pitch en expliquant que la maladie, malheureusement, c'est une des maladies qui se soigne le mieux en France aujourd'hui, un des cancers qui se soigne le mieux en France, mais que malheureusement, il y a encore des personnes qui en décèdent, et qu'il ne faut surtout pas banaliser la chose, parce qu'aujourd'hui, c'est un peu la problématique. Ah, t'as un cancer du sein ? T'inquiète, ça se soigne. Mais oui, ça se soigne, mais malheureusement, on a toujours une épée d'Alamoclès au-dessus de la tête, et puis malheureusement, il y a encore des personnes qui en décèdent. Donc je voulais vraiment faire le buzz par rapport à ça. J'ai réalisé mes deux recettes, je me suis qualifié pour la finale, Il y a un visuel et que tout le monde puisse avoir ce fameux pincerose que j'avais fait moi-même avec certains de mes amis de mes barmans ici, j'en avais fait une centaine. Et j'ai dit quoi qu'il arrive, peu importe le résultat, j'ai fait voilà, au moins, il y aura eu la visibilité. Et c'était vraiment mon objectif. Et il y avait de l'argent à gagner, il y avait 1000 euros à gagner. Et j'avais dit que si je gagnais, je reverserais l'argent à une association. Pour synthétiser, j'ai eu la chance et le travail de gagner. Et en fait, il y a eu tellement plein d'émotions et j'en parle tellement avec le cœur facilement, parce que malheureusement, je l'ai pris en pleine face. On m'a dit mais pourquoi tu montes pas ta propre asso ? et moi je suis bête et discipliné, j'ai fait ok bah pourquoi pas effectivement sachant que j'avais une idée en tête surtout précise c'est que l'argent je voulais savoir où il allait je voulais qu'il soit tracé parce qu'il s'est passé tellement de choses avec l'arc à l'époque etc et puis dans les maladies c'est compliqué et la deuxième chose surtout c'est que je me suis rendu compte que pendant tout le parcours de maladies qu'on a eu avec Sophie, la personne qui était malade était vraiment bien prise en charge, il n'y a aucun problème et à Nantes on a la chance d'avoir deux instituts qui sont très bien pour ça mais par contre il y a très peu de choses qui sont faites pour les aidants les maris, les conjoints, les enfants, les amis, qui expliquaient la maladie. Et donc, je voulais vraiment que cet argent aille pour les aidants. Mais à cette époque-là, je ne savais pas du tout comment c'était possible. Sorti du concours, j'ai réfléchi la chose, j'ai appelé un copain graphiste, il m'a créé ce logo que j'ai juste là. J'ai appelé d'autres amis, la famille, j'ai monté mon association, et j'ai fait, ok, banco, on y va. Et puis, j'ai utilisé mon savoir-faire et mon métier, le réseau et le relationnel.
- Speaker #0
Quand on t'entend parler des aidants, pour avoir interviewé juste avant François Desmaria, on a l'impression que vous êtes très synchronisé, vous allez dans la même direction sur ce sujet-là en particulier.
- Speaker #1
Alors François, oui, oui, et l'association Marlène Demaria, qui est aussi pour, malheureusement, un cancer, quel cancer du pancréas. François, ça a été une rencontre coup de cœur avec Stéphanie et Solène de l'association Ma Parenthèse, avec qui on est amis, et surtout avec qui on est en collaboration. Nous, l'association Ma Parenthèse, c'est elle qu'on reverse une grande majorité des donations qu'on a. Je reviendrai dessus un petit peu plus tard. Mais ouais, François, en fait, on s'est rencontrés il y a quelques années. Et François, il a aussi perdu sa femme d'un cancer. Donc le cancer du pancréas, quelques mois avant moi, la même année. Effectivement, on a la même façon de voir les choses. Lui aussi a créé son association. On ne travaille pas de la même façon pour récupérer de la donation, mais par contre, on utilise tous les deux notre réseau et notre savoir-faire. C'est là, effectivement, où c'est un gros point commun. Et puis, je pense que le point commun le plus important, c'est qu'on est dans l'humain et que ce n'est pas de la politique, ce n'est pas pour faire du rapprochement, c'est vraiment un objectif qui est sain.
- Speaker #0
C'est une amitié, tous les deux, que vous avez réussi à nouer.
- Speaker #1
Oui, une amitié. Il y a différentes amitiés, mais là, sur l'amitié associative, oui, complètement. Puis on est heureux et fiers de se retrouver sur plein d'événements parce qu'effectivement, on se rend compte qu'on a plein de connaissances et plein d'amis en commun. Donc on se retrouve sur beaucoup d'événements et moi, dès que je fais un événement, je parle de son association et je parle de ma parenthèse et je sais que lui aussi et qu'en fait, on est étroitement liés. Donc effectivement, le but du jeu pour nous, pour tous les deux, c'est à faire avancer les maladies respectives qu'on défend.
- Speaker #0
C'est la vie ça, d'une expérience difficile à vivre, mais des belles choses par contre.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Quand on est dans le dur et dans le creux de la vague, et notamment à cause de la maladie, à cause du décès, des fois on a envie d'extérioriser la chose, et effectivement, moi je pense que l'association Madame S... qui aujourd'hui existent depuis 6-7 ans, m'a permis d'extérioriser ça, et puis de faire de belles rencontres, effectivement, et cette partie réseau, par rapport à la question que tu me posais, elle en fait partie aussi, ça fait partie de la chose, mais moi, mon métier, aujourd'hui, mes deux corps de métier, en tout cas, que ce soit le santé et le café, les tontons shakers, en fait, j'ai toujours quelque chose de Madame S sur moi, et c'est comme ça que j'arrive à faire du réseautage aussi, et à faire entrer l'association dans plein d'événements différents.
- Speaker #0
Alors, Madame S, pour Sophie, est-ce ça ?
- Speaker #1
Alors, le S, en fait, c'est le nom, quand je l'ai choisi, je l'ai choisi vraiment, oui, c'était pour le Madame S, quand j'ai fait le concours, en fait, tout simplement, je n'avais pas envie de le citer, il y a très peu de gens qui étaient au courant de mon histoire, peut-être une ou deux, en tout cas, au niveau national, sur Paris, je ne voulais pas que les gens me plaignent, en fait, je voulais vraiment juste parler de ce cancer-là. Et effectivement, en fait, simplement, le nom, il se dit, bah oui, tiens, mon cocktail sans alcool, j'ai gagné, ça plaît Madame S, ça parle bien. Effectivement pour Sophie, effectivement pour Saint, si vous saviez tout ce qu'on avait entendu pour l'ES, c'est surtout que c'est interrogatif. C'est-à-dire qu'aujourd'hui quand on parle de maladie, il y a encore beaucoup de gens qui en sont gênés. Moi je me suis rendu compte que quand je suis rentré dans ce milieu-là, entre parenthèses, quand je l'ai rencontré, on en parlait très facilement, très ouvertement pour faire prendre conscience des choses aux gens, c'est ce qu'on fait aujourd'hui avec l'association. Mais là c'est là que les gens se dévoilent. Ah bah oui moi aussi j'ai ma maman, j'ai ma soeur, j'ai ma tante, j'ai ma mère, j'ai ma grand-mère. Alors que c'est des gens que je connaissais depuis 5, 10, 15 ans ou des clients. n'osez pas en parler. Ce Madame S, en fait, c'est un truc parce que les gens ne savent pas qu'on parle de cancer, de maladie, et notamment toute la gamme de goodies comme la casquette que je porte, effectivement, c'est des goodies, j'ai pris des exemples sur mon métier où ça se fait beaucoup, les t-shirts, les polos, les casquettes, on les vend, la totalité des bénéfices sont versés pour l'association, et du coup, sur tous les goodies qu'on a, je vous remontrerai ça tout à l'heure, mais il y a le nom, il y a juste un tout petit logo qui représente la lutte contre le cancer en général, qu'on a retravaillé à notre façon. mais c'est pas écrit en gros cancer du sein donc en fait ça interroge les gens et le but du jeu c'est de faire passer les messages au fur et à mesure, c'est à dire que toi demain tu repars avec une casquette ou un t-shirt, bah tiens c'est rigolo ton t-shirt il est plein de couleurs, il est plein de vie c'est quoi ? Ah bah c'est une association pour être contre le cancer du sein, ah ouais tiens j'aurais pas cru et puis bah du coup t'enchaînes et tu vas voir sur les réseaux et ainsi de suite ça permet de faire le buzz par rapport à ça et de faire bouger les choses.
- Speaker #0
Je rebondis sur ce que t'as dit tout à l'heure parce que dans le cadre des co-pitchs qu'on organise le 2 juillet, j'ai envoyé beaucoup de messages j'ai mobilisé mon réseau J'ai envoyé des messages sur LinkedIn en particulier, où j'invitais, je parlais de cancer, mais de faune sauvage aussi, parce que la soirée est aussi pour la faune sauvage. Mais les retours que j'ai eus par rapport au cancer, c'est en fait des gens que je connais peu finalement, que j'ai rencontrés quelques fois dans ma vie dans le cadre pro, et qui me disent ton message me touche, il m'a révélé sur LinkedIn qu'ils avaient un cancer Et c'est aussi pour ça que j'ai lancé cet événement aussi, que je suis à l'initiative, parce que ça touche tout le monde, comme tu l'as dit tout à l'heure.
- Speaker #1
Nous, au sein de l'association, on a trois hashtags principales qu'on a lancés directement. Le premier hashtag, c'est vu par les hommes hommes avec un gros H parce que, comme je dis, on parle des femmes, mais on parle aussi des accompagnants et des aidants. Et puis généralement, quand on parle de cancer du sein, les hommes tout de suite se carapatent. Sauf que quand on leur explique que nous, on n'est principalement que des hommes à gérer l'association, ça change un petit peu. de point de vue. Et les deuxièmes hashtags sont tous concernés et lutter ensemble. Lutter ensemble, ça veut tout dire. C'est simple, c'est qu'on a besoin de tout le monde pour pouvoir avancer, que ce soit une aide financière, une aide physique, une création d'événements, comme toi tu viens de faire et nous inviter. Et puis le tous concerné, c'est exactement ça. Je me répète, mais moi j'ai des gens et des amis qui se sont révélés en disant Mais moi aussi j'ai ça, ça me touche, je ne savais pas comment en parler ou je n'osais pas en parler. Et puis c'est là que je me suis rendu compte que malheureusement, cette foutue maladie, et touchait beaucoup de monde et de plus en plus de jeunes parce que je me suis rendu compte que j'avais plein de collègues commerçants des femmes qui avaient 25 ans, 32 ans 30 ans, 35 ans et là c'est pas des âges au hasard que je donne, c'est des personnes qui m'ont dit bah ouais moi aussi je veux un cancer du sein ou bah là tiens je vais apprendre ça, je cherche les mots j'ai pas de mots à sortir hormis des mots vulgaires mais ça fait chier en fait ça fait chier parce que c'est de plus en plus jeune et toutes les maladies mais voilà moi je nous bats pour celle là et c'est vrai que ça devrait pas toucher des personnes de stage là, enfin ça devrait pas toucher des personnes tout court mais quand t'as moins de 60 ans normalement la maladie t'es sain et que tu as une vie saine logiquement ça devrait te passer au dessus Quelles sont les actions que vous menez concrètement au sein de l'association ? Nous, c'est de la visibilité énormément. On intervient sur deux gros événements en l'année que je t'ai cité tout à l'heure. Donc, il y a Octobre Rose, qui est le mois international contre le cancer du sein. Nous, c'est notre gros de l'activité. Et Odyssée, qui a lieu au mois de mars, qui est une course nationale. Nous, en fait, on crée juste un événement autour de ça pour mobiliser les gens autour du cancer du sein. Il y a une marche et une course. Mais c'est toujours autour du côté très famille. Et nous, on en fait un événement dans l'événement. Donc ça nous permet de faire connaître l'association, de communiquer autour de la lutte contre le cancer du sein, hors d'Octobre Rose, parce que nous on intervient toute l'année. Là par exemple, nous sommes avec toi le 2 juillet, mais le 30 juin, le dimanche d'avant, on est sur un vide-dressing à Guérande. Fin août, on est une soirée caractéristique concert sur le Mesquaire. Et on prépare tranquillement Octobre Rose, qui est vraiment nous, par contre, la grosse période, puisque sur Octobre Rose, on a une vingtaine d'événements. On a à peu près entre 4,20 et 100 partenaires différents qui mettent en avant cette lutte contre cette maladie et qui nous récoltent de la donation. Généralement, de moyenne, on est entre 35 000 et 40 000 euros récoltés sur un mois.
- Speaker #0
Allez, une dernière question parce qu'il va être tout le temps de se quitter. Cette association, Madame S, c'est aussi un moyen de surmonter l'épreuve, de guérir. Tu vas mieux aujourd'hui ?
- Speaker #1
Je dirais pas ça c'est pas de surmonter l'épreuve j'avoue que quand c'est arrivé le concours, la création de l'assaut je l'ai fait sans réfléchir, je l'ai fait vraiment pour la bonne cause et je l'ai fait que l'image que j'avais reçue de cette lutte pour cette maladie est de plus pour faire bouger les choses effectivement je pense que ça a dû m'aider à extérioriser la chose mais face à la maladie chacun réagit à sa façon que oui aujourd'hui ça va mieux parce que j'ai eu la chance de retrouver une femme parfaite qui m'accepte comme je suis et qui m'accepte avec mon passé qui m'accepte avec mon association, parce que c'est, vous l'avez bien compris, j'en parle avec le cœur, donc c'est quand même du temps, c'est du bénévolat, parce qu'on est tous 100% bénévoles. Donc oui, je me suis reconstruit, on s'est mariés, on a une petite belette de 15 mois, donc voilà, tout va bien aujourd'hui. Mais ça n'empêche que, voilà, avec Alexandre et toute l'équipe bénévole, on ne s'arrête pas et on continue de se battre pour faire bouger les lignes par rapport à cette maille. Rendez-vous, le podcast.
- Speaker #0
Merci beaucoup Mathieu
- Speaker #1
Merci à toi Jean-Christophe et puis vivement le mardi 2 juillet
- Speaker #0
J'ai hâte aussi