Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue sur le podcast La Vie Suffit.
Si en ce moment tu doutes de toi, t'as l'impression que t'es nul, ou t'as l'impression que c'était mieux avant, que tu réussissais mieux avant... Et que là, tu es devenu nul. Cet épisode, il faut absolument que tu l'écoutes jusqu'au bout. Il est fait pour toi.
Et oui, parce que dans certaines phases de notre vie ou même de l'entrepreneuriat, tout simplement, on commence à avoir une sensation hyper désagréable, celle d'être devenu nul. Ou d'avoir atteint notre maximum, ou peut-être même que notre prime est passé. Et dans ces moments-là, on commence à se remettre en question.
On remet en question notre valeur, nos décisions et parfois même toute notre trajectoire. On a l'impression qu'on sait plus cher des choses que nous savions faire avant. On se compare, on pense que notre moment... meilleur moment est passé, qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne plus.
C'est des périodes qui sont extrêmement inconfortables, mais qui sont aussi très riches en enseignement et dont on peut se sortir profondément grandis, et notamment qui peuvent vraiment faire avancer notre business à condition de savoir vraiment mettre les choses en pratique pendant ces périodes-là. Et c'est ce que je veux vous partager aujourd'hui dans cet épisode.
Je suis Chloé Bloom, entrepreneure aux multicasquettes. Et chaque jeudi, je vous partage les réflexions, les phases d'introspection, les clés qui, selon moi,permettent de vivre notre vie plus pleinement et de trouver plus d'épanouissement.
Chaque épisode est une invitation à exprimer encore plus librement toutes les parts de vous.
Si cela vous plaît, je vous invite à partager les épisodes à vos proches qui en ont besoin, ainsi que laisser une jolie note et un commentaire si vous souhaitez soutenir le podcast.
Alors salut tout le monde,
je suis heureuse de vous retrouver aujourd'hui.
Alors, avant toute chose, si vous écoutez cet épisode de podcast parce que vous vous sentez visé, avant toute chose, je vous embrasse fort et je pense à vous. Dans le sens où... Si vous l'écoutez et que vous êtes actuellement visé par ce truc, c'est-à-dire que vous vous sentez profondément nul actuellement et que vous êtes au bout du rouleau, une chose est sûre, vous n'êtes pas seul.
Si je vous parle de ça, c'est parce qu'il y a plein de personnes qui traversent ça et que c'est quelque chose entre guillemets de naturel. Je suis aussi profondément passé par là à multiples reprises, et notamment fin d'année dernière, etc. Et ça laisse place à quelque chose qui est cool. Même si je sais que ce que vous vivez n'est pas cool.
Peut-être que vous écoutez aussi cet épisode alors que vous n'êtes plus forcément dans cette période-là. Donc c'est cool aussi de regarder qu'on s'en est sorti. En tout cas, essayez de rester jusqu'au bout parce que je voudrais vraiment vous partager ma vision des choses. Vous allez voir qu'en fait, ça va recouper avec plein d'épisodes que je partage déjà depuis des années. C'est vraiment un épisode qui va vous aider à travailler sur votre posture, votre... J'allais dire votre mindset, pas du tout. Votre posture et sur votre identité. en fait, on va vraiment parler de ça.
Je vous partage cet épisode aussi parce que justement moi je suis vraiment passée par ces moments-là, à multiples reprises notamment dans ma carrière, beaucoup dans ma carrière, pas dans ma vie perso mais je pense que c'est vraiment quelque chose qui est lié à l'entrepreneuriat aussi en particulier, même si évidemment c'est des choses qu'on peut traverser dans notre vie.
Ce truc de ressentir qu'à un moment donné, on ne peut plus continuer à être comme on est parce qu'en fait ça ne fonctionne plus.
En fait c'est... Tout le principe de ce que je veux vous expliquer dans cet épisode, c'est le principe du travail identitaire pour pouvoir faire évoluer aussi bien sa vie, mais pour pouvoir passer à l'étape suivante.
Donc par exemple, si vous êtes dans une phase de perte de sens, si vous êtes dans un moment où vous avez l'impression qu'il n'y a plus rien qui fonctionne comme avant et que vous sentez qu'en fait il faut que vous changez, mais vous ne savez pas quoi du tout, c'est exactement ça.
En fait, si vous voulez, on parle de travail identitaire, c'est que vous êtes exactement dans un moment où... L'identité qui vous a permis de réussir jusqu'ici et qui vous a permis de faire en sorte, je vous donne des exemples par rapport à l'entrepreneuriat, l'identité qui vous a permis jusqu'ici de vous placer comme référente dans tel domaine, dans le domaine de prise de parole en public, ou qui vous a permis d'être une des premières, une des pionnières, ou qui vous a permis de convertir un maximum de personnes en clientes, ou qui vous a permis de fédérer, et même par rapport... à votre vie perso, cette identité qui vous a permis jusqu'ici de créer des groupes d'amis, qui vous a permis jusqu'ici d'être moteur de votre couple. Vous voyez, en fait,
c'est l'identité qui vous a permis de réussir et d'avoir du succès jusqu'aujourd'hui, elle est devenue beaucoup trop petite pour que vous puissiez passer à l'étape suivante. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, si vous avez la sensation de plafonner, par exemple, notamment dans votre business, il faut bien comprendre que... même s'il y a des choses à mettre en place directement sur le terrain, rappelez-vous que votre business part entièrement de vous et que l'identité, je parle vraiment d'identité, qui vous a permis d'en arriver là où vous en êtes aujourd'hui, elle est devenue trop étroite, trop petite, trop restreinte, trop plafonnée pour que vous continuiez à l'utiliser pour continuer à performer et à passer à l'étape suivante.
Donc, si vous êtes justement dans un état d'esprit où vous avez envie... de passer le next step, mais vous sentez que vous plafonnez et que vous n'y arrivez pas, c'est un travail identitaire en réalité qu'il faut faire.
Mais il y a des symptômes avant en fait ce truc, c'est pas juste « oh je plafonne » , il y a vraiment des symptômes, parce que quand on est justement dans ce pré-travail identitaire, j'ai envie de dire, je vais vraiment tout bien expliquer, on entre dans une phase de doute, de malade, qui est vraiment très inconfortable, et voire... difficiles à vivre, voire en fait qui peuvent nous faire même rejouer des très grosses insécurités, des grosses blessures ou même des trans d'enfants. En gros, on entre dans une phase de doute.
En fait, ça commence toujours par un moment donné où votre identité, elle commence à se figurer.
En fait, la première étape du travail identitaire que vous avez à entamer, en général, ça ressemble à « Merde, qui suis-je ? Ça marche plus. »
Donc on a l'impression qu'en fait, il y a quelque chose qui ne fonctionne plus.
Par exemple, dans notre business, on a l'impression que ce qu'on faisait avant très très bien ne fonctionne plus du tout. Et puis bon, là encore une fois, on a deux choix. Soit on va commencer à blâmer le marché, soit on va se remettre en question et remettre en question en fait notre posture et notre identité. D'accord ? Vous savez lequel je préfère, évidemment.
Donc les symptômes, c'est ça. C'est l'impression que quelque chose ne fonctionne plus.
On tombe aussi dans une perte de confiance qui est très inhabituelle, qui ne nous ressemble pas.
Je vous donne un exemple encore une fois qui est personnel. Donc moi, j'ai encore traversé une phase comme ça il n'y a pas très longtemps et je sens que je suis encore dedans. Vous le savez que depuis fin 2025, en gros, j'ai vraiment voulu annoncer, et je le fais. que je fais un gros switch en fait où je vais m'adresser beaucoup plus aux entrepreneurs, aux accompagnants, aux thérapeutes, aux coachs, etc. que simplement vraiment à tout le monde. Donc forcément, mon contenu, vous le voyez, il est aussi beaucoup plus entrepreneurial et beaucoup plus tourné vers la manière de porter sa voix, d'être beaucoup plus visible, etc. Et c'est marrant parce qu'en fait, c'est quelque chose que finalement, j'ai un peu toujours fait parce que ça fait quand même des années que je propose des choses pour les entrepreneurs, des ateliers, que je fais des choses pour ça en fait.
Et malgré tout, ça, ce switche officielle, finalement, a commencé à créer chez moi de très grosses insécurités que je n'ai jamais eues. Autrement dit, j'ai commencé ces derniers mois à ressentir un profond syndrome de l'imposteur alors que je l'ai jamais eu, même pas au début. Et en plus de ça, avec ma tête, je sais profondément que je ne suis pas une imposteur et que j'ai toute la légitimité, de par mon expérience, de faire passer des choses. Mais, en tout cas, je ressentais ça.
Et puis, je ressentais aussi que... Tout ce que je partageais comme contenu, par exemple, etc., et que je faisais exactement comme avant, ça ne fonctionnait plus. Il y avait beaucoup moins d'engagement, les gens réagissaient moins. Je le ressentais dans toutes mes tripes, au-delà du nombre de likes et de toutes ces choses-là, qui sont plutôt des egometrics, je ressentais dans toutes mes tripes que ça ne fonctionnait plus, que je n'étais pas exactement à l'endroit où les gens étaient déjà prêts à ce que je sois. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire, mais en gros, c'est comme si vous, en tant qu'auditeur, et même... Tous clients de prospect, etc., enfin, je vous lis, il y en a plein parmi vous qui m'envoient des messages, et à chaque fois, je me dis, mais putain, mais elles ont tellement raison. En fait, c'est comme si vous étiez déjà prête à m'accueillir à un endroit, vous étiez déjà prête à ce que je commence à parler de ce sujet, etc., où moi-même, je n'avais pas encore la lucidité de voir que j'étais capable d'avoir ça.
Encore une fois, exemple, je suis désolée, je tire plusieurs tiroirs d'affilée, on va tous les refermer après. Par exemple, en réalité, je pense que ça fait bien deux ans... que la plupart d'entre vous, vous êtes prêtes et vous en avez envie à ce que je parle de personal branding et de comment est-ce qu'on fait pour asseoir une identité de marque, puisque c'est quelque chose que je fais très bien, ce depuis 2017 quand même, et je travaille beaucoup, etc.
Et moi-même, genre, je bloquais mais complètement, je me demandais mais en fait où est-ce qu'il faut que je sois et qui est-ce qu'il faut que je devienne, etc. pour que, en fait, je puisse de nouveau parler à ces personnes qui, en fait, sont déjà prêtes à accueillir la future moi. Mais c'est comme si moi, j'avais pas cette vision que cette future moi, elle était capable d'exister.
Et le truc s'est débloqué là, il y a à peine quelques semaines, en mode, ouais, en fait, c'est juste une évidence, mais encore une fois, je vais vous en reparler. En fait, oui, c'est bon, ça y est. En fait, ça y est, je m'adresse enfin. Il y en a plein même qui m'ont dit, ah ben putain, enfin, tu t'es réveillée. Et voilà, donc je referme ce tiroir-là par rapport au personal branding.
Donc c'est vraiment cet exemple personnel que je voulais vous dire. C'est comme si ce que je faisais avant, que je ressentais que ça ne marchait plus, c'est parce que j'essayais de continuer à faire comme avant. Et on va en reparler. Et ça, je referme. le deuxième tiroir.
Et ça, pour le coup, ça m'a vraiment mise dans une très grosse perte de confiance que je n'avais pas l'habitude de vivre. Donc ce fameux syndrome de l'imposteur aussi et ce truc de, mais en fait, qui je suis pour ça ? Est-ce que je suis légitime ? Je commençais même à me comparer à des personnes qui ne sont pas du tout où je suis.
Par exemple, je commençais à me comparer mon étape 10 de ma vie entrepreneuriale par exemple, à une personne qui est à son étape 2. Alors qu'en fait, je veux dire, on ne peut pas comparer ça. Enfin, je veux dire, c'est complètement bête de faire ça. Il vaudrait mieux que je me compare à des gens qui en sont aussi à l'étape 10, mais j'en suis, enfin j'en étais vraiment, et j'en suis quand je suis dans ces périodes-là, complètement incapable. Comme si je suis incapable de voir la légitimité que j'ai, mais aussi je suis complètement incapable de voir tout ce que j'ai parcouru, mes expériences, etc. Et c'est comme si je n'arrivais plus du tout à avoir de lucidité quant à mon parcours. mon expérience, moi-même, etc.
Donc vraiment une vraie perte de confiance en soi, très émotionnelle, parce qu'en fait, dans la tête, on comprend complètement... Enfin, dans la tête, on a la lucidité et on a le recul de voir que, bon, on est juste en train de traverser une grosse phase de merde, mais qu'en fait, émotionnellement, c'est pas comme ça que ça se passe.
Donc ça, c'est les deux premiers symptômes dont je voulais vous parler. Perte de confiance, impression aussi que les choses, elles fonctionnent plus comme avant.
Troisième chose aussi, c'est l'impression d'avoir perdu son élan, voire même son inspiration.
Avoir la sensation qu'en fait... Ben, plus le goût, quoi. Moi, j'ai passé quasiment tout 2025 comme ça. Il était temps que je m'eus. Et ça, c'était vraiment la période de perte de sens de fou, à sentir que j'avais fait le tour, à faire le temps, vraiment à me dire, mais c'est pas possible, je vais pas finir ma vie en faisant ce métier-là, je peux pas, mais en fait, faut que je plaque tout. Le métier que je fais, il n'a aucun sens, il ne sert à rien, j'ai honte de faire ce métier-là. Franchement, j'aurais dû faire un métier, genre avocate ou quelque chose comme ça, au moins, j'aurais vraiment eu l'impression de contribuer. Enfin, vraiment, c'était chaud, quoi. Et donc l'impression d'avoir complètement perdu mon élan et de me dire en fait j'ai plus le goût, j'ai plus le goût, j'ai plus, voilà, plus possible.
Et alors un autre symptôme plus que tout, que moi j'ai énormément, je sais pas si vous vous l'avez ce truc-là, dites-moi si vous l'avez. Quand je suis dans ces moments-là, dans ces phases-là, j'ai le sentiment que mon meilleur moment, mon prime est derrière moi.
En fait forcément vu qu'on continue à faire ce qui avant fonctionnait et que ça ne fonctionne plus, ça commence à mettre en place la pensée de... Ok, en fait, j'ai atteint mon pic dans le passé. En gros, mon moment est passé. Je suis en train de devenir has-been. Ça, j'en ai déjà beaucoup parlé aussi l'année dernière sur un épisode de podcast en fin d'année.
Je suis en train de devenir has-been, mais même au-delà de ça, en fait, le meilleur est derrière moi. Je réussirai plus jamais comme avant. Je ne créerai plus jamais d'engouement comme avant. Je n'aurai plus jamais de succès comme avant. Je ne serai plus autant une personne solaire comme avant, je ne l'attirerai plus autant comme avant, je ne serai plus autant magnétique qu'avant, je ne serai plus aussi bien dans ma peau qu'avant, je ne serai plus une nana hyper cool comme avant. Ça crée beaucoup, beaucoup, beaucoup d'angoisse, notamment par rapport au temps qui passe. Ça crée beaucoup de honte, ça crée beaucoup de peur, ça crée beaucoup de tristesse. Il y a vraiment ce truc, ce sentiment que le meilleur moment est derrière soi.
Et donc, autre symptôme aussi, c'est forcément la comparaison accrue avec les autres, n'est-ce pas ?
de commencer à se comparer et à regarder déjà des personnes où c'est clairement pas comparable, qu'on se compare à des gens qui sont meilleurs que nous, ou qui sont même moins bons que nous, ou qui n'en sont pas du tout à la même étape.
Moi, ce que je fais, c'est complètement ouf, et je vais vous expliquer ensuite pourquoi, c'est que je me compare à des gens qui sont moins bons que moi, tout le temps. Et c'est pas dans l'optique de me trouver meilleure, c'est à chaque fois dans l'optique de voir qu'en fait, même eux, ils sont meilleurs que moi. C'est-à-dire que je vais me comparer à des gens qui débutent à peine sur un sujet, Et je vais me dire en fait, putain, mais en fait, ils sont tellement meilleurs que moi, mais en fait, moi, j'ai rien compris, mais moi, je dois apprendre de ces gens-là sur un sujet que je maîtrise en plus de base. Donc en fait, c'est une horreur, je suis une merde. Donc c'est vraiment une pensée noire qu'en attire une autre, etc.
Donc il faut faire quand même attention à ce genre de pensée parce que je ne sais pas comment vous, vous voyez les choses, mais personnellement, ça peut m'amener très bas, très, très bas dans les pensées. Vraiment, ça peut m'amener très, très bas, très, très bas avec des pensées noires, etc. Donc c'est aussi... vraiment hyper important dans ces moments-là d'avoir une capacité à se mettre en métacognition, à savoir s'observer, à pourquoi pas méditer, à contrôler ses pensées, « contrôler » en tout cas, essayer de ne pas suivre toutes les pensées et choisir quelles pensées on veut suivre, quelles pensées on ne veut pas suivre. Beaucoup de travail sur le corps, le système nerveux, l'apaisement, l'émotionnel, etc. Donc heureusement que là, je suis bien armée là-dessus. Mais en tout cas, c'est des choses qui arrivent.
Et alors, autre chose qui arrive, c'est ça, c'est la suite logique, c'est que dans ces moments-là, on se sent dans une perte de contrôle totale.
en fait c'est vraiment le mot on a l'impression qu'on est au volant d'une voiture et qu'on a beau tourner le volant ça répond plus les roues fonctionnent plus avec le volant alors qu'avant on conduisait hyper bien on était première machin et là en fait ça va plus il n'y a plus rien qui fonctionne
et donc le seul moyen d'essayer de retrouver du contrôle et donc moi je sais que c'est exactement pour ça que je me compare, le seul moyen qu'on a d'essayer de retrouver du contrôle c'est d'être dans une espèce d'hyper analyse de tous les signaux extérieurs les statistiques, le feedback les performances, les metrics mais de tous les petits signaux qui peuvent nous redonner un peu de contrôle sur la situation, qui peuvent soit confirmer le fait qu'on est devenu nul, soit qui peuvent peut-être nous rassurer.
Le truc étant que, vu l'état dans lequel on est, on ne trouve jamais rien pour se rassurer, on ne fait que trouver des choses qui ne font que confirmer qu'on est en train de décliner. Et donc c'est exactement ce truc-là qui est en fait cette espèce d'hyper-analyse de tous les signaux extérieurs. qui est profondément influencée par le biais de confirmation, biais cognitif, n'est-ce pas, qui est du coup insupportable, qui fait que quand on pense quelque chose à propos de nous, on cherche, on trouve tout ce qui va confirmer ce qu'on pense à propos de nous. Et donc en fait, notre esprit va commencer à émettre l'hypothèse de « Ah putain, je suis en train de décliner ! » et notre cerveau va commencer automatiquement à chercher toutes les preuves qui confirment qu'on est bien en train de décliner.
Et le truc, c'est que dans une carrière ou dans un business, les données sont toujours très ambiguës, toujours très subjectives. La notion de succès des réussites, déjà, elle est telle... individuel, et on peut parler des réseaux sociaux, mais on peut parler de plein de trucs, d'argent, etc. Il y a tellement de données et de choses à contextualiser pour pouvoir comprendre ce qui se passe. Sauf que dans ces moments-là, on n'est absolument pas capable de contextualiser. Ce qui se passe, c'est qu'on va trouver extrêmement facilement plein d'éléments pour valider le récit qu'on est en train de décliner. Donc des stats en baisse, quelqu'un qui perd alors que nous, on a stagné, on n'y arrive plus, notre contenu qui ne marche plus. l'argent qui rentre plus du tout de la même manière et on voit que le chiffre d'affaires machin.
Et je donne un exemple parce que moi je sais que je vois des personnes qui il y a trois ans en arrière ne réussissaient pas spécialement et qui aujourd'hui font des millions, qui font justement le même chiffre d'affaires que moi etc. Et je me dis mais putain mais en fait moi je suis devenue nulle parce qu'en fait ces gens-là m'ont rattrapée alors qu'à la base je vois qu'en fait ce qu'ils font c'est pas éthique, c'est pas cohérent machin etc. Donc ça me fait me remettre en question, je vois les effets miroirs et tout ça.
Mais en plus au-delà de ça... En fait, c'est juste que c'est absolument pas comparable et qu'en fait, j'oublie complètement le contexte autour, à savoir qu'en fait, ces gens-là se butent à vendre des accompagnements, ils travaillent 70 heures par semaine, ils vendent énormément de trucs high ticket, ils se mettent dedans, mais tout le temps, ils vendent du coaching et du coaching et des accompagnements, etc. Et j'oublie de regarder qu'en fait, moi, c'est pas ce que je fais, que je vends que des trucs à tout petit prix et que je souhaite que ça reste ainsi, que c'est un choix, que je veux pas faire d'accompagnement, que j'en fais pas, que je prévois pas de high ticket, des trucs comme ça.
Parce que c'est un choix pour moi pour gagner un maximum de temps et qu'à côté de ça, j'ai le temps de faire de la danse, des hirox, une formation de yoga, du couple, des volcans que je grimpe en escalade, des voyages en Chine, etc. Donc je me dis, avec ma tête, je me rends compte qu'en fait, c'est complètement con de faire ces comparaisons-là. Mais émotionnellement, quand on est dedans, on est dedans. Quand on est le nez dedans, on est le nez dedans et donc on n'arrive pas à prendre ce recul-là. Voilà,
donc en tout cas, il y a ce biais de confirmation qui joue.
Maintenant, ce que je voudrais vous dire, c'est que quand vous traversez ces périodes-là, ce qui se passe réellement, et c'est bien le truc le plus difficile, mais j'espère que juste le fait de mettre des termes dessus, ça va vous aider à enfin enclencher la deuxième, c'est que ce qui se joue réellement, c'est que vous êtes en train de vivre une mue identitaire.
Ce qui se passe dans la réalité, c'est que... en gros, vous aviez un rôle jusqu'ici, vous aviez un rôle, on joue des personnages. On joue des personnages, on joue Chloe Bloom, on a nos petits personnages, etc. Puis il y a un rôle qu'on a joué jusqu'ici, qu'on endossait avec un costume, etc. qui nous a permis d'en arriver là où on est.
Sauf qu'en fait, il y a un moment donné où ce rôle-là, qu'on a joué jusqu'ici, il est devenu complètement obsolète. Et c'est pas que vous, en tant que personne, vous êtes devenu moins bonne, c'est que le personnage que vous avez utilisé pour arriver jusqu'ici, il a atteint sa limite. Voilà, il a... Il a complètement atteint sa limite.
Donc ce n'est pas possible de continuer à l'utiliser. Vous êtes dans une phase dans laquelle la vie vous montre que vous êtes arrivé à la fin de ce personnage, que vous l'avez utilisé jusqu'au trognon, je suis désolée pour les termes, que vous êtes à la fin de votre cycle et qu'il y a une partie de votre identité qui est devenue trop étroite et qui ne peut pas contenir la suite. Donc c'est une invitation à faire émerger, un, une nouvelle identité,
donc ça veut pas dire juste ah moi je change une nouvelle version de moi même je suis pas du tout dans ce délire là c'est vraiment de vous dire c'est faire émerger une identité dans laquelle il y a encore plus de travail sur soi qui est fait et pas forcément en quantité c'est dans le sens par exemple je vous redonne l'exemple que moi j'ai vécu où je me disais mais je doute mais je suis nulle mais en fait je peux pas et puis le personal branding c'est nul etc j'ai cherché
en fait honnêtement la nouvelle posture qui a émergé c'est enfin cette nana en moi qui jusqu'ici voulait toujours transmettre que ce qui la passionnait et ce qu'elle avait appris et ce qu'elle incarnait, et qui avait beaucoup de mal à transmettre aussi les choses dans lesquelles j'étais par exemple, je ne vais pas dire naturellement douée, ce n'est pas vrai, mais dans lesquelles en fait pour moi c'est juste une méga évidence.
Donc j'ai toujours ce truc de me dire, vu que c'est évident pour moi, ça n'a aucune valeur, et du coup je n'ai pas légitimité dessus. Et notamment par exemple le personal branding, mais même créer des identités de marques, etc. Pour moi c'est très très facile. Et c'est quelque chose qui est extrêmement intuitif. Et encore une fois, je le répète, je n'ai pas fait d'études de colorimétrie, de graphisme, de style, de tous ces trucs-là. Et je ne suis pas la personne la plus parfaite là-dessus, c'est sûr. Mais le personal branding, l'identité de marque, le Chloé bloom que j'ai installé jusqu'ici, elle est très forte.
Elle est très forte, sauf que moi, j'avais beaucoup de mal à le voir jusqu'ici. Et surtout, j'ai tout fait vraiment très au feeling, à l'intuition et avec ma capacité d'analyse, en me disant, du coup, ça n'a aucune valeur, si vous voulez. on repart dans un truc d'imposteur.
Et en fait, c'était ça, cette nouvelle posture que la vie m'incitait à faire émerger. C'est une posture d'une femme qui n'essaye pas de nouveau d'être dans une putain de profonde humilité, qui peut aussi accepter qu'il y a des choses qui sont évidentes, qu'elle peut faire passer parce qu'elle en est légitime, et qui assume encore plus ce personnage qu'elle a envie de partager. Et ce qui est marrant, c'est que ça s'est... Alors ça a été extrêmement inconfortable en mode « Ouais mais les choses marchent plus pour moi, mais là ça ça va pas, mais je comprends pas où est-ce qu'ils veulent que je sois, mais moi je suis nulle. » mais moi je peux pas faire passer ci, passer ça, etc. Les choses marchent plus pour moi comme avant. Et vraiment, j'ai commencé à comprendre ce truc de mais en fait non non, c'est juste un travail identitaire, il faut que t'acceptes de laisser mourir une partie de toi, une identité, le personnage de la nana qui veut transmettre ce qu'elle a compris et ce qu'elle a appris avec un dur labeur, ce truc-là, il faut que tu le fasses mourir en fait. Maintenant c'est pas ça, il faut laisser place à quelque chose d'encore plus vaste
et cette Chloé-là qui veut toujours... transmettre ce qu'elle a compris par son expérience, ce qu'elle a appris, et voilà, qui a été vraiment beaucoup d'exploration, machin, etc., elle ne peut pas contenir la nana, en fait, elle ne peut pas contenir la... Comment je peux dire ? J'ai pas de termes, vraiment, mais la femme pour qui les choses sont faciles. En fait, elle ne peut pas accueillir ce truc de « je vais vous apprendre à faire du Chloé Bloom en personal branding, pas de problème » . Impossible.
Impossible, parce qu'en fait, la nana d'avant, la Chloé d'avant qui voulait tout... expliquer le dur labeur machin etc en fait juste elle était elle elle elle voulait je sais pas comment je peux dire ça c'est un peu difficile de mettre des mots dessus mais c'est comme si elle aurait trouvé pas ça légitime ou elle aurait trouvé ça pas assez humble ou quoi que ce soit vous voyez ce que je veux dire et donc c'est vraiment les questions que j'ai commencé à me poser
donc j'en ai bien chié pendant quelques semaines pour être complètement honnête et puis au bout d'un moment je me suis dit putain mais en fait cette sauce là que je suis en train de me prendre je la connais je l'ai déjà vécu je l'ai déjà vécu je l'ai vécu en 2021 je l'ai vécu en 2017 je l'ai vécu en 2019 Ah, je l'ai vécu en 2023, putain, je la vis tous les deux ans. Ah, je suis dedans en 2025. Tous les deux ans, je la vis. Je ressens cette sauce. Donc, je me suis dit, putain, c'est un pattern que je connais, ce truc d'être au fond du gouffre. Et ce pattern-là, à chaque fois, c'est un travail identitaire.
Et donc, j'ai compris que j'étais dans un travail identitaire. Je me suis dit, OK, il y a une version de moi qui doit accepter de mourir, parce qu'en fait, sinon, je ne vais jamais pouvoir passer à la suite. Et donc, j'ai commencé à enclencher le truc, de me dire... Oui, mais qu'est-ce qu'il faut que je devienne ? Mais qu'est-ce qu'il faut que je devienne ? Mais qu'est-ce qu'il faut que je devienne ? Je trouvais pas, je trouvais pas, je trouvais pas, je comprenais pas. Et donc ensuite, je vais vous expliquer comment j'ai fait. Mais en gros, ce qui a réussi à émerger, c'est mais en fait, attends, mais moi, ce que je veux, en fait, c'est apprendre aux gens qui veulent faire du clou et boum. C'est ça que je veux, en fait. C'est leur partager tous les trucs que je fais hyper facilement, avec fluidité, créer des univers sensoriels, asseoir une identité de marque. Enfin, tous ces trucs qu'en fait, je fais déjà, mais sans m'en rendre compte, si vous voulez, c'est un peu ça.
Et depuis que j'ai pété un coup et que justement j'arrive à faire émerger cette nouvelle posture, je pense que je suis toujours en cours, ça va continuer. Ah ben bizarrement, les choses marchent beaucoup mieux pour moi. Même les métrics le confirment entre guillemets. Et puis, enfin même, je ressens que le niveau de conversation que j'ai avec vous est tellement plus élevé, tellement plus intéressant, tellement plus... c'est ouf. Et même pour vous donner une métrics qui est con et qui flatte juste l'ego, honnêtement, c'est que je pense que ça faisait genre deux ans que j'avais plus gagné d'abonnés sur Instagram. Et là, genre depuis quelques semaines, c'est complètement reparti à fond les ballons.
Donc c'est tout con, mais c'est comme s'il fallait qu'il y ait une version de moi très étriquée qui meurt pour que mon magnétisme réapparaisse. Et donc si je vous parle de ça, c'est parce que je suis convaincue que vraiment, c'est le principe du travail identitaire si vous êtes dans une zone de plafonnement. C'est vraiment ce travail qu'il faut faire.
Le truc, c'est que, j'en arrive à mon troisième point, c'est que le piège, quand on se rend compte qu'on est justement dans ce travail identitaire et qu'en fait, c'est vraiment ces questions à se poser, c'est... La vie, elle m'invite à mourir dans quelle version de moi-même ? Et la vie est en train de me faire émerger quelle posture ? En fait, c'est quelle identité de moi, maintenant, il va falloir que j'incarne, en me dépouillant, en enlevant des couches, et justement, je vais vous expliquer ça, pour que je puisse passer à la prochaine step. Mais encore une fois, que ce soit dans mon business ou dans la vie de manière générale.
Le truc, c'est que justement, quand on commence à se poser ces questions-là, on tombe dans un piège qui est de vouloir devenir quelque chose d'encore plus. C'est-à-dire qu'en fait... La réaction la plus instinctive qu'on a quand on se rend compte que les choses ne marchent plus comme avant pour nous, qu'on plafonne, qu'on s'ennuie, qu'on se compare, etc. Et qu'on se dit, en fait, il faut que je devienne quelqu'un d'autre pour que ça fonctionne. Sauf que ce n'est pas tout à fait ça. La réaction la plus instinctive qu'on a, c'est de vouloir augmenter l'intensité de notre identité actuelle. Donc de faire encore plus, de travailler encore plus, de faire encore plus d'efforts, d'être encore plus présente sur les réseaux sociaux, d'être encore plus si, d'en rajouter des tonnes, et d'être encore plus dans la performance, etc.
Je vous rassure. je suis aussi passée par là, quand je me suis rendue compte que oh travail identitaire te revoilà bon ok il faut que je sois encore plus magnétique alors il faut que je travaille encore plus, il faut que je fasse encore plus de ci il faut que je fasse encore plus de ça etc c'est une stratégie qui est très logique mais qui est complètement inefficace parce qu'en réalité on se trompe complètement de porte en fait en choisissant celle-ci
la question c'est absolument pas comment devenir une version plus intense de votre ancienne identité, ce n'est pas ça la vraie question c'est quelle est l'identité qui doit maintenant prendre le relais, voilà c'est juste ça
Et on est vraiment dans une transition identitaire.
Et vraiment, j'insiste là-dessus. Là, je vous parle d'entrepreneuriat depuis tout à l'heure, mais c'est la même chose dans la vie. C'est la même chose, par exemple, un autre endroit où moi, je l'ai beaucoup vu, c'est dans la sexualité.
Où il y a un moment donné, pour passer à un autre niveau de votre sexualité, d'intimité, de lâcher prise de rapport à votre corps, etc., et même de connexion à vos partenaires sexuels, il y a un moment donné où il y a une transition identitaire à faire, à savoir de laisser mourir, entre guillemets, je ne sais pas si ça vous parlera ces termes-là, mais en fait de pouvoir autoriser une nouvelle identité à prendre le relais, et ça ne passe pas par de l'augmentation de quelque chose, ce n'est pas, ok, j'étais cette nana-là, il faut que je sois encore plus, il faut que je redouble d'efforts parce qu'invisiblement... Je ne peux pas me reposer sur mes lauriers. Moi, je sais que je tombe beaucoup sur ce truc-là. En fait, non. C'est plutôt par un processus de dépouillement qu'il faut passer.
C'est-à-dire qu'au lieu de vouloir en faire toujours plus, il faut abandonner vos attachements. Abandonner les attachements, les couches. Arrêter d'essayer de maintenir une image qui ne fonctionne plus et vous autoriser à transitionner vers une nouvelle identité qui n'est plus attachée autant aux mêmes choses que celle d'avant, qui retire des couches.
Donc, par exemple, moi, pour passer de cette femme qui vous a transmis des choses pendant des années, Vraiment, que j'ai beaucoup... comprise, où il y a beaucoup, de contenu, énormément de valeur à cette femme qui veut passer énormément de valeur, mais en fait, sur des choses qui, pour moi, sont juste hyper évidentes et hyper simples, mais visiblement qui pourraient vraiment en aider beaucoup. En fait, j'ai dû retirer ces couches de avoir peur de toujours pas donner assez, ou d'avoir peur de un manque de légitimité, ou de... En fait, j'ai dû retirer forcément certaines couches. J'ai dû aussi retirer cette couche de femme qui pensent que sa valeur, elle est liée tout le temps au mérite. Voilà, il y a beaucoup ce truc-là.
Et donc, ça fait vraiment profondément flipper, parce que du coup, ça fait forcément bosser sur des blessures d'enfance, sur des trans d'enfants, sur le rapport à mes parents, sur la manière dont j'ai été élevée, sur moi j'ai été élevée au mérite, comme la plupart d'entre nous, je pense. C'est terrible, ça fait énormément flipper. C'est comme si, du coup, ça me demandait, aujourd'hui... D'être une nana, oui, tout ce que j'ai à faire, c'est de briller. Oui, d'accord, bien sûr. Non, mais attends, ma petite, ça, c'est pas comme ça. Donc, c'est vraiment... Dit comme ça, ça fait très superficiel. Mais en réalité, dans le quotidien, c'est vraiment douloureux.
C'est vraiment douloureux. Ça fait très, très peur de lâcher des fonctionnements qu'on a toujours eus toute notre vie. Une identité qu'on a toujours, toujours eue et qu'on connaît très bien et qu'on maîtrise pour s'autoriser à incarner quelque chose de beaucoup plus vaste. Voilà.
Et... Pour revenir sur les attachements, justement, c'est ça, c'est que, une des choses, moi, que ça m'a poussée à lâcher, comme attachement, c'est que, dans ces moments-là de transition identitaire, la vie nous met sous la tronche, avec une précision chirurgicale, les attachements qu'on a à une certaine image de nous.
Par exemple, je suis celle qui réussit toujours.
Je suis tellement attachée à cette image-là, que, oh, comme par hasard, ben là, je ne suis plus celle qui réussit. Je suis même moins bonne que les autres. Et c'est vrai, et c'est vrai. Et donc... C'est un enseignement d'humilité, une tarte dans ta face, tout ce que tu veux. Mais c'est parfait, c'est exactement ce que ça vient pointer en fait. C'est exactement pour ça. En fait, si tu veux passer la step d'après, tu vas être obligé de lâcher cette identité de celle qui réussit toujours.
Ça va être par exemple, je suis celle qui inspire. Mais là, tu n'inspires plus personne en fait. Moi, je n'inspire plus personne par exemple. Et la vie, le point du doigt, genre tu n'es plus inspirante. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire pas qu'il faut redoubler d'efforts pour inspirer. Ça veut dire juste, bah ok. il va falloir lâcher cette identité de « je suis celle qui inspire » .
Ou par exemple, « je suis celle qui maîtrise tout » , ou « je suis celle qui performe » , ou « je suis celle qui est adorée » , ou « je suis celle qui est toujours première » , ou « je suis celle... » Vous voyez, c'est tous ces trucs-là. Et bien en fait, c'est dans ces moments-là que la vie nous met vraiment sous le nez ce truc que « ça ne marche plus » . Donc soit tu te butes et tu fais un burn-out pour essayer de retrouver ça pour que ça marche de nouveau, soit tu lâches, tu lâches ce putain d'attachement à cette identité-là, et là, on expérimente un vrai... lâcher prise, qui est en fait j'accepte et je mets un genou à terre de ne plus être cette personne que j'ai toujours été, même si c'est une identité qui m'a permis de construire une carrière. Ça devient trop étroit pour la suite. C'est ça la mue identitaire, c'est de commencer à accepter qu'il y ait des choses qui disparaissent, qu'il y ait une posture qui disparaisse, une manière de se présenter qui disparaisse, une façon d'être perçue qui disparaît, une stratégie de contenu, une dynamique de travail, tout ça c'est des choses qui doivent disparaître.
Et là où c'est le plus intéressant, et c'est justement Ce truc-là, moi, que je me suis dit, putain, ça m'énerve, à chaque fois j'oublie, mais là, il faut que je leur en parle, comme ça, au moins, ce sera dans un podcast et je ne pourrai pas l'oublier.
La nouvelle identité, vous pouvez la chercher autant que vous voulez, de merde, mais qui c'est qu'il faut que je devienne pour passer à la suite, etc. Le plus drôle dans tout ça, c'est que la nouvelle identité, en fait, elle est déjà là.
Elle est déjà là, et vous n'avez absolument rien à inventer. En fait, elle est déjà là, mais elle est déjà présente en arrière-plan. La seule chose qu'elle attend, c'est d'être assumée. Et c'est ça qui est extrêmement intéressant. Et vraiment, je vous dis ce truc, mais le jour où je me suis réveillée un matin, j'ai fait, mais en fait, je crois qu'il faut que je fasse moins d'efforts et juste que j'assume des trucs qui me font kiffer et que je ne sais pas, que j'arrête de me demander si ça a de la valeur. Juste ça en fait.
Dans beaucoup de cas, la nouvelle identité qui va émerger, c'est pas une invention, c'est quelque chose qui est déjà là en fait, et que vous n'assumez pas encore, soit qui n'est pas encore conscientisé, soit qui est encore brimé, soit qui n'est pas encore vraiment autorisé j'ai envie de dire, et vraiment la transition identitaire et cette mue là en fait, ça ne consiste pas à devenir quelqu'un de radicalement différent et à devenir une meilleure version de soi-même, c'est pas le cas.
Ça consiste à assumer davantage une facette de vous qui était déjà là. À prendre une place qui est encore plus explicite. À accepter un autre rôle qui soit encore plus visible, peut-être.
Un exemple, ça va être peut-être, en tout cas dans mon cas, de passer d'une personne juste inspirante, Chloé Blum, à une personne qui dit, je sais que ça vous inspire depuis des années ce truc-là, et maintenant, je vais vous apprendre comment faire. Alors que pendant toutes ces années, il y avait juste, je suis une personne inspirante sur les réseaux sociaux. Super. Mais ça veut dire, oui, mais je ne peux pas leur dire que je vais leur apprendre comment faire, c'est vraiment pas... humble, c'est hyper égocentrique, ça voudrait dire qu'en plus, je sais très bien que ça les inspire et tout ça, franchement, mais n'importe quoi. Mais n'importe quoi. Voilà. Et peut-être vous, ça peut être passé de, je sais pas, vous créer du contenu à vous transmettre de l'expertise.
En fait, si vous voulez, c'est pas une transformation qui est spectaculaire. D'ailleurs, personne va, entre guillemets, rien voir. C'est juste quelque chose de beaucoup, une clarification identitaire, si vous voulez.
Et ce qui est marrant, d'ailleurs, c'est que, là, ces dernières semaines, il y a plein de personnes parmi vous qui m'ont écrit et qui m'ont dit « Tiens Chloé, je sais pas ce qui se passe, mais là tes derniers contenus et tout, ça m'inspire vachement, ça me parle tellement. » Et puis forcément, pendant des années, j'ai eu énormément de messages de personnes qui m'écrivaient beaucoup pour me raconter leurs problèmes personnels et pour que je prenne du temps pour les conseiller, que ce soit sur leur couple, etc. Et ça, c'est un truc qui m'a vraiment saoulée et dont j'ai beaucoup souffert clairement, parce qu'il faut arrêter, on n'est pas chez le psy. Mais encore une fois, c'est un effet de transfert. Et je n'ai plus du tout, du tout ça.
Donc j'ai beaucoup moins de messages, mais par contre la qualité... Des échanges que j'ai avec vous, vraiment, je le redis, je me permets de le redire parce que merci, j'ai énormément de gratitude pour ça. Vraiment, je le pense sincèrement, ce n'est pas juste pour vous saucer, c'est profondément agréable. La qualité des échanges est vraiment très inspirante pour moi.
C'est vraiment très inspirant, ça faisait des années que je n'avais pas ressenti ce truc de « waouh, je me sens hyper chanceuse, hyper surprise, hyper… » C'est vraiment très agréable.
Voilà, donc c'est juste une clarification identitaire, et je pense que mine de rien, même si ça n'a rien de spectaculaire, moi en vrai j'ai pas eu de transformation spectaculaire, mais en tout cas en moi, c'est des attachements que je dois laisser tomber pour mieux incarner d'autres choses, et les effets vont forcément se ressentir, et ça joue forcément sur le magnétisme, et là, on est en train de parler, on passe à l'étape d'après.
Et quand on commence à passer justement à cette étape d'après, on le sent, on n'est plus dans une recherche de contrôle absolu, l'inspiration revient, mais Et il y a même un mouvement qui se crée, qui se met en place. Enfin bref, c'est vraiment très, très, très intéressant.
Maintenant, quand même, ce qu'il faut savoir, c'est que ce genre de transition, psychologiquement, ça peut être violent. Ça peut être vraiment inconfortable parce qu'on est en train de toucher, en fait, à notre narratif. On est en train de toucher à ce qu'en psychologie, on appelle la cohérence narrative du soi. C'est comme si nous, en tant que personne, on maintient une histoire intérieure qui donne un sens à notre trajectoire. Donc, par exemple, je suis celle qui réussit ou je suis celle qui performe, machin. Et en fait, cette histoire, à un moment donné, elle se fissure.
Et donc, notre cerveau, enfin, notre esprit, on ne comprend pas forcément ce qui se passe. Ça crée une très grosse désorganisation, d'où le fait de vivre des pertes de repères, des pertes de doutes, la sensation d'être moins bon, la sensation d'avoir été meilleur, donc de ressentir une nostalgie du passé. En fait, c'est comme si notre cerveau, il va chercher désespérément à retourner à une forme de cohérence. Et je crois que tout réside dans la notion d'accepter La cohérence, on ne va pas la restaurer avec du vieux, mais que là, en fait, ça appelle à du neuf.
Donc, pour conclure cet épisode, je voudrais vous proposer des questions à vous poser dans ces moments-là, que moi, je me pose beaucoup et qui m'aident énormément. Plutôt que de chercher des preuves de votre nullité ou des preuves de votre valeur, par exemple, c'est beaucoup plus fertile de vous poser des questions identitaires, du style « Ok, quelle identité de moi est en train d'arriver au bout de son cycle ? » « Quelle image de moi j'ai essayé de maintenir longtemps et qui ne peut plus fonctionner ? » Quelle facette de moi cherche à prendre plus de place ? Quelle posture la vie m'appelle à prendre aujourd'hui ? Quelle posture mon business appelle désormais ? Mon business me demande d'avoir quelle identité ? Mon business me demande de faire de la place pour quelle facette de moi ?
Ça déjà, ça va déplacer votre perspective. Au lieu de vous demander est-ce que je suis encore à la hauteur, etc. C'est plutôt quelle nouvelle version de moi est en train d'émerger ? Voilà.
Et ça, vraiment, chez les entrepreneurs, chez les créateurs, chez les artistes, etc., il faut savoir vraiment que c'est des cycles qui sont particulièrement fréquents, notamment quand on est dans un aspect assez créatif. La créativité, ça fonctionne beaucoup par des mus identitaires. Donc, à chaque fois qu'on a des périodes de création, il faut savoir que c'est des périodes de création. elles répondent à une identité particulière, et ensuite cette identité, elle se termine, et on commence un nouveau cycle.
Et donc l'illusion, c'est plutôt de croire que cette trajectoire, elle va rester stable. C'est pas vrai, en fait. Il faut savoir vraiment que dans la réalité, dans les faits, on vit une succession de renaissances identitaires. Et c'est aussi ce qui fait que, je vous l'ai partagé plein de fois ça déjà, ce qui fait que par exemple, moi, quand je sors des programmes ou quoi que ce soit, ça répond à une identité du moment, et en fait, c'est pas que ça... En fait, c'est... pour moi, ça devient très vite obsolète. C'est pas obsolète du tout dans les valeurs et dans ce que je transmets, etc. Mais c'est que, par exemple, aujourd'hui, je serais incapable de recréer le même programme que ce que j'ai fait l'an dernier ou ce que j'ai fait l'année d'avant. Parce qu'en fait, ça ne répond plus du tout à la même identité. Je suis passée à autre chose, je transmets autre chose, mon énergie est complètement différente. Voilà.
Et donc ça, c'est des choses aussi juste qu'il faut accepter, se foutre la paix aussi par rapport à ça, plutôt que se dire tout le temps « Ah, mais moi, je suis pas stable, et puis je suis pas ci, et je suis pas ça, machin. »
Donc, comment est-ce que vous pouvez repérer une nuit identitaire ?
Un des bons indicateurs, c'est si vous ressentez simultanément beaucoup, beaucoup, beaucoup de doutes, une très grande fatigue par rapport à votre ancienne manière de faire ou d'être, et une intuition, déjà qu'il y a autre chose qui est possible, mais que surtout, en fait, ce que vous faisiez jusqu'ici, ça ne fonctionne plus comme avant. Voilà.
Si vous êtes là-dedans, c'est possible que vous soyez en pleine transition identitaire. Bon courage, bonne chance. Ok,
donc pour conclure, ce que vous interprétez parfois comme un déclin, En réalité, ça correspond à un phénomène qui est un très courant, d'accord, et qui n'est pas grave, mais qui vous demande une de vos identités, arrive à la fin de son cycle, la vie commence à vous montrer et à vous pousser vers une nouvelle, donc dans ces moments-là, n'essayez pas de redevenir la personne que vous étiez avant, demandez-vous plutôt qui est-ce que vous êtes en train de devenir.
J'espère que c'est vraiment un épisode qui vous fera le plus grand bien et qui vous aidera vraiment à aller faire ce taf en profondeur, parce que j'insiste là-dessus, mais le travail identitaire, c'est un taf profond, douloureux parfois. enfin souvent, voilà, douloureux, oui, mais qui, à mon sens, peut vous propulser à l'étape d'après. Vraiment,
voilà.
C'est aussi un peu comme ça qu'on dépasse nos plafonds de verre en business et dans l'entrepreneuriat, etc.
Voilà, je vous embrasserai fort. Écrivez-moi, dites-moi comment ça a résonné, si ça vous plaît, si, voilà, comme d'habitude, j'adore vous lire, vraiment. Je vous embrasse fort et puis on se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode.
Ciao !