Speaker #0Bonjour et bienvenue dans La vie de ta mère, le podcast sur la vraie maternité. Alors, dans ce nouvel épisode, qui fait partie d'une mini-série sur les conneries qu'on nous sort encore sur les bébés, on va parler du fait de ne pas prendre son bébé trop dans les bras parce que sinon, oulala, il va devenir dépendant. J'ai créé cette série à l'approche des fêtes de fin d'année parce que, ben, je sais à quel point on va, voilà, on va voir toute notre famille, etc. Donc c'est des moments où, ben, on s'en prend plein la tête, hein, voilà. où il y a les conseils non sollicités et qu'on nous sort à la pelle. Et où c'est très dur de ne pas culpabiliser, de ne pas douter de ce qu'on fait. Et puis parfois de trouver des arguments. Donc je me suis dit que j'allais créer cette petite série pour vous donner des arguments. Et en même temps, c'est une série qu'on peut écouter à n'importe quel moment, pas forcément au moment des fêtes de fin d'année. C'est très intense à ce moment-là parce que c'est des réunions familiales, mais en vrai c'est même à n'importe quel moment. Moi je me suis pris ces réflexions, c'était pas Noël. Donc allez, c'est parti. Alors on va se dire une bonne fois pour toutes les gars, on ne peut pas rendre un bébé dépendant parce qu'il l'est déjà. Voilà, c'est la fin de l'épisode. Non, alors non, c'est pas la fin de l'épisode mais ça pourrait, ça pourrait très clairement. Parce que c'est aussi simple que ça en fait. C'est aussi simple que ça. Donc si on vous dit tu vas rendre ton enfant dépendant, il l'est déjà. Voilà, donc ça suffit. Un bébé il dépend de ses parents pour survivre. Il ne peut pas se nourrir seul, il ne peut pas changer ses propres couches, il ne peut même pas s'endormir de lui-même. Même si ça c'est une croyance avec laquelle on nous bassine, non un bébé n'a même pas cette capacité à s'endormir seul, de lui-même. Il y en a qui l'ont, mais il y en a plein qui ne l'ont pas. Donc ça on le verra dans le prochain épisode. Donc quand quelqu'un vous dit qu'il va devenir dépendant si tu le prends dans les bras, c'est vraiment, mais vraiment, mais vraiment absurde. Donc en fait, on reproche aux mamas de trop prendre leur bébé dans les bras, mais en fait, ce qu'on leur reproche vraiment, c'est de trop répondre aux besoins de leur bébé d'être porté. Parce qu'on parle bien ici de besoin. J'insiste sur ce mot-là. Un bébé, il peut avoir besoin de contact, de proximité. Il y a des enfants qui ont plus ou moins besoin de ça. Parce qu'en fait, tout simplement, un bébé naît avec son propre tempérament, naît avec sa propre personnalité. Il y en a certains qui ont besoin d'être tout le temps dans les bras, d'autres non, en fait, c'est comme ça. Et moi, je sais que ma tante, par exemple, disait à ma mère, à propos de mon petit frère, « Mais de toute façon, lui, tu l'avais tout le temps dans les bras, t'étais pas comme ça avec les autres. » Mais en fait, c'est pas ma mère qui était pas comme ça. Parce qu'on reproche, enfin on reproche. On me dit souvent que ma mère a été de plus en plus, a couvé de plus en plus, en fait. On est trois, j'ai un grand frère et un petit frère Et il paraît qu'elle a été de plus en plus après nous. Alors je ne sais pas à quel point c'est vrai. Moi, elle m'expliquait, elle me dit, bah oui, mais en fait, t'en as un, tu ne sais pas trop ce que tu fais. T'en as deux. En fait, plus tu as d'enfants, plus tu connais les risques. Et donc, plus elle, ça a été compliqué. Alors que normalement, on dit que c'est plutôt l'inverse. Le premier était à fond dessus et tout. Et puis après, t'en as un petit peu plus rien à faire. Donc elle, ça a été l'inverse. Mais en fait, on lui disait, donc on lui... Voilà, apparemment, elle... Apparemment mon petit frère avait énormément besoin d'être porté et c'est marrant comme on remet tout de suite la faute, enfin on remet entre guillemets la faute sur ma mère. T'étais comme ça avec lui. Non c'est pas, c'est pas... Ma mère elle a toujours répondu à nos besoins, elle nous a pas laissé pleurer etc donc en fait c'est juste que si on avait besoin d'être dans les bras elle nous prenait dans les bras et donc mon petit frère a eu plus besoin que mon grand frère et moi tout simplement. Et voilà et on a tous les trois des tempéraments et des personnalités complètement différentes. Et c'est ok en fait, c'est normal, c'est comme tout le monde. Donc non, un bébé il ne fait pas de caprices quand il pleure pour être rassuré. C'est juste que ce qui l'aide à sentir mieux c'est la proximité et il n'y a pas de problème avec ça. On en fait, on en crée un problème parce qu'on vit dans une société où vraiment on valorise l'indépendance. Mais on valorise l'indépendance à quel prix ? Et surtout c'est un peu débile. À cet âge-là, en fait, qu'on valorise l'indépendance quand on est plus âgé, plus adulte, etc., ok. Mais là, en tant que bébé, vraiment, je ne comprends pas l'intérêt. Bref. Donc voilà, c'est vrai que cette idée que la dépendance affective, c'est vraiment une faiblesse, c'est quelque chose qu'il faut qu'on déconstruise absolument, parce que c'est complètement délire. Mais ça prend du temps. Et nous, on est en train de déconstruire tout ça. et c'est pas facile parce qu'on arrive enfin il y a un peu un choc c'est un peu comme un choc culturel au final même si on fait partie de la même culture mais On est en train de remettre en question, c'est sûr que c'est pas forcément facile aussi pour les générations de nos parents, de nos grands-parents, parce qu'on remet en question tout ce qu'ils ont fait et on leur dit que c'était vraiment de la grosse merde. Donc c'est pas toujours facile à entendre, mais il n'empêche que c'était quand même le cas, on va pas se mentir. Et c'est pas grave, on apprend de nos erreurs en fait, tout simplement. Donc nous on est en train d'essayer de pas refaire les mêmes erreurs. Et ça ils ont du mal à l'entendre. Mais bref, en fait il faut vraiment... insister sur le fait que la croyance selon laquelle un bébé est trop porté, il viendra dépendant, elle a absolument aucun fondement scientifique. Les études elles montrent même plutôt l'inverse. Parce que oui aussi ce qu'il faut dire c'est que nous, la recherche elle a avancé donc maintenant on a accès à une information à laquelle eux n'avaient pas accès en fait. Donc c'est aussi peut-être plus facile entre guillemets pour nous. ce qui est aussi à relativiser parce qu'on a tellement d'informations qu'à un moment donné, on est submergé et on ne sait plus quoi faire. Mais il faut vraiment insister sur le fait que les études montrent l'inverse, répondent de façon constante et bienveillante aux besoins du tout petit. Ça lui fournit une base affective solide, indispensable pour explorer et gagner en indépendance. La fameuse indépendance, puisqu'elle est si importante. Donc voilà, moi c'est vrai qu'on m'a dit un jour, en anglais, parce que j'habite à Mallorque donc... On parle anglais, espagnol, bref. On m'a dit un jour, don't baby him too much. Et alors là, j'ai trouvé ça, mais vraiment, ça m'a laissé vraiment très perplexe. En français, ça pourrait donner ne le materne pas trop, mais enfin, c'est plus ne sois pas trop maman avec ton propre bébé. Et donc, je vous le dis en anglais parce que je trouve que le choix du terme baby, il est gonflé. C'est très très gonflé parce que si je ne peux pas baby mon propre bébé, Mais alors quand ? Parce que c'est littéralement un bébé, s'il y a un moment où il faut le baby, c'est là en fait. Et non, on a tellement cette volonté de vouloir rendre les bébés autonomes et indépendants, qu'on en vient à dire des trucs complètement stupides, et on oublie qu'ils ne le sont pas. Ils ne peuvent pas l'être, indépendants et autonomes, ça viendra, mais pour l'instant, c'est simplement pas le moment, quoi. Donc, pour terminer, la prochaine fois... qu'on vous dit que vous allez rendre votre bébé trop dépendant en le portant, la prochaine fois que vous douterez de vous, surtout parce que c'est ça le plus important, c'est qu'en plus on en vient à nous faire douter et à nous faire croire qu'on fait mal les choses, rappelez-vous que votre bébé il est dépendant, que c'est tout à fait normal. Voilà, et moi je vous le rappelle encore une fois, vous êtes une super maman. Vous faites tout ce que vous pouvez, vous faites votre maximum, c'est hyper dur. Vous êtes là pour répondre aux besoins de votre petit, et avec... souvent très peu de relais. Je sais à quel point on n'a pas assez de relais. Et en plus, on nous reproche d'être trop dispo, d'être trop à dispo. C'est ce que je disais dans le dernier épisode, dans l'épisode d'avant, si vous ne l'avez pas écouté. C'est qu'en plus, si on n'était pas disponible comme ça, on serait considérés comme des mauvaises mères. Donc, on ne peut jamais gagner. Donc, faites ce que vous voulez, en fait. Faites comme vous le sentez. Ok ? Si votre bébé a besoin d'être dans les bras, prenez-le dans les bras. S'il n'en a pas besoin et que vous n'en avez pas envie, ou je n'en sais rien, ne le faites pas. Mais en fait, écoutez-vous, faites comme vous le sentez, tout simplement. Et puis bon, c'est sûr que c'est pénible quand on entend à longueur de temps qu'on fait mal les choses, qu'on est trop protectrice, qu'on couvre trop, blablabla. C'est pénible, c'est insupportable. Et moi j'ai du mal des fois à me détacher de tout ça. Mais il faut essayer de laisser gliter. Bref, tout ça pour dire que vous êtes une maman géniale, peu importe ce que les autres vous disent. Donc c'est la fin de cet épisode. vendredi dans deux jours on va parler du sommeil de bébé et du fait que non un bébé n'est pas censé faire ses nuits à trois mois il n'est pas censé dormir 12h par nuit à trois mois et on va déconstruire tout ça tranquillement et puis bah écoutez je vous invite à vous abonner au podcast s'il vous plaît, à le noter ça m'aide énormément, c'est un énorme soutien et retrouvez-nous sur Instagram en attendant n'oubliez surtout pas que cet épisode il est extrait du e-book que j'ai créé à l'occasion 5 conneries qu'on nous sort sur les bébés, dans lequel vous retrouverez cette croyance, la croyance du dernier épisode, la croyance du prochain épisode, et deux petites croyances inédites, il est 100% gratuit. Cliquez sur le lien, vous le recevrez immédiatement dans votre boîte mail, et c'est tout. Allez, je vous souhaite bon courage, où que vous en soyez, je sais à quel point vous en avez besoin, et je vous dis à très bientôt.