- Speaker #0
Hello à toutes et à tous et bienvenue, nous sommes le vendredi 27 mars 2026 et vous écoutez votre podcast préféré où vous regardez en live le Café de l'e-commerce, déjà la saison 7 et c'est l'épisode 260. Je suis Laetitia, je suis en live avec Adrien.
- Speaker #1
Bonjour à tous et oui, coucou tout le monde, coucou tous ceux qui sont en live et puis ceux qui nous écoutent comme d'habitude en podcast, audio ou vidéo. Je sens qu'aujourd'hui on va parler beaucoup, beaucoup d'IA. Je crois que ça fait partie de ces semaines où chaque jour, il y a une actualité liée à l'IA. Laetitia, de quoi on va parler au sommaire de cette émission ?
- Speaker #0
Au sommaire de cette émission, au-delà de l'IA, on va vous parler de Sephora. Eh oui, Sephora qui débarque en chat GPT. TikTok qui transforme le scroll en achat, ça on le savait déjà. Et Snapchat qui capte 2000 milliards d'interactions.
- Speaker #1
Laetitia ?
- Speaker #0
Adrien ? Allez,
- Speaker #1
synchronisation de mon... Toutes les news qu'il ne fallait surtout pas louper, c'est la rubrique news simple et funky. Laetitia, qu'est-ce qu'on avait cette semaine ?
- Speaker #0
Cette semaine, tu l'as dit en intro, on va parler d'IA et on va parler de Castorama et BricoDepot qui décident d'optimiser l'expérience d'achat en e-commerce avec une IA interactive. Derrière, vous le savez, c'est le groupe Kingfisher et le groupe a décidé d'investir dans la plateforme d'IA Vertex de Google Cloud pour ses sites e-commerce de Casto France, de Pologne, mais aussi de BricoDepot en France. Le but, c'est de proposer une expérience d'achat optimisée par l'IA. Kingfisher mise donc sur l'avènement du commerce interactif. Cet outil est capable de répondre aux questions, orienter les clients dans leurs projets et recommander des produits en temps réel sur le site. L'outil est donc pensé pour simplifier des parcours souvent complexes, notamment sur des achats techniques ou à forte implication.
- Speaker #1
Meta accélère sur le social commerce avec des expériences d'achat enrichies par l'IA sur Facebook et sur Instagram. En effet, le groupe, on a appris cette semaine, teste une fonctionnalité qui synthétise les avis produits et enrichit les fiches avec des infos marques, recommandations, promos et ajouts au panier directement. Depuis César, on va pouvoir le faire. Et en parallèle, Meta déploie un checkout natif en un clic via Stripe et PayPal. Et bientôt, Adyen et Shopify vont être intégrés, qui va permettre d'acheter sans quitter l'environnement social de Meta.
- Speaker #0
Sephora débarque dans Jack... Non, pas Jack, mais Jack GPT, avec des recommandations beauté personnalisées. Donc... La fameuse marque enseigne de beauté internationale permet donc de recevoir des conseils produits directement dans le chat GPT comme avec une conseillère beauté version IA. Alors au-delà de la fonctionnalité, l'enjeu est hautement stratégique. Il s'agit pour Sephora de s'insérer dans des nouveaux points d'entrée de la consommation digitale.
- Speaker #1
Amazon étend massivement son programme de retour gratuit en s'appuyant sur un partenariat avec FedEx. le dispositif pour le moment couvre que les US dans un premier temps. Il couvre désormais plus de 10 000 points de dépôt aux Etats-Unis, facilitant le retour de produits sans emballage ni impression pour les clients. Génial, j'adore ça, rendre les produits sans me soucier du reste. Alors, ce partenariat avec FedEx Office renforce le maillage logistique d'Amazon en complément de ses propres infrastructures et de partenaires existants. J'avais entendu qu'il y a 5 ans, Amazon utilisait exclusivement ses partenaires externes et que désormais, il y a 70% des commandes qui sont passées par Amazon aux Etats-Unis sont la propre flotte logistique d'Amazon. donc ça devient vraiment un logisticien,
- Speaker #0
on le dit depuis quelques années et le banger c'est quand même le retour produit sans emballage ni impression pour les clients, alors impression pour les clients déjà chez Amazon ça existait mais alors sans emballage C'est toujours le truc plus relou. Enfin, j'ai dû renvoyer un aspirateur, mais jamais de la vie, j'ai un truc aussi grand pour renvoyer l'aspirateur. J'aurais dû garder l'initial, mais en tout cas, ça nous enlève une épine du pied. TikTok pousse le shopping in-app encore plus, toujours plus loin, avec une nouvelle campagne, Watch It, Love It, Want It. TikTok met donc en avance son offre shopping plus que jamais, avec cette campagne dédiée, alors que 70% des utilisateurs disent découvrir des produits sur la plateforme. C'est énorme. Avec déjà des millions de vendeurs actifs worldwide et une forte croissance du social commerce, l'objectif est donc clairement affiché, c'est de transformer TikTok en canal d'achat complètement à part entière.
- Speaker #1
On continue sur les news, il y a avec OpenAI qui transforme ChatGPT en canal de discovery commerce avec des fonctionnalités de shopping visuel. Et d'ailleurs, on en parlait il y a quelques mois que ce fameux chatbot, il allait évoluer et ces informations, elles allaient être enrichies. La plateforme permet désormais d'explorer des produits via des images, facilitant la recherche et la comparaison directement. dans ChatGPT, dans l'interface conversationnelle. Cette évolution rapproche ChatGPT d'un moteur de recherche transactionnelle capable de guider l'utilisateur de l'intention à la sélection du produit.
- Speaker #0
Ulta Beauty, on les connaît bien Adrien. Ulta Beauty débarque donc sur quoi ? Sur TikTok Shop. La grande marque américaine de beauté lance sa boutique sur TikTok avec des activations live et des créateurs pour booster les ventes. Alors ce move, il est complètement logique pour la marque quand on la connaît et surtout pour le marché américain. Alors que TikTok revendique déjà plus de 15 millions de vendeurs et qu'un utilisateur sur deux a déjà acheté après avoir vu un produit sur la plateforme. C'est des chiffres US. TikTok Shop devient donc la quatrième plateforme beauté aux Etats-Unis avec plus 84% de croissance et 4,4 milliards de ventes. Alors quand on entend « non, ça ne marche pas, ça ne marchera jamais » , il y a bien un marché sur lequel ça fonctionne et ça cartonne, c'est les Etats-Unis.
- Speaker #1
Et la beauty, c'est particulièrement un secteur qui s'y prête en plus. Google structure l'agentique commerce avec l'extension de son Universal Commerce Protocol, UCP. Vous vous en souvenez, en janvier, on vous en avait parlé, Google lançait l'UCP. Et donc, maintenant, on va commencer à voir popper des mises à jour de ce protocole ouvert. Alors, le protocole intègre désormais panier multiproduit, accès temps réel au catalogue, prise stock variante et liaison d'identité pour conserver les avantages de clients, la fidélité, le pricing, etc. Google simplifie également l'onboarding via Merchant Center et s'appuie sur des partenaires comme Salesforce, Stripe ou Commerce, le fameux Big Commerce qui a été renommé, pour scaler rapidement côté marchand.
- Speaker #0
Inditex accélère avec Lefties en France. Inditex, vous le savez, c'est le groupe qui est derrière, notamment Zara. Inditex va donc implanter Lefties, qui est sa marque de mode à prix accessible. Souviens-toi, Adrien, je crois qu'on y avait été à Dubaï ou à Abu Dhabi. Ex-Zara Outlet, qui est devenue une enseigne à part entière dans le futur commercial Central Park Valvert. près de Marseille. Ce move hautement stratégique, il est là pour capter une clientèle plus price sensitive. En gros, celles et ceux qui font attention au prix avec une marque déjà présente dans une vingtaine de pays.
- Speaker #1
Carrefour devient le premier retailer européen à intégrer ChatGPT pour faire ses courses en conversation. Alors là, c'est une news semi-bullshit. Alors Carrefour, c'est les pros pour communiquer, pour faire les premiers moves. Mais franchement, j'ai presque envie de me désolégariser de cette news et je vous explique pourquoi. Qu'est-ce qui se passe ? Ils proposent aux utilisateurs de générer un panier via dialogue, avec des recettes, des besoins, des contraintes, etc. avec l'accès à l'offre complète et la finalisation sur carrefour.fr. Donc, on est dans le chat GPT et on a accès à l'ensemble du site dans le chat GPT. Cette initiative s'appuie sur les investissements IA déjà engagés avec Opla, Opla Plus et sur des standards comme UCP de Google pour connecter data, stock et expérience. En fait, si tu regardes un peu, ils ont développé une app sur ChatGPT et puis ils ont fait beaucoup de bruit autour et de marketing autour. Donc bravo, mais bon, je ne sais pas. Et c'était un des premiers à faire du live sur TikTok Shop aussi, je crois.
- Speaker #0
Oui, oui. Moi non plus, je suis un peu comme toi. Je me dis que ce n'est pas une vraie news. Carrefour, comme tu le disais avec Obla et Obla Plus, en fait, ils étaient déjà dans cette dynamique. C'est juste que là, ils ont déplacé vers ChatGPT. Mais sinon, tout ça existait déjà. Donc c'est juste l'association Carrefour-ChatGPT qui est peut-être la vraie news. mais Le reste, en fait, ça existe déjà. Open AI met fin à Sora, son outil de génération de vidéos par IA. Est-ce que c'est un choix stratégique ? Alors, la décision a été rendue publique là, cette semaine. C'était mardi. En plus, c'était sur X. Et ça concerne à la fois l'application grand public et l'API associée. Sora, pour rappel, ça a été lancé initialement en 2024. Et donc, ça permet, ou ça permettait, on va parler à l'imparfait, de créer des vidéos réalistes à partir de simples instructions. textuelle. Tu te rappelles quand c'est sorti, c'était la BioEvolution. Là, ça y est, c'est fini. Le service a été rompu. Pourquoi ? Parce que générer de la vidéo par IA, ça nécessite des ressources de calcul importante. Ces coûts sont très élevés et ont pesé sur la rentabilité du produit et mobilisé des ressources sur ce projet au détriment d'autres développements. Ça, c'est ce que nous raconte OpenAI. L'entreprise désormais privilégie notamment les outils professionnels, le code et les offres destinées aux entreprises. Donc en gros, il s'agit d'unifier pour OpenAI ChatGPT, Codex et Atlas. Ça fait aussi sens avec toutes les dernières annonces sur l'abandon du checkout et toutes ces choses-là. mais on go on va faire C'est un peu comme Amazon. Amazon e-test et puis ce qui ne fonctionne pas, aller à la poubelle. Pour moi, à mon sens, pas besoin de s'offusquer. C'est un peu le rôle et la stratégie de toutes les grandes entreprises. Mais quand même, moi, ça me fait un petit pincement au cœur parce qu'à l'époque, vraiment, c'est génial, c'est génial. Ça n'a pas trouvé de business, peut-être.
- Speaker #1
J'ai l'impression que j'ai ri de toutes les news pourries. La suivante, c'est Colissimo qui transforme le suivi de livraison en levier de réachat. Alors, calmez-vous les papillons avant de vous dire que c'est incroyable. Colissimo, donc, un suivi personnalisé. Et ils expliquent qu'alors que 85% des consommateurs consultent leur suivi et qu'un colis sur deux génère une interaction, c'était le bon moment de proposer des outils pour les marchands. Donc l'idée, c'est de proposer une page de suivi de commandes avec des possibilités de personnalisation. Je vais la regarder un petit peu plus en détail. On peut changer le logo jusqu'à trois couleurs de chartes graphiques. Waouh ! des visuels marketing.
- Speaker #0
Rien nouveau dans le poste.
- Speaker #1
Et il y a un cliquet vers le site commercial et les réseaux sociaux. Ça a 10 ans. Exactement. En 2026, il s'est expliqué que tu as une page de suivi qui est à peu près custom personnalisable mais vraiment avec deux ou trois boutons qui font pitié. Bon, voilà, je trouve ça moyen. Et de toute façon, le vrai enjeu, c'est que quand tu achètes, tu n'achètes pas que sur Colissimo mais sur plein d'autres. Donc, de toute façon, je ne sais pas si ça aidera vraiment les marchands sauf ceux qui sont 100% Colissimo et encore. Donc, bravo Colissimo.
- Speaker #0
C'est ça. Si tu es 100% Colissimo, c'est très, très bien. C'est un petit compte. Et en... Mais en réalité, il faut voir déjà pour le marchand et puis après pour l'utilisateur. J'ai envie de dire, c'est tellement... Enfin, je ne sais même pas si ça va pour le consommateur, si ça va faire un effet wow. Mais c'est plus pour le marchand, à mon avis, qu'un outil dédié.
- Speaker #1
On va proposer une fonctionnalité qui existe depuis 10 ans. Voilà, on va le tourner comme ça.
- Speaker #0
Bon, Primark, Primark, c'est toujours pas en ligne. Par contre, ça étend son empire, l'empire de l'ultra fast fashion physique, de Sergi jusqu'à Dubaï. Primark continue de dérouler sa strat du prix cassé, du volume du volume et surtout une expansion internationale ultra agressive jusqu'aux Émirats. On le rappelle, c'est un modèle 100% retail physique qui résiste, qui tient et qui est même prospère puisque ça reste l'une des seules marques, rien à d'autres, mais qui continue à ouvrir des boutiques à l'ère de l'e-commerce et de tout ce qu'on peut entendre, tous les diatribes qu'on peut entendre du digital versus le magasin physique. Et bien non, il y en a un qui arrive, c'est Primark.
- Speaker #2
Je suis choc-bar de malade !
- Speaker #1
La news choc-bar de la semaine, les Tissitiens, quelle est-elle ?
- Speaker #0
La news, quelle est-elle ? C'est Snapchat. Pour une fois, je ne vais pas vous parler de TikTok, mais de mon autre réseau social. Ce n'est pas mon deuxième préf, mais peut-être mon troisième. Snapchat explose les compteurs avec 2000 milliards de snaps en 2025. C'est près de 2 trillions de snaps qui ont été créés en une année. Oui, oui, oui, si je convertis, si je dis ça correctement, proprement, c'est 2000 milliards. Ça représente donc des milliards de contenus créés, générés, partagés chaque jour. Et ça confirme donc que oui, les gens utilisent. C'est plutôt les jeunes d'ailleurs, la Gen Z qui va l'utiliser. Il y a un niveau d'usage qui est mais complètement hors norme. Avec plus de 800 millions d'utilisateurs actifs mensuels, Snap reste l'une des plateformes les plus engageantes au monde, surtout près de la Gen Z. C'est un volume qui rappelle une chose, l'attention, elle est déjà là, mais il faut savoir la capter. Et en l'occurrence, Snap, c'est vraiment... l'application, le petit outsider qui ne fait pas de bruit mais qui arrive à capter toute cette attention que tout le monde lui a envie. Adrien, tu as Snapchat ou pas ? Non,
- Speaker #1
sur les 2000 milliards, j'ai fait 0 snap. Toi, tu en as fait combien ?
- Speaker #0
Non, je ne fais aucun Snap. Moi, je regarde les Snap des autres. Alors, si, mes filles ont dû faire des Snap et je les ai éclatées après parce que, en fait, j'ai découvert ensuite qu'elles avaient fait des Snap parce qu'on m'avait prévenu. Elles n'avaient pas fait... Enfin, elles ne connaissent pas. Voilà. Mais voilà, donc, elles avaient peut-être trois Snap et Snap bêtise. En revanche, tu le sais, je donne des cours à l'université. Mes étudiants, ils seront Master 1 et Master 2. Tout passe par Snapchat. Eux, ils n'utilisent pas WhatsApp. Donc, quand tu leur dis WhatsApp ou quoi, c'est une application de vieux. Comme nous, on pourrait dire que Facebook et Facebook Messenger est une application pour les vieux. Non, non, non. Eux, ils discutent vraiment sur Snap. Et il y a plein d'outils. Je t'invite vraiment à regarder l'application parce qu'il y a beaucoup d'outils qui se servent de l'intelligence artificielle. J'aime bien leur rappeler que les filtres et toutes ces choses-là, ce n'est pas nouveau. Et ça vient de Snap.
- Speaker #1
2000 milliards, ça ne veut rien dire. bon ça me parle pas je regardais un petit peu qu'est-ce que ça veut dire par rapport à un TikTok bon les chiffres ils sont hyper opaques mais TikTok il sera autour de 1000 milliards de vidéos sur l'année mais les vidéos ça dure plus longtemps qu'un Snap donc voilà je ne sais pas si c'est beaucoup ou pas oui ça paraît être des grands chiffres mais je ne me rends pas compte de ce que ça signifie sur 800 millions c'est-à-dire quoi c'est 3 c'est 1 milliard ah non si ça fait quand même pas mal de Snap par utilisateur ok bah 2000 milliards c'est pas mal d'accord ok ça fait quoi ça fait 20-25 un truc comme ça Merci. Donc, OK, 25 sur l'année, ça fait 2 par mois. Non, c'est pourri. Non, je ne sais pas si c'est bien que ça. Bon, on va dire que c'est bien, c'est les grands chiffres.
- Speaker #0
Parce que ce n'est pas le bon calcul, à mon avis, non. Déjà, il faut savoir le nombre d'utilisateurs. C'est la première chose.
- Speaker #1
Là, ils disent 800 millions d'utilisateurs. 800 millions. Ça fait 1 milliard, 2 000 milliards. Donc, ça fait fois 2 000. Mais non, ce n'est pas possible. Ah non, c'est par mois. Bon, bref, OK, on va refaire les maths quand ce ne sera pas en live. OK. Exactement. Voyez là. C'est quoi les bails ? Alors, qu'est-ce qui s'est passé ces derniers jours, Laetitia ?
- Speaker #0
Qu'est-ce qui s'est passé ces derniers jours ? Eh bien, chez moi, j'ai donné cours. J'ai donné cours à mes petits étudiants de Master 2. Et cette fois-ci, on a travaillé sur toujours les plateformes chinoises, mais on a surtout été travailler sur l'usage de l'intelligence artificielle sur certaines plateformes. Et pour eux, le but était d'aller sur des sites, alors ceux qui le consomment et ceux qui ne le consomment pas. Et finalement, on se rend compte que c'est... pas vraiment ce qu'on dit, c'est toujours ce que je raconte ici. Non, ils ne sont pas tous accro à Chine, ils ne sont pas du tout accro à Timu. Ils sont allés sur certaines de ces plateformes et d'autres plateformes, ils sont allés fouiner où est-ce qu'il y avait de l'IA. Et alors, tiens-toi bien, Adrien, il y avait aussi des recommandations à faire sur où est-ce qu'on devrait mettre plus d'intelligence artificielle. Et s'il y a bien un truc qui revenait dans toutes les présentations, alors c'est des cours qui durent entre 3 et 4 heures, donc forcément il y a des ateliers, et à la fin ils font des restitutions. Et dans les restitutions que je leur demandais sur les marques qu'ils avaient choisies, la première utilisation d'intelligence artificielle, c'était quoi ? C'était le Virtual Trion. J'étais choquée parce que toi et moi, on a des avis parfois convergents, parfois divergents sur l'usage du Virtual Trion. Et il y a particulièrement un groupe qui est allé tester, fouiner le Virtual Trion de Zara. Et c'était une manière que je n'avais jamais perçue sur le Virtual Trion. Donc j'étais... assez choquée. Tu ne changeras toujours pas d'avis Adrien sur le Vietcomplayer ? Non,
- Speaker #1
pas du tout mais c'est impressionnant, c'est le peuple qui parle c'est le Vox Populi donc si c'est utilisé, il faudra sortir de sa cave et se dire que oui, il y a un vrai usage et ça prend. Donc je suis quand même pareil, assez choqué.
- Speaker #0
Et le premier argument qui vont toujours venir c'est en fait moi je ne veux pas me tromper, je dépense de l'argent et il est hors de question que je perde du temps à renvoyer. Donc c'est plutôt sur le retour, il y a une vraie conscience du retour. Et puis après Il y a aussi le côté très esthétique. Je veux vraiment voir si ça tombe bien, si ça me va. Les histoires de data, bien sûr que ça les importe, mais finalement, ce n'est pas tant ça. Mais oui, comme tu le dis, le peuple a parlé. Et toi, Adrien, c'est quoi les bails ?
- Speaker #1
Déjà, pendant que tu parlais, j'ai fait le petit calcul parce que je sais qu'on va avoir des auditeurs qui vont nous envoyer des messages. Donc, ça fait 7 snaps par jour par utilisateur. Oui, ce n'est pas mal. Si tu dis que tout le monde fait 7 snaps par jour, donc ça fait... C'est moyenne en plus, parce qu'il y en a qui sont vraiment accro. Ça me paraît vraiment beaucoup. Donc, si, peut-être, ce chiffre est assez important. Dans le mois de cette semaine, rien. C'est peut-être la préparation de la semaine prochaine. On va en parler dans l'auto-promo. La semaine prochaine, on fait quand même un truc très, très cool dans le B2B. Et puis, le mois d'avril aussi, on vous prépare des petites surprises. Donc, voilà, continuez à parler avec l'écosystème. Regardez ce qui se passe. Et essayez, allez, cette semaine, c'était essayer de... de ne pas être distancé par tout ce qui est en train de se passer dans l'IA, dans l'agentique, dans la tech. Il se passe tous les jours tellement de choses qu'en fait, on n'a même pas le temps de prendre un peu de recul. Tu parlais de Sora tout à l'heure. Tu as à peine un peu de recul sur les choses que ça y est, on passe à autre chose. Il y a des circulés, il n'y a rien à voir. Donc, très difficile. Et puis du coup, tu ne peux pas tout savoir sur tout. Donc, ce n'est pas une histoire de faux mots, mais c'est juste de dire, tu te fais presque dépasser par tout ce qui se passe partout. Non, il faut l'accepter.
- Speaker #0
Exactement. Eh bien, tu viens d'employer le terme dépassé. Une fois, j'ai eu une discussion avec quelqu'un qui me demandait comment je me sentais justement face à toutes ces annonces. Et je lui ai dit vraiment, bah ouais, moi, parfois, je me sens dépassée. Donc là, la personne qui était en face de moi a été limite contente que j'avoue et que je confesse que parfois, j'ai des faiblesses. Ah bon, pourquoi ? Comment ? Non, mais en fait, tu ne peux pas te concentrer sur un outil que déjà, l'outil va mourir, et que tu en as cinq autres qui arrivent le lendemain. Donc en fait, il faut choisir ses batailles. C'était vraiment dans ce sens-là que j'expliquais que... tout aller vraiment très très vite. Et donc oui, il faut choisir ses batailles, il faut choisir ses LLM, il faut choisir ses outils, il faut choisir c'est ça, la sélection.
- Speaker #1
Exactement, et alors justement si nos auditeurs veulent choisir, on va les aider à choisir des choses qui sont cool, des moments qui sont bien pensés avec nous. Laetitia, c'est le moment autopromo, qu'est-ce qu'on prépare pour nos auditeurs dans les prochains jours ou semaines ?
- Speaker #0
Qu'est-ce qu'on prépare ? Alors déjà, on a préparé un truc génial, c'est un épisode du Merci. café des femmes de l'e-commerce. Vous le savez, la semaine dernière, il y avait Wire et on a enregistré en live un épisode sur le thème de la libre-antenne avec plein de sujets, notamment autour de la gentille. Eh bien, ça y est, l'épisode est sorti. Vous pouvez le retrouver dans le flux du café de l'e-commerce. Mais il n'y a pas que Wire dans la vie. Il y a aussi le B2B. Le B2B dans notre vie, c'est très important et c'est déjà la troisième édition de Brands to Buyers qui aura lieu mardi prochain, mardi 31 mars. On va finir le mois en beauté. On va le finir chez Salesforce. Et on a du beau monde, Adrien. Qui est avec nous ?
- Speaker #1
Il y a tous les jours des nouveaux speakers. Donc, j'espère que je ne vais pas en oublier. On va avoir Rudy depuis le Canada, Rudy David-Boll. Sandrine Lecam de Data & So pour nous parler de la data et de l'enregistrement de la data. José Badana, notre ami José Badana d'autodistribution, qui vient nous parler de la gouvernance de la data. Qu'est-ce qu'on fait avec cette donnée en France et à l'international ? On va avoir Salesforce. Alors, ce n'est pas encore… On est en train de confirmer, donc je ne peux pas trop dire. Mais en tout cas, on aura Aurore de chez Salesforce, Aurore Gussdorf. de chez Experts, IA et Multicloud chez Salesforce. Est-ce que j'ai oublié quelqu'un ? Oui, et Soumaya, bien sûr.
- Speaker #0
Et oui, Soumaya Hamzaoui de chez Red Cloud qui va nous parler de data et d'emprunt national.
- Speaker #1
Data, IA, usage, dans le cadre du B2B et on a vraiment des personnes, des invités qui sont du très beau monde. C'est un tout petit comité, c'est très, très intimiste. Et on est très contents d'avoir rassemblé tout ça.
- Speaker #0
Quand tu dis ça, on dirait qu'on est juste les gens que tu as cités. Non, non, non. En réalité, non. On est une équipe en scène. Et on aura une prochaine édition avant l'été. Il y a autre chose aussi qu'on prépare. On prépare ça avec Lyra sur une soirée qui va s'intituler Lyra Pulse. Il s'agit d'une table ronde et on va parler d'IA et surtout d'agentique. Et oui, ça, c'est notre petit sujet chouchou comme beaucoup. Sauf que quand même, nous, ça fait un moment qu'on le couvre. Rejoignez-nous. C'est le 9 avril prochain, en soirée. C'est uniquement réservé aux marchands. On vous met le lien. Inscrivez-vous. Et puis, ça va être sympa d'étranger avec vous autour du commerce argentique et de ses enjeux.
- Speaker #1
Et si on passe à la suite ?
- Speaker #0
On passe à la suite et on passe au banger de la semaine. Adrien, tu as repéré une news banger cette semaine ? Quelle est la plus ?
- Speaker #1
Au départ, j'ai vu passer et je me suis dit, bon pas grand chose et en fait en réfléchissant en prenant un peu de recul je me suis dit que ça pouvait vraiment être un signe un signal faible je ne suis pas sûr qu'il soit si faible que ça mais en tout cas un signal fort de ce que tu disais il y a quelques moments l'agentique l'IA va très vite on peut vite être dépassé des fois il y a des grosses grosses actualités qui sont en train de se passer et je vais vous parler de quoi j'arrête le teasing c'est Shopify qui rend ses marchands shopable directement dans ChatGPT via son catalogue global il y a beaucoup de mots on pourrait se dire ouais ok rien de neuf Merci. Mais en fait, c'est quelque chose qui, à mon sens, c'est même pas la première étape, mais c'est la continuité de ce que Shopify a commencé à faire ces dernières années et qui commence à se concrétiser avec des choses qui sont très visibles, qui commencent beaucoup à le différencier d'autres acteurs plateforme e-commerce classique.
- Speaker #0
Adrien, moi, j'ai une question peut-être un peu bête, mais ça n'a rien à voir avec la... fiction d'OpenAI sur le checkout. Est-ce qu'on n'est pas là en train de se dire, bon finalement, c'est pas la bataille d'OpenAI, c'est finalement des solutions comme Shopify qui vont peut-être rendre ça possible ?
- Speaker #1
Ce qui est rigolo, c'est que le timing, il ne pouvait pas être meilleur pour Shopify. T'as OpenAI qui dit, on ne fait pas de checkout, et t'as Shopify qui arrive et qui dit, on fait du checkout. Les deux différemment. Mais donc, Shopify surfe sur une vague de malades où il arrive juste après, vous savez quoi ? ChatGPT qui ne fait pas de checkout, mais si, si. on le fait. Et donc, comment est-ce qu'ils le font ? En fait, c'est hyper simple. Ça peut être compliqué, mais je vais l'expliquer avec des mots très très simples. Tu as un catalogue global que tu utilises ou pas Shopify. Mais on va dire, pour le moment, c'est pour tous ceux qui utilisent Shopify, tu pourrais développer et intégrer dans Shopify Catalog. Donc, tu utilises Shopify. Par défaut, tu vas être opt-in dans cette initiative et tu seras dans le Shopify Catalog. C'est un catalogue global. Ce catalogue Merci. il va communiquer avec les LLM et il va rendre tes produits disponibles directement sur ChatGPT. Alors ça, on l'a entendu parler, tu en parlais deux quarts fois, etc. La différence, c'est que l'interface que tu vas pouvoir voir, elle va être différente. Il y a une petite vidéo, on vous a mis le lien que vous allez pouvoir voir à quoi ça ressemble. Mais c'est comme si, quand tu étais dans ChatGPT, tu as le lien vers ton produit, tu cliques dessus, tu as la PDP qui s'ouvre et en mode pop-in, tu sais, tu restes dans ChatGPT, mais c'est le site e-commerce. Ils ont tout compris. C'est-à-dire que techniquement, Euh... Enfin non, ce n'est même pas technique, parce que techniquement, on pourrait dire que tu sors de ChatGPT parce que tu utilises le site web qui est chargé, mais dans l'interface en termes d'expérience client, tu restes dans ChatGPT. Et du coup, c'est les gros chiffres qui nous balançaient, c'était tu as 800 millions d'utilisateurs de ChatGPT, tu as 5,6 millions de marchands et tu vas pouvoir les matcher directement en un clic. Donc la promesse, elle n'est pas mal.
- Speaker #0
Et du coup, c'est quel genre de commerce ? Dans quoi on est ? Comment ça s'appelle en fait ?
- Speaker #1
C'est rigolo parce qu'en fait, chacun y va de son truc agentique. Pour moi, ça, ce n'est pas de l'agentique. On est en train de te mettre un truc où tu continues à acheter toi-même. Donc, tous ceux qui ont applaudi, vous voyez, c'est de l'agentique. Non, à mon sens, non. Ils ont juste détourné ChatGPT pour pouvoir, en tout cas, de manière intelligente le pousser. Je ne sais pas, on pourrait le mettre, mais j'aimerais bien avoir ton avis parce que c'est toi la produit du marketing et du rewarding. On pourrait dire que c'est du LLM Checkout. C'est le truc sur lequel je serais le plus à l'aise, le LLM Checkout. Tu l'appellerais comment, toi, cette manière d'acheter ?
- Speaker #0
Oui, non, c'est pas mal, LLM Checkout. Après, je suis pas… Ça parle côté cosse, un peu. Non, pas côté cosse. C'est vrai que LLM est rentré un peu dans le… Tout le monde peut l'utiliser. Non, mais peut-être qu'il y a cette idée de commerce conversationnel. Après, t'as raison, elle est forte et repose. encore sur le consommateur. On n'est plus du tout sur cette idée que c'est l'agent qui va les sélectionner et trier pour toi. Il y a quand même... Et je ne dis pas que c'est mal. Au contraire, il faut qu'on ait toujours de l'effort. Mais on est loin de ce vœu pieux de se dire, bon, on ne va plus rien faire. Et voilà. Par contre, ça change beaucoup, beaucoup pour les marchands, je pense. Oui,
- Speaker #1
je trouve que c'est hyper intelligent de l'avoir fait. Pour les marchands, le plus important, et ton pote le raconte, le patron de Shopify, il l'a dit plusieurs fois, il explique... si tu utilises ce système, tu restes merchant of record. Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que c'est toi qui contractualise et qui vends directement avec ton client et il n'y a pas d'intermédiaire. Donc, c'est ton checkout, c'est ta donnée, c'est ta relation client, c'est ton client. Tu le gardes. C'est juste dans l'environnement. C'est comme si tu étais in-app dans un truc, dans un chat GPT in-app où tu vas pouvoir acheter. Donc là, les marchands commencent à les mettre dans la poche. Tu dis merchant of record. C'est vraiment le mot-clé et expérience client, on va dire. hum... Et pour les utilisateurs, moi, j'aimerais bien avoir ton avis, mais je trouve que c'est le meilleur des deux mondes, en fait. Tu vois, je pourrais faire le rageux, mais je trouve ça génial comment ils ont pensé ça. Tu rêves dans le chat de GPT, tu ne sors pas, tu fais un clic, tu as le truc qui pop, et puis tu navigues, on te reconnaît, tu achètes. Je ne sais pas, je trouve ça hyper malin, non ?
- Speaker #0
Oui, c'est malin, c'est fluide. C'est un nouveau point d'entrée. Et ça, on n'aime pas d'ailleurs, mais en tout cas, c'est un nouveau point d'entrée plutôt intelligent. Moi, je pense quand même pour les marchands, garde le contrôle, tu vois, parce que ça, c'est le risque. Tous les marchands se disent non, mais avec tous ces LLM et l'agentique, on est en train de perdre le contrôle. Là, non, en fait, le positionnement de Shopify, c'est de leur dire ce que tu disais. Vous êtes merchant of record, vous gardez le contrôle. C'est plutôt fin quand même comme philosophie.
- Speaker #1
Et chacun fait ce qu'il sait faire. ChatGP, t'es open et continue à faire. T'envoyer du trafic, te balancer de la pub si tu veux, te donner des bons résultats, rester sur la conversation. Et Shopify, plateforme e-commerce. vraiment ? je ne sais pas justement c'est pour ça que je voulais ouvrir le débat est-ce que c'est toujours une plateforme e-commerce ? est-ce que ce n'est pas autre chose ? là on est en train de découpler Shopify on est en train de découpler son catalogue ah ouais ce que je n'ai pas dit je l'ai dit rapidement parce que je ne voulais pas entrer dans des trucs trop complexes mais en fait tout ce que je t'ai expliqué là c'est pour ceux qui utilisent Shopify en un clic c'est fait d'ailleurs même pas en un clic parce que c'est automatique d'ailleurs il n'y a même pas de clic à faire by the way mais c'est également possible pour ceux qui n'utilisent pas Shopify Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est-à-dire qu'en fait, tu peux balancer ton catalogue, il le voit et quand tu cliqueras dessus dans le chat GPT, il va t'envoyer vers ton site. Et du coup, c'est une sorte, tu as ton moteur de checkout, tu as ton front, tu as une sorte de couche intelligente. Alors, les grands mots de ton pote Harley, c'est de dire « Ouais, on a une couche intelligence layer, AI, je ne sais pas quoi. » Bon, tout ça, c'est du blabla. Mais en tout cas, oui, ils sont en train de faire un pas de côté. Ils se mettent au niveau de l'infrastructure. Ils sont en train de se mettre à un niveau où il n'y a aucune autre plateforme qui le fait. Donc je trouve ça hyper intéressant, surtout que ça les différencie encore plus des autres acteurs, les Adobe, Vitek, Salesforce, etc., qu'on connaît bien.
- Speaker #0
Mais à n'a rien d'un point de vue technique, ça veut dire quoi ? Tu balances le catalogue ? Ça veut dire que tu vas chercher dans le PIM et tu balances ton PIM ?
- Speaker #1
C'est l'intégration, les autres, comme les intégrations qu'on a pu faire. Mais en l'occurrence, tu parles d'intégration. Non, parce que là, la magie de ce qu'ils ont fait, c'est justement comme ton catalogue est déjà dans Shopify, tu n'as rien à faire. Je pense que...
- Speaker #0
Mais quand tu n'es pas sur Shopify.
- Speaker #1
Oui, quand tu n'es pas sur Shopify, si tu vois, c'est pour ça que j'ai posté dans la communauté tech. de regarder un petit peu parce que quand tu les écoutes c'est facile à faire, j'ai creusé un peu la documentation tech et je suis pas sûr que ça soit autant, enfin c'est sûr que c'est pas en un clip il n'y a pas d'interface aussi simple à faire mais je pense qu'il y a 0,1% des gens même moins qui vont s'intéresser, ils utilisent pas Shopify, ils vont le balancer dans leur catalogue il y a peut-être des manières plus simples de pousser ton catalogue sur GPT en tout cas je trouve ça hyper malin d'avoir fait ça sur Shopify et ça revient à un sujet qu'on parlait beaucoup sur le GEO ou sur le e-commerce en général, c'est sur la qualité de la donnée. On en parle en B2E, mais même en B2C, c'est la donnée du catalogue. Il faut avoir quelque chose de propre pour pouvoir apparaître correctement. C'est clair.
- Speaker #0
Arrêtez de croire que le catalogue, c'est ce qu'on veut.
- Speaker #1
Je ne trouve pas qu'il se positionne dessus, c'est une annonce, mais je trouve que c'est hyper malin d'être intégré directement dans Tchad GPT, d'avoir ouvert l'infra pour pouvoir Merci. permettre aux autres, à des externes de venir. Et puis, il reste le canal. Alors, canal, ce n'est pas le bon mot, puisqu'on l'utilise déjà dans d'autres trucs, mais on va dire, il reste le moyen ou le cœur commerce qui va permettre de faire communiquer les LLM. Là, je ne t'ai pas dit de chat GPT, mais la logique est la même avec leur catalogue sur Georges Gemigné et les autres. Donc, pas mal du tout. Le seul petit astérix, mais pour être complet, je terminerai là-dessus, c'est qu'aujourd'hui, le volume de données, on parle... beaucoup d'agents d'IA, de LLM et d'ailleurs on l'aura dans le PPLM de tout à l'heure on aura une superbe invitée qui nous explique que le trafic aujourd'hui c'est 2% du trafic qui est envoyé sur les sites donc ça reste minoritaire tant que tu n'es pas un Reddit un Wikipédia et compagnie ton trafic il est ridicule encore des LLM mais j'ai trouvé ça vraiment super intéressant je suis curieux de voir comment les autres acteurs vont se positionner dessus mais voilà Shopify ça commence à payer tout leur positionnement tout le travail qu'ils ont fait avec des Stripes et les plateformes et les protocoles Donc... Bravo, bravo.
- Speaker #0
Bravo, on a hâte de voir la suite.
- Speaker #1
Laetitia, ce n'est pas une semaine simple, ou en tout cas, ce n'est pas une semaine vide, parce qu'il y a un autre banger, il y a une autre news qui a retenu ton attention cette fois. Et tu veux nous parler de quoi ?
- Speaker #0
Alors, ce n'est pas forcément une news, mais un phénomène sur lequel je commence à être interrogée. Et ça, c'est un signe plus que, on ne va pas dire fort, mais en tout cas, quand je commence à être interrogée par la presse sur une application ou une tendance e-commerce, Alors, moi, je suis quasi sûre que d'ici 3-4 mois, il y a un scandale et on veut bannir la plateforme. Ou alors qu'on veut lui mettre des taxes dessus. Je vais vous parler du phénomène WhatNot. Pour moi, ça, c'est le banger qui va mélanger tous les genres de l'e-commerce. Adrien, tu connais WhatNot ou pas ?
- Speaker #1
Oui, mais on en a déjà parlé au moins l'année dernière. On en a déjà parlé, effectivement,
- Speaker #0
parce qu'ils avaient annoncé des infos de dingo. Mais les chiffres se sont accélérés et puis on se rend compte qu'aujourd'hui en France, il y a beaucoup de gens qui connaissent la plateforme, il y a beaucoup de gens qui deviennent addicts à la plateforme et maintenant on a des créateurs de contenus qui demandent à leur communauté de les suivre sur l'application Whatnot. Whatnot, c'est une application qui mélange enchères, influences, dopamine et c'est, je pense à mon sens, en train de redéfinir un petit peu notre façon d'acheter en ligne.
- Speaker #1
Et alors ? Comment est-ce que tu t'expliques que ça cartonne autant ? C'est parce que justement, ils ont mélangé tout ça, ils ont mis dans un shaker le réseau social, l'algorithme et le live ?
- Speaker #0
T'as raison, parce que si on revient un petit peu à ce que c'est que Whatnot, c'est la fusion entre une marketplace, des enchères et un réseau social. Sur Whatnot, vous pensez qu'on vous vend des produits, mais en fait, Whatnot vend de l'attention et ça transforme ça en chiffre d'affaires. L'e-commerce est devenu un spectacle interactif. C'est pas nouveau, on a TikTok Shop qui le fait, notamment avec les lives. Mais quand on nous dit que le live shopping est mort et que ça n'existera plus, c'est faux. Parce que justement, il y a ces deux plateformes très prépondérantes et très dominantes qui ont tout fondé sur le live shopping. C'est une plateforme qui va donc vendre du live shopping en continu. Tu vas sur la plateforme, tu vas sur l'application et tu te rends compte que c'est une marketplace de vendeurs. qui vont te proposer des lives. Vraiment, certains ont un planning qui court jusqu'à la fin de l'année. C'est rigolo parce que les visuels, tu vois qu'ils sont générés par l'intelligence artificielle. On ne s'embête pas de l'esthétique, contrairement à Instagram. On reprend un peu les mêmes codes un peu gras de TikTok Shop et de TikTok. Et puis, tu regardes le live, tu interagis, tu peux acheter en direct. C'est très, très simple d'acheter. C'est pareil, c'est en trois clics. Et souvent, ça vient en cher. Et c'est là où c'est un petit peu... C'est là pour moi où on va sur une autre forme d'achat. C'est que le système d'enchaire, ce n'est pas nouveau. On a eBay qui faisait ça, qui fait toujours ça. Mais c'est vraiment ce sur quoi la plateforme se base. Ça veut dire que vous allez arriver dans un live et vous allez répondre à des enchères. Alors là où c'est étrange, c'est que d'habitude pour aller sur des enchères, on va dans un magasin, enfin pas dans un magasin, on va dans un lieu physique et c'est réglementé. Là, c'est pas trop réglementé. Là, on est sur une plateforme, on est sur du digital. En fait, tu peux très vite te retrouver à renchérir avec de l'argent que tu n'as peut-être pas et acheter quelque chose dont ce n'est absolument pas la valeur. Donc, on est vraiment sur un changement de paradigme, encore une fois, j'aime bien le dire, de l'e-commerce. Et tu me disais, pourquoi ça cartonne au temps ? Non,
- Speaker #1
mais c'est à t'entendre. Je ne peux pas m'empêcher de ne pas faire le lien avec le casino, les jeux de hasard, les jeux d'argent.
- Speaker #0
C'est exactement ça. On est en plein dedans. C'est de la gamification, de la même manière que quand vous êtes sur TikTok Shop, vous pouvez, TikTok pouvait, comment dire ?
- Speaker #1
Une gamification avec un aspect addictif quand même. pervers, je veux dire.
- Speaker #0
Il y a un aspect addictif, tu ne sais pas à quelle heure tu rentres, tu ne sais pas à quelle heure tu sors, les lives s'enchaînent, et puis surtout, tu vas venir suivre des gens que tu connais déjà, parce que souvent, c'est des créateurs ou des créatrices de contenu. Et moi, c'est mon cas. J'ai suivi une créatrice de contenu que j'aime beaucoup, qui spécialisait dans les sacs de luxe, et qui vendait déjà sur TikTok Shop et a décidé d'aller sur Whatnot.
- Speaker #1
Il y a combien de sacs, pour être sûr que c'est complètement dérélanté ? acheté aucun encore t'en as combien en total dans l'inventaire le stock enfin ton ton ERP maison il te dit combien dans le stock t'en as 20 plus de 20 plus de 20 ah bah voilà je sais rien ok ok bon continue donc t'as complètement pas du tout besoin t'es
- Speaker #0
en surcapacité comme on dirait mais bon vas-y non non non alors sur la maroquinerie la maroquinerie de luxe on réfléchit pas trop comme ça ok et par contre blague à part tu sais que j'ai l'inventaire de mes habits donc j'ai littéralement une base de données à
- Speaker #1
avec les données. Donc, on va y arriver un jour. On va y arriver.
- Speaker #0
Est-ce que tu as un dam ? Non, non, non. Mais bon,
- Speaker #1
écrivez-moi si vous aussi, vous savez ce que j'ai tout inventé à la salle de sport, les habits, les machins. Et en fait, bon, bref. Alors, vas-y, continue. Alors, du coup, tu suivis cette créatrice. Tu me disais,
- Speaker #0
mais pourquoi ça cartonne ? Les utilisateurs, ils passent beaucoup de temps. C'est entre 80 et 95 minutes par jour sur la plateforme. C'est énorme pour l'e-commerce qui reste 80, 90 minutes dans une boutique. Mais aussi sur une plateforme. Personne. Bah ouais, parce que là, t'as de l'entertainment. Et ça s'explique facilement parce qu'il y a de l'émotion. Le live, je te jure, regarde, c'est comme le live sur Twitch, il y a de l'émotion, il y a des trucs qui transparaissent, puis du coup, il y a de la gamification. Et les enchères, ça donne de l'adrénaline, de la dopamine. Et t'es toujours dans ce sentiment d'urgence permanente. Donc du coup, t'es dans un parcours d'achat, j'ai envie de dire un peu classique, avec une expérience que t'as jamais vue nulle part, sauf peut-être dans un casino. Et ça, ça change complètement le rapport à la consommation.
- Speaker #1
Est-ce qu'on est encore vraiment dans l'e-commerce ?
- Speaker #0
et qu'on parle aussi au live TikTok shop ouais bah moi j'ai envie de dire qu'avec le live TikTok shop maintenant ça y est on est dans un modèle totalement hybride et totalement intégré c'est la preuve que l'e-commerce c'est surtout devenu un média tu viens, t'as un contenu limite on s'en fiche un peu de ce que tu vends c'est comment tu vas le vendre comment tu vas enrober tout ça et puis surtout ça tient beaucoup aussi aux créateurs et créatrices les comportements, ils sont quand même très révélateurs. Un acheteur moyen peut acheter plus de 12 produits par semaine sur la plateforme. Et c'est là où on va peut-être sombrer dans de l'addiction. Et on a déjà des premiers cas, notamment aux États-Unis, de personnes qui sont devenues addictes sur TikTok Shop et des personnes qui sont déjà endettées. Ça va forcément arriver, notamment ici avec le volet sur les enchères.
- Speaker #1
Tu as commencé, tu l'as décrit, mais très vite, tu es allé vers beaucoup de critiques. C'est quoi l'avis ? Alors, ton avis, il est positif ? Il est plutôt négatif ?
- Speaker #0
J'ai un avis très mitigé qui pourrait plus pencher sur du négatif.
- Speaker #1
Mais ça cartonne.
- Speaker #0
Oui, mais effectivement, la première chose à dire, c'est que ça cartonne. Donc, il y a une audience. Est-ce que cette audience est avertie des méfaits de ce genre de plateforme ? En l'occurrence, l'addiction, le surendettement, et puis trois, la surexposition sans arrêt à ce genre de live. On sait qu'elle est plus jeune ou d'autres publics plus fragiles et vulnérables. peuvent forcément tomber dans tous les travers que je viens de dire. Et je veux dire, tu vois, sur un site e-commerce, on ne va pas te dire, attention, n'achète pas plus que ce dont tu as besoin et ce que tu as sur ton compte en banque. Pourquoi est-ce qu'on le ferait sur une application sur Whatnot ? Parce qu'il y a ce système d'enchaire, tout simplement. Et ça, pour moi, c'est l'une des plus grandes dérives, l'un des plus grands dangers avant de sombrer dans la dérive. Donc, on verra, mais moi, je vous le dis. Et souvent, on ne se trompe pas de rien. Tu sais, quand on parlait ici de Chine, de Timu, quand on a parlé aussi de TikTok et de TikTok Shop, souvent, nos prédictions se sont avérées. Donc moi, je prédis qu'il va y avoir des scandales sur Whatnot. Et encore, je ne te parle pas de... Est-ce que les personnes sont mineures, majeures ? Alors, pas celles qui assistent, mais en tout cas, celles qui sont derrière l'écran et qui font les lives, et après, celles qui achètent. Enfin, il y a quand même pas mal de zones d'ombre sur ces plateformes.
- Speaker #1
Sur chacun des aspects que tu cites, il y avait des acteurs historiques, tu vois sur les enchères c'est hyper eBay, bien sûr, c'est la plateforme à papa, ça. Tu en chérissais à l'époque, etc. Sur les vidéos live shopping, on pouvait dire TikTok d'une certaine manière. Et là, ce que j'ai l'impression, c'est qu'ils ont réussi le combo de tout mettre ensemble, de mettre ça, d'utiliser tous les codes qu'on connaît. Je ne veux pas dire qu'il y a des dark patterns, mais en tout cas, ils ont les codes de l'addiction ou en tout cas de la stimulation. C'est plutôt ça le mot. Et je ne sais pas, est-ce que tu sens que ça va être... Et tu n'as pas beaucoup comparé à TikTok Shop. Je trouve ça étonnant. Tu le compares, c'est vraiment différent ou c'est la même chose ?
- Speaker #0
alors ça reprend les mêmes principes les mêmes frameworks sauf que t'as de l'enchaire dedans t'as de l'enchaînement sinon c'est exactement la même chose le catalogue produit est différent mais on est sur le même principe mais demain TikTok shop tu mets un petit truc d'enchaire ça serait vraiment ça y est ils vont le bouffer ou non il y a d'autres choses je pense que TikTok shop n'irait pas sur un système d'enchaire tout de suite ils savent que c'est un sujet plutôt alors j'imagine connaissant les plateformes chinoises il y a quand même des choses sur lesquelles elles n'ont pas envie d'aller et elles veulent laisser les problèmes aux autres Et...
- Speaker #1
Et là, quand tu vas sur ce système d'enchères, c'est que tu te dis, je vais acheter un truc à 1 euro qui vaut 100 euros. C'est ça le truc. Ouais, ben toi, tu parles de ça.
- Speaker #0
Alors moi, j'ai assisté à un live avec des enchères sur une paire de lunettes d'une marque. La personne faisait démarrer ça à 1 euro, mais elle, quand les enchères sont arrêtées, c'était au bout d'une centaine d'euros. La vendeuse, donc la créatrice de contenu, n'était pas contente. Et tu parlais de DAG parterre, en fait, elle va les verbaliser. Elle va dire, vite, il ne reste plus que 20 minutes. Vite, je n'ai qu'une paire à vous offrir. Vite, c'est tendance, c'est pour cette année. Si vous ne la portez pas, vraiment, c'est nul. Vraiment, elle a des injonctions. La manière dont elle parlait, ça faisait très mal. Mais du coup, le cerveau va réagir et va dire, ah ouais, c'est vrai, j'aimerais bien l'avoir. Et puis en plus, je vais l'avoir juste une centaine d'euros. Après, si tu as une bonne mutuelle, si tu as toutes ces choses-là, tu sais que tu peux aussi avoir cette paire-là. sans dépenser autant d'argent. Et à la fin, elle n'était pas contente et elle a même menacé en disant « C'est bon, moi, je ne ferai plus de live si c'est pour vous dépenser juste ça sur mes produits. »
- Speaker #1
Et il y a l'autre côté aussi où si quelqu'un sur-enchérit à 101 euros, elle va le féliciter. C'est exactement ça. C'est vrai, c'est vrai. Elle met du propre, le gars ou la personne. Exactement. Ah oui, donc ça plaque l'égo, etc.
- Speaker #0
C'est le même mécanisme que tu as sur TikTok. « Ah, ma belle, bravo, merci, c'est toi qui prends le dernier. » Il ne me reste plus qu'un pantalon en 38, vite, vite. Ah, tu vas être la plus belle cet été. C'est la même chose. Il y a une espèce de proximité. Et puis alors encore plus quand tu es avec des créateurs, des créatrices de contenu connus, parce que tu en as. Tu as aussi un système où les créateurs et les créatrices de contenu te donnent des bons pour que tu aies déjà 15 euros offerts sur la plateforme. Même principe que sur les plateformes chinoises.
- Speaker #1
Tu penses que tu gagnes plus d'argent sur Whatnat ou sur TikTok ? C'est une idée. Peut-être que tu peux plus embrouiller parce que tu mets le prix que tu veux et tu prends la marge.
- Speaker #0
Ils sont peut-être moins regardants. C'est peut-être sur ça.
- Speaker #1
Il y a beaucoup de faux sur Whatnot ou pas ?
- Speaker #0
Écoute, moi, les lives sur lesquels je suis allée, non, parce que c'est des créateurs et des créatrices que je connais bien, que je suis par ailleurs sur Nota.
- Speaker #1
Parce que t'as le pouvoir d'achat qui va bien.
- Speaker #0
Mais je n'ai pas été sur... Mais après, oui, il y aura forcément un sujet de contrefaçon. Ça aussi, c'est un des écueils qu'il va falloir regarder. Et de la même manière sur Titoxop. Et quand t'achètes,
- Speaker #1
t'as un panier, tu achètes tout en ligne et puis après, c'est elle qui se débrouille pour te l'envoyer. Exactement. C'est autre chose,
- Speaker #0
tu vois, c'est...
- Speaker #1
que par exemple fait très bien Vinted c'est sur les certificats si tu veux avoir la certification du produit que tu achètes en l'occurrence quand c'est des choses luxueuses ils te le proposent et je crois qu'on avait une stat dessus mais on est d'accord que la majorité c'est des femmes qui font ces la majorité ça reste des femmes c'est vrai qu'en y regardant je crois que j'ai jamais vu un mec faire un live alors moi si je l'ai déjà vu sur TikTok shop alors
- Speaker #0
écoute j'ai vu une vidéo d'un mec alors peut-être qu'il se considère pas être comme un mec en tout cas il avait des apparences et des attributs masculins qui vendait des soutiens-corches.
- Speaker #1
Ah ouais. Voilà. Tu sais, pour l'atelier cosmétique dont je t'ai parlé, en fait, je suis tombé sur des influences en regard. Mais effectivement, c'est très efféminé, etc. Bon, ceux que je suis...
- Speaker #0
T'en as un en particulier, Charlie Salvatore, c'est un make-up artiste qui, lui, met le maquillage. Il est français ou...
- Speaker #1
Il est français,
- Speaker #0
c'est le numéro un.
- Speaker #1
Ah bah, c'est peut-être lui que j'ai vu. Bon, je sais pas. Bon, bref. Ok, bon bah écoute, donc à surveiller, c'est ça ? De toute façon, ça fait déjà un an qu'on les surveille. Donc c'est du peu.
- Speaker #0
Je vais venir toutes les semaines avec du WhatNot.
- Speaker #1
Ok, écoute, très très bien. Merci beaucoup. Dans trois mois, tu vas me demander de créer un groupe WhatsApp WhatNot ? Non ? Non. On le met avec TikTok Shop peut-être ? On va fusionner les deux. De là qu'on sait les marques d'aller sur WhatNot, peut-être pas. On va attendre un peu. Pour l'instant, c'est les créateurs de contenu qui sont... C'est plutôt les créateurs de contenu. ... qui sont en interview. Oui, c'est peut-être ça aussi. Mais après,
- Speaker #0
c'est pour les marques. Elles se retrouvent là. Alors, dépend sur ce genre de plateforme.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Laetitia. On passe à la suite avec Women in Tech. Women in Tech, c'est la rubrique où on met une femme de la tech, du digital, du retail, de l'e-commerce en avant. Et cette semaine, il y avait une nomine aspirante, Laetitia.
- Speaker #0
Et oui, c'est Caroline, Caroline Fayet-Gin, qui est élue femme du digital en 2016. Alors, j'ai dit Gin, mais peut-être que c'est Jean. Je suis désolée. Ce prix, sa récompense, une vision stratégique du digital appliquée au retail. L'événement a été co-organisé par Cofidis et les médias du groupe Netmedia. Il y avait une dizaine de profils qui concouraient, des profils féminins, influents, avec plus de 1100 votes exprimés. Et le palmarès a distingué également Sabrina Orleret-Rouget de chez Aromazone et Michel Lamberti-Saut de chez ADO. Tout ça, ça illustre parfaitement des trajectoires qui vont mêler de la croissance, de l'innovation et de la transformation au féminin.
- Speaker #1
Bravo à toutes. Bravo à toutes.
- Speaker #0
Passe, passe le mic.
- Speaker #1
Passe, passe le mic, c'est le moment où on partage le micro avec un ou une invitée expert ou experte dans l'industrie de l'e-commerce. Il y a quelques jours, on a échangé avec Amandine Lenoir, Head of Data et Insights chez Values, et elle nous a parlé des tendances et des chiffres clés du GEO. C'est juste passionnant ce qu'elle nous raconte. On l'écoute tout de suite.
- Speaker #0
Bonjour Amandine.
- Speaker #3
Bonjour Adrien.
- Speaker #0
Amandine, est-ce que tu peux te présenter qui es-tu ?
- Speaker #3
Bien sûr Adrien, donc je m'appelle Amandine Lenoir, je suis Head of Data Insight chez Values et je suis ravie d'être avec toi aujourd'hui.
- Speaker #1
Alors Amandine, tu es là pour quelque chose de très particulier, mais avant de le dévoiler, est-ce que tu peux nous raconter un peu qui est Values, c'est quoi ça ? Oui,
- Speaker #3
évidemment. Alors Values, c'est une entreprise qui est à la fois une alliance data, mais également une régie média. Values a été créé en 2019 à la base par des retailers de l'IFM avec une idée que chacun avait une partie de l'histoire de son client. Donc Decathlon savait ce que moi, Amandine, j'achetais chez Decathlon, Leroy Merlin également, mais que finalement, ils n'avaient qu'une vision partielle de leur client et qu'ensemble, ils pouvaient avoir une vision complète du consommateur. Bien évidemment, on ne fait pas n'importe quoi. Derrière, on respecte le cadre de la RGPD. On ne doit pas mixer des informations si le client ne nous donne pas son accord.
- Speaker #1
Avec Laetitia, on suit beaucoup ce qui se fait avec Valuse. C'est l'association des retailers du Nord. Si je simplifie vraiment en 3-4 mots, c'est peut-être plus que juste ça. Mais je trouvais ça incroyable. Et il me semble que c'est assez unique, ce modèle. En France, oui, mais même à l'international, je n'avais pas entendu parler d'un modèle comme celui-ci. Je trouve ça super bien.
- Speaker #3
Et tu peux bien le préciser, Valuse, c'était concours français. Et depuis deux ans maintenant, Maintenant, pareil, on est parti à l'international. Donc, on a maintenant des bureaux à l'international.
- Speaker #1
Tu vois, je l'avais loupé et je l'apprends. Alors, Amandine, si tu es là aujourd'hui, ce n'est pas juste pour parler de Valius, mais pour parler de quelque chose de super intéressant. Quand je l'ai reçu par mail il y a quelques jours, j'ai tout de suite sauté sur l'occasion pour pouvoir échanger avec toi. Vous avez sorti un baromètre. Un baromètre sur quoi ? Sur les GEO. On va tout expliquer pour les personnes qui sont familières avec le GEO. Oui, certainement. Mais déjà, dis-nous un petit peu la genèse de ce baromètre. D'où ça vient ? Qui a eu cette idée ? Et comment est-ce que vous l'avez montée ?
- Speaker #3
D'où ça vient ? Comme je disais en introduction, Valius, aujourd'hui, on a un ensemble de données, des données qui sont à la fois omnicanales, des données d'achat, mais également des données de navigation. Donc, on a vraiment une richesse d'informations. Et en fait, d'où ça est venu ? On a eu envie, à un moment donné, de regarder l'évolution du comportement d'achat des consommateurs. Et on s'est dit qu'avec cette richesse de données, on pouvait mettre le doigt. sur l'utilisation des moteurs LLM. Et donc, on a sorti ça, la première version, en septembre 2025. Et on a vu effectivement qu'il y avait déjà des premières utilisations, des utilisations qui étaient différentes en fonction des marchés, entre l'alimentaire du prétape ou de l'électroménager. On ne voyait pas forcément la même chose et on a eu envie de tirer le trait.
- Speaker #1
Alors, pour cette édition, tu as dit que la première édition, c'était septembre l'année dernière. Il y a eu un refresh, une mise à jour il y a quelques semaines. C'est à ce titre-là, justement, que tu viens nous en parler. Je veux juste revenir encore une seconde sur la méthodologie. On parle de chiffres, si tu peux nous dévoiler de combien de visiteurs, en termes de trafic, parce que c'est monstrueux, mais je pense que nos éditeurs ne se rendent pas compte à quel point c'est représentatif du marché français.
- Speaker #3
Autant, c'est plein en 2025. Et on est loin des chiffres qu'on lit dans Médiamétrie. Médiamétrie te dit 62%, je crois. C'est ça le dernier chiffre qui est sorti. Utilise aujourd'hui les moteurs et LM. Nous, on n'a pas ce volume-là. Et on regarde bien les personnes qui arrivent sur les sites. de nos retailers. En septembre 2025, on était en dessous des 1%. Et là, on a passé la barre des 2%.
- Speaker #1
Du volume total.
- Speaker #3
Et c'est différent en fonction des marchés. Comme je te disais, entre de l'alimentaire et du prêt-à-porter, on ne lit pas forcément la même chose.
- Speaker #1
Alors, tu as mis à jour le rapport, le benchmark, le baromètre. Est-ce que tu peux nous expliquer peut-être deux, trois chiffres soit qui t'ont surpris ou soit qui sont intéressants à partager à notre audience ?
- Speaker #3
Moi, il y a un premier chiffre qui m'a surpris, c'est le taux de transformation. Et je vais partir de la fin. En fait, le taux de transformation en septembre 2025 était vraiment faible. Et en fait, on se rend compte au fil des mois qu'on a une vraie accélération du taux de transformation. Et là, sur la dernière version qui est sortie, on a un taux de transformation qui se rapproche de la moyenne. Et pour certains retailers, on a un taux de transformation qui est supérieur à un taux de transpo SEO. Donc ça veut dire que... on voit bien que là où au début c'était un peu du test côté consommateur, c'était un peu un jeu, là ça devient un vrai canal de prise de décision et d'achat.
- Speaker #1
Avant que tu continues Amandine, moi les infos que j'avais ou les quelques chiffres que j'avais, ils ne sont certainement pas aussi bien faits qu'avec toute la méthodologie que vous avez appliquée. Ils donnent même un trafic plus qualifié qui vient du GEO. Parce que malheureusement il y a des biais et puis quand tu as GPT, ton pote, t'explique que c'est le meilleur modèle ou c'est le bon produit, tu lui fais plus naturellement confiance que Google. Comme Google, à l'époque, il y a 20 ans, quand tu disais le premier résultat, c'est le meilleur en France, alors qu'en fait, ce n'était pas exactement ça. Donc, ça va dans cette direction de ce qu'on sent intuitivement de la qualification. Il y a d'autres chiffres à Abandine qui t'ont marqué ?
- Speaker #3
Pour conforter ce que tu viens de dire, aujourd'hui, on a effectivement des sessions qui sont plus qualifiées. Plus qualifiées pourquoi ? Parce qu'elles savent exactement Pourquoi elles arrivent sur le site ? Est-ce qu'elles vont acheter sur le site ? Et donc, tu as moins de temps passé, tu as moins de pages vues. Et donc, je te rejoins, en fait, c'est exactement ce que tu observais il y a 20 ans quand tu lançais le SEO. On a des clients qui sont plus au courant et donc plus engagés sur l'achat.
- Speaker #1
Est-ce que tu as un chiffre qui montre que les clients qui viennent, c'est plutôt des clients qui connaissent déjà la marque et donc qui ont un compte client où vous n'êtes pas allé jusque-là ?
- Speaker #3
On a regardé s'il y avait une fidélité. Par contre, on a regardé et c'est hyper intéressant. Merci, je pense qu'on va le regarder. On a regardé le poids des nouveaux visiteurs, alors qu'il y a à prendre avec des guillemets par rapport au stockage du cookie. Mais quand on regarde l'information, ça semble amener plus de nouveaux visiteurs.
- Speaker #1
Moi, de mon expérience personnelle, il y a des marques, j'en ai jamais entendu parler. Mais si tu as du Jepete, me dis que sur ce produit très spécifique, des produits de niche, je te parle, j'y vais les yeux fermés. Si le site n'est pas trop dégueulasse, j'achèterai. Super intéressant. D'autres chiffres comme ça que tu peux nous partager ?
- Speaker #3
C'est les principaux, c'est-à-dire qu'on se dit que c'est effectivement un canal qui va permettre d'aller chercher des clients que tu n'avais pas auparavant, en tout cas des visiteurs, et ça on l'a vu, et des visiteurs qui vont être plus engagés parce qu'ils sont plus au courant du produit.
- Speaker #1
Et Amandine, dans le baromètre, il y a une mention, une terminologie que vous appelez le visiteur augmenté. Tu peux nous expliquer un petit peu ce que c'est ?
- Speaker #3
Oui, on l'a appelé augmenté parce que si je fais le parallèle comme tu le faisais entre le site Internet, avant d'aller sur ton site internet. Enfin, avant. encore maintenant, tu vas sur ton site internet, tu prends toutes les informations et puis tu vas en magasin et tu te dis voilà quel produit je voudrais acheter et je voudrais l'acheter pour telle et telle raison et donc tu as un consommateur qui est limite parfois plus au courant des caractéristiques du produit que le vendeur. Là c'est exactement la même chose, le consommateur a pris en amont toutes les informations c'est juste qu'avant il cherchait sur internet et là en fait tu as une compilation qui est faite sur les moteurs LLM donc il arrive sur le site en ayant conscience de ce qu'il va acheter et pourquoi il va l'acheter donc c'est pour ça qu'on peut augmenter. Alors, du coup, comme je te disais, on arrive à savoir par des logiques de cookies qui est le profil derrière. Et c'est pour ça qu'on a analysé finalement les profils des utilisateurs qui utilisent les moteurs LLM. Ce qui est finalement la richesse values, c'est qu'on a une connaissance client. On a développé tout un tas d'attributs clients. Il y a des logiques de scoring, de segmentation qui nous permettent aujourd'hui de dire que ceux qui utilisent plus les moteurs LLM, c'est principalement les jeunes, les CSP+. Et c'est ce qu'on voyait au début. Et là, finalement, tu as une forte accélération, mais de l'ensemble des profils. Donc, tu as même les seniors, finalement, qui commencent à l'utiliser là sur les derniers mois.
- Speaker #1
Oui, et je me retrouve complètement, tu vois, tout l'aspect comparer, décider, chercher, il se fait sur l'LLM et quand tu arrives, tu sais déjà ce que tu veux. Un petit peu à l'Amazon, je compare deux choses qui sont incomparables, mais quand tu vas sur Amazon, ils ont des taux de conversion très élevés. Parce que quand tu vas sur Amazon, tu sais exactement ce que tu veux, tu y vas, tu achètes et tu te barres. Ce trafic-là, il est aussi qualifié. Et Amandine, il y a quelque chose que nos auditeurs ne se rendent pas compte. Je n'ai pas les fiches, mais je dirais peut-être qu'un visiteur sur deux ou un consommateur sur deux passe par Values ou à sa donnée dans Values parce que vous travaillez avec les plus gros retailers en France. Et du coup, vous avez une donnée très, très fine. Contrairement à quand je critiquais tout à l'heure les rapports que je pouvais voir aux États-Unis, ils ne sont pas aussi précis que ce que vous pouvez avoir, n'est-ce pas ?
- Speaker #3
Oui. Alors aujourd'hui, ce qu'il faut savoir, c'est que chez Values, on a 140 millions de clients. 140 millions de clients, c'est quand on vient additionner les bases clients des différents retailers avec lesquels nous travaillons, c'est-à-dire Auchan, Leroy Merlin, Decathlon, Boulanger, Kiavi, etc. Donc 140 millions et par des systèmes d'algorithmie, on arrive à identifier des profils. par rapport aux différents achats faits chez ces retailers.
- Speaker #1
Oui, donc vous dédupliquez et on peut se dire, je ne sais pas, peut-être que je disais 50%, en fait, j'étais peut-être même bas parce que j'ai l'impression que tout le monde a un compte Decathlon ou après, peut-être que tout le monde n'achète pas chaque mois. Mais bon, merci beaucoup. Armandine, si on veut avoir accès à l'étude, c'est juste pour les partenaires Values ou est-ce que c'est accessible et on peut y jeter un œil ?
- Speaker #3
C'est totalement accessible. En fait, ce qu'on dit chez Values, c'est que comme on a finalement accès à cette richesse d'informations, on a un devoir de conseil qui est de venir donner des enseignements sur l'évolution des modes de consommation, notamment pour les retailers. Et donc, c'est tout à fait accessible.
- Speaker #1
Et ce que je trouve chouette, c'est pour les retailers, mais qui ne font pas forcément partie du réseau Values. Vous le partagez à tout le monde, donc c'est chouette. Et surtout sur le géo, on manque vraiment de bonnes méthodologies et de données simples. On mettra en lien de l'émission le lien pour télécharger le baromètre. On mettra ton profil LinkedIn également. Comme ça, les gens pourront te rajouter, pourront te poser des questions pour en savoir plus. Petite question, Amandine, c'est quand la prochaine mise à jour ? Parce qu'en fait, ça s'accélère. Tu m'as dit septembre, on est six mois plus tard. C'est quoi, c'est septembre le prochain, tout le temps septembre, octobre ?
- Speaker #3
Première mise à jour, il y a quelques semaines. Et donc, on pourrait partager. Et là, on a comme ambition de venir rajouter une autre analyse. C'est-à-dire que là, on rentre vraiment par l'aspect session. Combien de sessions ? Quel profil derrière les sessions ? Et on a plutôt envie de l'orienter produit. finalement, et ça va être aussi intéressant pour les marques, je prends l'exemple d'aujourd'hui, on a beaucoup de rift-tailers qui vendent de l'électroménager, quelles sont les marques qui sont les plus recommandées par les moteurs LLM ?
- Speaker #1
Donc, on va le twister dans ce sens-là. Oui, et par catégorie de produit, par produit, il y aurait tellement de choses à faire, c'est vraiment passionnant. Ce matin encore, j'ai échangé avec un gros retailer et c'était exactement les questions qui se posaient. Et ce qu'on se disait, c'est que les Ausha GPT et compagnie, c'est des boîtes noires, eux-mêmes ne savent pas comment est la data. Donc, si tu n'arrives pas toi, vous, chez Valius, vous êtes légitime pour pouvoir consolider toute cette donnée. C'est très difficile sinon de comprendre ce qui se passe. Donc, hâte d'en savoir plus et d'avoir ces recours. De toute façon, on la partagera à notre audience. Amandine, merci beaucoup. Merci de nous avoir partagé tout ça. Et on mettra le lien de ton profil et du baromètre. À très bientôt.
- Speaker #0
Recos, micros, micros, on fait notre recos. Écoutez-les à Illico Presto pour retrouver toutes les recos sur le site Le Café de l'e-commerce. Et cette semaine, c'est logiquement qu'on avait envie de vous parler de quelque chose, Alrien.
- Speaker #1
Du baromètre Géo 2025. C'est le baromètre qui a été mentionné par Amandine. Consultez-le, il est facile d'accès. On vous met le lien et vous allez retrouver tous les chiffres clés, tous les insights qui ont été partagés par Amandine. Voilà notre reco, le GEO. C'est un sujet chaud, Tout le monde en parle. Donc, toujours avoir de la data de qualité, c'est quelque chose qui est rare. Parce que beaucoup s'improvisent experts et nous sortent des chiffres de n'importe où. Il y a deux, trois jours, je commandais sur LinkedIn. Tu as une personne qui dit n'importe quoi. Je lui dis oui, c'est 2%. Elle me dit, tu sors d'où ce chiffre ? et je lui mets le lien du baromètre. Il y a plus de 150 millions de consommateurs qui sont à étudier, etc. Et là, la personne n'a rien répondu. Elle est partie se cacher. Donc, son poste LinkedIn, elle aurait pu le supporter. Ça m'est déjà arrivé.
- Speaker #0
Les gens qui viennent faire. Et tu sais, d'ailleurs, moi, quand j'étais à Bruxelles il y a deux semaines, je parlais de TikTok Shop et toutes ces choses-là. Et donc, certaines personnes, je parle d'inspecteurs quand même, de gars qui gèrent des trucs de tarés. Et ils sont allés télécharger les livres blancs. qu'on a rédigé sur TikTok Shop. Et il y en a un qui m'a dit, d'où vous sortez ce chiffre ?
- Speaker #1
Ce qui est rigolo, c'est que nous, on est des malades du sourcing et d'avoir des bonnes sources. Donc, ils ne peuvent pas nous coincer là-dessus.
- Speaker #0
C'était la févade, tu vois. Et alors, ça parlait de la diminution drastique. Alors, ce n'est pas drastique, mais oui, je te dis n'importe quoi. Il y avait genre, en 2023, 300 000 sites actifs e-commerce. Et puis, l'année suivante, tu tombais à la moitié. Et du coup, il me dit, ce n'est pas une légère baisse quand même. Donc, d'où vient ce chiffre ? Comment vous expliquez cela ? Du coup, je lui ai répondu. Au début, je me suis dit, mon Dieu, j'espère que je ne me suis pas trompée quand on a rédigé le truc. Tu sais, parfois, tu peux oublier un zéro, je ne sais pas quoi. En fait, non, je ne m'étais pas trompée. Et il y avait une bonne explication à ça et toutes ces choses-là. Mais oui, il y a des gens extrêmement tâtillons. Mais moi, je pensais que oui, c'était que les gens de LinkedIn. Mais parfois, tu en as. Et moi, j'aime bien quand tout est clair. Exactement. et tu me connais mais à chaque fois quand je reçois un rapport la première chose que je regarde avant les chiffres c'est la méthodologie je ne sais pas combien de clients ils ont interrogé c'était la méthodologie et on sait que notamment la FEVAD applique toujours des méthodologies là tu ne peux pas les coincer en
- Speaker #1
l'occurrence FEVAD tu ne peux pas les coincer ce n'est pas un petit truc à demain il aurait pu te coincer sur autre chose on passe à la conclusion Laetitia si tu le veux bien la conclusion c'est juste de me dire au revoir merci c'était sympa de faire cet épisode de 160 en live et je crois qu'on n'a pas eu trop
- Speaker #0
trop de problèmes techniques. On vous dit à la semaine prochaine pour l'épisode 261. Ce sera toujours la saison 7. Adrien, tu seras toujours là ?
- Speaker #1
On sera toujours là, effectivement. À la semaine prochaine, tout le monde au check-out.
- Speaker #2
The unsuspecting stranger. J'aurais mieux pu savoir la vérité de l'erreur de Wright.