Speaker #0Bonjour et bienvenue dans ce petit épisode hors série de La vie d'ta mère. Alors à l'approche des fêtes, je me suis dit que ça pourrait être une bonne idée de vous faire des épisodes sur les fausses croyances sur les bébés. Parce qu'il y en a beaucoup. Nos proches, notre entourage, nos parents notamment, nos parents et nos grands-parents ont tendance à nous en mettre plein la tête avec ça. Et donc je sais à quel point c'est difficile, à quel point ça nous fait douter, à quel point ça nous fait culpabiliser. Donc je me suis dit que j'allais vous faire une petite série de trois épisodes sur les pires conneries qu'on peut nous dire sur les bébés. Donc on va commencer avec la croyance qu'on donne de mauvaises habitudes à son bébé. C'est a priori la racine du mal d'après la génération de nos parents donner de mauvaises habitudes à son bébé et donc notamment être trop dans les bras et ça on verra dans le prochain épisode on va se focaliser sur cette croyance là, mais donner de mauvaises habitudes, ce à quoi nos parents font référence en termes de mauvaises habitudes et bien c'est tout à fait faux voilà, je pense que vous vous y attendiez mais qu'est-ce qu'on peut répondre à ça quand nos parents nous disent non mais t'es en train de lui donner de mauvaises habitudes, non Un bébé, il n'est pas en train de prendre des habitudes, il a des besoins. Et nos parents, nos proches, ou les personnes, je dis nos parents, les personnes qui croient ça, elles confondent les deux. Elles confondent habitudes et besoins. Les besoins d'un bébé, ils sont constants, ils sont prévisibles et parfaitement biologiques. Je le dis et je le répète. La faim, la proximité, le besoin de proximité, on ne considère pas ça comme un besoin, mais c'en est un. Le besoin de chaleur, de contact, le besoin d'être porté. Ça n'a rien à voir avec un éventuel apprentissage d'un certain schéma, de stratégie ou je ne sais pas quoi, de manipulation. On oublie trop vite et trop souvent qu'un nouveau-né, il n'a même pas la notion du temps. Donc il ne va pas savoir ce que c'est qu'être porté trop souvent ou toujours dans les bras. Il ne sait pas ce que c'est. Il sait juste je me sens bien ou je ne me sens pas bien. Un nourrisson, il traite des sensations immédiates. Bien, mal, confort, inconfort. Bref, un besoin, il peut être très très intense à un moment. Donc les bras pour s'endormir, les tétés, je pense notamment aux tétés groupés, le fait de dormir avec ses parents. Et puis il va diminuer naturellement quand une nouvelle étape de développement va être franchie, comme la marche, le langage, une meilleure régulation émotionnelle. C'est pour cette raison, cette intensité, que ça peut s'apparenter à une habitude. Mais dans tous les cas, sur quoi on se base les gars pour décréter qu'elle est mauvaise ? Moi c'est quand même la grande question, je ne vois pas en quoi c'est une mauvaise chose. La croyance des mauvaises habitudes, elle persiste, alors même que les experts disent l'inverse quand même depuis de nombreuses années. Elle provient d'une époque où on valorisait le contrôle, la discipline, le silence, même si c'était au détriment du développement affectif, bien malheureusement. Cependant, ce qu'on peut dire aussi aux personnes qui nous disent ça, c'est que la recherche, elle a légèrement avancé. Et les données en psychologie du développement, elles montrent qu'un bébé qui a porté, nourri, auquel on répond régulièrement, il développe une meilleure sécurité intérieure. Donc rien à voir avec de mauvaises habitudes, c'est même plutôt un socle émotionnel. Et si les habitudes qu'on redoutait tant, elles étaient en fait des besoins temporaires, physiologiques et surtout essentiels ? Il ne faut pas qu'on oublie ça. Les recherches compilées, notamment dans le rapport français des 1000 premiers jours, elles montrent que la qualité de la relation, la réponse aux besoins, et la sécurité affective dans les premières années, elles ont un impact durable sur le développement de l'enfant. Et moi, j'ai envie de dire quand même à ces personnes qui vont nous dire « Ouais, on a des habitudes, blablabla. » Ok, ok, il ne faut pas répondre à ces besoins a priori. Mais en attendant, est-ce que dans notre société, on n'est pas un peu tous handicapés des émotions, des sentiments, de tout ça, vous voyez ? Est-ce qu'on n'a pas des gros gros problèmes quand même ? Est-ce qu'on n'est pas un peu dans une société un peu complètement pétée ? Donc c'est quand même une vraie question Est-ce que la façon dont on a été traité Quand on était enfant Elle a pas donné lieu à des adultes complètement névrosés Vous voyez Donc voilà Donc je le répète encore une fois Ce que certains appellent des mauvaises habitudes Ca correspond en réalité à des réponses répétées Qui servent de base à la sécurité intérieure Du bébé Et même si bébé s'habitue Même si bébé s'habituait Merci. Il va finir par se déshabituer tout seul le jour où son besoin aura disparu. Donc, la prochaine fois qu'on vous ajoute là à la menace des mauvaises habitudes, rappelez-vous. Un besoin comblé n'est pas une habitude, c'est une fondation. Donc vous savez maintenant quoi dire, j'espère. Et j'espère aussi que ça vous fait vous sentir mieux, que ça vous fait déculpabiliser surtout. Quand on vous dit ces choses-là, c'est important, je trouve que c'est important. On ne dit pas assez aux mères que putain on fait un boulot de malade quoi. On fait un boulot de malade, c'est dur de répondre, d'être en permanence... disponible pour nos enfants, c'est très compliqué parce qu'on a encore une fois très peu de relais et on est là et on leur répond et en plus on vient nous dire et nous on fait ce qu'on pense être bien pour notre enfant et on vient en plus nous dire que c'est pas ok quoi. Et en plus le pire du pire dans tout ça, c'est que si on le faisait pas, si on était pas aussi disponible pour notre enfant, on nous ferait ressentir qu'on est une mauvaise mère quoi. Donc on peut pas gagner, il y a vraiment des injonctions qui vont dans tous les sens et qui font nous sentir juste mal. Il faut essayer de s'en détacher. Je sais à quel point c'est dur, mais c'est pour ça que j'ai créé ce podcast et notamment cette petite série d'épisodes. C'est vraiment pour essayer de vous inonder de messages qui vous disent que vous faites bien les choses. Et vous rappelez que votre boulot est dur. Je n'aime pas parler d'un boulot quand je parle du fait d'être mère. Des fois ça s'apparente un petit peu quand même. Non mais c'est pas facile. C'est très dur. On fait quelque chose d'incroyablement difficile. Parce qu'il n'y a rien qui est fait pour nous aider. Et puis on le fait quand même. Même si on est fatigué. Même si on n'a pas dormi de la nuit. Et on n'a pas de reconnaissance. Donc moi je voudrais vous en donner un petit peu de la reconnaissance. Je voudrais nous en donner un petit peu. Donc voilà. Je vous retrouve dans deux jours, mercredi, pour une prochaine croyance. A déconstruire, à démonter, à défoncer. en attendant cet épisode il est en fait extrait d'un ebook que j'ai créé à l'occasion qui s'appelle donc cinq conneries qu'on nous sort encore sur les bébés et donc vous pouvez le télécharger il est gratuit il est gratuit vous pouvez le télécharger vous avez juste à cliquer sur le lien qui est en description et puis et puis vous le recevrez dans votre boîte mail donc vous n'avez qu'à me donner une adresse mail valide et puis c'est tout bon voilà vous aurez votre petit ebook qui fait 24 pages je crois, je vais essayer de ne pas faire trop long parce que je sais qu'on n'a pas le temps. Et donc d'un mercredi on aura une autre croyance qui est donc ne le prends pas trop dans les bras sinon il va devenir dépendant. Ça c'est ça on l'entend à longueur de temps et donc ce sera en continuité de cette croyance qu'on vient de démonter. qui est de donner des mauvaises habitudes. Et voilà. Donc, je vous retrouve mercredi, je l'espère, dans la bonne humeur. Et puis, je vous souhaite beaucoup de courage où que vous en soyez. Je sais à quelle point vous en avez besoin. Allez, à très vite.