Speaker #0Il y a des choses que ta famille t'a peut-être transmises, sans jamais te faire un cours dessus. Donc ça peut être une recette, une façon de recevoir les gens, une chanson, une langue, une expression que tu répètes sans même savoir d'où elle vient. Ça peut être une manière de prendre soin de l'autre. Et parfois tu réalises que derrière ce petit truc tout simple, il y a tout un morceau de toi et peut-être même une partie de toi que tu avais oubliée. Parce que quand on est en reconstruction, on cherche souvent qu'est-ce que je dois changer. Mais aujourd'hui, j'ai envie de te poser une autre question, c'est qu'est-ce que t'as pas besoin de changer ? Qu'est-ce que t'as, au contraire, besoin de retrouver pour t'aider à aller mieux ? Azoul Azoul, bienvenue au Café des Burnies, le podcast qui prend soin des nanas en burn-out. Je m'appelle Sarah, infirmière de formation, aujourd'hui dealeuse de PEPS pour nanas épuisées. Je vais te parler dévalorisation, fatigue, stress, harcèlement, mais aussi résilience, confiance en soi, bien-être, reconversion, sans filtre, sans jugement, ni culpabilisation. Alors pour sortir de ton mal-être et être enfin épanoui, réserve ton appel offert avec moi pour qu'on puisse faire le point ensemble. Tu trouveras le lien dans le descriptif. Maintenant, détends les épaules, cohérence cardiaque, et profite pleinement de cet épisode. Donc aujourd'hui j'avais besoin de parler un peu de nos racines, d'un héritage qu'on a reçu, donc il y a du bon, il y a du mauvais, comme dans tout. Ce qui me saoule un peu, encore une fois avec un certain def perso que je peux voir sur internet, c'est qu'aujourd'hui quand on parle de transmission familiale, on pense trop souvent aux blessures. Chez nous on parle pas de nos émotions, chez nous il fallait être fort, chez nous il fallait travailler dur, chez nous on se plaint pas. Et moi la première ! Moi, la première, je parle souvent de l'éducation qu'on a reçue, qui fait qu'aujourd'hui, on accepte un peu l'inacceptable. Mais il n'y a pas que ça. C'est un peu la raison de cet épisode. C'est qu'il existe aussi des transmissions familiales qui font de nous ce que nous sommes et qui sont plus que bénéfiques pour nous. Donc là, je ne parle pas des croyances limitantes. Je ne parle pas des croyances qui nous embêtent. Parce que toutes les croyances ne sont pas limitantes, après tout. Je ne parle pas des injonctions. Non, là, on va parler plutôt... de certaines valeurs comme la solidarité, l'humour, la débrouillardise. On ne va pas se plaindre si on a une capacité à se débrouiller dans la vie. Le courage, le sens de l'accueil, la créativité pour certaines familles. Quand tu es dans une famille d'artistes, d'indépendants, forcément ça ne peut que te transmettre des valeurs qui vont te servir dans la vie de tous les jours. Comme par exemple la capacité à traverser les difficultés. Ça peut être le goût de la fête, ça peut être l'amour de la cuisine, Ça peut être... Les langues, l'histoire, les traditions, la spiritualité, la religion, le lien avec une terre, avec un territoire, le respect des anciens par exemple, le fait de toujours avoir une assiette pour quelqu'un qui arrive à l'improviste, je ne sais pas, c'est un peu tout ça qui fait aussi partie de ton histoire. Et ça, j'aimerais vraiment que tu le retiennes, parce qu'il existe parfois une vision assez radicale. Il faut couper avec tout ce qui nous a construit pour devenir soi-même. Moi, je ne suis pas du tout ok avec ça. C'est intéressant, c'est même très utile, de regarder un petit peu le rôle qu'on avait dans la famille, quand est-ce qu'on nous a responsabilisés, comment on nous a responsabilisés, qu'est-ce qu'on a demandé de faire, comment on nous a éduqués. C'est important, parce que ça peut t'aider pour savoir un peu pourquoi tu réagis de telle ou telle manière aujourd'hui. Mais ça ne revient pas à dire... mes parents ils sont trop nuls allez hop je les veux plus dans ma vie moi clairement c'est absolument pas le message que je véhicule tu peux garder certaines choses et abandonner d'autres, tu peux transformer certaines choses, tu peux en créer des nouvelles c'est pas tout noir ou tout blanc donc il y a des croyances qui te conviennent pas bah tu te dis écoute moi celle-là je la suis pas mais tu peux conserver une autre valeur une autre croyance qui elle, elle te convient et que tu transmets certainement à tes enfants aussi qui par la suite devront faire le tri aussi Merci. Donc on peut apprendre à poser ses limites, à dire non, à se respecter, sans devenir quelqu'un qui rejette absolument tous les autres. Tu peux sortir de « je dois être forte tout le temps » , tout en gardant cette capacité à traverser les épreuves, et en fait se reconstruire, ce n'est pas forcément couper ses racines, ça va être super compliqué de quand même, en tout cas ça prend du temps, je ne sais pas si tu vois un petit peu le temps que nécessite à une plante d'avoir des racines assez grandes pour que la plante Et une tige bien solide et tout ça, il faut y aller. C'est quand même des années et des années. Donc on ne va pas couper nos racines, on n'est pas fou. Enfin, on n'est pas folle. On va juste trier. On va se concentrer sur ce qu'on veut garder et sur ce qu'on veut modifier. Je veux dire que là, de ton histoire, la famille dans laquelle tu as grandi, tout ce qu'on a pu te raconter depuis toujours, tu es en capacité de trier, encore une fois, de garder ce qui est bien, parce qu'il y a des choses bien. Ce qui est utile, de transformer celle qui t'embête un petit peu. mais que tu ne rejettes pas à 100%, et puis de supprimer celles qui ne te conviennent pas du tout. Je suis plutôt de la team, connaître son histoire peut vraiment changer la façon dont tu te regardes. Parce qu'on raconte souvent notre vie à partir de nos défauts. Je suis trop sensible, je suis trop exigeante, je suis perfectionniste, je procrastine, je suis anxieuse, ce n'est pas ce qui manque. Mais si tu connais davantage ton histoire, tu peux parfois regarder certains traits autrement. Bien évidemment, quand il n'y a qu'à de maltraitance, d'abus, de négligence ou que sais-je, le but ce n'est pas forcément d'excuser si ce n'est pas dans tes projets. Mais tu peux comprendre. Comprendre, ce n'est pas forcément excuser. Comprendre, c'est comprendre. Et ça te permet, toi, de faire la paix avec toi-même. Ça évite d'être dans la rancœur, dans le négatif, dans le « je leur en veux » . Même si tu peux très bien ne pas pardonner. Donc le burn-out peut être cette période où l'on se sent complètement déconnecté. Je le dis souvent, t'es déconnecté de ton corps, de tes envies, de tes émotions, de ton identité même. Quand on dit « je me reconnais plus » , bah oui, du coup, qui es-tu ? C'est une phrase peut-être qui parie bateau, mais dans le fond, elle est assez grave, je me reconnais plus. Bah donc, qui es-tu, là, en ce moment même ? Donc retrouver certaines racines, ça peut créer une sensation de « je fais partie de quelque chose » . d'une histoire un peu plus grande que soi, des générations avant toi, des personnes qui ont vécu des choses, qui ont aimé, travaillé, recommencé, qui ont fait des erreurs, mais qui ont transmis, qui ont survécu à certaines périodes très difficiles. Et ça ne veut pas dire que tu dois idéaliser la famille pour autant, ni que tu dois excuser tout ce qui a pu se passer, mais il peut y avoir eu des blessures, des conflits, des absences, des injustices, des choses que tu ne vas absolument pas reproduire. Mais même dans une histoire complexe, il peut exister des morceaux de ressources et qui peuvent vraiment t'aider déjà à construire ton identité et à comprendre ton fonctionnement et donc te permettre de changer ce que tu as envie de changer. Parce qu'on n'oublie pas qu'on reçoit mais qu'on transmet aussi. Donc peut-être actuellement, tu es en train de transmettre que la fatigue c'est normal. qu'il faut toujours courir tout partout, qu'il ne faut jamais se donner du temps pour soi, qu'il faut dire oui à tout, qu'il faut être serviable. Peut-être que tu es en train de transmettre les mauvaises choses. Donc déjà, rien que le fait de dire, rien que le fait de prendre le temps, de voir un petit peu ce qu'on t'a transmis, commencer à bosser dessus, ça va venir créer des déclics dans ta façon d'être aujourd'hui et ce que tu es en train de transmettre aujourd'hui. Donc ton exercice aujourd'hui, ça peut très bien être de prendre une feuille blanche et de rédiger, vraiment d'écrire. Écrire les personnes, les lieux, les traditions, les valeurs ou les histoires qui font partie de ton héritage. Écrire ce que ça t'a appris en termes de qualité, de ressources, de savoir-faire, de valeurs. Et écrire ce que tu veux continuer à transmettre et ce que tu ne veux plus. transmettre, c'est-à-dire les choses que tu aimerais qu'elles s'arrêtent avec toi. Si tu as besoin d'une image un petit peu pour écrire, tu peux dessiner un tronc d'arbre. Dans le tronc d'arbre, tu mets tout le positif que tu peux retirer de ton éducation et de tout ce qu'on a pu te transmettre. Dans les branches, tu peux mettre ce que tu souhaites sauvegarder et transmettre à ton tour. Et après, en bas de l'arbre, tu peux très bien mettre des feuilles mortes. Et là-dessus, c'est ce que tu ne veux plus porter, et ce que tu ne veux pas perpétrer à ton tour. Donc, les croyances, les injonctions, les rôles imposés, les comportements toxiques, les phrases toxiques. Et vraiment, ça peut être un beau travail, parce que de une, on a tous ces déracines, tous, absolument tous. Même si elles ne sont pas familiales, on a dû en créer avec le temps, parce qu'on a besoin. d'appartenir à un groupe. On a besoin d'être apprécié, se sentir dans un clan. On est tribal à la base. On n'est pas censé avoir un état civil, vivre tout seul dans une maison. À la base, on vivait en communauté, en petit groupe, dans des grottes. Donc on a besoin de faire partie d'un groupe et d'être aimé par ce groupe et de suivre les mêmes codes que ce groupe. Donc peut-être que tu as une famille. Avec ses bons et ses mauvais côtés, peut-être que tu as dû t'en créer une pour X raisons. Quoi qu'il en soit, tu as des racines et ces racines-là, elles ne sont pas pourries à 100%. Il y a des choses bien, maintenant sauf cas particuliers. où il n'y a rien du tout, si il n'y a rien du tout, c'est tout, tant pis. À ce moment-là, si tu as vraiment zéro transmission, aujourd'hui, obligatoirement, tu fais partie d'un groupe, tu peux te reposer dessus. Ce groupe-là, qu'est-ce qu'il te transmet comme idée, comme croyance ? Et est-ce que tu veux tout garder ou non ? Parce que même quand on choisit nous-mêmes un groupe, des fois, on ne le choisit pas pour les bonnes raisons. Et quand on fait un burn-out, c'est toujours le bon moment de revoir un peu tout son environnement. Même si tu n'as pas de famille, comme on l'entend au terme classique, tu peux te concentrer sur les personnes qui t'entourent aujourd'hui. Ça reste quand même ton tronc d'arbre. Et voir leurs racines, ce qu'elles t'apportent. Et idem, faire le tri entre ce que tu veux porter et ce que tu ne veux pas garder. Et certainement pas reproduire. Bien évidemment, si le travail te paraît difficile, je te recommande de réserver ton appel offert. Comme ça, on voit si le programme est adapté pour toi. Et si c'est le cas, on commence le travail au plus tôt. Il y a le QG des burnies qui est accessible à tout le monde sur WhatsApp. Tu peux déjà commencer par là. En tout cas, se reconstruire, ce n'est pas forcément devenir quelqu'un de complètement nouveau. C'est réajuster, améliorer. Mais tu as un fond, tu as une base. Et la base, elle fait de toi ce que tu es. Donc on ne cherche pas à la gommer, on ne cherche pas à la nier, on ne cherche pas à l'éteindre. On va juste sortir du burn-out, ça veut vraiment dire améliorer les comportements qui m'ont amené à cet épuisement-là, pour éviter d'en refaire tous les deux ans, quoi, et améliorer ce qui pèse aujourd'hui dans ma vie. Honnêtement, je préfère le terme améliorer ma version actuelle qu'être la meilleure version de moi-même. Je ne sais pas, je préfère dire écoute, de base... quelqu'un de très bien. C'est juste que tes comportements ont basculé dans l'excès depuis trop longtemps et donc ça a donné des conséquences assez négatives et graves, même pour certaines. Donc on va améliorer ça. Mais tu as une base et cette base, on va la garder parce qu'elle fait de toi ce que tu es aujourd'hui. Honnêtement, contrairement à ce qu'on peut entendre, moi je fais partie de la team, t'es pas obligé de choisir entre tes racines et ta liberté. Tu peux être profondément attaché à ton histoire. Tu peux être très attaché à ta famille, même quand il y a des personnes pas très bienveillantes dedans, mais tu décides de faire autrement. Donc tu peux honorer certaines transmissions et puis interrompre d'autres. Tu peux porter ton héritage sans porter tout le poids qui va avec. Peut-être que ta construction ne consiste pas seulement à réparer ce qui s'est cassé. Peut-être que ça consiste au contraire à aller retrouver ce qui t'a toujours nourri il y a 10-15 ans de ça. et qu'avec le temps, t'as un peu oublié. Et donc pour ça, il faut peut-être repartir chez la mamie, lui demander une recette, taper discute avec elle, lui demander qu'elle te raconte un peu sa jeunesse, ou peut-être appeler la maman et faire des blagues et voir un peu ce qu'elle raconte. Ou peut-être ouvrir un album photo de quand tu étais petite et voir un petit peu à quoi ressemblait ton enfance via certains clichés. Tout n'est pas à jeter dans notre passé, tout n'est pas à jeter dans notre famille, tout n'est pas à jeter dans notre éducation et ce qu'on nous a transmis. Et soit on peut en tirer du positif, c'est très bien, soit dans certains cas, c'est vraiment impossible parce que voilà, trop d'abus, il n'y a pas quoi. Il y a des choses qui sont impardonnables et injustifiables. Donc on peut comprendre, mais on ne pardonne pas pour autant. Et à ce moment-là, on va plutôt s'orienter vers notre environnement actuel et on voit ce qu'il nous apporte. Et est-ce qu'il nous apporte que du bon ou non ? Si ce n'est pas le cas, on fait le tri comme si c'était notre famille, Voilà, c'est tout pour cet épisode. Alors, merci beaucoup pour ton écoute. Si tu veux soutenir le Café des Burnies, tu peux me laisser un avis, me mettre 5 étoiles sur la plateforme d'Apple Podcast. Tu peux partager le podcast tout autour de toi. On ne sait jamais le bien qu'il peut faire. Et puis, si tu veux qu'on échange, tu sais où me trouver. Sinon, je te donne rendez-vous pour le prochain épisode. Et d'ici là, booste ton feeling good.