Speaker #0Bismillah, wa salatu wa salamu ala rasulillah, wa ala alihi wa sahbihi ajma'in. Allahumma la ilma lana illa ma'allamtana, innaka anta al-alimu al-hakim. Allahumma la sahla illa ma ja'altahu sahla, wa anta taj'alul hazna iza shi'ita sahla. Allahumma zinna ilma wa la takilna ila anfusina tarfata'in. Latim Quran, assalamu alaikum wa rahmatullahi wa barakatuh. J'espère que vous allez bien. Est-ce que l'épisode dernier t'a fait réfléchir ? J'espère vraiment que l'épisode dernier t'a fait réfléchir et j'espère que tu t'es reconnu dans une des situations. Alors si tu ne parles pas mal à tes parents, tant mieux. Et si tu as pu mal parler à tes parents, et bien, et bien, et bien, Inch'Allah, on va essayer d'améliorer ça. D'accord ? Aujourd'hui, ce que je fais, c'est que je vais prendre les trois causes qu'on a évoquées dans le podcast dernier, à savoir les trois causes qui font que parfois on peut parler mal à nos parents sans, ben voilà, sans même s'en rendre compte. L'accumulation émotionnelle, c'est la frustration, l'injustice, le fait de se sentir pas compris. Je t'en ai parlé dans l'épisode dernier. Écoute l'épisode dernier avant, si jamais tu ne l'as pas encore fait. Deuxième, la fausse sensation de sécurité. Tu sais, mes parents m'aimeront et on ne fait pas attention aux filtres. Et enfin, troisième, l'ego qui est blessé. Donc, on va essayer de solutionner ça. Ces trois causes-là. Alors, on va commencer par l'accumulation émotionnelle. Je pense que déjà, premièrement, le problème, sans aucun doute, c'est un problème de communication. Sans aucun doute. On ne sait pas communiquer avec nos parents. On ne sait pas comment leur exprimer les choses. Et je vais te dire un truc. C'est très compliqué de mettre des mots sur une émotion forte. Et donc sur ça, t'as pas à t'en vouloir. T'as pas à t'en vouloir à ce niveau-là. Alors attention, ça veut pas dire que tu dois laisser exploser la cocotte minute que t'as en toi. Mais déjà, premièrement, si tu as du mal à... à mettre des mots sur une émotion que tu vis, qui te prend de court, c'est normal. Ça fait de toi un être humain finalement. Et donc en fait, le vrai problème finalement, c'est pas la colère en soi, c'est le silence accumulé. Le vrai problème, c'est pas la colère, c'est le silence accumulé. Quand tu dis rien longtemps, le cerveau finit par exploser. Et on voit ça beaucoup, beaucoup, beaucoup de fois. Une situation te frustre, tu dis rien, tu dis rien, tu dis rien et un jour t'exploses. Et en réalité, quand tu as ouvert la porte de l'explosion, tu exploses de plus en plus facilement. Je te donne un exemple très concret. Car la raison, elle nous préserve de ça. Je sais que parmi les jeunes, il y en a qui disent, qui peuvent dire, et ça fera l'objet d'un podcast, des gros mots assez facilement, qui parlent mal, etc. Eh bien, je vais te dire un truc. À partir du moment où tu as ouvert une porte, c'est très, très, très compliqué de la fermer. À partir du moment où tu as ouvert une porte, c'est très, très, très compliqué de la fermer. Pourquoi ? Parce que ça devient normal, ça devient une banalité. Et donc, si j'ai explosé une fois avec mes parents, ben regarde, je ne suis pas mort, ma mère, mon père, ils m'aiment toujours, et du coup, on s'autorise à exploser. Alors, retiens ceci. Ce que tu n'exprimes pas calmement, sortira violemment. Tu m'as écouté ou pas ? Ce que tu n'exprimes pas calmement, sortira violemment. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que premièrement, vide avant d'exploser. S'il y a quelque chose qui ne va pas et que tu sens que c'est le moment, parle-en. Mais s'il te plaît, ne parle pas pendant un moment de colère. Jamais on règle des problèmes dans un moment de colère. Ça n'existe pas. Regarde les gens qui se battent. Leur langue, ils sont esclaves de leur langue. C'est leur maître. regarde avant de se battre, ils s'insultent, ils crient, ils disent des mauvaises choses, etc. Et donc la langue, elle indique très très bien ce qui risque de se passer après. Et donc si ta langue à ce moment-là, elle est sous le coup de l'énervement, la meilleure chose à faire, c'est de ne pas régler le problème maintenant. Alors quand est-ce qu'on règle le problème ? Dans des moments de calme. On ne règle jamais un problème dans un moment de tension. Et donc vide avant d'exploser. S'il y a quelque chose qui ne t'a pas plu, Dans la manière de communiquer avec ta maman ou ton papa. Va voir ton père et ta mère. Va les voir. Ibrahim a.s. dans surat al-maryam. Il n'était pas d'accord avec son papa. Et bien à trois reprises. On voit il dit ya abati, ya abati, ya abati. C'est le fils Ibrahim a.s. qui est parti vers son papa. Et donc toi tu as ce rôle là en tant qu'enfant. Je sais que ce n'est pas évident. Et en plus il lui dit ya abati. Il ne lui a pas dit ya abi. Il lui a dit oh papounet. Et son papa il était très méchant contre lui. C'était quelqu'un de très mauvais avec son fils. Et pourtant, il a appelé par une marque d'amour. Il lui a dit, oh mon papounet, si on devait traduire, entre guillemets. Il lui a donné une marque d'affection. Et c'est Ibrahim qui a posé des questions à son papa et qui est parti vers son papa. Et donc là, on a une leçon qui est très, très simple. Toi, en tant qu'enfant, en tant qu'adolescent, je sais que ce n'est pas évident. Je sais qu'on n'est pas habitué à ça. Mais si tu veux améliorer ta relation avec tes parents, tu n'as pas le choix. La base d'une bonne relation saine, apaisée, c'est la communication. Il n'y a pas d'autre pilier en réalité. L'amour, on l'a déjà, alhamdoulilah. Si tu veux passer un cap et si vraiment pour toi c'est important de bien parler à tes parents, alors communique avec eux. Et tu communiques quand ? Dans les moments où tu te sens bien. Certainement pas dans les moments où tu es énervé. Et donc, tout simplement, papa, maman, est-ce que je peux, ou papa, ou maman, ou que sais-je, j'ai besoin de te parler. La dernière fois, il s'est passé ça, ça ne m'a pas plu. Comment on fait pour que la prochaine fois, ça se passe mieux ? » Et vraiment, je te le dis, tu vas voir la fierté que ta mère ou ton père, il va avoir quand tu vas leur parler comme ça. Et au début même, il va être peut-être dérouté. « Qu'est-ce qui lui arrive, mon fils ou ma fille ? » Mais c'est comme ça qu'on bâtit une communication saine. Et toi, en tant qu'ado, tu es intrépide. Quand on est ado, on n'a pas peur de grand-chose en réalité, on ne va pas se mentir. va, quoi t'as peur d'avoir une conversation avec ta maman ? ou avec ton père. Deuxièmement, donc premièrement, tu vis d'avant d'exploser. Et surtout, tu prends la peine d'avoir des moments de communication avec tes parents. Et si, vraiment, t'as du mal, et bien un jour où vraiment tu te sens bien ou t'es léger, etc., je sais pas, après un moment de joie ou autre... Et bien c'est à ce moment là peut-être qu'il faut parler, ou tu sens ta maman ou ton papa il est dans un bon mood, c'est à ce moment là qu'il faut le faire, moi je t'avoue un truc, tu vois j'ai bientôt 40 balais, et bien moi j'utilise ça avec ma mère, ma mère quand je dois lui dire un truc, je sens que je dois lui parler de certaines choses quand elle est dans un bon mood, quand je vois qu'elle est un petit peu euphorique, un peu contente pour rien etc, parce que voilà nos parents ce sont d'éternels enfants, on va pas se mentir, et bien ça à ce moment là je me dis, hé Naïm, là t'as une porte, C'est maintenant que tu dois la saisir. Et là, je sais que les paroles que j'ai à lui dire vont être plus acceptées à ce moment-là. Je ne vais pas lui parler de ça à 21h alors qu'elle est fatiguée, etc. Qu'elle a la journée dans ses pattes dans ce pas à ce moment-là, que je vais lui parler de ça. Et donc, ça aussi, c'est à toi de savoir à quel moment je peux parler de ces choses-là. Mais si tu as du mal, tu lui écris. Normalement, je vais t'écrire un truc. J'ai du mal à te dire les choses, mais au moins, je vais te les écrire. Deuxièmement, par rapport à l'accumulation émotionnelle, nomme l'émotion nomme l'émotion et ne part pas en accusation. Par exemple, qu'est-ce que je peux dire à ma mère ou à mon père ? « Ouais, tu ne comprends jamais rien. » Mais ça, ça va encore plus te frustrer. Par contre, si tu nommes l'émotion et que tu n'accuses pas, par exemple, « Écoute, je ne me sens pas compris. » Là, tu nommes l'émotion. Tu n'es pas en train d'accuser l'autre. Et du coup, le cerveau se calme. Pourquoi ? Parce qu'il se sent reconnu. Et ça, c'est un petit hack que je te donne. Ne t'inquiète pas, je vais te le répéter. C'est peut-être un peu flou, mais je vais te le répéter. Lorsque tu dis à ta maman quelque chose qui ne te plaît pas, tu es en train de l'accuser. Et le fait d'accuser quelqu'un, ton cerveau, qu'est-ce qu'il se dit ? Ça renforce le sentiment d'injustice. Non seulement je ne suis pas compris, mais en plus de ça, tu ne comprends jamais rien, ça ne va pas t'aider. Par contre, si tu viens à ta mère ou à ton père et tu lui dis « Je ne me sens pas compris. » Là, Le cerveau, il reconnaît l'émotion que tu traverses. Il n'est pas en train de rajouter de la frustration et de l'injustice envers l'autre. Au contraire, et tu te places au centre de la solution. Si tu ne te sens pas compris, quelque part, tu prends tes responsabilités en disant peut-être que la solution, elle vient de moi finalement. Et donc, je prends les devants. Ce que je veux dire par là, c'est que si tu accuses ta maman, ça ne va rajouter de la frustration qu'à de la frustration. Et donc, si tu veux une relation saine, plutôt que d'accuser l'autre, exprime-toi ce que tu ressens. Et c'est ça nommer l'émotion finalement. Exprime ce que tu ressens plutôt que d'accuser l'autre sur son comportement. D'accord ? Donc la solution numéro 2, c'est si tu veux parler avec ta maman, tu dis toi ce que tu as ressenti émotionnellement. Pourquoi ? Comme ça, ton papa ou ta maman, il éprouvera de l'empathie pour toi. Et du coup, il va comprendre. Si tu dis à ta mère, tu ne comprends jamais rien, ça ne va pas faire avancer le schmilblick. Pas du tout même. Au contraire, ça va même créer de la frustration chez ta maman ou ton papa et ça va même peut-être créer de la tension entre vous deux. Par contre, si tu vas voir ta maman et tu dis écoute, je ne me sens pas compris et j'aimerais bien qu'on parle de ça. La 20 sur 20. Ta maman, elle veut te comprendre. Ton père, il veut te comprendre. Et donc, s'il te plaît, nomme l'émotion que tu ressens plutôt que d'accuser. Donc, on récapitule. Concernant l'accumulation émotionnelle, premièrement, tu vides avant d'exploser. Deuxièmement, tu nommes l'émotion au lieu d'accuser l'autre. Alors, deuxième problème qu'on a cité dans le premier podcast, enfin le podcast précédent, c'est la fausse sensation de sécurité. Le vrai problème, c'est qu'on confond amour inconditionnel avec autorisation à blesser. Mes parents m'aiment plus que tout, donc je peux faire ce que je veux. Ben non, c'est pas comme ça que ça marche, en fait. Et je sais qu'on s'en sécurité avec, en réalité. Mais sache une chose, mon petit frère ou ma petite sœur, ton comportement laisse des traces. Ton comportement laisse des traces dans le cœur de tes parents. Et donc, s'il te plaît, lorsque... on est fâché ou on parle mal, on est convaincu qu'on a raison. Moi, je vais te poser une question. Au lieu de te dire « Ouais, j'ai raison, machin, etc. » , change la question que tu te poses. Et la question que tu dois te poser quand tu parles à ta maman ou à ton papa et que tu n'es pas content ou autre, ce n'est pas « Est-ce que j'ai raison ? » Ce n'est pas ça la question. Ou alors te dire « Ouais, j'ai raison, c'est sûr. » Non, non. La question que tu dois te poser c'est Est-ce que je parle comme quelqu'un que je respecte ? Est-ce que toi t'accepterais qu'on te parle comme ça ? Je pense pas. T'es en train de parler comme ça à tes parents. Je vais aller même plus loin. Est-ce que t'accepterais de parler comme ça à ton meilleur ami ou à ta meilleure amie ? Je pense pas. Et est-ce que t'accepterais qu'un copain ou un camarade ou que sais-je te parle comme ça ? Je pense pas. Habibi, t'es en train de parler à tes parents. Toi-même t'accepterais pas qu'on te parle comme ça et tu voudrais que tes parents ils acceptent. Et donc avant de parler. Et avant que des mots sortent de ta bouche, pose-toi cette question-là. Est-ce qu'Allah Azza wa Jal va être satisfait de moi avec cette parole ? Et est-ce que je parle à quelqu'un comme je voudrais qu'on me parle ? Est-ce que je suis en train de parler à ma mère comme j'accepterais que moi on me parle ? Oui ou non ? C'est simple. Premièrement, si Allah Azza wa Jal va être satisfait de ta parole, ok, il n'y a pas de souci. S'il ne va pas être satisfait, tu t'arrêtes tout de suite. Et vraiment, tu fermes ta bouche. tu fermes ta bouche, tu ne sors pas des mots de ta bouche. Si Allah Azza wa Jal risque d'être en colère contre toi avec ces propos-là, et tu ne sors pas des mots de ta bouche, si ces mots-là tu ne les aurais pas acceptés de quelqu'un d'autre. Pourquoi je te dis ça ? Parce que là, cette réflexion-là, elle va réactiver une partie de notre cerveau qu'on appelle le cortex préfrontal. Le cortex préfrontal, c'est le siège de la régulation des émotions, sauf qu'à ton âge, je te le dis, il n'est pas pleinement développé. Mais malgré tout, ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas trouver de solution quand même. Et donc, le fait de réactiver le cortex préfrontal, c'est la partie du cerveau qui est proche de ton front, si je puis faire simple, ça va mettre finalement de la raison dans ça. Et en changeant la question et en te posant la question, tu vas finalement switcher et tu vas réfléchir un petit peu plus. Et donc, tu ne vas pas parler sous le coup de l'émotion. Donc, tu changes la question. Ce n'est pas la question, ce n'est pas est-ce que j'ai raison, c'est... Est-ce qu'Allah Azza wa Jal va être satisfait de moi ? Et est-ce que je parle à quelqu'un comme je voudrais qu'on me parle ? Et n'oublie pas que tu parles à ta maman ou à ton papa. Et moi, je te donne une petite règle, un petit hack. C'est la règle des 10 secondes. Quand tu sens que ça monte, tu te tais, tu respires, tu comptes juste à 10. Tu vas dans ta chambre, tu reviens 10 secondes après. Tu t'allonges, tu t'assoies. D'ailleurs, la sonate du prophète Arlis, Satan nous dit que celui qui est énervé, il s'assoit. S'il est assis, il s'allonge. On a des solutions pratiques par rapport à ça. Et ce n'est pas un hasard si on les a. Et du coup, il faut se saisir de ça. Si tu es debout, tu t'assoies. Si tu es dans une pièce, tu vas ailleurs. Et tu ne vas pas ailleurs une fois que tu as dit ce que tu avais à dire. Ce n'est pas je m'énerve et après je pars. Ce n'est pas ce que je suis en train de te dire. Tu pars avant de t'énerver. C'est un hack. Tu te tais, tu respires, tu comptes jusqu'à 10, tu vas ailleurs. Mais celui qui sait se taire gagne toujours la sagesse de la discussion. Celui qui gagne, ce n'est pas celui qui crie sur l'autre ou qui aboie. celui qui gagne, c'est celui qui arrive à trouver un terrain d'entente. Et si tu veux trouver un terrain d'entente avec tes parents ou que sais-je, il va falloir apprendre à te taire au moment où tu vas exploser. Il ne faut pas taire tes émotions, il ne faut pas taire les discussions que tu vas avoir, ce n'est pas ce que je dis. Mais au moment d'exploser, ce n'est pas le moment de parler. Et ça, c'est le plus gros travail que tu as à faire. La règle des 10 secondes. Et parfois, ça prend juste 10 secondes pour se calmer. Tu vas ailleurs, tu t'allonges, tu respires Et t'attends. Ok ? Et certainement pas de « Ouais, qu'est-ce qu'on peut entendre parfois ? Tu me saoules et tout. » Tu peux pas dire ça, subhanallah al-azim, tu me saoules Bref, passons. Alors, dernière problématique, c'était l'ego blessé. Tu sais, on te conseille, tu prends ça pour une attaque personnelle. Et en fait, quand tu prends ça pour une attaque personnelle, qu'est-ce qu'il dit ton ego ? T'es nul. Alors que le message qu'on t'envoie, c'est tu peux t'améliorer. Et en fait, c'est pas ton identité qui est attaquée, c'est ton comportement. Quand on te donne un conseil, c'est pas toi, ta personne. C'est ton comportement. Et je vais te dire un truc, que ça te plaise ou non. Ton comportement, tu peux l'améliorer. Et qu'est-ce qui pèse le plus lourd sur la balance le jour du jugement dernier ? C'est le bon comportement. Ce n'est pas un choix, le bon comportement. Mon petit frère, ma petite sœur, tu n'as pas le choix. Tu fais partie de l'Eyla, l'Eyla Allah, Mohamed, le Rasoul Allah, Sallallahu alayhi wa sallam, tu n'as pas le choix. Le bon comportement, ça doit être ton identité. Ça doit être ton identité, le bon comportement. Ça doit être une partie de toi. Et donc, quand... On te donne un conseil. Ne prends pas l'attaque personnellement. Ce n'est pas toi qu'on attaque. C'est ton comportement finalement. Alors, solution toute simple, sépare qui tu es de ce que tu fais. La phrase à te dire, c'est quoi ? Lorsqu'on me donne un conseil, ce n'est pas un signe de rejet. Pourquoi tu dois dire ça ? Parce que ça désactive totalement la défense que tu peux avoir. Tu as la défense automatique. Si on te corrige, si on te conseille, ce n'est pas un signe de rejet. Au contraire, c'est même un signe d'amour. Pourquoi ? Parce que je connais ta valeur et je veux que tu t'améliores. Et donc, lorsque moi, mes parents me conseillent, même si parfois, je ne vais pas te mentir, et même encore à mon âge, la forme, elle est un peu discutable. Et bien, en fait, je me dis, ouais, c'est une preuve d'amour. Parce qu'ils veulent mon bien et personne au monde, pas ton meilleur pote, pas ta meilleure amie, pas je sais pas qui, voudra ton bien autant que tes parents. Personne au monde ! Je vais te dire un truc, tu vas changer de collège ou de lycée, tu crois vraiment tes anciens camarades et tout, tu vas les voir encore. Mais jamais de la vie, jamais de la vie, ils vont disparaître de ta vie. Tes parents, ils voudront ton bien jusqu'à la fin de leur jour, ils voudront ton bien comme personne. Et donc, sépare le qui je suis de ce que tu fais. Je reçois un conseil, c'est pas un signe de rejet. Peut-être que je peux m'améliorer. Et surtout, au lieu de t'expliquer, au lieu de te défendre, au lieu de contre-attaquer, pourquoi tu fais pas de rapport ta mère ou ton père ? Si ta mère ou ton père ils te conseillent, tu sais c'est quoi la réponse à te donner ? C'est pas ouais j'en ai marre, ouais t'es jamais contente, arrête de faire ta victime. La réponse c'est Barak Allahou Fik. Quand la Azrogel te donne le paradis, ça se trouve c'est avec le conseil de ta mère ou de ton père que tu vas accéder au paradis, tu te rends même pas compte. Et donc tu vas gagner quoi quand tu fais ça ? Quand tu réponds par une doa, quand tu réponds par un Barak Allahou Fik, tu vas gagner du calme, tu vas gagner du respect, tu vas gagner du pouvoir intérieur. Et je sais que les parents qui m'écoutent vous avez aussi une responsabilité sur ça. Sur la forme avec laquelle vous conseillez vos enfants. Et sur le fait de ne pas toujours être derrière eux en mode tu dois, il faut, tu dois, il faut. Bien sûr qu'un enfant après il explose. Mais là, ce podcast-là, c'est pour les ados. Et je sais qu'il y a beaucoup, beaucoup d'ados qui s'en veulent de mal parler à leurs parents. Donc s'il te plaît, lorsque ta maman ou ton père, ils te conseillent, ou même un oncle ou une tante ou que sais-je, la réponse, ce n'est pas la défense. La réponse, c'est la doa. Tu vas gagner du calme, tu vas gagner du respect, tu vas gagner du... pouvoir intérieur. Et c'est ça être un homme et être une femme. Et c'est ça être responsable et être respectueux. Donc on récapitule un petit peu ce qu'on a vu. Pour l'accumulation émotionnelle, tu vides avant d'exploser. Et tu nommes l'émotion plutôt que d'accuser. Pour le sentiment, la sensation de sécurité avec tes parents, change la question. La question c'est pas est-ce que j'ai raison mais est-ce qu'Allah est satisfait de moi si je parle comme ça ? Avant que tu parles, tu fais ce travail-là. Et est-ce que je parle comme je voudrais qu'on me parle ? Et puis la règle des 10 secondes. Je m'assois 10 secondes, je souffle 10 secondes, je pars 10 secondes, je reprends le contrôle. Je reprends le contrôle avant que j'explose. Et concernant l'ego blessé, différencie qui tu es de ce que tu fais. Arrête de te défendre, ce n'est pas un signe de rejet. Et surtout la réponse, ce n'est pas oui mais tu ne comprends pas machin, la réponse c'est barak allaufik. La vraie maturité mon petit frère et ma petite soeur, ce n'est pas de parler de fort. Ce n'est pas de parler fort la vraie maturité. C'est de se maîtriser quand on pourrait exploser. Et c'est exactement ça que l'islam valorise. Ok ? Je répète, la vraie maturité, c'est pas de parler plus fort que l'autre. C'est de se maîtriser quand on pourrait exploser. Tu vas avoir la confiance en toi que tu vas avoir quand tu vas te maîtriser. Et c'est exactement ça que l'islam valorise et que l'islam valorise. Et donc, si tu travailles ta manière de parler avec tes parents, tu entraînes ton cœur à accepter. Tu entraînes ton cœur à accepter la guidance. Est-ce qu'Allah Azzawajal il veut toi ? Et donc, celui qui apprend à écouter, ça devient quelqu'un qu'Allah guide vers sa lumière et qu'il élève en degrés qu'Allah te fasse partie de ces personnes là et qu'il me fasse partie de ces personnes là à très bientôt prends soin de toi