Speaker #0habitudes anti-burnout à mettre en place. Maintenant, détends les épaules, cohérence cardiaque et profite pleinement de cet épisode. Aujourd'hui, je vais te parler des phases du burnout qui sont en vérité les phases du système d'adaptation au stress. C'est un Canadien qui s'appelle Ancelier qui a étudié le syndrome général d'adaptation au stress et c'est ce système d'adaptation qui explique les trois phases du burnout. Alors tout d'abord, je tiens à préciser que des fois tu peux tomber sur 3 phases du burn-out, 4 phases du burn-out, 5 phases du burn-out. Moi je te parle de l'officiel, c'est lié toujours à nos ancêtres. Face à un prédateur, il avait soit le choix entre se figer pour ne pas se faire repérer. fuir, s'il en a la possibilité, et faire face, c'est-à-dire combattre. Donc toi, quand tu vas rencontrer ton stress, c'est pareil. Soit tu vas te figer, on connaît tous cette situation-là, soit tu vas te figer, tu vas t'enfuir, donc si tu peux littéralement t'enfuir, ou alors des fois ça revient juste à esquiver une personne, à esquiver une situation, à être dans le déni. Soit faire face à cette situation-là, là, donc te battre, au sens propre comme au sens figuré, et là on va prendre la partie où tu vas te battre, et donc ton cerveau il va se mettre en mode attaque, donc il va générer toutes les ressources, toute l'énergie nécessaire, il va solliciter toutes tes neurones pour que tu affrontes cette situation de stress qui se présente à toi. D'ailleurs on peut aussi repérer un peu d'agressivité, tu vas activer pas mal de 0 d'hormones, pas mal de neurotransmetteurs et surtout tu vas activer tes glandes surrénales qui elles vont produire du cortisol le cortisol il te met en hypervigilance et c'est pourquoi tu ne dors pas beaucoup, mais tu ne dors pas beaucoup en étant bien, tu vois t'arrives quand même à tenir la journée pourtant t'as pas bien dormi parce que t'es en hypervigilance on voit souvent ça avec une maman qui vient d'accoucher pendant les premiers jours, tout le monde lui dit dors, dors, profite, dors, mais en vérité elle peut pas parce qu'elle a rencontré ce fameux stress qui est positif pour lui. le coup, mais qui la met en hypervigilance et donc elle a peur qu'il arrive quoi que ce soit à son bébé, donc elle ne peut pas dormir. C'est pas qu'elle ne veut pas, mais son corps ne veut pas dormir parce qu'il y a beaucoup de cortisol dedans. Et ça va te donner cette énergie positive là où t'as envie de dépassement de soins en fait. Comme je dis, t'as envie de conquérir le monde. Ce mécanisme, il est conçu pour faire face à un danger imminent. Quelque chose qui dure quelques jours. C'est censé être à court terme. Et s'il n'y a pas de phase de récupération, de réelle phase de récupération, là tu... tu vas passer à la phase 2, qui est la phase de résistance, la fameuse phase de plateau qui peut durer quelques semaines, quelques mois et malheureusement quelques années. C'est vraiment la phase où tu vas commencer à décliner progressivement. Donc, le stress... perdure dans le temps et tu vas rentrer en surconsommation de tes neurotransmetteurs, c'est-à-dire ta dopamine, ta noradrénaline, ta sérotonine et ton cortisol. Il vaut les imaginer comme des vraies batteries. Donc, elles se remplissent, c'est quelque chose que tu dois entretenir, avec notamment l'alimentation, la méditation, le temps pour soi, la relaxation, la créativité, tout ça, tout ça. Tu entretiens cette batterie-là, comme ça, quand elle commence un peu à faiblir, tu la recharges de façon quotidienne. C'est pas des puits sans fond. À un moment donné, si t'en prends pas soin, t'arrives au plat, au rien du tout. Donc là, tu vas être en mode surconsommation, tu vas puiser dans les réserves physiques et émotionnelles, d'ailleurs c'est pour ça que t'es en fatigue chronique, en fatigue chronique, mais genre vraiment t'as beau dormir, tu ne récupères pas. Le matin, t'es plus fatigué que la veille au soir, c'est pas normal, tu vas rentrer dans une hyper cortésie. tes olimies, c'est-à-dire que tu vas perturber ton cholestérol, ton sucre, ta tension, tu vas avoir des troubles digestifs, tu pourras faire des malaises d'hyperglycémie, tu vas choper des crampes, ton intestin qui donc va moins assimiler les nutriments. Déjà de base, tu ne manges pas super bien, et en plus, le peu que tu manges, ton intestin ne va pas bien digérer les fameux troubles digestifs, mais surtout il va mal assimiler assimiler ces nutriments. Si l'intestin est en mauvaise santé, Ça a un impact direct sur l'humeur. Tu vas choper des maladies, parce qu'en fait tu vas affaiblir ton système immunitaire. À un moment donné, c'est le corps qui s'exprime tout simplement. Il te dit, tu vas avoir le dos qui bloque par exemple, ou juste des douleurs lombaires, ou tu vas avoir des troubles digestifs, ou des nausées le matin, ou beaucoup de céphalées. Des céphalées, c'est-à-dire des maux de tête, parce que les gens disent des migraines, mais les migraines c'est vraiment particulier. Finalement aussi, Parce qu'il faut savoir que forcément quand on parle d'hormones, ça a un impact direct sur l'humeur. Quand on parle d'hygiène alimentaire bancale, ça a un impact direct sur l'humeur. Donc émotionnellement aussi, tu vas être en mode craquage émotionnel. Limite quotidien à répétition, tu vas te retrouver à être irritable, vite en colère, plus envie d'être avec les gens. Une réelle distanciation avec l'individu, tes collègues ils te saoulent. à la maison tu fais les choses en mode à la vache vite, en mode pilotage automatique, tu perds patience avec les gamins, tu es moins compréhensive ni tolérante, j'ai envie de dire, avec ta partenaire de vie. Vraiment, tu as de moins en moins la patience de vivre en société. Et tu vas beaucoup pleurer. Pleurer dans le sens où tu es tellement plus dans la gestion de tes émotions que tu es en craquage, ce que j'appelle du craquage émotionnel à répétition. Tu vas... va pleurer très facilement pour rien du tout, pour rien du tout c'est relatif, mais vraiment pour des petites choses, des moyennes et des grandes, ça peut être dans le bureau, dans les toilettes, dans le bus, en marchant chez toi, devant n'importe qui, alors qu'habituellement ça ne te ressemble pas, en fait c'est ça, tu t'éloignes de la personne que tu étais. toi-même, à un moment donné, tu ne te reconnais plus. C'est quelque chose qui revient souvent chez les burnies, dire que je ne reconnaissais plus la personne que je suis devenue. Parce que ta façon d'être, ta relation avec l'autre va tellement changer que ça va en plus t'affecter davantage. Ça va dire, non mais, tu vas commencer à culpabiliser, à être gênée, à regretter, à vraiment te sentir mal. Et en plus, incomprise, déjà la plupart n'en parlent pas. n'ose pas en parler et puis même quand t'en parles t'es tellement dans l'agressivité la justification et tout ça que la personne en face en fait elle piche pas trop et tu te sens incomprise et là vas-y c'est parti pour le repli sur soi tu vas rentrer dans une sorte d'isolement de solitude et de toute façon tu vas rentrer dans une sorte de de routine en mode veille, en mode pilotage automatique où tu vas avoir la tête dans le guidon, la tristesse fait partie de ton... quotidien, tu passes ton temps à cogiter, à ruminer, à ressasser ta journée. Le matin quand tu te lèves, c'est en mode boule au ventre, parce que t'appréhendes ta journée, que ce soit au travail, au travail j'entends bien salarié, mais entrepreneur aussi. Faut pas croire qu'un entrepreneur ne fait pas de burn-out parce qu'il vit de sa passion. Pas du tout. Tu peux très bien être entrepreneur ayant choisi pour parler business, une niche qui te correspond et que t'aimes beaucoup. ça n'exclut pas du tout, ça ne te met pas à l'abri d'un burn-out. Donc même si tu travailles pour toi, et je pense que c'est encore une souffrance supplémentaire pour l'entrepreneur d'ailleurs, il se dit, ben merde, alors j'ai pas de boss, je suis harcelée par personne, c'est moi qui fais mon emploi du temps, c'est moi qui gère mon quotidien, et j'arrive quand même à faire un burn-out, c'est que je suis de la grosse merdasse au final en fait, je sers absolument à rien. Donc non, non, non, ça n'a rien à voir. il y a plusieurs déclencheurs de stress je le répéterai tout au long de la vidéo au long de ce podcast, il ne faut pas se dire que le fait d'être entrepreneur exclut le burn-out. Pas du tout. Donc, je disais, tu as cette fameuse boule au ventre au matin, que tu appréhendes ta journée au boulot avec tous les gens que tu vas croiser. Mais ça peut aussi être l'appréhension d'une journée, d'une maman qui doit emmener ses enfants à l'école, mais ça se passe mal avec la maîtresse et elle n'a pas encore fait à manger pour ce midi. Et de toute manière, il faut emmener l'autre chez le dentiste, il faut emmener l'autre au judo et après, il va falloir faire les courses, ensuite laver tout le monde. Mais attention, j'ai encore moins mon ménage, donc même la femme au foyer peut très bien appréhender sa journée. Et enfin l'entrepreneur, bien évidemment, surtout au début, quand tu fournis énormément d'efforts et qu'il n'y a pas beaucoup de retours, tu peux très bien appréhender ta journée. Donc voilà, tu es dans un mood assez négatif et ça, ça peut durer plusieurs semaines. Donc tu vas anticiper le stress, alors qu'en vérité peut-être qu'il n'est pas censé venir, mais le fait de l'anticiper, tu vas te focaliser sur le négatif et tu vas vivre que le négatif. Mais t'inquiète, on fera tout. tout un épisode là-dessus. Tu rentres dans une dévalorisation et là c'est parti pour un autre cercle vicieux. Dévalorisation, syndrome de l'imposteur, perfectionnisme, sauf que le côté cognitif aussi, il a pris un coup, donc tu enchaînes. les troubles de concentration, les troubles de mémoire, alors les erreurs, tu es au ralenti et hop, tu ne délègues pas, tu te sens responsable, des fois bon on te responsabilise quand même, en tout cas tu ne demandes pas de l'aide parce qu'attention c'est un échec, ils vont se rendre compte que je suis trop faible et hop ça continue à nourrir ta dévalorisation. bien sûr dans les environnements où il y a peu de reconnaissance. Ça n'aide pas du tout parce que ça nourrit des sentiments de colère, ça nourrit des sentiments assez violents où tu dis mais... punaise, mais après tout ce que j'ai fait, après tout ce que je fais, je me donne à fond, et il n'y a pas de retour, et ça, ça va nourrir vraiment un sentiment de mal-être, et voilà, tu te retrouves embarqué dans une incapacité à te projeter dans une activité positive. Moi, j'ai déjà eu des nanas qui me disent non mais pour moi, travailler c'est pas compatible avec être épanoui, avoir une pensée limitante aussi puissante, c'est qu'il y a eu une destruction assez importante en amont. Ton incapacité à avoir un avenir comme ça positif et à te projeter dans un avenir positif te fait passer de la fameuse personne passionnée et dynamique que tu étais à une personne démotivée et désengagée, celle que tu peux être aujourd'hui. Et à ce niveau-là, une phase de récupération n'est pas du tout suffisante. déjà, il faut percuter le truc, donc il faut prendre conscience que ça ne va pas, que ton quotidien, ce n'est pas normal de vivre comme ça, que les gens, ils sont heureux, sachant qu'être heureux, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'éléments négatifs dans ta vie ou d'événements négatifs, mais ils sont épanouis, ils sont rapides de se lever le matin. Et toi, le fait que tu sois dans le stress du matin au soir, dans la fatigue du matin au soir, dans la colère du matin au soir, ce n'est pas normal. Et accepter comme ça cette surcharge et cette pénibilité, ce n'est pas normal. Donc déjà ça, il faut l'accepter. Parce que pareil, beaucoup de personnes me disent « Mais la vie, elle est dure, mais tout le monde galère. » Non, il y a moyen de galérer peu, en fait. Il y a moyen de réduire ta galère. Tu n'es pas obligé de galérer au point de mettre ta santé en danger. Donc tu m'entendras souvent utiliser le terme « burning » . Le burning, c'est la partie finale de la phase 2. C'est-à-dire que la phase de résistance, au début, elle commence tout doucement et plus elle se prolonge dans le temps, plus c'est un... et plus tu vas consommer toutes tes réserves et tes batteries de neurotransmetteurs et compagnie. Donc lorsque tu arrives à presque épuisement de tes réserves, là tu es en burn-in et si tu ne prends pas soin de toi, tu vas atterrir en burn-out. Et il faut savoir qu'en burn-in, juste une phase de récupération n'est pas suffisante. Il faut une phase de récupération, donc il faut arrêter de travailler et il faut faire un travail d'introspection pour savoir qu'est-ce qui t'a emmené en burn-in et il faut revoir son hygiène de vie et surtout préparer limite un plan d'action pour éviter des rechutes. Et si tu ne fais pas tout ça, tu vas atterrir en burn-out, et là c'est tout simplement la phase de l'effondrement, donc la phase de rupture, où il y a épuisement de toutes les réserves, où de toute manière tu n'as pas le choix, parce que ton corps va dire stop, soit il va faire un malaise, soit il va faire un AVC, soit un matin tu ne pourras plus te lever de ton lit. Mais si malheureusement tu arrives à cette phase-là, La prise de conscience, elle va être brutale, elle va être très dure, parce que pendant très longtemps, tu auras été dans le déni. Et là, d'un seul coup, ah ouais, mince, en fait, j'étais malade depuis des mois, voire des années. Tu es obligé de passer par un médecin traitant qui, lui, va t'orienter soit vers un psychologue, soit vers un psychiatre. Par moments, tu es obligé de passer par une petite phase avec des anxiolytiques, voire des antidépresseurs. Et puis, quand tu sens que tu récupères un petit peu, Seulement là, avec l'accord de tes médecins, tu vas commencer à un sevrage des médicaments tout doucement. Tu peux te lancer dans des choses plus alternatives comme la naturopathie, comme des accompagnements sur le def-perso et compagnie. Mais il faut savoir que quand on fait un vrai burn-out, rien que la sophrologie, ça peut être dangereux. Pour récapituler ce qu'on a vu pendant cet épisode, je vais utiliser le cortisol uniquement. Donc la première phase, tu vas être en excès de cortisol, ce qui explique l'euphorie, l'agitation, des fois l'agressivité, l'hypervigilance. Et donc, peu de sommeil. Il y en a une assez réveillée. La deuxième phase, tu as un déficit du cortisol. Donc, tu es très fatigué. Tu es sensible. Tu as des troubles de mémoire, des troubles de concentration. Tu es irritable. Pas bien. Le sommeil n'est pas de qualité. Tu ne récupères pas. Tu as un dérèglement hormonal global. Et si tu ne prends pas soin de toi, là tu arrives en effondrement, c'est-à-dire les batteries sont à plat. Il n'y a plus rien. Il n'y a plus rien pour te donner la moindre énergie, la moindre ressource. Il ne te reste plus qu'à arrêter de travailler. de reposer et de reconstruire. Voilà, je te remercie plus, plus, plus pour ton écoute. J'espère que j'ai éclairé ta lanterne quant à la physiologie du burnout et comment il s'installe progressivement et comment il impacte du coup notre physique et notre psyché. Partage ce podcast à une personne qui pourrait en avoir besoin. qui pourraient en profiter. Si tu veux aider le Café des Burnies, laisse-moi un avis et mets-moi un petit 5 étoiles sur l'application de Apple Podcast. Le prochain épisode, on va rentrer un peu plus dans le vif du sujet, à savoir comment sortir de ce burn-out. Et enfin, on se capte sur Instagram lors du live. Et d'ici là, surtout, n'oublie pas de booster ton feeling good.