- Speaker #0
Hello à toutes et à tous et bienvenue, nous sommes le jeudi 4 juin 2026 et vous écoutez votre podcast favori, le Café de l'e-commerce. C'est la saison 7, c'est l'épisode 270 et nous sommes toujours en direct de Singapour.
- Speaker #1
Bonjour à tous, probablement le dernier épisode de podcast depuis Singapour. On vous fait voyager avec nous et aujourd'hui, j'allais dire cette semaine, c'est l'habitude, aujourd'hui on a encore un superbe contenu Laetitia.
- Speaker #0
Bah oui, du super contenu puisque c'était la troisième journée, mais le final.
- Speaker #1
La journée de clôture.
- Speaker #0
La journée de clôture de cette épopée ici à Singapour pour NRF Asie.
- Speaker #1
Laetitia.
- Speaker #0
Bah bah et hein. Prête. Synchronisation des montres.
- Speaker #1
Bon, avant de parler de cette journée, Laetitia, il s'est passé quelque chose il y a deux petites heures. On a fait un live sur LinkedIn. Bon, alors. En fait, c'est quelque chose, il faut vous dire, qu'on teste depuis le début de l'année, je crois. Parce qu'on était assez réfractaires à faire des lives. Et en janvier, on a décidé, à chaque fois qu'on est en déplacement pour un gros salon, avant de rentrer en France, on fait un live, on fait un petit récap. Et ça nous permet d'échanger avec l'audience, de répondre à des questions, etc. Comment tu l'as senti, Laetitia ? C'est bien passé, non ?
- Speaker #0
Moi, je l'ai senti très très bien, sauf qu'à la dernière minute, mais littéralement, à 17h59. Parce que le live était à 18h, donc 11h59 pour l'heure française. notre invité qui nous dit finalement je ne peux pas venir à l'heure que vous m'aviez programmé, je peux venir maintenant ?
- Speaker #1
Oui, changement de plan et nous on avait sur les lives, il y a les séquences etc, les scènes qu'on configure Changement de tout, il a fallu s'adapter et puis il a fallu s'adapter aussi je suis toujours le maniaque, ceux qui me connaissent d'avoir tout à 100% et là le téléphone enfin l'ordinateur était à 25% donc je savais que je n'allais pas aller bien loin donc voilà, techniquement en termes d'orgas, même le lieu où on devait le faire nous a dégagé 15 minutes avant Donc, c'était un peu galère. Mais au final, Laetitia, je ne sais pas si ça s'est perçu. On a tenu bon. Techniquement, ça a fonctionné. Et puis, les retours étaient plutôt positifs. Il y avait du monde dans le chat. Il y avait des questions. Donc, c'était plutôt cool.
- Speaker #0
Oui, plutôt cool. Et si vous n'avez pas pu voir ce live, écoutez, il est disponible en replay. Et on vous mettra le lien dans la description de cet épisode.
- Speaker #1
Et puis, comme pour le live shopping, Laetitia, à chaque fois, les marques le disent. Et vous le savez, ce n'est pas le live qui compte, c'est le post-live. parce que c'est je ne sais plus c'est Antoine de chez Cast qui nous disait je n'ai plus le multiplicateur mais je vais dire n'importe quoi si on va dire il y a 100 personnes qui ont vu ton live il y en a peut-être 500 qui vont le voir après avec la durée de vie du live en fonction du contenu donnez raison à cette statistique on a été sur Insta on était un peu partout bon Laetitia entrons dans les choses sérieuses cette dernière journée on aurait pu dire qu'elle est toute pourrie parce que c'est la dernière journée Et les gens se barrent à midi, comme dans tous les salons. Eh bien, oui, ils se sont barrés, mais non, ce n'était pas pourri. On a noté trois choses. On a noté quelques petits points. Commence par toi. Qu'est-ce qui t'a marqué aujourd'hui ?
- Speaker #0
Alors, effectivement, oui, les gens sont partis. Et oui, nous sommes toujours restés. Ce qui m'a marqué, c'est qu'aujourd'hui, le commerce doit répondre à des enjeux de société. Je dirais même à des enjeux de politique. On a eu la chance d'assister à une conférence sur la Chine et le vieillissement de la population. Franchement, dit comme ça, vous pouvez vous dire, mais quel est le rapport ? C'est à tout son rapport quand on replace la Chine dans son contexte ici dans la région.
- Speaker #1
C'était une session qui était entièrement en chinois. On a mal lu le truc parce que nous on va aux sessions, on regarde juste les titres et c'était écrit cette session sera entièrement en chinois. La traduction ne fonctionnait pas etc. Donc on était avec nos téléphones avec la traduction en temps réel etc. Mais heureusement il y avait les slides et les slides étaient en anglais. Les slides étaient en anglais. C'était moche.
- Speaker #0
donc ils ont les chinois non mais c'est le problème d'ici en fait les slides sont très moches donc vraiment tu vois à d'autres événements tu vois des américains ils ont des belles slides mais ici c'est toujours hyper beau tu dois respecter la trame machin mais là ils s'en fichent mais ils mettent toujours du cador et là c'est un professeur je suis vraiment en bac plus 20 en je sais pas quoi c'était Chen Liping de Capital University of Economic and Business de Pékin et pour moi c'était vraiment la session la plus surprenante parce que on parle souvent nous de la Chine comme le pays un peu de l'innovation des robots et surtout de Chine, de Timu et d'Alibaba et du live shopping t'en parlais tout à l'heure mais on parle beaucoup moins des raisons un peu structurelles de ce pays, comment est-ce qu'il fonctionne et comment est-ce qu'il est habité et comment est-ce que les gens consomment,
- Speaker #1
voilà c'était typiquement la question je te coupe une seconde et on a aussi cette Ima c'est quoi le film la crazy asian je sais pas quoi là, le truc où il y a que des millionnaires, non mais c'est à dire qu'il y a plein de millionnaires ils sont tous jeunes Merci. Donc il n'y a que des jeunes qui...
- Speaker #0
Mais tu l'as aussi en Indienne,
- Speaker #1
c'est dupliqué partout. Mais l'image que tu as plein de millionnaires qui sont hyper jeunes et il n'y a que des jeunes qui font du business en Chine, on a vraiment cette image. C'est vrai, c'est vrai. C'est plus ou pas ça.
- Speaker #0
Pour le coup, là justement, ça va avoir les jeunes. Là, on va parler d'une population vieillissante. Et c'est l'un des défis principaux pour la Chine. C'est son défi démographique. Quelques chiffres. La population chinoise, elle diminue depuis 2022. Depuis post-Covid. Le taux de fécondité est proche de... un enfant par femme. Et d'ici 2050, près d'un tiers de la population en France. aura plus de 60 ans. Et bien tout ça, ça va influencer directement le commerce.
- Speaker #1
Puis ouais, il nous a parlé de ce concept que je ne connaissais pas mais qui est plutôt bien pensé, c'est celui du 15 minutes living circle. C'est tout ce qui est autour de toi à 15 minutes à pied. Et l'idée, c'est que chaque citoyen doit pouvoir accéder à ses besoins essentiels en moins de 15 minutes. On parle d'alimentation, de pharmacie, de santé, de service du quotidien, etc. Donc ça te restructure complètement l'infrastructure, l'architecture d'une ville et le commerce de proximité.
- Speaker #0
Et oui, et le résultat, c'est qu'il y a des acteurs chinois, déjà des gros poids lourds comme Mehoutan ou GD.com, ou même Emma ou Yongyu, je n'arrive pas trop à bien le dire, pardon, qui développent massivement leur réseau de proximité et de livraison rapide. Ce qu'on appelait nous avant le quick commerce, sachez-le, ici, mais aussi un peu le cas aussi au Middle East, enfin, ce n'est pas un peu, c'est le cas, le quick commerce continue de vivre. Et il y a un chiffre, moi, qui m'a frappée, c'est l'instant retail qui représente déjà le nombre 14% du commerce de détail chinois. L'instant retail, c'est le fait de pouvoir acheter, consommer et d'être livré instantanément. C'est un peu le quick commerce, mais sous un autre nom. Donc, c'est déjà 14% du commerce de détail chinois et ça pourrait dépasser les 2000 milliards d'ici 2030.
- Speaker #1
Ça te refait penser la définition du quick commerce. Le fait d'aller sur un site de marque, de commander et de le recevoir le soir même ou le lendemain, ça paraît tellement has-been quand tu sais qu'ils ont la conclusion. C'est pas les mêmes préoccupations ni les mêmes référentiels. Et c'est dur de revenir en arrière derrière ça. Nous,
- Speaker #0
en Europe, on va voir ça comme un service de confort finalement, alors qu'en Chine, c'est une commodité et c'est surtout pour préserver une population.
- Speaker #1
Et en plus, il expliquait que ça te permet d'offrir des nouveaux services. J'ai trouvé ça hyper smart parce que quand tu es en contact avec la personne, tu vas lui permettre de... je ne sais plus les exemples qu'ils donnaient mais tu vois si tu as des personnes âgées tu vas pouvoir les aider en gros le livreur il va être un peu ton sales associate et tu vas pouvoir faire du service additionnel et puis maintenir le contact ils ont parlé également de contenu le
- Speaker #0
contenu qui devient un véritable canal de vente donc c'est une autre conférence il y avait Sarah Wang qui est VP Entertainment chez Authentic Brands Group donc c'est une agence marketing, agence celebrities il gère entre autres ma star l'homme de ma vie David Beckham mais aussi Shaquille O'Neal qui avait O'Neal pardon qui a laissé une petite vidéo Big dédicace à ton mari on pense à toi Mickaël bah c'est mon David Beckham à moi littéralement tu lui demandes d'avoir la même coupe les mêmes habits le même sport il va me demander d'être victorien un jour et là je vais dire bah écoute ça va pas trop être possible Elvis Presley tiens c'est rigolo Elvis Presley à mon avis c'est plutôt son avatar ou tous les produits dérivés Merci. ou encore Marilyn Monroe. Bon, c'est un groupe qui génère plus de 38 milliards de dollars de ventes retail. Et ils ont une conviction très forte et simple.
- Speaker #1
C'est que le produit, ce n'est plus le point de départ du commerce, mais c'est le contenu qu'il est. On l'entend de plus en plus, la content is the new currency. Là, ils étaient là pour en parler justement.
- Speaker #0
Les exemples. Oui, bien sûr. Avec mon ami, mon amour David Beckham. Tu l'as vu son documentaire, son Netflix ?
- Speaker #1
Ça ne m'intéresse pas. Déjà, tu me poses la question. Tu oses me poser la question. J'en supplie, regarde-le. Non, ça va aller, merci. Ah non,
- Speaker #0
on voit David sous toutes les coutures.
- Speaker #1
mais alors attends tu sais quoi avant que tu continues moi ce que j'ai adoré c'est la conclusion c'est pas un documentaire c'est une pub en 3 épisodes alors vas-y bien sûr que c'est une pub en 3 épisodes et c'est une pub pour déjà ça m'a encore moins envie de le voir David mais tout le clan Beckham et donc résultat
- Speaker #0
David Beckham c'est une marque donc c'est plus 25% de valeur de la marque enfin de valeur de marque de David Beckham mais aussi sur toutes les marques qu'il va représenter des nouveaux partenariats commerciaux et une audience de plus en plus jeune moi j'ai grandi avec David Beckham et je suis sûr que parfois je discute avec la Gen Z Ils connaissent David Beckham, et pas parce que c'était un joueur de foot. Grâce notamment, c'est le mari de Victoria, et il y a eu un docu sur lui sur Netflix. Et la série Netflix, elle a vraiment été emblématique, et c'est comme ça aussi qu'ils se sont dit tiens, on va faire une autre série avec Victoria. Il y a une autre série sur Netflix, c'est la Renaissance de Reebok. Tu connaissais, enfin tu mettais des Reebok toi ? Non, pas trop non. Pas ta marque ?
- Speaker #1
Non, moi c'est Nike.
- Speaker #0
moi c'était Reebok c'était UK et on disait Reebok quand on était petit on n'avait rien compris avec mon père qui me disait non ça se dit Reebok et il avait raison et tu disais non non tu connais enfin c'est vrai mais bon bref alors vas-y cette série cette série c'est le top 10 Netflix en 48 heures c'est un trafic du site qui a été multiplié par 2 et une visibilité des produits basket multipliée par 10 on parle d'une marque comme tu dis peut-être Moribond et en fait non une série et spla comme tu dis si bien le nouveau funnel c'est forcément Content ça va passer par la communauté Merci. Ça va créer du désir et le désir va créer la transaction.
- Speaker #1
Est-ce que là je vais me faire l'avocat du diable encore une fois comme j'adore ? Finalement tout ça c'est n'importe quoi, tu vas mettre du lait sur Netflix, ça va se vendre. À partir du moment où tu es exposé et que tu vas mettre devant les yeux un truc qui est mainstream, ça va fonctionner. C'est plus Netflix le point que la marque, non ?
- Speaker #0
Le point reste Netflix, mais après c'est tout ce qu'il y a autour. Tu vois par exemple Emeline Paris, ils ne l'ont pas citée, parce que mon avis ne représente pas cette marque, ni Lily Collins, mais c'est l'exemple type. Ou alors à l'époque, Sex and the City par exemple. D'ailleurs c'est un truc que je cite très souvent, Sex and the City, ou alors Retour vers le futur. Retour vers le futur, placement de produits, plus, Dans les années 80, c'est sans pitié.
- Speaker #1
Ils mettaient vraiment, c'était abusé, Coca, etc., McDo, etc. Là, c'est un peu plus subtil, mais ça permet même de co-financer la série, les pilotes, etc. Mais donc du coup, c'est quoi le... Qu'est-ce qu'il en ressort de tout ça ?
- Speaker #0
Ce qu'il en ressort, c'est que Netflix, ça devient un canal retail, TikTok, ça devient un canal retail, Spotify, c'est aussi un canal retail, notamment grâce à quoi ? Grâce à la vidéo. Grosse stratégie de Spotify là-dessus. Netflix, c'est probablement l'un des plus grands changements qu'on peut observer. Parce que, je ne sais pas si tu te souviens, mais il y a quelques années, on se disait « Impossible, jamais on n'arriverait à faire du contenu et à acheter sur du Amazon Vidéo ou sur du Netflix » . C'est toujours vrai. En revanche, ça crée le désir, ça fait partir de la plateforme et ça a des chiffres de malade.
- Speaker #1
Oui, c'est ce qu'on dit depuis très longtemps. Content, tu lis le contenu au commerce. Et là où avant, c'était de la visibilité, etc., là, non, il y a du ROI derrière. et on va voir Il y avait d'autres conférences hier auxquelles on avait assisté qui étaient similaires. Donc oui, aujourd'hui, il faut penser au contenu et il faut le lier au commerce et aux performances.
- Speaker #0
Et de ton côté, Adrien, il y a des choses qui t'ont un peu surpris, étonné aujourd'hui ?
- Speaker #1
Oui, ça m'a étonné, mais en fait, ça nous a étonné puisqu'on va en parler ensemble. C'est la place des malls. C'est quoi ? Les centres commerciaux. Les centres commerciaux. Il y a eu plein de conférences autour de ça, mais il y a une des conférences les plus intéressantes sur les malls, c'est sans doute celle de Sunny Jill. dirigeant de Deal Capital. Deal Capital, alors vous ne connaissez pas, mais c'est un groupe familial qui opère, il a je crois 50-60 ans, il a 60 ans le groupe, qui opère des marques comme H&M, Kos, Alloyoga, Golden Goose, ou encore Cuccinelli à travers Singapour, Thaïlande, Malaisie et Indonésie. Donc c'est des opérateurs de marques. Et tu aimes bien dire, c'est le chaloub local. Voilà, exactement. Et son message, en fait, il est simple, c'est l'Asie du Sud-Est reste l'un des marchés les plus mal compris du monde. Beaucoup de marques occidentales continuent de sous-estimer la région alors qu'elle représente plus de 300 millions de consommateurs et bénéficie d'une attractivité internationale. Et ce qu'il expliquait, ce n'est pas bête, c'est de dire qu'on a le marché local et en plus on a le marché des touristes, des digital nomades, des influenceurs à deux balles avec Bangkok, Bali, Phuket, etc. Nous, d'une certaine manière. Quand tu mets un magasin, mais on l'avait vu aussi à Miami où le magasin, je crois que c'était Levis ou je ne sais plus lequel, on discutait avec le gars et il me disait oui. Il y a du local, mais il y a surtout beaucoup de touristes qui sont là en transit et qui achètent. C'est Marine Layers. Oui, c'est possible. Et là, c'est du transit à l'international avec des Bangkok, Bali ou Phuket.
- Speaker #0
L'un des enseignements qu'on va garder, je pense, ça concerne le temps nécessaire pour réussir. Ce qu'il a raconté, c'est ton pote d'ailleurs. Non,
- Speaker #1
ce n'est pas lui. Non, je crois que ce n'est pas lui. Non, ce n'est pas lui. Attends, tu me m'indiques. Non,
- Speaker #0
ce n'est pas lui. Bon, ce que racontait cette personne-là... Non, non, non,
- Speaker #1
c'est après, c'est le sujet, c'est le sujet, mon pote.
- Speaker #0
Sonic Geal sur le retail en Asie-Sud-Est, c'est que c'est un jeu de patience, il faut savoir être patient. Le groupe, lui, a mis 11 ans pour convaincre une marque internationale, selon c'est dans la région. Tandis que son père, lui, avait déjà mis 16 ans pour convaincre Zara de venir sur ce marché. Donc pour lui, tout est question de patience et de confiance. Et les relations, la crédibilité et la persistance, c'est ce qui compte le plus. que le business et la money derrière.
- Speaker #1
En fait, ce que j'aimais bien, parce que ce qu'il disait, c'est que contrairement à de nombreux marchés occidentaux, les malls, ils restent au cœur de la vie sociale, du divertissement et de la consommation, c'est ce qu'on disait. Et les enseignes de luxe, elles jouent un rôle déterminant dans cette attractivité de centres commerciaux, sinon ils vont être complètement désertés. Bon, et ce que j'ai kiffé, c'est qu'à la fin de la conférence quand même, donc c'est pour ça que tu vois qu'en fait, tu as des ennemis partout. Parce que tu dis, ah pas, que tout le monde sait, mais ils sont des bisous. Ben non, ce n'est ni, il dit quoi ? il faisait attention parce qu'il savait qu'il faut faire attention à ce qu'il dit mais en gros il a alerté sur l'arrivée massive des capitaux chinois dans la région donc j'étais choqué qu'on stage quelqu'un qui commence à critiquer les chinois et selon lui certains acteurs chinois sans les nommer acceptent de payer quasiment n'importe quel loyer pour sécuriser les meilleurs emplacements ça fait grimper les prix et c'est à risque de fragilité la diversité du paysage.
- Speaker #0
Il est où là ce Niger ?
- Speaker #1
Inde je crois, non je sais pas, je vais dire des bêtises donc je sais pas, je vais pas te dire. Non non ça doit être Singapour parce qu'il est à Singapour non non c'est un mec de Singapour, Thaïlande, Malaisie, Indonésie mais en gros c'est des gros chinois, ils viennent avec les bifetons et lui il se dit bah ouais c'est moche quoi.
- Speaker #0
Tu nous parlais de la Chine mais il y a aussi un autre acteur très important dans la région c'est l'Inde.
- Speaker #1
Oui alors j'ai toujours été moi fasciné par l'Inde d'un côté ça me fait peur, d'un côté j'adore Merci. Faut savoir que je suis... Non mais j'ai été au Pakistan, je suis d'origine pakistanaise, j'y suis allé deux fois mais je ne connais rien du tout, je n'ai aucun lien avec la culture. Et on a une personne qui s'appelle... Sumit Yadav on va l'appeler Sumit Soum Soum on va l'appeler on va le respecter surtout que c'est un mec c'est un singe en mec surtout qu'on l'a vu et il est très sympa c'est responsable de Ray Lyons Brands que je ne connaissais pas du tout et Ray Lyons c'est devenu le principal opérateur de marque donc toujours la même chose opérateur de marque premium et luxe en Inde et il gère attention plus de 85 marques internationales parmi lesquelles Armani Valentino Kojimichu ou Michael Kors et donc il a donné une conférence sur qu'est-ce qu'il faut faire pour réussir quand tu es un acteur du luxe en Inde Merci. D'abord il explique, et je sentais que ça le tenait vraiment à cœur, il explique que l'Inde c'est probablement l'un des marchés hérités les plus mal compris au monde. Et la principale erreur des marques internationales, c'est de voir l'Inde comme un marché homogène de 1,4 milliard d'habitants, alors qu'en fait il s'agit d'un ensemble de micro-marchés extrêmement diversifiés culturellement, linguistiquement et économiquement.
- Speaker #0
Il y a autre chose qui était assez intéressante sur cette conférence, c'était l'Inde n'est pas la Chine. Contrairement à la Chine où l'expansion peut être rapide et structurée, autour de grandes villes et de grandes métropoles, l'Inde, c'est exactement ce que tu disais. L'Inde va imposer une approche beaucoup plus rationnelle et relationnelle. Le marché du luxe, ça reste relativement concentré, même si le pays compte plus de 50 villes de plus d'un million d'habitants. L'enjeu pour l'Inde, ce n'est pas tant de couvrir le territoire, mais d'identifier qui sont les bons clients aux bons endroits et de construire une relation durable avec eux. Le territoire est tellement immense. que c'est un peu compliqué. Et Reliance Brands génère ainsi près de la moitié de ses ventes dans des villes où elle ne possède aucun magasin physique grâce à des dispositifs de vente à domicile. Donc là, on est vraiment dans une autre approche. Tu vois, la VAD, quoi. C'est ce salon qui n'existe plus, d'ailleurs. VAD Lille. En Inde, ça fonctionne toujours.
- Speaker #1
Et on revient sur le commerce de proximité que tu parlais tout à l'heure.
- Speaker #0
C'est vrai. Avec des événements privés, Et puis surtout, une connaissance extrêmement fine de sa clientèle. Et c'est vrai que nous, quand on entend ça, ou même je pense, je me dis, allez, un Chinois, quand il entend ça, il se dit, oh là là, c'est le Moyen-Âge. Ouais, mais bon, c'est le Moyen-Âge, mais ça fonctionne.
- Speaker #1
Il y a aussi ce concept, on parlait tout à l'heure dans le live, c'est pas localiser le produit, mais localiser la culture. Tu disais quoi ? C'est indianisé ? Non, pardon, c'est quoi le truc ? Ouais,
- Speaker #0
indianisé, ouais. En anglais, je l'ai vu, mais je l'ai traduit en français. Ouais,
- Speaker #1
ouais, c'est ça. Indianisé, chinois. Voilà, c'est ça. Donc, il faut tout adapter culturellement. Ce n'est pas juste la traduction. Les consommateurs achètent précisément des marques parce qu'elles incarnent une aspiration globale. Et réduire la qualité ou proposer des collections spécifiques sur l'Inde, non, ça fait de chipos et ce n'est pas ce qui va attirer. L'histoire d'attirer par le prix, ça ne fonctionne pas ou plus. En revanche, ce qui est bien, c'est intégrer les codes culturels locaux, notamment les dates religieuses, etc., toutes les célébrations qu'il y a culturelles. donc vraiment la pertinence culturelle elle en parlait beaucoup et c'est quelque chose qui compte énormément et on le voit ici à un petit niveau ici à Singapour, quand tu vas dans le quartier indien toutes les pubs elles sont adaptées c'est pas juste la traduction mais les modèles la mise en scène des pubs elle est là, en tout cas le message clair de Soumit c'est que l'Inde est dans une phase d'accélération c'est plus de savoir, et puis lui il est très clair c'est pas de savoir si l'Inde deviendra l'un des 5 plus gros marchés mondiaux mais c'est de savoir quand moi j'ai bien kiffé une citation qu'il fait c'est don't build for scale in India first build for depth scale with comlater en gros arrête de vouloir arroser tout l'Inde parce qu'ils sont 1.4 milliards fais plutôt un truc très de niche touche la niche et ensuite tu pourras grandir industrialisé t'as bien aimé Laetitia cette conférence ?
- Speaker #0
ouais j'ai bien aimé parce qu'on ne parle pas souvent de l'Inde et comme il l'expliquait il y a une méconnaissance autour de ce pays surtout beaucoup de préjugés Merci. Et moi, je n'ai aucun préjugé. J'ai beaucoup de méconnaissances, mais ravie.
- Speaker #1
Et ça t'honore, Laetitia.
- Speaker #0
Et ça m'honore, exactement.
- Speaker #1
De ne pas être remplie de préjugés. Non,
- Speaker #0
mais je ne connais rien du tout à l'écosystème incommerçant indien. Alors pour le coup…
- Speaker #1
Ah si, on en parle. Ce n'est pas vrai. On en parle quand Amazon fait des trucs et que… D'accord,
- Speaker #0
mais toutes ces subtilités-là, je les ai découvertes ici.
- Speaker #1
En tout cas, il y a quelques jours, tu savais quand même que l'Inde, c'était très spécifique. Il y avait des règles locales qui c'est un truc de marché en pleine expansion. On s'est... Intuitivement, on avait des choses, mais t'as raison, on n'avait pas du tout les détails.
- Speaker #0
On va passer à la tech. Coup de cœur, Adrien, t'as déniché une pépite qui vient juste de naître.
- Speaker #1
C'est un peu la honte, c'est d'aller trouver un acteur français. Mais la réalité, on parle de Vision, ancien SES Innoxtag. Moi, je les appelle comme ça à chaque fois, je comprends et j'en ai marre. C'est l'ancien SES Innoxtag. et non mais c'est Imaginota ou je ne sais pas quoi c'est une CDP heureusement qu'ils se sont changés c'est Vision et en fait on a kiffé Pauline c'est les étiquettes connectées elle était speakuse etc on l'a contactée et puis voilà Global Product Marketing chez Vision elle est intarissable
- Speaker #0
Elle connaît tout, tout, tout sur les étiquettes connectées, mais pas que, Computer Vision et toutes ces choses-là. Allez, on l'écoute tout de suite, Pauline. Nous avons le plaisir d'accueillir Pauline, Pauline Monin, de chez Vision. Bonjour Pauline.
- Speaker #2
Bonjour.
- Speaker #0
Comment tu vas, Pauline ?
- Speaker #2
Ça va très bien.
- Speaker #0
Ça va très bien. C'est le troisième jour de NRF Asia Pack, c'est déjà ta troisième édition pour toi. Comment tu te sens à l'issue de ces trois jours ?
- Speaker #2
C'est toujours très excitant de venir à Singapour et de rencontrer les clients de la région. On fait énormément d'événements et celui-ci, notamment pour adresser tout ce qui est APAC, est très important. On voit énormément de gens avec des marchés vraiment très différents. Mais c'est toujours plein de bonnes rencontres, de très bonnes discussions. Ce troisième jour, c'est le troisième. On est content que ce soit la fin parce que c'est très intense pour tout le monde. Mais c'est toujours de bonnes surprises et vraiment un grand succès en général.
- Speaker #0
Arbol et Nusra chez Vision, qui est un groupe français. Qu'est-ce que tu fais chez Vuzion ?
- Speaker #2
Je suis directrice du marketing produit. J'ai en charge tout le portfolio de Vuzion, que ce soit les IoT, donc tout ce qui est electronic share tables, les caméras de computer vision, jusqu'au software et tous les services de data et d'analyse qu'on a derrière.
- Speaker #0
Tu l'as dit un petit peu en introduction, pourquoi c'est important pour Vuzion d'être ici, à cet événement, dans cette région ?
- Speaker #2
On est présent sur tous les marchés. On est une entreprise qui, évidemment, a ses racines françaises, comme tu l'as dit. Mais Vision a introduit les étiquettes électroniques il y a 30 ans de ça. On a inventé la technologie. On a différents types de marchés. On est très, très présent en Europe, très, très présent aux US. Et la région Asie-Pacifique est également une région qui a besoin de ce type de technologie. Le retail est très présent, évidemment. Et pour nous, c'est toujours important d'avoir nos clients ici. Ce n'est pas nécessairement une évidence pour eux de venir sur New York. Donc vraiment se déplacer et être au plus près d'eux pour avoir ce type de conversation, c'est toujours important.
- Speaker #1
On est ici à Singapour, on est tellement fiers d'avoir une pépite française. Je ne sais même pas si je peux dire pépite, mais en tout cas une belle réussite française qu'on voit partout dans le monde. Un des sujets qu'on entendait ces trois derniers jours, c'est la place des malls dans les habitudes de consommation. Il y avait The Fair Price Group qui est présent, il a 65% de parts de marché. On voit que les malls se réinventent, les magasins doivent se réinventer. On a eu la chance avec Laetitia de visiter un gros three-store, justement. C'est quoi un petit peu, vous, votre vision de ce marché, de la transformation du magasin de demain ?
- Speaker #2
Depuis l'événement des étiquettes électroniques, on a énormément évolué. On n'est plus du tout sur un produit qui va uniquement afficher le prix et les promotions. Nous, ce qu'on envisage et la vision qu'on a en termes de groupe, c'est que le magasin de demain sera connecté. Il sera connecté à la fois pour les collaborateurs qui travaillent dans les allées et à la fois aux consommateurs. Tout ça en utilisant les technologies qui sont émergentes. On parle beaucoup d'IA partout. Nous chez Vision, on pense que l'IA c'est une vraie révolution. Mais avant d'arriver à l'IA et de pouvoir utiliser tous les softwares derrière à leur potentiel maximal, le besoin au niveau du retail, ça va être de connecter ce qui se passe dans les allées directement à leur système de prise de décision. Donc chez Vision, on a la chance d'avoir un portfolio qui couvre tout ce qui est IoT, donc vraiment la création de l'information en magasin et dans les allées, jusqu'au software qui va nous permettre derrière, au niveau des personnes qui prennent les décisions, de leur amener vraiment une information qui est granulaire et qui est également réelle. On ne base plus les analyses et les avenues d'optimisation qu'on pourrait leur donner uniquement sur la revue d'informations. théorique, on est vraiment au niveau de est-ce que le produit est vraiment sur l'étagère et on remonte cette information pour l'inventaire, pour la prise de décision quant à où envoyer les collaborateurs, remettre les produits en magasin. Tout ça, évidemment, piloté avec nos IoT. Pour nous, la révolution, c'est vraiment faire en sorte de dé-siloter les solutions qui ont été utilisées, dans lesquelles les retailers ont investi ces dernières années. C'était uniquement ce qu'on avait, évidemment. euh... régler énormément de problèmes opérationnels et c'est toujours quelque chose qui fonctionne très bien. Dans l'avenir, pour nous, ça va être d'utiliser des technologies qui communiquent entre elles et des plateformes et des écosystèmes qui peuvent se connecter aux systèmes existants en magasin et se connecter aux devices Bluetooth notamment. C'est vraiment la vision du store connecté qui va amener l'information directement des allées dans les systèmes de prise de décision. pour les gestionnaires de magasins, les chaînes ou même les marques.
- Speaker #0
Pauline, est-ce que c'est exactement ce que tu as dit quand tu étais en stage, puisque tu as aussi animé des conférences ici à NRF APAC ? C'était sur ces sujets-là ?
- Speaker #2
C'était notamment sur ce sujet-là. Effectivement, on a eu une Big Idea Session, parce qu'on pense que c'est vraiment une révolution. Il y a la révolution IA dont tout le monde parle, mais au final, encore une fois, si les systèmes sont silotés et que la data ne revient pas du magasin, l'optimisation va exister mais ne va pas être basée sur la réalité c'est une première chose et la deuxième chose dont on a également beaucoup parlé c'est le changement de mindset des décideurs au niveau du retail qui ont Aujourd'hui et sur ces dernières années, beaucoup investi sur des technologies pilotes. Quand on va dans un salon, on est toujours excité de voir des nouvelles choses. On investit sur du pilote, donc à une échelle très limitée. Et on a eu un luncheon qui était sur invitation uniquement avec des décideurs pour leur expliquer très rapidement qu'un pilote est un pilote. On peut casser un pilote sur 10 magasins, mais quand il s'agit de déployer à grande échelle sur une chaîne entière 500, 1000 ou 2000 magasins... On doit réfléchir aux solutions différemment et on doit vraiment partir du principe que se dé-siloter l'information et partir avec le partenaire qui a les épaules pour emmener d'un pilote de 10 à un roll-out de 3000 magasins. C'est vraiment très important. Donc ça aussi, c'est top of mind pour beaucoup de décideurs.
- Speaker #0
Alors justement, quand tu discutes avec ces décideurs dans cette région du monde Asie-Pacifique, quelle est leur réaction ? Ils sont prêts ? C'est non, Alors, on va y aller tout doucement. Réaction mitigée ou effet waouh ?
- Speaker #2
Alors, je pense que, notamment, quand on revient sur cet événement qu'on a eu sur Invitation, les gens à qui on a pu parler après cette conférence ont vraiment réagi de façon très positive. en réfléchissant différemment. Je ne veux pas dire que tout le monde réfléchit différemment, mais je pense qu'ils sont très ouverts sur le fait qu'un investissement aujourd'hui doit être un investissement, surtout que ce sont des investissements lourds, quand on a une chaîne à gérer et qu'on parle de 500 magasins, les investissements sont très lourds. Ils ont vraiment l'ouverture d'esprit de si j'investis, je dois le faire pour les bonnes raisons et je veux surtout quelque chose qui évolue. C'est vraiment le changement qu'on a. Ce sont des discussions qu'on a dans toutes les régions et je dois avouer qu'après cet événement et cette conférence, On a vraiment eu cet écho. de la part des décideurs qui étaient autour de la table avec nous, qu'effectivement, c'est quelque chose à prendre en compte maintenant et qu'une solution qui est une solution sur un problème fixe doit être quelque chose maintenant qui doit pouvoir gérer beaucoup plus de choses. Donc non, c'était vraiment un très bon événement et je pense qu'ils sont très, très ouverts à ce type de réflexion maintenant.
- Speaker #1
Et par rapport à la maturité du marché, la France versus ce que tu vois ici, on en est où ils sont beaucoup plus avancés que nous, c'est déjà les magasins du futur ?
- Speaker #2
Alors en France, on a quand même un marché qui est historiquement très, très installé. Notamment, enfin là, on va revenir, je pense que beaucoup de gens se rappelleront de ce passage du franc à l'euro qui a poussé en fait l'adoption des étiquettes électroniques à l'époque. Donc c'est un marché qui est dans un marché de swap, mais qui a encore une nécessité d'adopter les nouvelles technologies. C'est installé cette historique, il y a encore des choses qui sont... je ne vais pas dire obsolète, mais qui peuvent être... Oui,
- Speaker #1
il y a un héritage, il y a une dette technique. Exactement,
- Speaker #2
il y a un héritage, c'est le terme adéquat pour décrire ça. Donc, on a quand même énormément de discussions sur les nouvelles technologies émergentes ou ce qui pourrait être le déploiement de demain. L'Asie, c'est un marché qui est quand même très avancé sur ce type d'utilisation d'étiquettes électroniques, de digitalisation des magasins. On n'en parle pas nécessairement beaucoup, mais ils sont avancés. Il y a énormément d'acteurs sur ce marché, d'acteurs locaux notamment. Mais en termes de technologie, je pense que de la même façon qu'en Europe, ils ont été avancés puisqu'ils ont adopté ce type de technologie il y a quelques années. Il y a encore ce pas à faire vers les nouveautés. On est quand même typiquement, si je prends le Japon, on est sur des systèmes et on est sur un mindset qui est d'utiliser des systèmes locaux. Tout ce qui est aujourd'hui géré en termes d'étiquettes électroniques est géré dans le cloud. Donc il y a quand même une transformation qui va devoir s'opérer. Donc on est sur un marché avancé. mais un marché qui a encore du chemin à faire pour arriver sur les nouvelles technologies.
- Speaker #0
Le meilleur marché, c'est lequel le plus avancé ? Pas forcément dans la région, Worldwide. Je pense qu'en France, on est plutôt pas mal quand même.
- Speaker #2
On est très avancé parce que, historiquement, on a dû passer à l'adoption. Étonnamment, par exemple, le marché UK n'est pas... pas du tout avancé par rapport. Il y a un énorme gap. Les Allemands, pareil, en fait. Il y a un énorme gap. Mais en France, on est quand même un marché très, très historiquement établi. Donc,
- Speaker #0
France, en numéro 2 ?
- Speaker #2
En numéro 2, je dirais qu'on peut passer sur l'Allemagne parce qu'on a quand même de très, très gros acteurs, des Aldi, des Lidl, qui ont en termes de volume énormément de place. Mais la transformation aujourd'hui, c'est assez rigolo d'ailleurs, puisque le marché des US est quand même un marché, c'est très étonnant de le dire, émergeant sur ce type de technologie. Ce qui est rigolo, c'est de voir que les US sont cette transformation et UK, pays très anglo-saxons, sont également dans cette transformation. Je pense que toute la région UK va exploser très rapidement dans les prochaines années.
- Speaker #0
Pauline, merci beaucoup pour cet échange. Comment est-ce qu'on fait pour en savoir plus sur Vision, mais aussi sur toi si l'audience a des questions à te poser, comment est-ce qu'on peut te contacter ?
- Speaker #2
Pour en savoir plus sur Vision, j'ai invité tout le monde à aller sur vision.com où on va on va très clairement d'écrire toutes nos solutions et expliquer comment aujourd'hui un retailer peut passer de l'idée de transformation digitale à la matérialisation dans ses magasins. Quant à moi, on peut me retrouver sur LinkedIn, Pauline Monin, et avec plaisir pour n'importe quelle question.
- Speaker #0
Et surtout, on peut te retrouver NRF Europe en septembre.
- Speaker #2
On peut me retrouver NRF Europe en septembre.
- Speaker #0
Tu sais déjà si tu seras on stage et que tu animeras quelque chose ? Alors,
- Speaker #2
non,
- Speaker #0
pas encore.
- Speaker #2
Nous sommes en train d'en discuter, mais par contre, je serai... tout à fait sur le stand. Et puis, tu seras à New York. Et je serai à New York. Là, oui, on a déjà commencé la préparation. Mais oui, je serai sur cette année.
- Speaker #0
On aura au moins deux occasions de se voir. Alors, à Paris en septembre et à New York en janvier 2027.
- Speaker #2
Absolument.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Pauline. À bientôt.
- Speaker #1
On arrive, Laetitia, à la conclusion de cette journée et de ces trois jours. Écoute, vas-y, on va se faire le petit ping-pong comme d'habitude.
- Speaker #0
Le petit ping-pong et je commence. Le commerce devient une réponse aux transformations démographiques, culturelles et technologiques qui redessinent le monde. Et ça, c'est porté par la Chine. Le commerce est un sujet politique, très heureuse et de société. En Chine, on l'a vu, il aide à répondre aux défis démographiques. En Inde, il va accompagner l'émergence d'une nouvelle classe moyenne. Et en Asie du Sud-Est, le commerce va structurer des lieux de vie autour des malls, tu l'as dit, et des écosystèmes.
- Speaker #1
Oui, impossible de simplifier en une phrase à pas qu'il y a plein de régions. C'est exactement ça.
- Speaker #0
Et encore, tu vois, je me disais, on n'a pas parlé du Vietnam, on a parlé du Cambodge, on a parlé de la Malaisie. Pakistan,
- Speaker #1
on n'a pas parlé. Tu sais, quand j'ai cité tous les pays. Mais t'as raison. C'est exactement le point de dire... Je ne sais même pas ce que ça veut dire, ça a l'air un pack.
- Speaker #0
Quelqu'un a parlé des Philippines ici ? New Zealand, on n'a pas parlé. Australie, très peu.
- Speaker #1
Et même, tu vois, la conférence sur la Chine, le mec expliquait la Chine en chinois. Je me dis, si t'es chinois, tu connais la Chine, donc tu sais ce qu'ils font. Donc je ne savais pas qui était l'audience. Mais bon, je suis d'accord avec toi. Moi, j'ai trouvé... Mais du coup, en fait, je ne sais pas parce que mon point, d'un côté, je suis d'accord avec mon point, mais en fait, je crois qu'il est complètement à l'inverse de ce que tu viens de dire. J'aurais aimé que des conférences qui étaient encore plus APAC-centriques dans le sens où, comme c'est la troisième édition, j'ai l'impression, mais c'est mon feeling, qu'ils galèrent à trouver des speakers, qu'ils galèrent à trouver des tons. Et parfois, on a des intervenants. Je me dis, qu'est-ce qu'ils font là ? J'aurais bien à voir, justement, un mec de Philippines, du fin fond du truc, un peu plus d'avoir de ces personnes locales.
- Speaker #0
Ouais, mais moi je me dis, si tu vas faire venir quelqu'un des Philippines, le gars il est quand même hyper loin quand même, quoi qu'il arrive. Oui,
- Speaker #1
mais il faut l'y trouver. Ou peut-être d'Australie ou de Nouvelle-Zélande, je sais pas. Mais ça nous aurait peut-être moins intéressé.
- Speaker #0
Après c'est la troisième édition. Et puis c'est peut-être pas dans la culture en fait, de se déplacer, d'aller dans des salons, de parler.
- Speaker #1
Alors là du coup tu m'amènes à... Je vais sauter tout de suite moi sur mon deuxième point. Et j'ai trouvé que c'était trop high level et qu'il n'y avait pas assez de chiffres. Et peut-être que c'est culturel. Tu viens de me donner une explication qu'il faut aller donner ça. Parce que franchement, aux US, on peut les critiquer, mais ils ont avec le plan, les chiffres, la méthode, etc.
- Speaker #0
Mais ils commencent toujours avec les chiffres. De toute façon, on commence toujours avec un truc économique.
- Speaker #1
Pour moi, c'était trop inspirationnel parfois. Oui, ça parlait tech, oui, ce truc, mais tu vois, j'étais sur... Enfin, t'as pas l'impression que c'était... Finalement, on n'apprend rien. Enfin, t'as des idées, t'es inspiré, mais tu ressors pas avec des...
- Speaker #0
Non, après, il n'y a pas de playbook. après moi j'en sors avec plein de choses, en tout cas j'ai le sentiment d'avoir appris énormément de choses c'est clair,
- Speaker #1
c'est clair, c'est clair quoi d'autre Laetitia de ton côté ?
- Speaker #0
ce qui est frappant c'est qu'on n'a pas du tout le même référentiel retail et même d'usage de consommation ici qu'en Europe j'ai même envie de dire en Occident nous quand on parcourt les salons occidentaux le référentiel ça va rester Amazon et puis les exemples les sacro-saints exemples c'est Walmart target toujours les mêmes ici on n'en parle pas même en termes de stratégie de marketing pas du tout ils s'en foutent en revanche ici on va beaucoup plus parler de Shopee de Shopify attention c'est vraiment le deux à distinguer Taobao Alibaba voilà toutes ces choses là et puis il y a un autre truc c'est que nous généralement dans nos salons on va parler à un moment donné du check-out et du paiement ici on en a déjà parlé non
- Speaker #1
On s'en fout ! Oui, mais parce que... Non,
- Speaker #0
mais c'est que c'est une commodité, c'est pas un sujet !
- Speaker #1
Je sais pas, on en parlait hier, il y a tellement de sujets qu'ils ont pas abordés, je sais pas si c'est soit parce que c'est une commodité, ou soit c'est la troisième émission...
- Speaker #0
T'avais Adyen qui avait je sais pas combien de mètres carrés de stand, j'ai pas vu une seule conf sur le paiement ! Pareil,
- Speaker #1
il y a eu aucune conférence sur la supply, aucune sur la robotisation...
- Speaker #0
je sais pas je dis que c'est par rapport à notre référentiel nous en Europe le paiement c'est sacré en fait tu ne vois que tu n'entends que ou aussi la Gen Z tu vois où tu me confres sur bon je sais pas en tout cas notre référentiel ici est complètement différent c'est à oublier du coup on ne réfléchit pas de la même manière bon écoute moi un
- Speaker #1
dernier point c'est que franchement c'est une région qui a tout pour devenir un modèle sur beaucoup de sujets Et je reviens sur ce que tu dis. Oui, je ressors avec beaucoup d'inspiration, beaucoup d'idées. J'ai appris énormément de choses sur l'IA, sur le contenu, sur l'expérience client, sur le magasin du futur, etc. Il y a énormément de choses. Tout n'est pas parfait, mais en tout cas, ça te donne des perspectives différentes et ça donne envie. Tu vois, tous les jours, je te disais, vas-y, il faut absolument qu'on aille en Chine. Une fois qu'on aille en Inde, il faut qu'on aille là-bas, là-bas. Donc, je trouve ça très, très cool. Il y a plein de trucs. Au-delà du live shopping H24 avec des avatars, il y a d'autres choses qui sont très, très intéressantes.
- Speaker #0
Mon dernier point, c'est sur le luxe. Moi, je reste sur ma faim. Il n'y a pas eu suffisamment, à mon goût, de conférences pour parler du luxe. Pourtant, l'événement a lieu dans un grand centre commercial, dans un grand hôtel, et le luxe est partout. On a toutes les enseignes du luxe, françaises et internationales, mondiales, tout ce que tu veux. Moi, je me dis qu'à aucun moment, on va aller les prendre dans leur magasin et ils vont venir nous expliquer comment ça se passe. On a juste eu LVMH. Et en plus, LVMH, tu l'as dit, c'est un ancien LVMH. Dans une région où le luxe est très important, on a de cesse de discuter avec des dirigeants du luxe en France qui nous disent, l'Asie, c'est X% de notre truc, avec feu middle East, etc. J'aurais espéré qu'il y ait plus de conférences et qu'on nous décortique et qu'on nous explique un peu ce que ça représente le luxe, la customer journey dans le luxe, le paiement dans le luxe, bien évidemment, ou l'IA dans le luxe, par exemple.
- Speaker #1
et moi je suis restée sur ma fin et du coup c'est pour ça qu'au début j'étais très sceptique parce que moi quand je vois pas des grands noms comme ça ça m'inquiète Oui mais il y a des noms qu'on connaissait pas et qui étaient assez intéressants là où je suis d'accord avec toi c'est que ça se serait prêté mais bon il y avait des store tour mais il fallait les payer 250 balles donc bon peut-être que c'était des store tour ici je sais pas mais t'as raison au delà des store tour juste en conférence on parlait un peu plus c'est le salon du commerce et du retail je sais pas et tu vois si je reviens sur le jour 1 quand on expliquait qu'est-ce que c'est que le salon les sujets, je ne suis pas sûr qu'on ait parlé de tous ces sujets, il y a plein de sujets qui étaient sous-représentés mais bon écoute c'est pas grave, ça veut dire qu'on aimait bien et qu'on en veut plus La dernière question que je pose tout le temps, est-ce que tu reviendras l'année prochaine ?
- Speaker #0
Je reviendrai je l'espère l'année prochaine Si tu es invitée c'est ça,
- Speaker #1
si on ne nous a pas coupé les accès que nous acceptent, les gens sont adorables littéralement donc c'est cool Eh bien écoute, merci beaucoup Laetitia tu ne m'as pas demandé mais moi aussi je reviendrai même si je dois être dans ta valise ou je dois être en soute vous jouerez 3 modes illégales, je reviendrai, c'est certain, et c'est déjà les dates, ils les ont données, du 1 au 3 juin 2027.
- Speaker #0
On dit du 1, on dit pas du
- Speaker #1
1. Moi je dis du 1, voilà, du 1.
- Speaker #0
Du 1 juin ?
- Speaker #1
Ah oui, c'est vrai, tu as raison. Du 1er au 3ème juin 2027. Merci à tous de nous avoir suivis, merci beaucoup Laetitia, merci à tous les auditeurs. Attends, le replay ?
- Speaker #0
Il y a toujours le replay, le replay de... de notre live dédié à cet événement. Et puis, il y a aussi le dîner, The Recap Dinner, dédié 100% Asie, et qui aura lieu le 11 juin prochain. Et si vous vous demandez si on racontera toujours la même chose, non, parce qu'on a gardé plein de choses sous le coude. Et vraiment, l'apothéose, ce sera ce dîner du 11 juin avec plein de surprises.
- Speaker #1
À très bientôt, tout le monde.
- Speaker #0
À très bientôt. un peu pénible là les fontaines non t'entendais ?
- Speaker #1
ouais j'entendais un peu pénible les mecs qui courent tout le temps sur le neige non on adore c'est un haut inclusif dans lequel je m'exclus on va dire ça comme ça tu regardes aussi tu les notes pas parce que toi tu notes tout je note tout sauf les personnes comment tu peux dire une chose pareille tu notes pas les personnes c'est quoi ma note ? Non, non, non, Merthyr, écoute, demande un petit GPT, je sais pas si ça va répondre. Voilà, voilà, tu notes tout, tu notes tout.
- Speaker #0
Donc je pense que t'as noté les runners là. Et les runneuses.
- Speaker #1
Non, mais ouais. Bon, mais en tout cas, je crois que c'est la fin de la journée. On est aussi fatigué, non ? Pourquoi ? Ah, c'est le temps, c'est le dégage. Non, c'est la chaleur. Non, moi là,
- Speaker #0
je suis pas fatiguée là. Par contre, ouais.
- Speaker #1
Moi, je suis explosé.
- Speaker #0
Non, mais là, je vais être fatiguée. Il va falloir que je m'occupe du tout de l'rest.
- Speaker #1
Non, je crois que c'est la chaleur, c'est peut-être ça. New York, il fait froid en janvier. Septembre, il fait normal.
- Speaker #0
Abu Dhabi, t'étais fatiguée. Dubai. Il est moins chaud quand même.
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais. Non, je sais pas. Alors c'est quoi ? C'est plus plébiscite, je sais pas.