Speaker #0Bonjour à toutes et bienvenue sur le podcast La Vie Suffit.
Pourquoi vous êtes aussi exigeante avec vous-même, mais à côté de ça, vous acceptez des choses qui sont peut-être inacceptables venant des autres ? Pourquoi vos standards concernant votre corps, votre image, sont toujours beaucoup plus élevés que les standards que vous avez concernant vos relations, votre vie amoureuse, votre limite, votre business, etc. Comment est-ce qu'on fait pour redéfinir nos standards en tant que femme ?
Aujourd'hui, c'est un épisode dans lequel j'ai envie de vous emmener, qui est un sujet qui est très vaste et qui va beaucoup plus loin que le simple sujet de def' perso, parce qu'en fait, c'est un sujet qui est même politique, philosophique et qui est sociétal. Je voudrais m'inclure vraiment là-dedans dans le fait que beaucoup, beaucoup de femmes ont une exigence qui est... excessivement élevées à propos d'elles-mêmes, que ce soit le physique, l'image, le poids, le comportement, les actions, la perfection, etc. Et qui est pourtant beaucoup plus basse sur la qualité des choses qu'elles ont dans leur vie, à savoir très souvent leurs relations, leurs environnements, leur vie, leurs revenus, etc.
Donc on va décortiquer un petit peu tout ça. Et puis surtout, on va faire en sorte qu'à travers cet épisode, vous puissiez revoir vos propres standards en tant que femme.
Je suis Chloé Bloom, entrepreneur aux Multicasquettes. Et chaque jeudi, je vous partage les réflexions, les phases d'introspection, les clés qui, selon moi, permettent de vivre notre vie plus pleinement et de trouver plus d'épanouissement.
Chaque épisode est une invitation à exprimer encore plus librement toutes les parts de vous.
Si cela vous plaît, je vous invite à partager les épisodes à vos proches qui en ont besoin, ainsi que laisser une jolie note et un commentaire si vous souhaitez soutenir le podcast.
Alors bonjour tout le monde,
je suis très contente de vous retrouver sur cet épisode-là. Merci beaucoup d'avoir pris le temps... Pour toutes les personnes qui ont écouté l'épisode de la semaine dernière où j'expliquais, enfin voilà, c'était un épisode qui était très simple sur comment être bien dans sa peau, etc. Et je vous disais, si vous avez envie que je fasse un épisode sur les standards, prenez le temps de m'envoyer un petit message. Donc merci à toutes celles qui l'ont fait. C'est toujours très intéressant. Et entre-temps, en plus, ça m'a permis d'avoir un peu de grain à moudre, en fait. Parce qu'en fait, il y a eu plein de messages de votre part me disant que vous aviez envie soit de remonter vos standards, soit aussi de les baisser, en fait, à certains trucs, sur certains aspects de votre vie.
Donc c'est bien, ça a donné de l'eau à mon moulin, et je voulais vraiment aborder ce sujet-là, parce qu'on parle souvent de standard, c'est vrai que ça fait un peu très badass quand on dit « ouais, faut revoir ces standards » , etc. Il y a un truc un peu badass dedans, un peu femme, hyper affirmée, etc. Mais en réalité, c'est un sujet qui est quand même très profond. La notion de standard personnel, d'ailleurs, et collectif, c'est un sujet qui est quand même étudié dans la philosophie depuis des siècles et des siècles, voire même des millénaires en réalité. Et en plus de ça, vraiment, je voudrais amener la dimension sociale, voire même sociétale, en fait, avec le fait que ce soit des standards uniquement féminins, dont j'ai envie de vous parler.
Voilà, donc je voudrais vraiment qu'on aborde ce sujet-là.
Avant toute chose, j'en profite parce que ça fait vraiment le lien, je ne sais pas si vous me suiviez déjà l'année dernière, mais pour celles qui ne me suivaient pas l'année dernière, j'avais organisé une semaine gratuite de voyage avec moi, qui s'appelait l'Odyssée.
Et l'Odyssée, c'est un voyage d'une semaine en fait en ligne, donc directement depuis chez vous, où tous les jours on se retrouve en live à midi et pendant lesquels je vous guide à travers des pratiques, des exercices aussi que je guide sur tableau blanc, des réflexions, etc. Pour vraiment justement réétablir vos standards, faire le point sur tous les aspects de votre vie où il y a besoin de réajuster des choses et d'autres où il y a besoin d'encore plus renforcer les choses.
Mais également, je vous guide vraiment dans une méthode. dans une méthodologie que j'avais créée à la base pour moi et qui m'a été beaucoup demandée ces dernières années, donc que j'ai envie de transmettre, sur comment est-ce qu'on fait pour incarner toutes les facettes de notre féminité. Comment est-ce qu'on fait pour vivre sous toutes ces coutures et pas juste se mettre dans une seule case.
Donc c'est vraiment, si vous voulez, c'est comment est-ce qu'on va faire pour s'autoriser à vivre sa sensualité à certains endroits, mais aussi à vivre peut-être la femme ambitieuse à d'autres endroits, peut-être la femme forte à certains endroits, puis la femme sensible et fragile à d'autres endroits. Et donc, c'est vraiment comment est-ce qu'on fait pour aller jouer tous les rôles qu'on a envie d'incarner plutôt que d'avoir peur de jouer certains rôles.
Donc, par exemple, je redonne un exemple parce que c'est souvent celui qui parle, c'est vous n'avez aucun mal, par exemple, à prendre la parole et à vous affirmer en public, etc. Par contre, vous avez beaucoup de mal à assumer votre corps, à assumer votre sensualité, etc. Et ça, c'est quelque chose qui est difficile parce qu'il y a beaucoup de honte. En fait, si vous voulez, moi, la méthode dans laquelle j'ai envie de vous guider, et je rappelle, c'est gratuit, c'est vraiment pour justement vous aider à aller jouer aussi ça. S'assumer sur tous les plans, que ce soit mental, corps, physique, etc. S'assumer, s'affirmer, mais vraiment c'est je veux m'assumer en tant que femme en 2026.
Donc si ça, ça vous parle et que ça vous intéresse, pour toutes les femmes qui veulent vraiment s'assumer en 2026, arrêtez de se diminuer et de se mettre dans un seul rôle. mais vraiment essayer d'aller incarner et révéler toutes les facettes de leur féminité et vraiment de manière authentique et qui leur ressemblent. Je vous propose de participer à l'Odyssée.
Donc c'est gratuit, je réinsiste. Les inscriptions, c'est que cette semaine. On ferme les inscriptions à la fin de la semaine. Ça commence lundi prochain, le 30 mars. On termine à la fin de la semaine prochaine. Et donc, c'est vraiment cette semaine transformatrice. Donc, il y aura des milliers de femmes. Quand vous vous inscrivez... Vous allez pouvoir rentrer dans des groupes WhatsApp où moi, je vais vous mettre des contenus, des vidéos, des audios, etc.
Et voilà, pendant une semaine, on va vraiment traverser petit à petit, étape par étape, c'est pour ça que je l'ai appelé l'Odyssée, parce que ça me fait vraiment penser au voyage de l'Odyssée, en fait, où étape par étape, on va aller rencontrer nos démons, nos anges, entre guillemets, j'ai envie de dire, en tout cas, nos points forts, nos facettes, etc. pour arriver, sortir vraiment avec un plan d'action qui soit très concret à la fin de la semaine. Puis je pourrais répondre aussi à toutes vos questions. Je ne vous spoil pas trop, mais il y aura aussi pas mal de concours, des surprises, des cadeaux. Bref, c'est vraiment un très gros groupe de soutien avec des milliers, des milliers, des milliers, des milliers de femmes qui le font.
Voilà, donc écoutez, je vous laisse cliquer sur le lien qui est dans la description du podcast, d'épisode, si jamais ça vous intéresse. Et surtout, si vous pensez qu'il y a des femmes autour de vous qui en ont besoin ou à qui ça pourrait plaire, vous leur envoyez le lien. Il n'y a pas de souci pour qu'elles... Enfin, c'est vraiment n'importe qui qui peut s'inscrire, n'importe quelle femme, de n'importe quel âge. Et juste, je le précise, il y aura aussi les replays. Évidemment, s'il y a des lives, un ou plusieurs, auxquels vous ne pouvez pas être en direct, il n'y a aucun problème, on enverra les replays. Et vous avez le workbook aussi à télécharger avant pour travailler de votre côté, après, pendant, enfin voilà, donc aucun problème. Voilà, je ferme cette parenthèse-là et je reviens donc à notre sujet sur les standards. C'est très en lien, donc je voulais vraiment en profiter pour pouvoir vous parler de ça.
Déjà, juste si on doit établir ce que c'est que des standards.
Les standards, au-delà d'être un soi-disant un joli mot qui est... Moi, mon standard, c'est ça, etc. En fait, les standards, c'est ce qu'on va accepter ou non dans notre vie comme étant le minimum, j'aurais pu dire le minimum vital, le minimum syndical, mais en fait, le minimum satisfaisant, j'ai envie de dire.
Il faut savoir vraiment que les standards, ce n'est pas juste une question de niveau d'exigence.
En gros, si je vous dis dans cet épisode de devoir revoir vos standards, la question ne va absolument pas être d'être plus exigeante ou moins exigeante dans votre vie. En fait, la vraie question qui va se poser, ça va être de où est-ce que votre exigence, elle est placée. Parce que si on vous pose la question de, ouais, mais est-ce que vous êtes exigeante, je sais que la plupart d'entre vous, vous allez me répondre, avec la plus grande sincérité, et je vous crois, que vous êtes quelqu'un qui est extrêmement exigeante, parce que vous êtes en train de penser à la relation que vous avez avec vous-même. Moi, je suis très exigeante, parce que vous savez qu'en fait, vous ne vous laissez rien passer. En tout cas, je dis vous, je fais un peu une généralité dans ce truc-là, mais en tout cas, moi, je m'inclus là-dedans, je sais que je suis d'un niveau d'exigence extrêmement élevé avec moi-même. Le truc, c'est que je suis aussi avec les autres, mais bon, ça, je l'assume. Voilà.
Mais en tout cas, c'est un vrai sujet pour beaucoup de femmes. Et il y en a beaucoup parmi vous qui me diraient ça, qu'elles ont un très très haut niveau d'exigence, parce qu'en effet, vous avez une très haute exigence envers vous-même. Et pourtant, si on regarde sur d'autres aspects de votre vie, il y a des endroits où vous avez une exigence qui est sûrement très basse sur ce que vous acceptez, sur la manière parfois dont on vous parle, sur des choses que vous ne recadrez pas, sur un ou une conjointe qui ne communique pas, qui ne communique pas ses émotions, qui n'a pas d'intelligence émotionnelle. qui se barrent des conflits et des conversations avec le même comportement qu'un ado de 15 ans, par exemple, sur de l'insatisfaction sexuelle, sur un modèle de couple, là je parle beaucoup du couple, mais qui ne nous convient pas forcément, par rapport au travail aussi, à des relations, à la manière dont vous êtes traité, à la manière dont vous êtes payé, la manière dont on vous parle. Ça peut être tout ça, ça peut être même dans votre business.
Par exemple, moi je vois plein d'entrepreneurs qui ne sont absolument pas satisfaits du tout. des personnes à qui elles s'adressent, parce qu'en fait, ça ne correspond absolument pas à leur standard. C'est-à-dire qu'elles ont l'impression de tout le temps se suradapter à leurs clientes et vraiment de s'adresser à des personnes à qui elles n'ont pas envie de s'adresser. C'est extrêmement frustrant, extrêmement déprimant. En fait, c'est quelque chose aussi qu'il faut dire. Ça peut être extrêmement déprimant et on peut se retrouver dans une très, très grosse perte de sens. Bref, les sujets sont très nombreux.
Le résultat, en fait, là-dessus, quand vous avez une exigence qui est très haute, envers vous-même et une exigence qui va être très basse sur d'autres domaines qui sont en fait ce que vous acceptez dans votre vie, vous allez passer votre temps à vous optimiser vous-même dans des contextes qui ne sont absolument pas à votre niveau.
Donc je suis pas là en train de vous dire, oui, il faut absolument ce... Vous êtes une femme de valeur, j'en peux plus de ces discours à la con, je crois pas du tout à ce truc-là, parce qu'en plus ça voudrait dire qu'il y a des femmes qui n'ont pas de valeur, c'est complètement con. Pardon, hein, désolée si c'est votre bise, mais je suis vraiment anti ce genre de discours-là, mais... Par contre, quand je parle de niveau, il y a un niveau où vous avez envie d'être et le contexte dans lequel vous êtes, ce n'est pas au niveau dans lequel vous avez envie d'être, mais surtout, ce n'est pas au niveau de vous, ce que vous êtes capable de donner.
Je peux vous redonner l'exemple du couple parce que ça a été un sujet de discussion pendant un moment avec mon conjoint, parce qu'on parlait de couples qui venaient nous voir aussi et notamment de couples dans... Voilà, avec lesquelles on avait des discussions. Où, en fait, dans les disputes, on est parfois face à quelqu'un qui n'a pas de gestion émotionnelle, n'a aucune empathie, n'a aucune intelligence émotionnelle, ne sait absolument pas gérer, et c'est juste pénible, en fait, et se comporte comme un adulte 15 ans, pendant que nous, en fait, en tant que femmes, c'est souvent le cas, on essaye de faire la psy gratos, on essaye de s'assouplir, on essaye d'expliquer, on essaye de gérer pour deux, et en fait, c'est toute la problématique dans énormément de couples hétérosexuels, et attention je dis énormément, j'ai pas dit tout. tous les couples, évidemment. Je n'ai pas envie qu'on me sorte de nouveau une note de même. Ça va aller, merci.
En fait, la femme est un peu la psy du couple. Et parfois, c'est l'inverse aussi. Parfois, ça peut être l'homme qui est comme ça. Mais en tout cas, il y a souvent un partenaire qui est moins impliqué que l'autre. Mais au-delà d'être moins impliqué, il y a des personnes qui ne considèrent pas qu'il n'est absolument pas au niveau de la communication de son partenaire. Donc, on ne peut jamais être sur une relation 100% égale, etc. Ça, c'est sûr et certain. Mais il y a des choses qu'on laisse passer qui ne sont pas du tout OK.
Et par exemple, moi je le vois, je l'ai eu beaucoup dans mes DM ces dernières années, des DM de femmes parmi vous, qui m'ont choquée, qui m'ont profondément choquée, parce que c'était des témoignages de choses que vous viviez dans vos relations, que ce soit dans vos relations amicales, dans vos relations amoureuses, dans vos relations sexuelles, dans vos relations au travail, il y a des choses qui m'ont profondément choquée, de choses que vous laissiez passer et que vous trouviez peut-être drôles ou quoi que ce soit, ou que vous minimisiez. mais qui sont des choses qu'en fait, on vous a appris à tolérer. Parce qu'en fait, il vaut mieux en rire qu'en pleurer.
Et je peux redonner là-dessus, en fait, un exemple d'une trend qu'on voit énormément en ce moment sur Instagram, qui est un peu drôle, mais un peu rire jaune quand même. Enfin, moi, je trouve pas ça hyper drôle, parce qu'en fait, je trouve que ça banalise un truc qui, en fait, est lourdingue à souhait. C'est, vous savez, il y a des réels, des petites vidéos comme ça qui passent de femmes qui, par exemple, je suis pas en train de faire la vaisselle, je suis en train de faire un truc chez elles, et qui dit qu'elle a mis son téléphone en mode silencieux, alors... que son mari est parti faire les courses et on voit des screenshots en fait de l'écran de portable pendant qu'elle était en silencieux de plein de messages de son mari de ouais mais je sais pas quelle marque de truc prendre mais oui mais c'est quoi mais réponds-moi s'il te plaît aide-moi 25 appels en absence machin etc et ça c'est censé être drôle.
Donc évidemment ça peut être drôle ok second degré etc mais en fait c'est pas si drôle que ça parce que ce que ça fait c'est que ça banalise énormément le fait que clairement je suis désolée de le dire comme ça si jamais votre conjoint est comme ça mais en fait vous êtes en couple avec Merci. Non pas un homme, mais un enfant de 8 ans qui n'est même pas capable de faire les courses, ni de savoir quelle marque de lessive ou je sais pas quoi vous achetez ou sur quel programme il faut mettre... Enfin, en fait, c'est comme si, je suis désolée, mais à partir du moment où notre conjoint a besoin de toute notre guidance pour des tâches du quotidien ou pour des choses qui sont censées être simples et qui surtout sont des choses qui contribuent à la vie commune, ça signifie bien qu'on est avec quelqu'un qui est un enfant de 12 ans, en fait, qui ne contribue absolument pas de la même manière. que nous, on contribue.
Je me permets de dire ça parce que c'est pas du tout quelque chose que je vis dans mon couple, que j'ai pu vivre à l'époque, oui, mais c'est pas du tout quelque chose que je vis avec mon conjoint. Et je suis vraiment sur les fesses de voir qu'il y a énormément de femmes qui vivent ça. Je suis sur le cul de voir que c'est tourné en dérision. Alors qu'en fait, juste, c'est grave.
Moi, même si demain, mon conjoint, il m'envoie un texto en me disant « Oui, ben là, je voudrais mettre une lessive sur... Je voudrais laver mes caleçons ou mes fringues de sport, etc. Je dois mettre sur quelle machine ? » Mais la seule réponse, c'est des mères de toi. En fait, des mères de toi. On a quasiment le même âge. C'est pas à moi de t'apprendre ça. On n'est pas des mères, on n'est pas des psys, etc. Donc bref, je m'égare pas. Mais en tout cas, je digresse un peu. Mais en tout cas, c'est le genre de choses qui m'a pas mal choquée.
Et j'ai eu pas mal de messages aussi là-dessus. J'ai eu pas mal aussi de messages sur des violences sexuelles au sein du couple que des femmes avaient et dont elles ne se rendaient même pas compte. Et en fait, elles toléraient, entre guillemets, et encore une fois, je ne mets absolument pas la culpabilité sur ces personnes-là, des choses qu'elles-mêmes n'auraient jamais pu faire, ne se seraient jamais permises, n'auraient jamais osé faire, mais surtout qui n'auraient jamais été tolérées.
Par exemple, comme le fait que si on refuse un acte à notre partenaire, il ou elle, peu importe, le partenaire fait la gueule et nous en veut et boude. Dans quel monde on laisse passer ça, en fait ? Dans quel monde ? Voilà, juste vraiment vraie question, dans quel monde on laisse passer ça ?
Donc ça, c'est vraiment le genre de message que j'ai eu au fur et à mesure des années et qui m'a fait sérieusement grincer des dents. sur lesquels je n'osais pas spécialement prendre la parole et qui petit à petit effectivement m'ont aidé, m'ont aussi donné le courage de me dire en fait il y a des choses qu'il faut réajuster, des choses dont il faut parler donc c'est ce que j'essaye de faire depuis 2-3 ans et donc cet épisode là aussi avec les standards c'est en fait même ce genre de choses là, j'espère pouvoir vous faire prendre conscience qu'il y a des contextes dans lesquels vous vous optimisez vous vous ajustez en permanence et vous tolérez des choses qui ne sont ni acceptables ni tolérables mais surtout qui ne sont pas au niveau où vous les voudriez en fait.
Et donc là, je parle de choses graves, mais ça peut être aussi des choses minimes, ou ça peut être des choses qui ne sont pas graves, mais qui sont juste qui font chier, parce qu'en fait, vous en voulez plus, et que c'est des choses qui ne sont pas OK. Ou juste, c'est des choses où vous mettez énormément la pression, vous voudriez rabaisser vos standards pour être un peu plus peinard. C'est aussi des choses qu'il ne va pas leur faire.
Donc moi, ce que je voudrais surtout vous dire ici, c'est que les standards que vous avez aujourd'hui dans votre vie, que ce soit vous concernant ou concernant les autres, ou concernant vos relations, votre corps, peu importe en fait, c'est souvent des choses que vous avez intégrées sans vous en rendre compte. Et je dis vous, mais en fait je dis nous. C'est souvent des choses qu'on a intégrées sans s'en rendre compte.
Nos standards, ils ne viennent pas juste de nous. Ils ne viennent pas juste de notre personnalité, notre confiance en nous, notre affirmation de nous. Ça, c'est de la connerie de croire que ça vient uniquement de nous. de notre libre arbitre, c'est pas comme ça que ça se passe.
En fait, les standards qu'on a dans notre vie, ce qu'on accepte, ce qu'on tolère, mais même de manière très inconsciente, et tout ce qu'on n'accepte pas venant de nous aussi, c'est des choses qui sont intériorisées très très tôt. C'est aussi en fonction de ce qu'on nous a appris à optimiser dès notre plus jeune âge, notre apparence, notre attitude, notre capacité à être hostile, notre capacité à être agréable, notre lisibilité sociale aussi. Ça, c'est vraiment un truc qui me rend dingue. Ou quand une femme n'est pas lisible parce qu'elle n'est pas dans une ultra-vulnérabilité, où tout simplement, en fait, on ne lit pas ses intentions, elle n'est pas prévisible ou quoi que ce soit. C'est des femmes qu'on marginalise aussi souvent, où on dit qu'elles sont trop froides, où on dit qu'elles sont trop sauvages. C'est un truc de fou. Bref, pareil pour la docilité, mais ça va être même pareil. Je peux parler de cheveux, de standards de cheveux, d'apparence, de vieillissement, bref, de toutes ces choses-là.
Donc ça, c'est une première partie des standards. Ça, c'est des choses qui sont aussi intériorisées extrêmement tôt. C'est toutes les choses qu'on vous a apprises à optimiser. Puis aussi toutes les choses qu'on ne vous a pas apprises à optimiser.
Par exemple, la qualité de ce qu'on va accepter dans nos relations, dans notre corps, ce qu'on se met sur le visage, ce qu'on mange, la manière dont on en parle, la manière dont on est payé, la manière dont on va être traité pendant un entretien d'embauche, même la manière dont on est traité par le corps médical. Voilà, juste ça.
Je suis en train de... décrire, enfin, je suis en train de préparer un très gros témoignage que j'ai envie de faire sur le vaginisme, je vous le dis, mais c'est un truc qui sortira plus tard pour une personne dont j'apprécie énormément le travail, et c'est aussi, je pense, quelque chose dont je ferai un épisode, parce que en réalité, je me suis rendue compte à postériori que c'est une dinguerie en tant que femme, comme on est traité souvent dans la médecine, et où on croit qu'en fait, c'est normal. Alors qu'en réalité, quand on en parle autour de nous, et notamment même quand moi j'en parlais avec mon conjoint, il me disait, attends, attends, attends, attends, attends, mais... À quel moment on t'a traité comme ça ? À quel moment on t'a dit ça ? À quel moment on te prend pas au sérieux ? Mais attends, mais c'est pas normal. Donc voilà, il y a des choses qu'on nous a pas apprises à optimiser, donc la qualité des choses qu'on accepte, la structure de nos relations aussi, et même par exemple quelque chose de tout bête, la cohérence de notre environnement. C'est-à-dire à quel point on se sent bien dans notre environnement ou pas, voilà.
Donc la traduction que ça donne un petit peu à l'intérieur de nous, c'est tu peux être très très exigeante, mais par contre sur des choses qui ne changent rien à la structure de ta vie à toi. Par contre, ça doit être sur des choses qui changent la manière dont t'es perçue. En tout cas, c'est un peu comme ça que je le vois.
Et notamment, là où il y a une vraie zone de contrôle permanente qui est mise sous une exigence folle, c'est le corps. Le corps de la femme, c'est un espace de régulation permanent. En gros, on dépense une énergie folle sur notre poids, notre image, notre maintien, notre vieillesse, notre beauté, notre habillement, enfin tous ces trucs-là. Alors que pendant ce temps-là, on tolère des choses qui ne sont pas OK dans les relations.
Moi, je discute avec mes copines trentenaires célibataires qui sont dans des périodes de dating. Je vous jure. Que je me dis, mais si demain, je ne suis plus avec mon conjoint, je ne sais même pas si j'arriverai à retrouver quelqu'un. Parce qu'en réalité, ça ne fait pas... Je suis désolée, ça ne fait pas envie. Ça ne fait pas envie. Voilà. Et c'est ce truc de tolérer du manque d'engagement, du flou relationnel, du manque de respect, de l'instabilité. Et là, je ne parle pas juste de relations amoureuses, hétérosexuelles ou quoi. Je parle même juste de relations amicales parfois, de relations de travail, etc.
Donc en fait, ce qui se passe, c'est qu'on est dans une... La plupart du temps, on est dans une zone de contrôle maximale sur soi. Et c'est aussi parce qu'il y a de l'insécurité, évidemment, et une tolérance maximale sur l'extérieur. Et en fait, ça, ça ne va pas. Ça ne va pas.
Moi, ce que je propose, c'est un peu une vision d'homéostasie, si vous voulez. Est-ce qu'on pourrait équilibrer le dedans et le dehors ? Ce serait pas mal. Voilà. Et le problème, ce n'est pas que vous manquez d'exigence ou que vous en aviez trop. C'est que souvent, votre exigence, elle n'est pas bien investie. Et notre exigence, elle n'est pas bien investie.
Le niveau d'exigence que vous avez parfois à ajuster votre apparence ou quoi que ce soit, Et le temps que vous allez passer, par exemple, dans une relation qui ne vous convient pas, si on compare les deux, c'est lunaire. On voit bien qu'on ne les regarde pas avec le même filtre, avec les mêmes lunettes. On voit bien qu'on ne se juge pas soi comme on juge les autres, souvent.
Et par exemple, la manière dont vous allez parfois juger votre corps, voir le maltraité, et je me mets dedans, avec les troubles du comportement alimentaire que j'ai eu par le passé, et je sais qu'il y a plein de femmes aujourd'hui qui se mettent encore beaucoup la pression, même sur leur poids, ou sur à quoi elles ressemblent, ou même sur les poils, ou tous ces trucs-là. Mais par contre... à ne pas être capable et à ne pas savoir comment mettre des limites claires corporelles de non je veux pas être touchée, non je veux pas, là y'a pas mon consentement, ou ça j'aime pas, ou en fait comme ça j'ai pas de plaisir, ou là non en fait je veux pas te faire la bise, ou non y'a pas ci ou y'a pas de ça, c'est... C'est un truc de fou, mais encore une fois, je ne fais vraiment porter aucune culpabilité ici, c'est vraiment, encore une fois, une question d'apprentissage. Et c'est ce truc, cette dissonance cognitive qui se crée finalement par rapport à nos standards, et je ne sais pas si vous allez vous reconnaître là-dedans, c'est de vouloir être parfaite dans une vie qui pourtant ne nous correspond pas du tout.
Donc juste si cette phrase vous correspond, vous vous inscrivez à l'Odyssée, d'accord ? Parce que c'est vraiment pour vous. Mais au-delà de ça, c'est ça en fait, c'est vouloir être parfaite dans une vie qui ne nous correspond pas. Donc si on appliquait une règle d'homéostasie et que... On essaie de refaire un peu le truc, c'est vouloir être bien dans une vie qui nous correspond. Je pense que ça, c'est quelque chose d'un peu mieux.
Donc si je devais résumer, en fait, il y a des endroits où nos standards doivent remonter, doivent vraiment monter.
Par exemple, dans nos relations. Dans nos relations, encore une fois, ce n'est pas moi qui peux affirmer les standards que vous devez avoir, mais je vous donne des piliers dans votre vie où peut-être qu'il y a des standards à réajuster et je pense que là, vos standards doivent être au niveau où vous les voulez, vraiment. et souvent c'est les remontées,
c'est par exemple dans nos relations, la cohérence entre la parole et les actes. Entre les paroles et les actes. Ça c'est un standard qu'on est censé établir. Si c'est important pour vous la cohérence entre les paroles et les actes, c'est un non négociable. C'est un standard où vous êtes en droit d'exiger des choses.
Ça peut être la clarté des intentions, ça peut être la réciprocité. Quelque chose de réel et pas de supposé. La réciprocité, je suis désolée, moi je sais que c'est un standard et que je vois être... très souvent bafouée dans plein de relations, parce que plein de femmes acceptent qu'il n'y ait pas de réciprocité sur quelque chose.
Encore une fois, non, je crois pas que ce soit quelque chose d'OK.
La stabilité émotionnelle, la capacité à gérer les conflits, comme je vous le disais, c'est quelque chose d'important. Donc ça, c'est par exemple pour les relations, mais en réalité, il peut y en avoir plein d'autres. Je vous donnerai un exercice à la fin de l'épisode. Essayez de rester jusqu'au bout, comme ça, vous allez peut-être pouvoir faire un point aussi sur vous.
Après, si on parle des standards par rapport à soi, à soi, à notre posture, ça va être qu'est-ce que j'accepte, qu'est-ce que je refuse. la manière dont je me positionne par rapport aux autres, ma capacité à dire non et à ne pas me justifier, mon niveau de tolérance au flou, au désengagement, à la lâcheté. Bon, moi, j'ai un niveau de tolérance zéro face à la lâcheté, mais après, ça dépend de votre niveau de tolérance à vous. Voilà. Par rapport à la santé ou au corps, pareil, quels sont vos standards ? Par rapport à votre sommeil, votre énergie, votre système nerveux, votre alimentation, le mouvement. Par rapport à votre environnement, quels sont vos standards ? La qualité des personnes que vous avez autour de vous, votre niveau d'exigence dans des contextes professionnels. l'ambiance émotionnelle globale, la profondeur des conversations que vous avez. Pareil, au niveau du temps et de l'attention, quels sont vos standards ? Où est-ce que vous mettez votre énergie ? Comment vous dépensez votre temps ? Dans quoi vous mettez votre attention ? Qu'est-ce qui vous vide ? Qu'est-ce qui vous construit ? Et qu'est-ce qui vous nourrit aussi ?
Donc ça, c'est tous les standards qu'il y a souvent à revoir à la hausse. Et ensuite, il y a souvent des standards à revoir à la baisse. Encore une fois, je fais des généralités, ce n'est pas forcément ça.
Par exemple, ça va être le physique et l'esthétique. Je pense que je... Enfin, c'est pas dans cet épisode que je vais parler de la taxe rose et du budget dépensé par une femme dans l'esthétique VS les hommes. C'est affligeant, mais je m'inclue dedans. Mais c'est... Je pense que c'est aussi des standards sur lesquels on doit lâcher du mou la notion de perfection, de contrôle permanent, une image, la conformité, l'esthétisme, etc.
Pareil par rapport au regard des autres, le besoin d'être comprise par tous, le besoin d'être aimée par tout le monde, la peur de déranger, c'est aussi des standards où il va falloir... Peut-être les voir un peu à la baisse parfois.
Pareil pour la notion de performance, là ça me concerne bien. Le fait de toujours tout faire parfaitement, tout maîtriser, tout anticiper, être bonne partout, ne jamais être en échec. Standard à revoir à la baisse aussi. Et même en termes d'identité, standard à revoir à la baisse parfois. De toujours être cohérente à tout moment, ne jamais changer, ne jamais décevoir. C'est aussi des choses qu'il faut revoir à la baisse.
Maintenant, qu'est-ce que ça coûte réellement de revoir ses standards ?
Monter ses standards, surtout aux bons endroits, en réalité ça implique de déplaire. Ça c'est une évidence, ça implique parfois de perdre des relations, ça implique de décevoir, ça j'en parle beaucoup dans l'atelier La Source pour les entrepreneurs, ça implique de créer du vide, ça implique d'être désagréable pour certaines personnes, ça implique de passer pour la connasse parfois, ça implique d'assumer des silences, d'assumer des tensions aussi dans certaines relations.
Et pareil, descendre ses standards, ça implique un autre coup qui est de perdre le contrôle, de faire face à son impuissance, d'être vue différemment parfois et de ne plus être une performeuse. en permanence. Donc ça, je vous invite à aller écouter l'épisode que j'avais fait sur la mue identitaire, parce qu'on est complètement là-dedans. Donc c'est très inconfortable de déplacer nos standards, mais c'est quelque chose qui peut restructurer, je vais dire ça comme ça, notre vie, ou par exemple notre business, si vous voulez parler de business. Voilà.
Le piège en quel on tombe très souvent, c'est de vouloir tout upgrader. C'est-à-dire de vouloir tout revoir à la hausse, ouais, à fond les ballons, etc. Ça, c'est le meilleur moyen de péter en vol. Le vrai travail, c'est pas ça.
Le vrai travail, c'est... de rehausser là où il faut et d'abaisser là où il faut aussi. En tout cas, là où on le sent, on sent que c'est juste.
Le vrai travail, c'est de déséquilibrer volontairement le système que vous avez mis en place. Plus d'exigence sur votre image, par exemple, si c'est là où vous avez le plus de contrôle, et plus d'exigence sur votre réalité, sur les faits réels.
Le petit exercice que je voulais vous proposer, qui est très simple, parce que j'ai vraiment envie de faire un épisode qui est court, c'est un exercice que je vous propose à l'oral, mais vous pouvez l'écrire, enfin, vraiment, il n'y a pas de souci.
C'est vraiment juste de prendre un temps, vous pouvez le faire à l'écrit ou à l'oral, comme vous voulez encore le faire, ou même avec des gens, ça peut être très intéressant, et de faire un vrai point honnête et lucide dans votre vie, de tous les endroits où vous êtes extrêmement... exigeante, sans que ça change quoi que ce soit dans votre vie. Donc, listez. Où est-ce que vous êtes extrêmement exigeante ? Sur quoi ? Avec qui ? Avec quoi ? Etc. Et précisément quel domaine ? Sans que ça impacte et que ça change réellement votre vie.
Donc là, on est typiquement dans la catégorie de « je suis en train de m'infliger un truc de malade, un niveau d'exigence de malade » ou « en train d'infliger un truc de fou et je suis contre le fric sur ce sujet-là » parce qu'évidemment, il y a plein de choses. Il y a de l'insécurité ou quoi que ce soit. Alors qu'en réalité, ça n'impacte pas. positivement ma vie. Ni négativement d'ailleurs. Voilà, on n'est pas du tout dans la loi de Pareto, si vous voulez.
Ça, c'est la première question vraiment à se poser.
La deuxième question à se poser, c'est où est-ce que je continue d'accepter des choses qui ne sont pas à mon niveau ? Donc ça paraît bateau comme ça, mais en réalité, on peut se les poser dans son business, on peut se les poser dans sa vie, on peut se les poser dans les relations, on peut se les poser dans plein de choses.
Si vous acceptez de regarder les choses en face, ça peut faire mal. Donc l'idée, c'est pas de... que ce soit horrible, c'est pas souffrir, mais c'est pas non plus d'être dans le déni, je pense que c'est important de se dire ok, bon bah là, dans tel domaine, je suis en train d'accepter des choses qui sont pas à mon niveau et je le fais depuis très longtemps, on peut pas tout changer du jour au lendemain, d'accord, mais progressivement, sur du moyen terme, il y a des choses à réajuster.
Une autre question que vous pouvez vous poser aussi, c'est si je devais déplacer mon niveau d'exigence, qu'est-ce qui devrait monter immédiatement ? Quel est le standard que je devrais rehausser immédiatement ? Je serais assez intéressée de connaître vos réponses très spontanées justement sur cette question-là.
Et l'autre question que vous pouvez vous poser, c'est « Qu'est-ce qui pourrait redescendre sans aucune conséquence négative réelle ? » « Quel standard je pourrais abaisser, redescendre, si vous voulez, sans que ça impacte négativement ma vie ? »
Donc c'est juste ces quatre questions-là. Mettez-les à l'écrit, faites-les à l'oral, comme vous voulez. Et dites-moi juste si c'est des choses qui peuvent vous impacter. J'ai vraiment voulu faire très très simple, parce qu'en réalité, cet épisode-là... On peut vraiment aller creuser très très très très loin, sachant que, je le reprécise, les standards que vous avez la plupart du temps dans votre vie sont des standards qui sont appris.
Si jamais vous avez envie de vous intéresser à ce sujet-là d'un point de vue un peu plus philo, Pierre Bourdieu en parle beaucoup et il explique en fait que ce qu'on considère comme normal, beau, acceptable, etc., c'est vraiment quelque chose qui a été intégré très très tôt.
Par exemple, être mince, être douce, être agréable, être présentable, etc. Ce n'est pas des choix individuels qu'on fait, ce n'est pas juste parce qu'on aime, c'est des normes qu'on a intériorisées. Donc par exemple, quand une femme est extrêmement exigeante sur son apparence physique ou quoi que ce soit, elle n'est pas juste perfectionniste, je pense qu'il faut arrêter de dire ça. En fait, elle est juste alignée avec une norme sociale qui est profondément ancrée. Donc ça, c'est aussi quelque chose qui permet de faire preuve d'un peu plus d'empathie, de mieux comprendre aussi nos consoeurs, plutôt que de constamment être dans le jugement aussi d'autres femmes.
Il y a un autre sujet, par exemple, aussi, qui est très courant, que je vois beaucoup, c'est tout ce qui va être travail émotionnel, donc comme ça dans le couple, comme je vous ai parlé, ou même juste le travail sur soi, le fait qu'il y ait majoritairement des femmes qui fassent ce travail-là, c'est le travail émotionnel, le fait de gérer ses émotions, les ambiances, les relations, etc. C'est quelque chose qui est majoritairement porté par les femmes de base, et que, encore une fois, c'est des standards qu'on a intégrés.
Donc c'est concrètement comprendre les autres, apaiser, arrondir, maintenir le lien, faire preuve d'empathie, etc. Avoir des standards qui sont très élevés sur comment je gère bien, comment je comprends, comment je tiens la relation, etc. Ça paraît normal. Par contre, avoir très peu d'exigences sur comment je suis respectée, comment est-ce qu'on me rejoint moi et comment est-ce que je suis considérée, ça paraît normal aussi. Alors qu'en réalité, ça ne l'est pas.
Moi, je m'en suis rendue compte aussi parce que, petite anecdote, depuis que je suis en couple avec mon conjoint,
donc mon conjoint, c'est quelqu'un qui est très très sensible et très très empathique.
On a déjà eu des phases de mou il y a longtemps. Et j'ai déjà échangé avec des hommes et ça m'est déjà arrivé en fait de... me dire est-ce que je serais mieux avec un tel qu'avec mon conjoint. Ça m'est déjà arrivé de faire ça, je pense qu'on fait tout ça. Et ça m'est déjà arrivé de me dire est-ce que si je partais et que je le quittais pour me mettre avec un tel, par exemple, est-ce que je serais mieux ? Et la réalité, c'est que la plupart du temps, quand je me posais ces questions-là par rapport à ces hommes en question, je me rendais compte que c'était des hommes qui avaient zéro empathie et zéro intelligence émotionnelle. Et pourtant, c'était des hommes qui étaient très intelligents.
Et avec le recul, je me rends compte à quel point c'est juste impensable. En fait, à quel point c'est juste un truc qui... Je ne me vois même pas tolérer un niveau d'empathie qui ne soit pas... En fait, il n'y a aucune justice et aucune... dans le fait de tolérer dans une relation homosexuelle ou hétérosexuelle, en réalité, peu importe, que quelqu'un ait de l'empathie et que quelqu'un n'en ait pas du tout, et qu'il n'y ait qu'une seule personne pour qui ça paraisse normal. Voilà. Selon moi, encore une fois, c'est mon point de vue. Tout le monde n'est pas d'accord avec ça.
Mais voilà. En tout cas, c'est quelque chose qui est vraiment intéressant. Harley Holtchild en parle beaucoup, si jamais c'est quelque chose qui vous intéresse aussi. Voilà.
Donc... Pour conclure, en gros, c'est monter vos standards sur respect, réciprocité, clarté, santé, énergie, qualité des liens, etc. Puis le relâcher aussi sur la perfection de l'image, la conformité, la validation sociale.
Je ne dis pas que c'est facile, je pense que c'est très difficile parce qu'en fait, on va à l'encontre d'une construction et que du coup, ça peut mettre énormément, énormément, énormément de temps. Mais je pense que ce qui peut être très inspirant pour nous, qui peut nous aider beaucoup dans ce cheminement en tant que femmes, c'est de parler avec des femmes qui nous inspirent sur ce sujet-là, ou qui ont déjà fait le chemin, ou en tout cas sur certains standards, qui n'hésitent pas à les affirmer, à les ajuster et à les revendiquer, même j'ai envie de dire, et d'échanger avec elles et de savoir comment elles ont fait, par quoi elles sont passées, c'était quoi les peurs, c'était quoi les craintes, c'était quoi le chemin. Je pense que ça, c'est des choses qui aident aussi énormément. Et c'est aussi des choses que, par exemple, moi, j'ai faites même par rapport à mon corps. Voilà.
J'espère que cet épisode très simple et très court aura pu quand même vous donner des clés et que ça aura pu même vous poser des petites graines de réflexion j'espère que je vous retrouve très nombreuses dans l'Odyssée puisque c'est évidemment des choses dont on reparlera et que le jour J on va se retrouver pour un exercice que j'ai créé qui s'appelle la rosace des réalités le premier jour et on va faire justement une rosace dessinée de ce qui se passe pour de vrai et de la réalité dans votre vie sur tous les plans et de vos standards. Voilà, je vous y attends nombreuses.
Je vous embrasse très fort puis on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode,
ciao