Speaker #0Bienvenue dans la soupape créative du Mocko, le média où on explore la créativité. Un vendredi sur deux, on ouvre la soupape pour relâcher la pression, faire circuler les idées et l'inspiration. Si tu me découvres, c'est Nadine, et ici on parle de créativité, d'étincelles et de tous les zigzags du processus créatif. Dans cette soupape, on va parler de la peur, cette sensation qui a permis à tes ancêtres d'éviter de se faire dézinguer par des mammouths, Sauf qu'aujourd'hui, elle se traduit par « cliquer sur « envoyer » sur un ordinateur, boule au ventre, gorge nouée, le stress monte et paf, c'est la paralysie. » Ouais, j'avoue, on est assez loin des mammouths maintenant. Souvent, ce qui découle de ça, c'est le doute, la remise en question. Au mois de mai dernier, je suis tout en bas de la montagne russe. J'ai fini mes bêta-tests sur mon offre, mais le doute s'installe. Que faire de mon média, de mes podcasts ? Est-ce que le kick, mon offre donc, est vraiment une bonne idée ? Pourtant, j'ai déjà de bons retours, des améliorations concrètes à mettre en place pour la suite, et l'envie est toujours intacte. Mais je suis comme paralysée. Alors c'est quoi le problème ? Car il n'y a plus qu'à, comme on dit. Je partage alors mon mood du moment à une amie musicienne qui me dit un truc qui a tout changé dans ma manière de voir les choses. Ce n'est pas grave. Ce que tu vis, c'est comme le trac avant de monter sur scène. Tu sais, quand tu es derrière le rideau et que tu as oublié tout ton texte, ta partition, et que tu as juste envie de partir en courant en te demandant ce que tu fous là. Ben, tu en es exactement là, tout de suite. Waouh ! Et elle avait raison. Quand c'est inconfortable et que ça gratte, comme j'aime bien dire, c'est qu'il y a de l'enjeu. Sauf que la peur, elle ne disparaît jamais, elle peut même devenir une alliée. Ouais, je sais, ça paraît pas évident, mais promis, ça peut. Donc plus le choix, il faut apprendre à vivre avec. Tout d'abord en commençant par découper le mammouth, enfin l'éléphant. Oui, je vais continuer de filer la métaphore du mammouth, voilà. Quand la tâche paraît trop lourde, elle peut aussi paralyser. Il est conseillé souvent de la découper en plus petites étapes. La fameuse stratégie des petits pas. Sauf que plus tu attends, plus l'enjeu devient grand. Comme s'il y avait deux sabliers qui se remplissaient en parallèle et te mettaient face au temps gâché de ne pas t'être lancé plus vite. Et là, tu la sens la pression sous-jacente là ? C'est pourquoi on parle souvent de cette méthode des petits pas, l'idée de poser les briques les unes après les autres, plutôt que de vouloir directement une maison qui se démolira dès le premier orage. Car tu auras mal calculé la pente du toit ou... Oui, j'ai pas dit qu'il n'y aurait plus de métaphores dans cette nouvelle saison. Oui, on veut avoir quelque chose de fini, vite, et ce pour plein de raisons. Une deadline précise, par exemple, on veut être lancé pour la rentrée, ou la nouvelle année, ou un anniversaire. On veut aussi être lancé pour la rentabilité, ou tout simplement parce que le marché n'attend pas. Alors aujourd'hui, j'ai envie de te partager ma petite astuce. Je l'ai appelée la stratégie de poche. Alors tu peux la jouer à l'anglaise en pocket strategy, mais en fait c'est un truc de trader apparemment, donc on va pas le faire. Oui, tu me vois venir. En fait, stratégie de poche, un peu comme l'idée du livre de poche, aux pages annotées et cornées qu'on emmène partout avec soi, ou même le mouchoir de poche, toujours là pour dépanner au cas où. Eh bien moi, ma stratégie de poche, c'est celle que tu peux mettre directement dans ta poche. Voilà, j'avais envie de réfléchir à quelque chose de simple, que tu peux griffonner et annoter sans prise de tête, et mettre en place sans attendre, qui dépanne et donc évite cette fameuse paralysie. Alors, qu'est-ce qu'on met dans une stratégie de poche ? Tu pourrais te dire, par exemple, que publier un post sur les réseaux sociaux, ça pourrait être dans ta stratégie de poche. Finalement, ce n'est que rédiger un texte et cliquer sur publier. Sauf que tu as des sueurs froides rien que d'y penser. Alors, toute ressemblance avec une situation réelle ou ayant existé est pure coïncidence. Donc non, tu dois te l'avouer, ce post n'est pas dans ta stratégie de poche. En effet, cette stratégie, pour moi, elle est différente de ce qu'on appelle la loi de Pareto. Tu sais quand 20% de tes actions donnent 80% des résultats. Et inversement. Certes, il faut que ça ait un impact sur ton projet, même minimum. Mais là, surtout, l'enjeu, c'est que ce soit facile. La stratégie de poche, elle est là pour lancer la machine, te mettre en mouvement. Donc pour reprendre l'exemple de mon poste et de ma paralysie, au hasard, face à LinkedIn. Oui, bon, d'accord. J'ai commencé par faire un visuel avec un mème avant de me mettre à écrire. Je me suis rendu compte que, ben, lister des idées et rédiger le poste, Ce n'est pas forcément ce qui me bloque. La preuve avec la soupape et Manusator. J'écris vraiment souvent, régulièrement. Je n'ai pas vraiment le syndrome de la page blanche. Donc c'était autre chose. Mais pour me dire que j'avais commencé à faire un poste, j'ai fait le visuel. En gros, c'était l'illustration à chaque fois qui me manquait. Et une fois que j'ai fait ce même et que je l'ai posté, en plus c'était un poste sur la vente, donc pas forcément mon cœur de métier, ce n'était pas si terrible que ça. Donc là je te parle de la stratégie de poche vis-à-vis des réseaux sociaux mais bien sûr tu peux l'adapter à plein de choses et c'est ce qu'on verra dans le défi créatif plus tard. Parce qu'avant j'ai envie de te partager aussi un autre blocage, celui de assez bien versus au top. Pourtant ce n'est pas faute d'en parler ici et de faire extrêmement attention de ne pas tomber dans ce cercle vicieux mais j'ai eu aussi affaire à un perfectionnisme malsain. En gros dès que j'estimais que tout était prêt, je mettais le doigt sur un minuscule détail. que j'estimais, d'un seul coup, hyper bloquant. Et là, c'était fini. Je ne pouvais plus lancer, ni même en parler en l'état, car évidemment, j'imaginais que tout le monde allait s'en rendre compte, que la qualité de l'image n'était pas en 4K, qu'il y a un double espace dans ma présentation, et j'en passe. Tu vois, quand je dis micro-détails, c'est vraiment la mauvaise excuse, quoi. J'en reviens à la discussion que j'ai eue plus haut sur le changement d'angle, c'est exactement ce qui s'est opéré quand je suis passée de pas top à assez bien. Et franchement, c'est bateau dit comme ça, mais quand tu es sur un projet où tu estimes qu'il y a de l'enjeu, prends du recul et demande-toi est-ce qu'à ce moment-là, c'est déjà assez bien ? Et souvent, la réponse est déjà positive. Incroyable, n'est-ce pas ? Donc tu l'auras compris, dans le défi créatif de cette semaine, je te propose de prendre deux pages dans ton carnet pour créer ensemble ta stratégie de poche. Sur la première page, tu vas parler de ton projet et des tâches qu'il te reste à faire et que tu procrastines car tu as peur, oui. Car si tu procrastines juste parce que c'est chiant, ça marche moins bien. Là, on parle vraiment de la peur. Et sur la page de droite, tu vas lister les tâches de poche, dans la logique dont je viens déjà de parler. Pas selon la loi de Pareto, mais plutôt selon leur facilité. Tu découpes en toutes petites tâches, et vraiment celles qui sera facile, où il n'y aura plus aucun enjeu. Encore une fois, l'idée n'est pas de terminer l'entièreté de la tâche, mais surtout de la commencer. Puis j'ai presque envie de te proposer de signer un contrat avec toi-même et de te donner un délai pour réaliser les tâches de poche. Enfin au moins pour commencer tes tâches de poche. Tu prends un rendez-vous d'une heure et tu essayes d'en cocher un maximum en une heure. Parce que bien sûr comme elles sont faciles, normalement elles ne prennent pas beaucoup de temps. Et après une fois que cette page sera entièrement cochée, tu pourras être hyper fier de toi d'avoir enfin vaincu ces peurs et de pouvoir continuer. continuer ton projet. Et bravo, tu auras aussi arrêté de procrastiner. Merci d'avoir écouté cette nouvelle soupape créative du Mocko, c'était Nadine, et si cet épisode t'a plu, rendez-vous sur mocko.fr, abonne-toi au podcast ou à la newsletter Le Court-brouillon pour ne pas louper la suite. 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