Speaker #0Bienvenue sur La Studer, le rendez-vous mensuel d'une communauté engagée pour la paix, les droits humains, le vivre ensemble, la non-violence, le féminisme et la justice sociale. L'objectif, donner de la force à ceux qui cherchent à faire écho à ces valeurs. Chaque dernier mercredi du mois, nous nous unissons pour stimuler la réflexion et encourager la discussion. Ensemble, nous explorons des idées puissantes et des actions concrètes pour façonner un monde meilleur. ce n'est pas qu'une histoire de drogue plongeons ensemble dans l'histoire complexe et douloureuse de la violence en colombie un pays marqué par des décennies de conflits internes mais aussi par des moments d'espoir et de résilience quelles sont les racines et les répercussions de cette violence incessante vous allez tout comprendre en quelques minutes il est essentiel de commencer par la période de la conquête des espagnols oui lorsque christophe colombe a découvert l'amérique cela a défini d'entrée les indigènes comme des sujets du roi d'espagne ce qui a imposé les règles qui en découlent la guerre fut juste aux yeux des colons pour légitimer leur domination sur les natifs des terres qu'ils venaient de découvrir ils les ont transformés en esclaves et même parfois en animaux de charge C'est ainsi que la violence a pris ses bases sur un territoire qui, jusqu'ici, était peuplé de différentes tribus amérindiennes qui se regroupaient en petites sociétés primitives vivant de cueillettes et de chasses. Mais ça ne s'est pas arrêté là. La colonisation espagnole s'accompagnait d'esclaves africains, achetés pour travailler dans les mines d'or le long des fleuves des régions d'Antioquia et du Choco. La majorité venait du Sénégal, d'Angola, du Congo, du Bénin, du Ghana. et du Nigeria. S'en est suivi des décennies de discrimination, de séparation entre natifs, esclaves et européens, de violences extrêmes contre les peuples considérés comme non-civilisés, avant que la rébellion prenne le dessus sur la domination. L'indépendance et la république furent établies au début du XIXe siècle, mais la violence s'est recyclée par des soulèvements militaires et plusieurs guerres civiles entre libéraux et conservateurs, parfois très longues, mais aussi importantes. intermittente. Et puis, dans le même temps, la violence sur ceux qui étaient considérés comme inférieurs continuait. Les désirs de vengeance prenaient le dessus, la mémoire des massacres et des mauvais traitements de chaque partie au conflit restait gravée, et c'est alors que le pays s'est divisé entre les amis et les ennemis, chacun ayant sa propre définition et son parti pris. Au XXe siècle, cette fois, il y a eu une période d'intense violence, de nouveau, qui a repris les bases du conflit. du XIXe siècle. Les deux parties, libéraux et conservateurs, ont entrepris un niveau d'affrontement qui est connu aujourd'hui comme l'époque de la violencia, la violence. Dans les années 40 et 50, une guerre civile bipartisane entre les libéraux et les conservateurs a jeté les bases des conflits à venir, avec un bilan tragique estimé à plus de 200 000 morts. Cet affrontement a fragmenté la société colombienne, créant un terrain fertile. pour la naissance de groupes armés dans les décennies suivantes. En effet, entre 48 et 58, les conflits, qui étaient largement conduits dans les campagnes, ont influencé la constitution de groupes de guérillas rurales, libéraux, qui s'affrontaient avec l'armée et les groupes anti-guérillas qui s'alliaient avec le gouvernement, conservateurs. Dans les années 60, à la suite des batailles sans fin des libéraux et des conservateurs, qui n'ont pas su travailler dans l'intérêt de la culture, du peuple, mais aussi sous l'influence de la révolution cubaine et le climat global de lutte contre l'oppression, plusieurs groupes guerriero sont vus le jour, dont les FARC et l'UN. Ces groupes prétendaient lutter pour les droits des classes opprimées, marquant profondément le paysage politique et social de la Colombie. Bien qu'ils aient commencé par des idéaux de justice sociale, leur comportement envers les populations civiles a aussi été source de violence et de souffrance. Des tactiques telles que les enfants, les enfants de la population, les enfants de la L'enlèvement, le recrutement forcé, y compris d'enfants, et les attaques contre des villages soupçonnés de collaborer avec le gouvernement ou les paramilitaires ont fait de nombreux innocents des victimes collatérales de cette guerre prolongée. En réponse à l'insurrection des guerrillas et à la menace perçue comme venant des groupes de gauche, des groupes paramilitaires ont été formés, souvent avec le soutien tacite ou explicite de certaines factions de l'armée colombienne et de riches propriétaires terriens. Ces groupes, comme Les AUC ont affirmé leur but de combattre les guerriers héros, mais dans la pratique, ils ont aussi ciblé ceux qu'ils considéraient être des collaborateurs et leurs proches. C'est ainsi qu'étaient attaqués des civils, des militants des droits de l'homme et des syndicalistes, aggravant ainsi le cycle de la violence. Leur implication dans des massacres et des déplacements forcés de populations a profondément marqué la société colombienne, contribuant à un conflit déjà complexe et à un climat de peur et d'insécurité. Comprenez bien qu'avant les années 70, les actions des différents groupes armés ont non seulement semé la terreur au sein de la société, mais ont également contribué à une méfiance et une fracture profonde au sein de la société colombienne. Méfiance contre l'État et ses institutions, fracture entre les régions, les villes, les villages et la population en général. Un autre élément crucial de la violence en Colombie est le narcotrafic, qui a pris une ampleur considérable à partir des années 70. Des cartels puissants, comme celui de Medellín et plus tard celui de Cali, ont transformé le paysage socio-économique colombien. Ces organisations criminelles ont non seulement distribué de la cocaïne sur les marchés internationaux, générant d'énormes profits, mais ont également infiltré et corrompu les structures politiques et sociales de la Colombie. Les conflits entre cartels, ainsi que ceux entre les cartels et l'État, ont causé une violence extrême, avec des assassinats de figures publiques, des attentats et une peur généralisée parmi la population. A Medellín, les gens racontent que la ville croulait sous la menace de bombes. Elle pouvait exploser à n'importe quel moment et dans n'importe quelle rue. Outre le narcotrafic et les conflits armés, la Colombie fait face à d'intenses problématiques liées à l'extraction des ressources naturelles, notamment l'or. Cette richesse souterraine se transforme souvent en malédiction. Les groupes armés illégaux se sont livrés, et se livrent toujours, à une lutte acharnée pour contrôler les zones minières. L'exploitation illégale de l'or provoque non seulement d'importants dégâts environnementaux, tels que la déforestation et la pollution des cours d'eau par le mercure, mais alimentent également le cycle de violence, les déplacements forcés et les violations des droits humains. Ces activités illicites rendent plus difficiles les efforts de développement durable et exacerbent les tensions dans les régions déjà affaiblies par des décennies de conflits. Les conséquences de ce conflit prolongé ont été dévastatrices. Des milliers de Colombiens ont été déplacés de leur foyer, victimes de massacres et de violences. Les mines terrestres, les enlèvements et les assassinats ont été une réalité quotidienne pour beaucoup, laissant des cicatrices indélébiles sur les communautés à travers le pays. On compte. Depuis les années 50, plus de 9 600 000 victimes du conflit armé en Colombie. Presque 10 millions. Durant ces décennies de violence, la Colombie a cherché des chemins vers la paix. Les négociations avec les FARC, qui ont culminé avec l'accord de paix de 2016, ont été un moment clé. Cet accord a représenté un espoir de fin pour une partie du conflit. Mais aujourd'hui, la situation reste complexe, avec des groupes dissidents et les actions de la Colombie-Britannique. d'autres groupes qui continuent à alimenter la violence sur le territoire. L'histoire de la violence en Colombie est loin d'être simple ou linéaire. C'est une histoire de souffrance, mais aussi de courage et d'espoir. Alors que le pays continue de lutter pour un avenir meilleur, il faut saluer la résilience de ceux qui se battent chaque jour pour que le désir de paix qui persiste au sein de la société devienne une réalité. On se retrouve le 29 mai pour l'épisode 4 de La Studer.