Speaker #0Si vous écoutez ce podcast, vous êtes peut-être enceinte. Déjà, félicitations, c'est merveilleux et c'est normal d'être complètement perdue. Quand je suis tombée enceinte, j'ai passé des heures à comparer des poussettes, des biberons, des couches écolo et à essayer de comprendre ce dont j'avais vraiment besoin. Alors j'ai créé Mama Essentiel, les premiers kits maternité éthiques pensés pour réduire votre charge mentale. Vous y trouverez des listes ultra complètes pour les produits sains que j'ai achetés et que j'utilise encore et les liens directs pour tout commander en quelques clics. Et si vous avez déjà accouché ? Sachez qu'il y a aussi le kit 6-12 mois. Les liens sont en description. Maintenant, place à l'épisode ! Bonjour et bienvenue dans La vie d'ta mère, le podcast où on parle de la vraie maternité. Et bah c'est notre premier épisode, c'est excitant, c'est un petit peu stressant, je vais pas vous cacher, mais ça va bien se passer, j'en suis sûre. Le contexte c'est que je viens d'aller coucher mon fils et je pense que j'ai à peu près une demi-heure avant le premier réveil. Donc pour ce premier épisode, moi j'ai voulu vous parler de l'idéalisation de la maternité. Je pense que c'est un bon sujet pour commencer un podcast sur la maternité. Et puis en écrivant le contenu de l'épisode, je me suis rendu compte qu'en fait il manquait un truc. Et que oui, d'un côté, il y avait l'idéalisation de la maternité, mais de l'autre, il y avait aussi la diabolisation de la maternité. Et que tout ça, en fait, c'était très contradictoire, c'était vraiment en opposition totale. Et que nous, pour nous, mamans, c'était compliqué en fait de naviguer ça. Donc voilà, c'est de ça dont on va parler dans cet épisode, j'espère que ça vous plaira. Donc, comme je vous le disais, je trouve qu'il y a vraiment une dualité entre d'un côté le conte de fées, C'est la plus belle chose qui peut arriver d'avoir un enfant, c'est le message ambiant en fait que la société nous vend. Une femme elle est vraiment épanouie que si elle a des enfants. Et c'est à dire qu'on culpabilise même celles qui n'en veulent pas ou pire celles qui ne peuvent pas en avoir alors que c'est pas du tout leur faute et elles, elles aimeraient bien en avoir. Et donc ça les fait se sentir encore plus mal. Donc vraiment ça n'aide personne cette histoire. Mais t'as vraiment l'impression d'avoir loupé un truc si t'as pas d'enfant. Moi j'ai vraiment ressenti ça quand je savais. pas si je voulais avoir des enfants ou pas. Et donc en réaction à ça, de l'autre côté, et à juste titre il faut le dire, c'est important d'ailleurs qu'il y ait cette espèce de je sais pas si on va appeler ça un contre-pouvoir mais vous voyez cette pensée opposée quoi. Donc t'as ces voix qui s'élèvent en fait, qui viennent notamment des milieux féministes, dont je fais partie d'ailleurs. Mais simplement le problème à mon sens, c'est que c'est On en vient juste à dire que la maternité est aliénante. Et c'est un peu le film d'horreur. Avec mes copines, par exemple, nous on était flippés parce qu'on nous a toujours vendu que la maternité c'était la perte d'indépendance ultime. Et c'est une des raisons pour lesquelles on a mis autant de temps à se décider en fait. On avait une image ultra négative de la maternité. Donc le problème c'est que ces deux extrêmes, ils s'entrechoquent et ils sont ultra violents et incroyablement anxiogènes. Et surtout, ils ne répondent pas du tout et ne résolvent pas du tout la vraie problématique, à savoir le manque de relais et de soutien pour les mères. Donc d'un côté, on a l'idéalisation de la maternité. Elle permet quand même de garder les femmes bien Ausha la maison, on est censé adorer ça, on est censé vivre les meilleurs moments de notre vie, avoir tout sous contrôle, savoir quoi faire instinctivement, le fameux instinct maternel. C'est tellement beau la maternité que ça en a l'air facile. D'ailleurs, moi je le vois sur Instagram, je suis des nanas, je suis des mamans, elles me font me sentir mal parce que tout a l'air tout beau, tout rose et je suis là, je loupe un truc parce que moi en fait, j'aime mon fils de tout mon cœur mais c'est dur quoi, c'est très dur. Et d'ailleurs j'espère que j'arrive à vraiment vous partager ce truc, ou en tout cas ne pas vous partager que c'est trop facile la maternité, c'est trop cool, c'est trop bien, enfin voilà, c'est bien. Et c'est cool, mais c'est pas évident. Et donc ouais, moi j'ai vachement ça sur Instagram, et je sais que c'est des personnes que je peux soit mettre en sourdine, soit carrément ne plus suivre, parce que ça me fait me sentir vraiment en échec, quoi. En échec total. Parce que ça a l'air tellement... Il y a vraiment ce truc de dire c'est tellement beau, c'est tellement magnifique, que c'est facile. Et qu'on doit se taire, et qu'on doit rien dire. Mais ça on y reviendra après. Et puis... Il y a sur Instagram, alors que d'ailleurs moi je sais à quel point sur Instagram tu partages ce que tu veux. C'est un choix, tu peux très bien par exemple... Je me souviens d'une fois où j'avais partagé sur mon autre compte plus perso, que voilà, j'avais mis, vous voyez là, je suis à un resto avec une vue de malade mental en Sardaigne et tout, trop bien, mais en fait moi je suis au fond du gouffre, je suis en train de chialer en fait dans ce resto. Voilà, donc c'est vrai qu'on peut montrer ce qu'on veut, et ça faut vraiment pas l'oublier, c'est vraiment quelque chose sur lequel j'insiste énormément. Instagram ce n'est pas la réalité en fait. C'est une réalité, mais c'est... Tellement plus complexe que ça. Et c'est normal que les gens ne veuillent pas forcément tout partager et qu'il y a des choses qui doivent en plus rester dans le domaine du privé à mon sens. On n'est pas toujours obligé de tout partager. Mais donc il y a une grosse dérive qui est que nous on peut se sentir mal en tant que consommateur de contenu et notamment en tant que maman, on peut sentir une sacrée pression en fait. Et puis, il y a aussi, il n'y a pas que sur Instagram, il y a aussi dans les films. Alors moi, j'ai très souvent, vu que j'ai regardé Friends en long, en large et en travers, à chaque fois qu'il y a un truc, j'ai une scène de Friends qui me vient en tête. Et donc, depuis que je suis maman, beaucoup, j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup cette scène qui me revient où il y a Rachel qui vient d'emménager avec Joey et Emma, donc sa fille, qui est à ce moment-là, je crois qu'elle doit avoir... 6 mois, 1 an, je ne sais plus exactement. Et puis, elle sort de sa chambre, Rachel, et donc Joey lui dit « Ah, c'est trop cool de te revoir là, machin, enfin, que tu sois de retour et tout, mais Emma, elle est obligée de pleurer toute la nuit ? » Et en fait, on voit Rachel qui répond avec un sourire genre « Bah ouais, tu crois quoi ? » Mais surtout, en fait, elle est toute pimpante. Et ça, ça m'a toujours marquée. En fait, ça peut sembler être ultra anecdotique et vraiment un détail, mais elle est toute pimpante. elle est tirée à quatre épingles, de toute façon Jennifer Aniston je la trouve absolument magnifique et en fait c'est pas du tout représentatif de ma réalité à moi moi quand mon fils il a pleuré toute la nuit, ce qui arrive très régulièrement je suis pas toute pimpante, maquillée, machin, je déteste me maquiller encore plus si j'ai pas dormi, peut-être que c'est là d'ailleurs que je devrais me maquiller mais bref mais non, j'ai pas la force et je suis pas là à être Ouais, je suis pas fraîche, quoi. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc oui, bien sûr, c'est un film, etc. Mais ça entretient l'idée que, eh ben, ouais, t'as eu une nuit difficile, eh ben, on s'en fout, colle un sourire sur ton visage et puis c'est parti ma grande, quoi. Cette image qu'on a de la maternité, elle est complètement faussée. Complètement faussée parce qu'en fait, avoir un bébé, c'est hyper loin de ce qu'on nous vend. C'est vraiment... Bah, par exemple, voilà, avoir un bébé, c'est passer énormément de temps à la maison. Et ça, on ne le dit pas. Ou en tout cas, moi, je n'en avais jamais entendu parler. Et ça, ça peut être hyper dur pour quelqu'un qui n'est pas du tout casanier et qui a l'habitude de sortir tout le temps, par exemple. Avoir un bébé, c'est vraiment ralentir énormément. Et on n'a pas l'habitude parce qu'on vit dans une société qui tourne à mille à l'heure. Donc en fait, on va se retrouver hyper vite en décalage avec le monde. Et c'est pour ça aussi d'ailleurs que les... La maternité isole à ce point-là. C'est une des raisons pour lesquelles la maternité isole, je pense. Avoir un bébé, pareil, c'est hyper répétitif. C'est changer des couches parfois une dizaine de fois par jour. C'est passer son temps à laver des trucs. Et pas avoir cinq minutes pour soi-même prendre une douche. Et alors, pour peu que tu allaites, pour peu que tu allaites, tu peux passer parfois jusqu'à six heures par jour. C'était mon cas. Avec un bébé collé au sein. Et toi, tu as les fesses collées à ton canapé. était... incapable de bouger. C'est pas facile. C'est des moments merveilleux, mais c'est pas facile. C'est comme les siestes, quand il a décidé qu'il ferait toutes ses siestes que sur toi et que donc t'es bloqué pendant des heures à rien pouvoir faire. Moi j'ai adoré que mon fils dorme sur moi, j'adore quand il fait ça. Mais c'est dur, il y a des moments où c'est pas facile, parce que ouais, t'as des trucs à faire aussi. Donc voilà. Ou même, ne serait-ce que te reposer en fait. Tu peux même pas te reposer parce qu'il est sur toi. Et les conséquences de ce discours qui idéalise la maternité Merci. Elles sont donc très violentes pour les femmes parce que ça veut dire qu'en gros, si tu n'y arrives pas, c'est ta faute. C'est que tu es mal organisée. Alors ça, on l'entend, mais à la pelle. C'est juste une question d'organisation. Non, et on reviendra sur le sujet. Je vous en fais pas. J'ai déjà fait un post là-dessus. Je vous le mettrai en description de l'épisode. J'espère que je vais y penser. Donc, c'est que tu n'es pas organisée. C'est que tu as mal géré. Et de toute façon, t'as pas à te plaindre, hein, parce que c'est la plus belle chose qui te soit arrivée, donc n'ose même pas penser que ça peut être compliqué, espèce de sale mère indigne. Et bah tout ça, ça rend, je trouve, la maternité encore plus difficile qu'elle ne l'est. Et puis, évidemment, ça évite... bien d'apporter aux femmes ce dont elles ont besoin, à savoir, comme d'habitude, du relais. On se retrouve toute seule à nous débrouiller et puis voilà, et puis c'est tout. Et alors quand même, il faut le dire, une femme occupée à survivre, c'est plus pratique. C'est plus pratique parce qu'elle est trop claquée pour renverser l'ordre établi. Et donc la fameuse domination masculine, je le dis en chantant parce que... On n'aime pas trop quand je dis ça, non. Parce qu'en même temps, il faut quand même, pareil, le préciser, ça évite de responsabiliser les hommes. Si les femmes sont censées avoir tout sous contrôle, et qu'elles se débrouillent toutes seules, les hommes, ils peuvent être, alors j'ai envie de dire tranquilles peinards. Non, on a besoin d'eux pour aller bosser et pour produire toujours plus. On est dans une dynamique très capitaliste, évidemment. Donc voilà, et puis, bon. Alors quand même les gars, il y a un truc qui n'est pas passé inaperçu, c'est que pour pas mal d'entre vous, ça vous arrange quand même un peu d'aller bosser. Voilà, c'est pas... On l'a un peu remarqué, on s'est un petit peu rendu compte. Donc de l'autre côté, t'as la dénonciation de la condition des mères qui est absolument nécessaire. Il faut, on a besoin de ça parce que sinon, sinon on s'en sort pas, tout simplement. Mais, mais, je trouve qu'il y a un truc, on a loupé le coche. On a loupé le coche, je trouve que c'est un peu un acte manqué. Parce que ça a juste amené à la diabolisation de la maternité et c'est tout. En tout cas, moi je n'y suis pas du tout retrouvée. Ça ne m'a vraiment pas parlé. Et pourtant, je faisais partie de ces femmes qui ne savaient pas si elles voulaient avoir des enfants. Donc quand je suis tombée enceinte et que je me posais un milliard de questions, à part me plonger dans une angoisse extrême, ce qui n'était pas non plus difficile parce que je suis née angoissée, Mais voilà, à part me faire douter, culpabiliser, ça m'a pas vraiment aidée. Enfin non, ça m'a pas aidée du tout. Et alors je vais peut-être faire un rapprochement qui va pas plaire non plus. Mais j'estime que c'est pas en encourageant les femmes à pas avoir d'enfants qu'on règle le problème. Parce que c'est ce qui se passe parfois. On peut entendre ça. Bah non, moi j'ai pas envie d'être... J'ai pas envie de me retrouver esclave. Ce que je comprends, ce que j'entends. Donc bah pas d'enfants. Bah... Pour moi, c'est pas comme ça qu'on règle le problème. Alors, chacun fait ce qu'il veut. Je suis pas en train de dire aux femmes qui veulent pas avoir d'enfants qu'il faut qu'elles en aient. C'est pas du tout ce que je suis en train de dire. Par contre, la raison, elle est... En fait, moi, je vais vous donner le rapprochement que je fais, comme ça vous comprendrez, j'espère. En fait, pour moi, amener les femmes à penser à ne pas faire d'enfants parce qu'il y a ce problème, que tout repose sur elles, c'est un peu comme de dire aux femmes de pas sortir le soir ou de pas porter de minijupe parce qu'il y a des violeurs. Pour moi c'est bof C'est pas ok. Donc j'ai pas de solution. J'arrive là avec mes gros sabots, mais j'ai pas de solution, évidemment. Alors si, j'ai des solutions, j'ai des idées, j'en ai plein. De toute façon, je suis pas la première à les amener. Le relais, responsabiliser les pères, comme je vous disais. Le congé parentalité, évidemment, égalitaire et obligatoire pour tout le monde. Et valorisation du travail maternel. Enfin bref, il y a tellement, tellement, tellement de choses à faire. Et voilà, c'est compliqué, on n'y est pas encore, on y arrive doucement, mais c'est encore compliqué. Donc pour en revenir à nos deux sujets, d'un côté l'idéalisation de la maternité, de l'autre côté la diabolisation de la maternité, et bien en fait les deux sont extrêmes et c'est vrai que quand toi t'es là et que t'es ni pour l'un ni pour l'autre, c'est hyper compliqué. j'ai pas trouvé J'ai vraiment eu beaucoup de mal à trouver quelque chose, un truc auquel m'identifier. J'ai vraiment eu beaucoup de mal, j'ai toujours eu beaucoup de mal, c'est peut-être pour ça que j'ai lancé ce podcast et puis mon compte Instagram. Mais c'est vrai que dans notre société, on adore les extrêmes. Donc c'est peut-être aussi pour ça que ça ressort à ce point-là. On oublie la nuance, sauf que c'est beaucoup plus complexe que ça. La maternité est bien plus complexe que ça en fait, elle est pleine de nuances. Et pour moi, la vérité, si il faut y en avoir une, elle se trouve entre les deux. Elle se trouve au milieu de tout ça. La maternité, quand t'es maman, t'as des jours lumineux, où tu te dis... Alors, pas beaucoup... Non, t'en as quand même un petit peu, où tu te dis que t'as jamais aimé comme ça, c'est trop bien, nanana... Et d'autres, où tu chiales dans ta cuisine parce que t'es épuisée et que ça te dépasse. Et tout ça, je vous dis, il y a des jours, mais tout ça, ça peut être dans l'espace des mêmes 10 minutes. Voilà. T'as des moments où tu te sens ultra puissante et d'autres où tu te sens complètement vide. Mais on ne te prépare pas à cette espèce de coexistence, je dirais d'ambivalence, d'ambivalence, à ce mélange d'amour et d'épuisement qui cohabitent dans le même corps. Et ça, on ne te prépare pas à la maternité comme il faut. C'est ça mon gros problème, je crois. Donc on va être submergé par une quantité infinie de conseils complètement pétés, qui reposent sur rien du tout, il n'y a aucun fondement scientifique, enfin voilà, le laisser pleurer, le prendre pas dans les bras, il va devenir trop dépendant, toutes ces conneries qu'on nous sort. Et donc, ça ne fonctionne pas la plupart du temps, pour beaucoup de mamans, pour beaucoup de parents, pour beaucoup de bébés, ça ne fonctionne pas. Comme d'hab, on aime bien mettre les gens dans des cases et donc on fait la même chose avec les bébés et on leur demande de s'adapter au rythme des adultes sauf que c'est pas du tout leur rythme genre dormir 12 heures par nuit, faire la sieste à heure fixe, s'endormir en 3 minutes dans son berceau alors il y en a pour qui c'est le cas, si c'est le cas de votre enfance, s'il vous plait me le dites pas parce que je vais finir en PLS mais en vrai c'est des trucs pour la plupart en tant qu'adulte on n'est même pas capable de les faire et on impose ça On impose complètement ça à nos bébés. Et donc, tout ça, ça ne fonctionne pas forcément. Et les mères, quand ça ne marche pas pour elles, elles pensent que c'est elles le problème. Elles pensent que c'est elles qui sont en échec. Elles pensent qu'elles font mal les choses. Alors qu'en fait, ce n'est pas le cas. Si on t'apprenait que la maternité, c'est beaucoup d'impro, c'est de devoir pendant un temps t'adapter au rythme de ton bébé, que c'est dur, mais alors avec des gros guillemets. Je mets bien des gros guillemets C'est dur, mais c'est normal. Encore une fois, des gros guillemets. Parce qu'il y a des limites à ce qu'on fait endurer aux femmes. C'est pas parce que c'est dur, que c'est normal, pardon, que ce soit difficile, que c'est une bonne raison de nous laisser toutes seules nous débrouiller avec tout à gérer. Et puis, voilà, ciao. Ça ne justifie rien du tout. Ça ne justifie pas du tout ce qu'on nous fait subir. Mais quand tu sais que c'est normal que ce ne soit pas tout beau, tout rose, que ce soit pas Trop facile. Eh ben, moi en tout cas, ça m'a aidée à ne pas culpabiliser, à ne pas me dire que j'étais en échec total. Et comme je vous disais au début de l'épisode, avec cette histoire d'Instagram qui te fait croire que la maternité c'est facile, avoir ce truc de se dire, par exemple, un truc tout bête. Pendant longtemps, j'ai cru que mon enfant devait dormir 12h par jour. Enfin, pas 12h, mais au moins, j'aurais bien aimé au moins 4h, 5h, 6h. Par jour, par nuit, pardon. Et puis à un moment donné, j'ai commencé à tomber sur du contenu, j'ai fait beaucoup de recherches, et donc je suis tombée sur des études, etc., qui expliquaient que non, c'est normal qu'un enfant à un an ne fasse pas ses nuits. Ok, il y en a beaucoup, il y a 4 enfants sur 10, 4 bébés sur 10 qui ne font pas leurs nuits à un an. Waouh, ça m'a enlevé un poids si vous saviez ! C'est comme les siestes qui sont censées durer deux heures. Moi, mon fils, il fait des siestes de 30 minutes. Il faisait des siestes de 30 minutes quand il avait 3, 6 mois, bref. J'avais l'impression d'échouer à chaque fois qu'il se réveillait, c'était horrible. Et en fait, non, pareil, c'est normal. Il y a des enfants qui font des siestes de deux heures, il y a des enfants qui dorment 8 heures d'affilée. Et c'est ok. Mais moi, donc, ce n'était pas mon cas. Et en fait, de savoir que c'est normal, ça aide énormément. Ça te fait te sentir... vachement moins en échec. Donc, bref, tout ça pour dire que le problème, à mon sens, ce n'est pas la maternité. Le cœur du problème, c'est le manque d'informations, l'abondance de croyances complètement pétées. Ça, c'est... Il faut qu'on arrête avec ça. C'est le manque de relais, le manque de soutien, le manque de reconnaissance. La valorisation du travail maternel est hyper importante. Il va falloir qu'on s'y mette, les gars. Donc c'est pour moi, pour moi, voilà, c'est là-dessus qu'il faut se focaliser. Et ça commence à bouger doucement, ça commence à bouger doucement. Donc non, la maternité c'est pas que du merveilleux, loin de là. Et je pense que beaucoup de femmes se sont pris des méga-clacasses, parce que justement, c'est pas ce qu'elles avaient imaginé. D'ailleurs, la dépression postpartum, j'ai oublié de vous préciser ça, mais elle est multifactorielle. Mais l'un des facteurs, c'est le manque de soutien qui amène à l'isolement et à l'épuisement. Donc, le fait de... D'être là à idéaliser la maternité et en fait au final de se retrouver toute seule, à devoir tout gérer etc. C'est une des raisons pour lesquelles la dépression postpartum, elle est aussi importante. Malgré tout, ceci étant dit, c'est pas non plus que l'enfer. Donc je le répète, pour moi c'est pas la maternité qui est infernale, c'est tout ce qui l'entoure. Et notamment donc le manque de relais. La maternité c'est ni ce rêve rose pastel, ni ce cauchemar sacrificiel. Elle est quelque part entre les deux. Ok ? Donc, pour conclure cet épisode, parce qu'il va bien falloir que je termine à un moment donné, la maternité, elle n'a jamais été l'ennemi. L'ennemi, c'est d'être laissée seule au milieu de tout ça. Et d'ailleurs, dans l'épisode de janvier, on va parler du déséquilibre entre les hommes et les femmes dans la parentalité. Mais restez dans le coin, parce que la semaine prochaine, on va parler des fausses croyances sur les bébés. et de la pression que ça met sur les mères. C'est un sujet, à mon sens, qui est important à l'approche des fêtes, parce qu'on risque d'être confronté à beaucoup de conseils non sollicités, de réflexions, etc. Et ce n'est pas facile de ne pas les prendre pour soi. On a vite fait de culpabiliser, de penser qu'on fait mal les choses. Donc je me suis dit que ça pourrait être pas mal de vous proposer ça la semaine prochaine. Voilà, c'est la fin de ce premier épisode. 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