- Speaker #0
Petit avertissement pour cet épisode qui comporte quelques passages un peu sensibles sur l'hospitalisation d'un bébé à la naissance. Bienvenue à l'apéro des papas. S'il vous plaît, enlevez vos chaussures en entrant, car nous sommes à la maison de naissance du calme, comme à la maison, qui accueille en journée des couples et des bébés, et ce soir, notre podcast. Un jeudi par mois, nous avons décidé de nous réunir ici. Entre père et futur père, pour questionner cette difficulté d'être l'autre, d'être celui ou celle des deux qui ne portent pas l'enfant, celui ou celle qui cherche la juste place et qui parfois se sent seul et doute. Autour de cette large table en bois, pas de spécialiste de la naissance. Juste nous, des coparents, comme on dit, qui partageons nos émotions, nos expériences, nos récits de vie. Et une chaise vide. La vôtre, chère auditrice. cher auditeur,
- Speaker #1
qui est là où le bienvenu à nous rejoindre.
- Speaker #0
Bon ben, ton fils ? Oui,
- Speaker #2
félicitations à
- Speaker #0
Amadeo. Amadeo, oui. Rappelons-nous peut-être avant de commencer, quel âge ont nos enfants ? Parce que là, il commence à y en avoir beaucoup, autour de la table.
- Speaker #3
Moi, Amadeo, qui a un mois et quinze jours. Je pense le plus jeune autour de la table, qui n'est pas là ce soir.
- Speaker #4
Moi, c'est Barthélémy. Vous entendez à côté de moi Azur, qui a trois mois et demi.
- Speaker #1
Moi, j'ai Noam, qui a un an et un mois. Il est venu exactement de la même date d'anniversaire qu'Amadeo. Et Amel, qui a quatre ans et bientôt six mois. Jonathan ?
- Speaker #2
Moi, il a deux ans et demi, bientôt trois ans. Oui, bien... Deux ans et demi, pas du tout. Il a deux mois et demi.
- Speaker #4
Oui, ça me paraissait. Oui, oui,
- Speaker #2
non, non, pas du tout. C'est que comme on n'a pas beaucoup de nuits, tu sais, les journées comptent doubles, voilà, ça va très très vite. Non, il a deux mois et demi, bientôt trois. De toute façon,
- Speaker #0
le jeune père qui dort peu et dont la notion du temps commence à se dire.
- Speaker #4
Tu vas te nuire avec l'ennemi.
- Speaker #0
Moi, je suis Daniel. Je me sens un peu doyen parce que je suis papa d'un garçon qui vient d'avoir 6 ans, qui pour le coup dort très bien et dont la petite sœur de 2 ans a beau hurler à un niveau approchant certainement des 100 décibels, il se réveille le matin, il nous voit comme deux zombies dans la cuisine et il nous dit « Ah, j'ai très bien dormi cette nuit ! » Ouais. Juste avant que vous arriviez, on était en train de discuter avec Ulysse et avec notre cher ingénieur du son Alexandre. Je leur partageais que j'avais l'impression qu'on avait brassé beaucoup de choses dans ce podcast, dans ces apéros, beaucoup de thèmes qu'on avait approfondis, et on se demandait vers quoi on avait envie d'aller aujourd'hui. Puis on a trinqué, on a trinqué à la naissance de nos familles, et on s'est dit que ce serait ça ce soir. Mais... Merci. Est-ce que tu veux bien nous repartager juste comment ça s'est passé ? Parce qu'on était sur la naissance.
- Speaker #2
Oui, je parlais un peu de la naissance d'Emilio. Un soir d'apéro de papa.
- Speaker #1
Ah oui ?
- Speaker #2
Tu étais là ?
- Speaker #1
Il y avait un apéro en cours ? Ah ben on était là, forcément.
- Speaker #2
Oui, il y avait un apéro, pas de podcast, mais je suis arrivé, j'ai balancé Rafaela là à l'entrée, à la sage-femme parce que j'étais garé n'importe comment. et Et donc du coup, oui, ça s'est passé un peu dans la difficulté, la naissance d'Emilio. On a vécu un très bel accouchement, mais à la naissance, il s'avère qu'Emilio a bu du liquide hémiotique, ce qui arrive assez régulièrement, et en fait, il n'a pas su prendre une bonne respiration, et il a eu une détresse respiratoire. Donc il forçait sur ses poumons pour pouvoir s'hygiéné. Et donc ça nous a amené à être transféré. Ce qui veut dire partir de ce cocon un peu qui était la chambre. Parce qu'il fallait qu'Emilio respire. Et donc il a été transféré à l'hôpital. Et là, il y a eu une première aspiration qui a été faite par le pédiatre. Il a été très bien pris en charge. Franchement, ça a été incroyable. Nous, on arrive, on est juste spectateur. Et franchement, ça s'est passé de manière impeccable. Toutes les infirmières arrivent en même temps, elles savent toutes quoi faire au bon moment, elles le câblent. Et puis là, le pédiatre arrive, il regarde les constantes, il fait les premiers gestes. Et puis, il s'avère que malheureusement, l'aspiration plus la ventilation, l'aide à l'oxygène n'a pas suffi pour lui ouvrir les poumons. Et même le pot à pot n'a pas suffi. La tétée de bienvenue n'a pas suffi non plus. Et pendant ce temps,
- Speaker #1
à ce moment-là, il arrivait à respirer, mais mal, c'est ça ?
- Speaker #2
Oui, il tirait en fait sur ses poumons. Et donc là, c'était dangereux pour lui. Ils ont essayé justement de lui mettre le masque. Après, les médecins nous ont expliqué, c'était assez... assez intéressant, il nous disait que c'est un peu comme un ballon qu'on essaie de gonfler. Au début, c'est difficile, et donc avec un peu d'aide, quand on souffle fort, on arrive à atteindre une certaine taille, où là, c'est assez simple finalement de souffler et de faire grandir le ballon. Et bien là, c'était la même chose avec ses poumons. Comme ils étaient pleins d'eau, pleins de liquide amniotique, il fallait envoyer un petit peu d'oxygène, un petit peu d'air, l'aider justement. pour faire gonfler ses poumons et qu'après lui puisse y arriver à respirer facilement, à les gonfler facilement. Sauf que malheureusement, il n'est pas arrivé tout seul et même l'aide, ça n'a pas suffi. Et donc on a été transféré de la maternité des Bleuets à l'hôpital Trousseau, donc hôpital de niveau 3. Et cette fois-ci, il est parti en réanimation. Donc là, c'est moi qui m'en suis occupé. parce que Rafaela ne pouvait pas bouger, elle débleuait, parce que justement elle venait juste d'accoucher, donc c'était compliqué. Donc il est parti en cocon, dans les couloirs à 4h du matin, et là on est parti en réa. Et la réa c'est un environnement assez compliqué, pour un parent je dis assez compliqué, j'essaie d'édulcorer, c'est l'enfer. C'est vraiment l'enfer. Déjà, les infirmières me bloquent dès l'arrivée à la réa en me disant que je ne pouvais pas les accompagner dans la chambre parce qu'elles devaient faire les premiers soins. Et elles me mettent dans une pièce sans fenêtre, avec une porte sans vitre. Donc en fait, j'étais entouré de quatre murs, comme si j'étais en prison. et Et j'attends là. J'attends là pendant, je crois, trois quarts d'heure, qui me paraissent durer des heures à ce moment-là, sans savoir ce qu'il en était. Il y a une infirmière qui vient, qui me donne un prospectus que je n'arrive pas à lire parce que je suis trop fatigué. Et après, justement, comme je vous le disais, il y a le médecin qui vient et qui m'explique que... Ce que je savais déjà, que Emilio avait du mal à respirer, qu'elle ne savait pas ce que c'était, et que pour l'instant, il allait rester tel quel. Là, c'était un peu l'incompréhension. Je ne comprenais pas pourquoi, dans ce cas-là, on avait enlevé Emilio à sa mère. Et pourquoi j'étais là, dans ce cas-là, si elle ne pouvait rien faire. Elle m'explique qu'elle ne pouvait rien faire le soir et que c'allait être l'équipe du jour qui allait s'en occuper. Et moi, je ne comprenais pas du tout pourquoi elle ne pouvait rien faire et pourquoi mon fils allait souffrir là pendant trois heures, même un peu plus, parce que là, ça a été un moment dur parce que je suis resté dans la chambre avec lui seul. Et ça a été un moment, là, le pire de toute ma vie. Là, je me suis questionné. Je me demandais pourquoi ça est arrivé à Emilio. Lui qui n'avait rien fait et qui n'avait rien demandé. Mais après, Rafaela, du coup, je suis allé la chercher vers 8h. Parce que je savais justement que les... les médecins allaient faire les premiers soins, qu'on allait avoir le débrief à 9h. Elle a été shootée aux hormones. Elle ne comprenait pas trop. Elle pensait qu'elle allait récupérer Emilio et qu'on allait rentrer à la maison, en fait. Et moi, je n'osais pas lui dire. l'état dans lequel était Emilio parce que je ne savais pas trop comment lui annoncer ça bref je ne savais pas en fait ce que je devais dire donc je lui ai dit tu verras mais c'est un peu dur quand même la chambre elle n'est pas sympa tout ça et puis c'est tout ce que je lui ai dit et là je l'ai récupéré et on est allé voir Emilio Là, elle s'est effondrée. Et heureusement, on a eu l'équipe du jour qui nous a expliqué tout le protocole. Et ça nous a rassurés énormément. Ils nous ont dit, on va l'intuber, on va le mettre sous morphine, on va le mettre sous hypnotique. Et vous allez voir, votre fils, ça va aller. Bizarrement, en tout cas, moi, ça m'a rassuré. Le fait que je sache qu'il est... qu'il est pris en charge. Au moins, je ne le verrai plus souffrir. C'était peut-être un petit peu égoïste de ma part. Et donc, c'est ce qu'ils ont fait. Alors nous, on est sortis de la chambre parce que c'était un peu dur de voir notre fils se faire intuber. J'ai regardé un peu de loin. C'était dur. Et quand on est rentrés dans la chambre, il a été tout calme, tout apaisé. Et c'est vrai que ça, ça nous a beaucoup soulagé. Et c'était drôle parce qu'on n'osait pas le toucher. On le touchait du bout des doigts. On le touchait sur le pied. On ne savait pas, il était câblé de partout. Il s'habillait tout le temps. Et donc on touchait ses petits doigts de pied du bout des doigts. Donc on est resté comme ça pendant trois jours. Non mais même plus en fait, on est resté cinq jours. en réa, on est resté 5 jours et tous les jours, il y avait une petite amélioration en fait ils ont fait une batterie de test il a eu une ponction en berre il a eu un scanner à tirer l'arigot parce qu'en fait il cherchait absolument à savoir quelle était la maladie le pourquoi de sa détresse respiratoire et sans succès, on l'a pas su on sait toujours pas ce qu'il a eu Et donc tous les jours, ils ont enlevé un petit peu. Le fait qu'il y ait cette graduation un petit peu de bien-être, en tout cas qu'il y ait moins de machines qui l'aident à respirer, ça nous a encouragés. C'était petite victoire sur petite victoire. C'était un petit peu compliqué. Mais ce que je voulais dire aussi, c'est que ce qui fait toute la différence, c'est une personne. À un moment donné, il y a la pneumologue qui est venue, la professeure justement de l'hôpital Trousseau, qui est venue, qui a regardé Emilio, et qui, de son propre chef, sans écouter l'avis des pédiatres de la Néonat, a enlevé l'optiflo à Emilio, c'est-à-dire l'aide respiratoire. Elle lui a dit non mais c'est bon, il tire normalement cet enfant, on lui enlève. Et puis on voit comment ça se passe. Et après elle est partie. Elle a laissé les pédiatres se débrouiller avec sa propre décision. Et puis qu'ils viennent la chercher, si je puis dire, qu'elles viennent la chercher, si jamais ça se passe mal. Et ça s'est bien passé. Et donc elle, elle a été une des premières qui a demandé à Raffaella, vous comment vous le sentez Emilio ? Est-ce que vous vous sentez capable de respirer tout seul, sans aide ? Et ça aussi, ça a tout changé. C'était quelques points de bascule qui ont fait que du coup, Emilio s'en est sorti, en tout cas aujourd'hui, et qu'il est bien portant. Donc oui, ça a duré un petit moment, la sortie de l'hôpital.
- Speaker #0
Combien de jours, tu avais dit ?
- Speaker #2
Moi j'ai refermé un peu le livre comme je disais mais je crois qu'on est resté 21 jours à l'hôpital. Un peu plus je crois, oui 23 ou 24 jours. Ça a été assez long, très très long. Donc voilà l'histoire de la naissance d'Emilio.
- Speaker #1
Merci de nous avoir partagé ça, c'est sûr que pour moi ça évoque beaucoup de souvenirs.
- Speaker #2
C'est bien.
- Speaker #1
C'est impressionnant que tu aies vécu ça après avoir entendu mon histoire.
- Speaker #2
Ton histoire, je l'avais dit dans le podcast, elle avait ouvert une porte. Et après, du coup, on a été embarqués dans...
- Speaker #1
Mais je me souviens aussi de ce moment où j'ai accompagné Léonore à l'hôpital à Créteil, où je me suis retrouvé à devoir attendre, parce qu'en réanimation, ils ne te laissent pas rentrer. Il faut d'abord que tu te désinfectes entièrement, que tu en finis une combinaison, machin truc, et j'ai attendu dans une salle comme toi. Là, c'est le moment de détresse le plus intense que j'ai jamais vécu, je pense. Ouais. Ça c'est comment on est une famille, pour nous ramener un peu au thème de l'histoire. Les premiers pas de la famille.
- Speaker #0
Puis je dirais aussi comment on est une famille et comment on est ce que nous on pense être l'histoire de la famille. Je me dis que c'est étonnant à quel point on méconnaît aussi l'histoire souvent de notre naissance. Alors que pour les parents, maintenant que je suis parent, je me rends compte que je ne peux pas dissocier les enfants de l'histoire de leur naissance.
- Speaker #2
J'ai une anecdote là-dessus. C'est que quand on était en néonate, j'ai fait venir mon père aussi qui est dans la région parisienne. Et quand il est venu, je suis allé le chercher en dehors de l'hôpital. Et plus on approchait de l'hôpital, plus je le voyais devenir blanc. Et je ne comprenais pas pourquoi. Et puis il me dit, ah oui, l'hôpital, ça n'a pas changé. En fait, il parlait de l'hôpital Trousseau. Ma soeur, ma grande soeur, est née à l'hôpital. En fait, elle a été transférée ici à l'hôpital Trousseau parce qu'elle a eu une problématique aussi à la naissance. Elle avait la langue qui était collée au palais. Enfin bref, une galère aussi. Et je voyais qu'il n'avait pas tourné la page. Et c'est pour ça que pour moi, c'était important de mettre un terme à les difficultés qu'a vécues Emilio. Parce que je... Elles ont existé, mais maintenant, c'est passé. Et tandis que mon père, lui, vraiment, j'avais l'impression qu'il revivait ce qu'il avait vécu.
- Speaker #1
Il était encore dans cette émotion-là.
- Speaker #2
Oui, ce qu'il avait vécu, quelle âge a ma sœur ? 38 ans auparavant.
- Speaker #1
C'est aussi son droit que lui, il n'a pas eu l'occasion de le digérer.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Et voilà, il a le droit de... J'espère qu'il vit bien avec ça.
- Speaker #0
Je trouve ça intéressant qu'on se pose la question de l'histoire familiale de nos enfants sans forcément... Qu'est-ce qu'on sait de la nôtre, quoi, en fin de compte ?
- Speaker #1
Je croyais juste que j'avais le cordon autour du cou. Et que je suis né avec trois semaines de retard et ça... Et ça, je trouve qu'aujourd'hui, c'est pas possible. Par exemple, avec des méthodes,
- Speaker #4
n'importe quoi. Moi, tiens, il m'en revient une autre, Daniel, puisque tu aimes ça. Moi, on va toujours dire que la première personne qui a appris que j'étais né, c'est le poissonnier de ma rue parce que je suis né à 5h du matin et mon père est allé chercher des trucs, chercher un sac de plus parce que le séjour allait être plus long que prévu. Et il ouvrait son rideau de fer à ce moment-là et il lui a appris la nouvelle. Et ça m'a toujours fait considérer le poissonnier comme quelqu'un d'un petit peu plus proche que le boucher ou le boulanger, qui sont dans la même rue mais qui ouvrent moins tôt. Oui, les récits qu'on fait donnent des places particulières à des gens. Parce que la famille, c'est des récits. C'est aussi ça qui construit des familles. Moi, j'ai toujours voulu construire une famille. C'était un peu un but. Ma vie,
- Speaker #2
c'est avoir une famille qui soit une grande famille. Et soudés, surtout. Ça, c'est important. Parce que c'est par mon histoire aussi. Je n'ai pas eu une famille très soudée. Et donc, j'ai envie de connaître ça, d'avoir ce sentiment-là. D'avoir une famille qui soit ensemble, qui partage beaucoup de choses. À la fois les bonheurs et les malheurs. Mais qu'on soit tous ensemble. Et pour moi, du coup, c'était important. Et je projetais ça. Et donc, oui, j'avais cette envie-là.
- Speaker #0
Pour toi, c'est quoi famille soudée ?
- Speaker #2
C'est déjà d'avoir une famille qui reste ensemble, pas de parents qui divorcent. force ou quoi, parce que moi c'était ça, mes parents ont divorcé, donc j'avais pas envie de ça. Et surtout, j'avais envie qu'on parte en vacances ensemble, tous ensemble, et que tout se passe bien. C'est ça en fait, pour moi, une famille soudée. Et soudée aussi dans les difficultés.
- Speaker #3
Je pensais justement sur la structure de la famille. Je viens d'une famille où mes parents et mes grands-parents étaient de côté. C'était des mariages. Il n'y a pas eu de divorce. Ça me met presque des fois une pression. Dans tout ce que j'entends autour de moi, je n'arriverai sans doute jamais à refaire aussi comme mes grands-parents qui se sont rencontrés 20 ans qu'on a vécu, 70 ans ensemble. Et elle me dit, mais finalement, à un moment, je me suis un peu ôté cette pression de ne pas vouloir refaire non plus l'idéal familial. En tout cas, je ne me mets pas une pression en disant si ça ne m'arrive pas, ça sera un échec. Ça sera un échec familial si je n'arrive pas à maintenir. Je dis, il faut qu'on arrive avec ma compagne, le petit Amabéo, qu'on arrive à vivre le plus longtemps euh ensemble, heureux. Combien de temps ça durera ? Peut-être toute la vie ?
- Speaker #2
C'est marrant parce que avec Rafaela, on ne s'est pas posé de questions. On a laissé notre individualité au placard. Et c'était vraiment Emilio. la priorité et puis après qu'importe donc bon mais c'est finalement eu de cette histoire moi j'en garde que que comment dire pas des bons souvenirs mais j'en garde pas rien de mauvais en soit oui ça commence à la commence comme ça notre essai avec un équilibre
- Speaker #0
Du coup, je suis assez certain que quand on explique à nos enfants ces histoires de naissance, on assume de leur dire, j'ai envie de te raconter une histoire. Comme on raconte une histoire le soir, j'ai envie de te raconter une histoire et selon moi, c'est l'histoire de la famille.
- Speaker #2
Mais c'est hyper intéressant ce que tu dis parce que, en fait, tu peux en faire... Pour les enfants, tu peux en faire un conte, de leur naissance, de leur faire un peu une histoire, de le faire justement édulcorer ou justement assombrir certains points et les faire passer un petit peu comme des héros de leur propre histoire. Ça fait un petit peu une sorte de roman de leur vie. Ça peut être assez sympa de faire ça, justement. Mais oui, je pense que c'est une bonne idée. En tout cas, tu m'as donné une bonne idée. Je ferai de sa naissance un conte.
- Speaker #0
L'apéro des papas. Un podcast enregistré par Alexandre Molle, monté et mixé par Florent Castellani, organisé par Ulysse Vincent et Barthélémy Lagnot, écrit et réalisé par Daniel Toiti. Musique composée par Jimmy Hu. produit par l'association Ocalme avec le soutien de la Fondation de France. Moyens techniques fournis par DCA et Ciel Rouge Studio. Le prochain épisode sera le dernier et nous fêterons ensemble la fin de cette série documentaire.