- Speaker #0
La Sainte Famille, le podcast pour grandir ensemble. La Sainte Famille, c'est des conversations enregistrées en une prise, sans montage ni retouches, des partages inspirés et inspirants pour grandir ensemble. Bonjour la Sainte Famille, bonjour Estelle, bonjour Claire. Alors la température familiale ce matin c'est comment ?
- Speaker #1
Eh bien ce matin c'est plutôt très tranquille puisque je ne suis pas en famille.
- Speaker #0
Ah bah voilà, c'est clair. Voilà,
- Speaker #1
je suis un peu à distance et donc voilà, ce matin je peux dire que je suis dans mon espace à moi.
- Speaker #0
Excellent.
- Speaker #1
Et toi ?
- Speaker #0
Et moi ce matin très tranquille, très tendre, sans vagues. Très agréable.
- Speaker #1
Je t'adore. C'est comme ça, c'est tellement bon.
- Speaker #0
Ah oui, c'est délicieux.
- Speaker #1
Et vous ? Et toi, chez toi, comment ça se passe ? Peut-être qu'on prend peut-être, allez, trois secondes pour voir un peu ce qui s'est passé ce matin.
- Speaker #0
Bon.
- Speaker #1
Voilà. Parce que c'est vrai que c'est toujours quand même très intéressant de savoir... Oui, quelle est la température de notre famille ? Quand on dit température, on a compris maintenant, c'est vraiment... Voilà, comment va notre famille ? Comment elle se sent ? Comment on pourrait dire ?
- Speaker #0
Oui, et puis c'est très mouvant en fait. Donc déjà de bien aussi prendre en compte sur quoi on est parti peut-être ce matin.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et puis voilà, de le laisser respirer et puis d'accepter que ça colore aussi un petit peu.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Ici.
- Speaker #1
Oui, chacun se lève avec une certaine humeur, chacun se lève dans un espace... différent quelque part en fait, dans une ambiance intérieure différente, mais on est ensemble et comment ça se conjugue tout ça et ça c'est ça demande, je trouve que ça demande déjà beaucoup d'attention ne pas colorer l'espace des autres et de ne pas être trop imprégné de l'espace des autres si cet espace peut être un peu dérangeant parce que parfois, voilà, même on le voit bien chez nos enfants.
- Speaker #0
C'est le plus difficile même je dirais pour la cohabitation en fait c'est ces ambiances qui se fréquentent.
- Speaker #1
C'est ça. Oui, c'est ça. Et ça, c'est tous les jours.
- Speaker #0
C'est tous les jours.
- Speaker #1
Donc ça, c'est très important, je crois, de le souligner. Je pense qu'on pourra en reparler très souvent. Mais bon, cette température familiale, je l'aime bien. J'aime bien regarder. Et quand tout le monde a 37, c'est parfait. Et puis quand ça s'élève un peu... Voilà. Et écoute, j'ai réfléchi à quelque chose parce que c'est vrai qu'il n'y a pas si longtemps, j'ai relu La promesse de l'aube, que j'ai relu complètement différemment. Je ne sais pas si parmi tous ceux qui nous écoutent, il y en a qui ont lu le livre de Romain Garry, La promesse de l'aube. Mais en fait, ce n'est pas tant pour parler littérature, mais c'est pour parler de ce que j'avais compris par le passé, de ce que là, j'ai compris. Et du coup, j'ai vu le film aussi, ceux qui voudront un peu passer sur le livre. Et ça m'a replongée dans le climat du livre. Et je pensais à la mer. Je me suis dit... Et j'avais envie de poser cette question à toutes les mères qui nous écoutent, ou aux mères en devenir, quelle mère on est ? Quelle mère on veut être ? Quelle mère on veut devenir ? Ou quelle mère on est ?
- Speaker #0
Est-ce que tu crois qu'on le sait ça ? Là on va se poser la question, on va essayer de soulever des réponses, mais est-ce qu'on en a une idée juste, tu vois, de quelle mère on est ?
- Speaker #1
C'est toute cette question, parce que quand on lit La promesse de l'aube ou qu'on regarde le film, moi je suis subjuguée par cet amour qu'elle a pour son enfant. Et à la fois je suis terrifiée. Et c'est en ça que je me dis, est-ce qu'on peut avoir conscience de la mère qu'on est ? Parce que dans toute cette puissance qu'elle a, cette mère incroyable, la mère de Romain Garry, elle a une force, une puissance, une foi. Et une foi aussi en son enfant. en sa progéniture qu'elle utilise aussi à ses propres fins et ça je ne sais pas si elle peut s'en rendre compte aussi et c'est toute cette ambivalence en fait qu'il y a entre l'amour tellement démesuré et en même temps cette
- Speaker #0
espèce de domination oui parce qu'il y a une forme d'ingérence même totale en même temps son amour parce que je l'ai relu aussi le porte le porte en fait, il livre tout et défie tous les obstacles et est plus fort que tout et à la fois Dans ma perception, c'est cette ambivalence dont tu parles. Il y a aussi beaucoup d'atteinte quelque part à une forme de liberté individuelle. Tu vois ?
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Cet amour et donc toutes les décisions qui en découlent recouvrent.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Parce qu'elle a des ambitions pour lui.
- Speaker #1
Mais bien sûr, parce qu'elle se dresse comme un oracle. Oui. Et je me rappelle qu'on avait parlé de ça ensemble. Tu te rappelles ? La mère comme un oracle. Tu te rappelles ? Ça fait un petit moment, mais c'est ça. en fait c'est ça que ça m'a fait c'est que je me suis dit mais en fait la mère nous sommes des oracles pour nos enfants mais ça c'est une conscience essentielle à avoir parce que c'est justement à partir de là qu'on peut l'aiguiller
- Speaker #0
cette oracle tu vois, c'est à dire que si on reconnait en fait le pouvoir créateur de la pensée des mères sur leurs enfants et sur leurs expériences de vie concrètes Et bien, d'un coup, c'est là qu'on peut vraiment aiguiller. Attends, qu'est-ce que je pense profondément de cet enfant ? Comment je le ressens ? Comment je le perçois ? Qu'est-ce que je pense pour lui ? Qu'est-ce que je pense de lui ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que je pense de la vie pour lui ? Exactement. Et regarde jusqu'où ça va dans le livre que j'adore. C'est tellement drôle quand elle le convoque. Elle lui dit, écoute, il faut que tu ailles à Berlin. Il faut que tu abattes ce Hitler.
- Speaker #0
Ah oui, voilà.
- Speaker #1
Ce n'est pas possible. Dans le film, c'est très bien. C'était beau que ça y figure aussi. Parce qu'en fait, son amour et son ambition pour son enfant n'a tellement pas de limites. C'est-à-dire que pour elle, c'est un Dieu vivant, en fait. Et du fait qu'elle le prenne pour un Dieu vivant, elle devient aussi pour lui une sorte de déesse. Et ce moment est dingue. Et heureusement, ensuite, il se prépare à y aller.
- Speaker #0
Parce que ce qui est vrai,
- Speaker #1
c'est qu'il peut rien lui refuser. et moi j'en ai pas plus que je veux passer Mais pour ceux qui n'ont pas lu ou pas vu le film, mais c'est fantastique.
- Speaker #0
Mais parce que c'est là qu'il y a cette notion de promesse aussi, comment l'enfant se promet de répondre à cet amour, ou pas,
- Speaker #1
enfin,
- Speaker #0
libre à chacun d'ailleurs, mais il y a cet engagement aussi idéal de ne pas décevoir sa mère, de ne pas décevoir ses attentes. Alors en vérité, c'est ce que Romain Garry partage aussi, et qui n'est jamais... Il échoue un million de fois et donc petit à petit, il renonce à tout. C'est la règle qu'elle avait ouverte pour lui. En fait, il a un destin extraordinaire et qu'en fait, il les exhauste toutes. Au final, oui, il les exhauste toutes. Et du coup, vraiment, en disant ça, c'est vraiment pour parler de nous tous, la Sainte Famille.
- Speaker #1
Nous, on est tous ensemble et je pense que toutes les mères, on se pose toutes ces questions. Et même, je pense qu'on se pose aussi des questions sur notre propre mère. Comment nos mères, elles ont... Comment elles ont géré, en fait, nos enfances ?
- Speaker #0
Et en fait, pour moi, c'est vraiment comment, donc soit nous en tant qu'enfants ou nous en tant que mères, est-ce qu'on porte l'enfant depuis la peur ou depuis la confiance ?
- Speaker #1
Exactement. Est-ce qu'on porte l'enfant depuis la peur ou depuis la confiance ? Est-ce que finalement, exactement, dans tout ce qu'on vit avec nous, mais ça peut s'appliquer à tout dans la vie en général.
- Speaker #0
Mais bien sûr.
- Speaker #1
Mais c'est vrai qu'avec nos enfants, finalement, je vois... Je vois le manque de patience, par exemple, parfois, qu'on peut avoir envers nos enfants. Ils doivent apprendre quelque chose. Et tu sais, en fait, ça nous gêne qu'ils ne comprennent pas quasiment immédiatement. Souvent, je dis ça. Et en fait, je me suis rendue compte, parce que moi, j'ai été élevée un peu comme ça, par une mère qui ne supportait pas que je ne comprenne pas. Mais je me suis rendue compte, en grandissant, qu'en fait, ce qu'elle ne supportait pas, c'est que peut-être j'échoue. C'est-à-dire qu'elle avait peur pour moi que je sois quelqu'un peut-être de pas assez intelligent, qu'il soit pas prêt pour ce monde qui va tant m'en demander. Et ça, je l'ai compris tard, tardivement. Et en fait, ça change aussi tout le spectre de notre compréhension, tu vois, de notre relation aussi à notre mère. Et de sa chance. En fait,
- Speaker #0
ça parle, je trouve, beaucoup ce que tu dis. même quand on n'est plus chez nos parents ou même quand nos enfants ne sont plus pas avec nous en fait ils baignent en permanence dans notre matrice invisible dans notre température dans notre coeur en fait ils baignent dans notre coeur en permanent et on baigne, enfin tant qu'en tout cas on n'a peut-être pas pris une autonomie à cet endroit là, on baigne aussi dans ces ambiances de coeur de nos mères et de nos pères Et en fait, moi, je trouve que ça se vérifie à l'infini, à l'infini. Ça nous affecte et ça nous porte ou nous limite. Et c'est ça.
- Speaker #1
Et la famille, c'est un bain.
- Speaker #0
Et ça donne une responsabilité énorme. Et l'idée, ce n'est pas d'accabler les mères. Enfin, pas du tout. Pas du tout. Au contraire, mais quand même, savoir quelle mère on est.
- Speaker #1
Oui. Enfin, se rendre compte, essayer de s'apercevoir, quoi. Qu'est-ce qu'on donne vraiment ? Qu'est-ce qu'on donne vraiment ? Et qu'est-ce qu'on retient encore ? Je crois que c'est vraiment fondamental. Mais toi, tu arriverais à dire quel genre de mère tu es ? Quel genre de mère je suis ? Une mère, en tout cas, je crois, qui veut sans cesse rappeler à son enfant, à mon fils. C'est vrai que je ne cesse de lui rappeler que je serai toujours là et que je l'aime de manière... Je fais tout pour lui rappeler que je l'aime de manière inconditionnelle et que je vais me tromper. Je fais tout pour lui rappeler que je n'ai pas de vérité, mais que je ferai tout pour être là pour lui. Je ferai de mon mieux. Je ferai toujours de mon mieux. Et voilà, ça c'est vraiment, pour moi, c'est la priorité. Mais après, voilà, toi ce serait quoi, toi ? Qu'est-ce que tu dirais ? Quel genre de mère tu es ?
- Speaker #0
Je dirais que je suis une mère très attentive. Pour moi, il y a l'écoute qui est vraiment très importante. Ça va avec de la disponibilité aussi. De temps, d'attention. Il y a quelque chose comme ça de mon espace qui est très offert à mon enfant. En tout cas jusqu'à maintenant, puisqu'elle quitte quand même un peu l'enfance. Ça se rééquilibre aussi. C'est aussi lié à l'âge. Mais il y a quand même quelque chose dans la nature de la disponibilité et de l'écoute. quelque chose vraiment de l'accueil aussi. Moi, j'ai envie qu'elle ait un endroit dans sa vie où elle sait qu'elle peut tout vivre, tout ressentir, tout dire.
- Speaker #1
Tout est autorisé.
- Speaker #0
Et qu'elle ait confiance, que ça lui donne une sécurité. C'est ça.
- Speaker #1
Et juste pour rebondir par rapport à... C'est très important, pardon, je ne veux pas te compléter, parce que ça a vraiment... Quelle chance, et je le dis aussi pour toutes les personnes qui nous écoutent, c'est quelle chance de pouvoir se dire qu'on a un chez-soi. C'est-à-dire que... Chez nos parents, c'est chez nous, en fait, quand on est enfant. Et souvent, les parents, ils ne s'en rendent pas compte ou on ne s'en rend pas compte que quelque part, c'est chez les parents.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et alors que non, c'est aussi la maison des enfants, c'est notre maison à tous qui sommes dans cette maison.
- Speaker #0
Et ce que tu dis, c'est ça, c'est comme un endroit, c'est un refus. C'est notre... Oui, oui, c'est ça. Et pour le coup, je dirais, nous, on a quand même, pas énormément, mais quelquefois déménagé et tout ça. Enfin, tu vois, c'est un refuge, pas lié à un lieu, un refuge relationnel, en fait. Voilà. Et ça, je pense que c'est l'essentiel de ce qu'ils font d'après tout ce que je peux faire ou dire. Ouais, tout à l'heure,
- Speaker #1
je pense que c'est tellement... Enfin, j'essaie.
- Speaker #0
Et j'essaie aussi aujourd'hui, d'ailleurs, de ne pas... Que ça ne soit pas... pas à mon sacrifice, tu vois, bien sans cette disponibilité de garder une justesse que tu vois.
- Speaker #1
J'aime bien ce mot sacrifice. Moi, personnellement, ce mot ne me dérange pas du tout. Je sais qu'aujourd'hui, on est dans une ère, un peu, une société où les mères veulent avoir leur espace, les pères aussi, mais c'est différent. On nous communique cet état-là différemment, mais les femmes, elles veulent avoir leur espace, leur communication. enfin, leur espace de vie, leurs activités, etc. Mais franchement, je crois qu'une mère, là je vais peut-être choquer tout le monde, la sainte famille, écoutez-moi bien, mais je crois qu'une mère qui n'a pas le sens du sacrifice, il est nécessaire qu'elle ne soit pas, il ne faut pas qu'elle fasse d'enfant en fait, parce que pour moi ça va avec, mais c'est un bon sacrifice. Mais voilà, exactement, c'est pas le sacrifice. Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Je trouve qu'il y a du sacrifice au sens des changements consentis qui impliquent L'accueil d'un enfant et surtout d'un bébé, etc.
- Speaker #1
Bien sûr, on doit s'oublier. Exactement. On doit s'oublier. On doit s'oublier quelques temps et même peut-être parfois sur du long terme. Exactement, peut-être parfois sur du long terme. Mais quel bonheur de s'oublier aussi. Dans ce monde où on a le sens de nous rappeler qu'il faut qu'on pense à soi.
- Speaker #0
Je suis tout à fait d'accord avec toi. Et après, je pense que c'est plein de nuances selon les cas de figure. Moi, quand je suis avec ma fille, je suis seule avec elle. et donc en fait je... quelque part, je n'ai pas de relais sur le moment si je suis dans l'épuisement. Tout à fait. En fait, finalement, ça parle aussi de ce qu'on dit là, mais de rapport de pouvoir, d'accueillir sans après se laisser complètement déborder. Et ça, c'est des réglages internes et très personnels. Absolument.
- Speaker #1
Et il y a plein de nuances.
- Speaker #0
C'est plutôt dans cette veine-là que je vais nommer ça. Mais j'aime beaucoup la notion en tout cas, moi, d'oubli. de soi,
- Speaker #1
c'est ça
- Speaker #0
Parce que c'est là que naît le lien, en fait. Bien sûr, aussi.
- Speaker #1
Et que peut-être, comme pour moi, la Sainte Famille, pourquoi on est là ? Parce qu'il y a quelque chose de sacré dans la famille. Et que pour moi, avoir un enfant, c'est sacré, au sens où on est presque, enfin, je ne sais pas presque, je pense que l'attitude qu'on a avec notre enfant, c'est peut-être une attitude qu'on peut avoir aussi envers Dieu. Je dis Dieu, il n'y a pas de connotation religieuse, Ouakatanka, l'univers, voilà. Mais bien que, voilà, pour moi, Dieu, ça ait un sens très, très profond. Mais je me dis quand même que c'est s'oublier, oui, mais c'est sain de s'oublier. On devrait s'oublier au moins une heure par jour dans un endroit. Et voilà, c'est aussi arrêter un peu l'identité. Tu vois, c'est tout ça qu'on parle.
- Speaker #0
S'oublier, c'est... En plus, Estelle et moi, on a été actrices. Enfin, on l'est toujours, mais du coup, c'est... Non, mais c'est très sain. Oui, oui. Parce que... ça repose sur la même chose et c'est du coup c'est connu pour nous cette notion. À un moment ça n'est plus nous, notre identité, notre mental, nos pensées qui guident les choses. C'est disponible à quelque chose qui nous traverse,
- Speaker #1
mais comme la thérapie en fait, parce que dans l'exactement, les thérapeutes vont très bien le comprendre aussi, mais en fait tout le monde le comprend.
- Speaker #0
Mais en fait c'est l'activité qui le permet. Mais c'est cet endroit où voilà, par la disponibilité, par la présence,
- Speaker #1
par le don.
- Speaker #0
par le don de soi. Une partie du petit moi se dépasse.
- Speaker #1
Tout à fait. C'est pour ça que j'aime bien cette idée de s'interroger sur quelle mère on est, quelle mère on voudrait être si on n'est pas satisfaite de celle qu'on est. Il y a tellement de fois où je me suis... On se sent coupable, on se sent à côté, on ne se sent pas à la hauteur. Ce n'est pas à la hauteur parce que c'est un tel phénomène d'avoir un enfant. Et ça, je le dis vraiment pour toutes les mères, mais tant qu'on... Je crois qu'une bonne mère... Je réfléchissais longtemps à ça, tu vois, je ne sais pas toi, Claire, mais je me suis dit qu'une bonne mère, c'était une mère qui voulait grandir, qui voulait grandir auprès de son enfant.
- Speaker #0
Absolument, oui. Tu vois ? Et être agrandie aussi par son enfant. Enfin, tu vois, pour moi, c'est tellement l'enfant qui te montre quelle mère...
- Speaker #1
Et puis c'est lui qui te façonne en tant que mère, parce que la mère, on ne sait pas très bien au début. Voilà, c'est lui qui nous fait mère. Donc il faut aussi lui faire confiance. Mais c'est vrai que c'est tellement magnifique. Mais bon, il y a cette idée de quelle mère j'ai envie d'être. Chaque jour, je dois me coucher le soir en me disant, ok, est-ce que j'ai œuvré ? C'est tellement réconfortant, je trouve. C'est tellement consolant de se dire ça. Et même si on a fait des erreurs dans la journée. qu'on considère avoir fait des erreurs, mais se dire, voilà, comment je peux réparer ? Comment il me peut réparer avec mon enfant ? J'ai fait une erreur, on en fera tous des erreurs. Notre enfant doit aussi comprendre qu'on ne va pas se donner l'excuse de se dire, non, oui, je fais des erreurs, je fais la même erreur tous les jours, puis je me dis, oui, je vais réparer ce soir. Non, c'est non. Mais par contre, de se dire qu'on a fait quelque chose qu'on semble inapproprié ou à côté, bon, on va aller en parler avec lui. Et si on a un conjoint, pourquoi pas ? Si on a un conjoint à l'écoute, attention, parce que il faut aussi faire attention, mais si on a un conjoint qui est suffisamment à l'écoute, ou une conjointe à l'écoute, voilà, de lui dire, de pouvoir exprimer ses doutes, ses doutes qu'on peut avoir. Une mère, c'est quelqu'un qui doute aussi. C'est vrai.
- Speaker #0
Et je me dis aussi, peut-être pour conclure, en tout cas, ces pistes de questionnement, mais peut-être aussi faire des petites mises à jour, tu vois. Même par rapport à ce que nous, on vient de se partager de nos profils de mère ou de ce qui est un peu la note majeure. Mais justement, moi, ma fille, elle rentre, voilà, elle a 12 ans dans une autre étape. Et tu vois, elle me dit aussi, tiens, quelle mère j'ai envie d'être maintenant ?
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Voilà,
- Speaker #0
ça évolue, ça grandit. Évidemment, en fait, ça s'exprime autrement. Et ça, je trouve ça hyper vivant.
- Speaker #1
Il y a des conivrances qui se suivent au fur et à mesure. Parce qu'il y a des choses qu'on n'aurait peut-être pas acceptées. des années auparavant que là, on est obligé d'accepter parce qu'on voit qu'il y va de la joie de notre enfant, même si on n'est pas d'accord avec ce qu'il propose finalement. Enfin, voilà, j'ai un exemple précis, les jeux vidéo, tu vois. Oui, moi, mon fils, c'était là à 12 ans, Marlon à 12 ans. Et c'est vrai que les jeux vidéo, j'ai dû revenir sur beaucoup de choses parce qu'en fait, c'est juste qu'il est nécessaire que ça rentre dans une harmonie, que ça s'équilibre. En fait, il est nécessaire à chaque fois, je crois, de trouver... l'équilibre et ça rentre dans l'équilibre familial. C'était juste pour donner cet exemple-là. Mais non,
- Speaker #0
mais ça va dans le...
- Speaker #1
On y est beaucoup confrontés tous, là. Oui, je crois qu'il y a beaucoup de personnes qui peuvent se dire « Ah oui, moi aussi, j'ai un enfant de 12 ans et c'est... »
- Speaker #0
Exactement, mais ça va dans le grandir ensemble, je trouve. On est bien sur le même.
- Speaker #1
c'est grandir ensemble C'était chouette de partager ça avec vous. C'était vraiment...
- Speaker #0
Merci, merci beaucoup d'être là,
- Speaker #1
la Sainte Famille. C'est bon d'être en famille, donc merci. Et la Sainte Famille vous aime.